dimanche 22 novembre 2009

Journée d'action du 24 (Education Nationale, Poste)

Front Syndical de Classe
Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » H. Krazucki

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Journée d'action du 24 (Education Nationale, Poste) : Tract du Front Syndical de Classe


Travailleurs du public et du privé :

- pour la défense des services publics et de la protection sociale

- pour la défense de l'emploi et le « Produire en France »

- pour l'augmentation des salaires

Tous ensemble en même temps !





La situation est grave pour les travailleurs qui souffrent tous ensemble de la casse anti-sociale orchestrée par le MEDEF, le gouvernement et l'UE : délocalisations industrielles, licenciements et chômage de masse, intensification et pénibilité du travail, casse des services publics désossés et privatisés, remise en cause de la protection sociale et du salaire socialisé (sécu, retraites)…



Dans ce contexte, la question des services publics est particulièrement importante. La défense des emplois et du statut de la fonction publique (attaqué de multiples manières, RGPP, loi mobilité, nouveau régime indemnitaire, etc.) intéresse tous les citoyens et l’avenir de la démocratie. En effet, en période de crise notamment, le secteur public est un des modes de redistribution des richesses les plus efficaces. Or, le MEDEF et le gouvernement, arc-boutés sur les directives européennes de « libéralisation », veulent :

réduire la fonction publique autour de quelques fonctions régaliennes de décision et de contrôle,

démanteler les services publics, en les confiant à des agences ou au secteur privé,

instaurer dans les services publics une logique marchande, concurrentielle, rompant avec les grands principes d’égalité, de continuité et de neutralité.



Pour cela, la casse du statut de la fonction publique de 1946 (précisé en 1983) est nécessaire afin de supprimer les principes qui gouvernent l’emploi du fonctionnaire, comme par exemple la séparation du grade et de l’emploi et la logique de carrière, garantes de l’indépendance et de la neutralité des fonctionnaires. Des services publics livrés au privé ou à la logique marchande, des administrations réduites à de petits états-majors obéissants, tout cela suppose d’en finir avec le statut général des fonctionnaires élaboré par les résistants à la Libération, afin de substituer au fonctionnaire impliqué dans le développement du service public un employé contraint par les ordres de son employeur.



Défendre les services publics n'est pas du corporatisme mais une position de sauvegarde des intérêts des personnels comme de l’immense majorité de la population ; c’est une position de classe contre l’exploitation capitaliste. Public/privé, les travailleurs sont affrontés au même pouvoir du capital et c’est tous ensemble en même temps à partir des luttes à la base qu’ils pourront vraiment le faire reculer et imposer la satisfaction de leurs revendications.



Pendant ce temps, Chérèque, qui donne le tempo du syndicalisme rassemblé au sommet et travaille ouvertement pour le Medef et le gouvernement, se demande : « Une grève générale ... contre quoi ? On ne va pas faire grève contre la crise. Qu'est-ce qui va unir tous les salariés ? ».



Il faut remettre en cause les directions syndicales qui ont déserté le combat de classe et sont devenues des « partenaires sociaux » du capital. Il faut dans le même temps mettre toutes nos forces dans la construction, à partir des luttes à la base, de l'unité dans l'action.



Cela suppose d'élaborer une plateforme fédératrice reprenant les revendications qui s'expriment dans les luttes depuis des mois : pour la défense de l'emploi et le « Produire en France », pour la défense des services publics et de la protection sociale, pour l'augmentation des salaires.
Cela s’appelle la lutte de classe et c’est en la menant sans illusion sur le « dialogue entre partenaires sociaux » que les travailleurs de France guidés notamment par une CGT de classe et de masse ont su remporter d’importantes victoires. En 1936, en 1945 ou en 1968.



Prochaines réunions FSC (crise, lutte des classes, congrès syndicaux CGT et FSU) :

A Bagneux (92) le 28 novembre, à Nantes (44) le 3 décembre, à Marseille (13) le 5 décembre

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