lundi 27 décembre 2010

Un militant CGT privé de tout droit à Hérouville Saint Clair (14)

Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /2010 14:02
Un militant CGT privé de tout droit à Hérouville Saint Clair (14)

* Blog : Le site du

* Front Syndical de Classe
* Le site du Front Syndical de Classe

Halte à l’acharnement antisyndical
UNION LOCALE CGT

D’HEROUVILLE SAINT CLAIR
ET COMMUNES ENVIRONNANTES

1018 quartier du Grand Parc 14200 HEROUVILLE SAINT CLAIR TEL/FAX 02.31.95.75.24



HALTE à l’acharnement antisyndical

Depuis le 1er décembre 2010 notre camarade Rémi Aillaud, secrétaire administratif à l’Agence Régionale de Santé de Basse-Normandie est, par arrêté du Ministre Roselyne Bachelot-Narquin, exclu des fonctions, et donc du service, pendant un an dont 6 avec sursis. C’est une mise à pied très lourde de six mois sans rémunération et primes, sans droit à l’assurance chômage (ce droit n’existe pas pour les fonctionnnaires), sans droit au Revenu de Solidarité Active (idem). Il ne dispose pas de fortune ou d’épargne personnelle. Trouver un travail pour six mois avec son cursus et son âge est mission impossible. Le directeur qui a demandé cette sanction (Monsieur Magda J., ancien directeur de la DRASS) et l’a obtenue souhaite sa mort sociale. C’est pire qu’un licenciement.

Cette sanction serait infligée, selon l’arrêté, pour appel à la désobéissance du Personnel (au moment de la mise en place de la RGPP, de la loi Bachelot et des ARS), pour atteinte au droit de réserve et harcèlement du directeur et de ses proches collaborateurs !

Or notre camarade a bénéficié d’un classement sans suite de la part du Procureur de la République pour le prétendu harcèlement et de trois décisions de la justice administrative annulant la sanction initiale résultant du Conseil de discipline du 12 février 2010. Le nouvel arrêté est tout aussi illégal que le premier.

En fait Rémi est l’objet d’un montage avec, en son cœur, une cabale de 7 personnes. Il est à noter que depuis son arrivée à la DRASS de Basse-Normandie, dès la création du syndicat CGT, sauf périodes d’accalmie liée à la personnalité des directeurs, il a été la cible d’un dénigrement personnel de même que le syndicat dans son ensemble. Surtout quand le syndicat se développait et accroissait son influence électorale.

ARS, RGPP : BACHELOT MET A PIED UN MILITANT CGT

Prolongeons notre solidarité à un moment où tant de militants sont ciblés !

La vraie raison : la lutte menée contre le démantèlement de l’Etat Républicain au ministère de la Santé par la création des Agences Régionales de Santé et la Révision Générale des Politiques Publiques qui se traduisent notamment par la disparition des DRASS et des DDASS. Les luttes menées localement pour la défense des intérêts collectifs du personnel, pour le maintien des garanties statutaires, contre l’entassement de 350 personnes dans un bâtiment prévu pour 200, contre la disparition des locaux syndicaux.



Le but de cette sanction : décapiter le syndicat pendant la période de mise place des restructurations administratives et immobilières.



L’Union Départementale du Calvados, l’Union locale d’Hérouville St Clair et le syndicat CGT de l’ARS appellent à la solidarité et à un RASSEMBLEMENT devant le Tribunal Administratif de Caen

Le LUNDI 3 JANVIER 2011



A 10 HEURES précises



3, rue Arthur Le Duc CAEN

(face à la Prairie, entre la place Foch et le cours Koenig)

BLANCHIMENT D’ARGENT : LE CAS DU COUPLE ALASSANE OUATTARA LES ENTREPRISES ÉCRANS

BLANCHIMENT D’ARGENT : LE CAS DU COUPLE ALASSANE OUATTARA

LES ENTREPRISES ÉCRANS

Mdi Panafricain,

samedi 4 décembre 2010

Il faut noter également que Aici.Sa de Madame Ouattara est propriétaire à 100% de la Sarl Malesherbes Gestion, au capital de 1 million FF, soit 100 millions Fcfa, et dont le siège est situé à 3 rue Mérimée Paris 16e. Cette société spécialisée dans la gestion d'immeubles résidentiels emploie une vingtaine de personnes avec des chiffres d'affaires largement supérieurs à ceux de Aici.Sa sur la même période de 1995 à 1998. Respectivement, on a 652,8 milliards Fcfa en 1995 ; 726,3 en 1996 ; 709,5 en 1997 et 812,6 milliards Fcfa en 1998. Madame Ouattara dont les biens se confondent ainsi à plusieurs niveaux avec ceux de son époux est aussi propriétaire de Radio Nostalgie Afrique dont le siège est basé 22, rue Boileau Paris 16e, avec un capital de 2.500.000 FF, soit 250 millions Fcfa. De cette entreprise dont Ahmed Bakayoko, actuel ministre des Nouvelles technologies de la communication sous la bannière du Rdr de Dramane Ouattara, est l'un des administrateurs, découle Radio Nostalgie Côte d'Ivoire. Notons que cette radio, dans sa volonté de défendre la cause de l'homme politique, a souvent eu maille à partir avec les populations abidjanaises. En outre, madame Ouattara est titulaire de franchises Jacques Dessanges, des espaces très fréquentés, aux Etats-Unis et particulièrement à New York. Ces quelques structures qui ont été repérées, exerçant dans les secteurs les plus divers et ayant un lien direct ou indirect avec les Ouattara, leur permettent de blanchir des fonds provenant de pratiques illicites. Dans le même but, Dominique Nouvian a eu la géniale idée de créer l'association « Children of Africa » dont le siège est à New York avec des bureaux à Paris, dans les locaux de Aici.Sa et à Abidjan. Cette structure humanitaire est un maillon essentiel dans le procédé assez complexe pour faire circuler, loin de tout soupçon, l'argent sale. Fait remarquable, indique le document des renseignements généraux français, c'est Dramane Ouattara en personne qui est le représentant légal de « Children of Africa » en France. Et comme par hasard ( ?) le compte principal de l'Ong est logé à la City Bank de New York. Dans l'impossibilité de trouver des éléments de réponse à certaines questions relatives aux ramifications entre Aici.Sa, Children of Africa et l'homme politique ivoirien, la Dgse aurait décidé de poursuivre les investigations dans ce sens. Afin de mettre au grand jour les pratiques par lesquelles des fonds devant alimenter les caisses de l'Etat français lui échappent, par le bien de l'Ong.

UN ISRAÉLIEN COMME HOMME LIGE

Renseignés sur le fonctionnement des paradis fiscaux et judiciaires, dotés de systèmes très complexes qui ont pour but d'empêcher la localisation de fonds d'origine illicites, les agents des services secrets français ont passé au peigne fin les opérations menées sur les différents comptes dont l'existence a été révélée. Mais aussi toutes les actions menées sur des comptes soupçonnés d'avoir un lien direct ou indirect avec les Ouattara. Ils ont fini par se rendre compte, souligne une source, que Ouattara s'est offert les services d'un Israélien rompu aux arcanes de la haute finance. Du nom de Midale Simon, ce proche du couple, expert comptable ou avocat de formation, largement rémunéré pour ses services, est le patron visible de l'empire financier frauduleux des Ouattara. Toujours entre deux avions, il est soit en déplacement pour exécuter les ordres de son employeur et séjourne régulièrement à Abidjan, Genève, Tel Aviv (Israël), dans les îles Caraïbes, dans les îles anglaises et aux Etats-Unis. L'Elysée et Matignon en sont persuadés, Midale Simon est le gestionnaire des avoirs de Alassane Ouattara dans les paradis fiscaux. Très discrets, les renseignements de l'Hexagone notent que l'homme a le profil de l'emploi et joue bien son rôle en tant que prête, nom. Mais pendant combien de temps encore Ouattara pourra-t-il continuer de se cacher derrière ses sociétés écrans et autres prête-noms pour continuer de ne pas payer des impôts au fisc français ?

TROIS MOIS AVANT LE COUP D’ÉTAT DE 1999

Néanmoins, des indices existent, qui permettent d'établir un lien entre la fermeture du compte de Ouattara en France, le transfert de ses fonds dans les paradis fiscaux où la confidentialité sur les mouvements financiers est très rigide, et les événements marquants de la Côte d'Ivoire post Houphouët-Boigny. En octobre 1999, la guerre ouverte entre les héritiers Bédié et Ouattara atteint son point culminant. En effet, courant juillet 1995, l'ancien premier ministre décide de quitter son poste de directeur général adjoint du Fonds monétaire international (Fmi). Il annonce son retour en Côte d'Ivoire où il compte disputer à Henri Konan Bédié le fauteuil présidentiel qu'il n'avait pu accaparer par la force à la mort de Houphouët-Boigny. Il s'en suit un mandat d'arrêt lancé contre lui par le pouvoir en place, pour « faux sur l'identité et usage de faux documents administratifs ». Ouattara qui avait certainement mûri son idée avant d'annoncer son départ du Fmi ne se laissera pas pour autant intimider, lançant à maintes reprises des menaces à peine voilées à celui qui est aujourd'hui son allié dans le cadre du Rhdp. « Lorsque je déciderai de frapper ce pouvoir, il tombera », ne cessait-il de répéter. Le 24 décembre 1999, c'est chose faite. Bédié est renversé par le général Guéi et Ouattara se fait présenter comme étant le nouveau président de la République de Côte d'Ivoire dans l'avion qui le ramène de Paris où il vivait en exil. Les mois qui suivent, les Ivoiriens finiront par se rendre à l'évidence qu'il était le véritable commanditaire de « La révolution des œillets » version ivoirienne. Le choix des paradis fiscaux pour loger ses avoirs en France dès octobre 1999, soit moins de trois mois avant l'entrée en scène du général Guéi et ses jeunes gens, n'était donc pas fortuit. Les renseignements généraux français qui avaient choisi jusque-là de fermer l'œil sur les activités des Ouattara indiquent même clairement dans leur rapport que ce sont ces fonds qui ont servi à fomenter le coup d'Etat. Et au- delà, la quasi-totalité des actes attentatoires à la sûreté de l'Etat, particulièrement le coup d'Etat manqué de septembre 2002 qui a engendré la rébellion. Avec le soutien de la France alors dirigée par Chirac qui vouait une haine viscérale à Laurent Gbagbo.

ENRICHISSEMENT ILLICITE!

Une manne, nous l'avons souligné, constituée parfois dans des conditions irrégulières et gardée dans les paradis fiscaux à travers le monde. Son passage à la tête du gouvernement entre 1990 et 1993 avait été déterminant pour l'ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) qui profitera de la maladie du président Houphouët-Boigny pour pomper les caisses de l'Etat. Premier ministre et ministre de l'Economie et des Finances, les recettes des différentes régies financières, y compris le trésor public, convergeaient vers la Primature où le seul maître à bord du navire Ivoire à cette époque, se servait à sa guise. Lui seul avait la maîtrise du mécanisme mis en place pour la gestion de ces ressources. Une bonne partie de cet argent échappera totalement à l'Etat, transportée en Europe de façon régulière par l'ancien premier ministre. Le prétexte était tout trouvé : l'hospitalisation du chef de l'Etat agonisant dans les hôpitaux français, puis en Suisse. Les fréquentes visites à son chevet permettront, en tout cas, à Ouattara de disposer dans des comptes ouverts dans les banques européennes des centaines de milliards. Il avait pourtant été appelé à la rescousse par le vieux pour assainir les caisses de l'Etat. Tous ces fonds ont été convoyés, nous le signifions, hors du pays et placés dans les paradis fiscaux. Avec les investigations menées par les renseignements français au sujet des Ouattara, on peut le dire, le voile se lève progressivement sur les origines des fonds dont Ouattara se sert pour mettre sans cesse à mal la sûreté de l'Etat ivoirien depuis plus d'une décennie. Il se bat bec et ongles pour s'installer au palais présidentiel du Plateau. N'hésitant pas à combattre une rébellion qu'il a lui-même élevée contre la République.

POURQUOI MAINTENANT?

La célérité avec laquelle une enquête a été commanditée par le président français au sujet de Ouattara et son épouse soulève des interrogations. Surtout que Nicolas Sarkozy fut le témoin de mariage de Dramane Ouattara avec qui il a beaucoup d'amis en commun. A son arrivée à l'Elysée, le président du Rdr et le Rhdp avaient jubilé, voyant en Sarko celui qui viendrait parachever l'œuvre de Chirac. Tout est parti du fait que l'opposant politique échappe aux fichiers des services des impôts de la France dont il se targue d'être un allié. C'est donc pour avoir le cœur net sur cette question, au moment où les élections approchent à grands pas en Côte d'Ivoire, que le président français instruit les services de renseignements français. Une tâche qui ne sera pas au-dessus des moyens des services secrets français qui avaient déjà mené pareille investigation sur Ouattara, du temps de la transition militaire du général Guéi Robert. Le dossier avait été déposé en son temps sur la table de Jacques Chirac qui avait préféré le mettre dans le fond de son tiroir. Il est remis au goût du jour. Avec de nouvelles annotations qui tiennent compte de la réalité du moment. Et dont le contenu est clair sur le clair- obscur qui entoure les relations que Ouattara entretient avec la France. Sous le prétexte des visites donc au Bélier de Yamoussoukro dont l'état de santé préoccupait la nation tout entière, Ouattara fera sortir du pays des fonds énormes. Sans avoir à rendre compte à qui que ce soit. Chaque semaine, il prenait la destination de l'Europe où il planquera son butin dans les paradis fiscaux. Des personnes qui ont participé à ces opérations de transferts de fonds et que nous avons pu rencontrer dans le cadre de nos investigations sont convaincues que ce sont des centaines de milliards qui ont été ainsi emportés entre 1993 et 1994. Le général Abdoulaye Coulibaly, (né à Adjamé, originaire de Banfora, Burkina, et non de Korhogo, contrairement à un autre Général Coulibaly de Korhogo, issu de la famille Gbon) qui était le pilote d'Houphouët-Boigny, à en croire ces témoins des faits dont certains travaillaient à Codival, est bien placé pour dire la destination de ces fonds. Décembre 1993, Houphouët- Boigny décède ... mais Ouattara peut désormais jouir de la manne importante dont il dispose, logée dans les banques suisses, dans la principauté de Monaco, au Luxembourg... Avec la dévaluation, les montants emportés deviennent deux fois plus importants. Du simple au double. Dans sa tentative de faire main basse sur le pouvoir par tous les moyens, y compris les coups d'Etat, il n'hésitera pas à s'en servir. En dehors des fonds emportés des caisses de l'Etat, qui ont permis à Alassane Ouattara d'ouvrir des comptes dans les paradis fiscaux, Ouattara dispose de biens immobiliers et autres à travers le monde. Des biens acquis pour la plupart avec l'argent volé dans les caisses de l'Etat. Avec le concours de Mme Dominique Nouvian Folleroux, la patronne de l'Agence internationale de la commercialisation immobilière (Aici) qui deviendra plus tard son épouse, de nombreuses réalisations du patrimoine de l'Etat passeront aux mains de Ouattara. Contre un franc symbolique ou moyennant des sommes en deçà de la valeur des biens ainsi frauduleusement acquis". Exemple : leur appartement du boulevard Suchet à Paris appartenait à Houphouët. « Hors de la Côte d'Ivoire, il faut dire que le leader du Rdr a acheté à des millions de dollars en Haiti une vaste plantation de canne à sucre. Cela, sur conseil de son parrain, feu Grégoire Yacé Philippe. Aussi possède-t-il des bateaux commerciaux qu'il s'est offert après son départ de la primature, qui lui rapportent énormément. Au Burkina Faso, il détient une cimenterie rachetée et qui n'est pas le seul bien à son actif dans ce pays. Mais c'est au pays d'El Hadj Oumar Bongo que se concentrent la plupart de ses biens. Un parc maritime et des biens de natures diverses à son nom sont dans ce pays de l'Afrique centrale où l'ex-chef de l'Etat Omar Bongo qui se présentait comme son parrain lui faisait de nombreuses faveurs.

Par ailleurs, le fonctionnaire international qui a des liens solides dans le milieu de la haute finance depuis Dakar, se livre au blanchiment d'argent. Ayant une parfaite maîtrise des flux financiers à travers le monde, l'ancien premier ministre se sert de structures écrans pour se livrer à des activités pour le moins répréhensibles. Ainsi, derrière les actions de haute portée humanitaire dont l'Ong Children's of Africa, qui est une propriété de son épouse peut se vanter, circule de l'argent sale. Le circuit que suit ce réseau est tellement complexe et bien pensé qu'il serait impossible à n'importe quel spécialiste de la lutte contre le blanchiment d'argent d'épingler l'Ong. De nombreuses sociétés exerçant dans les secteurs les plus divers, donc beaucoup d'affaires et de sous, se cachent en tout cas derrière le choix des Ouattara de s'adonner à une activité humanitaire. Outre Children's of Africa, il y a Jacques Desange. Et une autre structure comme l'International institute for Africa (Iia) basée à Washington, avec délusion entre Ouattara et cette société. Elle a été mise sur pied depuis son passage à la Primature et a pour mission essentielle de financer de façon subtile les activités subversives du leader politique et de faire du lobbying à son profit dans certains cercles. Mais bien entendu, cette structure de droit américain tire ses revenus du recyclage de l'argent sale en provenance de pays sous embargo. A l'image du Liberia et de la Sierra Leone où la vente de diamant et d'or a été longtemps interdite par le conseil de sécurité de l'Onu. Au pays où il a vécu de longues années en tant qu'étudiant puis directeur général adjoint du Fmi, il a pu intégrer les réseaux mafieux de vente d'armes et c'est par des sociétés écran telles l'International institute for Africa (Iia) qu'il a armé sans discontinuer les auteurs des coups d'Etat à répétition qui déboucheront sur une rébellion après un énième échec en septembre 2002." Le président du Rdr dispose de plusieurs comptes dans les paradis fiscaux et des pays comme la France et les Etats-Unis où il a des intérêts. En Suisse et à Luxembourg particulièrement, on dénombre au total six comptes où s'effectuent des opérations de diverses natures. Selon qu'il s'agisse d'une activité lucrative ou d'une autre se rapportant à ses activités politiques ou subversives. Dans ce dernier cas, c'est l'International institute for Africa (Iia) qui est actionnée. Cette structure qui est sa propriété comme nous l'avons déjà indiqué plus haut, détient un compte à la Dexia Banque internationale à Luxembourg sise à 69 rue d'Esch, L-2953 Luxembourg. « Dexia Banque internationale à Luxembourg est une banque à vocation résolument européenne. Le compte de Alassane Dramane Ouattara dans cette banque date de juillet 1999. Et le fait qu'il porte le nom de la société de droit américain ne doit pas étonner car il s'agit d'une société écran. Le vrai propriétaire du compte est bel et bien Alassane Ouattara comme ont pu le confirmer des hauts cadres de l'établissement bancaire qui ont requis l'anonymat pour des raisons de confidentialité. A en juger par sa date de création, on se rend bien compte que c'est au moment où il démissionnait de son poste de directeur général adjoint du Fmi. Il annonça dans la même période son désir de rentrer en Côte d'Ivoire pour y prendre part à la vie politique. Surtout, il envisageait de se présenter à la présidentielle. Quelques mois après, soit en décembre 1999, alors qu'il venait de dire publiquement qu'il allait attenter à la sûreté de l'Etat, une banale mutinerie emportera le pouvoir Bédié ».

Source: democrite

samedi 25 décembre 2010

Servier, "client historique" de Nicolas Sarkozy

Servier, "client historique" de Nicolas Sarkozy
Par LEXPRESS.fr, publié le 23/12/2010 à 15:00



Dans son édition de ce jeudi, Libération évoque les liens entre le père du Mediator, Jacques Servier, et Nicolas Sarkozy, à l'époque où il était avocat d'affaires.


Le fondateur du plus grand laboratoire pharmaceutique français Jacques Servier est une bonne connaissance de Nicolas Sarkozy. Très bonne, même. Dans l'enquête que Libération consacre ce jeudi au laboratoire ayant créé le Mediator, un proche de l'Etat va même jusqu'à reconnaître que Servier était un "client historique" du chef de l'Etat lorsque ce dernier était avocat d'affaires.

Dès sa prestation de serment en 1981, il entre comme stagiaire et devient collaborateur de l'avocat Guy Danet. "Très vite, il travaille pour le compte de Servier, à l'époque un tout petit labo français", dévoile le quotidien. Nicolas Sarkozy gardera ce client privilégié tout au long de sa carrière d'avocat.

En 1987, il créé son cabinet en s'associant avec deux autres avocats Arnaud Claude et Michel Leibovici. A ce moment là, Nicolas Sarkozy conseille Jacques Servier en "matière de droits des associés et droit de l'immobilier", mais également en matière fiscale. But de la manoeuvre, selon Libération: "Eviter de payer des impôts".

Fin 1990, le laboratoire fait appel à l'avocat d'affaires Nicolas Sarkozy au sujet de "son projet de créer une fondation". Celle-ci voit le jour en 1998, grâce à laquelle il transfère le capital de sa société pour garantir son indépendance future et préparer sa succession. Il s'agit surtout d'écarter "la menace d'OPA" sur son laboratoire.

Après plus de 18 ans d'étroite collaboration, il était bien normal que le chef de l'Etat remercie son "client historique". Membre du Premier Cercle de donateurs de l'UMP, Jacques Servier a été décoré par Nicolas Sarkozy en janvier 2009 de la grand-croix de la Légion d'honneur.

"La Nation vous est reconnaissante de ce que vous faites"

A cette occasion, le président de la République ne tarissait pas d'éloge: "Vous vous êtes battu toute votre vie pour soulager et pour guérir, pour proposer aux médecins et à leurs patients des médicaments efficaces. [...] La Nation vous est reconnaissante de ce que vous faites", s'était-il extasié lors de la cérémonie selon une information publiée par les Inrocks.

Mis en cause dans ce qui ressemble de plus en plus à un scandale sanitaire, le père du Mediator nie toute responsabilité de sa société et va même jusqu'à imaginer un complot contre Nicolas Sarkozy: "Il y a peut-être l'idée d'embêter le gouvernement", rapporte ainsi Le Post.fr.

Si le chef de l'Etat souhaite la "transparence la plus totale" sur l'affaire Mediator, comme il l'a affirmé mercredi 22, ses liens avec Jacques Servier suscitent de multiples interrogations.

Le président de la République aurait-il encore un rapport avec les laboratoires Servier? L'EXPRESS.fr a contacté son ancien cabinet, rebaptisé Arnaud Claude & Associés pour savoir si Jacques Servier était encore un de leurs clients. Le cabinet n'a pas souhaité répondre, affirmant qu'il s'agissait d'informations "confidentielles". S'il a mis sa carrière d'avocat entre parenthèses depuis son entrée au ministère de l'Intérieur en 2002, Nicolas Sarkozy possède encore 34% des parts du cabinet qu'il a cofondé.


source: democrite

jeudi 23 décembre 2010

Communiqué commun du Pôle de Renaissance Communiste en France, de l’Union des Révolutionnaires Communistes de France et du Rassemblement des Cercles

Communiqué commun du Pôle de Renaissance Communiste en France,

de l’Union des Révolutionnaires Communistes de France

et du Rassemblement des Cercles Communistes

Le 12 décembre 2010, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées à Paris, dans une salle privée payante, pour commémorer le congrès de Tours où fut créé le PCF et appeler à développer l'unité d'action communiste au service des luttes sociales dans notre pays.

Ce meeting était organisé de la manière la plus transparente qui soit par deux organisations parfaitement légales, le PRCF et l'URCF, avec la contribution du RCC.

Ont notamment salué le meeting Georges Hage, ancien doyen de l'Assemblée nationale et Henri Alleg, écrivain et journaliste communiste bien connu.

Le meeting a été conclu par un message de Jean Sanitas, héros de la Résistance et par une intervention de Léon Landini, officier de la Légion d'honneur au titre de la Résistance, ancien combattant des FTP-MOI, grand Mutilé de Guerre.

Quelle ne fut la surprise des organisateurs quand ils constatèrent que deux policiers en tenue, envoyés sur ordre (par qui?), se sont présentés à l'entrée du meeting. Courtoisement, mais en manifestant une gêne certaine, ces policiers ont réclamé et relevé les identités de l'un des organisateurs présents devant les personnes présentes. Celui-ci a vivement protesté contre ces méthodes intimidatrices sans précédent. Les policiers en tenue ont également demandé combien il y aurait de participants et à quelle heure finirait le meeting…

Le grand résistant communiste Pierre Pranchère, ancien FTPF engagé dans les maquis de Corrèze à l'âge de 15 ans, ancien député de la nation, est alors allé discuter avec les policiers, leur a exposé ses états de service… et n'a eu pour toute réponse que l'ordre de présenter à son tour sa carte d'identité qui, elle aussi, a été soigneusement recopiée. Ce qui n'a pas été sans rappeler à notre camarade de sombres périodes de son activité militante…Si telle est désormais la pratique générale à Paris, c'est scandaleux et attentatoire à la liberté d'expression de tous.

Au-delà des communistes nous espérons que les organisations démocratiques, ouvrières et antifascistes se joindront à notre protestation contre cette pratique intimidatrice bien dans la ligne d'un pouvoir dangereux, amateur de fichage, de criminalisation du communisme et du mouvement syndical de lutte, et d'espionnage de l'opposition politique.

La municipalité de Paris et ses groupes politiques de gauche sont interpellés par ce type de comportement policier sur le territoire de leur ville et nous leur demandons de protester sur la méthode, indépendamment du fait que des mouvements communistes étaient visés cette fois-ci.

On peut cependant se demander si la police parisienne est allée le même jour relever les identités des autres mouvements organisant des évènements consacrés au Congrès de Tours. Si c'est le cas, c'est encore plus scandaleux et nous proposons à ces organisations, quelles que soient nos divergences sur d'autres points, de protester de concert avec nous contre l'intimidation et l'ingérence policière dans l'activité indépendante des partis et mouvements politiques.

La police parisienne va-t-elle également relever l'identité de M. Coppé devant ses invités quand le secrétaire général de l'UMP, nommé par le président de la République en titre (lequel est pourtant censé être l'arbitre de la nation aux termes de la Constitution), organise des réunions publiques à Paris? Nous en doutons fortement. Il y a là un sujet d'enquête pour journaliste indépendant…

Le régime actuel est de plus en plus clairement liberticide. Il est temps que l'ensemble des démocrates engage l'action contre ses agissements. Aujourd'hui, les hommes du pouvoir se servent de la police pour tenter vainement d'intimider et peut-être de ficher les communistes fidèles aux idéaux révolutionnaires du Congrès de Tours. Qui viseront-ils demain?

Quant aux communistes qui ont voté unanimement un texte d'unité d'action dimanche, que M. Hortefeux sache qu'il en faudra beaucoup plus pour les intimider. Ils reçoivent au contraire la délicate attention du Ministère de l'Intérieur comme une preuve que l'action des militants communistes que nous sommes au service du peuple ne laisse pas indifférent le pouvoir en place au sortir du grand affrontement de classes qui vient de secouer le pays.

Les signatures

Pour le Pôle de Renaissance Communiste en France,

Georges Hage, a. doyen de l’Assemblée nationale, Léon Landini, a. officier FTP-MOI, Grand Mutilé de Guerre, officier de la Légion d’honneur au titre de la Résistance, Pierre Pranchère, a. député, a. FTPF, Jean-Pierre Hemmen, Fils de Fusillé de la Résistance, président PRCF, Georges Gastaud, philosophe, secrétaire national, Antoine Manessis, membre de la commission exécutive.

Pour l'Union des Révolutionnaires Communistes de France,

Maurice Cukierman, membre du Comité Exécutif, Jean-Luc Sallé, Secrétaire Général, Jean Sanitas, ancien résistant FTPF, Pierre Martin, Résistant, Libérateur de la Préfecture de Police

Pour le Rassemblement des Cercles Communistes,

Michel Decourcelles, responsable de la Coordination Communiste 59/62

Se joignent à cette protestation :

Henri Alleg, journaliste communiste, Annie Lacroix-Riz, historienne.

Le député du Douaisis, Jean-Jacques Candelier,

a interpellé le ministre de l'Intérieur au sujet de cette intrusion.

QUESTION ÉCRITE n° 431

M. Jean-Jacques Candelier alerte M. le Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration sur une intrusion policière dans un meeting politique.

Le 12 décembre 2010, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées à Paris, dans une salle privée, pour commémorer le congrès de Tours où fut créé le PCF et appeler à développer l'unité d'action communiste au service des luttes dans notre pays. Ce meeting était organisé de manière transparente par deux organisations légales, le PRCF et l'URCF, avec la contribution du RCC. Ont notamment salué le meeting M. Georges Hage, ancien doyen de l'Assemblée nationale, et M. Henri Alleg, écrivain et journaliste. Le meeting a été conclu par un message de M. Jean Sanitas, héros de la Résistance, et par une intervention de M. Léon Landini, officier de la Légion d'honneur au titre de la Résistance, ancien combattant des FTP-MOI, grand mutilé de Guerre. Au cours de ce meeting, les organisateurs ont constaté que deux policiers se sont présentés et ont relevé les identités de militants présents. Dans un pays de libertés comme la France, il lui demande comment il est possible qu’aient cours des méthodes d’intimidation et de fichage de l’opposition communiste. Il lui demande si tous les meetings partisans font l’objet de telles opérations de surveillance, l’impression étant que, concernant les partis soutenant le Gouvernement, les forces de l’ordre se voient confier des missions de sécurité et non d’espionnage politique.

source:el diablo

mercredi 22 décembre 2010

De la BIELORUSSIE à la COTE d'IVOIRE, HALTE AUX INGERENCES DE LA PRETENDUE "COMMUNAUTE INTERNATIONALE"

De la BIELORUSSIE à la COTE d'IVOIRE, HALTE AUX INGERENCES DE LA PRETENDUE "COMMUNAUTE INTERNATIONALE"

               En Biélorussie, le président Loukachenko vient d'être réélu président avec plus de 70% des voix. Immédiatement, les forces de droite, brandissant le sinistre drapeau de l'impérialisme européen, descendent dans la rue pour contester l'élection.
               Le crime de Loukachenko est en effet impardonnable: comme nous l'apprend l'inénarrable Pujadas, toujours aux avant-postes du conformisme européiste et de l'anticommunisme le plus grossier, Loukachenko est un ancien membre du PCUS, il n'a pas fait déboulonner les statues de Lénine, l'économie est toujours collectivisée et planifiée, l'industrie biélorusse n'a pas disparu, la Biélorussie refuse d'adhérer à l'UE et à l'OTAN, elle entretient des rapports fraternels avec la Russie et, chose rarissime dans la belle Europe actuelle, "les salaires et les retraites sont toujours payés rubis sur l'ongle ce qui garantit à cet ancien directeur de kolkhoze une grande popularité chez les petites gens" (phrase entendue ce soir même, sur un ton de reproche, au 20 h de France II)!). Ce qui bien entendu est très mal quand on voit l'U.E., poussée par le FMI du "socialiste"Strauss-Kahn et par l'Internationale "socialiste" de Papandréou, imposer partout de gravissimes politiques d'austérité.
               Immédiatement, on voit donc toute la vraie droite et toute la fausse gauche européistes et ANNEXIONNISTES sommer la Biélorussie de traiter avec douceur les opposants, comme si les jeunes qui ont manifesté contre Sarkozy au soir du 6 mai 2007 n'avaient pas été massivement matraqués et condamnés de manière expéditive par la justice de classe!
               Comme si plusieurs milliers de salariés et de jeunes actifs dans les blocages n'avaient pas été malmenés ou réquisitionnés par l'appareil répressif d'Hortefeux lors du mouvement pour sauver les retraites ! Comme si la répression antisyndicale ne frappait pas durement tous ceux qui contestent l'ordre néolibéral qui est en train de plonger dans la régression sociale et dans l'humiliation nationale des pays entiers, de l'Irlande au Portugal, de l'Islande à la Grèce en passant par l’Espagne et par la Roumanie! Comme si dans TOUS les ex-pays socialistes de l'Est, les sondages ne montraient pas de manière massive que les peuples, expérience faite, regrettent massivement les acquis bien réels des régimes socialistes et ne condamnent pas massivement l'intégration européenne capitaliste et atlantique, synonyme de misère pour les masses, de perte de l'indépendance nationale, d'américanisation forcenée de la culture et de dictature du FMI et de l'OMC!
               La réalité, c'est que dans l'Europe actuelle, tout ce qui va dans le sens de l'exploitation capitaliste est célébré comme une "avancée démocratique" même s'il s'agit des pires régressions sociales et démocratiques.
               Notre propos n'est nullement de dire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes dans la Biélorussie de Loukachenko: mais tout simplement, il revient aux Biélorusses de faire la loi dans leur pays sans que la dictature européenne et ses parrains américains viennent dicter leur loi aux Biélorusses. Puissions-nous également, dans notre propre pays vassalisé, décider de notre avenir économique et social, préserver notre langue de l'invasion du tout-anglais, rétablir notre souveraineté monétaire, politique, diplomatique, etc., sans recevoir sans cesse les diktats de Bruxelles et de Berlin, relayés sur notre sol par un pouvoir qui préfère les marchés internationaux à son propre pays.
              
               La situation en Côte-d'Ivoire est évidemment très différente de celle de la Biélorussie. Néanmoins, c'est encore la question du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes qui constitue la dimension centrale de la situation politique tendue de ce pays d'Afrique.

               Mais quel que soit le jugement qu'on peut porter sur Gbagbo, membre de l'Internationale socialiste, et sur Ouattara, homme-lige du FMI et de la "Communauté internationale", -c'est-à-dire en réalité de l'impérialisme euro-atlantique-, il revient aux Ivoiriens et à eux seuls, avec l'aide au besoin des peuples africains frères, de rétablir la concorde civique menacée. Sarkozy, l'homme du "discours de Dakar" qui a insulté "l'homme africain" et l'accusant de ne "pas être entré dans l'histoire", est le dernier à pouvoir faire preuve d'arrogance au sujet de l'avenir de la Côte-d'Ivoire. Chacun sait que derrière le régime UMP, ce sont les sociétés transnationales de la "Françafrique", qui se mue de plus en plus en "Franceuropafric" qui parle, somme, commande! Les propos tenus par Sarkozy ne peuvent que pousser à l'affrontement et à la guerre civile en Côte-d'Ivoire tout en attisant le ressentiment contre notre pays et contre les travailleurs français qui vivent en Afrique.
               Il revient aux Ivoiriens, il revient aux Africains et à eux seuls, de régler le problème ivoirien en ouvrant des perspectives démocratiques, nationales et sociales à ce pays que le régime néocolonialiste de Houphouët-Boigny a laissé dans un état critique. Quant à l'Europe et aux USA, attendre d'eux qu'ils règlent les problèmes d'autrui alors qu'ils sont la principale cause d'oppression, d'injustice et de misère dans le monde, ce serait aussi intelligent que d'attendre d'Al Capone qu'il se transforme en Père-Noël.
               Plus que jamais, l'impérialisme est l'ennemi majeur des peuples, de la paix. Plus que jamais, défendons le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et souvenons-nous du mot de Jean Jaurès: "la souveraineté politique du peuple est le socle de l'émancipation sociale".
 
 Daniel ANTONINI
Pôle de Renaissance Communiste en France
http://www.initiative-communiste.fr

Grand succes du meeting unitaire du PRCF et de l’URCF et du RCC.

Grand succes du meeting unitaire du PRCF et de l’URCF
Compte rendu du meting commun
PRCF URCF RCC


source : PRCF



Sur la base de la déclaration unitaire adoptée par le PRCF, l’URCF et le RCC, en avant pour l’unite d’action des communistes fideles au congres de Tours!



Malgré les circonstances climatiques qui ont pesé sur les déplacements Paris-Province, le meeting commun de l’URCF et du PRCF, organisé à Paris ce 12 décembre, est un grand succès.

Le PRCF avait proposé ce meeting commun en juin dernier à toutes les organisations se réclamant du communisme véritable et un appel vibrant et très applaudi à ce meeting commun avait été lancé par G. Gastaud lors de son intervention au stand du PRCF à la fête de l’Humanité.



Nos camarades de l’URCF avaient aussitôt répondu de manière très favorable. Les camarades du RCC, conviés également, qui n’avaient pu répondre initialement à l’appel pour des raisons techniques, avaient fait savoir qu’ils étaient également intéressés par cette initiative et qu’ils souhaitaient être associés à la déclaration finale.



A. Manessis donnait également lecture d’un bref message de Georges Hage s’associant de cœur à l’initiative. Environ 200 personnes étaient donc rassemblés dimanche 12 décembre à la salle des Diaconnesses.



A la tribune du meeting, co-présidé par Maurice Cukierman et par Antoine Manessis, avaient pris place Annie Lacroix-Riz, Georges Gastaud, Jean-Luc Sallé, Léon Landini, Antoine Manessis, Emmanuelle Kraemer, rejoints sous les ovations par notre camarade Henri Alleg.



Annie Lacroix-Riz, historienne réputée, présenta d’abord brièvement les circonstances historiques du Congrès de Tours et les points de comparaison possibles avec l’actualité politique de la France et du monde.

Georges Gastaud et Jean-Luc Sallé présentèrent ensuite tour à tour le point de vue de leur organisation respective. Tout en insistant sur l’idée qu’une fusion des trois organisations n’est pas à l’ordre du jour, chacun insista fortement à sa manière sur la nécessité de s’unir dans l’action, non pour “remettre le PCF sur les rails de la lutte des classes” (L. Landini déclarera même pour conclure que les dirigeants mutants du PCF avaient déjà vendu la voie ferrée!), mais pour opérer une claire démarcation entre les réformistes et les communistes, comme cela fut fait à Tours à l’initiative de Cachin et de Vaillant-Couturier (cf ci-joint le discours de G. Gastaud; le PRCF est tout disposé à mettre aussi sur son site les déclarations des camarades de l’URCF et du RCC).



L’adhésion de l’ex-parti socialiste à la 3ème Internationale n’a pu se faire à l’époque qu’en démasquant les dirigeants pseudo-conciliateurs comme Longuet qui, à l’intérieur du PCF, voulaient empêcher que les vrais révolutionnaires du dedans et du dehors de la SFIO ne se retrouvent unis pour construire un vrai PCF et donner un débouché révolutionnaire aux luttes sociales.

Cette affiliation à la 3ème Internationale n’a pu fonctionner en outre que par le travail de liaison des militants communistes avec les syndicalistes révolutionnaires de l’époque, les Midol, Routhie r et autres Montmousseau. Chacun des orateurs insista sur le parallélisme avec la situation actuelle. Qu’est-ce qui a manqué au grand mouvement de l’automne pour les retraites sinon un vrai parti communiste ciblant clairement le pouvoir sarkozyste, dénonçant la “construction européenne” capitaliste et le méga-plan d’austérité continental mis en place pour sauver le maudit euro des financiers.

Et surtout, tout en pointant au positif les orientations stratégiques propres aux deux organisations, les orateurs insistèrent sur le fait qu’à notre époque, il était essentiel pour les vrais communistes de peser ensemble pour créer une dynamique permettant aussi aux communistes qui sont dans le PCF d’empêcher que les pseudo-conciliateurs et centristes du PCF ne stérilisent ad vitam aeternam le mouvement pour faire renaître et reconstruire un vrai parti communiste: ce qui est décisif à cet égard, c’est un vrai “pacte d’unité d’action” des communistes authentiques, soulignait G. Gastaud.



A la suite de quoi E. Kraemer (D. Antonini étant excusé) donnait lecture du communiqué commun du PRCF, de l’URCF et du RCC pour soutenir la déclaration du PC de Grèce: celui-ci vient de condamner durement l’organisation par le PCF muté d’un congrès du Parti de la Gauche Européenne qui a donné sa présidence à Monsieur Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Le PCG, dont les trois organisations présentes s’engagent à diffuser ensemble la déclaration, caractérise de manière extrêmement claire et franche le véritable contenu de classe contre-révolutionnaire de ce PGE dont le PCF se pose désormais en chef de file européen.

G. Gastaud avait dénoncé dans son discours la duplicité du PCF qui, tout en feignant de célébrer le congrès de Tours (le même jour que celui du meeting annoncé du PRCF et de l’URCF, mais ce type de comportement inélégant n’a pas été le fait des seuls dirigeants mutants), préparait activement le Congrès de Tours à l’envers à l’échelle de l’UE supranationale au moyen de ce PGE, véritable courroie de transmission de l’anticommunisme et de la social-eurocratie au sein des PC d’Europe.

G. Gastaud lançait même l’idée qu’en réalité, le PGE n’était pas autre chose que la reconstitution petit-bras de feu la “Deuxième Internationale et 1/2″ dont se moquait Lénine, et que les conciliateurs de l’époque avaient mise sur pied pour ralentir l’adhésion au Komintern.

Après une brève pause, un débat animé par Maurice Cukierman et Antoine Manessis permit à la salle de s’exprimer.

En dehors de deux interventions anti-unitaires parfaitement hors-sujet et auxquelles M. Cukierman et A. Manessis répliquèrent sereinement, ce fut surtout l’espoir de l’unité communiste dans les luttes qu’exprimèrent les syndicalistes communistes Dimitri, Bernard, Ali et Roger Silvain, ce dernier expliquant comment le Front syndical de classe, dans son indépendance et sa diversité, entendait regrouper sans sectarisme les militants de lutte exaspérés par les trahisons des appareils confédéraux, analogues contemporains de Jouhaux.



L’avocate M. Weyl dénonça les pratiques liberticides extrêmement préoccupantes du régime sarkozyste.



Dans le cadre de ce débat, William Roger, salua les participants et les organisateurs de la tribune du meeting au nom des cercles du RCC et il expliqua dans quel esprit son organisation soutenait la déclaration commune discutée en amont.

Léon Landini, qui lut un message de Jean Sanitas, enthousiasma ensuite la salle en rappelant comment le congrès de Tours avait rendu possible le Front populaire, la Résistance antifasciste et les conquêtes de la Libération en forgeant un parti communiste qui associait le patriotisme, l’internationalisme, l’antifascisme et le marxisme-léninisme. Sa déclaration fut saluée par une ovation debout.



La déclaration commune PRCF-URCF-RCC, elle aussi ovationnée par la salle, fut conclue aux accents de l’Internationale.



Au nom des trois organisations, G. Gastaud intervenait brièvement pour dénoncer l’intrusion policière que la police de Sarkozy-Hortefeux venait de tenter pour intimider les organisateurs. Chose jamais vue de mémoire de militant, deux policiers en tenue s’étaient en effet présentés à l’entrée du meeting pour relever l’identité des organisateurs (cela a-t-il été le cas au dernier meeting de l’UMP?) alors que le rassemblement se tenait, à des conditions payantes et donc privatives, dans une salle privée, et non sur la voie publique.



Accompagné de G. Gastaud, Pierre Pranchère, qui rallia les FTP à 15 ans, allait alors déclarer sa qualité d’ancien résistant et d’ancien député de la nation aux jeunes policiers fort gênés… qui néanmoins et sur ordre, osèrent demander sa carte d’identité à ce grand patriote.



Les trois organisations vont donc protester ensemble contre cette nouvelle manifestation du glissement fascisant de l’actuel régime qui, néanmoins, par son comportement pseudo-intimidateur, manifeste à sa manière que le mouvement vers l’unité des vrais communistes inquiète le pouvoir: hommage du vice à la vertu qu’il nous faut prendre comme un encouragement à poursuivre! à paraître incessamment sur notre site et sur IC, les trois déclarations communes adoptées ou en cours d’adoption par les 3 organisations: déclaration politique finale du meeting, déclaration de soutien au PC de Grèce contre l’activité anti-Mouvement communiste international de P. Laurent et du PGE, protestation commune des trois organisations aux autorités policières.
TEXTE REPRIS SUR
Réveil Communiste
source canempechepasnicolas

GRACE A LEURS COPAINS JEAN-FRANCOIS COPPE ET CHRISTIAN JACOB, LES DEPUTES MENTEURS N'IRONT PAS EN PRISON !

Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /2010 10:36
GRACE A LEURS COPAINS JEAN-FRANCOIS COPPE ET CHRISTIAN JACOB, LES DEPUTES MENTEURS N'IRONT PAS EN PRISON !
!

Tefy Andriamanana -

Marianne

Mardi 21 Décembre 2010

Jean-François Copé et son fidèle Christian Jacob refusaient toute sanction contre les députés ayant sciemment caché des éléments de leur patrimoine. Raté. Ils échapperont toutefois à une peine de prison.


(Flickr - Guillaume Paumier - cc)
(Flickr - Guillaume Paumier - cc)
Contrairement aux préjugés, il existe une droite qui refuse le tout carcéral et la répression à tout va. C'est le cas de Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP et de son fidèle Christian Jacob, président du groupe à l'Assemblée.

Le duo refusait au départ toute sanction pénale contre les députés ayant « sciemment » omis de déclarer des éléments de leur patrimoine ou en ayant fait une « évaluation mensongère » à la Commission de transparence financière de la vie politique. Ce contrôle est prévu lors de l'élection ou réélection puis à la fin de son mandat pour éviter tout conflit d'intérêts ou enrichissement frauduleux pour les parlementaires. Jean-François Copé a d'ailleurs été souvent critiqué à ce sujet cumulant ses fonctions d'avocat d'affaires et de député.

Un premier amendement au projet de loi organique relatif à l'élection des députés discuté en ce moment à l'Assemblée prévoyait une peine de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende pour les députés fraudeurs.

Ce à quoi s'opposaient Copé et Jacob qui ont déposé un amendement supprimant cette disposition. Pour eux, « il est inutile que la Commission devienne une sorte d’autorité judiciaire préalable, ou une juridiction de fait, dotée de pouvoirs d’investigation ». L'amendement a d'abord passé la commission des Lois lundi après-midi mais en séance de nuit, tout s'est compliqué.

Fronde à l'UMP
En effet, jusque dans les rangs de l'UMP, on a refusé un tel laxisme. Jean-Luc Warsmann, président UMP de la Commission des Lois, a même estimé qu' « On ne peut pas envoyer le message ce soir que lorsque quelqu'un fraude délibérément, il ne se passe rien ! ». Face à une telle fronde, Copé et Jacob ont dû retirer leur amendement. Xavier Bertrand, grand rival de Copé, en a bien sûr profité pour tacler son successeur à la tête de l'UMP, pointant du doigt un amendement « incompréhesible ».

Mais leurs collègues leur ont offert une porte de sortie honorable. Un nouvel amendement du rapporteur UMP Charles de la Verpillère, cosigné par Jacob, a été présenté. Il maintient la peine de 30 000 euros d'amende mais supprime les deux ans de prison. Il a été adopté. La gauche et le Nouveau Centre ont voté contre.

Contacté par Marianne2, le député Lionel Tardy, opposé à l'amendement Copé-Jacob, rappelle lui « l'engagement de François Fillon en septembre 2009 de mettre en place des sanctions pénales contre les fausses déclarations » . Et il fustige l'hypocrisie de la situation : « le commun des mortels peut avoir une peine de prison ferme pour un vol simple mais un député en cas de déclaration sciemment erronée n'a rien » ajoutant qu'« on ne peut pas mettre les députés au-dessus des lois » .

Des députés lobbyistes ?
Le député Tardy avait également proposé en vain un amendement interdisant aux députés de devenir avocat-conseil au cours de leur mandat. L'avocat d'affaires Copé a dû se sentir visé.

Son collègue dénonce le mélange des genres : « La plupart des députés qui veulent devenir avocats au cours de leur mandat, ce n'est pas pour s'occuper de divorces, c'est pour l'aspect "affaires" et lobbying ». De ce fait, les clients des députés-avocats pourront être particulièrement intéressés par « leur carnet d'adresses, l'entregent ». Mais les députés se sont opposés à cet amendement renvoyant la question des conflits d'intérêts à la commission mise en place par Nicolas Sarkozy suite à l'affaire Woerth.

Mais tout n'est pas encore fini, des débats auront encore lieu en janvier à l'Assemblée puis au Sénat. Puis les chambres feront une deuxième lecture avant le vote final. Et là, rien ne s'oppose à un retour, par la petite porte, de l'amendement Copé-Jacob.

TEXTE REPRIS SUR
LE BLOG DE JACQUES TOURTAUX
source:canempechepasnicolas

la CGT va-t-elle perdre son "T" ?

La CGT va-t-elle perdre son "T" ?

Chantiers_2006_04_num11.jpgOn sait que le mot “travailleur” a mauvaise presse, surtout dans un contexte politique ou social ; il est même devenu un “gros mot” au Parti socialiste si l’on en croit Pierre Mauroy. Il n’est pas jusqu’à la CGT (1) qui ne l’ait banni de son vocabulaire : un ouvrage intitulé Le Syndicalisme à mots découverts (2) nous apprend que travailleur apparaît des centaines de fois dans les résolutions de ses congrès des années 1970 pour quasiment disparaître à l’aube des années 1990. Le plus souvent remplacé par salarié (3).

Cette substitution “fait sens” (n’ayons pas peur d’utiliser nous aussi la langue de bois) : le travailleur exerce un métier, effectue une tâche, en bref il agit, apporte sa contribution à la société ; le salarié ne se définit plus que par la rétribution reçue de son employeur : il est remis à sa juste place, dans sa dépendance fondamentale. De sujet actif, il est devenu passif. Une substitution lexicale qui résume et illustre à la perfection les évolutions idéologiques de ces dernières décennies.

Justement, la CGT se proposait, à sa fondation, de lutter pour l’émancipation du travail, et donc d’”abolir le salariat”. Bernard Thibault en a-t-il seulement entendu parler ? En toute logique, la CGT va-t-elle devenir CGS (”S” pour “salariat”) ? A défaut d’abolir le salariat, elle aura du moins aboli travailleur.

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(1) dont le “T”, rappelons-le, est pour “travail” (Confédération générale du travail).

(2) Le Syndicalisme à mots découverts, dictionnaire des fréquences (1971-1990), ouvrage collectif, éditions Syllepse, 1998.

(3) quand ce n’est pas par l’insipide les gens ou même le peu lutte de classe les Français.
source el diablo

Qui veut la mort de la langue française ?

"Et Christine Lagarde (Christine The Guard) communique en anglais avec ses services…

Le Grand Soir



Qui veut la mort de la langue française ? (*)
par Gaston PELLET


Depuis qu’existent les relations entre peuples, les penseurs, gens de lettres et savants se sont heurtés au problème de la langue. En Europe, pour surmonter la difficulté, ils avaient adopté le latin. Langue ancienne complexe, elle présentait l’avantage d’exprimer toute la finesse d’une pensée, mais le grand inconvénient d’être réservée à l’élite. Le français, d’abord utilisé comme langue de prestige par l’aristocratie européenne, s’imposa – contrairement au latin – au XIXe siècle comme une langue coloniale, au détriment des langues et idiomes locaux dont beaucoup ont disparu ou sont en voie de disparition.

Par un curieux retour des choses, la langue française serait-elle en passe de subir le même sort ? Son envahissement par ce qu’on appelle désormais le « tout- anglais » est suffisamment visible pour qu’on s’interroge (1). Le problème ne semble pourtant pas embarrasser l’Académie Française. Son site prétend qu’« il est excessif de parler d’une invasion de la langue française par les mots anglais ».

Pour les Immortels, « les emprunts à l’anglais sont un phénomène ancien » connu avant même le XVIIIe siècle ; il y aurait même lieu de s’en féliciter puisque « certains de ces emprunts contribuent à la vie de la langue ». Leur fréquence s’accélèrerait cependant depuis une cinquantaine d’années, reconnaît l’Académie.



Dans son Dictionnaire amoureux des langues (Plon, 2009), le linguiste Claude Hagège consacre un chapitre aux langues en danger dans lequel il inclut le français. Le professeur honoraire au Collège de France décèle deux menaces essentielles. L’une proviendrait de l’extérieur – « la domination économique et politique du monde » par les Etats-Unis – et l’autre, interne, serait le fait des « élites » non conscientes, des intellectuels et des marchands. Dans un entretien au Québec, il dénonce « la substitution pure et simple d’une langue par une autre » (2).

Les atteintes au français se multiplient jusqu’au sommet de l’Etat.

Ministre de l’économie, Mme Christine Lagarde reçut ainsi le prix de la Carpette anglaise (3) en 2007 pour avoir communiqué en anglais avec ses services (elle s’est aussi vue attribuer le sobriquet de « Christine The Guard »). Mme Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, fut, quant à elle, primée en 2008 pour avoir déclaré que le français « était une langue en déclin » et qu’il fallait briser le tabou de l’anglais dans les institutions européennes ainsi que dans les universités de l’Hexagone.

Alors ministre de l’éducation nationale, M. Xavier Darcos se trouvait sur la liste des « nommés » pour la promotion continue d’une « France bilingue » qui n’est que la traduction d’une anglophonisation accélérée.



La presse n’est pas en reste. Ainsi, Christophe Barbier, directeur de rédaction de l’hebdomadaire l’Express, a-t-il déclaré que l’Europe dispose d’un « outil de communication commun (…), l’anglais. On pourrait d’ailleurs l’utiliser pour faciliter tout ça en mettant dans sa poche, avec le mouchoir par dessus, une fierté un peu dépassée » (4). Ce type d’argument pénètre, à leur insu, ceux qui effectuent un distinguo pertinent entre l’anglais et le « globish ». Ce sabir anglo-américain, très utile pour les échanges, serait inoffensif dès lors que nous n’avons pas affaire à une véritable langue mais à un simple code de communication.



Cependant, ce choix, loin d’être naturel, est culturel et nous commençons à utiliser l’anglais – et non plus seulement le globish – pour communiquer (mal en général) en tant que Français avec des non anglophones…

La langue française risque de devenir secondaire en France même. Fiction ?

« Comme on est tous bilingues, ce n’est pas la peine de traduire ! », s’est exclamée joyeusement la journaliste de France info, le 31 janvier dernier, après plusieurs phrases en anglais du président d’un géant américain de l’informatique…



Ces phénomènes, qu’on pourrait croire isolés, accompagnent des attaques concrètes contre la langue française. L’enseignement de l’anglais est ainsi préconisé depuis la grande section de la maternelle et il est obligatoire depuis le CE1.

« Il y a une quinzaine d’années, il ne s’agissait que d’une initiation que nous découvrions en CM1 etCM2 … », raconte un enseignant, ajoutant que, parallèlement, « les rapports révèlent que nos élèves sont mauvais en français mais que rien n’est fait pour relever le niveau ». Le gouvernement projetterait même de faire dispenser certaines disciplines directement en anglais au lycée comme c’est déjà le cas à l’université et dans la plupart des écoles de commerce réfractaires aux exigences de la « loi Toubon » de 1994 (5).



Le Président de la Conférence des Grandes écoles, le Directeur général de l’ESSEC, des directeurs d’écoles d’ingénieurs, des présidents d’Universités se relaient pour réclamer un « aménagement » de la loi.

La toute nouvelle Sciences Po de Reims délivre désormais la totalité de son enseignement en anglais. Tel autre s’affiche comme « The French Institute of International Relations », ou se baptise « Paris School of Economics ».

Dans l’actualité de l’enseignement en histoire économique, on trouve par exemple ce message adressé à une universitaire de Paris VII : « Chers Collègues, nous sommes en train de finir de déposer la Full Proposal de notre demande de création de réseau COST European monetary unification, from Antiquity to modern times (EMU) ».



On portraiture les défenseurs du français en victimes du syndrome de Fachoda (6), mais, à la lecture de ces lignes, de quel côté se trouve la caricature ?

Les chercheurs sont, quant à eux, sommés de publier en anglais s’ils veulent avoir quelque chance d’être lus. En outre, appuyé par le patronat européen, le Protocole de Londres d’octobre 2000 fait de l’anglais la langue de travail et d’échange internationale selon l’Office européen des brevets (7).

L’anglais envahit aussi la vie quotidienne. Les grandes surfaces l’affichent. Carrefour s’est subdivisé en « Carrefour Market , City, Discount » ; une filiale d’Auchan est devenue « Simply Market ». Dans l’industrie, Renault Poids lourds a cédé devant « Renault Truck », la filiale de distribution s’intitule « Renault retail group », les « breafings » internes se tiennent en english.



Les petites et moyennes entreprises n’échappent pas au mouvement, au point de susciter la constitution d’un « Collectif intersyndical pour le droit de travailler en français en France » (8).



Dans le petit commerce, les enseignes affichent Cash Converters, City Plantes, Urban Souvenirs et autres New shop. La profusion des magasins en -land, City-et -center, on saisit vite que l’imagination n’y gagne pas toujours.



Les services publics – ou ce qu’il en reste – sont-ils préservés ? La Poste affirme « I Love L.A. » pour promouvoir son Livret A, la SNCF propose ses billets « TGV-Family », France Telecom invente le « Time to move ».

Nos enfants qui ne savent plus qu’electronic ou optical n’est pas français, ne sont pas oubliés : le « drive » les conduit à l’aire de jeux et bientôt au « Game Space ».



L’Union Européenne chapeaute le mouvement. Parmi les vingt-trois langues officielles, le français, l’anglais et l’allemand sont reconnus comme langue de travail conformément au règlement du 6 octobre 1958. On observe toutefois, depuis une douzaine d’années, une régression de l’emploi du français et de l’allemand. Eurostat, par exemple, service des statistiques de la Commission européenne, diffuse ainsi, depuis avril 2008, sa publication « Statistiques en bref » uniquement en anglais. Comme le remarque Jean Quatremer, chargé de l’actualité européenne au quotidien Libération, « on a de plus en plus l’impression de vivre, à Bruxelles, dans un dominion de la Couronne […] ». Une conférence intitulée « Adequate information management in Europe : the EU and the challenge of communication » « présente la particularité d’être monolingue. Anglophone, devrais-je dire… […] Il va sans dire que personne n’est choqué au sein de la Commission par cet unilinguisme arrogant » (9).

Comme beaucoup de personnalités européennes, Mme Anna Maria Campogrande, présidente d’Athéna et fonctionnaire à la Commission européenne, s’interroge :

« Qui peut faire quelque chose contre cet incompréhensible et avilissant sabordage de la langue française, par les Français eux-mêmes… »

A quoi l’un de ses collègues répond : « Non, les Français ne sabordent pas la langue française : ce sont les Européens qui se sabordent en sacrifiant tout (langue, argent, zones d’influence) au profit des Américains » (10).

Ces évolutions se produisent alors que le douteux débat sur l’identité nationale a confirmé que, pour beaucoup de Français, l’élément déterminant de celle-ci n’est autre que leur langue.

Le parti pris de l’anglais est directement lié à la quête des affaires. En effet, les chevaliers de l’industrie et du commerce international ont besoin d’une langue de communication qui facilite les échanges. Ils adoptent logiquement celle que leur impose l’impérialisme dans le contexte de la mondialisation capitaliste.

L’Europe de la « concurrence libre et non faussée » construit méthodiquement l’outil du tout- libéralisme afin de parvenir au dépassement des nations dont la langue est le symbole. On notera, à ce propos, les attaques gouvernementales contre tout ce qui ne concourt pas à la formation du profit et donc considéré essentiellement comme charges : les centres culturels à l’étranger, l’étude des langues orientales, des langues anciennes, etc…



Les catégories populaires et les personnes âgées comptent parmi les premières victimes de cette politique. Les voici tenues de s’adapter dans leur vie de tous les jours sans avoir forcément les moyens de suivre ni d’assimiler les déformations de la langue qui leur devient peu à peu étrangère. Enracinées dans le monde du travail, des forces nouvelles se mobilisent et la résistance linguistique, associée à la résistance sociale, prend forme.



Un collectif d’associations de bords politiques divers s’est également Constitué (11).

Au-delà de l’enjeu national, c’est l’ensemble des langues de la planète, y compris l’anglais lui-même, qui se voient dépouillées au profit de cet idiome bâtard qu’est l’anglo-américain.



Gaston Pellet

Administrateur du site

www.defenselanguefrancaise.org,

membre du bureau du

Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation Linguistique (CO.U.R.R.I.E.L -http://www.courriel-languefrancaise.org).



* Article original de l’auteur paru sur le site de l’AFRAV (Association FRancophonie AVenir). Le Monde Diplomatique (12/2010) l’a également publié sous le titre « Les élites sacrifient la langue française » avec le chapeau suivant : « L’utilisation de l’anglais se banalise en France et dans de nombreux pays. Ce phénomène ancien est aujourd’hui porté par la mondialisation de l’économie, dont l’anglo-américain est la langue véhiculaire. Si la classe dirigeante semble l’encourager, des résistances s’organisent ».



NOTES :



(1) Lire Manière de voir n°97, « La bataille des langues », février-mars 2008.

(2) Claude Hagège, « Le modèle 101 », www.voir.ca, 3 décembre 2009.

(3) Ce « prix d’indignité civique » est « décerné annuellement à un membre des élites françaises qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France et dans les institutions européennes au détriment de la langue française. »

(4) Cité par l’Académie de la Carpette anglaise 2008, c/o Le Droit de comprendre, 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris.

(5) Loi du 4 août 1994 ; www.culture.gouv.fr/culture/dglf/lo...

(6) En 1898, alors que les puissances européennes se disputent les derniers territoires disponibles en Afrique, une expédition militaire française voit surgir une armée angloégyptienne de vingt mille hommes, à Fachoda (Soudan). Le rapport de forces obligera les Français à céder, mais cette confrontation provoquera une hystérie nationaliste à Londres et à Paris.

(7) Wikipedia, « Protocole de Londres », http://fr.wikipedia.org/wiki/Protoc...

(8) Lire www.voxlatina.com/telecharger/Colle....

(9)http://bruxelles.blogs.liberation.f...

(10) Lire l’échange sur le site www.defenselanguefrancaise.org

(11) Alliance Champlain, Association Francophonie Avenir (Afrav), Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC), COllectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation linguistique (Courriel), Défense de la langue française Paris-Ile-de-France (DLF Paris-IDF), Forum francophone international France (FFI France), Le droit de comprendre (DDC).

URL de cet article 12256
http://www.legrandsoir.info/Qui-veut-la-mort-de-la-langue-francaise.html
source canemechepasnicolas

samedi 23 octobre 2010

DE LA PART DE MES COPAINS DE " JEUDI NOIR "

Après plus de de quarante ans d'inoccupation, les nantis font agir les forces " répressives " contre les artistes et étudiants qui occupaient un hotel de la fameuse place de Vosges.
OU? VA LE POUVOIR DES NANTIS???

mercredi 20 octobre 2010

DECLARATION DE L'ARC REPUBLICAIN

En 1945, alors que notre pays sortait de cinq ans de guerre et de destructions, le gouvernement d’union issu de la Résistance patriotique et anti-nazie mettait en place les grandes réformes démocratiques que nous défendons aujourd’hui. Sous la présidence du Général De Gaulle, le ministre communiste Ambroise Croizat, métallurgiste CGT, instituait la Sécurité sociale, les conventions collectives, le nouveau Code du travail et les retraites par répartition, alors que Marcel Paul nationalisait Renault et l’énergie, que M. Thorez mettait en place le statut des fonctionnaires et celui des mineurs, que Joliot-Curie relançait la Recherche publique, qu’H. Wallon reconstruisait l’Education nationale déshonorée par Vichy, etc.

Tout cela fut rendu possible parce que les résistants de toutes tendances s’étaient unis dans le Conseil National de la Résistance sous la présidence de Jean Moulin. Le CNR adopta un programme dont les grands axes, toujours actuels, étaient la restauration de l’indépendance nationale, le progrès social, le rôle central des travailleurs dans la vie politique et l’élargissement de la démocratie, l’éradication du racisme et du fascisme, la relance de la production industrielle et agricole au moyen de la nationalisation des banques et des monopoles capitalistes de l’industrie, la défense de la paix mondiale et la coopération sans exclusive de la France avec tous les peuples du monde.

Or ce sont précisément les grandes réformes de 1945, bases de « l’exception française », que Sarkozy s’est chargé de détruire au bénéfice de l’aristocratie de l’argent et par l’Union européenne : en novembre 2007, à peine Sarkozy élu, l’éminence grise du MEDEF, le financier Denis Kessler, « vendait la mèche » ; dans l’éditorial de la revue Challenges, D. Kessler félicitait cyniquement Sarkozy de « démanteler le programme du C.N.R., ce compromis entre gaullistes et communistes ».

Et c’est cette entreprise oligarchique et ultra-libérale de démantèlement des acquis de la Résistance qui s’étale cyniquement sous nos yeux : services publics privatisés et étranglés, laïcité bafouée, viol de la souveraineté nationale et populaire (adoption du Traité de Lisbonne, copié-collé de la Constitution européenne rejetée par le suffrage universel), libertés saccagées, xénophobie d’Etat indigne de la France, abandon de la diplomatie indépendante et du principe d’une défense nationale pour soumettre la France à l’OTAN et aux guerres américaines, dépeçage des hôpitaux publics et des remboursements médicaux, et aujourd’hui… mise à mort des retraites par répartition pour leur substituer les fonds de pension… Entièrement acquis à l’oligarchie financière, ce pouvoir antinational détruit le pays issu de la Révolution française et de la Résistance.

Si l’on ajoute à cela que les conjurés du gouvernement UMP, du haut patronat et de l’UE font l’impossible pour substituer à la langue française le tout-anglais de la finance (commerce, encadrement des grandes entreprises, recherche, université, pub, chanson, cinéma, enseignes des supermarchés, etc.), on constate que l’heure est de nouveau à la Résistance civique et patriotique de tous les vrais républicains.

Cette orientation rétrograde inspire la contre-réforme Woerth : alors que d’indécents cadeaux fiscaux sont consentis aux méga-fraudeurs des grandes fortunes, Woerth veut forcer les salariés (âge légal retardé, lourdes décotes, allongement des annuités), soit à partir à 64, 65… 67 ans, soit à percevoir des pensions gravement amputées ! Mais au-delà des prétextes budgétaires, Woerth exécute les Accords européens de Barcelone, signés en 2002 par Chirac et Jospin, et dont le but officiel est de « porter à 67 ans en moyenne l’âge du départ à la retraite dans toute l’Union Européenne ». C’est ce projet orchestré par Bruxelles qu’accomplissent, non seulement l’Axe Merkel-Sarkozy, mais Zapatero (PS espagnol), Papandréou (PS grec), Socrates (PS portugais). Ce méga-plan d’austérité est exécuté sous la férule de Strauss-Kahn, le patron du FMI. A l’abri de son étiquette « socialiste », le richissime DSK plie impitoyablement les pays de l’Est et du Sud aux exigences des marchés financiers mondialisés.

Dans ces conditions, l’ARP estime que les « négociations à la marge » proposées aux syndicats par Woerth pour leur faire lâcher prise, ne sont que des faux semblants. L’ARP s’affirme solidaire des salariés et des syndicalistes qui exigent le retrait pur et simple de la contre-réforme Woerth.

L’ARP félicite également la majorité de Français qui, tout en rejetant massivement le régime Sarkozy, n’est pas dupe des gesticulations du Parti Socialiste qui affiche son accord de fond avec le pouvoir. Mme Aubry s’est ainsi prononcée à Tourcoing pour la fin de la retraite à 60 ans. Comment en serait-il autrement ? Digne héritière de Delors, l’eurocrate qui mit en place le Traité de Maastricht, Aubry a voté Oui au Traité de Lisbonne ; comme DSK, elle est une intégriste de la funeste « construction européenne » qui ravage notre pays depuis des décennies.

D’ailleurs, qui peut encore croire au mensonge de « l’Europe sociale » que propagent en chœur le MODEM, les dirigeants du PS et d’Europe-Ecologie, mais hélas aussi les directions du PCF et des Confédérations affiliées à la CES, -sans parler des euro-trotskistes du NPA- ? En fait d’« Europe sociale », et pour défendre l’euro des financiers sous la férule d’Angela Merkel, l’U.E. coordonne l’offensive ANTI-sociale à l’échelle de tout notre continent ! Pour financer les retraites, au contraire, il faudrait dès aujourd’hui sortir de l’euro, comme l’affirment de plus en plus les mouvements populaires.

C’est pourquoi l’Arc Républicain de Progrès, soutenue par ses composantes gaulliste, communiste, patriote et républicaine, appelle les travailleurs et les citoyens de toutes sensibilités :

· A rejeter sans appel le projet Woerth qui mène à la mort des retraites par répartition et à l’instauration des retraites par capitalisation « à l’américaine »… pour ceux qui pourront payer ;

· A se dresser par tous les moyens démocratiques contre ce régime sarkozyste qui sape les fondements de la République et de la Nation :

· A refuser tout soutien aux dirigeants du PS qui préfèrent l’euro aux acquis sociaux et ne critiquent Sarkozy que sur la forme,

· A se défier radicalement du FN : derrière un discours pseudo-« social », le programme du FN fixe l’âge du départ en retraite « à 65 ans, à titre indicatif » ; en réalité, le Front soi-disant « National » divise la nation sur des bases raciales, alors que l’heure est à l’union des vrais républicains.

Au-delà de l’indispensable résistance sociale et civique, l’Arc Républicain de Progrès appelle les citoyens et les travailleurs, pas seulement les salariés, mais les agriculteurs, les artisans, les étudiants, les intellectuels, les petits patrons étouffés par les banques, à ENTRER EN RESISTANCE. Agissons pour :

· Sortir la France de cette U.E. de malheur et construire de nouveaux traités internationaux respectueux des nations et des travailleurs : ainsi ont procédé les pays latino-américains regroupés dans l’ALBA, l’Alternative Bolivarienne des Amériques ;

· Oeuvrer à une alternative politique républicaine, patriotique et progressiste faisant vivre d’une manière nouvelle les principes du C.N.R. ; pour cela défendons ensemble les bases de la nation républicaine : les services publics et les acquis sociaux, le « produire en France » industriel et agricole, l’antifascisme et l’antiracisme, la laïcité républicaine, la souveraineté nationale, l’Education nationale, l’Université et la Recherche, sans oublier la langue française, que 81% des Français considèrent comme le socle n°1 de l’existence nationale.

· Soutenir la résistance des autres peuples européens, grec, espagnol, italien, roumain, etc., eux aussi pressurés par l’intégration euro-atlantique voulue par la haute finance ;

· Exiger le rappel des troupes françaises engagées avec l’OTAN dans l’occupation de l’Afghanistan ;

Que la lutte engagée le 7 septembre 2010 par les salariés de notre pays marque une étape décisive dans le rassemblement majoritaire de notre peuple dans l’action pour que renaisse une France républicaine digne de sa grande devise révolutionnaire.
Liberté, Egalité, Fraternité !

(1) L’Arc Républicain de Progrès regroupe pour une intervention citoyenne commune :

Le Comité Valmy, présidé par Claude Beaulieu (info@comite-valmy.org)

Le Pôle de Renaissance Communiste en France, présidé par Léon Landini, ancien officier des F.T.P.-M.O.I. (prcf.predel@wanadoo.fr)

Résistance et Renouveau Gaulliste, présidé par Geneviève Blache ( pgblache@wanadoo.fr )

Le Comité Républicain des Gaullistes de Gauche, présidé par Gilles Bachelier

Le Rassemblement des Citoyens pour la République, présidé par François Bunner ( contact@r-c-r.org )

Les Clubs « Penser la France », animés par Jean- Luc Pujo ( penserlafrance@yahoo.fr )

Le Front syndical de Classe, présidé par Roger Sylvain, participe à l’ARP en qualité d’observateur. ( frontsyndical.classe@laposte.net )

dimanche 17 octobre 2010

Analyse de la situation dans l’UD CGT 94

Analyse de la situation dans l’UD CGT 94



Au début de l’histoire, il y a le congrès de l’UD d’avril 2008, la même semaine où parait la fameuse déclaration commune MEDEF-CFDT-CGT. [NdlR : déclaration commune sur la représentativité qui deviendra la base de la nouvelle loi à ce propos]

Cet événement occupe une bonne part des débats, la direction sortante de l’UD affichant une unité sans faille pour tout observateur extérieur, dans la fidélité proclamée à l’orientation confédérale.

Seule une poignée de délégués porte la contestation sur cet accord qui prépare une corde et un nœud coulant pour la liberté d’action et d’organisation des salariés ces prochaines années.

Frédérique Dupont, membre de la délégation confédérale qui a arraché cette « grande avancée sociale» auprès du MEDEF, est reconduite sans histoire à son poste de SG.

Mais très vite, le drame va se jouer loin des yeux des syndiqués et des militants dans leurs entreprises et syndicats de base. Dès septembre 2008, alors que la campagne Prudhomales devrait voir une UD parée pour la bataille, la crise éclate dans des conditions qui resteront largement inconnues, jusqu’à sa révélation par le choc public des 2 fractions en septembre-octobre 2009.

Frédérique Dupont offre même sa démission pour résoudre la crise naissante.

Quelles peuvent être les causes de cette crise ?

Dans sa volonté d’être la bonne élève de la mise en application de l’orientation confédérale, la direction de l’UD a voulu procéder à un renouvellement des cadres au niveau de la CE de l’UD. Cela n’est pas en soi forcément mauvais, mais le type de recrues découvertes via l’application de la ligne confédérale fait que très vite l’UD devient ingouvernable, avec un absentéisme récurent de 70 à 80% des membres de la CE, ce qui rend les réunions de cette instance pour le moins improductives.

Nous pensons que cet absentéisme est la conséquence de la mise en pratique de la nouvelle orientation vers la CFDTisation-CESisation de la CGT, ce qui implique de ne plus pratiquer le minimum de lutte de classe quotidienne, donc ce qui entraine la liquéfaction de l’organisation syndicale (depuis la nature et la qualité des structures de base jusqu’au fonctionnement d’organismes de direction comme une CE d’ UD).

Si on ne pratique pas le « minimum syndical » avec le minimum de la tradition cégétiste (pratique revendicative, organisation combative) alors, très vite, on glisse vers le désert syndical car le mythe d’un gros syndicat (avec beaucoup d’adhérents cotisants passifs) interlocuteur reconnu du patronat, et grappillant des miettes malgré la dureté des temps, cela n’existe que dans les contes de fées !

Sentant que l’application à fond la caisse de l’orientation confédérale entrainait l’UD et ses bases, non vers le succès, mais vers la mise en péril du patrimoine historique du département, une partie de la direction (bureau de l’UD ou coordination) s’est mise en opposition à Frédérique Dupont et ses proches, non par remise en cause consciente de l’orientation confédérale, mais à partir d’un réflexe de survie. Une bureaucratie syndicale ayant envie de vivre ne peut voir son capital le plus précieux, l’organisation qui la fait vivre, disparaître.

A moins de faire le choix conscient et assumé de passer d’un modèle cégétiste historique à un modèle CFDT-CES avec, non plus des syndiqués cotisants-mobilisés-conscients de leurs intérêts de classe et des militants qui vont avec, mais des adhérents cotisants-passifs-jamais-mobilisés-au mieux électeurs et des experts en relations sociales, donc le support d’un financement et de ressources ne provenant plus de la lutte immédiate et quotidienne des salariés contre les patrons, mais de la charité patronale et étatique.

On peut émettre l’hypothèse que ce n’est pas un hasard si cette fraction de la coordination est proche du PCF, celui-ci ne saurait tolérer en ces temps difficiles sur le plan électoral, voir ses fleurons syndicaux s’étioler pour faire plaisir à Bruxelles.

Nous pensons que l’analyse de la crise de l’UD en termes de « lutte des places » est inappropriée. Par contre, cette crise dans le 94 est un coup de tonnerre pour la direction confédérale, car jusqu’à présent, il n’y avait pas plus verrouillée en termes d’application de la ligne confédérale que cette UD. Et donc la ligne a pu y être appliquée sans opposition majeure avec des résultats éclatants :

* en termes de baisse continue et ininterrompue des effectifs depuis 15 ans et sans que les explications sur la crise, le chômage, la remise en cause du tissu industriel historique, etc, ne puissent être satisfaisantes ;
* en terme de baisse du nombre et de la capacité des structures aussi professionnelles qu’inter-professionnelles (on ne détaille pas mais il y en aurait beaucoup à raconter sur ce chapitre) ;
* en terme de qualité des militants qui émergent des expériences accumulées..

…et cela alors que depuis novembre-décembre 1995, il n’y a jamais eu d’installation de la paix sociale, ni en France, ni dans le 94 en particulier.

Il faut en tirer la conclusion qu’en dépit de vagues successives de mobilisations sociales comme nov-dec 1995, les grèves de mai-juin 2003, le mouvement contre le CPE en 2006, la mobilisation politique pour le Non au TCE, jamais il n’y a pu avoir de redressement de la courbe des effectifs de syndiqués et de structures. D’année en année, les pertes l’ont emporté sur les gains de chaque vague de luttes.

Or l’application d’une ligne CFDT-CES implique d’aller toujours plus loin dans la liquidation de la tradition historique syndicale cégétiste telle qu’elle s’est constituée depuis 1895 et qu’elle s’est perpétuée en dépit des épisodes historiques des dominations réformistes ou staliniennes sur la confédération.

Du coup, un mouvement vers la défense du patrimoine met ses protagonistes au pied du mur : rompre avec l’orientation confédérale ou biaiser pour éviter le choc des choix ?

Est-ce un hasard si le Comité général du 22 juin a adopté une motion, ayant force de loi sur les positions de l’UD, pour le retrait du projet de loi Sarkozy de casse de nos retraites ?

Ce processus à l’œuvre sur un mode de crise dans le 94, se déploie de façon plus feutrée à l’échelon de l’URIF. Ce qui se traduit dans la bouche des partisans de Frédérique Dupont, donc de la fidélité à la ligne confédérale par l’exclamation suivante « y’en a marre d’être sous la tutelle de l’URIF »…à chaque fois que Thierry Dumez, secrétaire de l’URIF, [NdlR : ex secrétaire de l'UD 93], vient honorer de sa présence telle ou telle échéance de la vie de l’UD…

Les militants attachés à la lutte des classes, à la défense de l’outil syndical ne peuvent que se féliciter du coup porté à l’orientation confédérale dans le 94. Maintenant, mais si on veut que cela donne plus et mieux, il faut faire au moins trois choses :

* instaurer une complète démocratie syndicale, c'est-à-dire :
o liberté d’expression de toutes les positions en présence (même les pro-confédéraux dont les positions doivent être démontées dans des débats honnêtes et sans concession, et avec des arguments construits et non pas par des moyens bureaucratiques, brutaux, arbitraires ou sournois),
o respect du fédéralisme donc des décisions des instances statutaires, à commencer par le syndicat qui est la pierre de base du mur cégétiste,
o et décisions prises par des votes après des débats réels au niveau où ils sont faits ;
* la rupture complète avec le « dialogue social » et le retour à la seule action indépendante des travailleurs mobilisés, cherchant dans les petites revendications comme dans les grandes, à préserver ou à conquérir les moyens de vivre mieux, non pas en dialoguant avec un « partenaire patronal » mais en affrontant l’ennemi de classe.
* le respect de la forme historique de la CGT avec la double affiliation professionnelle et inter-professionnelle, là où la sauce bruxelloise veut noyer ces deux niveaux d’organisation dans des magmas bureaucratiques inaccessibles aux syndiqués comme aux militants car managés par des experts en relations sociales, spécialistes de la paix sociale et ennemis des luttes.

Il y a un proverbe qui dit que « ceux qui vivent sont ceux qui luttent ». Cela s’applique aussi à la vie du mouvement syndical : si tu ne luttes plus, tu ne vivras plus des cotisations syndicales et du dévouement conscient de millions de travailleurs combattifs mais des subventions du « dialogue social » avec Sarkozy, Raymond Soubie et Bruxelles.

mercredi 6 octobre 2010

Sauvons l'Ecole Rendez-vous d'octobre

XTE REPRIS
sur : canempechepasnicolas
Sauvons l'Ecole
Rendez-vous d'octobre



Agenda militant pour le mois d'octobre 2010: manifestations, assemblées, actions, etc.

Sources principales: SLU, Démosphère, et autres sites militants.



Défense des services publics d'éducation, d'enseignement, et de recherche -

DÉFENSE DES RETRAITES.


Mercredi 06 octobre:

*
o Caen Université: AG de 16 H-19 H, sous-sol du bâtiment de lettres (Arrêt de tram Université, Campus 1)
o Besançon: opération "vigiretraites". Rassemblement tous les jours du 5 au 12 octobre de 17h à 19h, place Pasteur pour informer la population.
o Nantes: 15h, place Royale AG lycéenne
o Alençon, réveil du Préfet
o Rennes:
+ 12h, concert sur le campus de Villejean, Rennes II
+ Assemblée Générale des lycéens, 14h place de la gare.
+ 17h : rassemblement Place hoche pour empêcher la tenue de la conférence de JF Copé à l'IEP de Rennes à l'appel de Rennes II et des organisations syndicales étudiantes.

Jeudi 07 octobre:

* Rennes: 12h 30 : AG interprofessionnelle à Rennes II , campus Villejean, rdv hall B. (salariés, chômeurs et précaires également conviés)
*
* Besançon: opération "vigiretraites". Rassemblement tous les jours du 5 au 12 octobre de 17h à 19h, place Pasteur pour informer la population.
*
* Clichy, Malakoff et Vanves, tintamarre des écoles
* Limoges, manif nocturne bruyante et lumineuse
* Dijon, on se rassemble devant la permanence du Sénateur
* Toulouse, rassemblement devant l'UMP

.

Vendredi 08 octobre:

* Besançon: opération "vigiretraites". Rassemblement tous les jours du 5 au 12 octobre de 17h à 19h, place Pasteur pour informer la population.
* Université d'Avignon: réunion sur les retraites à 12h en 2e03 (ancien bâtiment).

Samedi 9 octobre

* AG de SLU à partir de 10h. Paris Diderot-Paris 7.

Samedi 9, dimanche 10 et lundi 11 octobre:



AG de SLU à partir de 10h. Paris Diderot-Paris 7.

* Besançon: opération "vigiretraites". Rassemblement tous les jours du 5 au 12 octobre de 17h à 19h, place Pasteur pour informer la population

Mardi 12 octobre:



JOURNÉE DE MOBILISATION CONTRE LA RÉFORME DES RETRAITES

* Les syndicats français appellent à deux nouvelles journées de mobilisation contre la réforme des retraites les 2 et 12 octobre.
* Manifestation à Paris: 13h30. Montparnasse - Bd Saint Germain - Bastille.

CORREA VICTIME D'UN PUTSCH FASCISTE

Communiqué du PRCF: URGENCE ABSOLUE: SOLIDARITE TOTALE AVEC LE PRESIDENT EQUATORIEN CORREA VICTIME D'UN PUTSCH FASCISTE

Depuis plusieurs années, les pays de l'ALBA qui se sont regroupés autour de Cuba socialiste et du Venezuela bolivarien, sont la cible d'entreprises subversives télécommandées par la grande bourgeoisie locale et supervisées par la C.I.A.

Loin d'avoir modifié cette situation, Obama n'a fait qu'accélérer le retour aux anciens méthodes golpistes en usage à l'époque où Kissinger orchestrait le Plan Condor avec les fascistes chilien Pinochet et argentin Videla. Non seulement Obama a aggravé la pression US contre Cuba en durcissant le blocus, non seulement tout a été fait (en vain) au Venezuela pour saboter le processus électoral, non seulement un coup d'Etat fomenté par Washington a été organisé au Honduras pour renverser le président légal par un fantoche du patronat, non seulement tout a été fait pour déstabiliser le Venezuela en poussant en avant l'armée du fasciste colombien Uribe, mais l'entreprise putschiste continentale de Washington vient de franchir une étape très dangereuse avec le déclenchement d'un coup d'Etat contre le président équatorien, le progressiste Corréa. Le grand patronat d'Equateur et l'administration US ne supportent pas que l'Equateur de Corréa, très largement élu aux dernières présidentielles, ait rallié l'ALBA, l'Alternative Bolivarienne des Amériques, qui s'oppose au néolibéralisme yanqui et propose un modèle international de développement fondé sur la coopération entre Etats souverains et non sur la "concurrence libre et non faussée" chère aux sociétés transnationales et désastreuse pour les salariés du monde entier.

Dans ces conditions, le PRCF invite chaque communiste, chaque démocrate qui recevra ce soir le présent message, à transférer séance tenante ce message à un maximum de ses correspondants démocrates: ne comptons pas sur les médias de Sarkozy pour informer correctement les citoyens à propos de ce qui se joue en Equateur. Qu'un maximum de Français démocrates adresse aujourd'hui même un message de soutien au président Corréa à l'ambassade d'Equateur à Paris, au courriel suivant:



Le fascisme ne doit pas passer en Equateur! Les faux démocrates de Washington doivent être vigoureusement démasqués! L'ALBA doit continuer autour de Cuba socialiste, dont l'attachement au socialisme est essentiel pour tous les peuples du monde, du Venezuela de Chavez et de la Bolive d'Evo Morales: il y va de l'existence d'une alternative politique progressiste et internationaliste aux constructions néolibérales et supranationales étouffantes qui, à l'instar de l'Union européenne, étranglent actuellement notre propre peuple en proie à l'austérité et aux régressions sociales!

C'est une part de notre propre combat pour la République sociale, la démocratie et la souveraineté nationale qui se joue à Quito face au totalitarisme made in Washington.

Bien entendu le PRCF s'associe d'avance à toute initiative de solidarité qui sera prise pour manifester notre soutien au peuple équatorien et à l'ensemble des pays de l'ALBA.
source: Democrite

dimanche 26 septembre 2010

Pour vous éclairer sur EDF

Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /2010 12:10
Pour vous éclairer sur EDF

EDF
>
> Pour les fameux compteurs qui devraient être installés bientôt et qui devraient nous être facturés au prix très très fort (vers les 300 € ) , et qui, de surcroit, ne seraient pas fiables :



il ne faudra rien signer.



On ne peut pas refuser à EDF d’accéder aux compteurs, et de les changer : par contre comme nous n’avons rien demandé, nous n’avons aucune obligation de signer quelque document que ce soit, et, du moment que nous n’aurons rien signé, EDF ne pourra pas nous obliger à payer ces compteurs….



Attention aux signatures : aucune, même pour la réception de travaux etc…
> LES TARIFS D’ÉLECTRICITÉ VONT AUGMENTER POUR PERMETTRE LA CONCURRENCE !



À TERME, L’USAGER PEUT S’ATTENDRE À DES HAUSSES SUBSTANTIELLES DE SA FACTURE, COMME CELA S’EST DEJA PRODUIT POUR LE GAZ.

NE LAISSONS PAS FAIRE !


> C'est la loi Nome, soit la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité, concoctée par le gouvernement.


> Le principe en est simple : constatant que la concurrence ne fonctionne pas

- plus de 96 % des Français restent fidèles à l’opérateur historique (EDF)

- le gouvernement a décidé de la créer… artificiellement.


> La loi étant passée dans une relative indifférence, à partir du 1er janvier 2011, EDF aura obligation de revendre à ses concurrents jusqu’à 25 % de sa production d’électricité.

> Un véritable hold-up !



Les fournisseurs d‘électricité vont se voir offrir un quart de la production, que les Français ont déjà payé avec leur facture, pour qu’ils puissent réaliser des profits, au seul bénéfice de leurs actionnaires.
> C’est une première que d’obliger une entreprise, dans le monde de la "concurrence libre et non faussée", à céder une partie de ses atouts à des concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité.



www.poursavoir.fr
>
> http://www.monde-diplomatique.fr/2004/06/ANTOINE/11276

(article de 2004 )
>
>
> Si vous êtes scandalisé, diffusez au moins ce message !
source: canempechepasnicolas

RETRAITES: POUR GAGNER, REPRENONS IMMEDIATEMENT LE CONTROLE DE L'INFORMATION!

RETRAITES: POUR GAGNER, REPRENONS IMMEDIATEMENT LE CONTROLE DE L'INFORMATION!

Bonjour,

A Lyon, Paris, Marseille, Montpellier, Pau, Albi, Chambéry, dans les Hauts de Seine, la Creuse, le Cantal...
Dans plusieurs raffineries, des dizaines de classes (du primaire et du secondaire), presque toutes les cantines de Marseille...

La grève du 23 septembre a été reconduite!
Il y a eu des centaines de grévistes le 24 septembre... Le 25... D'autres les rejoindront lundi...
Des AG se sont prononcées pour la poursuite du mouvement avec d'autres rendez-vous à partir du 27 septembre...

POUR RECONDUIRE LE MOUVEMENT JUSQU'AU RETRAIT DU PROJET GOUVERNEMENTAL

Mais peu d'informations filtrent ou sont diffusées dans les médias.

Pourtant il est essentiel pour la poursuite et l'extension du conflit que le maximum d'informations soient RAPIDEMENT communiquées et échangées.
Ceci afin que celles et ceux passent, localement, à la vitesse supérieure dans l'affrontement avec ce gouvernement borné sachent TOUT DE SUITE qu'ils ne sont pas seuls.
Et que le mouvement s'étend partout dans le pays.

Dans ce domaine de la lutte pour sauver nos retraites, toute et tous peuvent aider en diffusant SYSTEMATIQUEMENT les informations qu'ils possèdent.

Le site http://www.7septembre2010.fr en centralise un certain nombre, mais tout n'est pas connu.
Vous pouvez aller chercher ces informations pour les répercuter autour de vous.

Et surtout, faîre remonter celles qui ne sont pas connues en contactant le site (contact@7septembre2010.fr), ou mieux encore en laissant des commentaires sur les billets publiés (ils pourront être repris sous forme d'articles).

Nous savons toutes et tous que le moral est très important pour les grévistes qui ont reconduit le mouvement.

Vous pouvez amener UNE AIDE CRUCIALE en diffusant ces informations rapidement...

LES PROCHAINS JOURS SERONT DETERMINANTS

Informez le site et diffusez ses billets dans tous vos réseaux.

http://www.7septembre2010.fr

Peuples d’Europe, levez-vous contre l’UE du capital !

Front Syndical de Classe
Créé par des militants CGT et FSU

Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »
H. Krasucki

Le Front Syndical de Classe est affilié à la FSM


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Également sur le site du Front Syndical de Classe :


Appel urgent à solidarité avec les camarades du CGT-E Dalkia

Les camarades réprimés par leur direction avec le soutien de la fédé CGT de la construction risquent désormais la saisie de leurs comptes personnels. Solidarité et soutien aux camarades !

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Déclaration du Front Syndical de Classe


Peuples d’Europe, levez-vous contre l’UE du capital !





Les directions syndicales françaises appellent toutes à participer à la manifestation organisée par la Confédération Européenne des Syndicats (CES) le 29 septembre à Bruxelles contre « l’austérité ».



On aurait aimé pouvoir se réjouir d’une internationalisation des luttes mais la réalité est tout autre, à commencer par la véritable identité de l’organisation qui y appelle, à savoir la CES.



Quelques extraits de statuts de la CES permettent de se forger une première opinion :

« La Confédération Européenne des Syndicats fondée le 8 février 1973 par dix-sept organisations nationales affiliées à la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL).

La Confédération Européenne des Syndicats a plus particulièrement pour mandat d’agir (…) dans le cadre du processus d’intégration européenne.

La Confédération Européenne des Syndicats s’adresse dans son action : à l’Union Européenne dont elle demande l’approfondissement sur le plan social, politique et démocratique en même temps qu’économique et monétaire, (…) aux organisations européennes d’employeurs en vue d’établir par le dialogue et la négociation un système de relations sociales au niveau européen. »





En clair, la CES, héritière du syndicalisme de collaboration de classe fondé avec le soutien de la CIA pour concurrencer la Fédération Syndicale Mondiale, travaille pour la construction européenne sur la base du dialogue et de la négociation avec le grand patronat et les institutions officielles : la CES n’est rien d’autre que le bras armé syndical de l’UE pour accompagner la régression sociale tous azimuts au cœur de la construction européenne.



Dans sa pratique, la CES n’a donc de cesse que de soutenir toutes les mesures les plus anti-sociales et anti-démocratiques impulsées par une UE au service exclusif des grands groupes capitalistes européens : attaques permanentes contre les services publics et pour la « libéralisation » de tous les secteurs économiques, des transports à l’énergie en passant par la Santé et l’Education ; attaques contre les retraites, la Sécu et les systèmes solidaires et promotion des systèmes d’assurances privées ; attaques contre les souverainetés populaires par la mise en place d’institutions supranationales à l’abri des peuples (Banque centrale européenne « indépendante » des peuples mais directement branchées sur les grandes compagnies financière, Commission de Bruxelles et toute son administration, Cour de Justice de la Haye… le parlement européen élu n’ayant qu’un rôle de façade démocratique)… C’est ainsi que la CES a ardemment soutenu le TCE en 2005, et qu’elle s’est ensuite réjouie de l’adoption contre la volonté populaire, dûment exprimée en France, en Irlande et aux Pays-Bas, de la Constitution-bis connue sous le nom de Traité de Lisbonne



Concernant le sujet brûlant du moment dans de nombreux pays européens, celui des retraites, la position est aussi claire. La CES a toujours soutenu l’accord de Barcelone de 2002, signé pour la France par Chirac et Jospin, prévoyant le recul de l’âge de la retraite dans toute l’UE.

La seule réserve émise par le conseiller sur les pensions à la CES, Henri Lourdelle, est qu’il faut trouver les moyens de mettre les vieux effectivement au boulot : « Relever l’âge de la retraite implique que les personnes de plus de 60 ans puissent travailler, ce qui n’est pas le cas pour le moment dans la plupart des pays européens ». Comme l’explique plus crûment John Monks, secrétaire général de la CES : « on peut reculer l'âge de départ à la retraite, et il est "capital" (sic !) de faire travailler les seniors ». Rappelons au passage que John Monks, lorsqu'il était dirigeant de la centrale syndicale britannique TUC, appuyait un certain Tony Blair, qui mettait en place les "retraites participatives" : « Nous sommes très satisfaits des propositions du gouvernement en ce qui concerne la réforme des retraites : il y a trop peu de salariés qui épargnent suffisamment pour leur retraite ». D’ailleurs, dans son document sur les retraites de 2000, la CES accueille sans véritable réserve les retraites par capitalisation, appelant toutefois à la prudence des spéculations opérées par les fonds de pension, « sans pour autant entraver la liberté de manœuvre des gestionnaires ou la liberté de circulation des capitaux » (!).



C’est donc à l’appel de cette CES que répondent avec empressement toutes les directions syndicales françaises. Il faut préciser qu’elles y appartiennent toutes (sauf la FSU dont la direction fait des pieds et des mains pour imposer l’adhésion à ses adhérents) avec pour certaines un rôle dirigeant : Joël Decaillon, ancien cheminot CGT, est aujourd’hui secrétaire général adjoint et à ce titre il participait il y a peu aux célébrations officielles du Traité de Lisbonne.



On comprend aussi peut-être un peu mieux, par ce détour européen, l’attitude des états-majors syndicaux qui en France, omettent actuellement d’exiger le retrait du projet de casse des retraites, et refusent d’expliquer que seul un rapport de force d’une ampleur historique et le blocage de l’économie du pays permettront de faire reculer le gouvernement appliquant les décisions européennes. Appelant sans cesse au dialogue, à la « négociation », ils se situent parfaitement dans la ligne de la CES, celle de l’accompagnement syndical des régressions qui mène les travailleurs de défaite en défaite depuis 20 ans.



Dès lors, la journée du 29 septembre à l’appel de la CES prend tout son sens : il s’agira, comme les années précédentes, d’une espèce de garden-party euro-syndicale parfaitement inoffensive pour le grand capital, donnant l’occasion d’entretenir l’illusion d’un « syndicalisme européen » et de détourner la colère populaire : épargnant totalement l’UE et se gardant bien d’appeler au développement des luttes en Europe, la porte-parole de la CES précisait récemment que face à la crise, « les gouvernements ne doivent pas paniquer ». Après John Monks appelant il y a deux ans à « sauver le capitalisme de lui-même », voici la CES assimilant les sacrifices imposés aux travailleurs au nom du profit maximum à des erreurs dues à la panique. Pauvres gouvernements aux ordres du grand capital qui ne comprennent pas qu’ils se trompent...





Face à l’offensive antisociale planifiée de longue date, qui frappe les travailleurs, avons-nous besoin de cette bureaucratie syndicale qui pratique le "dialogue loyal" avec nos exploiteurs et ignore les luttes à la base ? Avons-nous besoin de cette bureaucratie syndicale qui n'ambitionne que de cogérer les mauvais coups en échange de quelques strapontins, subventions et garanties individuelles de salaires et pensions – alors que les mêmes garanties sont arrachées à la masse des salariés, ou bien avons-nous besoin d’une organisation internationale de combat fondée sur les expériences, les principes et les valeurs du mouvement ouvrier ?



Forte de 72 millions de membres présents dans 110 pays, et du développement de son activité sur des bases de classe en Amérique Latine, en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et, avec davantage de difficultés, en Europe, la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) tiendra en avril 2011 un congrès mondial. Dans ce cadre, la nécessité de la constitution d'une stratégie unifiée des forces sur des positions de classe et leur coordination à une échelle internationale à travers la FSM est à l'ordre du jour.



C'est le chemin des contre-attaques victorieuses. Travailleurs de tous les pays, unissons-nous ! Face au saccage, nous avons un monde à gagner !