samedi 27 mars 2010

Après avoir œuvré à la dénaturation-liquidation du PCF les refondateurs prennent la fuite.

Après avoir œuvré à la dénaturation-liquidation du PCF les refondateurs prennent la fuite.
Il est temps que les vrais communistes du "dedans" et du "dehors" structurent leur unité d'action!


par Georges Gastaud, Secrétaire National du Pôle de Renaissance Communiste en France*

Imitant leurs prédécesseurs droitiers des années 70 (Elleinstein, Fiszbin, Damette), 80 (Juquin, Rigout, Le Pors), 90 (Fiterman), 2000 (Hue), les chefs de file du courant refondateur, Braouézec, Sève, Martelli, viennent de quitter ostensiblement le PCF pour fonder une énième structure qui irait des euro-trotskistes du NPA à certains euro-écologistes. Les idéologues refondateurs depuis trente ans, n'ont cessé de combattre à boulets rouges le marxisme-léninisme, le camp socialiste, le parti d'avant-garde et l'idée même de parti. Ils appellent ouvertement à liquider non seulement le PCF, c'est déjà largement fait, mais l'idée même d'un parti communiste. Comme le dit un ouvrier communiste de mon entourage, "les rats quittent le navire quand ils ont rongé la coque"... et que le capitaine les a nourris grassement en tapant à bras raccourcis sur les vrais communistes qui criaient casse-cou!
les dirigeants successifs du PCF, opportunistes en diable, dénués de tout courage politique et sans doute aussi liquidateurs sur le fond que leurs complices "refondateurs", ont laissé la bride sur le cou à tous ces courants très ouvertement liquidateurs. De Georges Marchais, qui clamait que désormais "on n'excluait plus au PCF pour des raisons politiques", alors que de nombreux militants léninistes du PCF -le rédacteur de ces lignes en sait quelque chose- ont été chassés du PCF qu’ils DEFENDAIENT, à MG. Buffet, qui s'est fait gloire de tolérer ce qu'aucun parti décent n'eût jamais toléré : la présence de "communistes" se présentant aux élections contre le parti un peu partout, en passant par R. Hue qui s’est offert au PS en échange d’une place de sénateur. Les dirigeants du PCF ont accompagné la déliquescence jusqu'à ce que le PCF, affilié au mouvement pro UE dit "Parti de la Gauche Européenne"(PGE), se transforme en un ectoplasme politique OU CHACUN FAIT CE QU'IL VEUT, POURVU QU'IL CRITIQUE L'URSS, LENINE ET THOREZ, la « matrice bolchevik » du PCF et qu'il RABATTE SUR LE PS AU SECOND TOUR des élections. Pire, les dirigeants du PCF ont plusieurs fois tenté eux-mêmes de doubler les "refondateurs" sur leur droite. Au cours des années 90/2000, la direction du PCF a même caressé l'idée de rebaptiser le parti et de rompre officiellement avec le mot "communiste" puisque Hue et Buffet annonçaient que "la question du nom du parti n'était plus taboue". Si ces dirigeants profondément social démocratisés, qui ont aidé Courtois et Cie à criminaliser l'URSS à l'égal des nazis, n'ont pas procédé à l'enterrement officiel du PCF, c'est surtout parce qu'ils craignaient d'abandonner le nom et l'espace du PCF aux partisans léninistes de la renaissance communiste. Aidés par les Braouézec et Cie, ils n'ont gardé l’étiquette du PCF que pour empêcher sa reconstruction.
Après le flop du "Front de gauche" aux élections (la masse des ex-électeurs communistes s'est abstenue, de toutes façons les voix du FG étaient promises par Mélenchon à son amie Aubry !), les refondateurs saisissent courageusement l'occasion de porter le coup de grâce.
A partir de là deux lignes se dessinent pour les vrais communistes qui, minoritairement, se trouvent encore dans le ci-devant parti "communiste".
-Ou bien attendre sagement, de congrès en congrès, qu'une bonne fée rouge remette le Parti "sur les rails de la lutte des classes". Les uns comptant pour cela sur Gérin, l'homme qui a aidé Sarko à monter sa diversion xénophobe sur la "burka" et a rendu hommage au fascisant Soljenitsine; les autres misant sur Bocquet, l'homme qui dénonce les délocalisations alors que, président du groupe PCF au Parlement, il n'a même pas eu le courage de voter contre l'annexion des ex-pays socialistes par l'UE, tout en critiquant sans nuance le socialisme réel; d'autres encore refusant toute unité d'action avec le PRCF sous prétexte qu'au PRCF tout le monde n'a pas en poche la bonne carte, celle du parti de Buffet et de Wurtz qui le 23 septembre 2008 « refusait de prendre part au vote » de la motion Linbald criminalisant le communisme au Parlement européen, refusant donc de dire NON à cet attentat contre la vérité historique... Cette voie sans issue est celle de l'ACCOMPAGNEMENT « de gauche » de la LIQUIDATION FINALE DU PCF en « Links Partei » (Parti de la Gauche en Allemagne). Le but poursuivi par la direction étant de faire table rase de l'espace communiste pour EMPECHER LA RENAISSANCE COMMUNISTE.
-L'autre voie est celle que propose le PRCF: ne pas opposer les communistes de l'intérieur aux communistes "de l'extérieur" du PCF, créer des structures souples pour porter ensemble l'intervention franchement communiste dans les masses indépendamment de l'appareil dénaturé du PCF... et avoir clairement en tête qu'à terme, et peut-être à court terme, les VRAIS COMMUNISTES DEVRONT SE SEPARER DES FAUX pour rendre à la classe ouvrière un parti A ELLE au lieu de l'enchaîner au PS et à l'Europe par le biais de l'appareil "mutant". Et en se séparant des faux communistes, les vrais communistes ne s'affaibliront pas comme on l'a vu en 1920, bien au contraire, c'est en cohabitant depuis des dizaines d'années avec les réformistes que le PCF a "pourri par la tête"... A terme, la visée juste, c'est que, se séparant des réformistes, les vrais communistes du dedans et les vrais communistes du dehors, qui ont le mérite de s'être organisés indépendamment du PCF pour faire vivre, fût-ce modestement, une LIGNE et une ORGANISATION communiste indépendante du PS et de l'Europe, se retrouvent dans un vrai PCF.
Car au moment où le pouvoir est organisé en avant-garde "dure" du patronat, au moment où le FN et l'UMP n'ont aucun état d'âme sur la "forme-parti" dont ils ont grand besoin pour casser la France et démolir le monde ouvrier, la renaissance d'un vrai PCF, et dans l'immédiat l'unité d'action aussi permanente et structurée que possible des vrais communistes est indispensable non seulement à ceux qui veulent CONTINUER LE COMMUNISME EN FRANCE sans attendre que le PCF se soit liquidé sans reste, mais RESISTER EFFICACEMENT A SARKOZY, rassembler la classe ouvrière et le peuple dans la résistance à l'UE, porter sans attendre une alternative à la LIQUIDATION DE LA FRANCE, de son industrie et de sa classe ouvrière.
Bref, au moment où les refondateurs rejettent la "forme-parti", la classe ouvrière a de plus en plus besoin d'un VRAI PARTI.
A l'approche du 90ème anniversaire du Congrès de Tours, le PRCF suggère à l'ensemble des forces communistes clairement anti-réformistes et anti-UE de se rencontrer, de réfléchir ensemble et de multiplier les occasions unitaires d'initiatives communistes dans les masses. Toute autre position ne peut qu'accompagner, sous un habillage pseudo "marxiste", la liquidation du PCF.

Georges Gastaud, Secrétaire National du PRCF.

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