jeudi 17 octobre 2013



C’est pas à l’Elysée,
C’est pas dans les salons,
C’est pas à l’Assemblée … 

La contre-réforme des retraites est injuste et frappe les travailleurs, les jeunes, les retraités.
Elle s’inscrit dans la continuité des contre-réformes inaugurées en 1993 par Balladur en visant à diminuer massivement les pensions pour affaiblir et démolir le système de répartition mis en place à la Libération par Ambroise Croizat et le mouvement ouvrier qui l’a bâti.
En prétendant hypocritement vouloir sauver le système !
A l’Assemblée le débat actuel montre que les tentatives de faire avancer une "autre réforme", d’introduire comme le font par exemple les députés du Front de Gauche des amendements visant à un autre financement en frappant et en taxant le capital se heurtent inexorablement au refus gouvernemental et au vote majoritaire socialiste.
Ils appliquent le même schéma que pour l’accord sur la flexibilité de l’emploi :
        ● des négociations sociales bidon
       ● la signature des syndicats réformistes, dirigeants CFDT en tête
● enfin La transcription dans la loi en rejetant toute modification tant soit peu favorable aux travailleurs
Seule la construction d’un rapport de force sur le terrain, dans les entreprises et dans le pays, seule l’irruption massive, déterminée, seul le TOUS ENSEMBLE bloquant l’activité économique seront susceptibles de faire entendre la voix du monde du travail.
Les actions du 10 septembre et de cette mi-octobre pour nécessaires qu’elles soient ne suffiront pas, surtout si elles minimisent la responsabilité majeure du pouvoir socialiste dans la poursuite et l’aggravation de contre-réformes réactionnaires.
C’est d’ailleurs ce que de nombreuses bases syndicales dans la CGT en particulier ont compris comme l’a illustré le rassemblement de plusieurs centaines de travailleurs et Sans emploi du 7 octobre devant l’Assemblée à l’initiative de 5 Unions locales du Pas-de-Calais avec les UL du Havre, de Vendôme …
Le silence organisé autour de cette initiative est à sa manière la preuve que c’est la voie qu’il faut emprunter afin que les travailleurs, en bas fassent prévaloir leurs intérêts et les formes d’intervention qui seules peuvent inverser le cours des choses.
             Le Front Syndical de Classe
      12 octobre 2013

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