mardi 21 janvier 2014

Elections municipales : le piège de l'union.






LES AMIS DE KARL MARX

Notre but : la révolution



Elections municipales : le piège de l'union.

Jamais le Bureau des Pleurs n'aura été aussi fréquenté !...Et le Parti  Communiste  français n'en fini pas de reprocher à Hollande, Ayrault, Valls et les autres leur prétendue trahison, leur duplicité, leurs mensonges...

Mais enfin, camarades, de quel changement de cap s'agit-il ? De quel virage à droite, parlez-vous ? De quel ralliement au libéralisme est-il question ?...

Vous savez parfaitement que de tous temps à jamais, depuis Léon Blum jusqu'à Lionel Jospin, en passant par Guy Mollet et François Mitterand, la mission du Parti Socialiste est de venir au gouvernement à un moment où le rapport des forces bascule en faveur du mouvement ouvrier, en concédant le minimum nécessaire pour conserver le pouvoir à la bourgeoisie puis, entreprendre la récupération de ce qui a été concédé. C'est la gestion de gauche du capitalisme.
A chaque fois, le P.S. profite du crédit que lui donne la ligne d'union du PCF pour mystifier les travailleurs et leur porter des coups que la droite n'aurait pas été capable d'imposer de front.

Rien n'a changé et vos indignations à répétition ne sont plus crédibles car vous ne pouvez imaginer d'élection sans rechercher d'alliance avec le Parti Socialiste.

La preuve nous en est encore donnée, sans aller chercher bien loin, à l'occasion des prochaines municipales de mars 2014.

A Tarnos, Jean Marc Lespade (Maire PCF) déclare au journal « Sud-Ouest » que communistes et socialistes ont su « dépasser leurs divergences d'appréciation de la politique nationale et européenne... »

Le tout dernier « pacte d'irresponsabilité sociale » et ses milliards distribués au Patronat, l'allongement de l'âge du départ à la retraite, l' ANI et le dynamitage de nos conditions de vie et de travail, de notre protection sociale, les cadeaux faits aux banques, la mise en œuvre de la politique de l'Union européenne en matière de remise en cause des services publics (notamment territoriaux), le refus de toute loi interdisant les licenciements de confort financier, les aventures militaires de l'impérialisme français qu'a toujours soutenu ou conduit le PS (N'en jetez plus, la cour est pleine !) ne constituent donc que de simples divergences d'appréciation heureusement dépassées « pour un projet local sur des orientations ancrées à gauche (sic)... »
Visiblement, ses mésaventures lors de l'élection à la Présidence de la Communauté du Seignanx et lors du référendum organisé en vue du rattachement de Tarnos au BAB n'ont pas ouvert les yeux du premier magistrat de Tarnos sur la fiabilité du soutien d'Isabelle Dufau et de ses amis socialistes...  « On ne change pas une équipe qui gagne ! » affirme Jean Marc Lespade. Nous en reparlerons !


Le  P.C.F.  bayonnais n'est pas en reste. Il proclame son  ralliement dès le premier tour à la liste de gauche conduite par le socialiste Henri Etcheto.
« Nous voulons que la gauche gagne pour faire de Bayonne une ville qui agit en direction des populations qui souffrent le plus... »
Méfiez-vous, camarades, car aujourd'hui le jour, le bilan des alliances PCF – PS ne sera peut-être pas aussi bon que vous le soutenez et vos possibilités d'action au sein d'un Conseil Municipal dirigé par une très hypothétique majorité socialiste risquent en tout état de cause d'être bien minces. La gestion hégémonique du PS à Anglet durant toute le précédente mandature n'en est-il pas l'exemple type ?...

A Boucau, Marie Josée Espiaube et le PCF local ont tout fait pour essayer de constituer une liste d'union dès le premier tour avec le Parti Socialiste. Hélas, Christophe Martin a les dents longues et croit dur comme fer en ses chances de rafler la mise. Pourquoi se gênerait-il puisque de toutes façon, « l'union » se fera au second tour ?...


Mais comment osent-ils tous avancer que les enjeux locaux doivent être mis en avant prioritairement lors de ces élections, alors que le gouvernement socialiste met en place la réforme appelée « Acte III de la décentralisation » visant à affaiblir la démocratie communale et à éliminer l'échelon départemental, au profit de « métropoles » et des régions ? 
Si la politique gouvernementale et européenne devient une réalité, on ne pourra plus poser la question des enjeux locaux, tout simplement parce que le local n'aura plus aucune marge de manœuvre, ni sur le plan budgétaire, ni sur le plan juridique.


Camarades, vous ne pouvez pas, vous ne pouvez plus, à la fois cracher sur le PS au pouvoir et être les alliés de circonstance des socialistes municipaux qui par leur silence -de fait- font perdurer une politique de droite, antisociale, sécuritaire et impérialiste.

Le Parti Socialiste est un parti de la bourgeoisie qui doit être dénoncé et combattu en tant que tel.
Aucun siège au conseil municipal de quelque ville que ce soit ne vaut pas d'abdiquer ses convictions.



                                                                                                          Boucau le 18 janvier 2014



« Les Amis de Karl Marx » B.P. 59 –  64340 BOUCAU

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