dimanche 30 mars 2014

Nouvelle association Joseph STALINE Le chagrin sans la pitié



Nouvelle association Joseph STALINE
Le chagrin sans la pitié

Il fut un temps où certains d’entre nous pensaient que les socio-démocrates étaient aussi réactionnaires que la droite dite «traditionnelle», et qu’en plus ils véhiculaient des illusions. Certes, dans le passé, il y eut quelques éphémères périodes qui alimentèrent ces espoirs. L’une d’elles, le Front populaire (14/7/1936 - 10/4/38) permit l’obtention d’avancées significatives sur le plan social. Par contre au plan international, sa politique de «non intervention» lors de la guerre civile espagnole, frappa au cœur les républicains et avantagea les phalangistes, soutenus activement par les nazis et les fascistes1.
Ce fut bien cette même Chambre de députés composée de 608-610 sièges, bien surchargée de «socialistes» de tout poil SFIO 149 sièges, Divers gauche 55 sièges, et Radicaux socialistes qui dominaient la scène avec leur 110 sièges au centre et qui:
-   approuva les accords de Munich, (30/9/1938)
-   trahit la Tchécoslovaquie (les Sudètes ont été envahis le 21/10/1938)
-   incita Hitler à se tourner contre l’URSS,
-   mit la SFIC (Le Parti communiste) hors la loi (26/9/1939)
-   déchu les députés communistes de leurs mandats (21/1/1940)
-   promulgua le décret-loi scélérat Sérol 12/4/1940)2,
-   prépara une opération militaire farfelue, d’un grand mouvement de pinces contre l’URSS depuis d’un côté la Syrie – où ils maintenaient une force de 400.000 hommes – en passant par le Caucase, et de l’autre côté la Finlande alliée de l’Allemagne en guerre contre l’URSS, où ils envoyèrent pour commencer un armement important3.
-   …..
Les socio-démocrates étaient plus intéressés à combattre l’URSS qu’à défendre leur pays. Ils finirent par donner – hormis 80 députés qui votèrent contre - les pleins pouvoirs à Philippe Pétain.
Le Parti communiste, les communistes et les brigadistes qui avait déjà pris les armes en Espagne les ont pris à nouveau contre le nazisme et ceux qui faisaient cause commune avec lui. Dorénavant les mots «nazi» et «collabo» étaient des opprobres ultimes.
Par la suite, les socio-démocrates n’ont pu résister ni à la tentation du colonialisme, ni à infliger la répression, les tortures et les exécutions aux résistants des pays colonisés. Le garde des Sceaux en poste du 1er février 1956 au 21 mai 1957, François Mitterrand, honoré de la distinction de la Francisque pétainiste4, est responsable d’avoir signé l’avis favorable («à contre cœur» bien entendu, d’après ses laudateurs) à l’exécution de 45 patriotes algériens.
À un moment de crise idéologique, après vingt ans d’égarement khrouchtchévien, d’abandon de principes et de défaillance de mémoire, le PCF a appelé au soutien de la candidature de François Mitterrand aux élections présidentielles de 1981. Après la «victoire», et une courte période de simulacres de «gains sociaux», petit à petit sont arrivées - alternance aidant - les pertes de souveraineté, d’indépendance économique et monétaire… En somme, la servitude au projet de l’UE, a graduellement fait reculer, sinon disparaître, les acquis du CNR et de l’éphémère Front populaire. Ce qui couplé à une politique étrangère de vassalisation à l’impérialisme occidental dominé par les états-Unis, a conduit les socio-démocrates et leurs soutiens à perpétrer des violations du droit international (même contre des pays historiquement amis et en dépit des intérêts nationaux): en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient, en Nouvelle Calédonie…
À cela s’ajoutent tous les Yougoslaves, Libyens, Iraquiens, Ivoiriens, Maliens, Centrafricains, Syriens qu’ils ont, par leurs actes ou leur silence consentant contribué à tuer, blesser ou ruiner. Jamais, mais alors jamais, les socialistes ne sont, au vu de tous, tombés aussi bas. Si bas qu’ils sont allés jusqu’à faire cause commune avec ceux-là même dont ils se prétendaient l’antithèse ultime, jusqu’à recevoir à l’Élysée ces nazis avérés putschistes ukrainiens, partisans de Bandéra (Svoboda)! Ceux-là même qui durant la Seconde guerre ont perpétré les pires massacres, en nombre et en cruauté inimaginables5, contre les populations environnantes: polonaises, roms, soviétiques, catholiques, juives, communistes et fait la chasse aux partisans en URSS, Pologne, Yougoslavie et Autriche.
Aujourd’hui les accords que le gouvernement socialiste a signé dans le cadre de l’Union européenne, reconnaissent et justifient, en toute absurdité, le putsch d’une minorité de canailles manipulées par l’étranger, contre un gouvernement démocratiquement et légalement élu6. Bien que l’on puisse comprendre des ententes contrenature sous la pression de graves circonstances, il s’agit là d’actes de solidarité avec des nazis, de collaboration caractérisée, de l’espèce «la plus pure».
Cette promotion du nazisme, cette collaboration, est une injure impardonnable faite aux dizaines de millions de soviétiques morts pendant la dernière guerre. C’est une insulte impardonnable faite à ceux qui sont morts sous les drapeaux et en luttant dans la Résistance, tous ceux dont les noms sont inscrits sur les stèles commémoratives des villes et des villages partout dans le pays ainsi qu’à tous les étrangers d’Espagne, d’URSS, de Pologne, aux Arméniens, aux antifascistes Allemands et bien d’autres encore, qui se sont battus dans la résistance française, contre la peste brune et pour un monde meilleur.
Le Parti socialiste vient de se suicider moralement, bientôt ce sera aussi politiquement.
Dorénavant, le Parti socialiste ne se situe plus à «gauche» mais au-delà de l’extrême droite en attendant qu’il disparaisse.
Pour le Bureau de l’Association
Alexandre Moumbaris
président

1. Pendant ce temps, dans les rangs des Brigades internationales, le contingent français, organisé par le PCF, était le plus nombreux.
2. Albert Sérol (SFIO), garde des Sceaux dans le gouvernement Paul Reynaud, signe le 12 avril 1940 le décret-loi Sérol qui étend la condamnation à mort de tout français qui aura participé sciemment à une entreprise de démoralisation de l'armée ou de la nation. Ce décret visait déjà plus particulièrement les communistes, … dont nombre de députés avaient été condamnés à mort ou embastillés. Le 10 juillet 1940 (Journal officiel de la République Française) [http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_S%C3%A9rol]
3. Les Anglais fournissent une trentaine d'avions obsolètes; Mussolini 35 appareils modernes. La France fournira 145 avions, 500 canons de gros calibre, 5.000 mitrailleuses et 400.000 fusils. Cependant, une partie de cet équipement parvint après le cessez-le-feu.
Lorsque les puissances alliées réalisèrent que la Finlande pensait sérieusement à un traité de paix, elles lui firent une nouvelle proposition d'aide : 50.000 hommes seraient envoyés si la Finlande lançait un appel à l'aide avant le 12 mars. Comme évoqué plus haut, seuls 6.000 d'entre eux lui étaient réellement destinés. Le reste devait aller à la sécurisation des champs miniers de Suède
[http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Hiver]
4. Au printemps 1943, parrainé par deux membres de La Cagoule (Gabriel Jeantet, membre du cabinet du maréchal Pétain, et Simon Arbellot), il est décoré de l’ordre de la Francisque par le Maréchal Pétain: il est le récipiendaire no 2202, délégué du Service national des prisonniers de guerre. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Mitterrand - Une Jeunesse française. François Mitterrand, 1934-1947, Pierre Péan]
6. En 2010, au second tour de l’élection présidentielle Viktor Ianoukovitch avait obtenu 49% des suffrages exprimés alors qu’Ioulia Timochenko obtenait 45% de ceux-ci.

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