mercredi 30 avril 2014

« La France doit améliorer sa compétitivité » décriptage des diktats et menaces d’un membre du directoire de la BCE dans une interview donnée au journal Le Monde

« La France doit améliorer sa compétitivité » décriptage des diktats et menaces d’un membre du directoire de la BCE dans une interview donnée au journal Le Monde

Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux. Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales.
Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites.
Sun Tzu L’art de la guerre
ditktat et menace de la BCEL’UE, c’est la paix, l’euro c’est la prospérité pour tous, l’euro nous protège… Qui n’a pas entendu ces rengaines utilisées dans la propagande pour le oui à Maastricht? milles fois rebattues à nos oreilles des JT de BFN-TV et Cie jusque dans les livres scolaires de nos gamins, dans cette stratégie visant à les faire entrer comme une évidence dans nos cervelles en les répétant sans cesse. A tel point que certains à gauche en sont venus à perdre de vue ce qu’est l’UE, ce qu’est l’euro.
C’est qu’ils n’écoutent pas assez ce que disent les serviteurs de l’oligarchie capitaliste, ceux qui construisent l’UE, ceux qui dirigent d’une main de fer au service de la finance et du patronat les institutions européennes. Sans fards, ils disent pourtant très clairement ce que sont l’UE et l’Euro, ils exposent ce qu’est la politique ultra capitaliste que conduit par nature l’UE.

L’UE et l’euro sont respectivement une prison des peuples et une arme de destruction massive de nos acquis sociaux. 

Il faut dire que dans le même temps certains état majors politiques et syndicaux euroformatés – subventionnés par la Commission Européenne au titre du Parti de la Gauche Européenne PGE et de la Confédération Européenne des Syndicats CES à condition qu’ils défendent l’intégration au sein de l’UE, mais cela n’a sens doute rien à voir – continuent de défendre la dangereuse illusion de la « réforme » de l’UE en une Europe sociale. C’est d’ailleurs là un mensonge éculé qui ne peut plus convaincre les travailleurs de ce pays. Pas plus que l’on ne rend un crocodile végétarien on ne peut rendre l’UE sociale et démocratique.
Chacun peut d’ailleurs constater que ce qu’avait prédit le PRCF dès le traité de Maastricht (tel Georges Gastaud dans son livre Mondialisation capitaliste et projet communiste 1997 le temps des cerises) à savoir que l’UE et l’euro allaient conduire à détruire nos acquis sociaux et réaliser le projet du MEDEF exprimé par M Gattaz père de revenir sur 1945 c’est à dire les conquis du Conseil National de la Résistance (CNR) mis en œuvre à la libération par les ministres communistes du PCF.
Rappelons nous les déclarations de M. Perigot président du CNPF, l’ancêtre du Medef : « On va enfin dépoussiérer la société française, nous dit-il, la débarrasser de ses scories ». « Quelle est la finalité de l’Europe, en matière sociale ?  », ajoute-t-il, et la réponse est « à mon sens, c’est la flexibilité ». La grande erreur, nous avertit M. Périgot, serait de «  rêver de vivre tous comme ceux qui vivent le mieux ». Et sans s’embarrasser de formules, il continue : «  Unie, l’Europe devra définir un nouveau type de rapports sociaux fondés sur la flexibilité, le respect des différences, l’épanouissement des aspirations individuelles. Personne ne saurait gagner la bataille de l’Europe en préservant frileusement les acquis d’un monde aujourd’hui révolu. »
hue laurent hollandeCe n’est pas pour rien que les communistes se sont toujours opposés à la construction européenne. Car ils savaient que c’était une construction de la classe capitaliste contre la classe des travailleurs. C’est Robert Hue, Philippe Herzog et sa clique qui avec la mutation/liquidation des années 1990 ont fait prendre au parti communiste français un virage à 180° euroconstructif engageant le PCF dans la défense du funeste mensonge de  » l’Europe sociale « . Ce virage, les communistes – et notamment ceux qui sont rassemblés aujourd’hui au sein du PRCF – l’ont combattu, privilégiant la lutte des classes à la luttes des places : Rappelons que Hue émarge aujourd’hui au coté du PS, et que Herzog est aujourd’hui conseiller spécial auprès du Commissaire Européen Michel Barnier (UMP). C’est sans doute cela « l’europe sociale » et « l’euro qui protège » que nous vantent ensemble les Hue, Herzog et autre Pierre Laurent président du PGE…
Ce n’est pas pour rien que massivement les classes populaires rejettent l’UE et l’euro.

La BCE exige que la France « améliore sa compétitivité » et menace les pays tentés de refuser l’austérité imposée par la Troïka (BCE, Commission européenne, FMI). Décryptage

Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque Centrale Européenne (BCE) institution en charge de la politique monétaire de la zone euro a donné un entretien au journal Le Monde le 22 avril dernier. Derrière le propos très formaté, les ordres de la BCE sont très clairs et les menaces à peine voilées.
  • Sur la dette publique : « Les pays de l’union monétaire ont beaucoup réduit leurs déficits. Maintenant que la croissance revient, prolonger l’effort va permettre de faire baisser les ratios d’endettement public. »
    Traduction : cela signifie que la BCE exige de poursuivre l’austérité pour engraisser les spéculateurs sur les marchés financiers. Les États doivent donc payer les sommes faramineuses – les intérêts qui courent dessus – qu’ils ont du engager pour « sauver les banques ». Rappelons que c’est les intérêts de la dette qui conduisent principalement au déficit public et à l’augmentation de la dette ! En 2013 les interets de la dette sont le second poste budgétaire de dépense de l’état avec 56 M€ pour un déficit budgétaire total de 75M€. Non ce n’est pas à nous travailleurs de payer la crise du capitalisme. Mais c’est bien la fonction de l’UE et de l’euro que de nous y contraindre !
  • S’agissant des pays du Sud de la zone euro les plus brutalement frappés : Les peuples grecs, italiens, espagnols etc… seront étonnés d’apprendre que les coupes sombres, les privatisations brutales, bref la violente austérité imposée par la force au pays du Sud de la zone euro notamment la Grèce par la Troika sont appelés dans un euphémisme cynique par M Coeuré une « assistance financière« . Et que l’austérité ce n’est pas finie : »la rigueur s’atténue » dit il. Et pour cause, comment la Troïka pourrait elle faire plus les poches aux Grecs, aux Espagnols ou aux Portugais? d’autant qu’elle a maintenant à s’attaquer aux Français.
  • S’agissant de la France, la journaliste l’interroge sur l’euro particulièrement fort qui désavantage la France notamment en raison de ses spécialisations économique. Et M Coeuré d’ordonner : « la solution pour Paris est donc d’améliorer sa compétitivité, comme le prévoit d’ailleurs le gouvernement. » Traduction : puisque la France ne peut pas jouer sur les taux de changes (euro oblige) et qu’elle doit affronter la concurrence libre et non faussée des pays de l’UE qui pratique le dumping social (et notamment l’Allemagne qui n’a pas de smic et qui a taillé dans la protection des travailleurs avec les lois Hartz conduisant à un nombre record de travailleurs pauvres) la BCE et l’UE contraignent donc à baisser les salaires. Car améliorer la compétitivité cela veut dire baisser les salaires. C’est ce que fait consciencieusement Hollande. Il n’a pas le choix, sauf à sortir de l’UE et de l’euro. D’où le CICE, d’où le pacte de compétitivité, d’où l’ANI tous ses cadeaux fait au patronat, ces baisses de salaires qui ne disent pas leur nom. (Voir à ce sujet le pacte de compétitivité un marché de dupe). M Coeuré ne fait d’ailleurs que rappeler la règle inscrite dans les traités : la BCE n’a pas pour but d’aider à financer les politiques sociales des états, mais à garantir la stabilité des prix. C’est à dire garantir la stabilité des capitaux ou pour parler clair protéger la rente des capitalistes. Cet objectif était d’ailleurs déjà affiché par le traité de Rome en 1957. Petite précision, ce point n’est pas négociable. Si on veut le changer, il faut l’unanimité des états membres. Y compris l’Allemagne…
  • Et que se passerait il si la France refuse de couper dans nos salaires, refuse l’austérité exigé par la BCE :
    « La France vient d’annoncer 50 milliards d’euros d’économies. Tarde-t-elle à se réformer ? questionne la journaliste Elle n’a pas été soumise aux mêmes pressions ni au même stress financier que les pays périphériques de la zone euro. Bénéficiant de la bienveillance des investisseurs, elle a pu décider elle-même du rythme de ses réformes. Mais cela ne signifie pas que celles-ci soient moins nécessaires. » C’est là une menace à peine voilée. Si le gouvernement n’applique pas les « réformes structurelles » exigées par ailleurs par le MEDEF et le commissaire Oli Rehn et bien la France sera attaquée sur les marchés financiers. Sans possibilité de se défendre puisqu’elle ne dispose plus de la souveraineté monétaire qui est entièrement dans les mains de la BCE. Mais M Coeuré est poli, contrairement à la Grèce, il laisse le choix à François Hollande d’appliquer les mesures décidées à Bruxelles dans l’ordre qu’il veut du moment qu’il les appliques toutes et maintenant !
  • Vous doutez encore du sérieux de la menace? alors lisez cette réponse. Elle fait froid dans le dos :« Les taux souverains espagnols, grecs, italiens et portugais ont fortement baissé. Les marchés ne sont-ils pas trop optimistes ? demande la journaliste du Monde (rappelons que les taux exigés de la Grèce sont énormes le 28 février dernier il était seulement de 6,9%…)Non, à condition que les réformes se poursuivent. Les investisseurs ont confiance dans la dynamique de réforme des Etats de la zone euro, y compris la Grèce. Le niveau des taux n’est justifié que si les réformes sont mises en œuvre comme prévu. C’est vrai dans les petits pays comme dans les grands. » Si jamais un pays refusait l’austérité et bien la BCE veille au grain et laisserait donc les spéculateurs attaquer les récalcitrant… Pour arrêter l’offensive austéritaire contre les travailleurs, il faut sortir de l’UE et de l’euro…
  • Toujours sur le niveau de l’euro, le financement des états et le rôle de la BCE. La journaliste fait remarquer que la zone euro est de fait en panne et pose la question des solutions pour relancer l’activité économique. M Coeuré évoque la possibilité de recourir à « l’assouplissement quantitatif« . De façon caricaturale, il s’agit tout simplement de créer de grande quantité d’euro. La question est de savoir à qui les donner. Et là M Coeuré est très clair, le mandat de la BCE interdit d’utiliser cet création monétaire pour financer les États. Pourtant ce serait un moyen pour la France de créer un grand pôle public industriel pour réindustrialiser le pays et réduire rapidement le chômage… Citons M Coeuré « les achats d’actifs devraient se faire dans le respect du mandat qui interdit à la BCE de financer directement les Etats« . Oui la BCE est prête à créer massivement des euros. Mais c’est pour les donner aux capitalistes qui en feront bien ce qu’ils veulent, c’est à dire se remplir les poches et poursuivre leur spéculations contre les états. Pourquoi les placerait ils dans une entreprise comme Alstom qui ne rapporte que 4% quand l’austérité en Grèce garantie 7% ?
  • La BCE et la démocratie : »La BCE sera chargée bientôt de la supervision des banques. Cela ne fait-il pas trop de pouvoirs pour une seule institution ? Il est vrai que la BCE aura des pouvoirs accrus. Mais comme dans tout système démocratique, ces pouvoirs auront de fortes contreparties. En matière de contrôle bancaire comme de politique monétaire, l’institution sera redevable de ses décisions, selon des modalités qui ont fait l’objet d’un accord avec le Parlement européen. » Effectivement la BCE a des pouvoirs énormes. M Coeuré parle de contreparties… Soyons clairs, la BCE fait ce qu’elle veut. Le parlement n’a aucun contrôle. Non? et bien si !
    La Fondation Schuman l’explique très bien : le parlement ne fait que donner son aval aux nominations des membres du directoire de la BCE, nommés pour 5 ans. Ni censure, ni choix, il fait office de chambre d’enregistrement. La BCE n’admet aucun contrôle par les peuples souverains. Jugez plutot :
    « La BCE est un organe indépendant des autres institutions européennes et des États membres14. Dans l’exercice des missions relatives à l’Eurosystème, ni la BCE, ni une BCN, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter d’instructions d’un organe extérieur. Pour garantir cette indépendance et une certaine stabilité, les statuts du Système européen de banques centrales (SEBC) prévoient :
    1. un mandat renouvelable d’une durée au moins égale à cinq ans pour les gouverneurs des BCN ;
    2. un mandat non renouvelable d’une durée de huit ans pour les membres du directoire (il convient de noter que les mandats ont été échelonnés pour les membres du premier directoire autres que le président afin d’assurer la continuité de cet organe) ;
    3. qu’un gouverneur ne peut être révoqué qu’en cas d’incapacité ou de faute grave (la Cour de justice de l’Union européenne est compétente pour connaître des litiges dans ce domaine). »
Soit dit en passant vous pouvez constatez que quoi que vous voteriez aux européennes, cela ne nous fera pas sortir de l’austérité. Pour sortir de l’austérité, il faut sortir de l’UE et sortir de l’euro. Exactement ce que propose le PRCF.
La zone euro va mieux, la rigueur a permis de réduire les déficits, mais la monnaie unique contribue au tassement des prix. Voilà le tableau que dresse Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) et ancien du Trésor français, alors qu’Eurostat devait publier, mardi 23 avril, les chiffres 2013 de la dette publique dans l’Union européenne. Il appelle les Etats à poursuivre leurs efforts.
Les dettes publiques de la zone euro sont-elles soutenables ?
Les pays de l’union monétaire ont beaucoup réduit leurs déficits. Maintenant que la croissance revient, prolonger l’effort va permettre de faire baisser les ratios d’endettement public.
L’austérité demandée aux pays sous assistance de la « troïka » a eu un impact récessif plus fort qu’anticipé. Est-on allé trop loin dans la rigueur ?
L’assistance financière de l’Europe et du Fonds monétaire international (FMI) a donné du temps à ces pays pour infléchir des tendances économiques et financières qui n’étaient plus soutenables. N’oublions pas que, sans elle, l’ajustement aurait été plus brutal.
La rigueur s’atténue maintenant en zone euro, mais ce n’est pas parce que la dette revient à la mode. C’est parce que la plupart des pays ont fait le plus dur et commencent à en voir les fruits.
L’euro est-il trop élevé ?
La fascination pour le taux de change est une passion française, unique en zone euro. Le fait que la France est un des seuls pays de la zone dont les comptes extérieurs sont dans le rouge n’y est sans doute pas étranger. Or l’union monétaire prise dans son ensemble dégage un excédent courant : la solution pour Paris est donc d’améliorer sa compétitivité, comme le prévoit d’ailleurs le gouvernement.
Cela ne signifie pas que la BCE est indifférente au taux de change. Certes, nous n’avons pas d’objectif de taux, mais c’est l’un des facteurs que nous prenons en compte pour décider de la politique monétaire. La question est pour nous de savoir si le niveau et les perspectives d’évolution de l’euro risquent de freiner le retour de l’inflation à un niveau proche et inférieur à 2 %, qui est notre définition de la stabilité des prix et le coeur de notre mandat.
Il est certain que l’appréciation de l’euro depuis l’été 2012 a contribué au faible niveau actuel de l’inflation. Toutes choses égales par ailleurs, plus l’euro est fort, plus une politique monétaire accommodante est justifiée.
L’inflation basse observée dans la zone euro affecte également l’ensemble des économies avancées. Comment l’expliquer ?
Il n’y a pas de réponse simple à cette question. Plusieurs facteurs entrent en jeu. A commencer par la situation difficile observée sur le marché du travail de la plupart des pays industrialisés. Le taux de chômage reste très élevé dans la zone euro. S’il est plus bas aux Etats-Unis, de nombreux Américains se sont retirés du marché du travail.
A cela s’ajoute le désendettement des ménages et des entreprises, qui pèse sur leur consommation et leur investissement, et d’autres facteurs comme le ralentissement de l’économie chinoise, qui pèse sur le prix des matières premières énergétiques et alimentaires, ainsi que le tassement des prix de l’énergie, en partie lié au développement du gaz de schiste aux Etats-Unis. La question est de savoir si ces évolutions sont durables. C’est une question qui se pose à toutes les grandes banques centrales et pas seulement à la BCE
Comment la BCE pourrait-elle agir sur le niveau de l’euro ?
Nous disposons de plusieurs instruments dans l’éventualité où il serait nécessaire d’assouplir notre politique monétaire. Nous avons encore de la marge pour réduire le principal taux directeur .
Nous pouvons aussi faire passer en territoire négatif le taux de la facilité de dépôt – il rémunère les dépôts au jour le jour des banques auprès de la BCE. Enfin, lors de sa dernière réunion, le conseil des gouverneurs s’est déclaré unanimement prêt à étudier des solutions non conventionnelles, ce qui inclut potentiellement l’assouplissement quantitatif, si les circonstances l’exigeaient.
Cet assouplissement quantitatif concernerait-il des achats de dettes publiques ou privées ?
Dans l’éventualité où il serait envisagé, cet outil devrait intervenir sur une gamme d’actifs assez large pour injecter assez de liquidités dans l’économie. Le choix des actifs publics ou privés que devrait alors racheter la BCE dépendrait de trois considérations.
Une considération d’efficacité, d’abord, pour s’assurer que les mesures prises se transmettent bien à l’économie réelle, notamment au crédit aux entreprises. Une considération de faisabilité, ensuite. Les marchés financiers européens sont différents des marchés américains : un assouplissement quantitatif pour la zone euro serait donc différent du « quantitative easing » américain. Enfin, les achats d’actifs devraient se faire dans le respect du mandat qui interdit à la BCE de financer directement les Etats. La réflexion est en cours sur tous ces aspects.
J’ajoute qu’une initiative monétaire, quelle qu’elle soit, ne sera efficace que si les banques de la zone euro sont aptes à recommencer à prêter aux entreprises. La revue des bilans bancaires que la BCE mène cette année est cruciale. Si elle est perçue comme assez stricte et objective, elle permettra de rétablir la confiance dans le secteur.
La zone euro a-t-elle intérêt à développer le financement de l’économie par les marchés, comme aux Etats-Unis ?
Oui, même si l’idée n’est pas de copier les Etats-Unis. La croissance européenne repose presque exclusivement sur le financement des ménages et des entreprises par les banques. Cela a bien fonctionné pendant longtemps, les banques européennes ont fait leur travail. Mais la crise mondiale de 2007, puis la crise de la zone euro ont révélé que dépendre de façon aussi exclusive d’un seul mode de financement est un facteur de fragilité.
Développer le financement par les marchés, via les ABS (créances d’entreprises titrisées) ou par exemple, les émissions obligataires pour les entreprises de taille moyenne, rendrait le système financier plus équilibré et plus robuste aux chocs. C’est indispensable car par définition, on ne sait pas où la prochaine crise frappera.
Dans cette optique, la BCE et la Banque d’Angleterre suggèrent de revoir la réglementation européenne des ABS. Comment ?
Les régulateurs européens discutent en effet du sujet car la zone euro a besoin de ces instruments. C’est un chantier de moyen terme, dont l’objectif ne doit être en aucun cas de recréer le marché de la titrisation tel qu’il existait avant la crise.
Les « nouveaux ABS » doivent être différents des anciens. S’ils sont plus transparents et plus simples, alors ils seront moins risqués et la réglementation pourra prendre en compte ce moindre risque, notamment pour les exigences en fonds propres des banques et des assurances. Il ne s’agit pas de revenir sur la moralisation de la finance menée depuis 2008, mais d’encourager des instruments qui financent l’économie.
Les taux souverains espagnols, grecs, italiens et portugais ont fortement baissé. Les marchés ne sont-ils pas trop optimistes ?
Non, à condition que les réformes se poursuivent. Les investisseurs ont confiance dans la dynamique de réforme des Etats de la zone euro, y compris la Grèce. Le niveau des taux n’est justifié que si les réformes sont mises en oeuvre comme prévu. C’est vrai dans les petits pays comme dans les grands.
La France vient d’annoncer 50 milliards d’euros d’économies. Tarde-t-elle à se réformer ?
Elle n’a pas été soumise aux mêmes pressions ni au même stress financier que les pays périphériques de la zone euro. Bénéficiant de la bienveillance des investisseurs, elle a pu décider elle-même du rythme de ses réformes. Mais cela ne signifie pas que celles-ci soient moins nécessaires.
La BCE sera chargée bientôt de la supervision des banques. Cela ne fait-il pas trop de pouvoirs pour une seule institution ?
Il est vrai que la BCE aura des pouvoirs accrus. Mais comme dans tout système démocratique, ces pouvoirs auront de fortes contreparties. En matière de contrôle bancaire comme de politique monétaire, l’institution sera redevable de ses décisions, selon des modalités qui ont fait l’objet d’un accord avec le Parlement européen.
Marie Charrel
Journaliste au Monde
A lire :

mardi 29 avril 2014

Bordeaux - Des militants d’extrême-droite interrompent la projection d’un film à l’université


Bordeaux - Des militants d’extrême-droite interrompent la projection d’un film à l’université
Le 19 mars 2014
Les irruptions de l’extrême droite sur les campus continuent. La scène s’est déroulée jeudi 13 mars, à l'université Bordeaux Montaigne. A l’occasion de la semaine du féminisme, les étudiants communistes et le planning familial avait programmé la projection du film égyptien « les femmes du bus 678 » sur le harcèlement sexuel.
Peu avant 19 heures, le film ayant démarré depuis 20 minutes, douze hommes dont les visages étaient masqués par des foulards, lunettes et casquettes ont fait irruption dans l’amphi avec pétards et fumigènes, en se déclarant de l’Action Française Etudiante et du Printemps français. Ils profèrent alors des slogans et lâchent des tracts "Antifas, idiots utiles et chiens de garde du système", dénoncent les "les lobbyistes féministes, n’utilisez pas la détresse des femmes pour la propagande féministe honteuse".
Recrudescence de l’activisme des groupuscules sur les campus
"Il n’y a pas eu de réelle panique mais l’air devenant irrespirable, tout le monde est sorti et la police est arrivée après le départ des perturbateurs", raconte Frédéric Mesplède responsable de l’Union des étudiants communistes à Bordeaux Montaigne. Le lendemain, Jean-Paul Jourdan, président de l’université, a réagi par circulaire, dénonçant des "événements graves et intolérables". Il a également déposé plainte pour trouble à la tranquillité publique. En riposte, le film sera reprogrammé ultérieurement et une assemblée générale sera convoquée pour le jeudi 20 mars.
Les associations étudiantes observent depuis quelques mois une recrudescence de l’activisme de ces groupuscules sur les campus. Ainsi le 20 février à Sciences Po Bordeaux,  des militants ont interrompu une conférence du ministre du Budget Bernard Cazeneuve aux cris de "Hollande Démission", "Dictature socialiste", "Jeunesse de France, contre la finance", "Europe sécession, la France est une nation", "A bas les voleurs, à bas la république".
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lundi 28 avril 2014

Emprisonné en Israël depuis 12 ans Marwan Barghouti, le "Mandela palestinien" ?

Emprisonné en Israël depuis 12 ans Marwan Barghouti, le "Mandela palestinien" ?

dimanche 20 avril 2014
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L’épouse de Marwan Barghouti, incarcéré depuis 2002 en Israël, était la semaine dernière à Paris pour présenter la campagne internationale de libération de son mari et de tous les prisonniers politiques palestiniens.
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Fadwa Barghouti, l’épouse de Marwan, en 2008. REUTERS/Majed Jaber
Jeudi avait lieu la journée Internationale des prisonniers politiques. Parmi eux, Marwan Barghouti, figure influente du Fatah. Arrêté à Ramallah par les forces israéliennes le 15 avril 2002, il a été le tout premier parlementaire palestinien détenu. Condamné à cinq ans de prison pour avoir commandité cinq meurtres, dont l’attentat du SeaFood Market à Tel-Aviv dans lequel trois civils ont perdu la vie, il a écopé en plus de 40 ans de réclusion pour une tentative de meurtre déjouée par l’armée israélienne. Il a cependant été acquitté de 21 autres chefs d’inculpation pour meurtres. Lors de son procès, Marwan Barghouti a refusé de se défendre, ne reconnaissant pas la légitimité du tribunal israélien et affirmant être innocent des chefs d’accusation portés contre lui.
Depuis, sa femme, Fadwa, se bat pour faire libérer son époux et les autres prisonniers palestiniens. La semaine dernière, elle était à Paris afin de présenter la grande campagne internationale, lancée depuis la cellule de Nelson Mandela, à Robben Island en 2013, soutenue notamment par l’évêque sud-africain Desmond Tutu, l’ancien président américain Jimmy Carter, ou encore Michel Rocard. Stéphane Hessel s’était lui aussi engagé dans cette campagne. « Marwan est un symbole de la résistance et sa non-libération est avant tout motivée par des questions politiques », a expliqué Fadwa Barghouti, qui a rappelé que « l’enlèvement » de son mari avait été « un choc pour tout le monde ».
"C’est soit la paix, soit l’Apartheid"
Initiateur du Document national de la réconciliation des prisonniers, sur la base duquel le gouvernement d’union nationale s’est formé en 2007, Marwan Barghouti est rapidement devenu une figure populaire et unificatrice en Palestine. « Israël lui a tout infligé, 100 jours d’isolement, 100 jours d’interrogatoire. Mais face à la volonté d’Israël de le faire taire, lui a la volonté de se faire entendre », affirme son épouse. « La pression que nous subissons nous rendra encore plus déterminés à obtenir la libération nationale », ajoute-t-elle, lançant cette formule choc : « C’est soit la paix, soit l’Apartheid ».
« Il faut qu’Israël comprenne que l’oppression ne fait pas régner la sécurité. Au lieu de placer ses efforts ailleurs, Israël préfère gérer l’occupation », affirme Fadwa Barghouti. Celle qui a rencontré son mari alors qu’elle était encore étudiante et militait déjà en faveur des droits des prisonniers palestiniens regrette qu’Israël ne tienne pas ses engagements, « même les plus simples ». « Avec les accords d’Oslo, en 1993, nous sommes tombés dans le piège de croire que la paix permettrait la libération des prisonniers. Mais aujourd’hui, Israël refuse de libérer les prisonniers palestiniens. Quel signal donne-t-elle ? La libération des prisonniers doit venir avant les négociations, et non comme un aboutissement », explique cette mère de quatre enfants. Pour elle, le refus de libérer les prisonniers, dont son mari, empêche le processus de paix d’avancer. «  Il devrait être libre, pour que nous puissions aller plus loin. Mais lorsqu’on exige un prix en retour, nous sommes alors dans une situation de prise d’otage », lance-t-elle.
Et c’est avec l’aide d’autres pays que Fadwa Barghouti espère gagner son combat. « Il faut que la France agisse, parce que la cause est belle et juste. La France comprend le rôle que pourra jouer Marwan une fois libre. Mais il est également important que Monsieur Kerry, secrétaire d’État des Etats-Unis, nous dise enfin qui est responsable du non-avancement des négociations », explique-t-elle. Selon elle, « ne pas libérer les prisonniers est une humiliation pour le peuple palestinien ».
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Un enfant passe près d’un mur peint, représentant Marwan Barghouti. © MUHAMMED MUHEISEN/AP/SIPA
Depuis le début de son engagement dans la lutte pour la Palestine, Marwan Barghouti est surnommé le « Mandela palestinien », en raison de la similarité de leurs parcours. Tous deux ont formé le mouvement de la jeunesse au sein de leur faction politique, tous deux on défendu le droit de résister, même par les armes (Mandela a dirigé l’aile armée de l’ANC lors de son arrestation et Barghouti est considéré comme l’un des principaux dirigeants des deux Intifada), tous deux ont refusé de reconnaître la légitimé des tribunaux devant lesquels ils étaient jugés, et tous deux sont devenus des symboles de la lutte de leur peuple. Depuis sa cellule d’Hadarim, à l’annonce de la mort du leader sud-africain, Barghouti lui a d’ailleurs écrit une lettre : « Vous disiez : "Nous savons trop bien que notre liberté n’est pas complète car il lui manque la liberté des Palestiniens". Et depuis l’intérieur de ma cellule, je vous dis que notre liberté semble possible parce que vous avez atteint la vôtre. L’apartheid n’a pas survécu en Afrique du sud et l’apartheid ne survivra pas en Palestine ».
Mais si Marwan et Fadwa Barghouti ne perdent pas espoir, les années de lutte commencent à se faire sentir. « Cela a été pour moi douze longues années, j’ai faibli. J’ai faibli face aux questions de mes enfants. Ils voient leur père très rarement, il n’a même pas encore pu voir sa petite-fille », confie Fadwa. Elle ne le voit que 45 minutes, une fois toutes les deux semaines. « Mais cette visite derrière une vitre ne m’appartient pas, explique-t-elle. Je dois jongler entre tant de questions. Celles de nos enfants, les questions politiques, les messages que l’on veut envoyer… ». Pourtant, Fadwa Barghouti ne regrette pas d’avoir pris la décision de le suivre dans ce combat. « Lorsqu’il a demandé ma main, il m’a dit : "prend une semaine pour réfléchir, avec moi la route sera longue et pénible. Je peux finir assassiné, arrêté. Mais un fois que le pays sera libre, je me consacrerai à vous". Mais je n’ai pas eu besoin de temps pour réfléchir », assure-t-elle, certaine que ces souffrances seront un jour un lointain souvenir. « Parce que le message que nous portons est un message de paix, et d’humanité ».
par Taboola

L’UFAL dénonce la visite du Premier ministre Valls au Vatican

L’UFAL dénonce la visite du Premier ministre Valls au Vatican

Le Premier ministre n’a pas à représenter ès-qualités l’État aux manifestations religieuses dites de canonisation des anciens pontifes de l’église catholique Karol Józef Wojtyła (dit Jean-Paul II) et Angelo Giuseppe Roncalli (dit Jean XXIII).
Rencontre entre Manuel Valls et le pape lors de la viste de Hollande au Vatican
Rencontre entre Manuel Valls et le pape lors de la
visite de Hollande au Vatican
La République Française est en effet de par sa Constitution une République laïque qui assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de religion et qui assure la liberté de conscience, c’est-à-dire la possibilité de croire ou de ne pas croire. Ses représentants n’ont donc pas à marquer leur déférence pour une religion ou une autre, comme l’avait fait remarquer le Parti Socialiste en 2011 alors que le Premier ministre UMP s’était rendu au Vatican pour la béatification de Karol Wojtyla.
La participation du Premier ministre à ces manifestations purement cultuelles constitue donc une atteinte majeure aux principes de notre République. L’UFAL considère que cet acte symbolique vise en fait à consolider la main tendue du gouvernement à l’extrême-droite catholique ; depuis sa nomination, Manuel Valls n’a eu de cesse d’envoyer des signes d’apaisement à la nébuleuse issue de la Manif pour tous et aux familialistes liés à l’épiscopat, qui avaient combattus violemment la loi en faveur du mariage pour tous.
La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a soutenu cette démarche, arguant que « Le Vatican est un État (…) Ce sont des relations qui sont établies (…) Le Premier ministre accomplit cette démarche au titre d’un État laïque. » C’est une démonstration de plus de la volonté de ce gouvernement de faire allégeance à l’église catholique. Par sa participation, il accorde un statut de reconnaissance publique à une manifestation strictement religieuse et privée, violant ainsi ouvertement la loi de 1905.
Madame Taubira comme Monsieur Valls ne peuvent ignorer que la Cité du Vatican n’est qu’une concession territoriale, accordée au pape par Mussolini en 1929, non un Etat à part entière. Le « Saint-Siège » est le lieu du pouvoir spirituel et de la mission dogmatique du pape, spécialement lorsqu’il procède à des actes purement cultuels.
L’UFAL s’inquiète de savoir jusqu’où ira cette main tendue à l’église catholique. Le gouvernement serait-il tenté d’atténuer les conséquences néfastes de sa politique d’austérité par le recours à la charité religieuse ?
L’UFAL demande le retour aux principes de la République et appelle à la mobilisation des citoyens pour imposer le respect de la Constitution et de la laïcité de l’Etat.

94ème anniversaire de la révolution d’Octobre


94ème anniversaire de la révolution d’Octobre

Texte de Brecht, musique de Eisler...
mardi 15 novembre 2011
par  pam
popularité : 3%

Il y a 9 ans, des militants communistes évoquant leur relecture respective de "Que Faire" et constatant la déshérence militante communiste, créaient un groupe de (re)lecture avec le collectif lyonnais Utopies.
Cela a donné une soirée marquante avec le philosophe Labica, et surtout des dizaines d’interventions qui devaient faire l’objet d’une édition encore à venir...
Ce groupe de lectures était très hétéroclite politiquement, mêlant références maoïstes, trotskystes, communistes et syndicalistes dans un effort collectif de (re)compréhension de ce qui avait changé et de ce qui n’avais pas changé de la situation décrite par Lénine quelques années avant la révolution d’Octobre.
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La soirée avait marqué les esprits aussi par un film réalisé par Éric, vidéaste, et Romain, un militant philosophe du groupe de lecture. Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...
C’est ce film que nous vous proposons comme contribution à l’anniversaire de la révolution d’Octobre...

Documents joints

Flash Video - 32.4 Mo
Flash Video - 32.4 Mo

Le gouvernement pro-européen prêt à interdire un parti de 120.000 militants


Le gouvernement pro-européen prêt à interdire un parti de 120.000 militants

Appel à la solidarité du Parti communiste d’Ukraine
lundi 21 avril 2014
par  communistes
popularité : 47%

Chers camarades !
Le gouvernement ukrainien actuel mène une politique qui crée des conditions rendant impossible l’existence du Parti communiste d’Ukraine, poussant à l’interdiction de son activité.
Nous vous informons que les services secrets ukrainiens collectent activement du matériel sur l’activité du Parti communiste, falsifient des documents du KPU, créent des bases de données de militants, avec l’aide d’extrémistes manipulés qui détruisent les immeubles et propriétés, empêchent toute campagne auprès des électeurs, tout en organisant des attaques physiques et des pressions morales contre les membres du parlement ukrainien et responsables de comités régionaux du parti.
Aujourd’hui, tout le monde sait que le Ministère de la Justice d’Ukraine attend les contributions des services secrets, et va demander à la Cour suprême d’Ukraine l’interdiction du Parti communiste d’Ukraine.
Des hauts responsables ukrainiens sont responsables de ces activités. Parmi eux, le Chef du Conseil de défense et de sécurité nationales, Andrei Parubiy, le responsable des services de sécurité d’Ukraine, Valentin Nalyvaychenko, le président du parlement, Alexander Turchinov etc.
On en vient désormais à un traitement extrêmement dur réservé à tous les communistes ukrainiens, qui sont la seule force politique qui a toujours défendu une politique dans les intérêts des gens du peuple.
Le parti communiste d’Ukraine représente désormais une véritable menace pour le gouvernement actuel, au vu de son intégrité et de son unité. Le Parti communiste d’Ukraine représente un lien pour des millions de gens mécontents des actions des autorités et leurs alliés : les forces ultra-radicales.
En usant de la violence contre la force politique d’opposition, le gouvernement actuel persiste dans sa politique anti-populaire, anti-étatique et diviseuse, celle du « deux poids, deux mesures », sous le couvert de la lutte pour des valeurs « européennes » qu’il contredit dans sa pratique, transformant l’Ukraine en un pays doté d’un gouvernement fasciste.
En nous accusant d’être des forces déloyales et en nous demandant de renoncer à nos croyances, le gouvernement d’Ukraine prouve qu’en Ukraine il n’existe plus de démocratie, de liberté d’expression, d’État de droit.
Cependant, la conséquence, c’est que le peuple d’Ukraine ne peut pas atteindre son idéal de paix et de tranquillité. En attisant les haines et la xénophobie, le gouvernement ukrainien actuel ne fait qu’alimenter le conflit social en Ukraine et créer les conditions d’une guerre civile.
Nous en appelons à vous, chers camarades, pour que vous exprimiez votre solidarité avec les 120.000 communistes ukrainiens, formiez un front uni pour condamner les actions cohérentes des autorités ukrainiennes visant à interdire le Parti communiste d’Ukraine.

Alstom doit rester Français, aujourd’hui ou demain, il devra être nationalisé ! Comité Valmy

Déclaration du Comité Valmy

Alstom doit rester Français, aujourd’hui ou demain, il devra être nationalisé !
Comité Valmy

lundi 28 avril 2014, par Comité Valmy

Alstom doit rester Français,
aujourd’hui ou demain, il devra être nationalisé !

Paris le 26 avril 2014
Le Comité Valmy dénonce avec indignation la perspective de la vente à l’étranger d’un nouvel élément majeur de l’industrie de notre pays, braderie qui ne pourrait se faire sans l’accord du pouvoir compradore de la France vassalisée et prisonnière du carcan de l’euro dictature atlantiste.
Les Français généralement patriotes, ont appris avec consternation et révolte que General Electric envisage de racheter la partie "énergie" d’Alstom, laquelle représente 75% de l’activité du groupe français. Tout un pan supplémentaire de notre industrie passera dans les mains d’investisseurs américains. Alstom construit notamment les organes vitaux des centrales électriques (turbines, alternateurs).
Après avoir été privatisée, après avoir cédé les chantiers de l’Atlantique, Alstom, un des fleurons de l’industrie française, va désormais être vendue à l’étranger. Les mêmes socialistes qui menacent aujourd’hui de rompre les contrats des navires de classe Mistral sous la pression de l’OTAN et du Pentagone continuent à vendre notre appareil productif aux compagnies états-uniennes.
Celles-ci (GE, General Atomics, Lockheed Martin, Northrop,...) nous feront payer au prix fort leurs produits, fabriqués à partir de notre propre savoir-faire, et parfois même avec notre propre main d’oeuvre. C’est le cas pour les chasseurs JSF F-35 fabriqués en Italie pour la compagnie privée Lockheed et rachetés ensuite, à prix fort, avec les deniers publics de l’Etat italien.
Les difficultés rencontrées par Alstom ont pour cause l’ouverture à la concurrence européenne, imposée par l’idéologie du libre-échange américaine. Le marché commun a favorisé les guerres économiques fratricides ("concurrence"). Ainsi l’allemand Siemens, en concurrence directe avec Alstom, propose également le rachat de l’entreprise française. La pseudo concurrence "libre et non faussée", imposée par Bruxelles à la solde de Washington, a fait éclater notre industrie et a brisé les synergies nationales (type EDF -Alstom). Quant aux compagnies américaines, protégées par une politique unilatéralement nationaliste et s’appuyant sur des élites européennes corrompues, elles accentuent leur position de monopole, en rachetant les entreprises affaiblies.
De son côté, le capital flottant de l’actionnariat d’Alsthom (Bouygues en possède 29%) va réaliser une immense plus-value. L’actionnariat privé apatride est le premier responsable de la trahison industrielle nationale. Alsthom privatisé en 1987, fait partie intégrante du secteur économique stratégique dont le Comité Valmy préconise une nouvelle nationalisation, une appropriation sociale accompagnée de l’intallation de critères de gestion tripartite, impliquant le peuple souverain.
Conformément à cette vision exprimée notamment dans notre récent communiqué "Réindustrialisation ! Nationalisations !", nous réaffirmons l’urgence de confisquer aux oligarques les moyens de production nationaux, afin de restaurer un contrôle démocratique et national sur notre industrie.
La pression populaire si elle est forte, est bien plus susceptible d’empêcher ce nouvel abandon national, que le discours d’Arnaud Montebourg sur le thème de la vigilance patriotique qui comme d’habitude, risque malheureusement de rester dans le domaine de la communication démagogique. Pour rester français ou le redevenir, à un moment ou à un autre, Alstom devra être nationalisé !
Déclaration du Comité Valmy
Mis en ligne le 26 avril 2014

mercredi 23 avril 2014

Critique de "l'appel critique" de 26 secrétaires fédéraux du PCF sur la distributions des places au sein du FDG aux européennes

Mercredi 23 avril 2014
Envoyé par l'auteur :
 
 
 
Voici un écho critique paru sur le site du PRCF à propos de l’appel « critique » des secrétaires fédéraux.
 

A propos de l’APPEL de 26 SECRETAIRES FEDERAUX du P.C.F.-P.G.E.
26 secrétaires fédéraux du P.C.F. critiquent l’accord P.C.F./P.G. pour les élections européennes (cf texte ci-dessous) en regrettant que le P.C.F. s’y voie réduire à la portion congrue. Soit.
Cependant, il est bien triste que les secrétaires en question n’aient rien à redire au CONTENU de cet accord électoraliste entre deux partis qui viennent agressivement d’étaler leur différends durant les municipales.
·         D’abord, y a-t-il lieu de se féliciter que Pierre Laurent, durant toute les municipales, se soit fait largement « prendre de gauche » par Mélenchon et par le P.G. sur son attitude socialo-dépendante dans un très grand nombre de villes où le P.C.F. s’est accroché jusqu’à la mort à la bouée de plomb « socialiste » ?
·         Ensuite, y a-t-il lieu de féliciter P. Laurent de faire la courte-échelle à Alexis Tsipras, le social-démocrate grec qui CAUTIONNE et CREDITE plus que tout autre la dictature européenne, puisqu’il candidate à la présidence de la Commission de Bruxelles, ce directoire de l’U.E. atlantique, supranationale et antipopulaire ? En quoi sur ce point le P.C.F.-P.G.E. est-il meilleur que le P.G. ? Il est vrai qu’on peut difficilement attendre autre chose d’un dirigeant politique, Pierre Laurent, qui préside le « Parti de la Gauche Européenne », et qui à ce titre, défend mordicus l’euro et la funeste « construction » européenne en vendant aux peuples le MENSONGE de l’Europe sociale et de l’euro au service des peuples… dans un proche avenir ! Georges Marchais doit se retourner dans sa tombe !
·         Rien n’est dit pas ailleurs dans cet appel « critique » des 26 secrétaires, où il n’est au fond question que des PLACES, sur les enjeux POLITIQUES de cette élection en trompe-l’œil : en réalité, les principales décisions ont déjà été arrêtées EN COMMUN par le P.S. européen et par le Parti « populaire » européen (droite) : il s’agit tout bonnement d’aggraver l’austérité, de DURCIR les critères de Maastricht, de poursuivre le « saut fédéral européen », d’accélérer le découpage des nations en euro-régions et en métropoles, de poursuivre les négociations secrètes sur le Grand marché transatlantique, de continuer les ingérences de l’U.E. atlantique dans les pays voisins de la Russie au risque de provoquer une guerre nucléaire mondiale tout en soutenant les putschistes néo-nazis de Kiev.
Dans ces conditions, les militants du P.R.C.F. appellent ceux qui ont à cœur, non la lutte des PLACES mais le combat de CLASSE, à BOYCOTTER l’élection européenne et à préparer la contre-offensive populaire. Assez joué à ce jeu européen de mort où le capital gagne à tous les coups !
CE DONT NOTRE PEUPLE A BESOIN, CE N’EST PAS d’un FRONT « de gauche » qui finit toujours par accompagner en geignant le parti « socialiste », c’est d’un large FRONT DE RESISTANCE ANTIFASCISTE, PATRIOTIQUE ET POPULAIRE !
 
[Georges Gastaud]
 
 
Ci-dessous la lettre de 26 secrétaires fédéraux au conseil national du pcf.
 
 
Pour un Front de Gauche rassembleur et conquérant,
l’accord pour les Européennes n’est pas acceptable
 
Pendant que nos concitoyens subissent les ravages des politiques d’austérité en Europe et en France, il y a urgence de construire, à gauche, des alternatives politiques partout en Europe.
En France, les négociations difficiles entre les directions nationales des partis politiques du Front de Gauche ont conduit à un accord qui risque de compromettre la construction de telles alternatives. En sous-estimant l’apport des communistes par une sous-représentation de nos têtes de liste aux Elections Européennes au seul profit du PG, en ne laissant pas de place à des candidatures d’ouvertures, la coordination nationale du front de gauche met en danger l’avenir de notre rassemblement et risque de compromettre d’éventuelles conquêtes aux Européennes ainsi que la réélection des députés sortants.
Depuis Septembre 2013, les communistes sont engagés dans la construction de listes du Front de Gauche aux élections Européennes. A la direction du PGE, Pierre Laurent met tout en œuvre pour animer cette bataille à l’échelle Européenne avec Alexis Tsipras. Et pourtant, c’est aujourd’hui au seul PCF que sont demandés tous les efforts.
Les communistes doivent être respectés, en paroles et en actes si nous voulons que notre force militante se mobilise, si nous voulons continuer de construire le Front de Gauche ambitieux, ouvert, rassembleur et conquérant dont le pays a besoin.
Nous demandons à ce que la coordination nationale du front de gauche se réunisse dans l’urgence pour qu’un accord permette de conserver une dynamique de rassemblement respectueuse de notre diversité et de notre volonté d’ouverture.
Secrétaires Fédéraux du PCF :
Alain BACHE (Landes) ; Pascal BAGNAROL (Corrèze) ; Alain BOLLA (Var) ; William BURIAS (Cantal) ; Michel CERUTI (Lot et Garonne) ; Marie-Hélène CHAUVAT (Creuse) ; Cyril CINEUX (Puy de Dôme) ; François DIOT (Nièvre) ; Julien IBORRA (Yvelines) ; François JACQUART (Ardèche) ; Brahim JLAJLI (Charente Maritime) ; Aurélien GUILLOT (Mayenne) ; Michèle GRUNER (Vosges) ; Patrick HATZIG (Secrétaire Régional PCF de Lorraine) ; François JACQUART (Ardèche) ; Pierre LACAZE (Haute-Garonne) ; Wilfrid LUNEL (Île et Vilaine) ; Cédric LATTUADA (Marne) ; Gérard MATTERA (Haute-Marne) ; Julie MEUNIER (Meurthe et Moselle) ; Yannick MONNET (Allier) ; Alain PAGANO (Maine & Loire) ; Aline PARMENTIER (Haut Rhin) ; Aymeric SEASSAU (Loire Atlantique) ; Roger TRILICIEN (Moselle) ;
 
Note de RC : le courant d'opposition interne qui s'exprime ici joue du fétichisme identitaire sans contenu politique de nombreux militants, mais tout ce qu'il reproche au FGD, c'est d'être trop radical (c'est le comble!) et de mécontenter le PS.
Le 25 mai, le seul vote utile, c'est le boycott !

La littérature est en deuil : Gabriel Garcia Marquez est mort


La littérature est en deuil : Gabriel Garcia Marquez est mort

J’ai rencontré Gabriel Garcia Marquez en 1982, sur le quai d’une gare parisienne. Il était là, devant moi, bien en vue. Son teint basané, ses épais sourcils et sa moustache fournie, lui donnaient plus l’air d’un Arabe que d’un Latino.
Cependant, il était difficile de se tromper sur ses origines à la vue du « liqui-liqui » qu’il arborait fièrement. C’était le même costume immaculé qu’il portait quelques jours auparavant, lorsqu’on lui décerna le prix Nobel de littérature. Je fis quelques pas vers le quai, mais ses yeux me suivirent et son sourire persistant semblait me toiser.
Je décidai alors de m’approcher du romancier colombien. Son poster plus grand que nature occupait une grande partie de la devanture du kiosque à journaux. Je le regardai dans les yeux et son sourire me parut plus convivial. Sous l’affiche, une pile de livres identiques : Cent ans de solitude était imprimé en lettres blanches sur la couverture, juste au-dessus d’une maison rurale, quelques palmiers et d’autres arbres dont j’ignorais le nom.
« Cent ans de solitude » ? Comment est-ce possible ?
Je pris la décision d’acheter le livre sous le sourire bienveillant émanant de l’effigie du célèbre moustachu qui ne cessait de me dévisager.
Enfoncé dans le siège du train qui m’emmenait vers Marseille, je mis les écouteurs de mon walkman sur mes oreilles, j’y plaçai une cassette de l’album « Oxygène » de Jean-Michel Jarre. J’appuyai sur « play », augmentai le volume et ouvris le livre :
« Bien des années plus tard, face au peloton d’exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l’emmena faire connaissance avec la glace ».
Des heures durant, je m’engouffrais dans le roman comme on s’enfonce dans une forêt vierge luxuriante et tellement dense qu’il eût été impossible de retrouver le chemin du retour. Tel un scientifique ébahi devant une flore et une faune non recensées dans les livres savants, je découvris, page après page, le grimoire de cet écrivain à la plume féconde et féérique : la saga des Buendia, le village fantastique de Macondo, Melquíades le prophète gitan aux mains de moineaux et à la barbe broussailleuse, le patriarche José Arcadio Buendía, mort fou, attaché à un arbre, le colonel Aureliano Buendía qui participa à trente-deux guerres en défiant la mort, Remedios-la-belle qui monta au ciel avec des draps, la mystérieuse malédiction des enfants à queues de cochon, etc.
Arrivé à destination, je ne savais plus si j’étais à Marseille ou à Macondo. Même sans mes écouteurs, j’entendais la musique électronique de Jean-Michel Jarre bourdonner autour de moi. Même sans le livre, je n’arrivais plus à m’extirper de cette histoire hors du temps où, par le miracle des mots, réalité et magie étaient en parfaite symbiose. La mort, la vie, l’amour, la haine, la guerre, la paix, la raison et la folie défiaient la ligne inexorable du temps qui n’avait aucune emprise sur les évènements. J’avais l’étrange impression de m’être aventuré dans un monde parallèle, un monde affranchi de la gravité et de l’inertie terrestres, un monde mystérieux et sacré duquel il était impossible de sortir indemne...
Après ce choc littéraire qui n’a pas cessé de me hanter jusqu’aujourd’hui, j’ai appris à connaître Gabriel Garcia Marquez, Gabo pour les intimes. Quelle ne fut pas ma surprise de savoir, plus tard, qu’il avait sympathisé avec la révolution algérienne, dès 1956, alors qu’il vivotait à Paris et qu’il passait par des moments difficiles. Tout avait commencé lorsqu’il avait été malencontreusement embarqué par la police avec des militants algériens : son faciès d’Arabe ne l’avait pas aidé.
« Un soir, en sortant d’un cinéma, je fus arrêté dans la rue par des policiers qui me crachèrent au visage et me firent monter sous les coups dans un fourgon blindé. Il était rempli d’Algériens taciturnes, qui eux aussi avaient été cueillis avec coups et crachats dans les bistrots du quartier. Comme les agents qui nous avaient arrêtés, ils croyaient eux aussi que j’étais algérien. De sorte que nous passâmes la nuit ensemble, serrés comme des sardines dans une cellule du commissariat le plus proche, tandis que les policiers, en manches de chemise, parlaient de leurs enfants et mangeaient des tranches de pain trempées dans du vin. Les Algériens et moi, pour gâcher leur plaisir, nous veillâmes toute la nuit en chantant les chansons de Brassens contre les excès et l’imbécillité de la force publique » a-t-il raconté. (1)
Les quarante-huit heures d’incarcération lui permirent de faire la connaissance d’un compagnon d’infortune, un médecin algérien nommé Ahmed Tebbal. Une fois, relâchés, ils devinrent de grands amis et l’Algérien initia le Colombien à son combat et l’’impliqua même « dans quelques activités subversives au nom de la cause algérienne ». (2)
Gabo fût invité à plusieurs reprises en Algérie pour participer aux festivités de commémorations du premier novembre 1954, date du déclenchement de la Révolution algérienne. Ce fut le cas en 1979, pour le 25e anniversaire de ce mémorable événement. Lors de son séjour dans la capitale algérienne, il déclara à un journaliste abasourdi : « la révolution algérienne est le seul combat pour lequel j’ai été emprisonné ». (3)
D’ailleurs, c’est à l’occasion de ce voyage qu’il conçût la forme finale de son célèbre roman Chronique d’une mort annoncée. Cette œuvre est inspirée d’un fait divers concernant l’horrible meurtre d’un de ses amis de jeunesse, Cayetano Gentile Chimento par les frères Chica Salas pour une histoire d’honneur concernant leur sœur. Il confia à son biographe qu’à l’aéroport d’Alger, la vue d’un prince arabe portant un faucon avait soudain ouvert ses yeux sur une nouvelle façon de présenter le conflit entre Cayetano Gentile Chimento et les frères Chica Salas. Cayetano Gentile, un immigrant italien, est alors devenu Santiago Nasar, un Arabe, amateur de fauconnerie et personnage principal du roman. (4)
Gabriel Garcia Marquez a rejoint Remedios-la-belle. Il est mort le 17 avril 2014, le jour du 53e anniversaire du débarquement de la baie des Cochons. Probablement un clin d’œil à son ami de toujours Fidel Castro, qui sait ?
« On ne meurt pas quand on veut, mais seulement quand on peut » avait-il fait dire au colonel Aureliano Buendía.
Mais les romanciers de cette trempe meurent-ils vraiment ?
Montréal, le 19 avril 2012
http://www.ahmedbensaada.com/

Références

1. Gerald Martin, « Gabriel Garcia Marquez : A Life », Penguin Canada, 2008.
2. Gabriel Garcia Marquez, « Desde Paris, con amor », El Pais, 29 décembre 1982, http://elpais.com/diario/1982/12/29/opinion/409964412_850215.html
3. Ibid.
4. Voir référence 1
Original de l’article ici.
»» http://www.ahmedbensaada.com/index.php++cs_INTERRO++option=com_content++cs_AMP++amp ;view=art...
URL de cet article 25277

mardi 22 avril 2014

Alsace : concert néonazi pour l’anniversaire de Hitler

Alsace : concert néonazi pour l’anniversaire de Hitler

21 avril 2014 1 Imprimer ce billet Imprimer ce billet
Le lieu du concert, à Oltingue.
Le lieu du concert, à Oltingue.
Mis à jour le 22 avril à 18h :
Samedi 19 avril, dans la plus grande discrétion (les appareils photos et les téléphones portables étaient interdits sur le lieu du concert, et le concert abat été présenté comme un « repas »), des néonazis allemands ont fêté à leur manière l’anniversaire de la naissance de leur idole Adolf Hitler, non pas en Allemagne, où le culte du nazisme est sévèrement réprimé, mais en France, à une quinzaine de kilomètres de la frontière avec l’Allemagne, à Oltingue, un petit village du Haut-Rhin, en Alsace.
Concert_Oltingue_.20042014jpegDes camarades antifascistes allemands ont malgré tout réussi à localiser le lieu du concert, dans une salle polyvalente de la commune (cf. photo), et nous en ont informé. Nous avons lancé une alerte sur Twitter pour informer les gens et tenter quelque chose contre cet événement ; l’Action Antifasciste Alsace a ensuite pris le relais.
D’après les informations que nous ont envoyées des gens sur place, le concert aurait rassemblé environ 200 personnes. L’affiche nous montre qu’il s’agissait bien d’un concert organisé par des Allemands, pour des Allemands : à l’exception de la présence (à confirmer) de Blue Eyed Devils, un groupe de musique néonazi américain (le premier à se revendiquer du « hatecore »), qui s’était séparé en 2004 et se serait reformé pour l’occasion, tous les groupes appartiennent à la scène RAC allemande, et sont peu diffusés en France. Il ne semble pas d’ailleurs que les néonazis allemands aient une grande confiance dans leurs homologues français, puisque ces derniers, c’est vrai assez peu nombreux, ne semblent pas avoir été impliqués dans la programmation du concert.
Il semblerait que quelques Français et Suisses ont également fait le déplacement. En tout cas, les néonazis se frottent les mains et remercient les autorités françaises, qui les laissent faire sans encombre leur petite sauterie NS…
Blue Eyed Devils (photo non datée).

dimanche 20 avril 2014

Ukraine Nous sommes ici pour clamer notre indignation quant au rôle du gouvernement «socialiste» français



Ukraine
Nous sommes ici pour clamer notre indignation
quant au rôle du gouvernement «socialiste» français

Les événements dramatiques qui se déroulent actuellement en Ukraine sont très importants et perturbateurs non seulement pour les Ukrainiens mais pour le Monde entier. Cette prise du pouvoir par des putschistes nazis et des mercenaires  à la solde des impérialistes occidentaux, n’est autre qu’une agression caractérisée, un crime contre la paix, contre le gouvernement légitime et le peuple d’Ukraine.
Les événements démontrent qu’il n’y a pas de limite à la bassesse, l’hypocrisie, la lâcheté et la perfidie des impérialistes étasuniens et de leurs vassaux, dont le gouvernement «social-démocrate» français fait partie. Ces événements criminels, sanguinaires montrent une fois de plus que le gouvernement «social-démocrate» français, ne rechigne pas, quand les «circonstances le demandent» de se servir et de promouvoir le nazisme en Europe, comme il n’a pas rechigné de se servir et de promouvoir le takfirisme en Syrie pour ne parler que des agressions les plus récentes.
Quand il s’agit d’agresser des pays proies, pour voler leurs ressources et exploiter leur peuple, le gouvernement «social-démocrate» trouve de quoi financer les expéditions et l’aide militaire en Afrique, en Syrie… et maintenant en Ukraine. Il suffit de payer pour cela en ponctionnant le peuple travailleur, en réduisant ses couvertures sociales, en réduisant le pouvoir d’achat des retraités… sans manquer de faire au passage des cadeaux au patronat et à l’avide bourgeoisie.
Les discussions quadripartites à Genève, se déterminent par les événements qui se déroulent en Ukraine. Elles se font sous l’ombre de l’accord précédent que les occidentaux et les gangsters de Kiev ont trahi. Est-ce que les étasuniens désarmeront les nazillons du Secteur droit? Est-ce que les mercenaires étasuniens livreront leurs armes et retourneront chez eux? Les forces d’autodéfense fédéralistes de l’Est quant à elles, auront-elles confiance au gouvernement nazi pour livrer leurs armes? Les militaires et les policiers se remettront-ils sous l’autorité du gouvernement illégitime? Ce sont toutes ces questions qui défient l’accord établi à Genève.
La situation ne pourra être résolue que par l’instauration d’une constitution et une élection qui dès lors sonneront le glas du gouvernement illégitime nazi en place à Kiev. C'est-à-dire quand les forces nazies lancées par les Occidentaux ne seront plus en mesure de nuire.
En attendant nous continuerons maintenant et après à soutenir les efforts du peuple ukrainien dans la défense de sa souveraineté nationale.
18.4.2014
Signataires pour le moment:
Front antiimpérialiste, Comité antiimpérialiste, Rassemblement pour la Syrie, La Voix de la Syrie (lavoixdelasyrie.com), la Nouvelle Association Joseph Staline