mardi 24 novembre 2009

Mardi 24 novembre 2009
Université populaire Ch'ti Guevara, à Lens 28 novembre 2009 : Quelle(s) crise(s) du syndicalisme?
Georges Gastaud nous fait suivre ces informations

L'Université Populaire Ch'ti Guevara a écrit :

Bonjour,


L'université populaire ch'ti Guevara est heureuse de vous accueillir

Le samedi 28 novembre de 14h30 .. (à?)

à LENS, salle Paul Sion ( à partir de la place du Cantin prendre la route de Lille, la salle Sion est indiquée assez rapidement sur votre gauche peu après l'Eléphant bleu)


Séance du jour : Quelle(s) crise(s) du syndicalisme ?


Conférencier: Stéphane Sirot, historien.

Derniers ouvrages parus : /La grève en France. Une histoire sociale. XIXe-XXe siècle/ (Paris, Odile Jacob, 2002) et /Les syndicats sont-ils conservateurs ?/ (Paris, Larousse, 2008).



Quelle(s) crise(s) du syndicalisme ?


2003, 2009 : pour la première fois dans l’histoire sociale de notre pays, deux vagues successives de grèves et de manifestations de grande ampleur échouent. Outre la nature du pouvoir politique et l’état de la société, ces revers ne peuvent être compris sans un retour sur leurs causes syndicales.

A l’orée d’un quatrième âge de son histoire, le syndicalisme est en crise(s). Son rapport au champ politique, sa relation à l’idéologie et à l’utopie, son sens de l’engagement, ses stratégies d’action s’en trouvent bouleversés.

La relecture du passé plus que centenaire du mouvement syndical peut offrir quelques clés d’un nécessaire renouveau, à la veille des congrès de la CGT et de la FSU.


Venez nombreux, et n'hésitez pas à amener vos amis et camarades pour en débattre!



Qu'est ce que l'Université populaire ch'ti Guevara ?

Face aux immenses compagnes de désinformation de l'idéologie fascisante dominante, qui déverse toute sa haine du peuple et le de la classe ouvrière dans ses médias de masses qu'elle contrôlent, (M.Bouygues = TF1; A.Lagardère = Europe 1, RFM; S.Dassault = le figaro; on notera qu'ils sont tous amis de Sarkozy…), il est urgent de résister non seulement dans la rue, mais aussi dans la théorie. C'est à cette fin qu'a été créée /l'université populaire ch'ti Guevara/ qui a pour but de diffuser des connaissances (philosophie, histoire, économie, politique, sciences, arts…) dans l'esprit du marxisme dans la perspective de l'émancipation sociale et intellectuelle des jeunes et des travailleurs et en lien avec les besoins des luttes sociales. Elle vous accueillera tous les derniers samedi du mois, traitera un thème précis sous forme de conférence publique suivie d'un débat, au centre Dumas à Lens (Grande résidence)


Pour l'Université Populaire Ch'ti Guevara:

Thomas Remmery, président; Jean François Dejours, secrétaire; et avec le soutien
de Georges Gastaud, secrétaire du PRCF 62 et de Vincent Flament, PRCF 59.

Projet de programme franchement communiste et républicain proposé par le PRCF en vue des élections régionales 2010

mardi 24 novembre 2009
En vue des élections régionales 2010

Projet de programme franchement communiste et républicain proposé par le PRCF

en vue des élections régionales 2010


Les prochaines élections régionales auront un enjeu politique de premier plan : au-delà du vote-sanction qu’encourt le régime sarkozyste en raison de sa politique réactionnaire, l’enjeu pour la grande bourgeoisie capitaliste est le dépeçage territorial de la République française une et indivisible héritée de la Révolution française ;
C’est en effet en 1790 que les « provinces » furent liquidées et que notre pays fut réorganisé en Communes, Départements et Etat-nation : or, le pouvoir UMP, mais aussi des élus tels Huchon (président « socialiste » du conseil régional d’Ile-de-France) ne cachent pas leur volonté d’aller vers l’Europe fédérale des régions quitte à désarticuler notre France républicaine, à effacer ses frontières nationales, à achever la régionalisation-privatisation des services publics, à mettre en concurrence tous les territoires de France. Cette orientation anti-nationale et anti-républicaine est commune à toutes les composantes du Parti Maastrichtien Unique (UMP, PS et ses satellites de l’ex-gauche plurielle, MODEM, Europe-Ecologie).

Cet acharnement à substituer la structure Europe / euro-région / euro-pôles à la structure républicaine Nation/Départements/Communes, s’affiche notamment :



- Dans la contre-réforme Balladur-Vallini (UMP et PS) dont les auteurs proposent un « big bang territorial » (merci pour la langue française)La grande bourgeoisie capitaliste veut en finir avec les départements,regrouper les régions pour en faire des « Länder » à l’allemande (par ex. les auteurs proposent l’effacement de la Picardie…), mettre en place de gigantesques « euro-pôles » qui aggraveront les déséquilibres territoriaux à l’avantage des grandes villes riches, centrées sur la finance et sur le tourisme friqué, et au détriment de la ruralité et des villes populaires petites et moyennes.
Ainsi le « grand Paris » rendrait-il illusoire l’autonomie des communes populaires de la ceinture parisienne ! Poussés par le MEDEF et par l’Union européenne, les présidents UMPS de régions frontalières rejetant la France, mettent en place des « régions transfrontalières » qui remettront lourdement en cause l’unité de notre pays. Tout cela accompagne une politique générale du MEDEF. Celle-ci consiste :
-A désindustrialiser notre pays (délocalisations) au détriment de l’emploi et au bénéfice de l’affairisme ;
-A liquider les spécificités positives de notre pays, où le capitalisme mondialisé ne supporte plus les acquis du Conseil National de la Résistance ni les conquêtes républicaines et laïques héritées de la Révolution française et du mouvement ouvrier de classe., grâce aux luttes duquel on peut parler d’exception française.

L’oligarchie financière veut en finir avec la France, avec ses services publics, avec sa classe ouvrière industrielle, avec son école laïque, avec sa langue (à laquelle le grand patronat veut substituer le « tout-anglais ») et aussi avec la démocratie communale : les milliardaires qui soutiennent Sarkozy veulent éloigner le pouvoir du citoyen : de la Commune vers la communauté d’agglo ou à l’euro-pôle ; du département vers l’euro-région et et de la Nation versl’ETAT européen fédéral en formation (Traité de Lisbonne-constitution européenne bis), où le grand patronat fait la pluie et le beau temps.

- Dans l’attitude concrète des conseils régionaux, qu’ils soient tenus par la droite ou par la « gauche plurielle » : certes il y a bien à la marge des différences de gestion entre la droite et la gauche établie : mais le PS et ses suiveurs du PCF et des Verts aident l’école privée et subventionnent le grand patronat sans contrôler les fonds investis ; en outre le PS n’a pas levé un doigt pour contrer la régionalisation des TOSS de l’Education nationale (2003). Dans son livre « De battre ma gauche s’est arrêtée », le président PS francilien Huchon se prononce même pour la fin de la France, pour la régionalisation de la gestion des professeurs, pour la privatisation totale d’EDF, pour l’insertion directe des super-régions dans un futur Etat européen quitte à démanteler la Nation et à en finir avec Paris capitale de la France

L’un des buts importants poursuivi par la grande bourgeoisie capitaliste à l’occasion des Régionales est de diminuer toujours plus les impôts incombant au patronat (impôt sur le revenu des très riches, impôt sur le capital, taxe professionnelle) en reportant la fiscalité sur les impôts locaux et les taxes indirectes (type TVA, CSG, taxe carbone) qui explosent : ainsi on surtaxe les couches populaires et moyennes et on aggrave les déséquilibres entre régions : les régions riches, disposent de recettes élevées, et les régions pauvres condamnées à vivoter et à subir sans compensation possible la casse euro sarkozyste des services publics (saignée de l’Education nationale, de l’hôpital public, de la poste, de la SNCF, etc.).

C’est l’inverse qu’il faut faire : mettre l’Etat en capacité d’équilibrer le développement économique et social sur tout le territoire national en organisant la « péréquation » entre régions riches et régions pauvres, en planifiant la ré-industrialisation du pays et le « produire en France » aux plans agricole et industriel et en développant partout de grands services publics d’Etat.

Bref , à travers le scrutin régional, le pouvoir veut faire entériner un vaste et grave projet antisocial et antinational : un projet anti-classe ouvrière, anti-paysannerie, anti-services publics, anti-école laïque, anti-France républicaine.

Or, l’élection régionale est financièrement verrouillée par l’UMPS : dans le Nord-Pas-de-Calais par ex. il faudrait 89 000 € à une liste nouvelle, non assurée de faire les 5% qui lui permettraient d’être remboursée, et cela simplement pour payer les bulletins de vote et les professions de foi et sans diffuser un tract ! Au contraire les vieux partis installés et gavés d’argent public (alors que les cotisations des adhérents devraient seules financer les partis !), peuvent dépenser cent fois cette somme en étant sûrs d’être remboursés par le contribuable !
Ce système antidémocratique tend à bloquer l’alternative patriotique et progressiste que portent le PRCF et ses alliés de l’Arc Républicain de Progrès (vrais communistes, gaullistes de gauche et socialistes républicains) : celle d’un rassemblement populaire majoritaire pour sortir notre pays de cette Europe capitaliste de mort , pour produire en France, pour avancer sur la base des principes du Conseil National de la Résistance [1] pour reconstruire notre pays sans crainte d’affronter Bruxelles et le MEDEF et pour avancer vers une société socialiste.

Bref l’heure est à l’alliance du drapeau rouge des ouvriers avec le drapeau tricolore de la République pour combattre l’Europe supranationale du grand capital et son dangereux proconsul Sarko-MEDEF qui démolit notre pays. Faisant feu de tout bois et multipliant le double langage, le fossoyeur de la République Sarkozy , lance à la veille des régionales un débat sur l’identité nationale où il va jouer à la fois sur le racisme et la xénophobie de certains pour tenter de dévoyer le légitime attachement des Français à l’idée nationale



C’est pourquoi, sans cesser de donner la priorité aux luttes sociales, le PRCF, qui milite pour reconstruire un vrai PC en France, qui combat l’extrême droite et appelle à fédérer tous les républicains indépendamment de l’UMPS, appelle les salariés actifs, chômeurs et retraités, la jeunesse, les artisans et les paysans, à soutenir ses propositions en versant en confiance à la souscription : car au PRCF il n’y a aucun politicien professionnel, seulement des ouvriers, des
employés, des enseignants, des ingénieurs, des étudiants, des artisans,
des petits paysans et des retraités.



Sur la base de ces propositions, diffusées aux principales usines de votre région, nous rencontrerons les partis qui se disent à la gauche du PS. Nous présenterons le résultat de ces entrevues sur nos sites en indiquant région par région ce que nous proposons de faire, vote ou abstention citoyenne, à l’occasion de ces régionales.

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Propositions du PRCF aux travailleurs, aux citoyens

et aux listes se réclamant de la gauche et de la République



1- Non à l’euro-régionalisation de la France, non à la contre-réforme
Balladur-Vallini qui détruit la nation, les départements et les communes au profit de l’Etat européen, des euro-régions et des « euro-pôles » ; non à la concurrence entre régions, oui à la République une, laïque, souveraine, sociale et indivisible , oui à la péréquation fiscale de l’Etat national entre régions riches et pauvres, entre départements bourgeois et ouvriers, entre grandes et petites villes, entre ville et espace rural ; non aux régions « transfrontalières » ; oui à une politique régionale s’inscrivant dans une politique nationale de rupture de la France avec la construction européenne

du capital, oui à la reconstruction de la souveraineté politique, économique, monétaire et sociale de la France, oui à des traités internationaux progressistes s’inspirant de l’ALBA, le traité qui régit les relations entre les pays latino-américains progressistes ; non à tout séparatisme régionaliste, oui à la solidarité républicaine entre régions, oui à la coopération entre départements voisins ;assez substitué le drapeau européen aux tricolore dans la « com » des régions ! non au démantèlement par Sarkozy des régiments garde-frontière, non à la subordination de l’armée française à l’OTAN ; non à un régiment allemand en Alsace ;

2- Solidarité anticapitaliste des élus avec les luttes des salariés pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail, les retraites, la Sécu, le logement social, les libertés syndicales ; solidarité avec les salariés privés d’emploi, avec les luttes des enseignants et des autres agents publics pour le développement du service public, avec les luttes des éleveurs, des agriculteurs, des marins-pêcheurs, avec les étudiants et lycéens, avec les chercheurs et les créateurs ;

3- Défense du « produire en France » : industrie, agriculture, pêche: Produire en France est une condition incontournable de notre indépendance et même de notre existence nationales . Il sera exigé de chaque grande entreprise qui délocalise ou qui licencie la dépollution totale des sites et la restitution de chaque euro public attribué antérieurement ; le tourisme doit venir en complément et non en substitut de l’activité productive sans laquelle un pays s’endette et disparaît. Les élus progressistes travailleront à une politique de
ré-industrialisation équilibrée et planifiée nationalement, reposant sur le rôle moteur d’un secteur public national démocratiquement géré. Hors les TPME, les régions ne devront plus subventionner le profit privé ; en cas d’aide publique indispensable pour sauver une industrie stratégique, les aides seront converties en parts de propriété sur l’entreprise dans la perspective de sa nationalisation ultérieur et en stipulant une obligation patronale de résultats pour l’emploi, l’environnement et les salaires .


4-Défense de la laïcité de l’Etat, des collectivités territoriales et de l’enseignement public ; zéro subvention à l’école privée ; défense de l’éducation nationale, de ses personnels et de ses usagers contre Sarko-MEDEF ; défense de l’école maternelle dès 2 ans menacée par les haltes- garderies souvent de caractère privé voire confessionnel ; refus de toute atteinte au statut de la fonction publique d’Etat et territoriale ; retour de l’Alsace-Moselle à la laïcité et fin de leur régime concordataire; pas de jumelage d’un établissement scolaire avec le MEDEF ; opposition à la propagande politique anticommuniste et ultra-européiste dans les lycées

.
5- Refus de toute mesure de fascisation émanant de l’Europe, de l’Etat, de la Région ou du patronat ; non à la criminalisation du communisme et plus généralement, du combat de classe et de l’action syndicale ; non à la traque des immigrés : ce n’est pas l’ouvrier immigré qui casse la France, au contraire, il aide à la construire : le vrai casseur, c’est le grand patronat « français » et son Europe de malheur ; refus de tout fichage, de toute vidéo-surveillance accrue de la population ; lutte acharnée contre l’extrême droite, contre le sexisme et le racisme ;


6- Développement de la culture nationale locale et régionale, appui au langues régionales dans un cadre strictement laïque et républicain respectant le français, langue nationale commune, mais non au tout-anglais patronal et européen;aucun soutien régional ou départemental à ceux qui trahissent le français pour le tout-anglais dans leur communication interne ou externe, ni à ceux qui exploitent l’attachement légitime aux langues régionales pour développer l’eurorégionalisme séparatiste ;

7- Action pour la solidarité internationale des régions et des départements français avec ceux qui résistent au fascisme, au racisme, au sexisme, aux guerres et aux blocus impérialistes contre Cuba, l’Iran, la Palestine, etc.



8- Refus des transferts de charges de l’Etat vers les collectivités locales ; dénonciation des mesures fiscales favorisant les très riches, ; refus de toute augmentation des impôts locaux dépassant l’inflation ;maintien et réforme de la taxe professionnelle de manière à pénaliser les entreprises qui licencient et à favoriser celles qui embauchent et qui augmentent les salaires ;

9- Action pour reconstituer un vrai ministère de l’Equipement, renforcer l’ONF, pour la reprise par l’Etat de la responsabilité des routes nationales ; impulsion du ferroutage SNCF ; action pour la taxation nationale des camions aux frontières et affectation de la taxe-camion, pour moitié à un fond public d’industrialisation de la France sous l’égide du secteur public industriel, pour moitié à la lutte anti-pollution atmosphérique ; refus de la taxe carbone sur les particuliers ;

10- Défense résolue des services publics, de l’emploi public, du maillage universel du territoire régional et national par les services publics en veillant particulièrement aux quartiers urbains populaires et aux communes rurales ; lutte pour la nationalisation de l’eau et en attendant, retour de la gestion de l’eau dans des régies publiques ; chaque hôpital, chaque bureau de poste, chaque école doivent être défendus bec et ongles !

11- Préservation de l’espace rural et maîtrise du développement urbain favorisant la mixité sociale ; transport interurbain privilégiant le cadre SNCF ou régie publique ; reconstruire et restaurer les habitations existantes autant que faire se peut sans étendre démesurément les faubourgs des grandes villes ;

12- Soutien aux villes populaires, aux communes rurales et aux bassins d’emploi existants sans tout regrouper autour des europôles ;

13- Démocratie participative intense : développement égalitaire du réseau internet ADSL avec constitution d’espaces démocratiques de consultation des citoyens sur les projets régionaux et départementaux avec, en particulier, discussion du budget régional et intervention des citoyens ;

14- Priorité à la protection sociale de l’enfance, du grand âge, des malades et des personnes fragilisées par la crise du capitalisme ;

15- priorité aux sports amateurs dans leur diversité


16- mise en place de médias régionaux et départementaux pluralistes défendant les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, refusant le tout-anglais, faisant une place aux langues régionales à côté du français et ouverts sans discrimination aux organisations politiques, syndicales et aux associations
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[1] La France ruinée de 45 s’est offert la Sécu, la retraite par répartition, le secteur industriel d’Etat avec Renault et EDF, les services publics, un code du travail protecteur…, pourquoi la France sarkozyste actuelle ne sait-elle plus que prendre aux pauvres et aux « moyens » pour donner aux riches ?

lundi 23 novembre 2009

Dominique Strauss-Kahn songe, selon certaines informations, à un « destin présidentiel »

canempechepasnicolas.over-blog.com




Dominique Strauss-Kahn songe, selon certaines informations, à un « destin présidentiel » en 2012. Il serait, dit-on, le « meilleur » opposant à Nicolas Sarkozy, le seul candidat socialiste susceptible de le battre… Certes, les milieux de la finance, le CAC 40 doivent réfléchir à une éventuelle carte à jouer alternative , compte tenu du déficit persistant de crédit de l’actuel président de la République, dans l’opinion publique. De plus en plus nombreuses, sont les catégories sociales, intégrées à la bourgeoisie, qui sont touchées par les mesures autoritaires prises par Sarkozy. Le mécontentement s’étend et se fait entendre dans des couches de la population, jusqu’à ces dernières années, éloignées de tout esprit de contestation du pouvoir en place. La base électorale de la droite officielle s’en restreint d’autant.

Dans ces conditions, pour poursuivre sur le fond la même politique, ne serait-il pas habile, pour le capital, de jouer à nouveau « l’alternance » ? Et dans cette perspective, qui serait au Parti socialiste, le mieux placé pour « finir le travail », que DSK ?

Aussi faut-il analyser comme il convient les propos, clairs et sans bavure, tenus aujourd’hui par le Directeur du FMI, et rapportés par Le Monde, sous le titre :

« COMPRIMER LES DÉPENSES PUBLIQUES »

« Le directeur du FMI souhaite maintenant que les gouvernements mettent au point les stratégies visant à remettre de l'ordre dans des finances publiques, malmenées par la crise. Dominique Strauss-Kahn a ainsi déclaré qu'une fois retirées les mesures de soutien à l'économie, il ne faudra pas hésiter à comprimer les dépenses publiques, voire, le cas échéant, à augmenter les impôts. Il a réaffirmé son appel au maintien de la coopération entre différents pays, même si les stratégies de sortie de crise peuvent différer d'une capitale à l'autre ».

Chacun sait ce que signifie « comprimer les dépenses publiques » et « augmenter les impôts » pour les salariés, les privés d’emploi, les retraités. Pas besoin d’un dessin.

Il faut être vigilant. La volonté de se débarrasser à tout prix de Nicolas Sarkozy peut cristalliser l’opinion populaire. Et les électeurs pourraient choisir la « peste » au lieu du « choléra », surtout avec un docteur tout en rondeur, qui ne jurerait que « remèdes de bonne femme » pour assurer à tous une « bonne santé ».

Au petit jeu des promesses non tenues, les dirigeants socialistes sont les maîtres. Dans l’opposition, « plus à gauche qu’eux, tu meurs ». Et, une fois aux affaires, ils deviennent « pragmatiques » : en clair, au nom des « nécessités », ils tournent le dos à leurs engagements électoraux, une fois de plus.

Cette perspective s’inscrit dans la foulée des « régionales ». Si l’on fait du rejet de Nicolas Sarkozy l’unique objectif de la prochaine consultation, il est certain que le vote hostile au président actuel va se porter essentiellement sur les listes présentées ou emmenées par le Parti socialiste. Et le « vote utile » ouvrira ainsi une voie royale à Dominique Strauss-Kahn.

Se démarquer de cette stratégie devrait être le souci des communistes, de tous les communistes. Le débat, en cours au sein du PCF, sur la composition des listes, au premier tour comme en vue du second, évacue la question essentielle : le débat sur la politique concrète à proposer aux Français.

Nous y reviendrons.

Jean LEVY

Au nom de Jaurès?

Dis Patrick Le Hyaric, l’auteur de l’article « Chez les Coadou, la « voie lactée » est placée sous le signe du bio » de l’Huma Dimanche du 19 au 25 novembre, ou es tu allé le chercher ?
Selon ce monsieur, la qualité du lait tend à baisser. Sur quelles données objectives s’appuie-t-il pour affirmer cela. Et l’Afssa ne serait pas au courant ?
« Le bon lait est un aliment aux nombreuses vertus dès lors qu’il a été produit naturellement, sans avoir été allégé, surchauffé ou stérilisé ».
. Pour l’auteur du papier, seul le lait cru est digne d’intérêt.
Le lait cru doit être bouilli et consommé dans les 48h. Ouvert il ne se conserve pas plus d’une journée. Il n’est pas standardisé en matière grasse.
La pasteurisation consiste à chauffer le lait à 72 ou 82°C pendant 15 secondes. Il doit être consommé dans les 7 jours et placé à 4°C. Une fois ouvert le lait ne se conserve pas plus de trois jours. La pasteurisation permet de conserver les qualités gustatives du lait cru.
Le lait UHT (ultra high température) est traité à 140-150°C pendant 2 à 5 secondes et refroidi tout aussi rapidement. Le procédé présente l’avantage sur la pasteurisation de tuer tous les microorganismes. Il n’altère que faiblement la valeur nutritive du lait. Ce procédé permet de conserver le lait pendant plusieurs mois.
Le monde a changé. Tout le monde ne vit pas à la campagne, dans des régions consacrées à la production laitière.
Le développement des procédés de conservation des aliments est intimement lié au développement du commerce et des transformations des modes de vie. La salarisation massive des femmes a modifié les pratiques culinaires. Dans le commerce alimentaire, la surface consacrée aux produits transformés est supérieure à celle consacrée aux produits frais.
Visiblement les industries alimentaires n’ont pas la côte pour ce « journaliste ». Elles sont accusés de « décortiquer le lait, d’isoler ses constituants et de les bourrer de saloperies » (on aime le beau style à l’Huma !) …pour fabriquer des ersatz de yaourt, beurre, dessert lacté ».
Le lait fournit la caséine utilisée dans l’industrie pour les matières plastiques, papier, textiles.
Le lacto serum est utilisé dans l’industrie pharmaceutique dans les laits infantiles pour augmenter le taux de protéines sériques
A bas les industries de transformations, vive avant car avant c’était mieux ! « pas besoin de boniments pseudo-pharmaceutiques pour les vendre (les produits laitiers).Nombreux sont en effet les producteurs qui reprennent la tradition de la vente directe à la ferme et sur les marchés locaux ».
Contrairement à Bové et d’autres, l’auteur ne s’embarrasse pas d’une rhétorique creuse sur les multinationales, pour justifier le retour à une organisation précapitaliste de la société, il attaque la technologie dans le traitement du lait et les industries de transformations. Il n’a pas attaqué la chaine du froid, sans doute un oubli !
Ah, heureuse époque où tout le monde vivait à la campagne dans un monde autosuffisant vivant du commerce de proximité. La terre ne saurait mentir comme disait le maréchal !
Dis, Patrick le Hyaric, tu pourras envoyer tes journalistes aux prochains entretiens de Millançay. C’est la Mecque du bio ! ( http://www.intelligenceverte.org) ainsi qu’au salon de la marjolaine ( http://www.salon-marjolaine.com). Mieux même propose aux organisateurs de ces événements de tenir un stand à la fête de l’Huma!
Mais ou va l’Huma ?
Se réclamer de Jaurès pour valoriser des idées aussi réactionnaires est une imposture !

Gilles Mercier
Travailleur scientifique

Face à la montée des luttes, le PRCF s'adresse à vous !

Lundi 23 novembre 2009
Face à la montée des luttes, le PRCF s'adresse à vous !



Communiqué de la 'Commission enseignement'
du Pôle de Renaissance Communiste en France


Face à la montée des luttes
dans l'Education nationale et à l'université,
le gouvernement emploie des procédés
de plus en plus liberticides.

La commission enseignement du PRCF
appelle à la solidarité et au tous ensemble
des jeunes et des salariés.

Jamais depuis des décennies un pouvoir aux prises avec la jeunesse n'aura utilisé des procédés aussi liberticides que le gouvernement Sarkozy et son ministre Darcos, sympathisant de l'officine ultra-droitière du Club de l'Horloge.

Dans les lycées, les proviseurs, et leur "syndicat" majoritaire relaient majoritairement et sans états d'âme les consignes ministérielles d'interdire les AG lycéennes, de menacer les élèves grévistes de sanctions, d'intimider et de stigmatiser les syndicalistes enseignants qui font leur devoir élémentaire en soutenant les jeunes en lutte dans le respect de leurs décisions indépendantes.
Des réunions parents/professeurs sont interdites dans les lycées. Des enseignants qui refusent de violer la déontologie en organisant la désobéissance civique autour des contre-réformes, sont durement menacés et sanctionnés.
La FCPE, pourtant si timide, est privée de subventions et se voit même interdire des distributions de tracts à certains endroits. Des inspecteurs zélés, qui ne conçoivent leur devoir de réserve que comme une manière de servir la soupe au gouvernement (alors que tout fonctionnaire est au service de la Nation aux termes du statut de 1945 édicté par le ministre communiste de De Gaulle, Maurice Thorez) somment des instituteurs de faire silence sur leur opposition aux contre-réformes dans les conseils d'école.
Et maintenant, Darcos en appelle au Ministère de l'Intérieur pour interdire les blocages de lycées en Janvier !

Décidément, "tout est devenu possible" depuis le 6 mai 2007 en matière d'étouffement des libertés démocratiques. Presse, médias audiovisuels, indépendance des juges, protection des libertés civiques, droit de grève des cheminots et des professeurs, laïcité institutionnelle, indépendance de la nation (qui serait réduite à rien par le traité de Lisbonne, adopté par le parlement UMPS félon en violation du vote souverain du 29 mai 2005), tous les acquis démocratiques sont gravement menacés par ce gouvernement qui a besoin de restreindre les libertés pour faire passer sa "rupture" thatchérienne au service de l'Union européenne du capital et pour tenir en laisse un peuple français et une jeunesse qui grondent contre les injustices criantes du capitalisme en crise.

Comme l'expliquait le patron des patrons allemands invité par le MEDEF le 17 décembre :
"Il est crucial de ne pas autoriser les gens qui ont des priorités politiques très différentes à exprimer leur opinion pour dire que « le capitalisme, c’est fini, le libre-échange, c’est fini »".

Malgré cela, la mobilisation croissante des lycéens et des étudiants a forcé Darcos à reculer sur sa contre-réforme.
Le pouvoir craint que les colères sociales, celles des jeunes mais aussi celles des ouvriers frappés par la casse de l'industrie nationale, celles des postiers, des cheminots et des autres agents des services publics cassés par l'Europe, celle des assurés sociaux menacés d'un désossage en règle de la Sécurité sociale de 1945..., cristallisent et se joignent dans un vaste "tous ensemble en même temps", seul moyen pour stopper les casseurs de France et faire renaître une dynamique de progrès en France.

Cela ne se fera pas avec les directions confédérales qui, aidant le gouvernement à "tenir" le mécontentement, repoussent à la fin janvier leur prochaine action et paraissent déconnectées des nombreuses luttes à la base qui posent les jalons du "tous ensemble" comme à Douai le 18 décembre.
Cela ne se fera pas avec le PS, dont les guerres de clan cachent mal l'accord de fond avec la politique européiste et atlantiste de Sarkozy, matérialisée par la présence de Strauss-Kahn et de Lamy à la tête du FMI et de l'OMC.

Comptons d'abord sur nos luttes, structurons nos convergences, sur la structuration nationale d'un Front syndical de Classe, sur la reconstruction DANS L'ACTION d'une vraie jeunesse communiste, d'un vrai parti communiste, dont l'absence, cruellement soulignée par le congrès quasiment pour rien du PCF, permet à la droite ultra de casser notre pays et d'humilier son grand héritage démocratique.

Enseignants et jeunes en résistance font preuve d'un réel courage et d'un vrai sens de la République et du combat social. Le PRCF appelle tous les progressistes à s'impliquer dans leurs luttes jusqu'au retrait total des contre-réformes Darcos et Pécresse, à organiser la solidarité avec les élèves et les enseignants sanctionnés par Darcos et ses séides, à développer le "tous ensemble en même temps" sans crainte de bousculer les états-majors qui continuent de "négocier" avec ce gouvernement qui organise des réunions européennes à Vichy et démantèle l'œuvre du Conseil national de la résistance.

dimanche 22 novembre 2009

Journée d'action du 24 (Education Nationale, Poste)

Front Syndical de Classe
Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » H. Krazucki

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Journée d'action du 24 (Education Nationale, Poste) : Tract du Front Syndical de Classe


Travailleurs du public et du privé :

- pour la défense des services publics et de la protection sociale

- pour la défense de l'emploi et le « Produire en France »

- pour l'augmentation des salaires

Tous ensemble en même temps !





La situation est grave pour les travailleurs qui souffrent tous ensemble de la casse anti-sociale orchestrée par le MEDEF, le gouvernement et l'UE : délocalisations industrielles, licenciements et chômage de masse, intensification et pénibilité du travail, casse des services publics désossés et privatisés, remise en cause de la protection sociale et du salaire socialisé (sécu, retraites)…



Dans ce contexte, la question des services publics est particulièrement importante. La défense des emplois et du statut de la fonction publique (attaqué de multiples manières, RGPP, loi mobilité, nouveau régime indemnitaire, etc.) intéresse tous les citoyens et l’avenir de la démocratie. En effet, en période de crise notamment, le secteur public est un des modes de redistribution des richesses les plus efficaces. Or, le MEDEF et le gouvernement, arc-boutés sur les directives européennes de « libéralisation », veulent :

réduire la fonction publique autour de quelques fonctions régaliennes de décision et de contrôle,

démanteler les services publics, en les confiant à des agences ou au secteur privé,

instaurer dans les services publics une logique marchande, concurrentielle, rompant avec les grands principes d’égalité, de continuité et de neutralité.



Pour cela, la casse du statut de la fonction publique de 1946 (précisé en 1983) est nécessaire afin de supprimer les principes qui gouvernent l’emploi du fonctionnaire, comme par exemple la séparation du grade et de l’emploi et la logique de carrière, garantes de l’indépendance et de la neutralité des fonctionnaires. Des services publics livrés au privé ou à la logique marchande, des administrations réduites à de petits états-majors obéissants, tout cela suppose d’en finir avec le statut général des fonctionnaires élaboré par les résistants à la Libération, afin de substituer au fonctionnaire impliqué dans le développement du service public un employé contraint par les ordres de son employeur.



Défendre les services publics n'est pas du corporatisme mais une position de sauvegarde des intérêts des personnels comme de l’immense majorité de la population ; c’est une position de classe contre l’exploitation capitaliste. Public/privé, les travailleurs sont affrontés au même pouvoir du capital et c’est tous ensemble en même temps à partir des luttes à la base qu’ils pourront vraiment le faire reculer et imposer la satisfaction de leurs revendications.



Pendant ce temps, Chérèque, qui donne le tempo du syndicalisme rassemblé au sommet et travaille ouvertement pour le Medef et le gouvernement, se demande : « Une grève générale ... contre quoi ? On ne va pas faire grève contre la crise. Qu'est-ce qui va unir tous les salariés ? ».



Il faut remettre en cause les directions syndicales qui ont déserté le combat de classe et sont devenues des « partenaires sociaux » du capital. Il faut dans le même temps mettre toutes nos forces dans la construction, à partir des luttes à la base, de l'unité dans l'action.



Cela suppose d'élaborer une plateforme fédératrice reprenant les revendications qui s'expriment dans les luttes depuis des mois : pour la défense de l'emploi et le « Produire en France », pour la défense des services publics et de la protection sociale, pour l'augmentation des salaires.
Cela s’appelle la lutte de classe et c’est en la menant sans illusion sur le « dialogue entre partenaires sociaux » que les travailleurs de France guidés notamment par une CGT de classe et de masse ont su remporter d’importantes victoires. En 1936, en 1945 ou en 1968.



Prochaines réunions FSC (crise, lutte des classes, congrès syndicaux CGT et FSU) :

A Bagneux (92) le 28 novembre, à Nantes (44) le 3 décembre, à Marseille (13) le 5 décembre

commission Luttes du PRCF Sujet : Solidarité et tous ensemble des jeunes et des salariés

De : commission luttes du PRCF
Date : 19/12/2008 15:30:48
A : commission Luttes du PRCF
Sujet : Solidarité et tous ensemble des jeunes et des salariés


Pôle de Renaissance Communiste en France



Communiqué de la commission enseignement




Face à la montée des luttes dans l'Education nationale et à l'université, le gouvernement emploie des procédés de plus en plus liberticides.

La commission enseignement du PRCF appelle à la solidarité et au tous ensemble des jeunes et des salariés.




Jamais depuis des décennies un pouvoir aux prises avec la jeunesse n'aura utilisé des procédés aussi liberticides que le gouvernement Sarkozy et son ministre Darcos, sympathisant de l'officine ultra-droitière du Club de l'Horloge.




Dans les lycées, les proviseurs, et leur "syndicat" majoritaire relaient majoritairement et sans états d'âme les consignes ministérielles d'interdire les AG lycéennes, de menacer les élèves grévistes de sanctions, d'intimider et de stigmatiser les syndicalistes enseignants qui font leur devoir élémentaire en soutenant les jeunes en lutte dans le respect de leurs décisions indépendantes. Des réunions parents/professeurs sont interdites dans les lycées. Des enseignants qui refusent de violer la déontologie en organisant la désobéissance civique autour des contre-réformes, sont durement menacés et sanctionnés. La FCPE, pourtant si timide, est privée de subventions et se voit même interdire des distributions de tracts à certains endroits. Des inspecteurs zélés, qui ne conçoivent leur devoir de réserve que comme une manière de servir la soupe au gouvernement (alors que tout fonctionnaire est au service de la Nation aux termes du statut de 1945 édicté par le ministre communiste de De Gaulle, Maurice Thorez) somment des instituteurs de faire silence sur leur opposition aux contre-réformes dans les conseils d'école. Et maintenant, Darcos en appelle au Ministère de l'Intérieur pour interdire les blocages de lycées en Janvier !


Décidément, "tout est devenu possible" depuis le 6 mai 2007 en matière d'étouffement des libertés démocratiques. Presse, médias audiovisuels, indépendance des juges, protection des libertés civiques, droit de grève des cheminots et des professeurs, laïcité institutionnelle, indépendance de la nation (qui serait réduite à rien par le traité de Lisbonne, adopté par le parlement UMPS félon en violation du vote souverain du 29 mai 2005), tous les acquis démocratiques sont gravement menacés par ce gouvernement qui a besoin de restreindre les libertés pour faire passer sa "rupture" thatchérienne au service de l'Union européenne du capital et pour tenir en laisse un peuple français et une jeunesse qui grondent contre les injustices criantes du capitalisme en crise. Comme l'expliquait le patron des patrons allemands invité par le MEDEF le 17 décembre : "Il est crucial de ne pas autoriser les gens qui ont des priorités politiques très différentes à exprimer leur opinion pour dire que « le capitalisme, c’est fini, le libre-échange, c’est fini »".


Malgré cela, la mobilisation croissante des lycéens et des étudiants a forcé Darcos à reculer sur sa contre-réforme. Le pouvoir craint que les colères sociales, celles des jeunes mais aussi celles des ouvriers frappés par la casse de l'industrie nationale, celles des postiers, des cheminots et des autres agents des services publics cassés par l'Europe, celle des assurés sociaux menacés d'un désossage en règle de la Sécurité sociale de 1945..., cristallisent et se joignent dans un vaste "tous ensemble en même temps", seul moyen pour stopper les casseurs de France et faire renaître une dynamique de progrès en France.



Cela ne se fera pas avec les directions confédérales qui, aidant le gouvernement à "tenir" le mécontentement, repoussent à la fin janvier leur prochaine action et paraissent déconnectées des nombreuses luttes à la base qui posent les jalons du "tous ensemble" comme à Douai le 18 décembre. Cela ne se fera pas avec le PS, dont les guerres de clan cachent mal l'accord de fond avec la politique européiste et atlantiste de Sarkozy, matérialisée par la présence de Strauss-Kahn et de Lamy à la tête du FMI et de l'OMC.




Comptons d'abord sur nos luttes, structurons nos convergences, sur la structuration nationale d'un Front syndical de Classe, sur la reconstruction DANS L'ACTION d'une vraie jeunesse communiste, d'un vrai parti communiste, dont l'absence, cruellement soulignée par le congrès quasiment pour rien du PCF, permet à la droite ultra de casser notre pays et d'humilier son grand héritage démocratique.


Enseignants et jeunes en résistance font preuve d'un réel courage et d'un vrai sens de la République et du combat social. Le PRCF appelle tous les progressistes à s'impliquer dans leurs luttes jusqu'au retrait total des contre-réformes Darcos et Pécresse, à organiser la solidarité avec les élèves et les enseignants sanctionnés par Darcos et ses séides, à développer le "tous ensemble en même temps" sans crainte de bousculer les états-majors qui continuent de "négocier" avec ce gouvernement qui organise des réunions européennes à Vichy et démantèle l'œuvre du Conseil national de la résistance.

samedi 21 novembre 2009

le « team France » se qualifie haut la main pour la Coupe du Monde de Handball !

Billet d’humeur de Georges Gastaud après France-Eire

Intense émotion patriotique :
le « team France » se qualifie haut la main
pour la Coupe du Monde de Handball !

Grâce au capitaine de l’équipe de France, qui a expliqué que tricher fait partie de sa morale sportive à condition de ne pas se faire prendre, l’équipe de France ira au Mondial.

Comment un « bon Français » (pas un de ces « Auvergnats » raillé par Hortefeux…) pourrait-il ne pas s’en réjouir ? Grâce à cet éclatant succès, on va pouvoir oublier patriotiquement que le capitalisme mondialisé, Sarko-MEDEF et leur Europe patronale désossent notre industrie et nos services publics, que le pouvoir démonte ce qui reste des retraites et de la Sécu, que la contre-réforme Balladur-Vallini détricote la République une et indivisible pour installer les euro-régions, que pour des millions de familles se nourrir est un tracas quotidien, que l’Education nationale devient un service public bas de gamme livré aux démolisseurs. Qu’importe, vous dis-je, puisqu’« on-a ga-gnéééé ! ». « L’identité nationale » façon Sarko est sauve ! Alors, en toute sérénité, Champion et Auchan peuvent se rebaptiser respectivement Carrefour Market et Simply Market, Pécresse et Lagarde peuvent basculer en catimini notre pays au « tout-anglais » en strangulant la langue de Molière et d’Eluard pour « booster » les actions du CAC 40 détenues par les fonds de pension US ! Qu’importe que Sarko ait violé le vote du peuple français en faisant adopter par la voie parlementaire la constitution supranationale rebaptisée « Traité de Lisbonne » ?

« We are the champions ! » et, sur la base d’une tricherie « petit bras » qui, montre ce qu’est devenu le sport en régime capitaliste en fait d’ « exemple pour les jeunes » ! :On va pouvoir refonder l’ « identité nationale » sur un chauvinisme d’autant plus creux que son vrai rôle est de permettre au trio Sarko-Barroso-Parisot de démolir la nation populaire héritière des Lumières, des Sans Culotte, des Communards et du CNR ?

Alors, honneur aux vrais sportifs, à ces joueurs amateurs, dirigeants bénévoles, autres profs d’EPS et autres dinosaures de « l’esprit chevaleresque » qui n’oublient pas, eux, que sport veut dire à l’origine jeu, épanouissement personnel, esprit d’équipe et respect de l’adversaire. Et que mieux vaut perdre en jouant le jeu que gagner en trichant.

Georges Gastaud

mercredi 18 novembre 2009
















Michel Peyret

COMMENT NAISSENT ET EVOLUENT LES IDEES .

J'ai publié , le 14 novembre dernier , un article de Anton Pannekoek intitulé : « La propriété publique et la propriété commune » qui apparaît avoir suscité un intérêt certain .

Je faisais précéder l'article d'une courte biographie de Anton Pannekoek extraite d'une présentation de l'encyclopédie Wikipédia .

Anton Pannekoek y est situé comme estimant , à l'égal de Karl Marx et Rosa Luxemburg , que le communisme ne peut résulter que d'un processus révolutionnaire , aboutissant à un accroissement de la démocratie et à la collectivisation des moyens de production .

Il est également présenté comme un opposant résolu à la Première guerre mondiale qui rejoint dès 1919 la 3eme Internationale , dont toutefois il est exclu en 1921 en raison de ses positions de « communiste de gauche » et de son opposition à Lénine .

Dans le prolongement du premier article , je propose à la lecture et au débat un second texte publié en 1919 sous le titre , sobre , de « Le matérialisme historique » , qui ne peut être considéré comme polémiquant .

Son entame considère toutefois que « la place qu'occupe l'esprit humain dans le matérialisme historique est le point le plus discuté et le moins compris de cette doctrine . »

Pour ma part , j'en ai également pris connaissance avec une vive satisfaction et en notant , entre autres , que la dialectique , celle de Marx bien évidemment , était bien présente dans le contenu .

Et comme chez moi il y a toujours une part de rêve , je n'ai pu m'empêcher de penser que l'histoire aurait pu s'écrire d'autre façon .

Et , si nous sommes plus de ces temps , j'estime toutefois que l'on peut considérer cet apport n'a pas été perdu pour toujours , tant en ce qui concerne les causes du mouvement de l'histoire que le rôle et la conception d'une formation politique révolutionnaire dans ce mouvement .

La parole donc à Anton Pannekoek en précisant que j'ai préféré ne pas opérer de coupures tout en introduisant des sous-titres de mon fait .




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Anton Pannekoek

Le matérialisme historique

(publié pour la première fois en néerlandais dans De Nieuwe Tijd, 1919)

u

La place qu’occupe l’esprit humain dans le matérialisme historique, est le point le plus discuté et le moins compris de cette doctrine. Ceci est causé principalement par le mode d’expression ou formulation. La formulation, combinaison solide d’idées, en tant qu’abstraction précise, ne peut jamais rendre la riche complexité de la réalité, de même, la formulation ne peut exprimer l’enchevêtrement des relations dans le monde réel. Celui qui ne regarde que la formulation tombe dans une subtile analyse d’idées et s’éloigne de plus en plus de la réalité vivante sans même le remarquer. Celui qui veut connaître le matérialisme historique doit toujours regarder la formulation comme une règle raccourcie pour comprendre les relations telles qu’elles sont en réalité.




LE MATERIALISME HISTORIQUE

EST D'ABORD UNE CONCEPTION DE L'HISTOIRE




Le matérialisme historique est tout d’abord une explication, une conception de l’histoire, et surtout, des grands événements, des grands mouvements des peuples, des grands renversements sociaux. Chaque événement historique est composé d’actions d’hommes, d’hommes qui transforment ou luttent pour transformer le monde. Quelles sont les forces qui les poussent ? Explication de l’histoire, cela signifie donc explication des motifs, des causes qui ont obligé les hommes à agir.




Souvent la cause fut la misère immédiate, la poigne de fer de la faim, l’instinct de conservation propre à tous les êtres vivants. Combien de fois trouvons-nous dans l’histoire, que les masses ont été poussées à la révolte par la faim et ont ainsi impulsé des révolutions ? Mais, en outre, nous trouvons encore d’autres motifs qui poussent les classes à l’action et déterminent leurs actes ; plus généraux, abstraits, tels sont ceux qu’on appelle les motifs idéalistes, qui souvent sont ennemis du simple principe de conservation, de nos intérêts propres, et même permettent des sacrifices enthousiastes.




Dans les classes en présence vivent des idées et des sentiments plus profonds, des concepts généraux sur ce qui est bon et nécessaire pour le monde, des idées et des idéaux qui se résument en devises, et pour leur conscience propre, celles-ci déterminent leurs actes. Certes ces motifs sont exprimés par toutes sortes de nom : amours de la liberté, de la patrie (patriotisme), conservatisme, mécontentement, servitude, tendance révolutionnaire, et bien d’autres. Mais il est clair que ces noms par eux-mêmes ne donnent aucune explication.




CE N'EST PAS LA NEGATION DES MOTIFS SPIRITUELS




Le matérialisme de l’explication marxiste de l’histoire ne signifie pas la négation de ces motifs spirituels, mais la réduction de ces motifs à des causes matérielles, aux relations réelles de la société humaine. Nous nommons ces relations réelles, matérielles en ce sens, que nous pouvons les constater objectivement au contraire des idées subjectives ; non dans le sens de matériel opposé à spirituel. On a souvent affirmé que la réalité dans la société humaine est cependant principalement de nature spirituelle, car l’homme est tout d’abord un être pensant et capable de volonté ; partout dans la société et dans la politique les relations humaines existent seulement parce que les hommes en ont plus ou moins conscience, par leur conscience, leurs sentiments, leur savoir et leur volonté.




Cette réfutation ne touche pas le matérialisme historique. Nous attirons l’attention sur ce que, partout dans la société, où des hommes prennent contact des relations réelles, effectives sont la base de ceci, et que ces relations que les hommes en aient conscience ou non, qu’ils approuvent ou qu’ils haïssent, qu’ils les reconnaissent ou non, restent malgré tout, autant réelles. Derrière chaque bataille, derrière chaque trêve, entre travailleurs et patrons, on trouve effectivement l’état de vente de force de travail des ouvriers aux capitalistes, derrière la lutte pour la liberté du commerce ou le protectionnisme on trouve un rapport réel entre acheteurs et vendeurs, derrière les devises des partis de démocratie ou de réforme se trouve la relation réelle entre gouvernement et sujets, de classe entre classe ; chaque loi est, outre un morceau de papier, la décision formulée des gouvernants ayant la puissance de faire exécuter leur décision. Tout ceci – qu’on le nomme matériel ou spirituel – est objectivement observable, donc dans le sens de Marx : réalité matérielle.




LES RELATIONS ENTRE LES HOMMES SONT DETERMINEES




Les relations existantes entre les hommes ne sont pas arbitraires. Elles sont déterminées et les hommes ne peuvent même pas librement choisir le rôle qu’ils veulent remplir dans ce tout. Elles sont données par le système économique dans lequel les hommes vivent. La société, la commune, dont chaque homme est une partie et en dehors de laquelle il ne peut vivre est un organisme de production, elle sert à la production pour les hommes, de tous les moyens de vivre, de quelque nature qu’ils soient. Tout d’abord, les hommes doivent vivre, donc l’organisme économique régit tout au-dessus de toute puissance, en assurant cette vie, les relations dans lesquelles il place les hommes les uns par rapport aux autres sont d’une réalité aussi impérative que l’existence corporelle de l’homme même, elles remplissent sa vie et déterminent ses pensées par une violence insurmontable. L’opinion selon laquelle on peut vivre en dehors de tout ceci, indépendamment, vaut autant que l’opinion qu’une partie tranchée du corps peut vivre indépendamment de celui-ci.




L’expression de Marx que les idées et institutions humaines sont déterminées par la manière selon laquelle les hommes acquièrent leurs moyens de vivre, ne signifie donc pas, que chaque homme ne pense toujours qu’à son boire et son manger, mais que le procès de production met les hommes les uns avec les autres dans certaines relations qui remplissent leur vie, remplissent donc aussi leurs pensées, leurs volontés et leurs sentiments. En outre, pensons que, pas plus actuellement que pendant toute l’histoire passée, les moyens d’existence ne sont assurés, de sorte que les soucis et la crainte de manquer écrasent le cerveau comme un cauchemar et empêchent un large développement de l’esprit, un vaste envol des pensées. Un système économique, qui chassera ces soucis et donnera à l’humanité la maîtrise totale de ses conditions de vie, déterminera encore toujours par son caractère, la vie et les pensées, mais combien plus libres, plus vastes et plus dégagées seront ces pensées.




LE MODE DE PRODUCTION EST LUI-MEME UN PRODUIT HUMAIN




Mais pourquoi les relations économiques sont-elles telles quelles sont ?




Le mode de production qui détermine l’état de chaque homme est lui-même un produit humain, il est construit par le travail et l’évolution séculaire de l’humanité. De même aussi, actuellement chacun collabore à construire la suite de ce développement, les forces importantes qui ont constitué le mode de production, on trouve la technique et le droit.




« Das Recht bestimmt die Wirtschaft » ( « Le droit déterminé l’économie »), ainsi Stammler formule-t-il sa critique du marxisme.




Ceci n’est pas seulement causé par le désir d’un juriste de donner une place supérieure à l’objet de son étude, comme base fondamentale de la société. Là encore, nous trouvons le vieux contraste entre spirituel et matériel. La technique comprend un élément matériel : le mouvement visible d’un bras, d’un outil, d’une machine. Mais il ne suffit pas d’une pratique de travail concrète pour faire un mode de production, ceci n’est obtenu que par la réglementation des formes de droits sous lesquelles on travaille.




Ce n’est pas l’outil ou la machine, mais le libre contrat de travail, le libre échange, la libre concurrence, la liberté professionnelle qui ont fait le capitalisme. Donc l’élément matériel, le procédé technique est régi et conduit par des relations spirituelles, par des règles juridiques ; l’élément spirituel, la manière selon laquelle les hommes règlent, par leur volonté et leur intelligence, leurs relations réciproques est élémentaire.




A ceci, nous pouvons déjà faire remarquer que le contraste entre technique et droit n’est pas conforme à celui entre matériel et spirituel, le droit n’est pas seulement une règle, mais une forme impérative, il n’est pas seulement la formule d’un paragraphe de loi, mais aussi la sabre du gendarme et le mur du cachot. En ce qui concerne l’élément spirituel dans la technique, nous verrons plus loin.




UNE PRODUCTION REGIE PAR LA DOMINATION DE LA PROPRIETE PRIVEE




Du reste la thèse de Stammler est juste. Le mode de production capitaliste n’est pas simplement caractérisé par une production machiniste et industrielle, mais par une production régie par la domination de la propriété privée. Le mode de production est technique, réglé par des relations juridiques et de possession. Mais la thèse de Stammler n’est pas toute la vérité. Les deux facteurs : la technique et le droit ne sont pas équivalents. La technique a une base donnée, ne peut être modifiée simplement par la volonté humaine, contrairement au droit et à la loi, que la volonté humaine peut directement influencer. Mais non arbitrairement, les hommes règlent leurs relations, fixent donc, leur droit, comme le rendant nécessaire, dans des conditions techniques données l’existence et le développement de la production.




La technique du petit travail à la main a rendu et nécessité un mode de production petit-bourgeois et obligé les hommes à transformer la possession privée des instruments de production assurant ceci par une institution juridique générale.




Les grandes machines ont nécessité les grandes entreprises et poussé les hommes à annuler toutes les barrières à la liberté professionnelle et contractuelle, qui empêchaient le libre développement de la production. Ainsi d’une technique donnée et des formes juridiques y adaptées naquit le capitalisme.




L'ADAPTATION DU DROIT AUX BESOINS DE LA TECHNIQUE




La technique est donc la base la plus profonde, pour cela c’est la plus importante force de production, alors que le droit n’appartient qu’à la construction bâtie sur elle, dépendante d’elle. C’est justement pour cela que le droit détermine l’économie : les hommes essaient de régler le droit et la loi d’après nécessités de la structure économique de la société.




Cette adaptation du droit aux besoins de la technique pour la réalisation d’un système économique n’a donc pas lieu subitement et par elle-même, mais est absolument un procès de la lutte entre les classes. C’est le sens et le but de toutes les batailles politiques et de toutes les grandes révolutions, de même le socialisme n’est rien d’autre qu’une telle transformation du droit et de la forme de la propriété qui se conforme avec un développement plus avancé de la technique de la grande industrie.




Les bases de la société, les forces de production sont donc actuellement, surtout formées par la technique, dans les sociétés primitives, les conditions naturelles jouent un rôle important. Elles se perfectionnent toujours parce que la pratique du travail par elle-même dirige l’esprit humain vers des moyens qui pourront améliorer ce travail ou satisfaire de nouveaux besoins.




L'HOMME AU CENTRE DE L'EVOLUTION




La technique n’est pas seulement composée des machines, des fabriques, des mines de houilles matérielles, mais aussi de la possibilité de les faire et de la science sur laquelle elles sont basées. La science de la nature, notre connaissance des forces naturelles, notre capacité de travailler et de compter sur elles peuvent être ainsi regardées comme des forces de production. Dans la technique on ne trouve donc pas seulement un élément matériel , mais aussi un fortement spirituel.




Dans le matérialisme historique, cela est évident car contrairement aux abstractions fantaisistes des philosophes bourgeois, il place l’homme vivant avec tous ses besoins corporels au centre de l’évolution. Chez les hommes, les éléments spirituel et matériel sont tellement intimement liés qu’on ne peut les séparer. Si nous parlons des besoins de l’homme, nous ne parlons pas seulement de ses besoins stomacaux, mais aussi de ceux de sa tête et de son cœur, et tous sont en même temps spirituels et matériels. Dans le travail humain, même dans le plus simple, les éléments spirituel et matériel d’une manière égale sont toujours réunis et c’est une abstraction artificielle de vouloir les séparer.




Mais cette abstraction a cependant un sens historique : le développement social avec sa division du travail et sa division en classes a fait d’une partie des éléments spirituels du procès du travail, une fonction distincte pour certaines personnes et classes, et a ainsi causé une diminution de l’être humain des deux côtés. Ainsi, ces spécialistes, les intellectuels, s’habituèrent à regarder de par leur travail, tout le spirituel par contraste avec un matériel inférieur et ne virent pas leur unité organique et sociale. Il est compréhensible que l’image qu’ils se font du matérialisme historique, en partant de ce point de vue erroné doit être absolument fausse.




DANS L'EVOLUTION HUMAINE

UNE CONSCIENCE TOUJOURS PLUS DOMINANTE

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L’histoire se base sur les actions des hommes, son explication se base sur ce que nous savons en général de l’activité humaine. L’homme en tant qu’organisme avec certains besoins, certaines exigences de son existence, se trouve au sein du milieu ambiant naturel, dans lequel il puise le contentement de ses besoins ; ses besoins et le milieu agissent sur lui, ils sont les causes des actes par lesquels il assure son existence.




Il a ceci de commun avec tous les êtres vivants, mais il arrive à un degré d’autant plus haut sur l’échelle de l’évolution du monde organique, que se glissent entre l’effet et le contentement un élément spirituel, une impulsion et une volonté. Dans l’évolution humaine, une conscience toujours plus dominante arrive à ceci : de temps en temps, la misère enflamme fortement les instincts originaux comme une volonté spontanée ; plus souvent le processus s’effectue par l’intermédiaire de l’esprit humain et travaille par la pensée, l’idée, la volonté consciente. Le besoin, que l’on sent sans intermédiaires et le milieu observé agissent sur l’esprit humain et évoquent dans celui-ci des pensées, des buts ; ces derniers mettent le corps en action et causent les actes.




Pour la conscience des hommes en action eux-mêmes, la pensée, l’idée sont la cause de leurs actes, le plus souvent ils ne se demandent pas d’où vient la pensée. Ainsi la description idéologique de l’histoire explique les événements historiques par les idées humaines. Ceci n’est pas absolument faux, mais toujours incomplet, cette explication s’arrête à moitié chemin.




D'OU PROVIENNENT LES IDEES




Le matérialisme historique retourne aux causes d’où proviennent ces idées : les besoins sociaux qui sont déterminés par les formes de la société, formes les plus compliquées de la volonté de vivre humaine.




Les œuvres historiques des auteurs marxistes ont ainsi jeté une brillante lumière sur les grands événements de l’histoire. Et cependant elles ont souvent fait naître une conception fausse du matérialisme historique, alors qu’elles ont avec force accentué les causes matérielles, économiques des révolutions, l’intellectuel par opposition, croit qu’il doit au contraire, rester sur son opinion : il est certes incontestable que les idées ont eu une très grande influence. Il ne voit pas que l’explication du matérialisme historique éclaircissant rapidement, a sauté par-dessus ces idées, pour relier solidement la cause fondamentale et le résultat final et n’a rien fait d’autre que d’expliquer les idées impulsives par leurs causes sociales.




Si, par exemple, la conception antique expliquait la révolution française par l’amour de la liberté chez la bourgeoisie progressive, qui s’était débarrassée de l’absolutisme et de la noblesse, et si le matérialisme historique explique que la cause de cette révolution c’est le besoin d’un Etat bourgeois pour le capitalisme en progrès, il faut alors lire cette dernière phrase ainsi, d’une manière plus détaillée. Le capitalisme en bourgeons a éveillé dans les masses bourgeoises la conscience de la nécessité d’une liberté politique et économique, a enflammé un puissant enthousiasme pour ces idéaux et les a ainsi poussés à une action révolutionnaire.




La pensée, l’idée est l’intermédiaire entre l’effet des facteurs sociaux sur l’homme et son action historique. Ce qui a vécu et s’est accru ainsi dans l’esprit, s’est précipité, cristallisé dans l’acte transformant la société, et se conserve dans celui-ci, impérissable. Mais il se conserve en même autrement : les pensées, sentiments, passions, idéaux, qui ont poussé à l’action les générations précédentes, se sont aussi exprimés dans tous les produits de leur esprit, dans leurs littératures, leur science, leur croyance, leur art, leur philosophie, leurs théories et idéologies, et par ceux-ci nous pouvons directement en prendre connaissance. Ils forment un objet distinct d’études dans toutes les sciences nommées spirituelles.




L'EFFET DU MONDE MATERIEL SUR L'ESPRIT

CELUI DE L'ESPRIT SUR LE MONDE MATERIEL




Pour l’histoire ordinaire, celle des événements et des actes, il ne semble pas nécessaire qu’on accentue toujours cet intermédiaire et que l’on observe à part ces deux effets – celui du monde économique, matériel sur l’esprit – et celui, réflexe, de l’esprit sur le monde matériel. Ici, il suffit le plus souvent d’indiquer la liaison entre la cause matérielle et les résultats sociaux, dériver de la croissance des forces de production la transformation du mode de production ainsi que la lutte de classe que l’accompagne et les révolutions politiques nécessaires à cette transformation. On procède ainsi surtout dans les résumés généraux très concis.




Mais si l’on veut comprendre les productions spirituelles d’une période donnée, son idéologie, sa religion, son art, alors l’action de la société sur l’esprit humain devient le principal et alors il devient nécessaire de pénétrer profondément dans le problème de savoir comment le matériel influe sur le spirituel. Alors, ce côté du marxisme, la théorie de l’esprit, de la pensée, de la conscience doit être développée et appliquée en détail.




Mais ceci est nécessaire aussi pour l’explication de l’histoire elle-même et pour la réfutation des contradicteurs de notre doctrine. Si nous appliquons le marxisme à l’époque actuelle, à l’histoire que nous vivons et faisons, nous nous trouvons dans une position toute autre que si nous explorons le passé. Ce qui a eu lieu durant les siècles passés : l’influence de la société sur les hommes et l’effet contraire des hommes sur la société est fini : la chaîne des effets, dans laquelle l’esprit humain est un maillon intermédiaire, à chaque fois est finie. Nous voyons clairement le résultat final et la cause originale d’un côté et de l’autre.




QUAND LA REALITE NOUVELLE

COMMENCE A PEINE A INFLUENCER L'ESPRIT




Mais la même chaîne de causes et d’effets quant à l’époque actuelle n’est pas encore terminée, nous nous trouvons au sein de son cours, innombrables sont les manières par lesquelles la société s’occupe à transformer l’esprit humain, alors que ceci n’a pas encore eu de résultat dans une action suivante, très nombreux sont les cas où la réalité nouvelle commence à peine à influencer les esprits. Dans de tels cas on ne peut donc relier la cause sociale avec un résultat pratiquement social, ici, nous nous trouvons encore au sein des processus d’influence, de lent mûrissement de nouvelles conceptions, de propagande, de préparation de futures révolutions.




Ici, le simple lien, qui dans l’histoire passée a été la force qui prouvait le matérialisme historique n’est pas encore trouvé ; il semble ici que dans le chaos compliqué des idées anciennes, de lutte de classes révolutionnaires, de réaction et d’apathie, notre doctrine est de toute manière contraire à la réalité. Et c’est ici qu’apparaît la question de l’action pratique (qui n’existe pas dans l’exploration de l’histoire) quel rôle joue donc notre volonté propre et notre travail dans ce processus ?




C’est un fait bien connu, que ce côté du marxisme (pour des causes sociales bien claires) est resté trop caché durant ces derniers 50 ans. La social-démocratie a dû pendant la période parlementaire du capitalisme mûrissant se limiter à la préparation et à la propagande calme, le prolétariat n’était pas encore mûr pour l’action révolutionnaire ; donc la théorie doit surtout prouver la nécessité de la révolution socialiste de par le développement du capitalisme.




De ce que la social-démocratie n’a pas appelé à l’action, mais au contraire incité à attendre jusqu’à ce que les circonstances soient mûrs, la théorie a adopté la forme d’un lien mécanique entre les causes économiques et les renversements sociaux, d’où le chaînon intermédiaire de l’activité humaine a disparu du champ de vue. Il est bien connu, et ce n’est pas par hasard que, justement ceux des théoriciens qui ont appartenu aux orateurs d’une tactique nouvelle, plus active ont aussi théoriquement accentué le chaînon de l’esprit humain et sa liaison, passive et active, influée et influente, avec la société.




UNE SCIENCE SPECIALE DE L'ESPRIT HUMAIN ?




Toute l’action humaine s’est effectuée par l’intermédiaire de l’esprit humain. Le matérialisme historique, en tant que science de l’action humaine, doit donc être plus intimement lié avec une science spéciale de l’esprit. Son point de départ est la conception des relations entre la pensée et l’existence, elle-même embrasse une nouvelle philosophie ; sa base philosophique c’est la doctrine de l’unité du cosmos, qui se nomme chez Marx et chez Engels, tout simplement matérialisme.




L’esprit humain est entièrement déterminé à partir du monde ambiant. Tout ce que contient l’esprit, provient du monde réel ambiant, que l’influe par l’intermédiaire des organes des sens. Dans cette thèse fondamentale du matérialisme historique, on ne constate pas une infériorité du spirituel sous le matériel, mais l’unité du spirituel avec le monde entier. Chaque partie du tout universel est déterminée entièrement par le monde extérieur, elle n’existe que par son unité avec le reste ; et son essence propre, la somme de toutes ses qualités spéciales, n’est rien d’autre que le tout, la somme des manières selon lesquelles elle est influencée par le monde extérieur et reflète cette influence, la somme de tous ces effets réciproques avec le cosmos. En la nommant « objet » nous prononçons seulement un mot, une conception comprenant toutes ces actions que nous observons comme phénomènes.




Il en est aussi de même pour l’esprit humain – cette conception aussi n’est qu’un résumé d’une série infinie de phénomènes – qui est une partie du cosmos en relations réciproques et constantes avec le reste ; de ce monde les influences coulent vers lui et inversement il réagit sur ce monde par le moyen du corps. Evidemment, ici « monde » ne signifie pas seulement monde matériel. Notre cosmos n’est pas la somme de tout ce que nous pouvons toucher ou peser, mais de tout ce qui est observable, et par suite réel. A tout ceci appartient également tout le spirituel qui se trouve dans les cerveaux humains.




Evidemment, les objets imaginaires, les fantaisies n’appartiennent pas à ceci : une idée absolue ou un esprit général cosmique n’appartiennent pas au monde réel matériel ; mais les images mêmes, existant dans certains cerveaux sur cet esprit fantaisiste, les fantaisies et les chimères elles-mêmes existent effectivement, donc sont réelles, matérielles, dans le sens que nous avons attribué à ce mot. Tout ce monde réel est matériel pour notre esprit et agit comme matière pour lui. Tout ce qu’il contient est l’influence du monde ambiant et son essence spéciale n’est rien d’autre que le résumé de ses qualités, la manière selon laquelle il absorbe ces influences et les travaille.




LA FACULTE DE RASSEMBLER : LA MEMOIRE




La première et la plus grave de ces qualités c’est la faculté de rassembler : la mémoire. Comme un flot ininterrompu le processus cosmique défile devant l’esprit, comme un flot ininterrompu les influences, les effets du cosmos entrent dans l’esprit et s’y rassemblent. L’image, selon laquelle le cours du temps passe comme le câble d’un bac le long duquel il nage, toujours effleurant un point au moment même où il va s’en éloigner, n’est pas juste ; la corde infinie pendant la marche en avant est captée et s’enroule dans la cale de notre bateau. Les événements cosmiques coulent en nous et toujours nous nous renouvelons et nous transformons. Notre expérience s’enrichit toujours, le contenu de notre conscience remplit et s’agrandit. Que fait donc l’esprit de cette masse croissante d’impressions ?




LA FACULTE D'ABSTRACTION




La deuxième qualité qui caractérise l’essence de l’esprit c’est la faculté d’abstraction. La foule variée, innombrable d’impressions qui a envahi l’esprit, est élaborée et transformée en image abstraite, dans laquelle les caractères généraux des phénomènes concrets se résument en conceptions. La technique de ce processus, la relation de l’image à l’objet, l’essence des idées par opposition à la réalité, ont été expliquées avec une clarté magistrale par Dietzgen, et il n’est pas nécessaire de traiter ici ce sujet en détail.




Dans l’idée est exprimé le général, l’essentiel, le commun, le constant de la partie du monde, du groupe de phénomènes dont elle est l’image ; du spécial, du divers, du changement de la réalité on a tiré une abstraction par cette méthode. La diversité infinie du cosmos n’a pas place dans notre cerveau : c’est pourquoi l’esprit doit simplifier, par abstraction, les différences et les diversités accessoires et occasionnelles. Les idées sont par nature fermes, inflexibles, strictement limitées par opposition à la réalité, dont elles sont la cristallisation, et qui coule comme une rivière, toujours autre, infiniment diverse et multiple.




LES IDEES TOUJOURS CHANGENT , SE TRANSFORMENT




Il découle de ceci, que les idées elles-mêmes ne peuvent tranquillement rester constantes sans plus, elles doivent toujours changer, se transformer, se limiter autrement, être remplacées par d’autres et ainsi s’adapter à la réalité changeante.




Sans cesse, le flot des impressions et des expériences du monde ambiant pénètre dans l’esprit, s’y rassemble, s’y élabore, s’y distille, s’y généralise en idées, conceptions, jugements, pensées, sentiments, règles qui composent le contenu de la conscience, puis, qui peu à peu disparaissent dans l’inconscient et l’oubli. Si les nouvelles impressions s’harmonisent avec l’image déjà formée, parce que le monde extérieur revient toujours sous de mêmes formes, l’image de ce concept se maçonne toujours plus solidement et se pétrifie en une possession spirituelle intangible.




Et elle ne se perd pas avec l’individu : dans l’habitation et le travail en commun, l'échange constant d’idées s’effectue ; la représentation du monde spirituel n’est pas une possession individuelle, mais collective. La propriété spirituelle, qu’une société a acquise en un certain temps est transmise à la génération montante : durant tout le temps où les conditions de vie restent inchangées cette génération retrouve toujours le système économique traditionnel de concepts et d’idées, l’idéologie qui s’harmonise avec le monde réel ; alors cette idéologie s’enfonce de plus en plus solidement et se fait de plus en plus indiscutable.




Mais, voici que le monde se transforme ; de par le travail humain même, la société est toujours modifiée, reçoit toujours de nouvelles formes ; de nouvelles impressions, de nouvelles expériences pénètrent dans l’esprit et ne se conforment pas à l’ancienne image du monde. Voici que l’esprit commence à construire à l’aide de fragments de l’ancienne propriété mêlées à de nouvelles acquisitions.




NOUVELLES EXPERIENCES ET NOUVEAUX CONCEPTS




D’anciens concepts se transforment ou sont autrement définis, de nouveaux concepts se forment, des préjugés se modifient, de nouvelles conceptions, convictions se fixent ; un nouveau monde naît, plus ou moins rapidement, des fragments de l’ancien, qui s’adapte plus ou moins, et de la nouvelle expérience. C’est un tel processus qui s’effectue dans l’évolution des sciences naturelles et c’est pourquoi l’image que nous nous faisons de la nature, se renouvelle et se transforme toujours.




Mais il y a cependant une différence, et la voici : ici, l’évolution, le développement n’a pas lieu parce que le monde lui-même s’est transformé, mais simplement parce que notre expérience du monde se transforme sans cesse, de par l’exploration de la nature de plus en plus poussée et détaillée. En outre, ce processus évolutif se développe plus tranquillement, plus consciemment et plus objectivement, parce qu’il se situe en dehors de la lutte sociale, en dehors des passions, en dehors de la vie miséreuse des masses, parce qu’il n’est pas l’affaire des masses, mais l’objet d’étude d’une petite caste.




QUAND LES PENSEES SE REVOLUTIONNENT


Mais la société agit sur tous, c’est le monde véritable pour la majorité des hommes ; elle impose ses influences par une violence formidable à tous, car leur vie en dépend. Sur la société, c’est-à-dire, sur sa propre vie, chacun doit se faire des idées ; elles croissent spontanément, inconsciemment chez l’individu, quelquefois comme science objective, mais plus souvent sous forme d’images subjectives. Et la société, étant constamment en changement, le milieu actuellement se transforme avec une intense rapidité et il entraîne même les cerveaux les plus inertes et les plus obstinés.




Dans la lutte interne, dans la bataille acharnée ou dans la tranquillité de la recherche intellectuelle, les pensées se révolutionnent, souvent, subitement, comme ensorcelées, quand les influences extérieures sont très fortes, souvent, cependant, lentement et d’une façon à peine perceptible. C’est dans ce processus de transformation permanente que s’effectue l’adaptation de la conscience à l’existence sociale.




LA NOUVELLE CONSCIENCE




Donc, si Marx nous dit que l’existence sociale détermine la conscience, cela ne signifie pas que les idées actuelles sont déterminées par la société actuelle. La réalité sociale actuelle est un élément, le monde des idées formé de la réalité précédente est un autre élément ; de ces deux éléments se forme la nouvelle conscience.




Le premier compose le facteur matériel, l’effet du monde matériel, le deuxième est le facteur spirituel, la possession des idées et images déjà existantes. C’est pour cela que les savants bourgeois, jugeant d’après l’aspect extérieur, pensent prouver ainsi la fausseté du matérialisme historique : ce n’est pas seulement la réalité matérielle qui détermine la pensée, mais les facteurs spirituelles sont aussi importants.




En pensant ainsi, ils ne portent pas leur attention sur le fait que le monde actuel n’inscrit pas son image sur une feuille de papier blanc, mais que l’image abstraite de l’effet de tous les états précédents s’est fixée dans le contenu de la conscience : la conscience est déterminée par la somme des réalités passées et actuelles. Le concept bourgeois du contenu spirituel de la conscience part en quelque sorte d’une donnée, dont on n’a pas besoin d’indiquer l’origine plus en détail, de quelque chose qui a sa source dans la « nature » de l’esprit ou dans l’existence d’un être spirituel en dehors de l’homme.




La conception marxiste part de la conviction, que le contenu de la conscience doit s’être formé à partir d’un effet, d’une influence du monde réel, et il en cherche l’origine dans les conditions de vie passées des hommes. Et il n’en est pas seulement ainsi pour la conscience ; aussi pour les autres qualités de l’esprit, dans les inclinaisons et les impulsions, dans les instincts et les coutumes, qui se cachent dans les profondeurs de l’inconscient et qui apparaissent comme une mystérieuse nature humaine innée, se manifestent les impressions héritées pendant des milliers d’années depuis les temps les plus reculés.




L'ANCIEN EST TOUJOURS LA




Cette relation entre l’esprit et la société fait comprendre les causes, qui, ainsi qu’on le dit le plus souvent, empêchent et ralentissent le processus de la révolution sociale. En disant ceci, nous n’avons pas seulement en vue le fait subjectif, que ce processus s’effectue plus lentement que ne le désirent ou le pensent les révolutionnaires éminents, mais aussi le fait objectif que la réalité actuelle détermine et régit tellement peu l’esprit de la majorité des hommes.




C’est pourquoi nous parlons de la puissance de la tradition comme de la grande force qui empêche tout progrès. En observant le milieu actuel, ses luttes de classes, ses croyances, son idéologie, on rencontre toujours cette force gigantesque, et, sans elle, aucune explication n’est possible. En agissant ainsi, nous ne sortons cependant pas du marxisme, car chaque tradition elle-même est une réalité concrète, un morceau de la réalité, vivant dans les têtes humaines et déterminant leurs actes, agissant fortement sur autrui et ayant ainsi une grande influence sur les événements.




Ce qui en fait une tradition, ce qui est sa nature propre par opposition aux autres phénomènes spirituels, c’est le fait qu’elle est une réalité de nature purement spirituelle, dont les racines matérielles se trouvent dans le passé, une réalité qui ne vit que par le passé et qui ne trouve plus d’aliment dans le monde nouveau.




Comme exemples, citons deux idéologies puissantes, qui règnent le plus fortement sur les esprits des ouvriers et les retiennent hors du socialisme : la religion et le nationalisme. Comment la religion est née du mode de production primitif et petit-bourgeois, comment, pendant sa croissance, elle a constamment changé de forme et d’aspect, comment elle a été l’expression d’organisations sociales, qui ont depuis ce temps perdu toujours plus leur base sociale, tout ceci a déjà été expliqué dans de nombreux ouvrages et articles.




L’idéologie nationaliste se distingue de l’autre en ce qu’elle a ses racines dans le capitalisme et est pour la bourgeoisie une réalité vivante, donc une tradition encore plus jeune et plus fraîche, qui par cela même peut agir encore plus fortement sur les ouvriers.




Il peut paraître étrange, qu’une idéologie puisse encore se maintenir aussi longtemps après que la base qui la nourrie, son fondement, la réalité qui l’a créée a disparu depuis longtemps. Cependant il en est de même pour ceci que pour tout le spirituel chez l’homme ; non seulement elle continue d’exister avec une vie propre, comme la mémoire reste après l’impression et chaque image spirituelle après une série d’impressions ; mais aussi elle se renforce énormément de par l’influence spirituelle réciproque entre les hommes.




De même que dans le cerveau les centres des organes des sens ne sont pas seulement touchés par les excitations extérieures mais aussi sont liés entre eux par des milliers de manières, s’influent mutuellement et créent ainsi une vie spirituelle de liaisons de pensée, qui s’effectue, en grande partie indépendamment des effets du monde extérieur – de même, dans la société, ce qui s’est formé un jour comme idées dans les cerveaux humains, agit comme une nouvelle force sur d’autres hommes.




Le monde extérieur, qui influe sur nos esprits, ne consiste pas seulement des faits multiples de la vie et du milieu, mais aussi de tout ce que les autres nous ont dit, comme précipités de leurs expériences, et de ce qu’ils – ou d’autres générations – ont mis dans les livres. Comme le son d’abord subtil d’une corde ne résonne pleinement que grâce à la caisse de résonance, ainsi l’instruction des faits résonne sur nous comme un accord parfait du monde qui nous entoure.




Les nouvelles idées, en harmonie avec la nouvelle réalité, sont propagées par ceux en qui elles sont nées, qui les premiers les ont entendues indistinctement et en ont distingué le nouveau ton ; leur forte résonance a réveillé les esprits plus jeunes et plus inertes, leur propagation les a réunies à l’influence directe de la vie et de l’expérience, et a conduit à une compréhension plus rapide de leur essence. De la même manière, l’ancienne idéologie se renforce par la même force et reste vivante ; par l’influence spirituelle des vieux aux jeunes, des anciens écrits sur la nouvelle génération l’ancienne vie des idées continue à résonner pendant un certain temps, même quand sa première cause matérielle a cessé. Mais si ceci dure un peu trop longtemps, elle doit périr, étant devenue un son inharmonieux.




QUAND UNE NOUVELLE REALITE...




Quand une nouvelle réalité, jour après jour, imprimera ses impressions dans l’esprit, et les fera pénétrer avec force dans les cerveaux, l’ancienne idéologie cédera et, toujours plus, l’esprit devra abandonner les anciennes opinions et diriger ses idées suivant les besoins de la nouvelle société. Quelquefois ceci a lieu lentement, quelquefois, avec hésitations et seulement à moitié chemin, mais cependant arrive finalement.

Car la propagation de la nouvelle idéologie puise continuellement une nouvelle force dans la réalité de la vie.




C’est ici que la rapidité du processus de révolution sociale joue un grand rôle. Dans les temps passés, alors que ce processus se développait lentement, les formes de pensée engendrées par la société se pétrifiaient en des dogmes rouillés. A des époques de transformations rapides, l’esprit est entraîné, il se fait plus souple et plus rapide, et se débarrasse des anciennes idées beaucoup plus rapidement. Les décades passées, pendant lesquelles le capitalisme et le prolétariat devaient mûrir jusqu’au plus haut degré d’évolution, ont apporté une stagnation ou un ralentissement dans le processus de révolution politique.




Dans cette période apparut un ralentissement du processus d’évolution spirituelle, surtout par opposition à la création rapide d’idées progressives pendant la période qui a précédé la révolution bourgeoise.




Les suites de cet état de choses furent, après la magnifique conception du marxisme, la rechute : les doutes révisionnistes, la naissance de la critique bourgeoise, dans une partie des milieux avancés, l’acceptation de dogmes rigides. Mais voici que commence une nouvelle période révolutionnaire ; et, sans doute, elle apportera également une révolution rapide des esprits, un fort renouvellement des idées, une gigantesque révolution intellectuelle.

mardi 17 novembre 2009

Grève de l'éducation nationale le 24 novembre

Mardi 17 novembre 2009
Le 24 novembre : Grève de l'éducation nationale
TEXTE EDITE

Par
Sauvons l'Ecole
Grève de l'éducation nationale le 24 novembre


On ne peut pas dire que le gouvernement n’avait pas prévenu : 1 fonctionnaire sur 2 ne serait pas remplacé. Et les ministres appliquent, année après année, sans discontinuer et sans douter.
Depuis 2008, ce sont 24 700 emplois qui ont été supprimés dans l’éducation.


Globalement, le budget de l’enseignement scolaire stagne avec une hausse de seulement 0,4 % . Autrement dit, son poids dans le PIB diminuera de nouveau l’an prochain puisque le gouvernement prévoit 0,75 % de croissance.
Drôle de façon de préparer la marche vers une « économie de la connaissance ».


Concrètement, concernant le premier degré, le ministère affiche en positif : plus 2 182 postes pour 5 766 élèves supplémentaires dans le premier degré selon la prévision du ministère. Une annonce que vient contredire l’expérience des trois dernières années. Les créations prévues n’ont jamais été traduites dans les faits. Ainsi l’an dernier, sur le plafond de postes annoncés pour le premier degré, 1232 n’ont pas été consommés. De plus, la disparition des 9182 stagiaires annule dans les faits les créations car chacun apporte un quart de service d’enseignement via les décharges de direction, les remplacements des stages de formation continue.


La contrepartie des suppressions devait, dans les discours, être la revalorisation des enseignants… Les premières mesures annoncées par Luc Chatel laissent perplexes. Les nouveaux recrutés au niveau master débuteraient avec une majoration de 100 euros… somme obtenue aujourd’hui au bout de trois mois avec le 1er changement d’échelon.
Pour le reste, c’est un marché de dupes car la « redistribution » très partielle à quelques uns n’est pas l’augmentation des salaires qui devrait être acquise à tous pour compenser la baise du pouvoir d’achat. Suppression de postes, individualisation des carrières, l’investissement dans le service public d’éducation n’est décidément pas la préoccupation de l’actuel gouvernement et il y a lieu de s’en inquiéter pour l’avenir.


Les enseignants ne sont pas les seuls à s’alarmer. Les parents d’élèves interrogés par BVA pour la PEEP fin septembre disent clairement leurs désaccords face aux réformes mises en œuvre. A la question sur l’intérêt des réformes pour les élèves : 51% des parents répondent par la négative quand seulement 34 % sont satisfaits. Quand l’institut de sondage les interroge sur les raisons de leur mécontentement la suppression de postes vient en premier, puis la mauvaise qualité de l’enseignement et les classes surchargées. Un trio de réponses qui ne fait pas grand cas des théories sur l’efficience et la modernisation de l’école dont on rebat les oreilles de chacun. Les parents ne sont pas les seuls à être perplexes face aux orientations de l’école. Après la note des inspecteurs généraux sur le même sujet, il est croustillant de lire le rapporteur d’un groupe de travail UMP, Xavier Breton, qui pointe l’ambiguïté des objectifs des évaluations CE1 et CM2.


Alors que ce gouvernement semble ne pas connaître le doute,
le SNUipp et la FSU estiment la grève nécessaire.


Le projet du budget fait état d’une baisse sans précédent de plus de 50 % des crédits pédagogiques dans le premier degré public : ils passeraient de 12,3 M d’euros en 2009 à 5,9 M d’euros en 2010. Pour la maternelle et l’élémentaire, cela signifie moins de financements pour « des activités complémentaires à l’enseignement et des partenariats dans les domaines artistique, littéraire, culturel et scientifique » ou pour l’éducation à la santé, celle à la sécurité, celle l’environnement….

Moins de moyens aussi pour les « besoins éducatifs particuliers. »

Ces crédits concernent les élèves en situation de handicap, scolarisés en CLIS, mais aussi 44766 élèves : primo arrivants (Clin), élèves malades, ou bénéficiant d’un enseignement à l’extérieur de l’école (enfants du voyage…). 25 Millions d’euros seraient également prévus pour les bourses à l’intention d’étudiants inscrits en M2 préparant les concours d’enseignants. Or, cette année une très large majorité sont inscrits en M1. Alors que rien n’est prévu pour l’heure, ces aides pourraient être redistribuées au profit des M1. 100 Millions d’euros seraient attribués au dispositif d’accompagnement des stagiaires pour rétribuer les stages en responsabilité.


Depuis 10 ans, le cumul annuel des baisses d’impôts (bouclier, TVA restauration, niches fiscales, etc.…) représente 100 milliards d’€, soit quasiment le déficit budgétaire annoncé pour 2010.


Nous ne pouvons nous contenter de cette politique qui tend à organiser l’excellence pour quelques uns et abandonner la plus grande partie de la population à des conditions dégradées des services publics et des acquis sociaux (éducation, santé, retraites, Poste, etc.…)
source: canempechepasnicolas.

Pour Mumia, le 9 décembre, à Paris !

Mardi 17 novembre 2009
Pour Mumia, le 9 décembre, à Paris !


A l'occasion du 28ème anniversaire
de
l'arrestation de Mumia,

MERCREDI 9 DECEMBRE 2009

Rassemblement à 18h
face au Consulat des Etats-Unis
Paris - Place de La Concorde -
Angle Rivoli / Jardin des Tuileries

Une délégation se rendra à l'Ambassade des Etats-Unis pour y déposer des milliers de lettres-pétitions à l'adresse de Barack Obama.

Nous invitons les villes d'Ile de France qui ont élevé Mumia au rang de Citoyen d'Honneur à participer à cette délégation (élus & écharpes sont attendus).

Merci de faire remonter les lettres-pétitions en votre possession à
MRAP solidarité MUMIA -
43 Bd de Magenta 75010 Paris.

Pour celles et ceux qui ne pourront se rendre au rassemblement (nos amis de Province notamment) nous les convions à
envoyer un e-mail à
l'Ambassade des Etats-Unis
dans la journée du 9 décembre:
webmaster@amb-usa.fr ...

N'oubliez pas de mettre la lettre-pétition Obama en pièce jointe avec vos coordonnées afin d'être identifié.

Merci de faire suivre ce message à vos réseaux.

Rendez-vous le 9 décembre !

Pour le Collectif Unitaire National
de soutien à Mumia Abu-Jamal,
(80 organisations françaises)
source canempechepasnicolas.

PROPRIETE PUBLIQUE ET PROPRIETE COMMUNE SELON ANTON PANNEKOEK

Michel Peyret

14 novembre 2009







PROPRIETE PUBLIQUE ET PROPRIETE COMMUNE

SELON ANTON PANNEKOEK




Selon l'encyclopédie Wikipédédia , « Anton Pannekoek est un militant de l'aile gauche de la IIe Internationale, ses positions le rapprochent de Rosa Luxemburg. Son courant de pensée a été appelé « Gauche germano-hollandaise ».

« Opposant résolu à la Première Guerre mondiale, il rejoint dès 1919 la IIIe Internationale, dont il est exclu en 1921 en raison de ses positions de « communiste de gauche », et de son opposition à l'autoritarisme de Lénine.Conseilliste, il rejette le stalinisme dès son apparition, comprenant d'emblée que ce courant n'a plus de rapport avec le marxisme. Il considère le régime de l'URSS non comme étant une forme de socialisme, même déformée, mais un capitalisme d'État.

« Il estime, comme Karl Marx et Rosa Luxemburg, que le communisme ne peut résulter que d'un processus révolutionnaire, aboutissant à un accroissement considérable de la démocratie et à la collectivisation des moyens de production.

« En 1938 il publie Lénine comme philosophe sous le nom de John Harper. Pendant la Seconde Guerre mondiale il rédige son ouvrage majeur, Les Conseils ouvriers, publié en 1946 en deux parties sous le pseudonyme de P. Aartsz.

« En 1944 alors qu'il rédige cet ouvrage, la plus grande partie de ses archives brûle lors de la bataille d'Arnhem. Pannekoek restera fidèle à ses convictions et correspondra par exemple avec Cornelius Castoriadis[2]. Son autobiographie Souvenirs est parue 22 ans plus tard au Pays-Bas.

« Il a fondé au sein de l'université d'Amsterdam un institut d'astronomie, qui porte aujourd'hui son nom. Il a reçu en 1951 la médaille d'or de la Royal Astronomical Society ."

dimanche 15 novembre 2009

pour une CGT de lutte de classe et de masse.

Marseille le 13 Novembre 2009
Les signataires de la présente contribution l’inscrivent dans le cadre de la réflexion du 49ème congrès de
la CGT.
Nous tenons à réaffirmer le fait que nous voulons d’une CGT de lutte de classe et de masse. C’est pourquoi
nous sommes pour l’abolition du salariat, pour la solidarité des exploités et leur émancipation.
Nous ne partageons pas non plus une grande partie des orientations proposées par le document préparatoire
qui laisse une trop grande place à la négociation et ne met pas au cœur de la construction d’un
rapport de force la question des luttes. Nous en avons vu l’exemple avec les quelques journées d’actions
éparses et démobilisatrices du 1er semestre 2009. Le document laisse à penser que cette stratégie a
permis de nombreuses avancées et d’infléchir la politique du gouvernement. Le moins que l’on puisse dire,
c’est que nous ne partageons pas ces observations. A titre d’exemple, nous sommes passés à Marseille
de 300 000 manifestants en avril à 3000 en juin. Quelle est la responsabilité de la stratégie dans cette
démobilisation ?
En effet, l’explication de la crise montre une analyse de la société qui n’est pas la nôtre. La crise est la
conséquence du système capitaliste lui-même. Ce n’est en aucun cas une dérive comme laisse à penser
le document.
La conséquence de cette analyse est une orientation de cogestion. La proposition d’intervenir dans les
Conseils d’Administration est symptomatique. Notre présence dans ces instances ne peut être utile que
pour la prise d’information et pour porter la parole des salariés. En aucun cas nous n’avons à négocier les
licenciements et autres plans sociaux.
De même, la proposition d’un Nouveau Statut du Travail Salarié ne nous convient pas. Il faut rejeter
l’illusion d’une régulation par un NSTS qui serait, de fait, un abandon de toute forme de lutte collective
contre les licenciements (individualisation des situations et des droits).
La notion de développement humain durable est caractéristique d’une volonté d’aménagement du système
en place (le capitalisme) qui passerait par de « profondes transformations sociales, économiques et
environnementales ». Il ne s’agit pas, dans le document d’orientation, de combattre le système en place
mais simplement de l’améliorer. Au contraire, nous pensons qu’il existe des contradictions insurmontables
dans ce système. De ce fait, la solution n’est pas de le réformer mais de le dépasser.
Nous regrettons l’absence dans le document d’une dénonciation de la RGPP (Révision Générale des Politiques
Publiques) en tant que privatisation des missions de l’État. Il nous semble impossible de construire
une convergence des luttes pour la défense de l’ensemble des services publics sans prendre en compte
cette attaque globale et cohérente que représente la RGPP.
C’est un texte de renoncement et de recul alors que la situation objective porte les travailleurs à la radicalité.
Pour finir, nous rappelons des revendications qui, sans être une liste exhaustive, nous semblent être une
base minimum sur laquelle nous devons créer le rapport de force par des luttes à la base que les structures
de la CGT doivent impulser et coordonner dans une optique de convergence.
- Retraite à 55 ans et 50 ans pour les travaux pénibles.
- Réduction du temps de travail.
- Arrêt de tous les licenciements.
- Lutte contre tous les contrats précaires.
- Régularisation de tous les sans-papiers.
- Revenu minimum de 2000€ brut pour tous.
- Un service public sorti et maintenu hors du marché et étendu à l’ensemble des besoins de la population.
- Pour une Sécurité Sociale selon les principes d’unicité, d’uniformité et d’universalité, qu'a chacun
cotise en fonction de ses moyens et reçoive selon ses besoins.
Nous invitons les camarades de toutes les structures à discuter de cette contribution et à en de venir
signataires si ils en partagent l’orientation.
CGT Hopital Nord Marseille - CGT Saint Louis Sucre Marseille - CGT PMA - CGT SFR Marseille - des militants
du comité chômeur et précaire des quartiers nord de Marseille - des militants de la CGT action sociale
Marseille - des militants de la CGT Hopital La Timone