mercredi 16 juin 2010

IL FAUT FAIRE RENAITRE UN VRAI PARTI COMMUNISTE EN FRANCE

IL FAUT FAIRE RENAITRE UN VRAI PARTI COMMUNISTE EN FRANCE
 
Chers camarades communistes du PCF,
 
Regroupés dans le Pôle de Renaissance Communiste en France, nous sommes des militants communistes dont certains ont milité pendant des décennies au PCF en lui donnant le meilleur d'eux-mêmes et parfois, en risquant leur vie pour l'idéal communiste dans la Résistance armée ou à l'époque des guerres coloniales. C'est pourquoi nous avons décidé de nous adresser à vous, nos camarades, car le plus important n'est pas l'appartenance ou pas à une organisation, mais le combat anticapitaliste que nous devrions mener ensemble face à un ennemi de classe de plus en plus fascisant.
Le congrès baclé auquel vous êtes convié dans des conditions peu démocratiques a suscité l'indifférence de la majorité des adhérents du PCF.
Et pour cause: il s'agit seulement d'avaliser une orientation réformiste qui mène tout droit à la dissolution du PCF, déjà totalement dénaturé par la "mutation", dans un "front de gauche" indéfini: or celui-ci ne peut être qu'un marche-pied pour le PS tant il promeut la même illusion que la social-démocratie: celle d'une impossible réorientation progressiste de l'U.E. du capital et de sa maudite monnaie unique, qui détruisent notre pays, son industrie et sa classe ouvrière, ses acquis sociaux, ses services publics et son secteur public industriel (EDF…), sa souveraineté, son organisation territoriale, sa laïcité, sa culture et jusqu'à sa langue, peu à peu liquidée par le grand patronat au profit du tout-anglais patronal.
Or la politique proposée par la direction "mutante" du PCF ne peut qu'aggraver ce que vous vivez: le délitement du parti, la pression permanente qu'exercent sur lui les éléments sociaux-démocrates les plus déterminés à coup de scissions à répétition: les "huistes", à genoux devant le PS, et les "refondateurs" de Braouézec, Martelli, etc. C'est normal: quand la direction du Parti s'abandonne au réformisme, renie l'apport de Marx et de Lénine, fait régulièrement allégeance au PS, accepte la criminalisation du socialisme passé et de Cuba au lieu de défendre, fût-ce de manière critique, le bilan du Mouvement communiste international, quand elle refuse de partir du socialisme et de la révolution, comment n'ouvrirait-elle pas la voie aux réformistes les plus liquidateurs… auxquels l'Humanité donne largement la parole alors que les communistes dits "orthodoxes" y sont censurés et caricaturés depuis vingt ans.
Pourtant, notre classe ouvrière en colère, notre jeunesse révoltée, notre paysannerie assassinée, nos agents des services publics désossés ont besoin plus que jamais d'un vrai parti communiste menant le combat de classe indépendamment du PS, dénonçant frontalement l'odieuse "construction" européenne du capital, défendant l'indépendance de la France, proposant une stratégie de rupture révolutionnaire rassemblant autour de la classe travailleuse l'ensemble des forces populaires contre le grand capital et son UE.
Car une autre voie que la soumission au PS ou au Front de gauche est possible, comme le propose le PRCF:
-reconstruire un vrai parti de classe tourné vers la classe ouvrière et le travail dans les entreprises et les quartiers populaires, au lieu de laisser les "bobos" faire main basse sur le parti;
-aider les syndicalistes de classe à construire le "tous ensemble en même temps", au lieu de laisser Thibault dévoyer la CGT en suivant pas à pas Chérèque et la Confédération Européenne des Syndicats inféodés à Maastricht et complaisante envers SArko-MEDEF;
-regrouper toutes les forces républicaines et progressistes sur la base des fondamentaux du Conseil National de la Résistance, progrès social, souveraineté nationale, rôle central du monde du travail, nationalisations démocratiques, démocratie, laïcité;
-sortir de l'UE du capital au lieu de cultiver le MENSONGE de l' "Europe sociale" qui farde de rose le Troisième Reich européen du grand capital, cette prison des peuples qui broie nos acquis;
-cesser de légitimer Sarkozy et sa clique fascisante: non un "président" qui démolit la République, les acquis de 1789 et de 1945, n'est pas légitime. Qu'attend la direction du PCF pour accepter la proposition que nous faisons à tous les partis de gauche, non pas d'attendre 2012, quand il n'y aura plus un acquis à défendre, mais d'organiser une "MANIF DES MANIFS" pour permettre de synthétiser les multiples résistances, de commencer à sortir du "chacun dans son coin et successivement" pour créer du "tous ensemble et en même temps"?
Ces propositions n'ont rien d' "archaïque" et de sectaire. L'archaïsme c'est de répéter sans cesse la vieille stratégie d'union derrière le PS, le sectarisme c'est de s'entêter à défendre l'Europe sociale derrière Francis Wurtz, qui en est désormais à citer favorablement l'ultra-réactionnaire Robert Schuman! La modernité c'est, comme en Grèce où existe un vrai parti communiste marxiste et léniniste, de mener la RESISTANCE POPULAIRE sans souci de rester dans le sillage du PS de DSK. La modernité, ce n'est pas de rester dans les traités supranationaux du capital qui fondent l'UE de A à Z, c'est d'en sortir pour de nouveaux traités internationaux progressistes tous azimuts. Ainsi ont procédé à l'appel de Cuba les pays latino-américains de l'ALBA qui n'ont pas cherché à "réorienter à gauche" l'union néolibérale américaine imposée par Washington, qui en sont SORTIS et qui ont créé l'Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA).
C'est pourquoi, cher camarade, nous faisons confiance à ton sens critique et à ton esprit de parti, celui qui consiste à servir le peuple et non un appareil sans idées et sans flamme, et nous t'invitons à rompre les anathèmes, à participer au dialogue marxiste que nous te proposons et à construire l'unité d'action de tous les communistes qui veulent mener le combat de classe.
Car au Congrès de Tours, les militants qui décidèrent à l'appel de Cachin d'adhérer à l'Internationale communiste de Lénine et de Clara Zetkin n'ont pas décidé de "remettre le parti socialiste sur les rails de la lutte des classes" mais de se séparer des réformistes et de s'unir aux communistes organisés hors de la SFIO pour donner à la classe ouvrière française un vrai parti de classe. La poursuite de la voie réformiste conduit à la mort du PCF et à la dissolution de la République française dans l'Europe supranationale anticommuniste du grand capital. A chacun d'avoir le courage de s'y opposer.
Le PRCF

Aucun commentaire: