jeudi 13 mars 2014

Qui sont-ils et que faire, sachant ce qu’ils font ?




A mes amis du Mrap de Villejuif et à tous mes autres amis

Qui sont-ils et que faire, sachant ce qu’ils font ?
Ils jettent les Roms à la rue, et font des immigrés les boucs-émissaires de leur politique.
Ils font par milliards des cadeaux aux capitalistes pour leur « compétitivité », c’est-à-dire pour que chacun d’entre eux écrase ses concurrents en mettant leurs salariés au chômage.
Ils ont beaucoup d’emplois pour la production et le commerce des armes.
Ils ont beaucoup d’emplois pour la course aux armements, y compris nucléaires.
Ils ont beaucoup d’argent pour les guerres coloniales au service de l’impérialisme yankee.
Les armes qu’ils livrent aux intégristes terroristes dits religieux en Syrie sont les armes que ceux-ci livrent ensuite aux intégristes terroristes dits religieux qu’ils prétendent combattre au Mali, en Côte d’Ivoire, en Centre-Afrique.
Ils obligent les vieux à travailler toujours plus longtemps alors que tant d’actifs, surtout parmi les jeunes, les femmes, les plus de cinquante ans sont privés d’emploi.
Ils travaillent à faire baisser la rémunération du travail pour faire monter toujours plus celle du capital.
Ils se servent du chômage et de la précarité comme d’armes contre les salaires : « Si vous n’êtes pas contents, il y en a dix à la porte, ou dans les pays de la misère, qui attendent votre emploi. »
L’Europe qu’ils construisent est celle de la concurrence contre la coopération.
En mettant les travailleurs en concurrence comme des marchandises sur le marché du travail, ils nourrissent le racisme et la xénophobie.
La marche annuelle contre le colonialisme a été empêchée parla préfecture de police de Paris.
Deviendra-t-il plus difficile de manifester quand on est de gauche dans la France de François Hollande que dans celle de Nicolas Sarkozy? C'est en tout cas avec cette idée que les quelques centaines de manifestants de la Marche anticoloniale et antiraciste, qui se tenait à Paris samedi, ont dû quitter la place de la République, par groupes de dix, escortés jusqu'au métro par les policiers.
Ils cassent la retraite par répartition pour imposer celle par capitalisation, alors qu’ils ne savent pas que faire de leurs capitaux.
Ils cassent la Sécurité Sociale en organisant son déficit pour la remplacer par l’assurance privée.
Ils prétendent qu’il n’y a pas de travail alors qu’on manque de logements, de personnels hospitaliers et de santé, d’enseignants, que tant de maladies ne sont pas soignées, que des millions de gens ne mangent pas à leur faim, etc…,  et que les travailleurs qui ont encore leur emploi doivent sans cesse travailler plus pour gagner moins.
Ils ont oublié les mot « nationalisation », « égalité », « fraternité ». La seule liberté qu’ils respectent est celle du capital. Leur seule ambition est de « satisfaire les marchés ».
Qu’attendent-ils pour exproprier les quatre vingt cinq familles les plus riches de la planète qui possèdent autant au total que les trois milliards cinq cent millions d’êtres humain qui sont la moitié ruinée par eux de l’humanité ?
En privatisant tout, en livrant les services publics aux multinationales, ils les livrent à la spéculation.
Il suffirait d’une loi pour plafonner les dépenses qu’ils gaspillent en publicité.
La spéculation qu’ils entretiennent sur les logements, les menaces qu’ils font peser sur l’emploi de chacun éloignent toujours plus les salariés de leur lieu de travail : perte de temps, pollution, gaspillage gigantesque : c’est leur œuvre.
Ils immolent la démocratie communale sur l’autel de métropoles technocratiques au service des « marchés ».
Et j’en oublie, j’en oublie !
Et, cerise sur le gâteau empoisonné qu’ils nous servent jour après jour à déjeuner, leur Président reçoit en grande pompe à l’Elysée le Chef d’un gouvernement néonazi !
QUE FAIT UN PARTI
NAZI AU SEIN DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION?
Minorée jusqu'à l'absurde tout au long de la crise ukrainienne, l'influence du parti néonazi Svoboda se mesure aux postes obtenus au sein du gouvernement du technocrate pro-­américain Arseni Iatseniouk. Secré­taire du nouveau Conseil national de sécurité et de défense, Andriy Paru­biy s'est ainsi fièrement inscrit dans la lignée de Stepan Bandera, « hé­ros » de la collaboration entre l'Ukraine et le III Reich. Son secrétaire adjoint, Dmytro Yarosh, avait quant à lui publiquement appelé l'émir islamiste du Caucase Dokka Umarov à commettre des attentats sur le sol russe en soutien à la «révo­lution» ukrainienne. Par ailleurs, sur 19 ministres. pas moins de quatre proviennent de Svoboda, dont le vice-premier ministre Oleksandr Sych et le ministre de la Défense Ihor Tenyukh. Tout un symbole, le nou­veau ministre de la Jeunesse et des Sports, Dmytro Boulatof, est issu de la milice d'autodéfense d'extrême droite UNA-UNSO, tandis que le portefeuille de l'éducation revient à Serhiy Kvit, autre cadre de Svoboda...
Qui sont-ils ? Que faire contre eux ?
J’entends, hélas !, votre réponse :
« Voter pour eux, ce sera faire barrage au Front National ! »

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