samedi 24 octobre 2009

*LE DAUPHIN JEAN PRIé D’ATTENDRE**; MAIS LE PEUPLE, LUI, PERD PATIENCE!

Pôle position/ Le PRCF commente l'actualité. 23 octobre 2009, Lens.

*LE DAUPHIN JEAN PRIé D’ATTENDRE**; MAIS LE PEUPLE, LUI, PERD PATIENCE!


Risée des médias du monde entier pour son népotisme compulsif, Sa Majesté Sarko 1er a prié Mgr le Dauphin de bien vouloir attendre un peu pour réaliser ses fringantes ambitions politico-financières : le quartier de la défense est le plus grand quartier d’affaires d’Europe ; : Bling Bling !
Avec une morgue digne de son géniteur, le "prince Jean", glorieusement parvenu en deuxième année de Droit à 23 ans, a expliqué qu'il voulait bien surseoir à certains de ses projets en attendant que l'opinion, travaillée par les gazettes royales, mûrisse ...

L'épisode en dit long cependant sur ce qu'est devenue la Franceurope" en pleine décomposition idéologique. Un chef de l'exécutif qui décide de tout, qui ignore tout de la séparation des pouvoirs, qui nomme les présidents de l'audiovisuel, qui tance les journalistes
pourtant à sa botte, qui sermonne la justice, qui se porte partie civile dans un procès politique alors qu'il est lui-même protégé contre toute poursuite, qui prononce de véritables discours du trône devant un parlement UMPS au garde-à-vous, qui viole la souveraineté du peuple et
de la nation en faisant adopter par un parlement aux ordres une constitution supranationale bis (rebaptisée traité de Lisbonne), qui dépèce jour après jour, sur l'ordre du MEDEF et de Bruxelles, les conquêtes sociales de la Libération et du Front populaire, qui ne sait
plus quoi faire pour multiplier les cadeaux aux riches et aux gros patrons, ses commanditaires, pendant qu'il casse les services publics, qu'il "france-telecomise" partout les relations de travail (c'est bien parti à la poste, dans l'Education, au Pôle Emploi, chez Renault, etc.), qu'il
ferme les yeux sur la désindustrialisation massive du pays et l'agonie de l'agriculture familiale, qu'il annonce (en violation de la Constitution) l'anglicisation progressive de l'enseignement en lycée et en fac, qu'il piétine la loi laïque de 1905 en reconnaissant les prétendus diplômes délivrés par l'Université catholique...

Et pendant qu'à nouveau la Bourse et les "commissions" bancaires décollent verticalement, le bon roi Nicolas sucre 60 000 emplois publics par an, 18 000 emplois industriels sont détruits CHAQUE MOIS, 25 000 travailleurs sans-papiers sont mensuellement expulsés ; et l'Etat policier sarkozyste procède chaque année à 570 000 gardes à vue, des flics en rangers et tenue de combat patrouillant dans les rues pour contrôler et surtout, pour INTIMIDER les HONNETES gens.

On n'en est que plus irrité par la* mollesse de l'opposition officielle*: mais après tout, comment le PS de D.S.K., directeur de ce FMI qui force les pays pauvres du monde entier à "réduire leur train de vie", et celui de Mme Aubry, qui -comme Sarko, milite pour
l'euro-dissolution de la France-, pourraient-ils résister sérieusement au prince-président, dont ces eurocrates "de gauche" partagent les orientations stratégiques ?
Rassurons-nous cependant: il y a peu de chances que le prince Jean s'enterre : Mme Lagarde n'a-t-elle pas déclaré lors du discours où elle présentait le "bouclier fiscal" au parlement, que les dynasties sont aux familles ce que le développement durable est à la planète?

On suggère même à l'hyper-monarque, pour faire des économies par ces temps de dette publique accrue (dame, il faut bien que l'Etat rembourse aux banques l'argent qu'il leur a prêté!), de supprimer le parlement, -fort coûteux pour une chambre d'enregistrement-, le conseil constitutionnel, qui valide à la chaîne les directives européennes et les lois scélérates comme HADOPI, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (qui ferme les yeux sur l'anglophonisation galopante, mais néanmoins ILLEGALE, de nos chaînes publiques) et quelques autres "machins" aussi budgétivores qu'indifférents aux souffrances du peuple.

On suggère en revanche au chef de l'exécutif d'augmenter les imposantes, mais efficaces subventions d'Etat aux états-majors syndicaux et aux partis de la gauche établie; sans appeler le peuple à descendre dans la rue massivement, ceux-ci assistent benoîtement à l'équarrissage
de la nation indépendante, au dépeçage euro-balladurien de la République anciennement "une et indivisible", à la mort du "produire en France" industriel et agricole, à l'asphyxie de l'Education nationale, au tronçonnage de l'assurance maladie et de l'hôpital public, à la
privatisation galopante d'EDF (désormais confiée au patron de Véolia!), à la mise à mort annoncée des retraites par répartition; il est important pour la paix sociale que l'Etat sarkozyste, succursale de Bruxelles, puisse compter sur la bénignité de Monsieur Thibault,
l'ex-communiste qui nous explique inlassablement, comme le lui ont enseigné ses bons maîtres de la CES et de la CFDT, que "la CGT n'a pas vocation à bloquer le pays" et que "la grève générale ne se décrète pas" (non, elle se... combat! car les états-majors syndicaux consacrent plus de temps à la décrier qu'à construire le tous ensemble).

Mais notre peuple perd patience: des millions de gens peinent à assurer leurs besoins élémentaires, les prétendues "couches moyennes" se rappellent de plus en plus qu'elles appartiennent en réalité au monde du travail, les petits paysans trahis par la FNSEA se rebellent contre l'Europe, la jeunesse matraquée et vendue par l'UNEF-PS n'a pas dit son
dernier mot, les syndicalistes qui ont hué Thibault à la manif pour l'industrie du 22 octobre, cachent de moins en moins leur colère contre des directions nationales euro-aseptisées.
Bref, tous les ingrédients d'un 89 seraient déjà là pour que les Sans-Culotte d'aujourd'hui aillent chercher à Neuilly ou à l'EPAD, pour les ramener à Nanterre, le "boulanger", la "boulangère" et l'impatient "mitron" s'il y avait dans ce pays un vrai parti communiste
d'avant-garde, appelant à délégitimer ce régime indigne, à sortir la France du broyeur européen, à reconstruire une République digne de ce nom en marche vers le socialisme.

C'est pourquoi il faut s’appuyer les efforts du PRCF pour reconstruire un outil communiste lié aux luttes, soutenir les syndicalistes de classe, construire l'unité d'action des communistes (et d'abord, en participant à la manif du 7 novembre 2009 devant le métro Stalingrad), bâtir la Convergence nationale des républicains autour des principes toujours actuels du CNR, appeler la classe ouvrière et la jeunesse, alliés aux paysans et à tous ceux qui vivent ou voudraient
vivre de leur TRAVAIL, bref, tous ceux qui ne sont pas des FILS A BOCSA ou des TUEURS d'EMPLOIS (des "job killers" comme ils se nomment entre eux!) à s'unir en se souvenant, dans un esprit pacifique et démocratique, de notre première constitution républicaine, dite "de l'An II", qui stipule: "/quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs/".

/* "1989 !",*/ clame l'ensemble des forces anticommunistes et
contre-révolutionnaires, s'apprêtant à commémorer l'implosion sous
influence de la RDA le 9 novembre 89. */"/*/(19)/*/17" et "(17)89"!
/*répondront tôt ou tard ensemble les ouvriers conscients et les
citoyens qu'indigne le pourrissant et dangereux régime bananier actuel.

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