samedi 31 octobre 2009

ACCUSONS LES CRIMES INCALCULABLES DU COLONIALISME ET DE L’IMPERIALISME CAPITALISTE !

SOYONS FIERS DE NOTRE IDENTITE ET DEFENDONS LA AVEC HONNEUR !

ACCUSONS LES CRIMES INCALCULABLES DU COLONIALISME ET DE L’IMPERIALISME CAPITALISTE !

Le 25 janvier 2006, sur proposition de la commission des questions politiques de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe dont le rapporteur était le démocrate chrétien (PPE/DC) suédois Göran Lindblad, un projet de résolution intitulé : Nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires a été adopté par la dite assemblée par 99 voix pour, 42 voix contre et 12 abstentions.

Cette résolution, marque une relance et une aggravation de la campagne de criminalisation du communisme entreprise par les forces politiques les plus réactionnaires représentant les intérêts du capital monopoliste qui domine les pays d’Europe. Et bien que le projet de recommandation qui accompagnait la résolution ait été rejeté faute d’avoir recueilli la majorité des deux tiers, ce vote de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe constitue un pas significatif de la volonté des milieux réactionnaires de diaboliser le communisme afin de l’isoler pour pouvoir organiser la chasse aux sorcières, frapper les militants communistes, et à travers cette répression affaiblir le mouvement ouvrier révolutionnaire dans son ensemble. C’est pourquoi les communistes, les militants ouvriers, les démocrates et les progressistes doivent prendre la mesure de cet évènement grave et préparer une riposte à la hauteur de l’attaque.

La résolution 1481 du 25 janvier constitue une condamnation générale des régimes communistes dans leur essence même.

Depuis les premiers jours de la Révolution bolchévique d’Octobre 1917, la propagande bourgeoise a colporté toutes sortes de récits sur les « crimes abominables du communisme ». Contre cette propagande, dans les démocraties bourgeoises, les communistes et les témoins honnêtes de la réalité soviétique (parmi lesquels d’éminents intellectuels du monde entier) ont pu répondre aux mensonges et aux calomnies et remettre leurs auteurs à leur place. De la même façon les attaques idéologiques contre le marxisme-léninisme n’ont jamais cessé, et les communistes leur ont répondu en propageant dans les masses travailleuses la nécessité de leur doctrine et en la mettant en application. Certes, la bourgeoisie ne leur a jamais facilité la tâche et a toujours multiplié les obstacles. Mais seuls les régimes fascistes ou fascisants ont interdit ou limité le droit des communistes à défendre l’URSS et le camp socialiste, a affirmer et propager leurs convictions idéologiques et à développer leur pratique militante révolutionnaire.

Certes, diront certains aveugles, on n’en est pas encore là.

Pas encore certes. Mais…

La résolution votée par l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe marque un pas décisif dans une direction anti-démocratique réactionnaire, ouvrant la voie à la fascisation.

C’est en effet la première fois que, dans le cadre de l’institution européenne, les prétendus « crimes » des pays communistes et la théorie marxiste léniniste sont associés dans une même condamnation politique globale présentée ouvertement comme une arme à utiliser contre les partis communistes qui ne s’y soumettraient pas. Qu’on en juge :

Article 2 : Les régimes communistes totalitaires (…) ont été marqués sans exception par des violations massives des droits de l’homme. Ces violations (…) incluaient les assassinats et les exécutions (...), les décès dans les camps de concentration, la mort par la fin, les déportations, la torture, le travail forcé et d’autres formes de terreur physique collective.

Article 3 : Les crimes ont été justifiés au nom de la théorie de la lutte des classes et du principe de la dictature du prolétariat.

La traduction logique de ces deux extraits est évidente : La théorie de la lutte des classes et le principe de la dictature du prolétariat conduit nécessairement (« sans exception ») les « régimes communistes totalitaires » à « légitimer l’élimination des catégorie de personnes considérées comme nuisibles à la construction d’une société nouvelle… ».

La condamnation est donc claire : marxisme-léninisme = crimes, communistes marxistes-léninistes = criminels en puissance.

La résolution 1481 est un appel ouvert à interdire les partis marxistes léninistes.

La seule concession de la résolution envers le « communisme » concerne uniquement les renégats du communisme, les partis révisionnistes euro-« communistes » qui ont abandonné depuis longtemps le marxisme-léninisme. Ceux-là ont droit à un satisfecit :

Article 4 : « L’Assemblée reconnaît que malgré les crimes des régimes communistes totalitaires, certains partis communistes européens ont travaillé à la réalisation de la démocratie ».

En revanche, concernant les partis communistes qui fondent leur politique sur le marxisme-léninisme, la menace est directe :

Article 6 : « Les partis communistes sont légaux et encore actifs dans certains pays alors qu’ils n’ont parfois même pas pris leurs distances par rapport aux crimes commis dans le passé par les régimes communistes totalitaires ».

Peut-on être plus clair pour appeler à interdire l’activité légale de ces partis ?

Dans certains pays, la droite fascisante s’engouffre dans la brèche ouverte à Strasbourg. Ainsi, en Albanie, le chef de la délégation albanaise auprès du Conseil Européen, Aleksandër Biberaj, s’est empressé de proposer au bureau du parlement albanais un débat pour approuver la résolution européenne, comme prélude au lancement d’une campagne contre le mouvement communiste albanais (PTA et PCA en voie d’unification) dans le but de les interdire et de les réduire à la clandestinité. Et on peut s’attendre à d’autres attaques de ce type dans les ex pays socialistes où le peuple subit les conséquences désastreuses du rétablissement du capitalisme et de la dictature maffieuse des nouvelles bourgeoisies, et où les partis communistes ont résisté et gagnent jour après jour la confiance des masses. Et dans d’autres pays où la bourgeoisie a peur d’un développement du mouvement révolutionnaire des masses conduit par les communistes.

Une résolution dictée par la peur.

Le monde actuel soumis à l’exploitation et à l’oppression impérialiste est gros d’une guerre qui va opposer le camp impérialiste aux pays qu’il veut asservir pour en piller les richesses, où les rivalités des blocs impérialistes existants ou en voie de constitution vont s’exacerber et éclater, où les peuples des pays dominés et ceux des métropoles impérialistes vont être directement confrontés à leurs ennemis de classe et où, à mesure que les luttes vont se développer, les conditions objectives de la révolution vont mûrir.

Les bourgeoisies le savent. Comme elles savent que les partis communistes marxistes-léninistes vont s’opposer à ces guerres et à leurs conséquences, qu’ils vont renforcer leurs liens avec les masses et être toujours plus capables de les faire aller vers la révolution.

C’est la raison pour laquelle elles veulent prendre des mesures préventives en criminalisant les communistes dans l’espoir de les couper des travailleurs et du peuple, avant de les mettre hors-la-loi quand cela deviendra nécessaire.

Significative a été la volonté exprimée dans le projet de recommandation (non adopté, il est vrai, faute d’une majorité des 2/3) de développer dans chaque pays d’Europe une vaste campagne idéologique anti-communiste comprenant la révision des manuels scolaires, l’organisation d’une journée commémorative annuelle pour les victimes des régimes communistes, l’érection de monuments, etc…

Une telle volonté ne s’explique que par la peur que les bourgeoisies ont devant leur avenir qui est sombre, et qu’elles tentent de conjurer en s’efforçant de formater les nouvelles générations dans l’anti-communisme viscéral. Cet l’objectif est ouvertement affirmé dans l’article 7 de la résolution : « Le jugement moral et la condamnation des crimes commis jouent un rôle important dans l’éducation donnée aux jeunes générations. Une position claire de la communauté internationale sur ce passé pourrait leur servir de référence pour leur action future. »

De même, la conclusion de l’intervention du député français Jacques Legendre, lors du débat, est particulièrement éloquente :

« …Prenons garde. La crise sociale actuelle risque de provoquer ici et là des nostalgies, en particulier chez les jeunes, qui ignorent ce qui s’est passé avant. C’est simplement se protéger contre le recours à ces nostalgies que de dire haut et fort que le communisme du XXème siècle, les régimes communistes tyranniques, ont commis des crimes et que de tout cela, nous ne voulons plus ».

On ne peut parler plus clairement. « Un spectre hante l’Europe, le spectre du communisme », disait K. Marx au 19ème siècle. Deux siècles et demi plus tard, ce spectre fait toujours trembler les bourgeois !

Ne reculons pas face aux attaques anti-communistes !

Les communistes marxistes-léninistes doivent s’attendre dans chaque pays à subir des pressions de toute nature afin qu’ils renoncent à leur doctrine, à leurs objectifs révolutionnaires, à leur histoire, et fassent acte de repentir.

Connaissant les raisons, la nature et les objectifs de la nouvelle campagne de criminalisation du communisme engagée avec la résolution 1481, les communistes doivent donc construire une riposte appropriée.

D’abord, sur le plan idéologique et politique, nous devons défendre et maintenir avec fermeté les principes théoriques qui fondent notre stratégie et notre tactique. Pour les résumer : développement de la lutte des classes jusqu’au renversement du pouvoir de la bourgeoisie, destruction de l’appareil d’Etat bourgeois, installation du pouvoir populaire fondé sur la dictature du prolétariat dont le but est de construire la nouvelle société socialiste. Dans notre propagande, sans nier que les Etats socialistes aient réprimé ceux qui se sont opposés à la société socialiste par des moyens illégaux ( tout Etat est la dictature d’une classe sur une autre), et sans nier non plus que dans certaines circonstances (indépendantes de la volonté des communistes) des fautes aient été commises dans l’exercice de cette répression, nous avons tous les arguments pour montrer que la dictature du prolétariat est une dictature sur une petite minorité d’anciens exploiteurs et leurs agents politiques, et une démocratie réelle pour l’immense majorité, celle du peuple travailleur.

De même, nous disposons d’une multitude d’arguments pour démontrer que l’Etat bourgeois, même sous la forme d’une république « démocratique », n’est en réalité qu’une dictature camouflée d’une minorité d’exploiteurs sur l’immense majorité que sont les masses populaires.

Enfin, l’Histoire fournit quantité d’exemples pour montrer que ceux qui nous accusent de « crimes » sont ceux-là mêmes qui ont recouru, recourent et recourront encore à la violence contre la volonté démocratique des peuples, et n’ont jamais hésité, quand leurs intérêts financiers sont en cause, d’écraser massivement sous leurs bombes des populations civiles.

Notre réponse à l’offensive idéologique et politique visant à criminaliser le communisme, c’est la contre-attaque.

Pour se construire et se développer, dès ses débuts jusqu’à son stade ultime, l’impérialisme, le capitalisme a fait couler et continue à faire couler des fleuves de sang humain sur l’ensemble de la planète.

Les massacres ont commencé avec la conquête de l’Amérique à partir du 16ème siècle et n’ont pas cessé depuis, en passant par le génocide des Indiens d’Amérique du Nord sur lequel s’est construite la belle démocratie yankee, la traite et l’esclavage des noirs d’Afrique, les tueries barbares qui ont accompagné les conquêtes coloniales de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Asie qui ont permis aux puissances capitalistes européennes de développer leur industrie et leurs marchés en opprimant et en exploitant un immense empire, les boucheries des guerres mondiales inter-impérialistes au XXème siècle, l’intervention contre la Révolution russe d’Octobre, l’agression fasciste hitlérienne contre l’URSS avec la bénédiction des « démocraties » occidentales, Hiroshima et Nagazaki, les guerres faites aux nations et aux peuples qui ont réclamé leur indépendance nationale en Afrique et en Asie, les coups d’Etat et les assassinats de masse de communistes et de progressistes comme en Indonésie et au Chili, les agressions militaires et les occupations de l’Afghanistan, de l’Irak, les centaines de milliers de victimes de l’embargo contre l’Irak, le génocide des Tutsis au Rwanda…

Il est impossible de clore la liste des crimes perpétrés par les régimes capitalistes sous des gouvernements fascistes, ou républicains de droite, du centre ou de gauche.

Et c’est par centaines de millions qu’il faut compter les victimes de ce système.

Alors, camarades communistes, il nous faut répondre à ces politiciens de la droite européenne qui prétendent condamner sans procès le communisme, et les inviter à comparaître devant un tribunal des peuples pour qu’ils viennent rendre des comptes sur les crimes incalculables commis par les régimes capitalistes assassins dont ils sont les avocats.

L’histoire témoigne contre eux. Nous devons les dénoncer devant nos peuples et devant l’opinion internationale. En même temps, la réalité actuelle témoigne des résultats catastrophiques provoqués, dans les anciens pays socialistes, par le retour au capitalisme et des reculs sociaux imposés par la mondialisation impérialiste aux travailleurs et aux peuples des pays capitalistes.

Face à la calomnie et aux pressions de la bourgeoisie, défendons les réalisations du socialisme et ACCUSONS LE CAPITALISME !

En 2007, nous commémorerons le 90ème anniversaire de la grande Révolution d’Octobre. Faisons de cette grande date l’occasion d’une grande manifestation internationale de défense du socialisme et du marxisme-léninisme et pourquoi pas d’un grand tribunal populaire international contre les crimes du capitalisme !

L’idée est lancée !

En France, dans les années 1930, les jeunes communistes chantaient dans les manifestations ces paroles :

Pour nous, il faut faire disparaître

Tous les bandits et assassins.

Le peuple doit régner en maître

En détruisant tous leurs desseins.

C’est toi peuple, toi qui travaille,

Qui produit tout et qui n’a rien.

Au chant de l’INTERNATIONALE,

Nous confisquerons tous leurs biens !



Marche donc, communiste,

Marche donc en avant,

Contre les fascistes

Le drapeau rouge au vent !

Sachons nous montrer dignes de ceux qui nous ont précédés dans le combat pour le communisme !

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