vendredi 21 février 2014

La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat !




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« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »
« La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! »
H. Krasucki
Le Front Syndical de Classe est affilié à la FSM logo FSM

         Déclarationdu FrontSyndical deClasse
 


Les faits :
  • Se tient début février à Barcelone le congrès constitutif d'une Union Internationale Syndicale des Retraités et pensionnés affiliée à la Fédération Syndicale Mondiale
  • Le Front Syndical de Classe y délègue 4 camarades  dont :
Danielle GAUTIER, CGT retraitée métallurgie Riom 63200 et
Alain RODRIGUEZ, retraité cheminot, CGT, Coueron 44220
Au retour de ce riche congrès donc nos camarades et en particulier notre camarade Danielle Gautier se voient contestés par Jean-Marie SCHAPMAN, secrétaire Général de l’Union Fédérale des Retraités de la  Métallurgie,  de pouvoir se réclamer de la CGT dans ce congrès du fait que la CGT confédéralement et localement est adhérente de la CES et de la Fédération Européenne des Retraités et Personnes Agées (FERPA).
 
Nous avons déjà fait remarquer qu'à aucun moment cela n'avait été le cas et qu'un mauvais procès public était intenté à nos camarades.
 
Depuis les choses se sont corsées.
C'est le Bureau National de l'Union Confédérale des Retraités (UCR) qui à son tour est entré en lice par un communiqué daté du 17 février.
 
L'argument principal utilisé dans ce communiqué pour condamner implicitement la participation de nos camarades à ce congrès constitutif de l'UIS-FSM des retraités, c'est que du fait de l'appartenance confédérale à la CES, à la CSI et à la FERPA, nul appartenant à la CGT ne peut se réclamer d'une quelconque représentativité  "dans une autre que ces trois Organisations citées plus haut".
 
L'interdit !
 
Dit plus directement et plus franchement, il serait interdit à des militants ou à des organisations de la CGT de  participer aux réunions au plan international de toute autre structure et en particulier aux initiatives de la FSM ?
 
Il s'agit là de procédures d'intimidation et qui ne correspondent à aucune règle de fonctionnement de la CGT.
Contredites par les pratiques elles-mêmes de la CGT

La preuve ?

Par exemple la Fédération de l'Agroalimentaire (FNAF) ayant son siège à Montreuil, non seulement est adhérente à la FSM, non seulement participe à sa direction (le Conseil présidentiel qui vient d'ailleurs de se réunir à Rome), mais dirige l'Union Internationale Syndicale (UIS) du secteur concerné.
Nous en concluons donc qu'un faux procès est intenté aux camarades.
Que rien ne justifie une telle attitude si ce n'est la crainte que les militants de la CGT, ses bases syndicales soient enfin informés de la situation réelle sur la scène internationale.
Car la FSM à laquelle la CGT a longtemps appartenu, à la construction et à la direction de laquelle elle a participé au plus haut niveau au lendemain de la Libération existe.
Elle n'a pas sombré comme les fossoyeurs de l'espoir l'ont laissé entendre au début des années 2000.
Mais en particulier depuis 2005 elle connaît un développement et un renouveau certain, cela sur des bases revendiquées de classe et contre les interventions guerrières du capitalisme en crise.

Il y a même eu le cas dans la CGT d'une triple adhésion d'une Fédération et admise par tout le monde: la FILPAC, affilié à la branche professionnelle de la FSM, à la branche professionnelle de la CISL, et à celle de la CES!
De surcroît, ce comportement est contraire à l'article 15 des statuts de la CGT qui indique  que la CGT recherche l'unité avec les autres organisations y compris au plan international:
La confédération
ARTICLE 15
La confédération est l’émanation et le bien commun de toutes les organisations qui la composent....
...Par l’intermédiaire de ses organismes de direction tels que définis par les présents statuts, elle exerce son action au plan national et international en :
  •  organisant l’impulsion, le soutien, la coordination des actions des salariés dans tous les domaines en vue de faire aboutir leurs revendications et aspirations ;
  •  prenant toutes les initiatives unitaires et de coopération avec les autres organisations syndicales françaises, européennes et internationales ;
  •  développant la solidarité internationale et la défense des intérêts communs à tous les salariés du monde ; 
Alors ne nous laissons pas impressionner.
Nous invitons les militants à se renseigner, à refuser les procès d'un autre âge, les mesures d'intimidation.
 
Pour tous ceux qui sont lassés de l'impuissance d'une CES et d'une CSI qui depuis 15 ans n'arrêtent pas de prétendre vouloir humaniser le capitalisme ou rendre sociale une Union Européenne qui n'en continue pas moins de  répandre le chômage, le dumping social, la concurrence sauvage entre les travailleurs, de remettre en cause toutes nos conquêtes, la double adhésion est possible.
Elle est même souhaitable !
Et ce ne sont pas des mesures bureaucratiques qui empêcheront les militants de se faire leur propre opinion et de prendre des décisions conformes aux intérêts de classe des travailleurs et des retraités en particulier.


FSC, 18 février

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