mardi 24 novembre 2009

Mardi 24 novembre 2009
Université populaire Ch'ti Guevara, à Lens 28 novembre 2009 : Quelle(s) crise(s) du syndicalisme?
Georges Gastaud nous fait suivre ces informations

L'Université Populaire Ch'ti Guevara a écrit :

Bonjour,


L'université populaire ch'ti Guevara est heureuse de vous accueillir

Le samedi 28 novembre de 14h30 .. (à?)

à LENS, salle Paul Sion ( à partir de la place du Cantin prendre la route de Lille, la salle Sion est indiquée assez rapidement sur votre gauche peu après l'Eléphant bleu)


Séance du jour : Quelle(s) crise(s) du syndicalisme ?


Conférencier: Stéphane Sirot, historien.

Derniers ouvrages parus : /La grève en France. Une histoire sociale. XIXe-XXe siècle/ (Paris, Odile Jacob, 2002) et /Les syndicats sont-ils conservateurs ?/ (Paris, Larousse, 2008).



Quelle(s) crise(s) du syndicalisme ?


2003, 2009 : pour la première fois dans l’histoire sociale de notre pays, deux vagues successives de grèves et de manifestations de grande ampleur échouent. Outre la nature du pouvoir politique et l’état de la société, ces revers ne peuvent être compris sans un retour sur leurs causes syndicales.

A l’orée d’un quatrième âge de son histoire, le syndicalisme est en crise(s). Son rapport au champ politique, sa relation à l’idéologie et à l’utopie, son sens de l’engagement, ses stratégies d’action s’en trouvent bouleversés.

La relecture du passé plus que centenaire du mouvement syndical peut offrir quelques clés d’un nécessaire renouveau, à la veille des congrès de la CGT et de la FSU.


Venez nombreux, et n'hésitez pas à amener vos amis et camarades pour en débattre!



Qu'est ce que l'Université populaire ch'ti Guevara ?

Face aux immenses compagnes de désinformation de l'idéologie fascisante dominante, qui déverse toute sa haine du peuple et le de la classe ouvrière dans ses médias de masses qu'elle contrôlent, (M.Bouygues = TF1; A.Lagardère = Europe 1, RFM; S.Dassault = le figaro; on notera qu'ils sont tous amis de Sarkozy…), il est urgent de résister non seulement dans la rue, mais aussi dans la théorie. C'est à cette fin qu'a été créée /l'université populaire ch'ti Guevara/ qui a pour but de diffuser des connaissances (philosophie, histoire, économie, politique, sciences, arts…) dans l'esprit du marxisme dans la perspective de l'émancipation sociale et intellectuelle des jeunes et des travailleurs et en lien avec les besoins des luttes sociales. Elle vous accueillera tous les derniers samedi du mois, traitera un thème précis sous forme de conférence publique suivie d'un débat, au centre Dumas à Lens (Grande résidence)


Pour l'Université Populaire Ch'ti Guevara:

Thomas Remmery, président; Jean François Dejours, secrétaire; et avec le soutien
de Georges Gastaud, secrétaire du PRCF 62 et de Vincent Flament, PRCF 59.

Projet de programme franchement communiste et républicain proposé par le PRCF en vue des élections régionales 2010

mardi 24 novembre 2009
En vue des élections régionales 2010

Projet de programme franchement communiste et républicain proposé par le PRCF

en vue des élections régionales 2010


Les prochaines élections régionales auront un enjeu politique de premier plan : au-delà du vote-sanction qu’encourt le régime sarkozyste en raison de sa politique réactionnaire, l’enjeu pour la grande bourgeoisie capitaliste est le dépeçage territorial de la République française une et indivisible héritée de la Révolution française ;
C’est en effet en 1790 que les « provinces » furent liquidées et que notre pays fut réorganisé en Communes, Départements et Etat-nation : or, le pouvoir UMP, mais aussi des élus tels Huchon (président « socialiste » du conseil régional d’Ile-de-France) ne cachent pas leur volonté d’aller vers l’Europe fédérale des régions quitte à désarticuler notre France républicaine, à effacer ses frontières nationales, à achever la régionalisation-privatisation des services publics, à mettre en concurrence tous les territoires de France. Cette orientation anti-nationale et anti-républicaine est commune à toutes les composantes du Parti Maastrichtien Unique (UMP, PS et ses satellites de l’ex-gauche plurielle, MODEM, Europe-Ecologie).

Cet acharnement à substituer la structure Europe / euro-région / euro-pôles à la structure républicaine Nation/Départements/Communes, s’affiche notamment :



- Dans la contre-réforme Balladur-Vallini (UMP et PS) dont les auteurs proposent un « big bang territorial » (merci pour la langue française)La grande bourgeoisie capitaliste veut en finir avec les départements,regrouper les régions pour en faire des « Länder » à l’allemande (par ex. les auteurs proposent l’effacement de la Picardie…), mettre en place de gigantesques « euro-pôles » qui aggraveront les déséquilibres territoriaux à l’avantage des grandes villes riches, centrées sur la finance et sur le tourisme friqué, et au détriment de la ruralité et des villes populaires petites et moyennes.
Ainsi le « grand Paris » rendrait-il illusoire l’autonomie des communes populaires de la ceinture parisienne ! Poussés par le MEDEF et par l’Union européenne, les présidents UMPS de régions frontalières rejetant la France, mettent en place des « régions transfrontalières » qui remettront lourdement en cause l’unité de notre pays. Tout cela accompagne une politique générale du MEDEF. Celle-ci consiste :
-A désindustrialiser notre pays (délocalisations) au détriment de l’emploi et au bénéfice de l’affairisme ;
-A liquider les spécificités positives de notre pays, où le capitalisme mondialisé ne supporte plus les acquis du Conseil National de la Résistance ni les conquêtes républicaines et laïques héritées de la Révolution française et du mouvement ouvrier de classe., grâce aux luttes duquel on peut parler d’exception française.

L’oligarchie financière veut en finir avec la France, avec ses services publics, avec sa classe ouvrière industrielle, avec son école laïque, avec sa langue (à laquelle le grand patronat veut substituer le « tout-anglais ») et aussi avec la démocratie communale : les milliardaires qui soutiennent Sarkozy veulent éloigner le pouvoir du citoyen : de la Commune vers la communauté d’agglo ou à l’euro-pôle ; du département vers l’euro-région et et de la Nation versl’ETAT européen fédéral en formation (Traité de Lisbonne-constitution européenne bis), où le grand patronat fait la pluie et le beau temps.

- Dans l’attitude concrète des conseils régionaux, qu’ils soient tenus par la droite ou par la « gauche plurielle » : certes il y a bien à la marge des différences de gestion entre la droite et la gauche établie : mais le PS et ses suiveurs du PCF et des Verts aident l’école privée et subventionnent le grand patronat sans contrôler les fonds investis ; en outre le PS n’a pas levé un doigt pour contrer la régionalisation des TOSS de l’Education nationale (2003). Dans son livre « De battre ma gauche s’est arrêtée », le président PS francilien Huchon se prononce même pour la fin de la France, pour la régionalisation de la gestion des professeurs, pour la privatisation totale d’EDF, pour l’insertion directe des super-régions dans un futur Etat européen quitte à démanteler la Nation et à en finir avec Paris capitale de la France

L’un des buts importants poursuivi par la grande bourgeoisie capitaliste à l’occasion des Régionales est de diminuer toujours plus les impôts incombant au patronat (impôt sur le revenu des très riches, impôt sur le capital, taxe professionnelle) en reportant la fiscalité sur les impôts locaux et les taxes indirectes (type TVA, CSG, taxe carbone) qui explosent : ainsi on surtaxe les couches populaires et moyennes et on aggrave les déséquilibres entre régions : les régions riches, disposent de recettes élevées, et les régions pauvres condamnées à vivoter et à subir sans compensation possible la casse euro sarkozyste des services publics (saignée de l’Education nationale, de l’hôpital public, de la poste, de la SNCF, etc.).

C’est l’inverse qu’il faut faire : mettre l’Etat en capacité d’équilibrer le développement économique et social sur tout le territoire national en organisant la « péréquation » entre régions riches et régions pauvres, en planifiant la ré-industrialisation du pays et le « produire en France » aux plans agricole et industriel et en développant partout de grands services publics d’Etat.

Bref , à travers le scrutin régional, le pouvoir veut faire entériner un vaste et grave projet antisocial et antinational : un projet anti-classe ouvrière, anti-paysannerie, anti-services publics, anti-école laïque, anti-France républicaine.

Or, l’élection régionale est financièrement verrouillée par l’UMPS : dans le Nord-Pas-de-Calais par ex. il faudrait 89 000 € à une liste nouvelle, non assurée de faire les 5% qui lui permettraient d’être remboursée, et cela simplement pour payer les bulletins de vote et les professions de foi et sans diffuser un tract ! Au contraire les vieux partis installés et gavés d’argent public (alors que les cotisations des adhérents devraient seules financer les partis !), peuvent dépenser cent fois cette somme en étant sûrs d’être remboursés par le contribuable !
Ce système antidémocratique tend à bloquer l’alternative patriotique et progressiste que portent le PRCF et ses alliés de l’Arc Républicain de Progrès (vrais communistes, gaullistes de gauche et socialistes républicains) : celle d’un rassemblement populaire majoritaire pour sortir notre pays de cette Europe capitaliste de mort , pour produire en France, pour avancer sur la base des principes du Conseil National de la Résistance [1] pour reconstruire notre pays sans crainte d’affronter Bruxelles et le MEDEF et pour avancer vers une société socialiste.

Bref l’heure est à l’alliance du drapeau rouge des ouvriers avec le drapeau tricolore de la République pour combattre l’Europe supranationale du grand capital et son dangereux proconsul Sarko-MEDEF qui démolit notre pays. Faisant feu de tout bois et multipliant le double langage, le fossoyeur de la République Sarkozy , lance à la veille des régionales un débat sur l’identité nationale où il va jouer à la fois sur le racisme et la xénophobie de certains pour tenter de dévoyer le légitime attachement des Français à l’idée nationale



C’est pourquoi, sans cesser de donner la priorité aux luttes sociales, le PRCF, qui milite pour reconstruire un vrai PC en France, qui combat l’extrême droite et appelle à fédérer tous les républicains indépendamment de l’UMPS, appelle les salariés actifs, chômeurs et retraités, la jeunesse, les artisans et les paysans, à soutenir ses propositions en versant en confiance à la souscription : car au PRCF il n’y a aucun politicien professionnel, seulement des ouvriers, des
employés, des enseignants, des ingénieurs, des étudiants, des artisans,
des petits paysans et des retraités.



Sur la base de ces propositions, diffusées aux principales usines de votre région, nous rencontrerons les partis qui se disent à la gauche du PS. Nous présenterons le résultat de ces entrevues sur nos sites en indiquant région par région ce que nous proposons de faire, vote ou abstention citoyenne, à l’occasion de ces régionales.

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Propositions du PRCF aux travailleurs, aux citoyens

et aux listes se réclamant de la gauche et de la République



1- Non à l’euro-régionalisation de la France, non à la contre-réforme
Balladur-Vallini qui détruit la nation, les départements et les communes au profit de l’Etat européen, des euro-régions et des « euro-pôles » ; non à la concurrence entre régions, oui à la République une, laïque, souveraine, sociale et indivisible , oui à la péréquation fiscale de l’Etat national entre régions riches et pauvres, entre départements bourgeois et ouvriers, entre grandes et petites villes, entre ville et espace rural ; non aux régions « transfrontalières » ; oui à une politique régionale s’inscrivant dans une politique nationale de rupture de la France avec la construction européenne

du capital, oui à la reconstruction de la souveraineté politique, économique, monétaire et sociale de la France, oui à des traités internationaux progressistes s’inspirant de l’ALBA, le traité qui régit les relations entre les pays latino-américains progressistes ; non à tout séparatisme régionaliste, oui à la solidarité républicaine entre régions, oui à la coopération entre départements voisins ;assez substitué le drapeau européen aux tricolore dans la « com » des régions ! non au démantèlement par Sarkozy des régiments garde-frontière, non à la subordination de l’armée française à l’OTAN ; non à un régiment allemand en Alsace ;

2- Solidarité anticapitaliste des élus avec les luttes des salariés pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail, les retraites, la Sécu, le logement social, les libertés syndicales ; solidarité avec les salariés privés d’emploi, avec les luttes des enseignants et des autres agents publics pour le développement du service public, avec les luttes des éleveurs, des agriculteurs, des marins-pêcheurs, avec les étudiants et lycéens, avec les chercheurs et les créateurs ;

3- Défense du « produire en France » : industrie, agriculture, pêche: Produire en France est une condition incontournable de notre indépendance et même de notre existence nationales . Il sera exigé de chaque grande entreprise qui délocalise ou qui licencie la dépollution totale des sites et la restitution de chaque euro public attribué antérieurement ; le tourisme doit venir en complément et non en substitut de l’activité productive sans laquelle un pays s’endette et disparaît. Les élus progressistes travailleront à une politique de
ré-industrialisation équilibrée et planifiée nationalement, reposant sur le rôle moteur d’un secteur public national démocratiquement géré. Hors les TPME, les régions ne devront plus subventionner le profit privé ; en cas d’aide publique indispensable pour sauver une industrie stratégique, les aides seront converties en parts de propriété sur l’entreprise dans la perspective de sa nationalisation ultérieur et en stipulant une obligation patronale de résultats pour l’emploi, l’environnement et les salaires .


4-Défense de la laïcité de l’Etat, des collectivités territoriales et de l’enseignement public ; zéro subvention à l’école privée ; défense de l’éducation nationale, de ses personnels et de ses usagers contre Sarko-MEDEF ; défense de l’école maternelle dès 2 ans menacée par les haltes- garderies souvent de caractère privé voire confessionnel ; refus de toute atteinte au statut de la fonction publique d’Etat et territoriale ; retour de l’Alsace-Moselle à la laïcité et fin de leur régime concordataire; pas de jumelage d’un établissement scolaire avec le MEDEF ; opposition à la propagande politique anticommuniste et ultra-européiste dans les lycées

.
5- Refus de toute mesure de fascisation émanant de l’Europe, de l’Etat, de la Région ou du patronat ; non à la criminalisation du communisme et plus généralement, du combat de classe et de l’action syndicale ; non à la traque des immigrés : ce n’est pas l’ouvrier immigré qui casse la France, au contraire, il aide à la construire : le vrai casseur, c’est le grand patronat « français » et son Europe de malheur ; refus de tout fichage, de toute vidéo-surveillance accrue de la population ; lutte acharnée contre l’extrême droite, contre le sexisme et le racisme ;


6- Développement de la culture nationale locale et régionale, appui au langues régionales dans un cadre strictement laïque et républicain respectant le français, langue nationale commune, mais non au tout-anglais patronal et européen;aucun soutien régional ou départemental à ceux qui trahissent le français pour le tout-anglais dans leur communication interne ou externe, ni à ceux qui exploitent l’attachement légitime aux langues régionales pour développer l’eurorégionalisme séparatiste ;

7- Action pour la solidarité internationale des régions et des départements français avec ceux qui résistent au fascisme, au racisme, au sexisme, aux guerres et aux blocus impérialistes contre Cuba, l’Iran, la Palestine, etc.



8- Refus des transferts de charges de l’Etat vers les collectivités locales ; dénonciation des mesures fiscales favorisant les très riches, ; refus de toute augmentation des impôts locaux dépassant l’inflation ;maintien et réforme de la taxe professionnelle de manière à pénaliser les entreprises qui licencient et à favoriser celles qui embauchent et qui augmentent les salaires ;

9- Action pour reconstituer un vrai ministère de l’Equipement, renforcer l’ONF, pour la reprise par l’Etat de la responsabilité des routes nationales ; impulsion du ferroutage SNCF ; action pour la taxation nationale des camions aux frontières et affectation de la taxe-camion, pour moitié à un fond public d’industrialisation de la France sous l’égide du secteur public industriel, pour moitié à la lutte anti-pollution atmosphérique ; refus de la taxe carbone sur les particuliers ;

10- Défense résolue des services publics, de l’emploi public, du maillage universel du territoire régional et national par les services publics en veillant particulièrement aux quartiers urbains populaires et aux communes rurales ; lutte pour la nationalisation de l’eau et en attendant, retour de la gestion de l’eau dans des régies publiques ; chaque hôpital, chaque bureau de poste, chaque école doivent être défendus bec et ongles !

11- Préservation de l’espace rural et maîtrise du développement urbain favorisant la mixité sociale ; transport interurbain privilégiant le cadre SNCF ou régie publique ; reconstruire et restaurer les habitations existantes autant que faire se peut sans étendre démesurément les faubourgs des grandes villes ;

12- Soutien aux villes populaires, aux communes rurales et aux bassins d’emploi existants sans tout regrouper autour des europôles ;

13- Démocratie participative intense : développement égalitaire du réseau internet ADSL avec constitution d’espaces démocratiques de consultation des citoyens sur les projets régionaux et départementaux avec, en particulier, discussion du budget régional et intervention des citoyens ;

14- Priorité à la protection sociale de l’enfance, du grand âge, des malades et des personnes fragilisées par la crise du capitalisme ;

15- priorité aux sports amateurs dans leur diversité


16- mise en place de médias régionaux et départementaux pluralistes défendant les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, refusant le tout-anglais, faisant une place aux langues régionales à côté du français et ouverts sans discrimination aux organisations politiques, syndicales et aux associations
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[1] La France ruinée de 45 s’est offert la Sécu, la retraite par répartition, le secteur industriel d’Etat avec Renault et EDF, les services publics, un code du travail protecteur…, pourquoi la France sarkozyste actuelle ne sait-elle plus que prendre aux pauvres et aux « moyens » pour donner aux riches ?

lundi 23 novembre 2009

Dominique Strauss-Kahn songe, selon certaines informations, à un « destin présidentiel »

canempechepasnicolas.over-blog.com




Dominique Strauss-Kahn songe, selon certaines informations, à un « destin présidentiel » en 2012. Il serait, dit-on, le « meilleur » opposant à Nicolas Sarkozy, le seul candidat socialiste susceptible de le battre… Certes, les milieux de la finance, le CAC 40 doivent réfléchir à une éventuelle carte à jouer alternative , compte tenu du déficit persistant de crédit de l’actuel président de la République, dans l’opinion publique. De plus en plus nombreuses, sont les catégories sociales, intégrées à la bourgeoisie, qui sont touchées par les mesures autoritaires prises par Sarkozy. Le mécontentement s’étend et se fait entendre dans des couches de la population, jusqu’à ces dernières années, éloignées de tout esprit de contestation du pouvoir en place. La base électorale de la droite officielle s’en restreint d’autant.

Dans ces conditions, pour poursuivre sur le fond la même politique, ne serait-il pas habile, pour le capital, de jouer à nouveau « l’alternance » ? Et dans cette perspective, qui serait au Parti socialiste, le mieux placé pour « finir le travail », que DSK ?

Aussi faut-il analyser comme il convient les propos, clairs et sans bavure, tenus aujourd’hui par le Directeur du FMI, et rapportés par Le Monde, sous le titre :

« COMPRIMER LES DÉPENSES PUBLIQUES »

« Le directeur du FMI souhaite maintenant que les gouvernements mettent au point les stratégies visant à remettre de l'ordre dans des finances publiques, malmenées par la crise. Dominique Strauss-Kahn a ainsi déclaré qu'une fois retirées les mesures de soutien à l'économie, il ne faudra pas hésiter à comprimer les dépenses publiques, voire, le cas échéant, à augmenter les impôts. Il a réaffirmé son appel au maintien de la coopération entre différents pays, même si les stratégies de sortie de crise peuvent différer d'une capitale à l'autre ».

Chacun sait ce que signifie « comprimer les dépenses publiques » et « augmenter les impôts » pour les salariés, les privés d’emploi, les retraités. Pas besoin d’un dessin.

Il faut être vigilant. La volonté de se débarrasser à tout prix de Nicolas Sarkozy peut cristalliser l’opinion populaire. Et les électeurs pourraient choisir la « peste » au lieu du « choléra », surtout avec un docteur tout en rondeur, qui ne jurerait que « remèdes de bonne femme » pour assurer à tous une « bonne santé ».

Au petit jeu des promesses non tenues, les dirigeants socialistes sont les maîtres. Dans l’opposition, « plus à gauche qu’eux, tu meurs ». Et, une fois aux affaires, ils deviennent « pragmatiques » : en clair, au nom des « nécessités », ils tournent le dos à leurs engagements électoraux, une fois de plus.

Cette perspective s’inscrit dans la foulée des « régionales ». Si l’on fait du rejet de Nicolas Sarkozy l’unique objectif de la prochaine consultation, il est certain que le vote hostile au président actuel va se porter essentiellement sur les listes présentées ou emmenées par le Parti socialiste. Et le « vote utile » ouvrira ainsi une voie royale à Dominique Strauss-Kahn.

Se démarquer de cette stratégie devrait être le souci des communistes, de tous les communistes. Le débat, en cours au sein du PCF, sur la composition des listes, au premier tour comme en vue du second, évacue la question essentielle : le débat sur la politique concrète à proposer aux Français.

Nous y reviendrons.

Jean LEVY

Au nom de Jaurès?

Dis Patrick Le Hyaric, l’auteur de l’article « Chez les Coadou, la « voie lactée » est placée sous le signe du bio » de l’Huma Dimanche du 19 au 25 novembre, ou es tu allé le chercher ?
Selon ce monsieur, la qualité du lait tend à baisser. Sur quelles données objectives s’appuie-t-il pour affirmer cela. Et l’Afssa ne serait pas au courant ?
« Le bon lait est un aliment aux nombreuses vertus dès lors qu’il a été produit naturellement, sans avoir été allégé, surchauffé ou stérilisé ».
. Pour l’auteur du papier, seul le lait cru est digne d’intérêt.
Le lait cru doit être bouilli et consommé dans les 48h. Ouvert il ne se conserve pas plus d’une journée. Il n’est pas standardisé en matière grasse.
La pasteurisation consiste à chauffer le lait à 72 ou 82°C pendant 15 secondes. Il doit être consommé dans les 7 jours et placé à 4°C. Une fois ouvert le lait ne se conserve pas plus de trois jours. La pasteurisation permet de conserver les qualités gustatives du lait cru.
Le lait UHT (ultra high température) est traité à 140-150°C pendant 2 à 5 secondes et refroidi tout aussi rapidement. Le procédé présente l’avantage sur la pasteurisation de tuer tous les microorganismes. Il n’altère que faiblement la valeur nutritive du lait. Ce procédé permet de conserver le lait pendant plusieurs mois.
Le monde a changé. Tout le monde ne vit pas à la campagne, dans des régions consacrées à la production laitière.
Le développement des procédés de conservation des aliments est intimement lié au développement du commerce et des transformations des modes de vie. La salarisation massive des femmes a modifié les pratiques culinaires. Dans le commerce alimentaire, la surface consacrée aux produits transformés est supérieure à celle consacrée aux produits frais.
Visiblement les industries alimentaires n’ont pas la côte pour ce « journaliste ». Elles sont accusés de « décortiquer le lait, d’isoler ses constituants et de les bourrer de saloperies » (on aime le beau style à l’Huma !) …pour fabriquer des ersatz de yaourt, beurre, dessert lacté ».
Le lait fournit la caséine utilisée dans l’industrie pour les matières plastiques, papier, textiles.
Le lacto serum est utilisé dans l’industrie pharmaceutique dans les laits infantiles pour augmenter le taux de protéines sériques
A bas les industries de transformations, vive avant car avant c’était mieux ! « pas besoin de boniments pseudo-pharmaceutiques pour les vendre (les produits laitiers).Nombreux sont en effet les producteurs qui reprennent la tradition de la vente directe à la ferme et sur les marchés locaux ».
Contrairement à Bové et d’autres, l’auteur ne s’embarrasse pas d’une rhétorique creuse sur les multinationales, pour justifier le retour à une organisation précapitaliste de la société, il attaque la technologie dans le traitement du lait et les industries de transformations. Il n’a pas attaqué la chaine du froid, sans doute un oubli !
Ah, heureuse époque où tout le monde vivait à la campagne dans un monde autosuffisant vivant du commerce de proximité. La terre ne saurait mentir comme disait le maréchal !
Dis, Patrick le Hyaric, tu pourras envoyer tes journalistes aux prochains entretiens de Millançay. C’est la Mecque du bio ! ( http://www.intelligenceverte.org) ainsi qu’au salon de la marjolaine ( http://www.salon-marjolaine.com). Mieux même propose aux organisateurs de ces événements de tenir un stand à la fête de l’Huma!
Mais ou va l’Huma ?
Se réclamer de Jaurès pour valoriser des idées aussi réactionnaires est une imposture !

Gilles Mercier
Travailleur scientifique

Face à la montée des luttes, le PRCF s'adresse à vous !

Lundi 23 novembre 2009
Face à la montée des luttes, le PRCF s'adresse à vous !



Communiqué de la 'Commission enseignement'
du Pôle de Renaissance Communiste en France


Face à la montée des luttes
dans l'Education nationale et à l'université,
le gouvernement emploie des procédés
de plus en plus liberticides.

La commission enseignement du PRCF
appelle à la solidarité et au tous ensemble
des jeunes et des salariés.

Jamais depuis des décennies un pouvoir aux prises avec la jeunesse n'aura utilisé des procédés aussi liberticides que le gouvernement Sarkozy et son ministre Darcos, sympathisant de l'officine ultra-droitière du Club de l'Horloge.

Dans les lycées, les proviseurs, et leur "syndicat" majoritaire relaient majoritairement et sans états d'âme les consignes ministérielles d'interdire les AG lycéennes, de menacer les élèves grévistes de sanctions, d'intimider et de stigmatiser les syndicalistes enseignants qui font leur devoir élémentaire en soutenant les jeunes en lutte dans le respect de leurs décisions indépendantes.
Des réunions parents/professeurs sont interdites dans les lycées. Des enseignants qui refusent de violer la déontologie en organisant la désobéissance civique autour des contre-réformes, sont durement menacés et sanctionnés.
La FCPE, pourtant si timide, est privée de subventions et se voit même interdire des distributions de tracts à certains endroits. Des inspecteurs zélés, qui ne conçoivent leur devoir de réserve que comme une manière de servir la soupe au gouvernement (alors que tout fonctionnaire est au service de la Nation aux termes du statut de 1945 édicté par le ministre communiste de De Gaulle, Maurice Thorez) somment des instituteurs de faire silence sur leur opposition aux contre-réformes dans les conseils d'école.
Et maintenant, Darcos en appelle au Ministère de l'Intérieur pour interdire les blocages de lycées en Janvier !

Décidément, "tout est devenu possible" depuis le 6 mai 2007 en matière d'étouffement des libertés démocratiques. Presse, médias audiovisuels, indépendance des juges, protection des libertés civiques, droit de grève des cheminots et des professeurs, laïcité institutionnelle, indépendance de la nation (qui serait réduite à rien par le traité de Lisbonne, adopté par le parlement UMPS félon en violation du vote souverain du 29 mai 2005), tous les acquis démocratiques sont gravement menacés par ce gouvernement qui a besoin de restreindre les libertés pour faire passer sa "rupture" thatchérienne au service de l'Union européenne du capital et pour tenir en laisse un peuple français et une jeunesse qui grondent contre les injustices criantes du capitalisme en crise.

Comme l'expliquait le patron des patrons allemands invité par le MEDEF le 17 décembre :
"Il est crucial de ne pas autoriser les gens qui ont des priorités politiques très différentes à exprimer leur opinion pour dire que « le capitalisme, c’est fini, le libre-échange, c’est fini »".

Malgré cela, la mobilisation croissante des lycéens et des étudiants a forcé Darcos à reculer sur sa contre-réforme.
Le pouvoir craint que les colères sociales, celles des jeunes mais aussi celles des ouvriers frappés par la casse de l'industrie nationale, celles des postiers, des cheminots et des autres agents des services publics cassés par l'Europe, celle des assurés sociaux menacés d'un désossage en règle de la Sécurité sociale de 1945..., cristallisent et se joignent dans un vaste "tous ensemble en même temps", seul moyen pour stopper les casseurs de France et faire renaître une dynamique de progrès en France.

Cela ne se fera pas avec les directions confédérales qui, aidant le gouvernement à "tenir" le mécontentement, repoussent à la fin janvier leur prochaine action et paraissent déconnectées des nombreuses luttes à la base qui posent les jalons du "tous ensemble" comme à Douai le 18 décembre.
Cela ne se fera pas avec le PS, dont les guerres de clan cachent mal l'accord de fond avec la politique européiste et atlantiste de Sarkozy, matérialisée par la présence de Strauss-Kahn et de Lamy à la tête du FMI et de l'OMC.

Comptons d'abord sur nos luttes, structurons nos convergences, sur la structuration nationale d'un Front syndical de Classe, sur la reconstruction DANS L'ACTION d'une vraie jeunesse communiste, d'un vrai parti communiste, dont l'absence, cruellement soulignée par le congrès quasiment pour rien du PCF, permet à la droite ultra de casser notre pays et d'humilier son grand héritage démocratique.

Enseignants et jeunes en résistance font preuve d'un réel courage et d'un vrai sens de la République et du combat social. Le PRCF appelle tous les progressistes à s'impliquer dans leurs luttes jusqu'au retrait total des contre-réformes Darcos et Pécresse, à organiser la solidarité avec les élèves et les enseignants sanctionnés par Darcos et ses séides, à développer le "tous ensemble en même temps" sans crainte de bousculer les états-majors qui continuent de "négocier" avec ce gouvernement qui organise des réunions européennes à Vichy et démantèle l'œuvre du Conseil national de la résistance.

dimanche 22 novembre 2009

Journée d'action du 24 (Education Nationale, Poste)

Front Syndical de Classe
Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » H. Krazucki

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Journée d'action du 24 (Education Nationale, Poste) : Tract du Front Syndical de Classe


Travailleurs du public et du privé :

- pour la défense des services publics et de la protection sociale

- pour la défense de l'emploi et le « Produire en France »

- pour l'augmentation des salaires

Tous ensemble en même temps !





La situation est grave pour les travailleurs qui souffrent tous ensemble de la casse anti-sociale orchestrée par le MEDEF, le gouvernement et l'UE : délocalisations industrielles, licenciements et chômage de masse, intensification et pénibilité du travail, casse des services publics désossés et privatisés, remise en cause de la protection sociale et du salaire socialisé (sécu, retraites)…



Dans ce contexte, la question des services publics est particulièrement importante. La défense des emplois et du statut de la fonction publique (attaqué de multiples manières, RGPP, loi mobilité, nouveau régime indemnitaire, etc.) intéresse tous les citoyens et l’avenir de la démocratie. En effet, en période de crise notamment, le secteur public est un des modes de redistribution des richesses les plus efficaces. Or, le MEDEF et le gouvernement, arc-boutés sur les directives européennes de « libéralisation », veulent :

réduire la fonction publique autour de quelques fonctions régaliennes de décision et de contrôle,

démanteler les services publics, en les confiant à des agences ou au secteur privé,

instaurer dans les services publics une logique marchande, concurrentielle, rompant avec les grands principes d’égalité, de continuité et de neutralité.



Pour cela, la casse du statut de la fonction publique de 1946 (précisé en 1983) est nécessaire afin de supprimer les principes qui gouvernent l’emploi du fonctionnaire, comme par exemple la séparation du grade et de l’emploi et la logique de carrière, garantes de l’indépendance et de la neutralité des fonctionnaires. Des services publics livrés au privé ou à la logique marchande, des administrations réduites à de petits états-majors obéissants, tout cela suppose d’en finir avec le statut général des fonctionnaires élaboré par les résistants à la Libération, afin de substituer au fonctionnaire impliqué dans le développement du service public un employé contraint par les ordres de son employeur.



Défendre les services publics n'est pas du corporatisme mais une position de sauvegarde des intérêts des personnels comme de l’immense majorité de la population ; c’est une position de classe contre l’exploitation capitaliste. Public/privé, les travailleurs sont affrontés au même pouvoir du capital et c’est tous ensemble en même temps à partir des luttes à la base qu’ils pourront vraiment le faire reculer et imposer la satisfaction de leurs revendications.



Pendant ce temps, Chérèque, qui donne le tempo du syndicalisme rassemblé au sommet et travaille ouvertement pour le Medef et le gouvernement, se demande : « Une grève générale ... contre quoi ? On ne va pas faire grève contre la crise. Qu'est-ce qui va unir tous les salariés ? ».



Il faut remettre en cause les directions syndicales qui ont déserté le combat de classe et sont devenues des « partenaires sociaux » du capital. Il faut dans le même temps mettre toutes nos forces dans la construction, à partir des luttes à la base, de l'unité dans l'action.



Cela suppose d'élaborer une plateforme fédératrice reprenant les revendications qui s'expriment dans les luttes depuis des mois : pour la défense de l'emploi et le « Produire en France », pour la défense des services publics et de la protection sociale, pour l'augmentation des salaires.
Cela s’appelle la lutte de classe et c’est en la menant sans illusion sur le « dialogue entre partenaires sociaux » que les travailleurs de France guidés notamment par une CGT de classe et de masse ont su remporter d’importantes victoires. En 1936, en 1945 ou en 1968.



Prochaines réunions FSC (crise, lutte des classes, congrès syndicaux CGT et FSU) :

A Bagneux (92) le 28 novembre, à Nantes (44) le 3 décembre, à Marseille (13) le 5 décembre

commission Luttes du PRCF Sujet : Solidarité et tous ensemble des jeunes et des salariés

De : commission luttes du PRCF
Date : 19/12/2008 15:30:48
A : commission Luttes du PRCF
Sujet : Solidarité et tous ensemble des jeunes et des salariés


Pôle de Renaissance Communiste en France



Communiqué de la commission enseignement




Face à la montée des luttes dans l'Education nationale et à l'université, le gouvernement emploie des procédés de plus en plus liberticides.

La commission enseignement du PRCF appelle à la solidarité et au tous ensemble des jeunes et des salariés.




Jamais depuis des décennies un pouvoir aux prises avec la jeunesse n'aura utilisé des procédés aussi liberticides que le gouvernement Sarkozy et son ministre Darcos, sympathisant de l'officine ultra-droitière du Club de l'Horloge.




Dans les lycées, les proviseurs, et leur "syndicat" majoritaire relaient majoritairement et sans états d'âme les consignes ministérielles d'interdire les AG lycéennes, de menacer les élèves grévistes de sanctions, d'intimider et de stigmatiser les syndicalistes enseignants qui font leur devoir élémentaire en soutenant les jeunes en lutte dans le respect de leurs décisions indépendantes. Des réunions parents/professeurs sont interdites dans les lycées. Des enseignants qui refusent de violer la déontologie en organisant la désobéissance civique autour des contre-réformes, sont durement menacés et sanctionnés. La FCPE, pourtant si timide, est privée de subventions et se voit même interdire des distributions de tracts à certains endroits. Des inspecteurs zélés, qui ne conçoivent leur devoir de réserve que comme une manière de servir la soupe au gouvernement (alors que tout fonctionnaire est au service de la Nation aux termes du statut de 1945 édicté par le ministre communiste de De Gaulle, Maurice Thorez) somment des instituteurs de faire silence sur leur opposition aux contre-réformes dans les conseils d'école. Et maintenant, Darcos en appelle au Ministère de l'Intérieur pour interdire les blocages de lycées en Janvier !


Décidément, "tout est devenu possible" depuis le 6 mai 2007 en matière d'étouffement des libertés démocratiques. Presse, médias audiovisuels, indépendance des juges, protection des libertés civiques, droit de grève des cheminots et des professeurs, laïcité institutionnelle, indépendance de la nation (qui serait réduite à rien par le traité de Lisbonne, adopté par le parlement UMPS félon en violation du vote souverain du 29 mai 2005), tous les acquis démocratiques sont gravement menacés par ce gouvernement qui a besoin de restreindre les libertés pour faire passer sa "rupture" thatchérienne au service de l'Union européenne du capital et pour tenir en laisse un peuple français et une jeunesse qui grondent contre les injustices criantes du capitalisme en crise. Comme l'expliquait le patron des patrons allemands invité par le MEDEF le 17 décembre : "Il est crucial de ne pas autoriser les gens qui ont des priorités politiques très différentes à exprimer leur opinion pour dire que « le capitalisme, c’est fini, le libre-échange, c’est fini »".


Malgré cela, la mobilisation croissante des lycéens et des étudiants a forcé Darcos à reculer sur sa contre-réforme. Le pouvoir craint que les colères sociales, celles des jeunes mais aussi celles des ouvriers frappés par la casse de l'industrie nationale, celles des postiers, des cheminots et des autres agents des services publics cassés par l'Europe, celle des assurés sociaux menacés d'un désossage en règle de la Sécurité sociale de 1945..., cristallisent et se joignent dans un vaste "tous ensemble en même temps", seul moyen pour stopper les casseurs de France et faire renaître une dynamique de progrès en France.



Cela ne se fera pas avec les directions confédérales qui, aidant le gouvernement à "tenir" le mécontentement, repoussent à la fin janvier leur prochaine action et paraissent déconnectées des nombreuses luttes à la base qui posent les jalons du "tous ensemble" comme à Douai le 18 décembre. Cela ne se fera pas avec le PS, dont les guerres de clan cachent mal l'accord de fond avec la politique européiste et atlantiste de Sarkozy, matérialisée par la présence de Strauss-Kahn et de Lamy à la tête du FMI et de l'OMC.




Comptons d'abord sur nos luttes, structurons nos convergences, sur la structuration nationale d'un Front syndical de Classe, sur la reconstruction DANS L'ACTION d'une vraie jeunesse communiste, d'un vrai parti communiste, dont l'absence, cruellement soulignée par le congrès quasiment pour rien du PCF, permet à la droite ultra de casser notre pays et d'humilier son grand héritage démocratique.


Enseignants et jeunes en résistance font preuve d'un réel courage et d'un vrai sens de la République et du combat social. Le PRCF appelle tous les progressistes à s'impliquer dans leurs luttes jusqu'au retrait total des contre-réformes Darcos et Pécresse, à organiser la solidarité avec les élèves et les enseignants sanctionnés par Darcos et ses séides, à développer le "tous ensemble en même temps" sans crainte de bousculer les états-majors qui continuent de "négocier" avec ce gouvernement qui organise des réunions européennes à Vichy et démantèle l'œuvre du Conseil national de la résistance.

samedi 21 novembre 2009

le « team France » se qualifie haut la main pour la Coupe du Monde de Handball !

Billet d’humeur de Georges Gastaud après France-Eire

Intense émotion patriotique :
le « team France » se qualifie haut la main
pour la Coupe du Monde de Handball !

Grâce au capitaine de l’équipe de France, qui a expliqué que tricher fait partie de sa morale sportive à condition de ne pas se faire prendre, l’équipe de France ira au Mondial.

Comment un « bon Français » (pas un de ces « Auvergnats » raillé par Hortefeux…) pourrait-il ne pas s’en réjouir ? Grâce à cet éclatant succès, on va pouvoir oublier patriotiquement que le capitalisme mondialisé, Sarko-MEDEF et leur Europe patronale désossent notre industrie et nos services publics, que le pouvoir démonte ce qui reste des retraites et de la Sécu, que la contre-réforme Balladur-Vallini détricote la République une et indivisible pour installer les euro-régions, que pour des millions de familles se nourrir est un tracas quotidien, que l’Education nationale devient un service public bas de gamme livré aux démolisseurs. Qu’importe, vous dis-je, puisqu’« on-a ga-gnéééé ! ». « L’identité nationale » façon Sarko est sauve ! Alors, en toute sérénité, Champion et Auchan peuvent se rebaptiser respectivement Carrefour Market et Simply Market, Pécresse et Lagarde peuvent basculer en catimini notre pays au « tout-anglais » en strangulant la langue de Molière et d’Eluard pour « booster » les actions du CAC 40 détenues par les fonds de pension US ! Qu’importe que Sarko ait violé le vote du peuple français en faisant adopter par la voie parlementaire la constitution supranationale rebaptisée « Traité de Lisbonne » ?

« We are the champions ! » et, sur la base d’une tricherie « petit bras » qui, montre ce qu’est devenu le sport en régime capitaliste en fait d’ « exemple pour les jeunes » ! :On va pouvoir refonder l’ « identité nationale » sur un chauvinisme d’autant plus creux que son vrai rôle est de permettre au trio Sarko-Barroso-Parisot de démolir la nation populaire héritière des Lumières, des Sans Culotte, des Communards et du CNR ?

Alors, honneur aux vrais sportifs, à ces joueurs amateurs, dirigeants bénévoles, autres profs d’EPS et autres dinosaures de « l’esprit chevaleresque » qui n’oublient pas, eux, que sport veut dire à l’origine jeu, épanouissement personnel, esprit d’équipe et respect de l’adversaire. Et que mieux vaut perdre en jouant le jeu que gagner en trichant.

Georges Gastaud

mercredi 18 novembre 2009
















Michel Peyret

COMMENT NAISSENT ET EVOLUENT LES IDEES .

J'ai publié , le 14 novembre dernier , un article de Anton Pannekoek intitulé : « La propriété publique et la propriété commune » qui apparaît avoir suscité un intérêt certain .

Je faisais précéder l'article d'une courte biographie de Anton Pannekoek extraite d'une présentation de l'encyclopédie Wikipédia .

Anton Pannekoek y est situé comme estimant , à l'égal de Karl Marx et Rosa Luxemburg , que le communisme ne peut résulter que d'un processus révolutionnaire , aboutissant à un accroissement de la démocratie et à la collectivisation des moyens de production .

Il est également présenté comme un opposant résolu à la Première guerre mondiale qui rejoint dès 1919 la 3eme Internationale , dont toutefois il est exclu en 1921 en raison de ses positions de « communiste de gauche » et de son opposition à Lénine .

Dans le prolongement du premier article , je propose à la lecture et au débat un second texte publié en 1919 sous le titre , sobre , de « Le matérialisme historique » , qui ne peut être considéré comme polémiquant .

Son entame considère toutefois que « la place qu'occupe l'esprit humain dans le matérialisme historique est le point le plus discuté et le moins compris de cette doctrine . »

Pour ma part , j'en ai également pris connaissance avec une vive satisfaction et en notant , entre autres , que la dialectique , celle de Marx bien évidemment , était bien présente dans le contenu .

Et comme chez moi il y a toujours une part de rêve , je n'ai pu m'empêcher de penser que l'histoire aurait pu s'écrire d'autre façon .

Et , si nous sommes plus de ces temps , j'estime toutefois que l'on peut considérer cet apport n'a pas été perdu pour toujours , tant en ce qui concerne les causes du mouvement de l'histoire que le rôle et la conception d'une formation politique révolutionnaire dans ce mouvement .

La parole donc à Anton Pannekoek en précisant que j'ai préféré ne pas opérer de coupures tout en introduisant des sous-titres de mon fait .




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Anton Pannekoek

Le matérialisme historique

(publié pour la première fois en néerlandais dans De Nieuwe Tijd, 1919)

u

La place qu’occupe l’esprit humain dans le matérialisme historique, est le point le plus discuté et le moins compris de cette doctrine. Ceci est causé principalement par le mode d’expression ou formulation. La formulation, combinaison solide d’idées, en tant qu’abstraction précise, ne peut jamais rendre la riche complexité de la réalité, de même, la formulation ne peut exprimer l’enchevêtrement des relations dans le monde réel. Celui qui ne regarde que la formulation tombe dans une subtile analyse d’idées et s’éloigne de plus en plus de la réalité vivante sans même le remarquer. Celui qui veut connaître le matérialisme historique doit toujours regarder la formulation comme une règle raccourcie pour comprendre les relations telles qu’elles sont en réalité.




LE MATERIALISME HISTORIQUE

EST D'ABORD UNE CONCEPTION DE L'HISTOIRE




Le matérialisme historique est tout d’abord une explication, une conception de l’histoire, et surtout, des grands événements, des grands mouvements des peuples, des grands renversements sociaux. Chaque événement historique est composé d’actions d’hommes, d’hommes qui transforment ou luttent pour transformer le monde. Quelles sont les forces qui les poussent ? Explication de l’histoire, cela signifie donc explication des motifs, des causes qui ont obligé les hommes à agir.




Souvent la cause fut la misère immédiate, la poigne de fer de la faim, l’instinct de conservation propre à tous les êtres vivants. Combien de fois trouvons-nous dans l’histoire, que les masses ont été poussées à la révolte par la faim et ont ainsi impulsé des révolutions ? Mais, en outre, nous trouvons encore d’autres motifs qui poussent les classes à l’action et déterminent leurs actes ; plus généraux, abstraits, tels sont ceux qu’on appelle les motifs idéalistes, qui souvent sont ennemis du simple principe de conservation, de nos intérêts propres, et même permettent des sacrifices enthousiastes.




Dans les classes en présence vivent des idées et des sentiments plus profonds, des concepts généraux sur ce qui est bon et nécessaire pour le monde, des idées et des idéaux qui se résument en devises, et pour leur conscience propre, celles-ci déterminent leurs actes. Certes ces motifs sont exprimés par toutes sortes de nom : amours de la liberté, de la patrie (patriotisme), conservatisme, mécontentement, servitude, tendance révolutionnaire, et bien d’autres. Mais il est clair que ces noms par eux-mêmes ne donnent aucune explication.




CE N'EST PAS LA NEGATION DES MOTIFS SPIRITUELS




Le matérialisme de l’explication marxiste de l’histoire ne signifie pas la négation de ces motifs spirituels, mais la réduction de ces motifs à des causes matérielles, aux relations réelles de la société humaine. Nous nommons ces relations réelles, matérielles en ce sens, que nous pouvons les constater objectivement au contraire des idées subjectives ; non dans le sens de matériel opposé à spirituel. On a souvent affirmé que la réalité dans la société humaine est cependant principalement de nature spirituelle, car l’homme est tout d’abord un être pensant et capable de volonté ; partout dans la société et dans la politique les relations humaines existent seulement parce que les hommes en ont plus ou moins conscience, par leur conscience, leurs sentiments, leur savoir et leur volonté.




Cette réfutation ne touche pas le matérialisme historique. Nous attirons l’attention sur ce que, partout dans la société, où des hommes prennent contact des relations réelles, effectives sont la base de ceci, et que ces relations que les hommes en aient conscience ou non, qu’ils approuvent ou qu’ils haïssent, qu’ils les reconnaissent ou non, restent malgré tout, autant réelles. Derrière chaque bataille, derrière chaque trêve, entre travailleurs et patrons, on trouve effectivement l’état de vente de force de travail des ouvriers aux capitalistes, derrière la lutte pour la liberté du commerce ou le protectionnisme on trouve un rapport réel entre acheteurs et vendeurs, derrière les devises des partis de démocratie ou de réforme se trouve la relation réelle entre gouvernement et sujets, de classe entre classe ; chaque loi est, outre un morceau de papier, la décision formulée des gouvernants ayant la puissance de faire exécuter leur décision. Tout ceci – qu’on le nomme matériel ou spirituel – est objectivement observable, donc dans le sens de Marx : réalité matérielle.




LES RELATIONS ENTRE LES HOMMES SONT DETERMINEES




Les relations existantes entre les hommes ne sont pas arbitraires. Elles sont déterminées et les hommes ne peuvent même pas librement choisir le rôle qu’ils veulent remplir dans ce tout. Elles sont données par le système économique dans lequel les hommes vivent. La société, la commune, dont chaque homme est une partie et en dehors de laquelle il ne peut vivre est un organisme de production, elle sert à la production pour les hommes, de tous les moyens de vivre, de quelque nature qu’ils soient. Tout d’abord, les hommes doivent vivre, donc l’organisme économique régit tout au-dessus de toute puissance, en assurant cette vie, les relations dans lesquelles il place les hommes les uns par rapport aux autres sont d’une réalité aussi impérative que l’existence corporelle de l’homme même, elles remplissent sa vie et déterminent ses pensées par une violence insurmontable. L’opinion selon laquelle on peut vivre en dehors de tout ceci, indépendamment, vaut autant que l’opinion qu’une partie tranchée du corps peut vivre indépendamment de celui-ci.




L’expression de Marx que les idées et institutions humaines sont déterminées par la manière selon laquelle les hommes acquièrent leurs moyens de vivre, ne signifie donc pas, que chaque homme ne pense toujours qu’à son boire et son manger, mais que le procès de production met les hommes les uns avec les autres dans certaines relations qui remplissent leur vie, remplissent donc aussi leurs pensées, leurs volontés et leurs sentiments. En outre, pensons que, pas plus actuellement que pendant toute l’histoire passée, les moyens d’existence ne sont assurés, de sorte que les soucis et la crainte de manquer écrasent le cerveau comme un cauchemar et empêchent un large développement de l’esprit, un vaste envol des pensées. Un système économique, qui chassera ces soucis et donnera à l’humanité la maîtrise totale de ses conditions de vie, déterminera encore toujours par son caractère, la vie et les pensées, mais combien plus libres, plus vastes et plus dégagées seront ces pensées.




LE MODE DE PRODUCTION EST LUI-MEME UN PRODUIT HUMAIN




Mais pourquoi les relations économiques sont-elles telles quelles sont ?




Le mode de production qui détermine l’état de chaque homme est lui-même un produit humain, il est construit par le travail et l’évolution séculaire de l’humanité. De même aussi, actuellement chacun collabore à construire la suite de ce développement, les forces importantes qui ont constitué le mode de production, on trouve la technique et le droit.




« Das Recht bestimmt die Wirtschaft » ( « Le droit déterminé l’économie »), ainsi Stammler formule-t-il sa critique du marxisme.




Ceci n’est pas seulement causé par le désir d’un juriste de donner une place supérieure à l’objet de son étude, comme base fondamentale de la société. Là encore, nous trouvons le vieux contraste entre spirituel et matériel. La technique comprend un élément matériel : le mouvement visible d’un bras, d’un outil, d’une machine. Mais il ne suffit pas d’une pratique de travail concrète pour faire un mode de production, ceci n’est obtenu que par la réglementation des formes de droits sous lesquelles on travaille.




Ce n’est pas l’outil ou la machine, mais le libre contrat de travail, le libre échange, la libre concurrence, la liberté professionnelle qui ont fait le capitalisme. Donc l’élément matériel, le procédé technique est régi et conduit par des relations spirituelles, par des règles juridiques ; l’élément spirituel, la manière selon laquelle les hommes règlent, par leur volonté et leur intelligence, leurs relations réciproques est élémentaire.




A ceci, nous pouvons déjà faire remarquer que le contraste entre technique et droit n’est pas conforme à celui entre matériel et spirituel, le droit n’est pas seulement une règle, mais une forme impérative, il n’est pas seulement la formule d’un paragraphe de loi, mais aussi la sabre du gendarme et le mur du cachot. En ce qui concerne l’élément spirituel dans la technique, nous verrons plus loin.




UNE PRODUCTION REGIE PAR LA DOMINATION DE LA PROPRIETE PRIVEE




Du reste la thèse de Stammler est juste. Le mode de production capitaliste n’est pas simplement caractérisé par une production machiniste et industrielle, mais par une production régie par la domination de la propriété privée. Le mode de production est technique, réglé par des relations juridiques et de possession. Mais la thèse de Stammler n’est pas toute la vérité. Les deux facteurs : la technique et le droit ne sont pas équivalents. La technique a une base donnée, ne peut être modifiée simplement par la volonté humaine, contrairement au droit et à la loi, que la volonté humaine peut directement influencer. Mais non arbitrairement, les hommes règlent leurs relations, fixent donc, leur droit, comme le rendant nécessaire, dans des conditions techniques données l’existence et le développement de la production.




La technique du petit travail à la main a rendu et nécessité un mode de production petit-bourgeois et obligé les hommes à transformer la possession privée des instruments de production assurant ceci par une institution juridique générale.




Les grandes machines ont nécessité les grandes entreprises et poussé les hommes à annuler toutes les barrières à la liberté professionnelle et contractuelle, qui empêchaient le libre développement de la production. Ainsi d’une technique donnée et des formes juridiques y adaptées naquit le capitalisme.




L'ADAPTATION DU DROIT AUX BESOINS DE LA TECHNIQUE




La technique est donc la base la plus profonde, pour cela c’est la plus importante force de production, alors que le droit n’appartient qu’à la construction bâtie sur elle, dépendante d’elle. C’est justement pour cela que le droit détermine l’économie : les hommes essaient de régler le droit et la loi d’après nécessités de la structure économique de la société.




Cette adaptation du droit aux besoins de la technique pour la réalisation d’un système économique n’a donc pas lieu subitement et par elle-même, mais est absolument un procès de la lutte entre les classes. C’est le sens et le but de toutes les batailles politiques et de toutes les grandes révolutions, de même le socialisme n’est rien d’autre qu’une telle transformation du droit et de la forme de la propriété qui se conforme avec un développement plus avancé de la technique de la grande industrie.




Les bases de la société, les forces de production sont donc actuellement, surtout formées par la technique, dans les sociétés primitives, les conditions naturelles jouent un rôle important. Elles se perfectionnent toujours parce que la pratique du travail par elle-même dirige l’esprit humain vers des moyens qui pourront améliorer ce travail ou satisfaire de nouveaux besoins.




L'HOMME AU CENTRE DE L'EVOLUTION




La technique n’est pas seulement composée des machines, des fabriques, des mines de houilles matérielles, mais aussi de la possibilité de les faire et de la science sur laquelle elles sont basées. La science de la nature, notre connaissance des forces naturelles, notre capacité de travailler et de compter sur elles peuvent être ainsi regardées comme des forces de production. Dans la technique on ne trouve donc pas seulement un élément matériel , mais aussi un fortement spirituel.




Dans le matérialisme historique, cela est évident car contrairement aux abstractions fantaisistes des philosophes bourgeois, il place l’homme vivant avec tous ses besoins corporels au centre de l’évolution. Chez les hommes, les éléments spirituel et matériel sont tellement intimement liés qu’on ne peut les séparer. Si nous parlons des besoins de l’homme, nous ne parlons pas seulement de ses besoins stomacaux, mais aussi de ceux de sa tête et de son cœur, et tous sont en même temps spirituels et matériels. Dans le travail humain, même dans le plus simple, les éléments spirituel et matériel d’une manière égale sont toujours réunis et c’est une abstraction artificielle de vouloir les séparer.




Mais cette abstraction a cependant un sens historique : le développement social avec sa division du travail et sa division en classes a fait d’une partie des éléments spirituels du procès du travail, une fonction distincte pour certaines personnes et classes, et a ainsi causé une diminution de l’être humain des deux côtés. Ainsi, ces spécialistes, les intellectuels, s’habituèrent à regarder de par leur travail, tout le spirituel par contraste avec un matériel inférieur et ne virent pas leur unité organique et sociale. Il est compréhensible que l’image qu’ils se font du matérialisme historique, en partant de ce point de vue erroné doit être absolument fausse.




DANS L'EVOLUTION HUMAINE

UNE CONSCIENCE TOUJOURS PLUS DOMINANTE

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L’histoire se base sur les actions des hommes, son explication se base sur ce que nous savons en général de l’activité humaine. L’homme en tant qu’organisme avec certains besoins, certaines exigences de son existence, se trouve au sein du milieu ambiant naturel, dans lequel il puise le contentement de ses besoins ; ses besoins et le milieu agissent sur lui, ils sont les causes des actes par lesquels il assure son existence.




Il a ceci de commun avec tous les êtres vivants, mais il arrive à un degré d’autant plus haut sur l’échelle de l’évolution du monde organique, que se glissent entre l’effet et le contentement un élément spirituel, une impulsion et une volonté. Dans l’évolution humaine, une conscience toujours plus dominante arrive à ceci : de temps en temps, la misère enflamme fortement les instincts originaux comme une volonté spontanée ; plus souvent le processus s’effectue par l’intermédiaire de l’esprit humain et travaille par la pensée, l’idée, la volonté consciente. Le besoin, que l’on sent sans intermédiaires et le milieu observé agissent sur l’esprit humain et évoquent dans celui-ci des pensées, des buts ; ces derniers mettent le corps en action et causent les actes.




Pour la conscience des hommes en action eux-mêmes, la pensée, l’idée sont la cause de leurs actes, le plus souvent ils ne se demandent pas d’où vient la pensée. Ainsi la description idéologique de l’histoire explique les événements historiques par les idées humaines. Ceci n’est pas absolument faux, mais toujours incomplet, cette explication s’arrête à moitié chemin.




D'OU PROVIENNENT LES IDEES




Le matérialisme historique retourne aux causes d’où proviennent ces idées : les besoins sociaux qui sont déterminés par les formes de la société, formes les plus compliquées de la volonté de vivre humaine.




Les œuvres historiques des auteurs marxistes ont ainsi jeté une brillante lumière sur les grands événements de l’histoire. Et cependant elles ont souvent fait naître une conception fausse du matérialisme historique, alors qu’elles ont avec force accentué les causes matérielles, économiques des révolutions, l’intellectuel par opposition, croit qu’il doit au contraire, rester sur son opinion : il est certes incontestable que les idées ont eu une très grande influence. Il ne voit pas que l’explication du matérialisme historique éclaircissant rapidement, a sauté par-dessus ces idées, pour relier solidement la cause fondamentale et le résultat final et n’a rien fait d’autre que d’expliquer les idées impulsives par leurs causes sociales.




Si, par exemple, la conception antique expliquait la révolution française par l’amour de la liberté chez la bourgeoisie progressive, qui s’était débarrassée de l’absolutisme et de la noblesse, et si le matérialisme historique explique que la cause de cette révolution c’est le besoin d’un Etat bourgeois pour le capitalisme en progrès, il faut alors lire cette dernière phrase ainsi, d’une manière plus détaillée. Le capitalisme en bourgeons a éveillé dans les masses bourgeoises la conscience de la nécessité d’une liberté politique et économique, a enflammé un puissant enthousiasme pour ces idéaux et les a ainsi poussés à une action révolutionnaire.




La pensée, l’idée est l’intermédiaire entre l’effet des facteurs sociaux sur l’homme et son action historique. Ce qui a vécu et s’est accru ainsi dans l’esprit, s’est précipité, cristallisé dans l’acte transformant la société, et se conserve dans celui-ci, impérissable. Mais il se conserve en même autrement : les pensées, sentiments, passions, idéaux, qui ont poussé à l’action les générations précédentes, se sont aussi exprimés dans tous les produits de leur esprit, dans leurs littératures, leur science, leur croyance, leur art, leur philosophie, leurs théories et idéologies, et par ceux-ci nous pouvons directement en prendre connaissance. Ils forment un objet distinct d’études dans toutes les sciences nommées spirituelles.




L'EFFET DU MONDE MATERIEL SUR L'ESPRIT

CELUI DE L'ESPRIT SUR LE MONDE MATERIEL




Pour l’histoire ordinaire, celle des événements et des actes, il ne semble pas nécessaire qu’on accentue toujours cet intermédiaire et que l’on observe à part ces deux effets – celui du monde économique, matériel sur l’esprit – et celui, réflexe, de l’esprit sur le monde matériel. Ici, il suffit le plus souvent d’indiquer la liaison entre la cause matérielle et les résultats sociaux, dériver de la croissance des forces de production la transformation du mode de production ainsi que la lutte de classe que l’accompagne et les révolutions politiques nécessaires à cette transformation. On procède ainsi surtout dans les résumés généraux très concis.




Mais si l’on veut comprendre les productions spirituelles d’une période donnée, son idéologie, sa religion, son art, alors l’action de la société sur l’esprit humain devient le principal et alors il devient nécessaire de pénétrer profondément dans le problème de savoir comment le matériel influe sur le spirituel. Alors, ce côté du marxisme, la théorie de l’esprit, de la pensée, de la conscience doit être développée et appliquée en détail.




Mais ceci est nécessaire aussi pour l’explication de l’histoire elle-même et pour la réfutation des contradicteurs de notre doctrine. Si nous appliquons le marxisme à l’époque actuelle, à l’histoire que nous vivons et faisons, nous nous trouvons dans une position toute autre que si nous explorons le passé. Ce qui a eu lieu durant les siècles passés : l’influence de la société sur les hommes et l’effet contraire des hommes sur la société est fini : la chaîne des effets, dans laquelle l’esprit humain est un maillon intermédiaire, à chaque fois est finie. Nous voyons clairement le résultat final et la cause originale d’un côté et de l’autre.




QUAND LA REALITE NOUVELLE

COMMENCE A PEINE A INFLUENCER L'ESPRIT




Mais la même chaîne de causes et d’effets quant à l’époque actuelle n’est pas encore terminée, nous nous trouvons au sein de son cours, innombrables sont les manières par lesquelles la société s’occupe à transformer l’esprit humain, alors que ceci n’a pas encore eu de résultat dans une action suivante, très nombreux sont les cas où la réalité nouvelle commence à peine à influencer les esprits. Dans de tels cas on ne peut donc relier la cause sociale avec un résultat pratiquement social, ici, nous nous trouvons encore au sein des processus d’influence, de lent mûrissement de nouvelles conceptions, de propagande, de préparation de futures révolutions.




Ici, le simple lien, qui dans l’histoire passée a été la force qui prouvait le matérialisme historique n’est pas encore trouvé ; il semble ici que dans le chaos compliqué des idées anciennes, de lutte de classes révolutionnaires, de réaction et d’apathie, notre doctrine est de toute manière contraire à la réalité. Et c’est ici qu’apparaît la question de l’action pratique (qui n’existe pas dans l’exploration de l’histoire) quel rôle joue donc notre volonté propre et notre travail dans ce processus ?




C’est un fait bien connu, que ce côté du marxisme (pour des causes sociales bien claires) est resté trop caché durant ces derniers 50 ans. La social-démocratie a dû pendant la période parlementaire du capitalisme mûrissant se limiter à la préparation et à la propagande calme, le prolétariat n’était pas encore mûr pour l’action révolutionnaire ; donc la théorie doit surtout prouver la nécessité de la révolution socialiste de par le développement du capitalisme.




De ce que la social-démocratie n’a pas appelé à l’action, mais au contraire incité à attendre jusqu’à ce que les circonstances soient mûrs, la théorie a adopté la forme d’un lien mécanique entre les causes économiques et les renversements sociaux, d’où le chaînon intermédiaire de l’activité humaine a disparu du champ de vue. Il est bien connu, et ce n’est pas par hasard que, justement ceux des théoriciens qui ont appartenu aux orateurs d’une tactique nouvelle, plus active ont aussi théoriquement accentué le chaînon de l’esprit humain et sa liaison, passive et active, influée et influente, avec la société.




UNE SCIENCE SPECIALE DE L'ESPRIT HUMAIN ?




Toute l’action humaine s’est effectuée par l’intermédiaire de l’esprit humain. Le matérialisme historique, en tant que science de l’action humaine, doit donc être plus intimement lié avec une science spéciale de l’esprit. Son point de départ est la conception des relations entre la pensée et l’existence, elle-même embrasse une nouvelle philosophie ; sa base philosophique c’est la doctrine de l’unité du cosmos, qui se nomme chez Marx et chez Engels, tout simplement matérialisme.




L’esprit humain est entièrement déterminé à partir du monde ambiant. Tout ce que contient l’esprit, provient du monde réel ambiant, que l’influe par l’intermédiaire des organes des sens. Dans cette thèse fondamentale du matérialisme historique, on ne constate pas une infériorité du spirituel sous le matériel, mais l’unité du spirituel avec le monde entier. Chaque partie du tout universel est déterminée entièrement par le monde extérieur, elle n’existe que par son unité avec le reste ; et son essence propre, la somme de toutes ses qualités spéciales, n’est rien d’autre que le tout, la somme des manières selon lesquelles elle est influencée par le monde extérieur et reflète cette influence, la somme de tous ces effets réciproques avec le cosmos. En la nommant « objet » nous prononçons seulement un mot, une conception comprenant toutes ces actions que nous observons comme phénomènes.




Il en est aussi de même pour l’esprit humain – cette conception aussi n’est qu’un résumé d’une série infinie de phénomènes – qui est une partie du cosmos en relations réciproques et constantes avec le reste ; de ce monde les influences coulent vers lui et inversement il réagit sur ce monde par le moyen du corps. Evidemment, ici « monde » ne signifie pas seulement monde matériel. Notre cosmos n’est pas la somme de tout ce que nous pouvons toucher ou peser, mais de tout ce qui est observable, et par suite réel. A tout ceci appartient également tout le spirituel qui se trouve dans les cerveaux humains.




Evidemment, les objets imaginaires, les fantaisies n’appartiennent pas à ceci : une idée absolue ou un esprit général cosmique n’appartiennent pas au monde réel matériel ; mais les images mêmes, existant dans certains cerveaux sur cet esprit fantaisiste, les fantaisies et les chimères elles-mêmes existent effectivement, donc sont réelles, matérielles, dans le sens que nous avons attribué à ce mot. Tout ce monde réel est matériel pour notre esprit et agit comme matière pour lui. Tout ce qu’il contient est l’influence du monde ambiant et son essence spéciale n’est rien d’autre que le résumé de ses qualités, la manière selon laquelle il absorbe ces influences et les travaille.




LA FACULTE DE RASSEMBLER : LA MEMOIRE




La première et la plus grave de ces qualités c’est la faculté de rassembler : la mémoire. Comme un flot ininterrompu le processus cosmique défile devant l’esprit, comme un flot ininterrompu les influences, les effets du cosmos entrent dans l’esprit et s’y rassemblent. L’image, selon laquelle le cours du temps passe comme le câble d’un bac le long duquel il nage, toujours effleurant un point au moment même où il va s’en éloigner, n’est pas juste ; la corde infinie pendant la marche en avant est captée et s’enroule dans la cale de notre bateau. Les événements cosmiques coulent en nous et toujours nous nous renouvelons et nous transformons. Notre expérience s’enrichit toujours, le contenu de notre conscience remplit et s’agrandit. Que fait donc l’esprit de cette masse croissante d’impressions ?




LA FACULTE D'ABSTRACTION




La deuxième qualité qui caractérise l’essence de l’esprit c’est la faculté d’abstraction. La foule variée, innombrable d’impressions qui a envahi l’esprit, est élaborée et transformée en image abstraite, dans laquelle les caractères généraux des phénomènes concrets se résument en conceptions. La technique de ce processus, la relation de l’image à l’objet, l’essence des idées par opposition à la réalité, ont été expliquées avec une clarté magistrale par Dietzgen, et il n’est pas nécessaire de traiter ici ce sujet en détail.




Dans l’idée est exprimé le général, l’essentiel, le commun, le constant de la partie du monde, du groupe de phénomènes dont elle est l’image ; du spécial, du divers, du changement de la réalité on a tiré une abstraction par cette méthode. La diversité infinie du cosmos n’a pas place dans notre cerveau : c’est pourquoi l’esprit doit simplifier, par abstraction, les différences et les diversités accessoires et occasionnelles. Les idées sont par nature fermes, inflexibles, strictement limitées par opposition à la réalité, dont elles sont la cristallisation, et qui coule comme une rivière, toujours autre, infiniment diverse et multiple.




LES IDEES TOUJOURS CHANGENT , SE TRANSFORMENT




Il découle de ceci, que les idées elles-mêmes ne peuvent tranquillement rester constantes sans plus, elles doivent toujours changer, se transformer, se limiter autrement, être remplacées par d’autres et ainsi s’adapter à la réalité changeante.




Sans cesse, le flot des impressions et des expériences du monde ambiant pénètre dans l’esprit, s’y rassemble, s’y élabore, s’y distille, s’y généralise en idées, conceptions, jugements, pensées, sentiments, règles qui composent le contenu de la conscience, puis, qui peu à peu disparaissent dans l’inconscient et l’oubli. Si les nouvelles impressions s’harmonisent avec l’image déjà formée, parce que le monde extérieur revient toujours sous de mêmes formes, l’image de ce concept se maçonne toujours plus solidement et se pétrifie en une possession spirituelle intangible.




Et elle ne se perd pas avec l’individu : dans l’habitation et le travail en commun, l'échange constant d’idées s’effectue ; la représentation du monde spirituel n’est pas une possession individuelle, mais collective. La propriété spirituelle, qu’une société a acquise en un certain temps est transmise à la génération montante : durant tout le temps où les conditions de vie restent inchangées cette génération retrouve toujours le système économique traditionnel de concepts et d’idées, l’idéologie qui s’harmonise avec le monde réel ; alors cette idéologie s’enfonce de plus en plus solidement et se fait de plus en plus indiscutable.




Mais, voici que le monde se transforme ; de par le travail humain même, la société est toujours modifiée, reçoit toujours de nouvelles formes ; de nouvelles impressions, de nouvelles expériences pénètrent dans l’esprit et ne se conforment pas à l’ancienne image du monde. Voici que l’esprit commence à construire à l’aide de fragments de l’ancienne propriété mêlées à de nouvelles acquisitions.




NOUVELLES EXPERIENCES ET NOUVEAUX CONCEPTS




D’anciens concepts se transforment ou sont autrement définis, de nouveaux concepts se forment, des préjugés se modifient, de nouvelles conceptions, convictions se fixent ; un nouveau monde naît, plus ou moins rapidement, des fragments de l’ancien, qui s’adapte plus ou moins, et de la nouvelle expérience. C’est un tel processus qui s’effectue dans l’évolution des sciences naturelles et c’est pourquoi l’image que nous nous faisons de la nature, se renouvelle et se transforme toujours.




Mais il y a cependant une différence, et la voici : ici, l’évolution, le développement n’a pas lieu parce que le monde lui-même s’est transformé, mais simplement parce que notre expérience du monde se transforme sans cesse, de par l’exploration de la nature de plus en plus poussée et détaillée. En outre, ce processus évolutif se développe plus tranquillement, plus consciemment et plus objectivement, parce qu’il se situe en dehors de la lutte sociale, en dehors des passions, en dehors de la vie miséreuse des masses, parce qu’il n’est pas l’affaire des masses, mais l’objet d’étude d’une petite caste.




QUAND LES PENSEES SE REVOLUTIONNENT


Mais la société agit sur tous, c’est le monde véritable pour la majorité des hommes ; elle impose ses influences par une violence formidable à tous, car leur vie en dépend. Sur la société, c’est-à-dire, sur sa propre vie, chacun doit se faire des idées ; elles croissent spontanément, inconsciemment chez l’individu, quelquefois comme science objective, mais plus souvent sous forme d’images subjectives. Et la société, étant constamment en changement, le milieu actuellement se transforme avec une intense rapidité et il entraîne même les cerveaux les plus inertes et les plus obstinés.




Dans la lutte interne, dans la bataille acharnée ou dans la tranquillité de la recherche intellectuelle, les pensées se révolutionnent, souvent, subitement, comme ensorcelées, quand les influences extérieures sont très fortes, souvent, cependant, lentement et d’une façon à peine perceptible. C’est dans ce processus de transformation permanente que s’effectue l’adaptation de la conscience à l’existence sociale.




LA NOUVELLE CONSCIENCE




Donc, si Marx nous dit que l’existence sociale détermine la conscience, cela ne signifie pas que les idées actuelles sont déterminées par la société actuelle. La réalité sociale actuelle est un élément, le monde des idées formé de la réalité précédente est un autre élément ; de ces deux éléments se forme la nouvelle conscience.




Le premier compose le facteur matériel, l’effet du monde matériel, le deuxième est le facteur spirituel, la possession des idées et images déjà existantes. C’est pour cela que les savants bourgeois, jugeant d’après l’aspect extérieur, pensent prouver ainsi la fausseté du matérialisme historique : ce n’est pas seulement la réalité matérielle qui détermine la pensée, mais les facteurs spirituelles sont aussi importants.




En pensant ainsi, ils ne portent pas leur attention sur le fait que le monde actuel n’inscrit pas son image sur une feuille de papier blanc, mais que l’image abstraite de l’effet de tous les états précédents s’est fixée dans le contenu de la conscience : la conscience est déterminée par la somme des réalités passées et actuelles. Le concept bourgeois du contenu spirituel de la conscience part en quelque sorte d’une donnée, dont on n’a pas besoin d’indiquer l’origine plus en détail, de quelque chose qui a sa source dans la « nature » de l’esprit ou dans l’existence d’un être spirituel en dehors de l’homme.




La conception marxiste part de la conviction, que le contenu de la conscience doit s’être formé à partir d’un effet, d’une influence du monde réel, et il en cherche l’origine dans les conditions de vie passées des hommes. Et il n’en est pas seulement ainsi pour la conscience ; aussi pour les autres qualités de l’esprit, dans les inclinaisons et les impulsions, dans les instincts et les coutumes, qui se cachent dans les profondeurs de l’inconscient et qui apparaissent comme une mystérieuse nature humaine innée, se manifestent les impressions héritées pendant des milliers d’années depuis les temps les plus reculés.




L'ANCIEN EST TOUJOURS LA




Cette relation entre l’esprit et la société fait comprendre les causes, qui, ainsi qu’on le dit le plus souvent, empêchent et ralentissent le processus de la révolution sociale. En disant ceci, nous n’avons pas seulement en vue le fait subjectif, que ce processus s’effectue plus lentement que ne le désirent ou le pensent les révolutionnaires éminents, mais aussi le fait objectif que la réalité actuelle détermine et régit tellement peu l’esprit de la majorité des hommes.




C’est pourquoi nous parlons de la puissance de la tradition comme de la grande force qui empêche tout progrès. En observant le milieu actuel, ses luttes de classes, ses croyances, son idéologie, on rencontre toujours cette force gigantesque, et, sans elle, aucune explication n’est possible. En agissant ainsi, nous ne sortons cependant pas du marxisme, car chaque tradition elle-même est une réalité concrète, un morceau de la réalité, vivant dans les têtes humaines et déterminant leurs actes, agissant fortement sur autrui et ayant ainsi une grande influence sur les événements.




Ce qui en fait une tradition, ce qui est sa nature propre par opposition aux autres phénomènes spirituels, c’est le fait qu’elle est une réalité de nature purement spirituelle, dont les racines matérielles se trouvent dans le passé, une réalité qui ne vit que par le passé et qui ne trouve plus d’aliment dans le monde nouveau.




Comme exemples, citons deux idéologies puissantes, qui règnent le plus fortement sur les esprits des ouvriers et les retiennent hors du socialisme : la religion et le nationalisme. Comment la religion est née du mode de production primitif et petit-bourgeois, comment, pendant sa croissance, elle a constamment changé de forme et d’aspect, comment elle a été l’expression d’organisations sociales, qui ont depuis ce temps perdu toujours plus leur base sociale, tout ceci a déjà été expliqué dans de nombreux ouvrages et articles.




L’idéologie nationaliste se distingue de l’autre en ce qu’elle a ses racines dans le capitalisme et est pour la bourgeoisie une réalité vivante, donc une tradition encore plus jeune et plus fraîche, qui par cela même peut agir encore plus fortement sur les ouvriers.




Il peut paraître étrange, qu’une idéologie puisse encore se maintenir aussi longtemps après que la base qui la nourrie, son fondement, la réalité qui l’a créée a disparu depuis longtemps. Cependant il en est de même pour ceci que pour tout le spirituel chez l’homme ; non seulement elle continue d’exister avec une vie propre, comme la mémoire reste après l’impression et chaque image spirituelle après une série d’impressions ; mais aussi elle se renforce énormément de par l’influence spirituelle réciproque entre les hommes.




De même que dans le cerveau les centres des organes des sens ne sont pas seulement touchés par les excitations extérieures mais aussi sont liés entre eux par des milliers de manières, s’influent mutuellement et créent ainsi une vie spirituelle de liaisons de pensée, qui s’effectue, en grande partie indépendamment des effets du monde extérieur – de même, dans la société, ce qui s’est formé un jour comme idées dans les cerveaux humains, agit comme une nouvelle force sur d’autres hommes.




Le monde extérieur, qui influe sur nos esprits, ne consiste pas seulement des faits multiples de la vie et du milieu, mais aussi de tout ce que les autres nous ont dit, comme précipités de leurs expériences, et de ce qu’ils – ou d’autres générations – ont mis dans les livres. Comme le son d’abord subtil d’une corde ne résonne pleinement que grâce à la caisse de résonance, ainsi l’instruction des faits résonne sur nous comme un accord parfait du monde qui nous entoure.




Les nouvelles idées, en harmonie avec la nouvelle réalité, sont propagées par ceux en qui elles sont nées, qui les premiers les ont entendues indistinctement et en ont distingué le nouveau ton ; leur forte résonance a réveillé les esprits plus jeunes et plus inertes, leur propagation les a réunies à l’influence directe de la vie et de l’expérience, et a conduit à une compréhension plus rapide de leur essence. De la même manière, l’ancienne idéologie se renforce par la même force et reste vivante ; par l’influence spirituelle des vieux aux jeunes, des anciens écrits sur la nouvelle génération l’ancienne vie des idées continue à résonner pendant un certain temps, même quand sa première cause matérielle a cessé. Mais si ceci dure un peu trop longtemps, elle doit périr, étant devenue un son inharmonieux.




QUAND UNE NOUVELLE REALITE...




Quand une nouvelle réalité, jour après jour, imprimera ses impressions dans l’esprit, et les fera pénétrer avec force dans les cerveaux, l’ancienne idéologie cédera et, toujours plus, l’esprit devra abandonner les anciennes opinions et diriger ses idées suivant les besoins de la nouvelle société. Quelquefois ceci a lieu lentement, quelquefois, avec hésitations et seulement à moitié chemin, mais cependant arrive finalement.

Car la propagation de la nouvelle idéologie puise continuellement une nouvelle force dans la réalité de la vie.




C’est ici que la rapidité du processus de révolution sociale joue un grand rôle. Dans les temps passés, alors que ce processus se développait lentement, les formes de pensée engendrées par la société se pétrifiaient en des dogmes rouillés. A des époques de transformations rapides, l’esprit est entraîné, il se fait plus souple et plus rapide, et se débarrasse des anciennes idées beaucoup plus rapidement. Les décades passées, pendant lesquelles le capitalisme et le prolétariat devaient mûrir jusqu’au plus haut degré d’évolution, ont apporté une stagnation ou un ralentissement dans le processus de révolution politique.




Dans cette période apparut un ralentissement du processus d’évolution spirituelle, surtout par opposition à la création rapide d’idées progressives pendant la période qui a précédé la révolution bourgeoise.




Les suites de cet état de choses furent, après la magnifique conception du marxisme, la rechute : les doutes révisionnistes, la naissance de la critique bourgeoise, dans une partie des milieux avancés, l’acceptation de dogmes rigides. Mais voici que commence une nouvelle période révolutionnaire ; et, sans doute, elle apportera également une révolution rapide des esprits, un fort renouvellement des idées, une gigantesque révolution intellectuelle.

mardi 17 novembre 2009

Grève de l'éducation nationale le 24 novembre

Mardi 17 novembre 2009
Le 24 novembre : Grève de l'éducation nationale
TEXTE EDITE

Par
Sauvons l'Ecole
Grève de l'éducation nationale le 24 novembre


On ne peut pas dire que le gouvernement n’avait pas prévenu : 1 fonctionnaire sur 2 ne serait pas remplacé. Et les ministres appliquent, année après année, sans discontinuer et sans douter.
Depuis 2008, ce sont 24 700 emplois qui ont été supprimés dans l’éducation.


Globalement, le budget de l’enseignement scolaire stagne avec une hausse de seulement 0,4 % . Autrement dit, son poids dans le PIB diminuera de nouveau l’an prochain puisque le gouvernement prévoit 0,75 % de croissance.
Drôle de façon de préparer la marche vers une « économie de la connaissance ».


Concrètement, concernant le premier degré, le ministère affiche en positif : plus 2 182 postes pour 5 766 élèves supplémentaires dans le premier degré selon la prévision du ministère. Une annonce que vient contredire l’expérience des trois dernières années. Les créations prévues n’ont jamais été traduites dans les faits. Ainsi l’an dernier, sur le plafond de postes annoncés pour le premier degré, 1232 n’ont pas été consommés. De plus, la disparition des 9182 stagiaires annule dans les faits les créations car chacun apporte un quart de service d’enseignement via les décharges de direction, les remplacements des stages de formation continue.


La contrepartie des suppressions devait, dans les discours, être la revalorisation des enseignants… Les premières mesures annoncées par Luc Chatel laissent perplexes. Les nouveaux recrutés au niveau master débuteraient avec une majoration de 100 euros… somme obtenue aujourd’hui au bout de trois mois avec le 1er changement d’échelon.
Pour le reste, c’est un marché de dupes car la « redistribution » très partielle à quelques uns n’est pas l’augmentation des salaires qui devrait être acquise à tous pour compenser la baise du pouvoir d’achat. Suppression de postes, individualisation des carrières, l’investissement dans le service public d’éducation n’est décidément pas la préoccupation de l’actuel gouvernement et il y a lieu de s’en inquiéter pour l’avenir.


Les enseignants ne sont pas les seuls à s’alarmer. Les parents d’élèves interrogés par BVA pour la PEEP fin septembre disent clairement leurs désaccords face aux réformes mises en œuvre. A la question sur l’intérêt des réformes pour les élèves : 51% des parents répondent par la négative quand seulement 34 % sont satisfaits. Quand l’institut de sondage les interroge sur les raisons de leur mécontentement la suppression de postes vient en premier, puis la mauvaise qualité de l’enseignement et les classes surchargées. Un trio de réponses qui ne fait pas grand cas des théories sur l’efficience et la modernisation de l’école dont on rebat les oreilles de chacun. Les parents ne sont pas les seuls à être perplexes face aux orientations de l’école. Après la note des inspecteurs généraux sur le même sujet, il est croustillant de lire le rapporteur d’un groupe de travail UMP, Xavier Breton, qui pointe l’ambiguïté des objectifs des évaluations CE1 et CM2.


Alors que ce gouvernement semble ne pas connaître le doute,
le SNUipp et la FSU estiment la grève nécessaire.


Le projet du budget fait état d’une baisse sans précédent de plus de 50 % des crédits pédagogiques dans le premier degré public : ils passeraient de 12,3 M d’euros en 2009 à 5,9 M d’euros en 2010. Pour la maternelle et l’élémentaire, cela signifie moins de financements pour « des activités complémentaires à l’enseignement et des partenariats dans les domaines artistique, littéraire, culturel et scientifique » ou pour l’éducation à la santé, celle à la sécurité, celle l’environnement….

Moins de moyens aussi pour les « besoins éducatifs particuliers. »

Ces crédits concernent les élèves en situation de handicap, scolarisés en CLIS, mais aussi 44766 élèves : primo arrivants (Clin), élèves malades, ou bénéficiant d’un enseignement à l’extérieur de l’école (enfants du voyage…). 25 Millions d’euros seraient également prévus pour les bourses à l’intention d’étudiants inscrits en M2 préparant les concours d’enseignants. Or, cette année une très large majorité sont inscrits en M1. Alors que rien n’est prévu pour l’heure, ces aides pourraient être redistribuées au profit des M1. 100 Millions d’euros seraient attribués au dispositif d’accompagnement des stagiaires pour rétribuer les stages en responsabilité.


Depuis 10 ans, le cumul annuel des baisses d’impôts (bouclier, TVA restauration, niches fiscales, etc.…) représente 100 milliards d’€, soit quasiment le déficit budgétaire annoncé pour 2010.


Nous ne pouvons nous contenter de cette politique qui tend à organiser l’excellence pour quelques uns et abandonner la plus grande partie de la population à des conditions dégradées des services publics et des acquis sociaux (éducation, santé, retraites, Poste, etc.…)
source: canempechepasnicolas.

Pour Mumia, le 9 décembre, à Paris !

Mardi 17 novembre 2009
Pour Mumia, le 9 décembre, à Paris !


A l'occasion du 28ème anniversaire
de
l'arrestation de Mumia,

MERCREDI 9 DECEMBRE 2009

Rassemblement à 18h
face au Consulat des Etats-Unis
Paris - Place de La Concorde -
Angle Rivoli / Jardin des Tuileries

Une délégation se rendra à l'Ambassade des Etats-Unis pour y déposer des milliers de lettres-pétitions à l'adresse de Barack Obama.

Nous invitons les villes d'Ile de France qui ont élevé Mumia au rang de Citoyen d'Honneur à participer à cette délégation (élus & écharpes sont attendus).

Merci de faire remonter les lettres-pétitions en votre possession à
MRAP solidarité MUMIA -
43 Bd de Magenta 75010 Paris.

Pour celles et ceux qui ne pourront se rendre au rassemblement (nos amis de Province notamment) nous les convions à
envoyer un e-mail à
l'Ambassade des Etats-Unis
dans la journée du 9 décembre:
webmaster@amb-usa.fr ...

N'oubliez pas de mettre la lettre-pétition Obama en pièce jointe avec vos coordonnées afin d'être identifié.

Merci de faire suivre ce message à vos réseaux.

Rendez-vous le 9 décembre !

Pour le Collectif Unitaire National
de soutien à Mumia Abu-Jamal,
(80 organisations françaises)
source canempechepasnicolas.

PROPRIETE PUBLIQUE ET PROPRIETE COMMUNE SELON ANTON PANNEKOEK

Michel Peyret

14 novembre 2009







PROPRIETE PUBLIQUE ET PROPRIETE COMMUNE

SELON ANTON PANNEKOEK




Selon l'encyclopédie Wikipédédia , « Anton Pannekoek est un militant de l'aile gauche de la IIe Internationale, ses positions le rapprochent de Rosa Luxemburg. Son courant de pensée a été appelé « Gauche germano-hollandaise ».

« Opposant résolu à la Première Guerre mondiale, il rejoint dès 1919 la IIIe Internationale, dont il est exclu en 1921 en raison de ses positions de « communiste de gauche », et de son opposition à l'autoritarisme de Lénine.Conseilliste, il rejette le stalinisme dès son apparition, comprenant d'emblée que ce courant n'a plus de rapport avec le marxisme. Il considère le régime de l'URSS non comme étant une forme de socialisme, même déformée, mais un capitalisme d'État.

« Il estime, comme Karl Marx et Rosa Luxemburg, que le communisme ne peut résulter que d'un processus révolutionnaire, aboutissant à un accroissement considérable de la démocratie et à la collectivisation des moyens de production.

« En 1938 il publie Lénine comme philosophe sous le nom de John Harper. Pendant la Seconde Guerre mondiale il rédige son ouvrage majeur, Les Conseils ouvriers, publié en 1946 en deux parties sous le pseudonyme de P. Aartsz.

« En 1944 alors qu'il rédige cet ouvrage, la plus grande partie de ses archives brûle lors de la bataille d'Arnhem. Pannekoek restera fidèle à ses convictions et correspondra par exemple avec Cornelius Castoriadis[2]. Son autobiographie Souvenirs est parue 22 ans plus tard au Pays-Bas.

« Il a fondé au sein de l'université d'Amsterdam un institut d'astronomie, qui porte aujourd'hui son nom. Il a reçu en 1951 la médaille d'or de la Royal Astronomical Society ."

dimanche 15 novembre 2009

pour une CGT de lutte de classe et de masse.

Marseille le 13 Novembre 2009
Les signataires de la présente contribution l’inscrivent dans le cadre de la réflexion du 49ème congrès de
la CGT.
Nous tenons à réaffirmer le fait que nous voulons d’une CGT de lutte de classe et de masse. C’est pourquoi
nous sommes pour l’abolition du salariat, pour la solidarité des exploités et leur émancipation.
Nous ne partageons pas non plus une grande partie des orientations proposées par le document préparatoire
qui laisse une trop grande place à la négociation et ne met pas au cœur de la construction d’un
rapport de force la question des luttes. Nous en avons vu l’exemple avec les quelques journées d’actions
éparses et démobilisatrices du 1er semestre 2009. Le document laisse à penser que cette stratégie a
permis de nombreuses avancées et d’infléchir la politique du gouvernement. Le moins que l’on puisse dire,
c’est que nous ne partageons pas ces observations. A titre d’exemple, nous sommes passés à Marseille
de 300 000 manifestants en avril à 3000 en juin. Quelle est la responsabilité de la stratégie dans cette
démobilisation ?
En effet, l’explication de la crise montre une analyse de la société qui n’est pas la nôtre. La crise est la
conséquence du système capitaliste lui-même. Ce n’est en aucun cas une dérive comme laisse à penser
le document.
La conséquence de cette analyse est une orientation de cogestion. La proposition d’intervenir dans les
Conseils d’Administration est symptomatique. Notre présence dans ces instances ne peut être utile que
pour la prise d’information et pour porter la parole des salariés. En aucun cas nous n’avons à négocier les
licenciements et autres plans sociaux.
De même, la proposition d’un Nouveau Statut du Travail Salarié ne nous convient pas. Il faut rejeter
l’illusion d’une régulation par un NSTS qui serait, de fait, un abandon de toute forme de lutte collective
contre les licenciements (individualisation des situations et des droits).
La notion de développement humain durable est caractéristique d’une volonté d’aménagement du système
en place (le capitalisme) qui passerait par de « profondes transformations sociales, économiques et
environnementales ». Il ne s’agit pas, dans le document d’orientation, de combattre le système en place
mais simplement de l’améliorer. Au contraire, nous pensons qu’il existe des contradictions insurmontables
dans ce système. De ce fait, la solution n’est pas de le réformer mais de le dépasser.
Nous regrettons l’absence dans le document d’une dénonciation de la RGPP (Révision Générale des Politiques
Publiques) en tant que privatisation des missions de l’État. Il nous semble impossible de construire
une convergence des luttes pour la défense de l’ensemble des services publics sans prendre en compte
cette attaque globale et cohérente que représente la RGPP.
C’est un texte de renoncement et de recul alors que la situation objective porte les travailleurs à la radicalité.
Pour finir, nous rappelons des revendications qui, sans être une liste exhaustive, nous semblent être une
base minimum sur laquelle nous devons créer le rapport de force par des luttes à la base que les structures
de la CGT doivent impulser et coordonner dans une optique de convergence.
- Retraite à 55 ans et 50 ans pour les travaux pénibles.
- Réduction du temps de travail.
- Arrêt de tous les licenciements.
- Lutte contre tous les contrats précaires.
- Régularisation de tous les sans-papiers.
- Revenu minimum de 2000€ brut pour tous.
- Un service public sorti et maintenu hors du marché et étendu à l’ensemble des besoins de la population.
- Pour une Sécurité Sociale selon les principes d’unicité, d’uniformité et d’universalité, qu'a chacun
cotise en fonction de ses moyens et reçoive selon ses besoins.
Nous invitons les camarades de toutes les structures à discuter de cette contribution et à en de venir
signataires si ils en partagent l’orientation.
CGT Hopital Nord Marseille - CGT Saint Louis Sucre Marseille - CGT PMA - CGT SFR Marseille - des militants
du comité chômeur et précaire des quartiers nord de Marseille - des militants de la CGT action sociale
Marseille - des militants de la CGT Hopital La Timone

La propriété publique et la propriété commune

La propriété publique et la propriété commune

(Western Socialist, novembre 1947)




L’objectif reconnu du socialisme est de prendre les moyens de production des mains de la classe capitaliste et de les mettre entre celles de la communauté des travailleurs.




On appelle cet objectif parfois « la propriété publique » et parfois « la propriété commune » de l’appareil de production.




Il y a pourtant, entre ces deux expressions, une différence prononcée et fondamentale.




La propriété publique est le droit de propriété, c’est-à-dire de disposition, exercé par un corps public qui représente la société, par un gouvernement, par le pouvoir d’Etat ou par quelque autre corps politique ; les personnes qui forment ce corps, hommes politiques, fonctionnaires, chefs, secrétaires, directeurs, sont les maîtres immédiats de l’appareil de production ; ils dirigent et règlent les moyens de production ; ils commandent les travailleurs.




La propriété commune est le droit de disposition exercé par les travailleurs eux-mêmes ; la classe ouvrière (ce terme est pris ici au plus large de sa signification et fait référence à tous ceux qui prennent part au travail vraiment productif ; il inclut les employés, les fermiers, les hommes de science) est le maître immédiat de l’appareil de production, dirigeant, décidant et réglant la production qui est en fait leur travail commun.




Sous le régime de propriété publique, les travailleurs ne sont pas les maîtres de leur travail : peut-être sont-ils mieux traités et payés que sous le régime de propriété privée, mais ils sont malgré tout toujours exploités. L’exploitation ne veut pas simplement dire que les travailleurs ne reçoivent pas le produit entier de leur travail ; une grande partie de celui-ci doit toujours être utilisée pour l’appareil de production et pour les secteurs improductifs mais nécessaires de la société.




L’exploitation a pour essence le fait que d’autres qui forment une autre classe disposent des produits et de leur distribution, qu’ils décident quelle part sera attribuée aux travailleurs comme salaires, quelle part ils retiennent pour eux-mêmes et pour d’autres effets.




Sous le régime de propriété publique, ceci appartient à la régulation du processus de production, ce qui est la fonction de la bureaucratie. Ainsi, en Russie, la bureaucratie en tant que classe dirigeante est le maître de la production et des produits, et les travailleurs russes forment une classe exploitée.




Dans les pays occidentaux, on connaît seulement la propriété publique (dans quelques branches) de l’Etat capitaliste. On peut citer ici le célèbre écrivain « socialiste » G. D. H. Cole pour qui le socialisme équivaut à la propriété publique. Il a écrit :




« Toute la population ne serait pas plus capable que tout le corps des actionnaires dans une grande entreprise moderne de diriger une industrie ( . . . ) Il faudrait, sous un régime socialiste autant que sous le capitalisme développé, confier la direction des entreprises industrielles à des experts salariés choisis pour leurs connaissances spécialisées et leur habilité vis-à-vis de certaines branches du travail » (An Outline of Modern Knowledge, édité par Dr. W. Rose, 1931, p. 674).

« Il n’y a aucune raison pour supposer que la socialisation d’un secteur de l’industrie signifierait un grand changement dans son personnel de direction » (p. 676).




En d’autres mots : la structure du travail productif reste tel qu’il est déjà sous le système capitaliste ; les travailleurs restent soumis aux directeurs qui les commandent.




Il est clair qu’il ne vient pas à l’esprit de l’auteur « socialiste » que « le peuple entier » consiste principalement en des travailleurs qui, en tant que producteurs, sont parfaitement capables de diriger les industries dans lesquelles ils travaillent.




On revendique quelquefois le contrôle ouvrier comme moyen de corriger le système de production géré par l’Etat.




Mais voyons, le fait de demander le contrôle, la surveillance à un supérieur montre bien l’esprit de soumission d’objets désespérés soumis à l’exploitation.




Ainsi donc, on peut contrôler les affaires d’un autre homme, mais on ne contrôle pas ses propres affaires, on les fait soi-même.




Le travail productif, la production sociale est l’affaire authentique de la classe ouvrière.




C’est le contenu de sa vie, sa propre activité. Elle-même pourrait s’en occuper si la police et le pouvoir d’Etat ne l’en empêchait. Elle a les outils, les machines à sa disposition ; elle les utilise et les manie. Elle n’a besoin ni de maîtres pour la commander, ni de finances pour contrôler les maîtres.




La propriété publique est le programme des « amis » des travailleurs qui souhaitent remplacer l’exploitation dure du capitalisme privé par une exploitation modernisée plus douce.




La propriété commune est le programme de la classe ouvrière seule, combattant pour son auto-libération.




Nous ne parlons pas ici bien sûr d’une société socialiste ou communiste où la production sera organisée de façon à ne plus être un problème, où chacun se servira de l’abondance des produits selon ses besoins et ses désirs et où le concept « propriété » aura complètement disparu.




Nous parlons du moment où la classe ouvrière a conquis le pouvoir politique et social et fait face à la tâche d’organiser la production et la distribution dans des conditions extrêmement difficiles.




Le combat de classe des travailleurs d’aujourd’hui et de demain sera fortement déterminé par leurs idées sur les objectifs immédiats – la propriété publique ou bien la propriété commune – à réaliser à ce moment-là même.




Si la classe ouvrière rejette la propriété publique, sa servitude et son exploitation avec, et demande la propriété commune et sa liberté et son auto-détermination, elle ne peut le faire sans remplir certaines conditions et désirs.




La propriété commune implique tout d’abord que les travailleurs dans leur totalité sont les maîtres des moyens de production et les font fonctionner en un système de production sociale bien ordonné.




Ensuite, elle implique que dans tous les ateliers, dans toutes les usines et toutes les entreprises, le personnel réglemente son propre travail collectif en fonction de toute la production. Le personnel doit donc créer les organes grâce auxquels il dirigera en tant que personnel son propre travail, ainsi que la production sociale en général.




L’institution de l’Etat et du gouvernement ne peuvent être utilisée pour ce but, car c’est essentiellement un organe de domination, qui concentre les affaires publiques entre les mains d’un groupe de dirigeants.




Mais sous le socialisme, les affaires publiques consistent en la production sociale, aussi sont-elles l’affaire de tous, de chaque personnel, de chaque travailleur qui discuteront et décideront à tout moment de leur propre initiative.




Leurs organes doivent se composer de délégués envoyés en tant que messagers de leur opinion, qui devront continuellement revenir rendre compte et rapporter les résultats obtenus dans les assemblées de délégués.




Par l’intermédiaire de ces délégués, qui pourrait être rappelés et révoqués à tout moment, la liaison entre les masses travailleuses formées en groupes plus petits et plus grands peut être également établie et l’organisation de la production peut être également assurée.




De pareils corps de délégués, désignés communément par le terme « conseils ouvriers », constituent ce que l’on peut appeler l’organisation politique de la classe ouvrière qui se libère de l’exploitation.




Ces corps ne peuvent pas être créés à l’avance ; ils doivent être formés suivant l’activité des travailleurs eux-mêmes au moment où ils en auront besoin.




Ces délégués ne sont pas des parlementaires ni des dirigeantes ou chefs, mais ce sont des médiateurs, des messagers spécialisés qui assurent la liaison entre les personnels des diverses entreprises et qui unissent leurs diverses opinions en une résolution commune.




La propriété commune demande la direction commune de travail ainsi que l’activité productive commune.




Ceci ne peut être réalisé que si tous les travailleurs participent à cette autogestion de ce qui est la base et le contenu de la vie sociale, et s’ils en viennent à créer les organes qui uniront la variété de leurs désirs en une seule action commune.




Puisque de tels conseils ouvriers devront à aucun doute jouer un rôle considérable dans l’organisation future de la lutte et des objectifs de la classe ouvrière, il vaut, pour tous ceux qui soutiennent la lutte sans compromis et la liberté de la classe ouvrière, la peine de leur prêter une attention et une étude profondes

samedi 14 novembre 2009

« LES CHOSES QUI SONT DERRIERE LES CHOSES » Jacques PREVERT

Samedi 14 novembre 2009
A PROPOS DE « L’IDENTITE NATIONALE »


« LES CHOSES QUI SONT DERRIERE LES CHOSES »

Jacques PREVERT



Ce matin, sur France Inter, l’émission du ‘7/9 du week-end’ était consacrée à « l’identité nationale ». Ce débat, initié par Nicolas Sarkozy, dès sa campagne présidentielle, est repris opportunément dans cette période préélectorale.

Les critiques « de gauche » ne manquent pas de signaler la volonté du Président de récupérer, à travers cette question, une partie de l’électorat lepéniste, qui, dit-on, reviendrait à se premières amours.



Certes, les déclarations de Nicolas Sarkozy peuvent avoir cet objectif.

Mais est-ce l’essentiel ?



Alors que la politique menée par le pouvoir vise mettre en cause l’indépendance de la France, réduite au niveau d’un land de l’Empire européen, et la souveraineté de son peuple, confisquée dans le cadre aggravé du Traité de Lisbonne, le Président de la République veut donner le change.

C’est le but de la campagne de Nicolas Sarkozy sur le thème de « l’identité nationale »

C’est le sens de ses discours.

C’est ce qui explique ses références historiques et littéraires à« l’héritage que nous a légué notre histoire ».



Entrons dans le vif du sujet.



Qui dit « identité nationale », suppose l’idée de « nation ». Or, la constitution de la nation française date de la révolution, à partir du moment, où de « sujets », les Français sont devenus « citoyens ».

Symboliquement, cette mutation prend corps avec la victoire populaire de Valmy sur les armées de l’Europe monarchique coalisée, le 20 septembre 1792, et la proclamation de la République, le lendemain. Ce bouleversement faisait suite à la prise de la Bastille, symbole de l’arbitraire royal, le 14 juillet 1789, et à celle des Tuileries, résidence de ce même pouvoir, le 10 août 1792.

Cette révolution débouche naturellement sur la première Constitution de notre République, celle de 1793, qui ne sera jamais appliquée.

Jamais cet évènement n’est évoqué par Sarkozy. On comprend pourquoi * :



Aussi, quand Sarkozy évoque **, pêle-mêle, le « sacre de Reims » de « nos rois » et la Révolution française, quand il cite Maurice Barrès, le chantre de la guerre de 14-18, tout en qualifiant celle-ci de conflit « fratricide » ; quand il porte aux nues les « origines chrétiennes de la France » et parle de laïcité, le président, par l’amalgame démagogique des contraires, tient un discours de pure propagande. Et, s’il en fait son cheval de bataille, c’est pour mieux camoufler derrière un écran de fumée, l’abandon de notre indépendance et de notre souveraineté.

Aussi, les réactions hostiles que Sarkozy suscitent à « gauche », semblent aller de soi.

Voire.

Le débat ouvert sur France Inter, ce matin, est éclairant à ce sujet.

Les deux invités, Nicolas Offenstadt, agrégé et docteur en histoire, maître de conférences en histoire du Moyen-âge à l’université Paris I Sorbonne et Jean Viard, sociologue, directeur de recherches CNRS au CEVIPOF (centre de recherches politiques de Sciences Po) ont, l’un et l’autre, apporté un point de vue critique sur la campagne lancée par le Président sur « l’identité nationale », alors que pour eux, il ne s’agit que d’un « roman national » sans rapport avec la réalité de l’histoire.

C’est pour mieux conclure :

« Alors que se construit l’Union Européenne, il serait plus logique de discuter de ‘l’identité européenne’ en formation ».



Ainsi, deux courants paraissent s’affronter : pour ou contre « l’identité nationale ». En fait, ils se rejoignent, celui incarné par Nicolas Sarkozy, qui pérore sur cette notion, alors qu’il détruit sa substance en noyant la France dans l’Europe, et l’autre courant, qui nie cette identité au nom de « l’universalisme », alors qu’il redouble d’efforts en faveur d’une Europe politique, se substituant aux Etats Nations.



Il ne faut pas se laisser bercer par les mots.

Il est nécessaire, comme le suggère Jacques Prévert : de regarder « les choses qui sont derrière les choses »



NOTES

* La Constitution de 1793

* Consacre la théorie de la souveraineté populaire se traduisant par l'introduction du référendum (c'est le peuple réel qui est souverain),
* Prévoit que « l'insurrection devient un droit et un devoir quand le gouvernement viole les droits du peuple »,

* Instaure le droit d'asile : "Il donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour cause de la liberté. Il le refuse aux tyrans." (Art. 120).



** Discours à La-Chapelle-en-Vercors (Drôme), le 12 novembre 2009


"On comprend l'Histoire de France quand on accepte de vibrer avec le souvenir du Sacre de Reims et d'être ému par le récit de la fête de la Fédération", a déclaré Nicolas Sarkozy.


Le président français juge ensuite que le retrait de la mention des "racines chrétiennes de l'Europe" du traité européen est une erreur. Son discours est imprégné du culte des ancêtres, de la terre, de la famille comme l’est le "Roman de l'énergie nationale" de Maurice Barrès.



Jean LEVY
source"canempechepasnicolas"

Compte-rendu de la réunion publique lyonnaise avec Jean-Pierre Delannoy

49ème congrès de la CGT : succès de la réunion de lancement de la campagne de Jean-Pierre Delannoy à Lyon



Bonne réunion de lancement de la campagne de Jean Pierre Delannoy à l'appel des Collectifs "Tous Ensemble Rhône-Alpes", "Continuer la CGT", "Ou va la CGT" et du "Collectif national CGT Lutte de Classe"

Entre 60 et 70 participants à cette réunion, malgré un horaire difficile (18h-20h30) et un communiqué du « Progrès de Lyon » convoquant... dans un autre lieu.
Beaucoup de jeunes, quelques délégués au prochain Congrès de Nantes et des syndiqués de base venus de toute la région (et même depuis l'Auvergne !) pour entendre les motifs de la candidature de Jean-Pierre Delannoy et débattre autour de la question des orientations de la CGT, tant sur le plan idéologique que stratégique.
Après une introduction du collectif " Tous Ensemble Rhône-Alpes", Jean-Pierre Delannoy a pu développer les raisons de sa candidature décidée collectivement à une réunion "Collectif national CGT Lutte de Classe" tenue le 24 Octobre.
Repartant des effets d'une crise économique plus importante encore que celle des années 20, il a expliqué dans le détail en quoi l'orientation actuelle de la direction de la CGT tournait le dos aux intérêts des travailleurs, en substituant à la lutte de classe la collaboration des classes (alignement idéologique de la centrale sur les positions de la CFDT, bilan catastrophique de la stratégie des "journées d'action" sans lendemain et du "syndicalisme rassemblé"...).
Il a retracé la situation dramatique des travailleurs en proie aux licenciements, au chômage partiel, aux blocages des salaires et à la destruction des garanties collectives et la nécessité d'une riposte d'ampleur des travailleurs et de la jeunesse pour s'imposer face au patronat et au gouvernement.
Notre camarade, avant de passer la parole à la salle a clairement expliqué que sa candidature n'était en rien une candidature individuelle, un combat personnel entre Delannoy et Thibault, mais un acte collectif en cours de structuration contre une orientation, que les "explications" de la direction de la confédération sur le fait qu'il ne pouvait se présenter statutairement n'était que le produit de toute une série d'obstacles mis par les instances dirigeantes depuis des mois et des années à la libre exposition des positions "lutte de classe" dans la CGT, en terminant sur la nécessité d'une centralisation des syndicalistes de lutte autour d'une équipe et d'un collectif national .
La discussion, très riche et dans un esprit de débat fraternel sans tabous qui fait si souvent défaut dans les structures où l'autocensure règne, s'est menée sous la forme de témoignages variés de différents secteurs ou de questions à Jean-Pierre et sur ce qu'il propose pour que la CGT revienne sur les bases d'un syndicalisme démocratique de lutte de classe et de masse.
Après le départ obligé de Jean-Pierre qui retournait dans sa région, la discussion s'est poursuivie entre les militants.
En particulier ont été discutés la question d'un rassemblement à Nantes au premier jour du congrès de la CGT, sur laquelle beaucoup sont partagés par crainte d'un effet "repoussoir" vis-à-vis des délégués et de nombreux militants, ainsi que la question de l'intervention de collectifs (qui rassemblent au-delà de la CGT) dans le débat, pour ne pas prêter le flanc aux accusation malveillantes d'une "déstabilisation" issue de l'extérieur.
Les participants se sont quittés avec l'idée qu'il fallait porter le débat, sur la candidature Delannoy mais aussi sur la question de l'orientation de la CGT et sur le salut de son identité de lutte de classe, dans les syndicats et structures territoriales afin que les prises de positions claires se multiplient, et qu'il faut aussi continuer à tisser des liens pour faire vivre les critiques et les propositions qui vont dans ce sens.

source : « tous ensemble Lyon »

source "el diablo"

vendredi 13 novembre 2009

"20 ans de liberté" ? Pour qui ?

"20 ans de liberté" ? Pour qui ?


Notre ami, Antoine Manessis,
membre de la direction nationale du PRCF,
réagit au déferlement d'anticommunisme dans nos médias
Il a transmis à 'canempechepasnicolas'
les réflexions que lui inspire ce tintamarre
qui s'empresse de les publier

Sans doute rêvent-ils de cela...une seule chaîne (c’est le cas de le dire !) de radio et de télé pour répandre la bonne parole du capitalisme en crise, enfoncer dans le crâne de nos concitoyens la seule vérité acceptable :
"il y a 20 ans le Mur de Berlin tombait, la liberté triomphait du communisme totalitaire".
« 20 ans de liberté ! » proclament à l’unisson les Radios et télés publiques.

Mais il se trouve que ce vingtième anniversaire tombe mal.
Une nouvelle crise du capitalisme plonge les peuples dans le chômage de masse et la misère dans les centres du système, dans la famine et les guerres dans les pays néo-colonisés.

Car qu’est il arrivé depuis 20 ans ?
Le capitalisme a vaincu le socialisme réellement existant. Certes un socialisme qui avait ses défauts mais qui assurait le plein emploi et la sécurité sociale au sens le plus large du terme, l’accès à la santé, l’éducation et la culture à tous les citoyens des pays socialistes....c’est déjà ça !
Débarrassé d’un ennemi qu’ il n’avait de cesse de détruire, organisant pour cela une terrible guerre contre la jeune république des Soviets, puis le « cordon sanitaire » visant à étrangler l’URSS, puis lançant ses troupes de choc nazies contre l’Union Soviétique dans une guerre d’extermination, enfin menant une guerre « froide » sans merci.

Débarrassé de ce contre poids à sa puissance, le capitalisme pouvait s’en donner à cœur joie.
Et il le fit : guerres et pillages impérialistes (Irak, Afghanistan, Congo, Rwanda, Somalie, Yougoslavie....), guerres sociales : partout en Allemagne réunifiée, en France, en Grèce, en Espagne, en Amérique Latine, en Asie...partout la victoire du capitalisme se traduisit par un recul social gigantesque qui eut des conséquences anthropologiques énormes comme en Russie où l’espérance de vie recula pour la première fois depuis 1917 !
Partout les salaires baissent, les biens collectifs sont privatisés, la santé et l’éducation sacrifiés en attendant d’être privatisés, la lèpre du chômage détruit les solidarités et mine la société, partout les travailleurs sont mis en concurrence les uns contre les autres, partout s’abat sur le travail le talon de fer du capitalisme.

Les peuples en lutte pour leur indépendance, leur dignité, comme le peuple Palestinien, ne sont plus soutenus par ce grand arrière que constituait le bloc socialiste et voient une détérioration spectaculaire des conditions de leurs luttes.

Partout la réaction triomphe et les « 20 ans de liberté » ce sont traduits en fait en 20 ans de malheur, guerres et reculs sociaux !

Voila ce que l’orgie médiatique tente de cacher.
Tente mais ne réussit pas.

Car il y a plus fort que toutes les propagandes, les diarrhées verbales hystériques de la radio unique du capital, de la télé unique du patronat, c’est l’expérience, le vécu des travailleurs Allemands, Français ou Boliviens, l’expérience et le vécu des peuples depuis la sombre année 1989.
Aucune propagande ne fera croire à un ouvrier au chômage que le système, que la logique économique, qui le prive de son gagne pain est l’expression de la liberté...à moins que ce ne soit celle du loup dans la bergerie !
Car c’est bien de cela qu’il s’agit.
La liberté célébrée aujourd’hui c’est celle du capital d’aller et venir quand bon lui semble, comme bon lui semble, de fermer une usine pour gagner toujours plus ailleurs et de recommencer sans cesse en brisant au passage les vies des travailleurs. Et en épuisant la terre. Ce qui nous rappelle au passage qu’il n’y a pas de solution aux problèmes environnementaux dans le cadre du capitalisme.

Le déchaînement médiatique peut tromper et obscurcir les consciences .
Mais la lutte des classes continue. Et l’action du capitalisme, sa guerre contre les travailleurs ne peut que provoquer la réaction de ceux-ci.
Les luttes se poursuivent.
Ici et maintenant.
Ailleurs et partout.

Cuba résiste et son exemple ouvre les nouveaux chemins aux peuples du sous continent sud-américain : au Venezuela, en Bolivie, au Nicaragua et dans encore bien des pays la lutte des peuples et des gouvernements anti-impérialistes créent les conditions du « socialisme du XXI ° siècle » selon la belle formule du Président Chavez.

Partout les résistances anti-impérialistes résistent et contre-attaquent mettant à mal la nomination des impérialistes.
Partout les peuples s’unissent pour la lutte.
Partout, malgré la mort proclamée du communisme, les travailleurs renouent les fils de leur histoire et affûtent les armes de leur libération, redécouvrant la pensée émancipatrice de Marx et Engels.
Partout renaît la nécessité de s’organiser pour être plus fort face aux assauts du capital. Et l’organisation de combat des travailleurs qu’est le Parti Communiste redevient un impératif de l’action de masse.
Partout aussi les renégats et les apostas sont démasqués. Dans le mouvement ouvrier, dans les syndicats où les collaborateurs de classe sont de plus en plus clairement désignés. Où les syndicalistes de classe reprennent l’offensive.

« 20 ans de liberté » disent ils....sans préciser pour qui ?

« 20 ans de liberté » disent ils....oubliant de signaler que 80% des citoyens de l’ex RDA proclament, après expérience, la supériorité du socialisme sur le capitalisme et sont tellement enthousiastes devant l’UE du capital que seuls 20% des citoyens ont voté aux élections européennes.

« 20 ans de liberté » disent ils....qui ce sont traduits par une attaque sans précédent contre les salaires et les conditions de travail des travailleurs de toute l’Allemagne, attaques menées conjointement, faut-il le rappeler, par les socialistes (SPD) et les démocrates-chrétiens (CDU-CSU).

Alors laissons les chanter « Il pleut bergère » en s’égayant dans les parcs de Berlin.
Nous, nous savons bien qu’un jour prochain, sans doute plus proche qu’ils ne le croient,
le « Ca ira » retentira.

dimanche 8 novembre 2009

Les communistes des 1er et 2ème arrondissements de Paris ont droit à un local !

Samedi 7 novembre 2009
Les communistes des 1er et 2ème arrondissements de Paris ont droit à un local !
Lettre de membres du comité départemental du PCF Paris
à MG Buffet et à l'exécutif national,
portant sur la question du local de la section Halle Bourse,
à ce jour restée sans réponse


Faute de réponse, la lettre ci-dessous envoyée à MG Buffet il y a plus d'un mois est rendue publique.



Parti communiste français

2, Place du Colonel Fabien

75019 PARIS

A L’intention de Marie-George Buffet et des membres de l’exécutif national



Paris, le 2 octobre 2009



Chers camarades,



Nous, membres du CD de la fédération de Paris, tenons à attirer votre attention sur le litige potentiellement très dommageable pour l’image de notre parti qui oppose la fédération de Paris à la section des 1er et 2ème arrondissements, au sujet de l’utilisation du local du 62 rue Montmartre.

La fédération a obtenu par voie judiciaire l’expulsion de la section, et tente aussi en quelque sorte de la dissoudre et de la remplacer en refusant de remettre leurs cartes aux camarades des 1er et 2ème arrondissements et en désignant un secrétaire de section contrairement à la volonté des militants, qui ont légitimement choisis Simone Goenvic, ancienne élue municipale et camarade connue et respectée des parisiens.

La commission des conflits a d’ailleurs donné tort à la fédération sur ce point.


Nous ignorons si ces procédures sont la traduction d’un désaccord politique, ou s’il s’agit d’un différent purement pécuniaire, mais elles n’ont pas leur place entre camarades.


Nous vous demandons d’intervenir afin de susciter un compromis acceptable par les deux parties, sachant que ce litige porté devant les tribunaux contribue à nous ridiculiser et nous discréditer. Qu’est ce que c’est, en effet, qu’un parti où on se fait des procès entre ses propres organisations ?

Les camarades de la section des 1er et 2ème doivent pouvoir recevoir normalement leurs cartes, et disposer d’un local pour se réunir, sachant que le local, s’il est bien formellement propriété de la Société immobilière Rochechouart qui gère les biens immobiliers du PCF Paris, a bel et bien été acheté et toujours géré par les militants de la section. On ne peut donc pas en disposer sans leur accord.



Fraternelles salutations.



Pasquale Noizet

Membre du Conseil National et du Conseil Départemental de Paris



Christine Carpentier , Joëlle Girard , Gilles Gourlot, membres du Conseil Départemental de Paris

Par Réveil Communiste -

vendredi 6 novembre 2009

protestation contre la campagne anticommuniste sur les médias publics.

COMITE INTERNATIONALISTE pour la SOLIDARITE de CLASSE (CISC). Président national Désiré Marle, prêtre-ouvrier, ancien délégué syndical des Laminoirs de Lens, 11 rue Desrousseaux, 62320 Rouvroy-sous-Lens. Présidence du Comité de parrainage, Henri Alleg, militant anticolonialiste, Margot Honecker, militante anti-nazie, ex-ministre de l’Education nationale de la RDA, Mumia Abu-Jamal, journaliste afro-américain des droits civiques scandaleusement condamné à mort par la justice raciste de Pennsylvanie, Georges Hage, ancien député du nord et ancien doyen de l’Assemblée nationale française.

Vincent Flament, Georges Gastaud, secrétaires du CISC, Lens, le 6 novembre 2009 / gastaudcrovisier2@wanadoo.fr / courrier postal à adresser à Désiré Marle.
A M. le président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ; copie aux médias et journaux, copie aux manifestants du 7 novembre à Paris.
objet: protestation contre la campagne anticommuniste sur les médias publics. Demande d’intervention du CISC dans les médias au titre du pluralisme et du droit de réponse.

Monsieur le Président,

une indécente campagne totalitaire et grossièrement manichéenne de diffamation contre l'histoire, les idéaux et les militants du Mouvement communiste international, est actuellement menée à l'occasion du 20ème anniversaire de la rupture de la frontière berlinoise de la RDA. A notre connaissance, le CSA, pourtant charger de faire régner le pluralisme sur les ondes, est resté silencieux devant cette infamie.

Tous les jours, à chaque heure de la journée, sur toutes les chaînes privées et publiques payées par l'argent de tous les citoyens et de tous les consommateurs, est propagée une présentation caricaturale, foncièrement partiale et dénuée d’objectivité historique, des évènements qui entourèrent l’érection puis la chute du mur de Berlin. Nul souci de montrer que ce mur, dont la signification tragique renvoie aux tensions planétaires des années soixante, fut érigé dans les conditions d'une guerre froide qui pouvait à tout moment dégénérer en conflit nucléaire mondial. Rien à notre connaissance, dans les présentations caricaturales qui ont été proposées jusqu’ici dans les médias, ne permet aux Français de savoir que la division de l'Allemagne résulta du refus des Occidentaux d'accepter la proposition soviétique de mettre en place une Allemagne unifiée, démilitarisée et sérieusement dénazifiée. Rien qui permette de comprendre que le "mur" fut une réponse tardive de la RDA et du camp socialiste à la tentative permanente de l'Occident de déstabiliser l'Allemagne socialiste. Rien qui permette de comprendre que la RDA était alors un pays pauvre, qui finissait de régler ses dettes de guerre à l'URSS, alors que la RFA fut dispensée par l’Ouest de régler ses réparations et que le "miracle allemand" dut beaucoup au plan Marshall et à la remilitarisation de l’Allemagne capitaliste en tant que pays de la « ligne de front » antisoviétique. Rien qui permette à la jeunesse d’apprendre que la création de l'OTAN a précédé de loin celle du Pacte de Varsovie, de même que la création unilatérale de la RFA par ses occupants occidentaux, suivie du rattachement illégal de Berlin-Ouest à la RFA capitaliste, a précédé et suscité la création de la RDA sur l'ex-zone d'occupation soviétique. Rien non plus pour indiquer aux usagers du service public que les acquis sociaux, éducatifs, sanitaires, culturels (le pays de Brecht !) et civilisationnels de la RDA (égalité hommes/femmes garantie par l’emploi massif des femmes et par les crèches d’entreprise) étaient très importants : c’est pourquoi la majorité d’« Ossis » qui juge positivement le bilan du socialisme, n’est pas constituée de "nostalgiques" sentimentaux ; comme en Russie, où selon les sondages, 80% des citoyens jugent le « socialisme supérieur au capitalisme », ces Allemands de l’est comparent, expérience faite, ce que leur a apporté le capitalisme (chômage de masse, destruction acharnée de leur mémoire, disparition des solidarités, réunification vécue comme une annexion, chasse aux sorcières et licenciement pour délit d'opinion de milliers d' enseignants et de cadres "Ossis" remplacés par des "Wessis", « retraites de punition » pour les vétérans communistes, etc.) à ce que leur assurait le socialisme en matière de solidarité sociale. Et cela ne signifie pas qu’ils ferment les yeux sur les manquements, contradictions, défauts et déformations (E. Honecker a livré ses propres analyses sur ce point dans ses "Moabiter Notizen") dont ce socialisme de première génération fut porteur dans les conditions très difficiles que l'Occident lui a constamment faites (course aux armements incessante, concurrence entre deux camps inégaux du point de vue de la puissance économique, pression anticommuniste permanente, pression permanente sur Berlin qui était la « ville-front » où s’affrontaient le plus directement le système capitaliste et le système socialiste).

Nous sommes tout spécialement outrés de la décision des chaînes publiques de transformer le lundi 9 novembre en lundi brun de l'anticommunisme d'Etat obligatoire : ce jour-là, en tout « pluralisme anti-totalitaire», les auditeurs auront le « choix » entre l'anticommunisme et l'anticommunisme, toutes les chaînes offrant le même programme. Jamais dans ces ex-pays socialistes qu'on accuse de totalitarisme on n'est allé si loin dans le conditionnement idéologique. Cette charge totalitairement anticommuniste contre le "communisme totalitaire" serait risible si elle ne cachait une entreprise continentale de criminalisation du communisme, de chasse aux sorcières et de réhabilitation insidieuse du fascisme, qui prend de l'ampleur dans toute l'Europe supranationale et dans nombre d'Etats de l'UE, dont la France. On assiste en effet ces derniers temps, sans que les médias en disent rien, à la mise en place de lois scélérates amalgamant le communisme au nazisme, quitte à banaliser le second tout en avilissant le premier. Ce n'est pas seulement une insulte aux Soviétiques (près de 30 millions !), et spécialement de communistes soviétiques, qui donnèrent leur vie pour permettre à l'Armée rouge d'écraser les nazis, de prendre seule Berlin et d’y faire flotter le drapeau rouge, mais c'est une injure aux communistes français qui moururent par milliers pour libérer la France des nazis, et dont de nombreux monuments portent trace de Chateaubriand au Mont-Valérien en passant par la Citadelle d’Arras. C’est aussi une insulte aux victimes du génocide hitlérien qu’il est indigne de banaliser et dont maint survivant doit la vie aux libérateurs de l’Armée rouge. C'est une insulte aussi le Général De Gaulle qui déclara en 1966 : "les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération". Enfin, c'est une menace pour les libertés car à l'abri de cette campagne de négation de l'histoire, qui permet à Hitler de prendre une revanche posthume sur les "rouges" allemands qui furent ses opposants les plus déterminés, des mesures liberticides sont prises partout, ou sont sur le point d’être prises dans l’Europe de Maastricht, pour réprimer les partis communistes. A terme de telles mesures menaceront toute opposition à l'U.E., toute forme de syndicalisme de classe, toute forme de militance anticapitaliste, comme c’est déjà le cas en ex-RDA, en Hongrie, en Tchéquie, dans les pays baltes où les ex-Waffen SS bénéficient de la complaisance scandaleuse des autorités. Et quand chez nous on honore Guy Moquet, c’est en cachant aux lycéens qu’il fut réprimé en vertu de lois anticommunistes antérieures à l’Occupation (le décret Sérol), du même genre que celle que voudraient raviver en Europe des dirigeants italiens ouvertement nostalgiques de Mussolini.

De manière plus générale, comme de très nombreux citoyens, nous sommes excédés par ces campagnes médiatiques harcelantes qui durent des semaines et où un seul thème bien-pensant est martelé en violation du droit à la différence, à la pensée libre et au droit de chacun d'entendre des arguments contradictoires pour forger sa propre conviction politique. Qui donc décide en haut lieu que pendant des semaines on martèlera sur les ondes, tantôt que le communisme est intrinsèquement pervers, tantôt (après le 11 septembre) que "nous sommes tous américains", tantôt que les Français doivent toutes affaires cessantes se passionner pendant des jours aux présidentielles américaines, etc. Qui décide d’embrigader ainsi notre jeunesse ? Trouverait-on en haut lieu que cette jeunesse est encore trop rebelle, trop anticapitaliste et insuffisamment « européenne » comme elle l’a certes montré lors du référendum de mai 2005, des luttes anti-CPE et des européennes…? Quand les médias se décideront-ils à laisser les gens penser par eux-mêmes au pays de Descartes ? Qu'est-ce qui fait que, par ex., on consacre des milliers d'heures d'émission à sens unique au mur de Berlin alors qu'on évoque à peine, et sans les dénoncer franchement, ces "murs de la honte » bien réels et très actuels qu’ont érigés les puissances dominantes du monde capitaliste- : mur construit par Israël pour ghettoïser le peuple de Palestine, mur érigé pour empêcher la réunification pacifique des deux Corée, barbelés séparant les riches USA des pauvres du Mexique, murs invisibles protégeant « l’Europe-forteresse » des « dangereux immigrés » qui fuient la faim créée chez eux par les spéculateurs du monde capitaliste… Pourquoi ce « deux poids, deux mesures » permanent sinon parce que les grands médias ne défendent pas les droits de l’homme, mais le CAPITALISME ?

Dans ces conditions, nous exigeons, en tant que citoyens ayant droit à la libre expression de leurs opinions, que l’opération totalitaire de lundi 9 novembre (une journée entière sur le mur de Berlin avec programme unique et à sens unique de toutes les radios de Radio-France !!!), soit annulée et qu’un débat contradictoire et « à armes égales » soit organisé à une heure de grande écoute sur les médias publics à propos du bilan comparatif du « socialisme réel » et de la restauration capitaliste à l’Est. Et qu’on n’inverse pas les choses en disant que notre modeste organisation, constamment censurée ou caricaturée depuis sa fondation, appelle à la censure : elle appelle au contraire au respect du PLURALISME et à la RUPTURE DE LA CENSURE qui frappe les communistes (exceptés ceux qui font profession d’autoflagellant !).
Nous demandons aussi que l'un ou plusieurs d'entre nous soi(en)t invité(s) à une heure de grande écoute lundi 9 novembre pour présenter le "livre noir de l'anticommunisme" édité par notre comité avec la participation de plusieurs PC : au nom de quoi les auteurs très controversés du « livre noir du communisme » (sic) bénéficieraient-ils d’un quasi-monopole d’expression ? Y aurait-t-il une vérité historique officielle en France ? Et qu'on ne nous dise pas que le harcèlement médiatique anticommuniste est mené sous le contrôle scientifique d’historiens au-dessus de tout soupçon : à notre connaissance, aucun historien NON ANTISOVIETIQUE n'a été récemment accueilli sur les chaînes ; à aucun moment on n'a entendu à une heure de grande écoute d’anciens dirigeants NON REPENTIS de la RDA évoquer leur bilan. Qu'est-ce donc que ce procès anticommuniste permanent où la parole n'est jamais accordée qu'à l'accusation, sauf à dose homéopathique et en dehors des heures de grande écoute ?
Nous demandons aussi que les médias permettent à ses organisateurs d’annoncer le rassemblement du 7 novembre à Paris à 15 heures, devant le métro Stalingrad, en l'honneur du 92ème anniversaire de la Révolution d'Octobre et avec le soutien du PRCF, de l'URCF, du RCC, de G. Hage, de dirigeants locaux ou nationaux du PCF, et la participation des PC de Grèce, de Cuba, d’Algérie, du PC Brésilien, des défenseurs allemands du Mémorial Ernst Thälmann, le président du KPD assassiné par les nazis, un monument dont le démontage est en cours.

Cela ne compensera pas pour autant l'énorme déséquilibre médiatique qui est créé pour discréditer le communisme à une époque où le capitalisme fait chaque jour un peu plus, y compris dans notre pays, la preuve de sa nocivité pour les acquis sociaux, l'emploi, les conditions de vie des travailleurs, le pouvoir d’achat populaire, la souveraineté des peuples, les libertés et la paix.

On connaît le mot célèbre: "quand ils s'en sont pris aux communistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste... Quand ils ont arrêté les Juifs, je n’ai pas bougé, je n’étais pas juif (…) ; quand ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour me défendre"... Que nul ne dise à nouveau un jour qu'il ne savait pas, surtout parmi ceux qui sont payés pour défendre le pluralisme et la liberté et qui propagent en réalité jusqu’à l’écoeurement la « pensée unique » anticommuniste.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de notre vigilance indignée.

pour le CISC, V. Flament et G. Gastaud, avec le soutien de Landini Léon - Officier Lég. d'honneur – Méd. de la Résistance - Grand Mutilé de Guerre - décoré par L'URSS - Officier FTP-MOI. Roussel René – Chev. Lég. d'Honneur – Méd. de la Résistance - Croix de Guerre – Resp. cadres FTP Zone Sud - Liquidateur Nat. auprès du ministère des Armées du Front National pour la Libération de la France - des FTPF et FTP-MOI. Tchakarian Arsène – Chev. de la Lég. d'Honneur - Croix de Guerre – Compagnon de Manouchian aux seins des FTP-MOI de la RP. Pranchère Pierre, a. député, a. FTPF des Maquis de Corrèze ; Hage Georges, a. député du nord ; Hemmen Jean-Pierre, fils de Jean Hemmen membre du C.C. des J.C., commissaire pol. des Brigades Internationales, commandant FTPF fusillé au Mont Valérien (médaille de la Résistance, médaille de C.V. de la Résistance à titre posthume).

mercredi 4 novembre 2009

L'identité nationale c'est d'abord l'indépendance, la souveraineté populaire et nationale, le refus de la vassalité de la France, le retrait de l'Unio

Arc Républicain de Progrès
contact: beaulieuclaude@wanadoo.fr

Communiqué de presse

L'identité nationale c'est d'abord l'indépendance, la souveraineté populaire et nationale, le refus de la vassalité de la France, le retrait de l'Union Européenne supranationale !

Il est à l'ordre du jour des citoyens de notre pays, de SAUVER LA NATION RÉPUBLICAINE démolie par le pouvoir en place comme par sa pseudo-"opposition" euro fédéraliste, ainsi que par leur construction européenne exclusivement au service de la finance mondialisée et oligarchique.

A juste titre, les Français sont de plus en plus inquiets pour l'avenir, et même pour la survie de leur nation: au nom de la "construction européenne" supranationale et de la "mondialisation néolibérale, avec pour seul souci les profits des entreprises du CAC 40 et autres multinationales. Le gouvernement détruit sans véritable opposition les fondements mêmes de notre existence nationale: production industrielle et agricole lourdement menacées, services publics en capilotade, acquis sociaux et laïcité au pilon, souveraineté nationale réduite à une mascarade par le Traité de Lisbonne, substitution du "tout-anglais" à la langue d'Hugo et de Rabelais, notre pays est menacé de mort par cette politique, "cadrée" à l'échelle planétaire par l'OMC et le FMI des "socialistes" Lamy et Strauss-Kahn.

Pour faire face à cette inquiétude, pour lui donner un débouché politicien illusoire et démagogique, pour piéger le peuple français dans l'opposition stérile entre une droite ultra xénophobe et une pseudo-gauche hostile à la nation par dogmatisme idéologique, le pouvoir a lancé un débat d'Etat (!) sur "l'identité nationale".

La réponse des républicains de progrès attachés à la France est dans l'appel ci-joint, lancé par l'ARP le 10 octobre dernier, avec le soutien du Comité Valmy, du Rassemblement des Citoyens pour la République, le Pôle de Renaissance Communiste en France, Résistance et Renouveau gaulliste, le Collectif Gaulliste de Gauche.

Des initiatives seront prises dans les départements jusqu'au 15 mars, puis jusqu'au 18 juin, pour faire germer une large Convergence Nationale Républicaine.
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article404

mardi 3 novembre 2009

Sortir de l’anticommunisme. Par Georges Gastaud « Anti-totalitarisme »… totalitaire

Sortir de l’anticommunisme. Par Georges Gastaud

« Anti-totalitarisme »… totalitaire !

Ce serait comique si ce n’était si grave pour la liberté de pensée : c’est en effet au nom de « l’anti-totalitarisme » (!) que, sans presque jamais disposer du moindre droit de réponse, les défenseurs du communisme historique, et plus généralement, tous ceux qui continuent le combat de Babeuf et de Varlin, de Marx et de Lénine, de Manouchian et de Guevara, sont inlassablement cloués au pilori par les médias du Parti Unique Maastrichtien, très « laïquement » relayés par l’histoire officielle de l’école « républicaine » : concélébrée par les pontifes de la droite dure et de la fausse gauche, benoîtement servie par le chœur jamais las des « communistes repentis », la grand-messe bleue-rose-brune de l’anticommunisme à jet continu a déjà battu tous les records d’anathèmes et d’excommunications dont furent respectivement abreuvés par les contre-révolutionnaires de leur temps, Spartacus et les Gracques, Robespierre et Marat, Varlin et Louise Michel…
Parachevant ce harcèlement médiatique, une batterie législative de textes européens et/ou hexagonaux prétend criminaliser l’histoire du communisme : « élu » par 40% d’ « Européens », le « Parlement » de Strasbourg prétend ainsi amalgamer le IIIème Reich génocidaire de Krupp et Thyssen à l’URSS ouvrière et paysanne de Lénine, la Wehrmacht des Einsatzgruppen aux héros de Stalingrad, les tortionnaires nazis aux « terroristes rouges » de Chateaubriant et de la Citadelle d’Arras qui tombèrent pour nous, Marseillaise et Internationale aux lèvres, sous les balles allemandes.
Le but de ces textes scélérats est de doter d’une base juridique l’euro-maccarthysme qui se développe dans toute l’Union européenne ; une UE dont les dirigeants veulent, au moyen de l’anticommunisme et de l’antisoviétisme à retardement, faire diversion au rejet populaire profond qui, de Lisbonne à Bucarest, hante la « construction européenne » capitaliste .

CNR connais pas !

D’ailleurs, combien de lycéens, dressés dès l’enfance à confondre dans un même opprobre « anti-totalitaire » l’Allemagne nazie et l’URSS de Stalingrad, Mussolini et Lénine, connaissent-il la phrase prononcée par De Gaulle à Moscou en 1966 : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération » ? Et combien de manuels d’histoire rappellent-ils à leurs jeunes lecteurs que les principaux acquis sociaux de notre pays, -ceux-là même que M. Denis Kessler a cyniquement félicité Sarkozy de casser en « démantelant le programme du CNR » -, ont pour l’essentiel été mis en place de 1945 à 1947 par le gouvernement à participation communiste présidé par Charles De Gaulle ? Dans ce gouvernement d’unité patriotique, l’ex-déporté communiste Marcel Paul nationalisait EDF et Renault ; Maurice Thorez rédigeait le statut des fonctionnaires et celui des mineurs ; H. Wallon et Joliot-Curie reconstruisaient l’Education nationale, le CNRS et le CEA sur des bases démocratiques ; Ambroise Croizat (PCF) instituait, excusez du peu, les retraites par répartition, les conventions collectives, les comités d’entreprise… et la « Sécu » : bref, tous ces acquis de civilisation que la « rupture » sarkozyste, applaudie par l’UE et par le MEDEF, s’efforce d’araser, en imposant à notre pays un suicidaire plan d’alignement structurel.
Au reste, pourquoi l’oligarchie capitaliste se retiendrait-elle de prendre enfin sa revanche sur la « France rouge », maintenant que la victoire de la contre-révolution de Berlin à Vladivostok a re-mondialisé l’exploitation capitaliste, que l’Europe socialiste et la RDA ont été re-colonisées par l’Europe du capital pilotée par Berlin, et que, concernant la France, la mutation-reniement du PCF et l’euro-formatage de l’état-major CGT laissent les salariés à la merci d’une « french’ telecomisation » générale de leurs conditions de vie ? Car les nouveaux Metternich de l’Europe contre-révolutionnaire ont peu à redouter d’une semi-critique « alter-capitaliste » et « alter-européiste » qui partage sur le fond ces fondamentaux de la pensée unique que sont l’anticommunisme, l’antisoviétisme, l’anti-marxisme et leurs sous-produits hexagonaux, l’anti-jacobinisme primaire et la sordide autophobie nationale que distille l’oligarchie financière « française » dirigée par « Sarko l’Américain »...

Les héros au banc d’infamie, les héritiers des bourreaux dans le rôle de l’Inquisiteur !

Dans le climat néo-vichyste actuel, on ne s’étonne même plus que les résistants communistes de France qui, des maquis de Corrèze à la guérilla urbaine des FTP-MOI en passant par l’insurrection parisienne de 1944, furent le fer de lance de notre Résistance armée , soient odieusement traînés sur la sellette : à l’inverse, les héritiers des partis qui investirent Pétain en livrant à l’Allemand les juifs et les résistants, reprochent aujourd’hui aux combattants communistes de ne pas avoir risqué leur peau assez tôt ! Qu’importe à ces faussaires que, de l’héroïque manif communiste organisée à l’Etoile le 11 novembre 40 par l’Union des Etudiants Communistes (interdite depuis 39 !) aux premiers sabotages effectués dans le Var dès 1940 par le communiste Roger Landini, en passant par la grève minière du Pas-de-Calais dirigée en mai-juin 41 par Michel Brûlé et par le prisonnier ukrainien évadé, le bolchevik Vasil Porik, les communistes et les cégétistes aient assumé le gros de la lutte armée et du combat de masse antifasciste ? Qu’importe qu’ils soient tombés en nombre sous les fusillades nazies, des maquis de Corse aux poteaux d’exécution du Mont Valérien, au double cri de Vive la France ! et de Vive le communisme ! ?

L’anticommunisme, ombre portée de la crise capitaliste

Il serait pourtant naïf de croire que le but principal des Inquisiteurs est seulement de noircir le passé communiste pour rompre l’ancrage révolutionnaire du mouvement ouvrier. Si le spectre de l’anticommunisme hante plus que jamais la crépusculaire Europe de Maastricht, c’est que, bien que devenu mondialement hégémonique, le capitalisme en crise est sur la défensive. Il n’en finit pas de précariser la classe travailleuse et de ruiner les paysans, de secréter du même pas la misère la plus poignante et les fortunes les plus scandaleuses, de multiplier les guerres néo-coloniales (hier l’Irak, demain l’Iran ?), tandis que le commerce des armes et de la drogue règne sur le « libre-échange mondial » organisé par l’OMC et par le FMI des P. Lamy (PS) et autres Strauss-Kahn (PS) à coups de privatisations, de délocalisations et de crise alimentaires organisées. Pendant ce temps, rythmée par le double envol de la Bourse et des licenciements, la « sortie de crise » annoncée promet d’être aussi insupportable que la crise elle-même. Dès lors, les honnêtes gens s’interrogent : l’humanité survivra-t-elle à ce système fou et cruel, où le profit privé de quelques-uns prive de tout sens humain l’histoire des peuples et la vie des individus, alors que, sous le masque « libéral », se profile une dictature euro-atlantique porteuse d’une pensée, d’une économie, d’une langue et d’une politique uniques, dont les pires despotes d’hier n’osèrent jamais former le projet « globalitaire » !

Renaissance de l’idée communiste


D’autant que l’idée communiste refait son chemin : relayée jusqu’à nous par Cuba, qui a tenu bon alors que Gorby et Eltsine croyaient l’avoir livrée toute crue à l’Oncle Sam, l’aspiration à un « socialisme du 21ème siècle » renaît sous des formes diverses, notamment en Amérique latine. Cette aspiration s’articule au principe anti-impérialiste du droit des peuples à créer eux-mêmes leur propre destin. Car enfin, n’est-il pas irrationnel que des nations, des langues, des cultures séculaires, soient broyées par les incultes mercantis de Mac Do et d’Eurodisney ? N’est-il pas suicidaire qu’à notre époque de socialisation planétaire des échanges, l’anachronique propriété privée des grands moyens de production confère « démocratiquement » à quelques milliardaires un droit de vie et de mort sur la vie des peuples ? A l’inverse, n’est-il pas vital que, planifiant leur coopération internationale dans le respect de leur souveraineté, les peuples s’assurent de la maîtrise publique des grands moyens de production et que le monde du travail occupe enfin dans la vie politique la place centrale qui revient de droit aux producteurs de richesses ? Oui, il est urgent que la solidarité internationale des nouveaux prolétaires en cols bleu ou blanc, s’allie au patriotisme républicain pour résister à la barbare mondialisation capitaliste ainsi qu’à ses sanglants complices, le racisme, l’intégrisme et le communautarisme. Car s’il est vrai que l’exploitation de l’homme par l’homme a historiquement perdu toute force propulsive, si l’exterminisme est bien la phase suprême d’un système impérialiste qui mène l’humanité à la mort par délitement sociétal, déprédation écologique ou extermination nucléaire, alors la construction d’un communisme de seconde génération, dans lequel le « développement de chacun sera la clé du développement de tous » (Marx), devient objectivement une question de vie ou de mort pour tous les hommes qui veulent construire rationnellement leurs rapports avec l’autre homme… et avec la nature.

Pour une assimilation critique de l’héritage communiste

Cela n’exige nullement d’idéaliser la première expérience socialiste de l’histoire. L’expérience issue d’Octobre 1917 n’eût pas connu la défaite si, pour des raisons que l’outillage théorique marxiste permet largement d’éclairer, les travailleurs de ces pays s’étaient toujours, comme à Cuba, sentis les maîtres effectifs de leur pays. Cette autocritique exclusive de toute auto-flagellation, les révolutionnaires doivent la mener sans céder à la diabolisation de leur histoire par un système capitaliste dont les crimes ne mériteraient pas un « livre noir » mais… des dizaines de bibliothèques brunes ! Cela n’exclut pas moins d’avaler l’eau sale des déviations politiques passées sous prétexte de sauver l’enfant socialiste que de renier l’enfant socialiste sous couleur de vidanger l’eau du bain ; il faut plutôt partir de l’arriération initiale dans lesquelles une expérience historiquement inédite dut se construire en distrayant une part considérable de ses ressources pour faire face à la course aux armements, à la guerre idéologique et aux invasions exterminatrices inlassablement venues de l’Ouest. Il convient en un mot de saisir les conditions profondément contradictoires dans lesquelles s’est édifiée ce premier effort de l’humanité travailleuse pour bâtir durant des décennies une société débarrassée de la Bourse et du capital. Il importe aussi de refuser catégoriquement la déshonorante équation communisme=nazisme, qui criminalise la révolution sociale tout en banalisant le fascisme.

Les peuples de l’Est ont fait une expérience historique de masse : écoutons-les !

Et tout d’abord, prenons conseil auprès des peuples de l’Est ; non pas auprès de ces anticommunistes professionnels qui osent parler au nom de leurs peuples respectifs après les avoir grugés et ruinés, mais auprès des ouvriers, des paysans, des retraités de Russie, de RDA, de Hongrie, de Roumanie, etc., qui ont vécu et évalué dans leur vécu quotidien la restauration capitaliste travestie en « démocratisation » : car, expérience faite, et sans avoir le moins du monde oublié les répressions arbitraires et les aspects bureaucratiques qui caractérisèrent à des degrés très divers l’époque précédente, les peuples font leurs comptes ; ils comparent les « mérites » de l’euro-capitalisme (paupérisation galopante des masses, enrichissement fabuleux des maffias) à ces acquis bien réels du socialisme qui avaient nom plein emploi, éducation de bon niveau, culture, sport, vacances et soins médicaux accessibles à tous, logement assuré à bas prix, faible criminalité, sécurité de l’existence, esprit de solidarité dans la vie quotidienne. C’est ce retour raisonné du socialisme dans les mémoires qu’attestent tous les sondages réalisés en RDA, en Hongrie ou en Russie, et mieux encore, ce sondage continental grandeur nature qui a récemment vu les peuples de l’Est boycotter encore plus massivement que les peuples de l’Ouest ces élections européennes à l’occasion desquelles le Parti Maastrichtien Unique somme périodiquement le bon peuple de « choisir librement » entre la version droite et la variante de « gauche » de la casse sociale et du déclin national...

Sortir de l’anticommunisme pour engager une rupture progressiste !

Sortir de l’anticommunisme permettrait enfin aux progressistes de penser de manière conséquente la rupture révolutionnaire indispensable pour triompher de la sarko-« rupture » thatchéro-fascisante ; libérés du complexe contre-révolutionnaire qui plombe leur pensée, bride leur action et plombe leur réorganisation, les vrais progressistes pourraient enfin comprendre et clamer qu’il faut sortir la France du broyeur européen qui la tue et qui la dénature, qu’il faut extraire à 100% l’humanité d’un système capitaliste qui ne crée la richesse « qu’en épuisant la Terre et le travailleur » (Marx). Pour toute l’humanité travailleuse, l’enjeu est d’émerger à temps de cette « fin de l’histoire universelle » que la mondialisation contre-révolutionnaire peut à chaque instant transformer, si de nouvelles révolutions ne viennent pas la briser à temps, en histoire universelle de la fin.
« 1989 ! », clame la réaction célébrant la contre-révolution anticommuniste et anti-jacobine qu’elle croit éternelle : « 17 et 89 ! », répondront les héritiers de Gavroche et de Guy Moquet, bien résolus à triompher ensemble des Blancs et des Bruns de tous les pays, vainement coalisés pour emmurer les Lumières !

source mon camarade j Coignard

le negationnisme historique d’etat ne passera pas !

le negationnisme historique d’etat ne passera pas ! le 11 novembre ne doit pas devenir la fete de l’imperialisme europeen reunifie sous la houlette de l’axe ultra-reactionnaire merkel/sarko !
Pôle position du 27 octobre 2009
LE P.R.C.F. COMMENTE L’ACTUALITE SUR LA TOILE.

Après avoir fait défiler la Bundeswehr sur les Champs Elysée sur l’air de la “Walkyrie”, Sarkozy voudrait dévoyer la signification du 11 novembre 1918: effaçant la signification mémorielle de l’armistice, le pouvoir veut relancer l’axe impérialiste franco-allemand en faisant de cette date, celle de la défaite des Puissances centrales devant ses concurrents impérialistes de l’Entente en une grande date de l’amitié franco-allemande! Mais ce n’est pas parce que deux impérialismes prédateurs s’allient au lieu de s’affronter qu’ils sont moins dangereux pour les peuples en général, et pour leurs peuples respectifs en particulier!

Ce recyclage européiste du 11 novembre constituerait en outre un manque flagrant de respect à la mémoire des millions de jeunes soldats français, anglais, allemands, etc.; quels que soient les objectifs propagandistes actuels de Sarkozy et de Merkel, les soldats qui se sont affrontés pendant ces années terribles, croyaient sincèrement défendre leur patrie respective contre un envahisseur; certes, on les avait trompés et l’écrivain Anatole France (qui adhérera au jeune PCF dès 1920 ) avait alors bien raison de dire : “On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels”. Qu’ils aient eu tort ou pas, il faut respecter leur mémoire et ne pas changer a posteriori la signification qu’ils donnaient à leur engagement au lieu d’utiliser cette date pour des objectifs cyniques de récupération politique.

A nos yeux de patriotes ET d’internationalistes, dont les anciens ont toujours dénoncé, -de Barbusse à Vaillant-Couturier, le carnage impérialiste de 14/18, le 11 novembre a toujours été une occasion pour condamner toutes les guerres et tous les blocus impérialistes, celles et ceux d’hier, celles et ceux d’aujourd’hui (Irak, Afghanistan, Irak, Palestine, Cuba…) et celles et ceux que les impérialismes coalisés derrière Washington préparent pour demain avec l’appui de Sarkozy et de Merkel contre l’Iran et contre d’autres pays. Cette tradition-là existe… depuis 1918, la continuer n’est pas attenter à la mémoire, bien au contraire, et le PRCF appelle à la réactiver partout, non pas autour de l’Axe Berlin-Paris, mais contre lui.

Car l’Axe euro-germano-français mérite si peu d’être célébré qu’il est porteur des deux côtés du Rhin d’un démontage géant des acquis sociaux et des libertés publiques au nom de la “construction européenne”. S’agissant de la France, l’impérialisme “français” porte même un projet ultra-réactionnaire de démontage total de la nation et de la République, de ses acquis sociaux, de ses services publics, de son “produire en France”, de sa laïcité, de sa souveraineté, et même de sa langue de plus en plus sacrifiée au “tout-anglais” par le MEDEF. Comme ses précurseurs du Comité des Forges qui déclaraient en 1936 « préférer Hitler au Front populaire”, le grand capital d’origine hexagonale préfère ouvertement la “French’ Europe” néolibérale et la “Françallemagne” antisociale au legs encombrant de la Révolution démocratique-bourgeoise de 1789 ; il veut avant tout liquider ICI toute perspective de “tous ensemble” des travailleurs et de la jeunesse, tout espoir de front unique des républicains dans l’esprit du 29 mai 2009 pour sortir le pays du broyeur européen et engager un processus de rupture avec la domination des monopoles capitalistes.

N’ayant rien de bon à proposer pour l’avenir des peuples, l’impérialisme “franceuropéen” en est réduit à réviser l’histoire et à multiplier les commémorations réactionnaires; ainsi du 9 mai, où la victoire de la coalition antifasciste incluant l’URSS sur Hitler est systématiquement occultée par la célébration de la lugubre Europe de Maastricht; ainsi du 9 novembre prochain, où le choeur anticommuniste s’apprête à criminaliser le communisme, à amalgamer les héros de Stalingrad au nazisme exterminateur, le but étant de conjurer l’idée de révolution socialiste qui renaît dans le coeur des peuples.

Aussi appartient-ils aux vrais progressistes de célébrer l’AUTRE Axe franco-allemand, celui que symbolise le cri du métallo communiste Jean-Pierre Timbaud criant “vive le parti communiste allemand” au moment d’être fusillé par la Wehrmacht. Soutenons les communistes allemands qui défendent la mémoire de la RDA et aussi celle d’Ernst Thälmann, président du KPD assassiné par les nazis, dont la Grande Allemagne “réunifiée” veut détruire le Mémorial.

Il appartient aussi à tous ceux qui refusent le négationnisme historique et qui veulent défendre le droit de l’humanité à un avenir de paix et de progrès de participer massivement au RASSEMBLEMENT DU SAMEDI 7 NOVEMBRE 2009, devant le Métro Stalingrad à Paris, à 15 heures, à l’appel du PRCF, de l’URCF, du RCC, de plusieurs animateurs parisiens du PCF, de la section de Douai du PCF, avec le soutien des PC de Grèce, Cuba, Algérie (PADS), Brésil, Espagne (PCPE). Rappelons en effet que c’est la Révolution russe d’Octobre 1917, et notamment le décret de Lénine sur la Paix, qui rendit très difficile la poursuite de la guerre inter-impérialiste et de ses tueries en montrant à tous les travailleurs la voie de la “transformation de la guerre inter-impérialiste en insurrection révolutionnaire anticapitaliste à l’intérieur de chaque pays.

Le 7 novembre, contre les négationnistes des deux côtés du Rhin, clamons-le haut et fort: “le capitalisme mène l’humanité dans le mur, l’avenir appartient au communisme!”.

Affiché sous Billet rouge-Pôle Positions, Edito, Histoire Mémoire

Article publié par Dragan MIRIANOVIC, le 28 octobre 2009

Sujet : [Tous-ensemble] Appel à soutien de la candidature de Jean-Pierre Delannoy au 49ème congrès de la CGT

De : Collectif pour Front Syndical de Classe
Date : 03/11/2009 13:05:27
A : tous-ensemble@cgt-chateau-thierry.fr
Sujet : [Tous-ensemble] Appel à soutien de la candidature de Jean-Pierre Delannoy au 49ème congrès de la CGT


Front Syndical de Classe
Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » H. Krazucki

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En complément de cet appel rédigé par le collectif de soutien à JP Delannoy, lire également :
- Soutien de René VILLESECHE (CGT) à la candidature de JP Delannoy
- Soutien de Jacques TOURTAUX (CGT) à la candidature de JP Delannoy


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APPEL À SOUTIEN DE LA CANDIDATURE DE JEAN PIERRE DELANNOY

COMME SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA CGT AU 49ème CONGRÈS
Le 2 novembre 2009







«Ils n’étaient que quelques-uns, ils furent foule soudain, ceci est de tous les temps». Paul Eluard




Le capitalisme est inhumain. Il déclenche des guerres, pille et affame les peuples. Il licencie, bafoue nos droits, détruit les acquis des luttes. Il casse et vole le secteur public au profit des intérêts privés et boursiers.

Toujours plus sauvage, le capitalisme broie les femmes et les hommes dans les entreprises, les jette au chômage, les use jusqu’à la corde, parfois jusqu’au suicide !




Salariés, retraités ou chômeurs, avec ou sans papiers, nous ne voulons plus subir, nous luttons.




Nous menons le combat syndical contre les reculs imposés par le capitalisme (droit du travail, salaires, retraites, régimes spéciaux, protection sociale, services publics, solidarités, liberté syndicale…) et pour faire aboutir nos revendications immédiates : refus de tous les licenciements, pas de salaires ni de revenus inférieurs à 1600¤ net, augmentation de 300¤ net pour tous, retour aux 37,5 annuités pour la retraite, arrêt des délocalisations, création d’emplois en CDI, régularisation de tous les sans-papiers.. Nous luttons contre la répression et les discriminations anti-syndicales (EDF, GDF-Suez, SNCF, Continental, Forclum, Dalkia, Cegelec, Elyo…). Notre colère est juste et nous ne lâcherons pas !

Nous ne gagnerons pas en organisant des journées d’action tous les 2 ou 3 mois, ni en laissant les actions isolées entreprise par entreprise. Pour gagner, il est indispensable de construire le rapport de force nécessaire à la convergence des luttes et à la concrétisation du « Tous ensemble ! » dans la grève générale.

La direction confédérale n’ignore pas que la mobilisation, pour être efficace, nécessite une autre orientation que celle du syndicalisme dit « rassemblé ». Sa stratégie actuelle est de s’adapter, comme le fait la Confédération Européenne des Syndicats (CES), au système capitaliste par l’accompagnement des contre-réformes des Etats bourgeois au lieu de le combattre. C’est pourquoi la direction confédérale entreprend de liquider l’identité de classe et anticapitaliste de la CGT qui a fait sa force et son histoire. Il est urgent d’engager, notamment à l’occasion du 49ème congrès, un vrai débat démocratique sur les orientations de la CGT.




Fermement opposés à la politique gouvernementale, nous ne voulons pas nous adapter au capitalisme, nous voulons le combattre !




Seules les luttes déterminées des travailleurs avec un syndicat de classe et de masse permettront le succès de leurs revendications et la construction d’une société émancipatrice débarrassée du capitalisme.




Nous devons nous mobiliser et nous engager dans la durée, au-delà du congres, pour retrouver confiance et force dans notre syndicat.




Nous dénonçons les pressions, poursuites et exclusions à l’encontre des militant(e)s et de leurs organisations qui pensent autrement que la direction confédérale (UL-CGT Douai, CGT Forclum, région Nord-Pas-De-Calais…).Les désaccords avec les orientations et la stratégie confédérales ne doivent pas servir de prétexte à une « chasse aux sorcières ».

Nous nous engageons à des pratiques démocratiques dans le fonctionnement à tous les niveaux de notre syndicat.

Voici les raisons de fond qui motivent la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy face au secrétaire général sortant dont la désignation à sa propre succession n’a pas respecté un véritable débat démocratique.

lundi 2 novembre 2009

Sujet : Libertés syndicales et démocratiques : ALERTE !


De : Front Syndical de Classe

Sujet : Libertés syndicales et démocratiques : ALERTE !



Front Syndical de Classe
Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » H. Krazucki



Libertés syndicales et démocratiques : ALERTE !

Nous ne laisserons pas les militants d’EDF, GDF-SUEZ (ainsi que de centaines d’autres entreprises) subir la répression patronale et gouvernementale




Face à la crise et à l'offensive sans limite que mènent le gouvernement, le MEDEF et l’UE contre l'ensemble des acquis sociaux et démocratiques, les luttes sont innombrables depuis des mois dans de nombreux secteurs du privé comme du public.




Pour contrer cette résistance et permettre l'aggravation de la régression sociale, le gouvernement du grand patronat a choisi d'accentuer la répression des luttes, qu'il s'agisse des étudiants bloqueurs poursuivis, des ouvriers de nombreux sites industriels confrontés aux vigiles du patronat, aux CRS et aux poursuites judiciaires, ou aujourd'hui des syndicalistes d'EDF et GDF.




EDF, ERDF-GRDF, GDF-SUEZ, plusieurs mois de luttes, des centaines de sanctions




Depuis le printemps, nos camarades mènent une lutte exemplaire pour l'augmentation des salaires et contre les privatisations et ses dégâts, tant pour les salariés que pour les agents. Un certain nombre d’entre eux ont dépassé deux mois de grève ; tout naturellement, la direction avec le soutien du MEDEF et du système fascisant sarkoziste répond par la répression : 240 travailleurs sont poursuivis, certains ont été mis en examen.

Dans la région de Toulouse, une procédure de licenciement est engagée à l’encontre de 6 militants. En Ile de France 18 camarades subissent la même procédure. Tout naturellement les militants CGT sont particulièrement visés. Dans le 92 (Hauts-de-Seine), Xavier CHUAT secrétaire adjoint du syndicat est concerné par cette mesure. A Paris, c’est le jeune secrétaire du syndicat Cédric LIECHTI qui est aussi menacé de licenciement.

Les prétextes de « dégradations », « violences » et « menaces »... pourraient prêter à sourire si l'heure n'était pas à la colère : nous connaissons tous l'attachement des travailleurs d'EDF-GDF au service de la collectivité ; ce ne sont pas eux qui cassent EDF-GDF mais bien le gouvernement qui, obéissant aux directives de l'UE, est en train de privatiser le secteur de l'énergie pour le livrer aux grands entreprises privées et à leur stratégie du profit maximum qui mène le monde à la faillite : quelle plus grande violence et plus grande menace pour la grande masse des usagers ?





Face à cette dérive autoritaire qui accompagne la casse du pays et de l'ensemble des acquis de ses travailleurs, il est nécessaire d'affirmer haut et fort notre solidarité avec l'ensemble des militants arrêtes et traînés en justice dans tout le pays. Cette solidarité de classe est ancrée au plus profond de l'histoire du mouvement ouvrier. Alors que nos directions syndicales nationales se contentent de « déplorer » sans organiser de solidarité active ni dénoncer en bloc les atteintes aux libertés, le FSC invite à diffuser les informations auprès des salariés, à multiplier les communiqués de soutien et adresser des messages de protestation auprès du pouvoir. Nous ne laisserons pas les militants d’EDF, GDF-SUEZ (ainsi que de centaines d’autres entreprises) subir la répression patronale et gouvernementale. La solidarité doit s'amplifier dans les jours qui viennent, y compris en participant aux rassemblements qui seront annoncés. Toute sanction pour activité syndicale fragilise tous les travailleurs.







Mais cette solidarité consiste aussi à construire l'unité des travailleurs en lutte réduits pour le moment à se battre seuls et de manière isolée face à la toute-puissance patronale et étatique. Il n'est pas inutile de rappeler qu'en 1968, c'est à partir d'une charge des CRS faisant des blessés rue Gay-Lussac que la CGT conduite par Georges Séguy avait appelé à la grève générale du 13 mai qui 3 jours plus tard débouchait sur le blocage du pays.




Salariés de l'industrie menant de dures luttes contre les suppressions d'emplois et les compressions salariales, personnels de l'Energie, de l'Université ou de l'Hôpital combattant les mêmes projets de casse des services publics « à la française », sans-papiers en lutte pour leurs droits légitimes, ... c'est « tous ensemble en même temps » que nous créerons le rapport de force capable de battre un pouvoir décidé à passer en force et à criminaliser toute résistance déterminée. C'est « tous ensemble » que nous gagnerons sur les revendications et rendrons impossible l'acharnement policier et judiciaire contre les travailleurs en lutte.




Il serait dramatique pour la grande CGT comme pour les travailleurs que le 49ème congrès de la CGT, qui se tiendra début décembre, reste à l'écart de cette problématique. On peut malheureusement craindre le pire, au vu du mode de désignation des délégués dans de nombreux endroits, au vu aussi de la teneur des documents d'orientation et du bilan de ceux qui ont évacué la lutte de classes de leur discours comme de leur pratique.




Le 49ème congrès sera-t-il celui des militants qui luttent ou celui des porteurs de valise qui envahissent les commissions patronales et gouvernementales, des administrateurs spécialisés dans la prise des jetons de présence ? Sera-t-il celui des luttes à la base pour la construction du « tous ensemble » ou celui d'une caste qui veut poursuivre l'intégration au niveau européen dans une Confédération Européenne des Syndicats qui n'aspire qu'à sauver le capitalisme de lui-même (moyennant finances et prébendes) ?




Le Front Syndical de Classe appuiera tous ceux qui avant, pendant et après le congrès, défendront la CGT de classe et de masse et l'intérêt des travailleurs.

dimanche 1 novembre 2009

Qu’est-ce que le capitalisme ? par duclos

Qu’est-ce que le capitalisme ?

« Le capital, qui a de si "bonnes raisons" pour nier les souffrances de la classe ouvrière qui l'entoure, est aussi peu ou tout autant influencé dans sa pratique par la perspective de la dégénérescence de l'humanité et finalement de sa dépopulation, que par la chute possible de la terre sur le soleil. Dans toute affaire de spéculation, chacun sait que la débâcle viendra un jour, mais chacun espère qu'elle emportera son voisin après qu'il aura lui-même recueilli la pluie d'or au passage et l'aura mise en sûreté. Après moi le déluge ! telle est la devise de tout capitaliste et de toute nation capitaliste. Le capital ne s'inquiète donc point de la santé et de la durée de vie du travailleur, s'il n'y est pas contraint par la société. A toute plainte élevée contre lui à propos de la dégradation physique et intellectuelle, de mort prématurée, de tortures du travail excessif, il répond simplement : "Pourquoi nous tourmenter de ces tourments, puisqu'ils augmentent nos joies (nos profits) ?" Il est vrai qu'à prendre les choses dans leur ensemble, cela ne dépend pas non plus de la bonne ou mauvaise volonté du capitaliste individuel. La libre concurrence impose aux capitalistes les lois immanentes de la production capitaliste comme lois coercitives externes. » (Karl Marx, Le Capital, 1867.)

Le monde capitaliste répond aujourd'hui parfaitement à ces caractéristiques définies par Karl Marx : un mode de production borné, historiquement condamné, dont le but est le profit immédiat d'une minorité exploiteuse.

Karl Marx, fondateur du socialisme scientifique, a démontré 1° que depuis que l’homme a commencé à transformer la nature (élevage, agriculture), il est apparu un excédent : le travail de l’homme produit plus de moyens de subsistance qu’il n’en a besoin pour subsister ; 2° que dès ce moment la société humaine s’est divisée en classe sociales antagonistes, une minorité profitant de ce surplus et vivant donc du travail d’autrui ; 3° que la forme des sociétés humaines (esclavage, féodalisme et enfin capitalisme) est déterminée en définitive par la classe qui possède la propriété des moyens de production (et de reproduction) de l’existence ; 4° qu’enfin, la base économique conditionne les idées sociales, politiques, juridiques. Certaines sont donc communes à tous les modes de production basés sur l’exploitation. Le communisme, lui, abolit toute exploitation, et par là bouleverse également de la manière la plus radicale nombre d’idées considérées comme « éternelles ».

Partant d’une analyse scientifique de l’économie politique, Karl Marx a démontré que sous le capitalisme, l’exploitation n’est pas abolie. Certes, il n’y a plus de propriété directe du maître sur l’esclave ou de corvée du paysan serf pour le seigneur, mais il subsiste l’exploitation salariée, qui voile seulement un peu plus l’exploitation comparativement aux modes de production précédents où le surtravail était extorqué sans ménagement sous ses formes les plus brutales.

La bourgeoisie est la classe sociale qui détient la propriété des moyens de production (usines), ainsi que les transports, le commerce, etc. Pour ne pas mourir de faim, le prolétariat (c’est-à-dire les travailleurs salariés) doit vendre sa force de travail à la classe qui possède les moyens de production. La bourgeoisie retire de cette force de travail des produits (marchandises) dont la valeur est supérieure à la valeur de la force de travail (c’est-à-dire les moyens de subsistance nécessaires à sa reproduction : nourriture, habillement, logement, etc.). Le salaire n’est donc pas le prix du travail, mais le prix des moyens de subsistance nécessaires à la survie des travailleurs prolétarisés. Qu’un travailleur ait besoin, dans des conditions de productivité du travail déterminée, de travailler 3 ou 4 heures pour compenser la valeur des moyens de subsistance qui lui sont nécessaires, cela ne l’empêche nullement de travailler 7 ou 8 heures. La différence va dans la poche de son employeur. C’est pourquoi le patronat cherche aussi souvent que possible à allonger la durée du travail, à l’intensifier où à abaisser le coût de la force de travail — c’est-à-dire le niveau de vie des travailleurs. De cette appropriation du surtravail naît le profit, qu’il soit industriel — il provient alors directement du profit retiré de l’exploitation des ouvriers —, financier ou commercial — il constitue alors une partie du profit industriel cédée à la bourgeoisie qui détient les banques et les commerces. Ces profits ne sont donc nullement issus d’une « miraculeuse » faculté qu’aurait l’argent de « s’enfanter lui-même » : le profit n’est ni plus ni moins qu’un vol pur et simple (bien que camouflé) du travail du prolétariat.

Ce vol n’est évidemment pas sans incidences sur le fonctionnement de la société capitaliste elle-même :

- Chaque fraction de la bourgeoisie (industrielle, foncière, marchande, usuraire) cherche à s’approprier la plus grande fraction possible de ce profit. C’est donc une guerre économique permanente que se livrent les différentes fractions de la bourgeoisie. (Les loups, unis quand il s’agit de chasser le gibier, se déchirent entre eux quand il s’agit de le partager, dirions-nous…)

- Du fait de l’exploitation salariée, une trop grande masse de marchandises est mise en circulation (relativement au pouvoir d’achat des travailleurs, bien sûr) : il y a trop peu d’acheteurs solvables pour écouler la production, vu que les travailleurs prolétarisés ne peuvent acheter des marchandises qu’à hauteur de l’équivalent de la valeur de leur force de travail et non pour l’équivalent de ce qu’ils ont produit comme valeur. Les « crises de surproduction » n’empêchent bien entendu ni les travailleurs smicards, ni les chômeurs de se serrer la ceinture. Au contraire : quand la crise économique éclate, elle ravage de nouvelles industries, jette au chômage des millions de travailleurs supplémentaires avec pour conséquence… l’aggravation de la crise des débouchés ! Cette inadéquation entre production et consommation détermine la tendance profonde du capitalisme à produire non pour la satisfaction des besoins matériels et culturels des travailleurs, mais en vue de satisfaire la consommation parasitaire des classes exploiteuses (ou de classes profitant plus ou moins directement de l’exploitation), d’où les proportions croissantes que prend la production de marchandise de luxe dans la production sociale, alors même que la grande masse des exploités trouve à peine de quoi survivre.

- La totalité des marchandises n’arrivant pas à trouver preneur sur le marché, il s’ensuit une concurrence inévitable entre des entreprises d’une même branche (industrielle, commerciale ou bancaire) : chacune cherchant à écouler sa production indépendamment des autres. C’est l’inévitable anarchie dans la production si caractéristique du capitalisme. Il découle de cela d’immenses gaspillages : la mévente et la destruction pure et simple de marchandises invendues constituent la partie « visible » de cet iceberg ; la partie « immergée », elle, est constituée 1° par le capital engagé par les entreprises concurrentes d’un même secteur (par exemple les fonds fixes d’usines automobiles de constructeurs concurrentes tournant chacune au ralenti…), 2° par les frais de publicité qui consomment une part sans cesse croissante du produit social tandis que la réalisation (c’est-à-dire la vente) des marchandises devient sans cesse plus difficile : les frais de circulation et de stockage des marchandises enflent démesurément (les frais de publicité et de marketing ayant fait l’objet d’un recensement se montaient à 1000 milliards de dollars américains pour l’année 1992 ; aujourd’hui, certainement beaucoup plus…) Pour la plupart des gros groupes monopolistes, le budget publicité et marketing est supérieur au budget destiné à la recherche et au développement ! Pour dépenser le « trop plein » relatif de richesses crées par la société bourgeoise (richesses qui, on l’a montré, ne peuvent pas être que très partiellement dépensées par la masse des travailleurs exploités privés de la propriété sur le produit de leur travail), le capitalisme a également recours à la militarisation de l’économie, qui a cet « autre avantage » potentiel de procurer des sphères d’exportation privilégiées pour les capitaux excédentaires (les dépenses d’armement du capitalisme mondial se chiffraient à 780 milliards de dollars américains pour l’année 1992). Pour 1998, les seules dépenses en publicité et en armement se montaient donc respectivement à un coût moyen (par an et par habitant, calculé sur la base une population de 6 milliards d’habitants) de 166 et 130 dollars ! Les dépenses en armement se chiffraient à pas moins de 642 milliards de dollars en 2003 pour les seuls pays de l’OCDE, ces pays consacrant par contre seulement 69 milliards à ‘‘l’aide au développement du tiers-monde’’ une autre arme du néo-colonialisme. Les pays coloniaux ou néo-coloniaux fournissent ainsi aux métropoles impérialistes des produits au coût le plus bas — celui d’une main d’œuvre dont le coût de la valeur de la force de travail est réduit à un niveau très proche du minimum physiologique vital — permettant ainsi l’extorsion d’un surprofit considérable (c’est l’appât du gain qui pousse le Capital à y investir et à délocaliser). L’impérialisme s’efforce bien entendu de maintenir un développement unilatéral des économies de ces pays et surtout à développer le moins possible le niveau de vie de la population, ce à quoi veillent les plans d’ajustement structurels élaborés par les instances économiques internationales (FMI – OMC)…

- Sur le marché du travail, il en est de même quant à l’existence d’un « trop plein » permanent de marchandises : il y a un surplus de forces de travail comparativement à celles nécessaires pour assurer la production d’usines tournant au ralenti. Sous le capitalisme, il se forme donc inévitablement une « armée du travail » de réserve. Le vol du travail par la bourgeoisie est donc responsable de la précarité et de la pauvreté des travailleurs et des chômeurs ! Cette armée vient exacerber la concurrence que se livrent entre eux les travailleurs prolétarisés pour trouver un emploi — c’est-à-dire gagner le droit d’être exploité —, ceci afin d’assurer les moyens de leur existence et ne pas sombrer dans la misère. Sous le capitalisme, le gaspillage ne se limite donc pas à de simples marchandises invendues ou détruites : des millions de bras restent inactifs et improductifs tandis que des millions d’autres sont condamnés à vie à un labeur éreintant. Pendant ce temps, les chômeurs, qui ont eu la malchance de ne pas avoir trouvé d’exploiteur attitré tentent de survivre comme ils peuvent, mais assurent au patronat entier — c’est le côté « positif » ! — un réservoir de main d’œuvre abondante, soumise et bon marché !

- Le travail devient lui-même une marchandise : dans la lutte concurrentielle, il est essentiel de vendre la même marchandise moins cher que ses concurrents. Le coût d’une marchandise est toujours fonction du coût des intrants qui entrent dans son procès de fabrication. Ces intrants se ramènent en définitive à d’autres marchandises (du travail accumulé) ou à du travail immédiat (vivant), nécessaire à la nouvelle transformation. Le coût d’une marchandise est donc déterminé dans les deux cas par le coût du travail qui y est incorporé : plus le salaire est bas, moins cher sera le coût de revient des marchandises ! La tendance générale à la baisse du salaire, à sa fixation à un seuil le plus proche possible du minimum physiologique (la survie des travailleurs), est donc une tendance générale du capitalisme, une nécessité économique dictée par la concurrence acharnée que se livrent les propriétaires privés des moyens de production. C’est cette nécessité économique de la production capitaliste — la tendance à la baisse des salaires — qui vient se heurter à une autre nécessité : celle d’écouler les marchandises produites ! Parallèlement au développement de la production capitaliste, le fossé se creuse toujours plus entre production et consommation, aggravant les contradictions internes du capitalisme et générant les crises économiques !

- Le but de la production capitaliste, c’est la production de plus-value, remarquait si justement Karl Marx. La production capitaliste ne peut pas avoir d’autre but que l’enrichissement immédiat d’une minorité exploiteuse. Le capitalisme ne se soucie donc ni de la santé du travailleur, ni de la protection de son environnement : la course au profit interdit toute option d’un développement économique raisonné et à long terme. (On peut citer comme exemples le fait de privilégier les transports individuels plutôt que transports en commun ; le transport de fret par route plutôt que par voie ferrée ; le frein mis par le lobbying des grosses entreprises monopolistes au développement de la révolution technique et scientifique particulièrement dans le secteur énergétique, etc.) Les slogans quotidiennement rebattus par les médias bourgeois tels « démocratie », « société de consommation », « commerce équitable », « écologie », « développement durable » ne sont que des mots creux ou des vœux pieux qui servent à masquer l’impuissance de la bourgeoisie à apporter une solution positive à tous ces problèmes.

Qu’est-ce que le communisme ? par duclos

Qu’est-ce que le communisme ?

Par communisme, les gens entendent le plus souvent « égalitarisme » et « partage », comme si le communisme était une simple « affaire de distribution ». On a également immédiatement à l’esprit une vision « autoritaire » et « dictatoriale » de ce « partage » : le macabre décompte des « dizaines de millions de morts » collés injustement sur le dos du communisme (particulièrement en URSS sous Staline).

Cette image véhiculée par les médias dans le monde est une image fausse de la réalité qui reflète les intérêts de classe de la bourgeoisie (laquelle possède rappelons-le journaux, imprimeries et télévisions) dans son combat contre les travailleurs qu’elle exploite. Dans son combat contre le communisme, la bourgeoisie ne recule devant aucun mensonge : « Un spectre hante l’Europe » disait déjà Marx en 1848 dans le manifeste qu’il avait écrit pour répondre aux « légendes » qui circulaient déjà alors sur le communisme. Le communisme, peut se résumer, disait également Marx, par « l’abolition de la propriété privée des moyens de production », puisque cette propriété n’est que la propriété d’une minorité sur les moyens du travail ; cette propriété équivalant à une propriété de la bourgeoisie sur la force de travail collective des travailleurs salariés, privés de fait du produit de leur travail et seulement rémunérés à hauteur de la valeur des moyens de subsistance qui sont nécessaires à la survie de leur race.

Le danger est trop grand pour les exploiteurs que les exploités ne se découvrent des intérêts communs, qu’ils comprennent que sans abolir la base économique objective de la société capitaliste (la propriété privée des moyens de production), toute possibilité véritable d’amélioration de la condition des travailleurs est vaine, et ne jettent ainsi leur regard du côté des communistes, qui sont les seuls à sa battre pour l’abolition de l’esclavage salarié.

Alors, pour cacher la vérité à ses esclaves, la bourgeoisie a recours aux mensonges en vue de la diabolisation des communistes : « Staline aurait ainsi fait tuer consciemment au bas mot 30 millions de personnes en URSS entre 1924 et 1953 ! » Toutes innocentes, bien sûr… Qui n’a pas entendu colporter le mythe des millions de morts des goulags !

A tout ceci les marxistes-léninistes répondent : Mensonges bourgeois que tout cela !

Aujourd’hui, une frange un peu plus honnête de cette même bourgeoisie doit reconnaître à voix basse les chiffres démesurément gonflés de la propagande anti-communiste déversée pendant plus d’un demi siècle dans les pays capitalistes afin de détourner les travailleurs de leur seule possibilité de libération : ainsi, Mosche Lewin, dans son ouvrage Le siècle soviétique (Fayard — Le monde diplomatique, 2003), ne parle plus de la calomnie monstrueuse (les 30 millions de morts sous Staline, encore aujourd’hui couramment colportés par les médias bourgeois), mais de 700 000 personnes exécutées entre 1921 et 1953 ! (Ce qui représentent moins d’ 0,5 % de la population soviétique en 1928.) Pour les besoins de la propagande anti-communiste, ces « 700 000 personnes » (« mystérieusement » toujours très impersonnelles puisqu’il n’est jamais abordé la question de la classe sociale à laquelle elles appartenaient), restent bien sûr toutes d’ « innocentes victimes délibérées du stalinisme ».

Que sur une population d’environ 160 millions d’âmes dans l’URSS des années 1920-1940, ces « 700 000 personnes » aient pu être dans leur immense majorité des exploiteurs de la pire espèce, voilà qui n’effleure jamais l’esprit de nos droits-de-l’hommistes ! Que les travailleurs soviétiques et leurs chefs aient du livrer une bataille acharnée contre ces exploiteurs (qui luttaient de toutes leurs forces pour conserver puis recouvrer leur position sociale d’exploiteurs contre la révolution socialiste puis contre la société socialiste naissante), cela reste inacceptable pour tout démocrate-bourgeois bien-pensant !

Pour Marx, la révolution socialiste est avant tout synonyme d'expropriation et de répression des velléités des exploiteurs (voir à ce sujet son ouvrage La guerre civile en France.)

De même, dans L'État et la révolution, Lénine a systématisé les enseignements de Marx sur l'État et défendu contre les opportunistes "marxistes". Lénine a défini la dictature du prolétariat comme représentant la démocratie authentique pour les travailleurs, contrairement à la démocratie bourgeoise, nécessairement tronquée, fausse et hypocrite du fait des libertés formelles proclamées, mais du joug économique du capital qui y accable les masses travailleuses.

« Entre la société capitaliste et la société communiste, (…) l’État ne saurait être autre chose que la dictature révolutionnaire du prolétariat », disait déjà Marx en 1875 dans sa Critique du programme de Gotha.

« Démocratie pour l'immense majorité du peuple et répression par la force, c'est-à-dire exclusion de la démocratie pour les exploiteurs, les oppresseurs du peuple, telle est la modification que subit la démocratie lors de la transition du capitalisme au communisme », ajoutait Lénine dans L’Etat et la révolution.

Voici en résumé ce qu’est le « stalinisme » si honni par la bourgeoisie : la pratique radicale de la lutte de classe !

Tout cela, nos « démocrates » et leurs acolytes révisionnistes et trotskistes le passent délibérément sous silence, pour mieux tromper les travailleurs (les soumettant de fait à l’influence de la bourgeoisie).

Nous appelons « révisionnistes », au-delà de la simple question de la souscription aux falsifications bourgeoises (entre autres les camps et la répression —, question qui leur brûle les lèvres), les prétendus « communistes » qui cherchent à réviser le marxisme-léninisme.

Synthétisant les leçons essentielles de la Commune de Paris à partir de l’ouvrage La guerre civile en France de Karl Marx, Lénine insistait sur la nécessité 1° de briser l’appareil d’Etat et militaire bourgeois — arme de répression aux mains des exploiteurs ; 2° de lui substituer un nouvel appareil d’Etat capable de défendre le pouvoir des travailleurs contre les exploiteurs déchus de l’intérieur et contre la bourgeoisie internationale.

Pour rester prolétarien, ce nouvel appareil d’Etat ne doit pas avoir la possibilité de se couper des masses travailleuses. Il n’est donc pas permis les discutailleries entre partis bourgeois, destinées habituellement à duper les travailleurs. Sous le capitalisme, il existe des classes sociales dont les intérêts sont antagonistes : capitalistes monopolistes, petite bourgeoisie, propriétaires fonciers, ouvriers, etc. ; il existe donc un terrain pour l’existence de nombreux partis. Sous le socialisme en revanche, le pouvoir politique est représenté par le Parti Communiste, avant-garde consciente des travailleurs, état-major guidant la construction du socialisme. Le Parti Communiste défend les intérêts de tous les travailleurs, sous le socialisme il n’existe donc pas de base économique et sociale objective justifiant le multipartisme : plus d’exploiteurs ni d’exploités. Autoriser le multipartisme sous le socialisme, ce serait donner la possibilité aux anciens exploiteurs de liquider la direction du prolétariat. « Qui ne travaille pas de mange pas » disait déjà Marx : le travail salarié aboli, il n’y a plus la possibilité de vivre du travail d’autrui. Sous le socialisme, les travailleurs ont donc un intérêt commun réel à l’accroissement de la production sociale, au perfectionnement des rapports de production socialistes et de la planification, dont ils profitent directement.

Sous le prétexte de l’accusation de « dogmatisme » ou de « sectarisme », les pseudo-communistes rejettent (depuis plus d’un siècle !) les fondements du communisme scientifique. Privés de la compréhension scientifique de la réalité économique, politique et sociale du capitalisme, ces « communistes » sont condamnés à « redécouvrir » sans cesse les théories réformistes et social-démocrates léguées par leurs prédécesseurs. Pour ces faux défenseurs des travailleurs, la solution n’est pas dans l’abolition de l’esclavage salarié, mais dans un prétendu « perfectionnement de la démocratie », dans de « possibles » « hausses de salaires » ou dans des « contrats de travail moins précaires », en bref dans des accommodements avec la bourgeoisie exploiteuse ! Quel programme ! Ces revendications sont évidemment impossibles à satisfaire dans le cadre du capitalisme : les lois économiques coercitives de la concurrence — nationale comme internationale — auraient tôt fait de rappeler à un hypothétique patron philanthrope qu’il est nécessaire de fixer le salaire aussi bas que possible !

Le « commerce équitable » auquel les médias bourgeois font une odieuse publicité, s’inscrit dans la même perspective : celle de l’abandon de la perspective révolutionnaire. « Point n’est besoin d’un changement radical (le communisme) quant on peut décider en « consommateur responsable » d’acheter un produit « éthique » qui rémunère « correctement » le travailleur »… tout en permettant aux exploiteurs d’engranger un profit « honnête ». Tel est en substance le maître mot de cette utopie réformiste de « l’altermondialisme », bien sûr économiquement et historiquement condamnée, mort-née : ce « choix » n’est évidemment réservé qu’à une minorité de petits-bourgeois philanthropes, qui ont évidemment les moyens financiers de payer plus cher telle ou telle marchandise ! C’est en somme le prix de la bonne conscience petite-bourgeoise, qui exploite le travailleur, mais « pas trop », dans le meilleur des cas, suffisamment pour lui forger des « chaînes dorées » qu’il hésitera davantage à secouer !

CGT : JE SOUTIENS DE TOUTES MES FORCES LA CANDIDATURE DE MON CAMARADE JEAN-PIERRE DELANNOY - Jacques Tourtaux

CGT : JE SOUTIENS DE TOUTES MES FORCES LA CANDIDATURE DE MON CAMARADE JEAN-PIERRE DELANNOY - Jacques Tourtaux
samedi 31 octobre 2009

Dans une déclaration datée du 27 octobre 2009, l’Union Départementale des syndicats CGT du Nord et la Fédération CGT des Travailleurs de la Métallurgie se félicitent de l’énorme succès de la manifestation nationale en s’attribuant les mérites de ceux qu’elles nomment les "minoritaires" car si succès il y a eu, c’est aux syndicats et militants de base qu’il est dû et non aux dirigeants confédéraux, déconnectés de la base, qui considèrent, entre autres, que "le grand soir", c’est dans les livres ou que la CGT n’a pas vocation à bloquer le pays.

Cette déclaration fait état d’un large relais par les médias, de la candidature de notre camarade du tas, Jean-Pierre Delannoy au poste de Secrétaire Général de la CGT.

Les deux organisations tiennent à préciser que le Secrétaire Général de la CGT sera élu à Nantes selon le processus défini par les statuts de la CGT.

Je trouve judicieuse la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy parce qu’elle est l’aboutissement d’années de militantisme de terrain, de combat contre nos ennemis de classe.

Il est évident que l’annonce de la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy, un authentique prolétaire, a fait l’effet d’une bombe dans les hautes sphères de la CGT, notre CGT, ma CGT. Il suffit de lire cette déclaration pour s’en rendre compte.

Il est fait état qu’une liste de 103 candidats a été validée par le Comité Confédéral National des 25 et 26 août 2009 qui a été publiée dans le journal "Le Peuple" du 2 septembre 2009 afin qu’elle soit portée à la connaissance de tous les syndicats trois mois avant le congrès. Bien entendu, Jean-Pierre Delannoy ne fait pas partie de cette liste. Alors moi qui suit un "vieux" militant CGT de base, de terrain qui sait de quoi il parle en matière de combat de classe, je voudrais qu’on m’explique, qu’on nous explique comment ont été désignés les 103 candidats qui, pour être validés par le CCN sont forcément dans le moule, je dirai dans la mouvance confédérale.

Une interrogation partagée par de nombreux camarades syndiqués me titille : si ce sont les UD, les Fédérations ou des dirigeants confédéraux qui ont présenté les 103 candidats à la Commission Exécutive, qui les a désignés dans les syndicats ?

Exemple :

A l’UD CGT du Nord, ce qui se passe à l’encontre des camarades de l’Union Locale CGT Historique de Douai est absolument scandaleux. Le Secrétaire Général de cette UL, notre camarade Jacques Leclercq "fut abattu à son poste syndical par une campagne de harcèlement moral indigne venus des rangs mêmes de son organisation", écrit Georges Hage dans sa préface du remarquable livre rendant hommage au Syndicat CGT Renault Douai "40 ANS DE COMBAT DE CLASSE... TOUJOURS DEBOUT !"

Apportant tout naturellement mon soutien au camarade Jacques Leclercq, à mon tour, j’ai subi les harcèlements et insultes par mails d’un dirigeant de l’UD du Nord. Ainsi, les candidats mandatés pour la Commission Exécutive seraient donc désignés par copinage !

Dans ma région Champagne-Ardenne, rien ne filtre, personne ne sait qui fait quoi et bien, au risque de me répéter, je vais redire vite fait bien fait des vérités qui me restent en travers de la gorge : Patrick Tassin, représentant CGT a été élu Président du Conseil Economique et Social Régional qui compte 80 membres, avec plus de 40 voix alors que le collège salarié ne compte que 25 représentants. Par ailleurs, les deux représentants de FO se sont abstenus. Qui a donc pu voter pour un président CGT ?

Je ne puis également passer sous silence les comportements agités du secrétaire régional CGT qui a tenté de me mettre "sa main sur la gueule" comme il a dit, lors d’une manif, également membre du CESR. La paix sociale est garantie dans la région. Nous avons d’ailleurs pu voir la défense de fer que ces militants de salons ont organisé pour tenter de sauver la VMC de notre regretté camarade Pierre Maître, lâchement assassiné sur le piquet de grève en 1977.

Je reviens sur la déclaration qui évoque les désaccords de notre camarade Jean-Pierre Delannoy avec son UD59 et la Fédération de la métallurgie.

On nous parle de transparence, c’est quoi ce délire ?

Le syndicat CGT Forclum Rhône-Alpes qui compte plus de 100 syndiqués exclu !

En Côte d’Or, ce sont 13 délégués des salariés qui se font séchement évincer de leur mission, un sacerdoce, alors qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes depuis des décennies !

Dans le Val de Marne, la secrétaire d’UD décide de tout sans même consulter les camarades ! Là aussi, de bons camarades sont écartés. Ici ou là, ce sont des camarades, des syndicats qui écrivent à Bernard Thibault pour lui signifier leurs désaccords !

Il faudrait donc que la grande dame et sa glorieuse histoire qui a fait et fait encore l’honneur de notre CGT, abandonne ce que nos aînés ont acquis au prix de leurs vies pour nombre d’entre eux, en 36, 45 et Mai 68 ?

Nous voulons également une CGT qui soit solidaire des luttes menées par nos camarades des TOM qui bataillent à la fois contre le capitalisme et pour se libérer du joug colonialiste.

Lorsque qu’en novembre 2007 lors de la grève reconductible des cheminots et des traminots parisiens, Bernard Thibault a volé au secours de Sarkozy, en trahissant la lutte des travailleurs, il a permis à notre ennemi de classe de porter un coup de poignard terrible à la classe ouvrière toute entière, et bien non, mesdames et messieurs qui êtes à la tête de notre CGT, nous n’acceptons pas votre despotisme ; nous n’acceptons pas de voir notre CGT vautrée dans la collaboration de classes ; nous refusons de voir notre CGT accompagner les coups assénés par le MEDEF et ses godillots du gouvernement.

C’est pourquoi personnellement, je soutiens la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy et lui souhaite plein succès dans le combat qu’il mène pour plus de justice sociale, pour que le soleil luise pour tous les humbles de ce pays.

Jacques Tourtaux Cheminot retraité CGT Ancien Secrétaire Général de l’Union Locale CGT de Rethel

source: comité Valmy

"L' ELECTRICITE, LE GAZ C' EST PAS POUR LE PRIVE, C' EST UN DROIT POUR TOUS LES USAGERS!!!"

Ce texte est un résumé pour expliquer notre lutte et notre combat mené au printemps 2009 pendant 10 semaines.
Voilà maintenant plusieurs années que nos entreprises EDF et GDF subissent de multiples réformes de structure commanditées par les tenants du capital qui y voient une formidable opportunité de conquérir un marché nouveau, celui de l'électricité et du gaz jusque là inaccessible pour les spéculateurs et autres actionnaires puisque ce secteur était nationalisé.
En effet, au sortir de la seconde guerre mondiale et de ses effroyables massacres perpétrés par le régime nazi, Marcel Paul, rescapé des camps de la mort alors ministre communiste de la production industrielle du gouvernement De Gaulle, mit en place la nationalisation du gaz et de l’électricité ( loi du 8 avril 1946 ), conformément au programme du Conseil National de la Résistance qui prévoyait de rendre à la nation les richesses qui lui appartenaient.
De cette date jusqu’à aujourd’hui, le patronat n’a eu de cesse de s’attaquer à nos deux entreprises pour finalement après 60 ans de réussite industrielle et sociale, libéraliser le marché du gaz et de l’électricité, ouvrir le capital d’EDF, privatiser GDF et mettre les deux énergéticiens en concurrence frontale.
Depuis, on assiste à des réductions d’effectif massifs, à l’embauche éhontée de personnels précaires réalisant du travail statutaire, à l’abandon de l’investissement dans la sécurité du réseau, au gel des évolutions de carrière, à l’augmentation vertigineuse des prix du gaz et de l’électricité pour les abonnés, tout ça dans un seul but : rémunérer et engraisser le patronat et les actionnaires sur le dos des agents et des usagers.
Tous ces évènements ont depuis des années dégradé fortement les conditions de travail et de vie des agents d’EDF et GDF, c’est de cette situation qu’est né le mouvement de lutte historique qui traverse actuellement nos entreprises.

-Historique parce que cette grève ne prend pas sa source dans la défense d’un acquis que les directions voudrait attaquer, mais bel et bien pour la réappropriation des richesses que nous créons en tant que salariés au quotidien au travers de l’augmentation du salaire national de base, au vu des bénéfices monstrueux des 2 entreprises, 4,4 milliards d' euros de bénéfice net pour EDF dont 2,4 milliards donnés aux actionnaires, 6,8 milliards d' euros de bénéfice net pour GDF dont plus de 5 milliards donnés aux actionnaires et une proposition indécente de 0,3% d' augmentation pour les salariés.
-Historique par son ampleur et sa durée, en effet l’ensemble du territoire a été impacté par ce mouvement qui a duré durant 3 mois, et où des milliers d’agents ont porté haut et fort leur soif de justice sociale au travers d’actions décidées collectivement et menées de façon responsable et digne.
-Historique dans la mesure où l’on a assisté à la réappropriation massive par le personnel de l’outil de travail, répondant ainsi à l’appel unitaire des 5 fédérations syndicales.
-Historique car les électriciens et gaziers de tous les services, ont marché main dans la main, revendiquant haut et fort le fait d’être collègues, et d’appartenir toutes et tous au service public de l’électricité et du gaz.
-Historique enfin, car toutes les générations et notamment les jeunes qui touchent pour beaucoup d' entre eux 1100 euros net à l'embauche, rejettent en bloc la politique libérale des directions qui ne peut aboutir qu’à un désastre industriel et social.

Face à ces revendications justes et légitimes, les directions de GDF et d’EDF ont choisi la voix de la répression la plus violente dans le but de stopper net, ce raz de marée contestataire.

Depuis 3 mois, on assiste à une véritable chasse aux grévistes CGT partout sur le territoire, puisque ce sont plus de 240 agents au national qui sont traduits en procédures disciplinaires.
Ceci est le résultat de la pression énorme que mettent le gouvernement et les dirigeants d’EDF et GDF sur la hiérarchie de proximité, afin qu’elle sanctionne pour l’exemple des femmes et des hommes qui se battent au quotidien pour l’intérêt collectif.
Le 14 mai 2009 à Paris ce sont 74 grévistes qui ont été raflés par la police, placés en garde à vue, mis à nu dans les commissariats parisiens pour avoir osé manifesté.
Des gaziers parisiens ont vu durant le mouvement, leur domicile personnel surveillé par les forces de police comme on le ferait pour de dangereux criminels.
Depuis maintenant 3 mois, chaque rassemblement de manifestants ne se fait qu’en présence de la police, des huissiers de justice, des vigiles accompagnés de chien d’attaque sont postés sur les sites de travail, des CHSCT sont mis sous la surveillance d’huissier dissimulés dans des pièces adjacentes, la direction a réquisitionné de force les grévistes dans les centrales nucléaires en les menaçant de sanctions si ils ne reprenaient pas le travail.
Il y a quelques semaines, c‘est le représentant CGT au CCE de GRDF qui était convoqué à la brigade criminelle au 36 quai des orfèvres suite à une plainte des directions de GDF!!!.
Que s’est t-il donc passé pour que la direction réagisse de la sorte, emploie un tel arsenal répressif et fasse appel aux forces de police et de justice de la république à l‘encontre du personnel gréviste?
Et bien oui, je me dois de dire la vérité, il y a bien eu des débordements durant le mouvement, on a pris la main dans le sac des agents dégonflant les pneus des véhicules de service, on a vu des agents parisiens conduire des véhicules de service en dehors des heures de travail, en dehors des périmètres d’intervention pour rentrer chez eux; on a vu des agents quitter leur poste de travail et se dissimuler le visage avec un plan de Paris place de la Bourse pour noter le nom des participants lors d' une manifestation ; on a vu des agents passionnés de photographie, abandonner leur poste de travail et photographier leurs collègues depuis leur bureau caché derrière une vitre, sûrement par timidité je présume; on a vu des agents intervenant sans habilitation et sans la tenue « image de marque » sur des installations gaz, mettant ainsi en danger la sécurité des abonnés concernés, on a assisté à la surfacturation de 140 000 foyers en gaz pour un montant de 4,2 millions d’euros; à Paris, des agents d’ERDF ont refusé d’accomplir des missions de sécurisation du réseau entraînant plusieurs explosions de tampons de boites réseaux, entraînant la blessure au visage d’un agent; mais plus grave encore, on a appris de source judiciaire en plein conflit, le refus par certains agents à GDF d’accomplir des missions élémentaires de service public qui ont entraîné la mort de 18 abonnés et en ont blessé 16 autres à Mulhouse.
Tous ces évènements révèlent effectivement des débordements injustifiables que l‘on ne peut accepter et qui nuisent gravement à l‘image de l‘entreprise……sauf qu’ils n’ont pas été commis par des grévistes, mais par des hiérarchiques locaux et nationaux et ce, jusqu’au plus haut niveau de l’entreprise!!

Yves Colliou, actuel directeur général adjoint de GDF-SUEZ a reconnu à la barre du procès de Mulhouse je le cite « GDF reconnaît sa responsabilité COLLECTIVE dans ce drame » (18 morts, 16 blessés)

Pierre Gadonneix actuel PDG d’EDF et PDG de GDF au moment des faits le 26 décembre 2004, a augmenté sa rémunération de 25% pour partir à la retraite en fin d’année avec 500 000 euros par an de pension, curieuse façon de le sanctionner…

Jean-François Cirelli, actuel vice président de GDF-SUEZ, s’est exprimé concernant ce drame et a dit je cite « il est clair que cette conduite en fonte grise aurait du être remplacée, c’est une erreur tragique qui relève d’une responsabilité de l’entreprise ».
En conséquence sa rémunération a augmenté de 183% pour passer de 500 000 euros annuel à 1 300 000 euros annuel, curieuse façon de sanctionner…

J’ajoute que la présidente du tribunal madame Christine Schlumberger a déclaré dans sa lecture du jugement je cite « l’abandon de la politique de renouvellement des fontes grises, alors même que la CGT en a rappelé à plusieurs reprises les dangers, constitue une faute »

Dans cette affaire effroyable dont le verdict est intervenu en plein conflit le 8 juin 2009, GDF a été jugé je cite « coupable d’homicides, de blessures et de destructions involontaires par négligence, imprudence et différents manquements »

Au total, la direction de GDF est rendue responsable de plus de 30 morts suite aux explosions à Dijon, Bourg en Bresse et Mulhouse.

Alors que dire et que penser lorsque le DRH de GRDF se fend d’un édito dans « OSONS » no 8 (journal interne de la direction) et qu’il écrit je cite : « ce mouvement social se caractérise par le non respect de la sécurité des biens et des personnes incompatible avec l’exercice de notre métier »

Et bien oui, lors de ce printemps 2009 historique, des milliers d'agents EDF GDF ont décidé de lutter pour la défense et le développement du service public de l'électricité et du gaz, pour se réapproprier les richesses dont ils sont les premiers créateurs, pour que tous les français quelque soient leur classe sociale, aient accès à l'énergie qui est un bien vital et un droit pour tous.

Le patronat a volé EDF GDF qui appartenaient depuis 60 ans à la nation et à son peuple, aujourd’hui nous avons rejoint le maquis afin de renationaliser nos entreprises, nous ne sommes pas prêt de le quitter!!



"L' ELECTRICITE, LE GAZ C' EST PAS POUR LE PRIVE, C' EST UN DROIT POUR TOUS LES USAGERS!!!"


CGT ENERGIE PARIS