mercredi 2 avril 2014

Hollande, Président au service des monopoles...




Hollande, Président au service des monopoles...

Accusons le capitalisme !

Hollande, dont la mission est de garantir au Capital la réalisation du profit maximum dans le contexte de la crise mondiale et globale du capitalisme, s’en acquitte sans susciter de riposte à la hauteur de la gravité des coups portés contre le monde du travail. Des contreréformes importantes sont appliquées sans mobilisation conséquente à l’échelle nationale, du fait de l’obstruction des bureaucraties syndicales qui ont plus intérêt à s’intégrer dans le système qu’à menacer son existence. Les résistances menées dans quelques monopoles contre les plans de désindustrialisation et les attaques contre les salaires et les conditions de travail (Goodyear, STX, SNCF...) montrent pourtant que la classe ouvrière lutte encore et peut même remettre en cause, à l’occasion, la propriété privée capitaliste, soit en avançant le mot d’ordre de nationalisation sans indemnisation, soit sous sa forme inférieure, en proposant une petite propriété de type coopérative.
La social‐démocratie, qui confirme qu’elle est plus que jamais un parti des monopoles, offre au Capital son « pacte de responsabilité  » qui consiste à dispenser une fois de plus le patronat de verser une part des salaires à la Sécurité sociale.
« Chiche ! », a dit l’UMP, révélant s’il le fallait encore, le consensus entre UMP, PS et FN pour imposer, avec ou sans mystification, la politique des monopoles. Hollande a parlé des « abus et des excès », en fait imaginaires ou négligeables, de la Sécurité sociale pour mieux la détruire, pour mieux faire passer le cadeau de 30 milliards d’exonérations fiscales. En ajoutant les attaques contre le pouvoir d’achat, avec entre autres le relèvement de la TVA, les suppressions d’emplois dans les administrations, les services publics, les cadeaux au Capital pour accompagner les fermetures d’usines (230 milliards d’aides diverses aux entreprises), l’annonce de 50 milliards de restrictions budgétaires pris sur la satisfaction des besoins vitaux : santé, école, transports, logements, continuité de la politique de RGPP de la droite. Le bilan du PS n’a rien à envier à celui de Sarkozy, à tel point que le mécontentement des masses gagne y compris les couches moyennes qui se croyaient auparavant à l’abri de la crise.
A cet égard, le gouvernement a multiplié les diversions  : celle sur la vie privée du Président, la relance du débat sur l’avortement qui a ouvert un espace aux forces les plus rétrogrades et enfin celle de l’amuseur public Dieudonné : celui-ci est passé d’un antisionisme dénonçant à juste titre la politique colonialiste d’Israël, à l’antisémitisme (donnant ainsi corps à la propagande sioniste qui assimile l’un à l’autre). Ainsi, l’individu, qui expose ouvertement son admiration pour le traître Pétain et qui, le 26 janvier appelait ses sympathisants à manifester avec toute l’extrême-droite, sert de fairevaloir au PS et à ses alliés qui peuvent ainsi agiter la « menace fasciste » pour appeler à l’union sacrée derrière lui. Il est l’homme du système et Valls, qu’un reportage de la chaîne Direct8 présentait visitant un marché à Evry en déplorant de « n’y voir que des gens de couleur  », a ainsi saisi l’occasion. Le gouvernement n’en poursuit pas moins les expulsions de Roms et de travailleurs sans papiers, les interventions militaires à l’étranger, sans que plane la menace d’une quelconque interdiction de ces « spectacles » de la « civilisation » bourgeoise du 21e siècle. La social-démocratie peut ainsi se présenter sous ses multiples visages : de « gauche » au nom de la défense des « valeurs républicaines  » et de droite pour flatter l’électorat tenté par le FN. Certains croient trouver, dans le vote FN, un geste antisystème. L’URCF doit marteler que le pouvoir réel est détenu par le Capital, que le FN est un parti du système capitaliste, qu’il sert le consensus UMP-PS, tout en constituant une réserve en cas de menace contre le système capitaliste. Pour vaincre le capitalisme, il faut une révolution socialiste. Les attaques contre l’emploi et le niveau de vie ne viennent pas du « trop d’immigrés » mais de cette classe bourgeoise parasitaire.
Le nationalisme et le communautarisme sont des armes idéologiques que la bourgeoisie diffuse dans les masses pour empêcher la prise de conscience de classe et l’unité des travailleurs. Un ouvrier français n’a aucun intérêt commun avec un patron français, mais en a mille fois plus avec son camarade de travail immigré avec lequel il doit lutter en France contre les régressions sociales, pour le renversement du capitalisme. Ce travailleur, comme tous les prolétaires de France, doit prendre conscience qu’il appartient pleinement au combat général de la classe ouvrière contre le Capital. Il n’appartient pas à de pseudo communautés ethnicoreligieuses tenues en mains par des éléments bourgeois dont la mission est de les maintenir dans l’esclavage capitaliste pour récolter leur part des profits.
Les militants de l’URCF sont sur le pont pour que se constitue le plus rapidement possible le parti communiste à travers la constitution de cellules et sections d’entreprises et de quartiers. Ils s’attachent à mobiliser les travailleurs non pour des mesures d’accompagnement des destructions d’emplois, mais pour la satisfaction de leurs revendications ; il faut faire payer sa crise au Capital par des luttes, en mettant en cause son pouvoir et celui de son Etat.
La création de l’Initiative des partis communistes et ouvriers d’Europe, constituée par 29 partis communistes [Voir page 7], création à laquelle l’URCF a participé, nous apporte l’aide et l’expérience de partis frères étrangers plus avancés dans cette voie. C’est la vérification que le mot d’ordre  : « Prolétaires de tous les pays, Unissez-vous » doit être au centre de la coordination nécessaire des luttes contre l’UE impérialiste et le Capitalisme.

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