mercredi 29 janvier 2014

Stopper la «Svoboda», stopper le fascisme!



Parti communiste des bolchéviks de toute l'Union soviétique
Bureau du C.C. du P.C.B.tU.S. pour l'Ukraine, la Moldavie et la Subdniestrie
Stopper la «Svoboda», stopper le fascisme!
À commencer le 30 novembre, l'opposition orange-brune [la «Bat’kivchtchina» (v. p. 18, note 4)1 de A. Yatsényouk, l'Oudar» de V. Klitchkaο, la «Svoboda» (v. «N.d’URSS» n° 123, p. 5, note 1)2 de O. Tyaghnikok a fait descendre des milliers de citoyens dans la rue se prononcer pour «le choix européen de l'Ukraine» en protestant contre l'interruption de la signature de l'Accord d'association avec l'U.E.
Le rôle dirigeant de tout cela est joué dans la rue par les membres de l'organisation néo-bandéraïenne profasciste «Svoboda» de O. Tyaghnikok qui appelle à la grève nationale générale, à la démission du gouvernement et du président. Grisées par la «Svoboda», les masses se sont déjà mises à scander les slogans bandéraïens «Gloire à l'Ukraine!», «Gloire aux héros!», ne se rendant pas compte de ce que les «héros» de la «Svoboda» — S. Bandéra, R. Choukhévitch, les soudards de l'OUN-UPA (v. «N.d'URSS», n° 123, p. 6, note 3)3 — sont les larbins, les nervis de représailles et les bourreaux fascistes sur les mains desquels se trouve le sang de centaines de milliers de Polonais, de Juifs, d'Ukrainiens, de Russes, de Tsiganes, de Biélorusses, de gens d'autres nationalités encore. Ces «héros», formés et armés par les hitlériens, ont fusillé, tué à la hache, débité vivants à la scie mécanique, cloués aux arbres des enfants vivants, massacré des familles entières, exterminé des gens par divers moyens de bestialité fanatique dans leur tentative d'instaurer en Ukraine un régime national-fasciste sanguinaire.
Après l'écrasement du fascisme par la puissante armée rouge soviétique sous la direction de I. V. Staline, la victoire a également été remportée sur les restes des hordes bandéraïennes.
Mais, avec la destruction antipopulaire de l'Union soviétique et la défaite temporaire du socialisme, l'Ukraine «indépendante» a vu de nouveau s'épanouir le nationalisme incarné par l'opposition orange qui a généré le fascisme.
En Ukraine, c'est le gros capital qui est au pouvoir depuis 22 ans. Les régimes de gouvernement se succèdent l'un après l'autre: Kravtchouk, puis Koutchma-Moroz, Youchtchenko-Timochenko, Yanoukovitch-Azarov, tous ont transformé l'Ukraine, de puissance européenne hautement développée qu'elle était devenue au sein de l'U.R.S.S., en l'un des pays les plus pauvres et les plus arriérés du monde avec un peuple en voie d'extinction.
C’est précisément sur ce terrain-là, en spéculant hypocritement sur les malheurs et la misère du peuple, qu'est réapparu le national‑fascisme! La bandéraillerie) dont le représentant le plus marquant est la «Svoboda» d’Oleg Tyaghnibok.
Le coupable de l'actuel sabbat du national-fascisme est le régime de Yanoukovitch-Azarov, régime du gros capital, qui est arrivé au pouvoir sous des mots d'ordre pro-Russes et a ensuite parlé de «vecteur européen» de l’Ukraine, question en considération de laquelle ils ont serré les rangs autour de l’opposition. L'interruption temporaire de la signature de l'accord avec l'U.E. a également permis aux «leaders» oranges-bruns de faire descendre dans 1a rue les masses de petits-bourgeois nationalistes dépolitisés et la jeunesse grisée et abusée.


Pour quoi l’Ukraine est-elle si nécessaire à l’U.E.?
Le monde impérialiste é.-U.A., U.E. et autres pays capitalistes — est plongé dans le gouffre d'une crise économico-financière très acharnée. L'issue de cette crise, les impérialistes 1a cherchent dans les moyens de la guerre, dans les moyens de l'asservissement des autres pays et peuples, dans l'appropriation de leurs richesses naturelles en matières premières, de leurs ressources pétrolières et gazières.
Les zones européennes dites «pays périphériques» Espagne, Italie, Portugal, Grèce, Chypre -- se trouvent à la limite de la catastrophe économique. Le chômage atteint dans ces pays de 20 à 25% de la population, des centaines de milliers de gens sont jetés à la rue, leurs familles restent sans moyens d'existence. Tandis que la direction de l'U.E. accorde des crédits pour sauver les institutions financières et bancaires, elle exige des gouvernements bourgeois de ces pays qu'ils réduisent leurs dépenses budgétaires, diminuent les versements sociaux, rejetant ainsi la charge de la crise sur le dos des petites gens. Pendant ce temps, la fine fleur de l'Europe «civilisée» fait la promotion des mariages homosexuels, des parades-gays, défend les «droits» des minorités sexuelles, tout cela pour détourner l'attention des travailleurs, faire interrompre leur lutte grandissante pour leurs droits.
Le rêve des petits-bourgeois ukrainiens est que, tombés dans l'U.E. en tant qu’associés, c'est-à-dire en fait en tant que membres aux droits inégaux (personne en effet n'a proposé à l'Ukraine la qualité de membre jouissant de la plénitude des droits dans l’U.E., les Ukrainiens y vivront comme au paradis, n'est qu'une illusion un leurre.
Les firmes et banques transnationales américaines et européennes, le gros capital sioniste, qui sont actuellement les réels gouvernants du monde, ont besoin des travailleurs ukrainiens en qualité d’esclaves, de serviteurs travaillent pour leurs nouveaux maîtres et du territoire ukrainien comme d'un tremplin pour sauter à l’Est et soumettre la Russie, pour envahir et s’emparer de ses richesses naturelles et asservir son peuple. Le passage de l'Ukraine aux normes européennes signifie son passage aux normes de l'OTAN, le réarmement de l’armée au moyen d'armes OTANiennes, d'armes du bloc, dont les pointes sont dirigées vers la Russie.
L'opposition orange-brune de l'Ukraine, qui exprime les intérêts du capital comprador sioniste pro-occidental et qui a été formé par le même capital, est le fil conducteur des intérêts de l’impérialisme américano-OTANnien pour lesquels elle tente de livrer l’Ukraine en esclavage à l'U.E. et de dresser les deux peuples frères russe et ukrainien, l'un contre l'autre dans une boucherie fratricide.
L'Union douanière, c'est une union de la Russie, de la Biélorussie et du Kazakhstan, c'est une union d’états bourgeois. Mais même fondée sur une base bourgeoise, cette union deviendra un concurrent pour les é.-U.Α. et l'U.E. et permettra à ses participants de développer ensemble leur potentiel économique.
L'entrée de l'Ukraine dans l'Union douanière permettra également de ranimer le travail des complexes métallurgique et pétrochimique grâce à la baisse du prix du gaz, le travail d’autres entreprises, de freiner la régulière spirale de l'augmentation du taux de chômage qui est de plusieurs millions.
L'entrée de l'Ukraine dans l'Union douanière permettra également de rétablir les liens rompus entre les peuples frères, permettra aux travailleurs des quatre républiques de développer leur lutte sous le Drapeau rouge prolétarien, le drapeau de l’homme qui travaille.
C'est précisément ce que la bourgeoisie craint plus que tout.
Nous adressons un appel aux travailleurs d’Ukraine
  • Stopper la «Svoboda»! Stopper le fascisme!
·       Sauvegarder l'entrée de l'Ukraine dans l’Union douanière!
·       Entrer dans la lutte pour un avenir digne, dans la lutte pour le renversement du pouvoir du capital, pour le rétablissement du Pouvoir soviétique et du socialisme!
·       De l’Union douanière bourgeoise à la lutte révolutionnaire pour la renaissance de l’Union des Républiques socialistes soviétiques sous le Drapeau rouge victorieux de Lénine et de Staline!
·       Prolétaires de tous les pays, Unissez-vous! Ce grand mot d’ordre du marxisme est actuellement autant d’actualité qu’il y a un siècle et demi
·        Mayevski
Secrétaire du CC du P.C.B.t.US.,
Rédacteur de la «Rabotché-krest’yanskaya pravda»
4 décembre 2013
[Source «Nouvelles d'U.R.S.S.», n° 125, janvier-février 2014]
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