jeudi 25 février 2010

Soutien total aux salariés de Dunkerque

Soutien total aux salariés de Dunkerque



Après trois manifestations, le 1er février à la Défense, devant le siège de Total, puis le 4 et le 12 février à Dunkerque, les six raffineries du groupe étaient en grève à 80% les 17 et 18 février, et la raffinerie de Dunkerque était occupée par les ouvriers regroupés derrière l’intersyndicale CGT-CFDT-FO-Sud. La Raffinerie des Flandres est menacée depuis des mois par une délocalisation vers l’Arabie Saoudite, où les activités polluantes ne sont pas taxées. 380 emplois sont directement menacés, et Total représente 30% de l'activité du port…



Sarkozy et Fillon sont évidemment coupables de laisser une entreprise qui a pourtant réalisé 118 millions de dollars de bénéfices en 2009 casser une grande ville pour engraisser encore plus ses actionnaires. Mais ils ne sont pas les seuls responsables dans cette affaire.



En 1981, sous le gouvernement « socialiste » Mauroy, la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) a imposé à la France un plan de casse de sa sidérurgie (- 250 000 emplois en 5 ans).

Cela portera un coup fatal aux chantiers navals de Dunkerque, dont l’activité dépendait largement de la sidérurgie. Ils fermeront en 88 : 3 500 ouvriers iront pointer à l’ANPE.

En 92, nouvelle saignée : après une lutte très dure, les dockers dunkerquois perdent le statut de 47 qui leur garantissait l’embauche via la CGT. Ils étaient alors 1 300. Aujourd’hui, ils sont 350. Adecco fournit en sus 50 à 150 intérimaires en fonction des besoins du patronat. Mais les élus de « gauche » du secteur rassurent leurs administrés : Dunkerque va rebondir en développant le tourisme (air connu…), et aussi grâce à Total et Usinor, qui possède une grosse usine sur place.



En 1995, Balladur entame la privatisation d’Usinor (fusionné avec Sacilor). Elle sera achevée par Jospin en 97… « plans sociaux » à la clé. En 2002, Jospin, toujours lui, autorise la dissolution d’Usinor-Sacilor dans le groupe européen Arcelor, dont les actionnaires (essentiellement des fonds de pension anglo-saxons) exigent de nouvelles suppressions d’emploi. Mais les européistes plastronnent : le nouveau « géant européen de l’acier » est bien moins vulnérable aux OPA hostiles que les « petites entreprises nationales », nous expliquent-ils sans rire… En 2006, le « géant » est victime d’une OPA de l’indien Mittal : débarrassé de tous les « carcans réglementaires nationaux », les fonds de pension sont naturellement allés au plus offrant.



A l’heure actuelle, Mittal, dont les bénéfices 2009 ont plafonné à 118 millions de dollars (une misère !) prépare de nouveaux plans sociaux. Le recentrage autour de Total et Mittal risque de coûter très cher aux Dunkerquois… Michel Delebarre, maire de la ville depuis 20 ans, en a été le maître d’œuvre. Il a toujours soutenu l’intégration européenne, dont la casse de la sidérurgie française est l’un des résultats les plus remarquables – et les chantiers navals de Dunkerque une des nombreuses victimes collatérales. Il était d’ailleurs ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle sous Mauroy, quand la France a achevé de liquider sa sidérurgie. C’est lui qui, en 1990, alors qu’il était ministre des Transports et de la Mer, a conçu le plan de casse du statut des dockers. Il se déclare aujourd’hui « totalement solidaire » des salariés de la Raffinerie des Flandres. Vous avez dit « Total ment » ?

Pour la généralisation des luttes

Front Syndical de Classe

Site :www.frontsyndical-classe.org–Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » H. Krazucki





Pour la généralisation des luttes



Partout dans le pays montent les luttes : dans l’Education contre la casse des lycées et des collèges, dans l’industrie pour le maintien de la production en France (automobile et métallurgie avec les Métallos CGT du Nord-Pas de Calais, avec Renault et Cat dans l’action le 24 février ; chimie avec la grève des Total contre la casse du raffinage qui se poursuit à Dunkerque alors que l’accord signé n’a apporté aucune avancée pour le site…), chez les contrôleurs aériens contre le projet de « ciel unique européen » et le démantèlement de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) menaçant l'emploi et le statut de ses 12 000 agents, dont 4 400 aiguilleurs du ciel.… Les retraités étaient dans la rue le 24 février pour défendre leurs droits et leurs pensions et affirmer leur attachement au système de retraites par répartition…



Toutes ces luttes affrontent un même adversaire : les grands groupes capitalistes, leur gouvernement, leur UE qui organisent une gigantesque casse sociale afin de financer les profits capitalistes et qui aujourd’hui veulent étrangler encore un peu plus le peuple en lui faisant payer la crise de leur système.



Le plan d’austérité imposé au peuple de Grèce est d’ailleurs un test grandeur nature de ce que le pouvoir va appliquer à tous les peuples si ceux-ci ne parviennent pas à résister : casse de la protection sociale (retraites, sécu), baisse des salaires et augmentation des impôts populaires, destruction des services publics (éducation, santé, poste, transports…)… En France, ce plan est prévu pour après les élections régionales et Alain Minc, intime de Nicolas Sarkozy comme de Martine Aubry, conseille déjà au gouvernement d’envoyer un signal fort aux « marchés financiers » en attaquant à la hache le régime des retraites.



Dans cette situation, les directions syndicales ont une fois de plus une responsabilité particulière : vont-elles appuyer les mobilisations sectorielles et partir des revendications de la base pour construire le rapport de force « tous ensemble et en même temps » ? Ou vont-elles tenter, comme en 2009, de canaliser la colère populaire par des journées d’actions espacées jusqu’à l’été en feignant de négocier la régression sociale sans limite au lieu de la combattre ?



Poser la question, c’est malheureusement déjà y répondre : à la base, de nombreux syndicats cherchent à construire par eux-mêmes le tous ensemble et n’ont plus aucune illusion sur des Etats-majors qui prouvent chaque année encore un peu plus leur « sens des responsabilités » et leur arrimage aux institutions officielles du capitalisme.



Le Front Syndical de Classe appelle à soutenir ces efforts. Il appelle ses militants à s’engager dans ce mouvement partout où ils sont : enseignants, étudiants, salariés de l’industrie, retraités… alors que les travailleurs de notre pays ne sont pas isolés : en Belgique et en Allemagne, les grèves se développent ; en Grèce, les travailleurs sont en grève générale ce 24 février, dans laquelle le syndicat de classe PAME, affilié à la FSM, joue un rôle décisif ; en Espagne, les salariés rejettent massivement la retraite à 67 ans programmée par le socialiste Zapatero…



Partout, soutenons et engageons le combat, établissons des liens entre peuples en lutte, généralisons les actions pour construire le tous ensemble en même temps seul à même de créer un rapport de force gagnant pour le monde du travail.



FSC, 24 février 2010

L'affiche de la SNCF : un avertissement qu'il faut prendre en compte... UNE NOUVELLE AFFICHE ROUGE

L'affiche de la SNCF : un avertissement qu'il faut prendre en compte...
UNE NOUVELLE AFFICHE ROUGE






Telle est l'affiche
éditée par la SNCF !

Cette mise en garde contre "les Roumains" évoque les campagnes lancées, dès avant-guerre contre "les étrangers indésirables". Cela nous a mené à l'ouverture de "camps de concentration" par les derniers gouvernements de la IIIème République, bientôt peuplés de communistes, dès septembre 39, puis de juifs, de résistants avec le régime de Vichy et l'occupant allemand.
Certes, aujourd'hui, nous n'en sommes pas là.
La SNCF se sent obligée d'ouvrir une "enquête", désavouant l'initiative...
Mais, gare, si nous ne sommes pas assez vigilants !
source: rue 89

La CGT : "vive la lutte des travailleurs grecs et espagnols !" Et la lutte des travailleurs en France ?

Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 18:23
La CGT : "vive la lutte des travailleurs grecs et espagnols !" Et la lutte des travailleurs en France ?
cgt

Message aux syndicats GSEE et ADEDY –
de Grèce





La CGT soutient les travailleurs grecs et leurs organisations syndicales, GSEE pour le secteur privé et ADEDY pour le secteur public dans leur lutte contre les suppressions d'emplois, le gel et la réduction des salaires et la réforme des retraites.



La situation en Grèce est particulièrement préoccupante notamment face aux pressions exercées par les ministres de la zone euro, la Commission européenne et la Banque centrale européenne pour une austérité renforcée pour eux, seule solution aux difficultés actuelles de la Grèce. Les résultats d'une telle politique seraient un renforcement des inégalités, une détérioration des conditions de vie et de travail en particulier des plus pauvres.



Ces luttes font écho à celles menées dans de nombreux pays de l'UE comme l'Espagne ou la France qui sont également confrontés à des projets de réforme des retraites, des pressions sur les salaires, l’emploi, les conditions de vie et de travail.



La CGT exprime son soutien total et souhaite plein succès à la grève générale d'aujourd'hui et aux mobilisations et actions revendicatives à venir à l'initiative de GSEE et d'ADEDY


Montreuil le 24 février 2010

Message aux syndicats CC.OO. et à l'UGT
d'Espagne





La CGT soutient les travailleurs espagnols et leurs organisations syndicales, les Commissions ouvrières, CC.OO, et l'Union générale des travailleurs, UGT, dans leur lutte contre la réforme des retraites et notamment l'allongement des années de référence pour le calcul des retraites de 10 à 25 ans et le recul de l'âge du départ en retraite de 65 à 67 ans.



Les travailleurs espagnols sont déjà gravement touchés par les conséquences de la crise avec un travailleur espagnol sur cinq sans emploi en particulier dans les secteurs de la construction et de l'industrie automobile.



Des milliers de travailleurs se sont rassemblés hier, 23 février dans toute l'Espagne pour lancer la mobilisation contre le passage de l'âge de la retraite à 67 ans. Cette campagne se matérialisera par des manifestations dans toutes les régions d'Espagne à commencer par l'Andalousie aujourd'hui.



La lutte des travailleurs espagnols et de leurs organisations syndicales rejoint celles menées dans de nombreux pays européens comme la Grèce ou la France qui sont également confrontés à des projets similaires de réforme des retraites.



La CGT exprime son soutien total aux travailleurs espagnols et à leurs organisations syndicales, CC.OO. et UGT.

La CGT leur souhaite plein succès dans la campagne de mobilisation et d'action pour une autre politique sur les retraites.



Montreuil le 24 février 2010
source: canempèchepasnicolas

mercredi 24 février 2010

LETTRE OUVERTE DE JACKY OMER, RETRAITE CGT AU CAMARADE P. TEXIER, SECRETAIRE GENERAL DE L'UD CGT DE LA COTE D'OR

LETTRE OUVERTE DE JACKY OMER, RETRAITE CGT AU CAMARADE P. TEXIER, SECRETAIRE GENERAL DE L'UD CGT DE LA COTE D'OR
Jacky OMER

Retraité cheminot CGT, Paris Rive Gauche

Lettre ouverte,

Au camarade P. Texier, UD/CGT, Côte d’Or. Paris le 14 février 2009





Cher camarade,

Je t’adresse ce courrier à plus d’un titre, le premier : nous sommes tous les deux cheminots et syndiqués à la CGT, le deuxième : concerne ton courrier du 4 février adressé aux camarades qui se considèrent exclus de leurs responsabilités, la dernière : dans tes écrits tu fais état du Front Syndical de Classe, ce courrier m’a été transmis et en tant que responsable national du FSC et j’y réponds.

Sans vouloir m’immiscer dans le fonctionnement de ton UD, ce qui est logique au sens de la démocratie syndicale, il n’en reste pas moins vrai que je suis assez surpris par le contenu de ton courrier et tu t’en doutes.

Avant d’en venir au fait, sache que je vais bientôt couronner mes 40 ans d’adhésion à la CGT. Depuis mon premier mandat d’élu en 1971, bien que stagiaire ADC, j’ai traversé pas mal de Solidarnosc et autres attaques du capital et des gouvernements. A titre d’exemples, je pense à la lutte des SKF à laquelle je me suis fortement impliquée. Pour la première fois, avec la CGT, nous prenions l’avion, accompagné de Viannet, pour aller manifester à Göteborg pour s’opposer à la casse de cette entreprise. Aujourd’hui, les distances se sont techniquement considérablement réduites et nous ne sommes même plus capables d’aller de Montreuil à Amiens pour défendre les « « Contis » ou dans d’autres contrés pour épauler les camarades qui occupent leur entreprise ou qui sont trainés devant les tribunaux. Je garde aussi en mémoire le montage des coordinations de 1986, par les gauchistes Cédétistes, et être aller donner un coup de main à notre camarade Le Reste au secteur de Paris Lyon. A cette époque, j’étais le SG du syndicat d’Ivry S/Seine. Par la suite, membre du bureau de secteur, j’ai terminé à PMP en faisant occuper les locaux en 1995. Que de temps écoulé ! Ceci étant, la période qui a jalonné le temps de la gauche tranquille à celle dites plurielle m’émancipe dans mon analyse et m’oblige à consentir qu’il n’y a jamais eu un abandon aussi fort de la lutte de classes qu’à présent par notre état major confédéral.

Pour justifier cette ligne déviationniste, tu écris : « …au moment où notre 49ème congrès confédéral a décidé de poursuivre son engagement vers un syndicalisme de transformation sociale ».

N’y a-t-il pas là un défaut de langage qui sous entend : engagement pour une recomposition réformisme ? Donnedu, secrétaire confédéral, confirme cette stratégie au congrès de l’UNSA, fin 2009, en présence de Chéréque, en déclarant : «… la CGT est d’accord sur l’ensemble des points, des réserves sur le dossier retraite… » Cette position s’accorde avec celle de notre SG au cours des assises de la CFDT à Etampes en Août de la même année.

Il est de fait aussi que Monks, SG de la CES, invité au colloque« Nouveau Monde, nouveau Capitalisme », en janvier 2009, par Sarkozy et Blair, a réclamé dans son allocution un deal syndical. Sa demande ressemble fort au new deal de Roosevelt pour sauver le capitalisme de sa crise de 1929. Ce congrès anti-démocratique est contradictoire dans ses écrits. Il se termine sans repères revendicatifs de classe, sans idéologie révolutionnaire, sans stratégie et tactique de luttes…il est en partie le copié collé de cette allocution.



Ensuite, tu écris, « … le syndicalisme CGT se voulait aussi démocratique … » de mémoire, la préparation de notre congrès est unique en son genre quant au manque de démocratie syndicale tant par la désignation des délégués, que par la mise à disposition des documents et le très peu d’assemblées de syndiqués tenues, voire inexistantes, dans de nombreux secteurs. Pour ma part mon délégué est rentré de congés fin octobre et n’avait toujours pas lu les documents, alors que les amendements devaient parvenir avant le 7 novembre !!!!

La véracité de mes dires se confirme par l’intervention de Sanchez, secrétaire confédéral, au CCN du 4 novembre, qui déclarait : « seulement 120 syndicats ont participé aux débats de préparation…. » à cette date nous connaissions déjà le contenu des expressions syndicales transmises. Celles-ci prévalaient d’un débat et tournure difficile à ce congrès pour la direction sortante. Pour exemple, le camarade Imbrecht à fait son apparition dans le Val de Marne à l’assemblée des électriciens ou il a été mis à mal.

Tu poursuis : « …syndicalisme n’a rien à voir avec des comportements étriqués, autoritaires, loin de toute vie syndicale collective et démocratique ».

En écrivant cela, tu veux certainement dénoncer la chasse aux sorcières qui est lancée, la casse d’UL historiques comme à Douai ou dans certaines UD ?

Tu as raison. Or tu te trompes de cible, les échos que nous avons eus du congrès sont à l’image de ce que tu écris. Les camarades du 21 que tu harangues sont des vaillants militants de terrain et complètement marginalisés, comme bien d’autres, du débat politico-écologiste de Nantes.

A ce sujet, le FSC va publier sur son site un récit, parmi tant d’autres, d’un délégué qui a participé au congrès. Son témoignage est assez éloquent !

Quand tu parles « d’aggloméré au FSC, ou manipulé » je te laisse responsable de tes écrits critiques mais sache que le FSC n’existe dans ses actes que depuis fin septembre 2009. A l’heure actuelle en plus des adhésions individuelles, plusieurs syndicats, UL et autres sections de retraités y ont adhéré. Pour ma part, je pense que notre existence doit permettre, à juste titre, de pouvoir remettre sur les rails notre CGT de lutte de classes et de masse dont ces termes ont été bannis de nos statuts.

Je te joins nos statuts pour que tu puisses savoir ce qu’est le FSC.

Pour information, l’autre week-end, je suis allé à un départ en retraite de trois camarades, 2 UFCM et un ADC. Plus de 300 camarades présents (1/3 du nombre de délégués à Nantes) dont des cadres de notre organisation de tous niveaux, secteurs, UL, UD, FD, syndicats bien évidemment, de 5 à 10 régions différentes. Après plusieurs discussions concernant notre stratégie et tactique de luttes et la prise de connaissance du dernier décret ministériel sur la retraite à 65 ans pour le cheminots, sache que moins de 20% des camarades présents soutiennent la ligne de Thibault et sont dépités de voir J.Decaillon SG adjoint de la CES. Notre prochain congrès de cheminots à Reims donnera son verdict !

Au sujet de Joël (retraité depuis 10ans) et sa nouvelle responsabilité, voila là une belle contradiction à gérer et d’autant plus déconcertante, que Bernard avait dit avant le congrès : « … chacune des générations a fait la CGT de son temps (lutte de classes et de masse ?). Il est indispensable aujourd’hui de faire de la place aux jeunes et de leur permettre de prendre des responsabilités dans l’organisation » ! Il est vrai qu’au congrès une majorité de complices à la ligne transformatrice en cours n’a pas manqué de dire : « … les retraités se comportent comme des dinosaures du mouvement syndical » ! Ou comme l’a dit aussi Sanchez au CCN du 4/11/O9 : « certains voudraient revenir à un syndicalisme d’avant-garde éclairé ! »’

Il semble que ces camarades, oublient trop vite les élections présidentielles de 2002 et ce que Séguy avait dit : « … comment en sommes nous arrivés-là » ?

Dinosaures, admettons, à ce sujet le camarade de notre FD, Eric Férrere, qui plaide pour une revendication « révolutionnaire » avec l’âge du départ à la retraite pour tous à 60 ans. Il jongle avec révolutionnaire, étymologiquement il devrait se rapprocher un peu de la théorie marxiste à ce sujet et saurait que le capitalisme ne s'effondre pas de lui-même et trouve toujours une issue à ses crises, si les peuples n'opposent pas leur propre activité révolutionnaire, même sous une forme encore à peine ébauchée. « La retraite pour tous à 60 ans » dit-il, cela n’est-il pas paradoxal en tant que cheminot ? Dinosaures d’un côté pour les uns et recul de l’âge de départ à la retraite pour les autres.

Cette nouvelle revendication sous entend que les conventions collectives et les statuts ne sont pas révolutionnaires puisque leur mise à plat est programmée avec la maison commune des retraites ?

Je ne sais pas dans quelle position doit se trouver notre camarade P.Semard, mais je pense qu’il n’aurait pas été loin de dire que tout cela ressemble fort à la collaboration de classe que ce soit en cette période ou lors de celle que lui et B.Frachon ont connu et que le devoir de mémoire nous autorise à rappeler.

Au sujet de cette triste période, j’ai pu lire un courriel d’un de tes responsables qui faisait allusion à la collaboration, en parlant des bannis. Sache que ce responsable peut prendre note qu’au FSC nous avons des camarades qui se battent, à l’initiative de P.Pranchére, résistant corrézien. Dans son courrier il dénonce : « Tous les partis politiques ayant un groupe ou des sénateurs au sénat sont directement impliqués car, c’est à l’unanimité que l’imprescriptibilité des crimes de guerre, qui existe actuellement dans la législation française a été supprimée en présence de la garde des sceaux d’alors, Madame Rachida Dati ». Si ce responsable est aussi attaché qu’il l’a écrit au devoir de mémoire, et veut dénoncer réellement cette période noire de l’histoire, je lui transmets par ton intermédiaire la lettre de P.Pranchére adressée aux partis politique et associations. Souhaitant que ce responsable passe de la réflexion aux actes en faisant circuler celle-ci sur l’UD et en y apportant son soutient, merci.

N’oublions pas aussi que lors de cette triste période notre camarade de la CGT, Louis Saillant, qui était président du CNR, Conseil National de la Résistance, fut le premier secrétaire de la FSM, Fédération Syndical Mondial. Pourtant, au 48éme congrès les ténors de notre CGT se sont empressés de nous faire quitter la FSM au nom d’une non appartenance au communisme afin de se réfugier dans le giron de la CSI, voila peut-être ce qu’est être révolutionnaire ? Cette nouvelle confédération est l’accouplement d’un deal entre le sabre et le goupillon. La CMT, confédération mondiale du travail, financée par la CIA et la CISL, confédération syndicale libre financée par le Vatican. La CSI ne fait guère parler d’elle actuellement avec les derniers événements en Grèce, ce qui n’est pas le cas de la FSM qui elle est aux côtés de ceux qui luttent contre l’exploitation capitaliste.

Il est vrai que la CSI va bientôt siéger avec le G20, situation plus confortable pour accompagner le capital. Si cela n’est pas de la collaboration de classe comment pourrait-on la baptiser ? Transformation sociale peut-être ?

Cher camarade, j’espère que nous aurons l’occasion de débattre de tout cela un jour, car il n’y a aucune raison de ne pas se retrouver dans la lutte, si nous avons le même adversaire de classe, sachant que la barrière sociale n’a que deux côtés !

Barrière Sociale et « transformation sociale de la CGT, disais-tu », pour ma part, tout comme pour les camarades du FSC et ceux de nombreux syndicats CGT, nous ne nous considérons pas comme des partenaires sociaux du patronat et pas plus du gouvernement, s’est cela être indépendant !

En principe, il est juste de reconnaitre dans la vie comme partenaire celle ou celui avec qui il est accepté de partager sa couche ou qui porte, lors d’une compétition, un maillot de la même couleur, à la différence de ce que nous entendons et voyons aujourd’hui.

Crois moi, la vérité est toujours très dure à entendre, mais j’ai comme une très forte conviction que les exclus et Bannis par ton UD, portent le même maillot que ceux de la classe ouvrière et ne sont pas manipulés ou récupérés, comme tu le dis. En tous les cas ils ne sont pas corrompus, à la différence de ceux qui participent aux groupes confrontations avec le patronat ou comme d’autres qui boivent le champagne avec Parisot, Sarkozy et à Lisbonne. Cette photo a été prise quelques jours après le 49éme congrès de Nantes ou Bernard avait dit à l’ouverture : « certains voudrait faire croire que je suis atteints de Sarkozisme aigu » !


thibaud.jpg


Voila pourquoi nous faisons notre, au Front Syndical de Classe, la citation de l’ancien secrétaire général de la CGT, Henri Krasucki en introduction au livre de B.Frachon : « Aux rythmes des jours »:

« Rien n’a fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès, en rassemblant l’ensemble des travailleurs, que fut fondée la CGT.

Or la lutte de classes n’est pas une invention c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaudrait pour la classe ouvrière à se livrer pieds et mains liés à l’exploitation et à l’écrasement » !


Bonnes luttes, fraternellement, Jacky Omer

jeudi 11 février 2010

MGB ne répond pas : le communistes des 1er et 2ème insistent

Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 11:01
MGB ne répond pas : le communistes des 1er et 2ème insistent

Lundi 8 février 2010
Lettre ouverte de la section Paris 1er et 2ème
à Marie George Buffet


Chers camarades, chers amis,

Vous trouverez ci-dessous la lettre ouverte que nous adressons à Marie-George Buffet, qui refuse toujours de donner la moindre réponse à la pétition dont nous vous avons déjà parlé deux fois, avant et après l'expulsion de notre section par la police et un huissier envoyé par Patrice Bessac.

Vous avez déjà été nombreux à nous manifester votre soutien en signant notre pétition. Notre seul espoir est d'obtenir encore plus de soutiens, pour faire reculer nos expulseurs. Il est de plus en plus clair qu'il ne s'agit pas d'un combat entre communistes sur deux lignes politiques (qu'il serait déjà scandaleux de faire arbitrer par voie policière), mais d'un affrontement entre des militants politiques décidés à le rester, et à conserver les moyes qu'ils ont acquis pour leur militantisme, et des "dirigeants" qui ne pensent qu'en termes de spéculation immobilière.

Cette pétition peut être signée sur le blog http://reveilcommuniste.over-blog.fr/ext/http://62ruemontmartre.over-blog.com/ , où vous trouverez aussi toutes les informations à ce sujetCette pétition peut être signée sur le blog http://reveilcommuniste.over-blog.fr/ext/http://62ruemontmartre.over-blog.com/ , où vous trouverez aussi toutes les informations à ce sujet.

Bien fraternellement,

Emmanuel Lyasse, pour la section

Lettre ouverte à Marie-George Buffet

Chère camarade,

Tu trouveras jointe la pétition de défense de notre section, que tu connais déjà, avec la liste de ses signataires à ce jour. Leur nombre atteint 388, dont 31 adhérents de notre section qu’on prétend exclure du PCF malgré eux et malgré les statuts, 15 membres du Conseil national du PCF (dont les secrétaires de quatre fédérations), cinq membres du Conseil départemental de Paris, de nombreux adhérents du PCF, de nombreux anciens adhérents aussi, dont beaucoup ont été chassés du Parti de la manière dont on veut nous en chasser.
Comme tu dois t’en douter, nous sommes étonnés de ne pas avoir reçu de réponse de ta part à notre envoi de la première liste de signataires. Nous avons été scandalisés d’apprendre que tu avais répondu à ce sujet à Pasquale Noizet lors du CN que ce n’était pas le lieu pour en parler. Nous trouvons pourtant dans les statuts que tu as fait adopter au congrès où tu es devenue secrétaire nationale que « Le conseil national, représentatif de tous les communistes, qui est l’organe souverain du Parti entre deux congrès » et que « La souveraineté appartient aux adhérent-e-s. Ils et elles l’exercent et l’organisent tant personnellement que collectivement dans toutes leurs activités de communiste, dans leur section, ou éventuellement leur cellule, de leur lieu de résidence ou de travail, par leurs élus aux conseils départementaux et au conseil national ».

Quand une section entière du PCF se trouve exclue par l’arbitraire d’un secrétaire fédéral, quand celui-ci a recours à la police pour l’expulser de son local, quand l’avis de la Commission des Conflits reste lettre morte, quel est donc « le lieu » où elle doit s’adresser à la direction nationale pour obtenir justice, si ce n’est pas le CN ?
Considères-tu vraiment qu’il est normal de ne s’adresser à nous que dans les prétoires, et uniquement par avocate, puisque à chacune des trois audiences que nous avons subie, celle-ci s’est trouvée seule, sans aucun représentant de la fédération, sans même le supposé secrétaire de section Georges Matti, sans aucun des innombrables (parce qu’invisibles) adhérents de sa section fantôme ?

Faudra-t-il donc que nous en venions à utiliser les meetings des élections régionales pour informer les électeurs des activités politico-immobilières du candidat sortant Patrice Bessac ? Nous aurions eu tendance, spontanément, à considérer que « ce n’était pas le lieu ». Mais si c’est le seul que tu nous laisses, il nous faudra bien nous ranger à ton avis là-dessus.
Nous sommes aujourd’hui une section sans local, ce qui est d’autant plus difficile pour nous que la plupart des adhérents militent sur leur lieu de travail, mais sont obligés d’habiter fort loin du quartier : nous ne pouvons donc envisager de nous réunir chez l’un d’entre eux. La dernière réunion a eu lieu au Café du Croissant, ce qui est hautement symbolique, mais moins commode. Les courriers sont mis sous enveloppe par des camarades chez eux, à l’autre bout de Paris. Ceux des travailleurs et habitants du quartier qui savaient où rencontrer des communistes (puisque nous étions présents au local tous les après-midi en semaine), n’ont plus cette possibilité : ce ne sont pas nos expulseurs qui la leur donneront puisque, selon leurs dires même, le local ne servira pour eux qu’à tenir une réunion de temps en temps.

Nous acceptons d’autant moins cette situation que, comme tu le sais fort bien, ce local a été acheté en 1970 par souscription parmi les militants du IIe arrondissement, et depuis entretenu exclusivement par eux, puis par la section Ier-IIe après la fusion. Patrice Bessac et Jérôme Relinger semblent avoir renoncé à prétendre que nous avions élu à la place de Simonne un nommé Georges Matti, inconnu de nous pour justifier l’expulsion. Son avocate, devant l’échec manifeste de cette farce, se borne désormais à revendiquer froidement le droit du propriétaire d’expulser des occupants à titre gracieux pour retrouver la jouissance de son bien.

Tu sais comme nous que cette propriété est fictive, et que les prétendus occupants à titre gracieux ont payé la totalité des charges revenant normalement au propriétaire depuis quarante ans, après avoir financé l’achat du local. Le transfert gratuit en 1993 des parts de la SCI Montmartre à la SA Rochechouart, à la demande de la fédération et dans un souci de sécurisation, n’a absolument rien changé sur ce point.

Patrice Bessac et Jérôme Relinger utilisent donc un dispositif établi alors dans un esprit de confiance mutuelle pour consolider la propriété des communistes parisiens sur leur locaux comme moyen de spoliation. Ils font appel à la justice en considérant la SA Rochechouart comme une société immobilière comme les autres, ce qu’elle n’était pas pour ses fondateurs.
Si tout s’était passé de façon conforme aux lois dont ils réclament l’appui, ce serait seulement une magnifique escroquerie. Nous ne pourrions donc que constater qu’ils préfèrent opérer un vol légal qu’obéir aux principes de l’organisation ouvrière, au risque de discréditer encore plus le Parti, et te demander si, en tant que secrétaire nationale de ce Parti, tu les soutiens vraiment.

Mais si tu as comme nous, et comme les conseillers que nous avons dus consulter, des doutes sur la légalité de la construction et du fonctionnement de cette SA, tu dois être consciente que cette façon de procéder, en plus d’être odieuse, est extrêmement dangereuse même du point de vue de ceux qui l’emploient. Si ce minable hold-up par voie judiciaire et policière devait conduire à un débat public sur la façon dont le Parti a géré le patrimoine immobilier des communistes, cela pourrait avoir des conséquences sans commune mesure avec le bénéfice que la fédération de Paris espère apparemment tirer de la vente d’un local qui ne lui appartient pas.

C’est bien pour cela que nous n’avons pas jusque là voulu nous aventurer sur ce terrain. Quand on nous a attaqués, en janvier 2009, par serrurier, nous avons riposté par serrurier. Quand on nous a assignés en mars 2009 sur des arguments liés aux statuts du PCF, nous avons fait les preuve que ces statuts nous donnaient raison. Quand, fin novembre, Patrice Bessac a une fois de plus, et malgré l’avis de la Commission des Conflits, refusé de nous remettre nos cartes et de reconnaître notre souveraineté et nos votes, nous avons choisi de répondre politiquement par une pétition à la direction nationale. Nous ne pensions pas alors recueillir si facilement tant de soutiens. Mais nous ne pouvions imaginer que la direction nationale refuserait de nous répondre.

Si tu méprises non seulement nos droits, mais aussi ceux de tous les camarades qui nous soutiennent, si on ne peut parler de notre spoliation dans les instances du Parti, si la direction ne s’adresse à nous que dans les tribunaux, et pour y parler d’une propriété qui n’existe pas, il ne nous restera d’autre recours que de produire tous les éléments dont nous disposons sur cette prétendue propriété.

Ne vaudrait-il pas mieux parvenir rapidement à une solution raisonnable, fondée sur le respect des statuts du PCF et de l’histoire de ce local ?

Espérant t’avoir convaincue qu’il était urgent d’agir en ce sens, nous t’adressons nos fraternelles salutations.

Par Réveil Communiste