vendredi 11 octobre 2013





De : Editions Démocrite [mailto:democrite@neuf.fr]
Envoyé : vendredi 11 octobre 2013 12:50
Objet : Mobilisation contre la criminalisation des luttes - corrigé

Grèce
Mobilisation contre la criminalisation des luttes
C'était une réponse combative à la criminalisation des luttes qu'ont donné hier midi les écoliers des écoles de Lamia. Répondant à l'appel des écoliers du 1er ΕΠΑ.Λ [EPA.L - Lycée professionnel], qui avaient été condamnés à de peines de prison ferme pour avoir occupé leur école, leurs camarades, en solidarité, ont fait un rassemblement sur la place du Parc, qui a été suivi d'une marche vers le palais de Justice.
Il est à rappeler qu'au soir du lundi 7 octobre, la police en présence du procureur avaient envahi le 1er ΕΠΑ.Λ de Lamia et arrêté 20 étudiants. Suite à l'intervention des parents, 12 d'entre eux avaient été libérés et les 8 autres poursuivis en comparution immédiate. Parmi ces étudiants 3 ont été condamnés à des peines de 20 jours et 3 autres à des peines de 4 mois de prison ferme, sans avoir eu droit à un avocat pour se défendre, ni le droit de faire appel!
à la mobilisation d'hier ont participé par des arrêts de travail de trois heures l'ΕΛΜΕ [ELME - Union des enseignants de la formation moyenne] local, l'Association des enseignants du primaire, l'Association des étudiants ΤΕΙ [Institution de formation technique] de Lamia et l'Association des Employés du commerce. Une série d'organisations ont également condamné cette pente arbitraire.
Les élèves ont fabriqué des panneaux, se sont mis en rangs et ont scandé des slogans: «Nous voulons une école publique et gratuite», «Le terrorisme ne passera pas, la lutte des étudiants le brisera», «La nouvelle génération a des idéaux, ni elle se vend ni elle se prosterne». La procession s'est terminée devant le palais de Justice, où la route a été bloquée et des slogans criés contre la condamnation de leurs camarades de classe.
Le Secrétariat national des enseignants du ΠΑΜΕ en a en exigeant l'arrêt immédiat de toute poursuite contre les étudiants de Lamia et contre tout autre étudiant, souligné que l'incident de Lamia n'était pas un cas isolé; dans de nombreux lycées et collèges du pays sont quotidiennement convoqués au commissariats de police des écoliers et leurs parents pour faire des dépositions et s'expliquer quant à leur participation à des mobilisations». «Les étudiants réagissent à la brutalité à laquelle ils sont quotidiennement confrontés dans leurs foyers et à l'école, et ils font bien. C'est ainsi que nous voulons nos enfants. Debout! Militants! Combattants!» dit le ΠΑΜΕ des enseignants.
Le Secrétariat des Jeunes du ΠΑΜΕ en appelle aux comités des Jeunes des syndicats, aux Comités de lutte dans les lieux de travail, aux Comités de chômeurs, aux Conseils des étudiants ΕΠΑ.Λ, ΕΠΑ.Σ [EPAS - écoles professionnelles], ΙΕΚ [Instituts de formation professionnelle], aux écoles de nuit, à prendre des décisions pour condamner l'arbitraire et la répression contre les étudiants du 1er ΕΠΑ.Λ de Lamia.
«Nous condamnons et dénonçons la logique de "la loi et de l'ordre" qui tombe sur la tête des jeunes gens, des étudiants des écoles de nuit, qui ont vu très tôt la brutalité du système», a dit entre autres l'ΑΣΓΜΕ [AGSME - Confédération suprême des parents d'élèves de Grèce]

———————————————-
[Ριζοσπάστης, 10.10.2013]
[Traduction Alexandre MOUMBARIS
correction Marie-José MOUMBARIS]

Aucun commentaire: