samedi 31 octobre 2009

7 NOVEMBRE METRO STALINGRAD A PARIS

7 NOVEMBRE METRO STALINGRAD A PARIS

Amis (es) et Camarades,

Nous sommes plus de 700 à avoir signé la pétition du 23 août et, ou l’appel des 60 partis ou mouvements communistes pour dire fermement NON à la criminalisation du communisme, NON à la chasse aux sorcières conduite par l’Union Européenne, dont tous les rouages sont au service de la dictature impitoyable du grand capital.

Les falsificateurs anti-soviétiques forcenés veulent prendre leur revanche sur Stalingrad. Au coeur d’une campagne médiatique sans précédent se trouve le rapport du libéral-fasciste Lindblad. Il déclare la guerre à la lutte des classes, aux nationalisations, à la revendication de l’égalité et à la justice sociale, qui servent dit-il, de couverture à la théorie de la dictature du prolétariat.

Dans le débat au conseil de l’Europe, le sénateur Pozzo di Borgo s’en est pris violemment à Lionel Jospin. On commence par les communistes… comme en d’autres temps. Il faut sortir de l’anti-communisme et reconstruire, autour de la classe ouvrière, l’union du peuple de France dans un nouveau conseil national de la Résistance.

Notre action contre les députés de la honte, héritiers des munichois et du pétainisme, dont Vincent Peillon (PS) et Bruno Gollnisch (FN), Catherine Trautmann (PS) et Alain Lamassoure (UMP), Françoise Castex (PS) et Françoise Grossetête (UMP), Hélène Flautre (écologie) et Stéphan le Foll (PS), a été très efficace. Ils sont sur la défensive et ont subi, le 23 août, un échec total en France. Il doit en être de même pour ceux qui préfèrent le 9 novembre pour une journée similaire, qui serait insultante pour la Nation.

Le front de lutte s’élargit puissamment. Notons que l’ARAC publie dans le Réveil un dossier accusateur pour le couple munichois Daladier-Chamberlain à propos du pacte. Le collectif Maquis de Corrèze avec sa lettre ouverte du 8 mai a reçu l’accord de députés communistes, socialistes, nouveau centre, UMP et d’Edith Cresson, ancien premier ministre.

AMPLIFIONS LA RIPOSTE DANS L’UNION, JAMAIS LA FRANCE NE TRAHIRA LES HEROS ET LES MARTYRS DE SA RESISTANCE, NI CEUX QUI TERRASSERENT L’HITLERISME.

À l’initiative du Pôle de renaissance communiste en France, des organisations communistes, des militants, des élus et des organisations du PCF, ainsi que des partis frères, ont pris la décision d’organiser un rassemblement,
Le 7 novembre, au métro Stalingrad, à 15 h, à Paris.

Le capitalisme mène l’humanité dans le mur ! Honneur à la Révolution d’Octobre, aux héros de Stalingrad et aux antifascistes.

Mobilisez vos camarades de travail et vos proches, rendez-vous le 7 novembre au métro Stalingrad.

L’avenir est plus que jamais au communisme.


Pierre Pranchère, responsable de la coordination de l’appel lancé du 23 août lancé par Léon Landini, Georges Hage, Jean-Pierre Hemmen, Pierre Pranchère, Georges Gastaud, Daniel Antonini, Vincent Flament.

Exprimons notre colère contre les banques, les spéculateurs et les patrons. DÉFENDONS ENSEMBLE nos intérêts communs…

Exprimons notre colère contre les banques, les spéculateurs et les patrons. DÉFENDONS ENSEMBLE nos intérêts communs…

« Ô frontaliers, ô frontaliers vos nostalgies Comme les cours d’eau vont vers la terre étrangère. La France ici finit ici naît l’Helvétie Un ciel ne change pas où les drapeaux changèrent » (Version genevoise du « Printemps » de Louis Aragon)

Les attaques contre nos collègues frontaliers ont atteint ces dernières semaines un degré de violence et de haine sans précédent. Un parti de grossiers démagogues, qui promet tout et son contraire, qui se déclare « ni de gauche ni de droite » mais vote toujours en bloc contre les intérêts de la population, en a fait son fonds de commerce électoral. Nous en avons assez de subir ce matraquage vomitif ! GENÈVE est un canton frontalier. Avec les communes voisines du canton de Vaud, de la Haute- Savoie et de l’Ain, il forme une grande agglomération de 900 000 habitant-e-s qui partagent les mêmes problèmes de logement, de transport, d’environnement, de travail, etc. Le mot frontalier, du provençal frountalié, signifie voisin : nous partageons une maison commune, notre région… Allons- nous laisser des politiciens sans scrupule nous monter les uns contre les autres pendant que les propriétaires de l’essentiel des richesses, des deux côtés de la frontière, décident de notre sort ?

FACE À LA CRISE, l’extrême droite populiste a toujours poussé les habitants et les travailleurs d’une même région à se rejeter les uns sur les autres la responsabilité de tout ce qui va mal. C’est son rôle ! Avant-hier, elle s’en est prise aux Juifs, hier aux Italiens et aux Espagnols, saisonniers et permis B, puis aux Kosovars, aux sans papiers… aujourd’hui aux frontaliers et à l’immigration extra-européenne…

PENDANT CE TEMPS, des deux côtés de la frontière, elle ne cesse, avec la droite et les patrons, de soutenir les cadeaux fiscaux aux plus riches, le démontage de la prévoyance sociale, la privatisation et la dégradation des services publics, la suppression de toute protection contre les licenciements (déjà inexistante en Suisse), les licenciements collectifs exigés par les actionnaires, le chômage partiel pour dégraisser les stocks, etc.

NOUS APPELONS LA POPULATION de l’agglomération franco-valdo-genevoise à rejeter cette propagande nauséabonde et à combattre ensemble contre les véritables causes de nos problèmes et leurs véritables responsables en défendant :

- Des salaires et des conditions de travail qui permettent de vivre dignement des deux côtés de la frontière, ce qui suppose un salaire minimum légal en Suisse et une revalorisation du SMIG en France. A travail égal, salaire égal !
- Une politique de l’emploi commune qui interdise les licenciements pour les entreprises qui font des bénéfices et s’oppose aux fermetures et aux délocalisations par-dessus les frontières.
- Des emplois publics d’utilité sociale et écologique (hôpitaux, écoles, transports publics, isolation thermique des bâtiments, etc.), mais aussi des places de formation répondant aux besoins à l’échelle régionale.
- Un système de transports publics efficace et non polluant qui garantisse une réduction massive des émissions de gaz à effet de serre, du trafic motorisé privé, de la pollution et du bruit.
- Une politique d’aménagement publique commune visant à luter contre la spéculation immobilière et pour la construction de logements bon marché de qualité en nombre suffisant.
- Une politique culturelle ambitieuse favorisant les contacts et les échanges à l’échelle de toute l’agglomération.

QUE NOUS HABITIONS le canton de Genève ou les communes vaudoises et françaises de l’agglomération genevoise, nous subissons toutes et tous les décisions d’une minorité qui spécule sur notre travail, sur nos logements et sur nos vies. Ne nous laissons pas aveugler par la haine de tous contre tous ! Exprimons ensemble notre colère et unissons-nous pour défendre nos intérêts, qui sont ceux du plus grand nombre !

ACCUSONS LES CRIMES INCALCULABLES DU COLONIALISME ET DE L’IMPERIALISME CAPITALISTE !

SOYONS FIERS DE NOTRE IDENTITE ET DEFENDONS LA AVEC HONNEUR !

ACCUSONS LES CRIMES INCALCULABLES DU COLONIALISME ET DE L’IMPERIALISME CAPITALISTE !

Le 25 janvier 2006, sur proposition de la commission des questions politiques de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe dont le rapporteur était le démocrate chrétien (PPE/DC) suédois Göran Lindblad, un projet de résolution intitulé : Nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires a été adopté par la dite assemblée par 99 voix pour, 42 voix contre et 12 abstentions.

Cette résolution, marque une relance et une aggravation de la campagne de criminalisation du communisme entreprise par les forces politiques les plus réactionnaires représentant les intérêts du capital monopoliste qui domine les pays d’Europe. Et bien que le projet de recommandation qui accompagnait la résolution ait été rejeté faute d’avoir recueilli la majorité des deux tiers, ce vote de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe constitue un pas significatif de la volonté des milieux réactionnaires de diaboliser le communisme afin de l’isoler pour pouvoir organiser la chasse aux sorcières, frapper les militants communistes, et à travers cette répression affaiblir le mouvement ouvrier révolutionnaire dans son ensemble. C’est pourquoi les communistes, les militants ouvriers, les démocrates et les progressistes doivent prendre la mesure de cet évènement grave et préparer une riposte à la hauteur de l’attaque.

La résolution 1481 du 25 janvier constitue une condamnation générale des régimes communistes dans leur essence même.

Depuis les premiers jours de la Révolution bolchévique d’Octobre 1917, la propagande bourgeoise a colporté toutes sortes de récits sur les « crimes abominables du communisme ». Contre cette propagande, dans les démocraties bourgeoises, les communistes et les témoins honnêtes de la réalité soviétique (parmi lesquels d’éminents intellectuels du monde entier) ont pu répondre aux mensonges et aux calomnies et remettre leurs auteurs à leur place. De la même façon les attaques idéologiques contre le marxisme-léninisme n’ont jamais cessé, et les communistes leur ont répondu en propageant dans les masses travailleuses la nécessité de leur doctrine et en la mettant en application. Certes, la bourgeoisie ne leur a jamais facilité la tâche et a toujours multiplié les obstacles. Mais seuls les régimes fascistes ou fascisants ont interdit ou limité le droit des communistes à défendre l’URSS et le camp socialiste, a affirmer et propager leurs convictions idéologiques et à développer leur pratique militante révolutionnaire.

Certes, diront certains aveugles, on n’en est pas encore là.

Pas encore certes. Mais…

La résolution votée par l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe marque un pas décisif dans une direction anti-démocratique réactionnaire, ouvrant la voie à la fascisation.

C’est en effet la première fois que, dans le cadre de l’institution européenne, les prétendus « crimes » des pays communistes et la théorie marxiste léniniste sont associés dans une même condamnation politique globale présentée ouvertement comme une arme à utiliser contre les partis communistes qui ne s’y soumettraient pas. Qu’on en juge :

Article 2 : Les régimes communistes totalitaires (…) ont été marqués sans exception par des violations massives des droits de l’homme. Ces violations (…) incluaient les assassinats et les exécutions (...), les décès dans les camps de concentration, la mort par la fin, les déportations, la torture, le travail forcé et d’autres formes de terreur physique collective.

Article 3 : Les crimes ont été justifiés au nom de la théorie de la lutte des classes et du principe de la dictature du prolétariat.

La traduction logique de ces deux extraits est évidente : La théorie de la lutte des classes et le principe de la dictature du prolétariat conduit nécessairement (« sans exception ») les « régimes communistes totalitaires » à « légitimer l’élimination des catégorie de personnes considérées comme nuisibles à la construction d’une société nouvelle… ».

La condamnation est donc claire : marxisme-léninisme = crimes, communistes marxistes-léninistes = criminels en puissance.

La résolution 1481 est un appel ouvert à interdire les partis marxistes léninistes.

La seule concession de la résolution envers le « communisme » concerne uniquement les renégats du communisme, les partis révisionnistes euro-« communistes » qui ont abandonné depuis longtemps le marxisme-léninisme. Ceux-là ont droit à un satisfecit :

Article 4 : « L’Assemblée reconnaît que malgré les crimes des régimes communistes totalitaires, certains partis communistes européens ont travaillé à la réalisation de la démocratie ».

En revanche, concernant les partis communistes qui fondent leur politique sur le marxisme-léninisme, la menace est directe :

Article 6 : « Les partis communistes sont légaux et encore actifs dans certains pays alors qu’ils n’ont parfois même pas pris leurs distances par rapport aux crimes commis dans le passé par les régimes communistes totalitaires ».

Peut-on être plus clair pour appeler à interdire l’activité légale de ces partis ?

Dans certains pays, la droite fascisante s’engouffre dans la brèche ouverte à Strasbourg. Ainsi, en Albanie, le chef de la délégation albanaise auprès du Conseil Européen, Aleksandër Biberaj, s’est empressé de proposer au bureau du parlement albanais un débat pour approuver la résolution européenne, comme prélude au lancement d’une campagne contre le mouvement communiste albanais (PTA et PCA en voie d’unification) dans le but de les interdire et de les réduire à la clandestinité. Et on peut s’attendre à d’autres attaques de ce type dans les ex pays socialistes où le peuple subit les conséquences désastreuses du rétablissement du capitalisme et de la dictature maffieuse des nouvelles bourgeoisies, et où les partis communistes ont résisté et gagnent jour après jour la confiance des masses. Et dans d’autres pays où la bourgeoisie a peur d’un développement du mouvement révolutionnaire des masses conduit par les communistes.

Une résolution dictée par la peur.

Le monde actuel soumis à l’exploitation et à l’oppression impérialiste est gros d’une guerre qui va opposer le camp impérialiste aux pays qu’il veut asservir pour en piller les richesses, où les rivalités des blocs impérialistes existants ou en voie de constitution vont s’exacerber et éclater, où les peuples des pays dominés et ceux des métropoles impérialistes vont être directement confrontés à leurs ennemis de classe et où, à mesure que les luttes vont se développer, les conditions objectives de la révolution vont mûrir.

Les bourgeoisies le savent. Comme elles savent que les partis communistes marxistes-léninistes vont s’opposer à ces guerres et à leurs conséquences, qu’ils vont renforcer leurs liens avec les masses et être toujours plus capables de les faire aller vers la révolution.

C’est la raison pour laquelle elles veulent prendre des mesures préventives en criminalisant les communistes dans l’espoir de les couper des travailleurs et du peuple, avant de les mettre hors-la-loi quand cela deviendra nécessaire.

Significative a été la volonté exprimée dans le projet de recommandation (non adopté, il est vrai, faute d’une majorité des 2/3) de développer dans chaque pays d’Europe une vaste campagne idéologique anti-communiste comprenant la révision des manuels scolaires, l’organisation d’une journée commémorative annuelle pour les victimes des régimes communistes, l’érection de monuments, etc…

Une telle volonté ne s’explique que par la peur que les bourgeoisies ont devant leur avenir qui est sombre, et qu’elles tentent de conjurer en s’efforçant de formater les nouvelles générations dans l’anti-communisme viscéral. Cet l’objectif est ouvertement affirmé dans l’article 7 de la résolution : « Le jugement moral et la condamnation des crimes commis jouent un rôle important dans l’éducation donnée aux jeunes générations. Une position claire de la communauté internationale sur ce passé pourrait leur servir de référence pour leur action future. »

De même, la conclusion de l’intervention du député français Jacques Legendre, lors du débat, est particulièrement éloquente :

« …Prenons garde. La crise sociale actuelle risque de provoquer ici et là des nostalgies, en particulier chez les jeunes, qui ignorent ce qui s’est passé avant. C’est simplement se protéger contre le recours à ces nostalgies que de dire haut et fort que le communisme du XXème siècle, les régimes communistes tyranniques, ont commis des crimes et que de tout cela, nous ne voulons plus ».

On ne peut parler plus clairement. « Un spectre hante l’Europe, le spectre du communisme », disait K. Marx au 19ème siècle. Deux siècles et demi plus tard, ce spectre fait toujours trembler les bourgeois !

Ne reculons pas face aux attaques anti-communistes !

Les communistes marxistes-léninistes doivent s’attendre dans chaque pays à subir des pressions de toute nature afin qu’ils renoncent à leur doctrine, à leurs objectifs révolutionnaires, à leur histoire, et fassent acte de repentir.

Connaissant les raisons, la nature et les objectifs de la nouvelle campagne de criminalisation du communisme engagée avec la résolution 1481, les communistes doivent donc construire une riposte appropriée.

D’abord, sur le plan idéologique et politique, nous devons défendre et maintenir avec fermeté les principes théoriques qui fondent notre stratégie et notre tactique. Pour les résumer : développement de la lutte des classes jusqu’au renversement du pouvoir de la bourgeoisie, destruction de l’appareil d’Etat bourgeois, installation du pouvoir populaire fondé sur la dictature du prolétariat dont le but est de construire la nouvelle société socialiste. Dans notre propagande, sans nier que les Etats socialistes aient réprimé ceux qui se sont opposés à la société socialiste par des moyens illégaux ( tout Etat est la dictature d’une classe sur une autre), et sans nier non plus que dans certaines circonstances (indépendantes de la volonté des communistes) des fautes aient été commises dans l’exercice de cette répression, nous avons tous les arguments pour montrer que la dictature du prolétariat est une dictature sur une petite minorité d’anciens exploiteurs et leurs agents politiques, et une démocratie réelle pour l’immense majorité, celle du peuple travailleur.

De même, nous disposons d’une multitude d’arguments pour démontrer que l’Etat bourgeois, même sous la forme d’une république « démocratique », n’est en réalité qu’une dictature camouflée d’une minorité d’exploiteurs sur l’immense majorité que sont les masses populaires.

Enfin, l’Histoire fournit quantité d’exemples pour montrer que ceux qui nous accusent de « crimes » sont ceux-là mêmes qui ont recouru, recourent et recourront encore à la violence contre la volonté démocratique des peuples, et n’ont jamais hésité, quand leurs intérêts financiers sont en cause, d’écraser massivement sous leurs bombes des populations civiles.

Notre réponse à l’offensive idéologique et politique visant à criminaliser le communisme, c’est la contre-attaque.

Pour se construire et se développer, dès ses débuts jusqu’à son stade ultime, l’impérialisme, le capitalisme a fait couler et continue à faire couler des fleuves de sang humain sur l’ensemble de la planète.

Les massacres ont commencé avec la conquête de l’Amérique à partir du 16ème siècle et n’ont pas cessé depuis, en passant par le génocide des Indiens d’Amérique du Nord sur lequel s’est construite la belle démocratie yankee, la traite et l’esclavage des noirs d’Afrique, les tueries barbares qui ont accompagné les conquêtes coloniales de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Asie qui ont permis aux puissances capitalistes européennes de développer leur industrie et leurs marchés en opprimant et en exploitant un immense empire, les boucheries des guerres mondiales inter-impérialistes au XXème siècle, l’intervention contre la Révolution russe d’Octobre, l’agression fasciste hitlérienne contre l’URSS avec la bénédiction des « démocraties » occidentales, Hiroshima et Nagazaki, les guerres faites aux nations et aux peuples qui ont réclamé leur indépendance nationale en Afrique et en Asie, les coups d’Etat et les assassinats de masse de communistes et de progressistes comme en Indonésie et au Chili, les agressions militaires et les occupations de l’Afghanistan, de l’Irak, les centaines de milliers de victimes de l’embargo contre l’Irak, le génocide des Tutsis au Rwanda…

Il est impossible de clore la liste des crimes perpétrés par les régimes capitalistes sous des gouvernements fascistes, ou républicains de droite, du centre ou de gauche.

Et c’est par centaines de millions qu’il faut compter les victimes de ce système.

Alors, camarades communistes, il nous faut répondre à ces politiciens de la droite européenne qui prétendent condamner sans procès le communisme, et les inviter à comparaître devant un tribunal des peuples pour qu’ils viennent rendre des comptes sur les crimes incalculables commis par les régimes capitalistes assassins dont ils sont les avocats.

L’histoire témoigne contre eux. Nous devons les dénoncer devant nos peuples et devant l’opinion internationale. En même temps, la réalité actuelle témoigne des résultats catastrophiques provoqués, dans les anciens pays socialistes, par le retour au capitalisme et des reculs sociaux imposés par la mondialisation impérialiste aux travailleurs et aux peuples des pays capitalistes.

Face à la calomnie et aux pressions de la bourgeoisie, défendons les réalisations du socialisme et ACCUSONS LE CAPITALISME !

En 2007, nous commémorerons le 90ème anniversaire de la grande Révolution d’Octobre. Faisons de cette grande date l’occasion d’une grande manifestation internationale de défense du socialisme et du marxisme-léninisme et pourquoi pas d’un grand tribunal populaire international contre les crimes du capitalisme !

L’idée est lancée !

En France, dans les années 1930, les jeunes communistes chantaient dans les manifestations ces paroles :

Pour nous, il faut faire disparaître

Tous les bandits et assassins.

Le peuple doit régner en maître

En détruisant tous leurs desseins.

C’est toi peuple, toi qui travaille,

Qui produit tout et qui n’a rien.

Au chant de l’INTERNATIONALE,

Nous confisquerons tous leurs biens !



Marche donc, communiste,

Marche donc en avant,

Contre les fascistes

Le drapeau rouge au vent !

Sachons nous montrer dignes de ceux qui nous ont précédés dans le combat pour le communisme !

LES ENSEIGNEMENTS DE LA GUERRE D’ESPAGNE AU CŒUR DE LA MANIFESTATION ANNIVERSAIRE DE LA REVOLUTION D’OCTOBRE, METRO STALINGRAD A PARIS, LE 7 NOVEMBRE,

LES ENSEIGNEMENTS DE LA GUERRE D’ESPAGNE AU CŒUR DE LA MANIFESTATION ANNIVERSAIRE DE LA REVOLUTION D’OCTOBRE, METRO STALINGRAD A PARIS, LE 7 NOVEMBRE, A 15 HEURES

Au moment où déferle la fascisation engendrée par le grand capital et où les héritiers des nazis-fascistes sont dans les sphères du pouvoir et participent aux gouvernements, l’union européenne programme, finance et médiatise une énorme campagne de criminalisation du communisme. Il est donc salutaire de rappeler et de faire connaître aux jeunes générations les enseignements des combats antifascistes des années trente et quarante.

Au cœur de la formation du front antifasciste de la classe ouvrière et des peuples, victorieux en 1945, se trouva le rôle décisif des partis communistes de l’Internationale et de l’URSS.

LE PRELUDE A LA SECONDE GUERRE MONDIALE

L’Espagne connut, en 1936, le premier grand affrontement avec le coup d’état militaire fasciste contre la République et son gouvernement, issu légitimement de la majorité front populaire. Du 17 au 20 juillet, à Madrid, Barcelone, Valence et dans d’autres villes, les militaires fascistes furent écrasés par les forces ouvrières et républicaines en armes. Le pronunciamento était en échec. Franco devait d’urgence faire venir les 45 000 mercenaires du Maroc espagnol. Ses émissaires furent reçus, les 26 et 27 juillet, par Hitler qui décida l’envoi de 20 avions junkers 52 qui arrivent le 28 juillet, ceux de Mussolini arrivent le 30 juillet. À raison de 10-12 navettes par jour, les tabors et le tercio (légion étrangère) sont transférés aussitôt dans la zone de Séville. Avec les forces militaires allemandes et italiennes qui affluent, la marche sur Madrid peut commencer.

Le 20 juillet 1936, le gouvernement espagnol en vertu d’accords antérieurs adressa à la France une commande d’armes importante, dont 24 avions de guerre Potez. Le gouvernement français ne l’exécuta pas et Léon Blum, le 1er août, proposa un pacte de non-intervention qui se révéla une opération de duperie.

LA FUNESTE NON-INTERVENTION

En ce 70ème anniversaire de l’assassinat de la République espagnole avec sa tragédie qui aboutit, en France, à la Retirada, commémorée notamment dans le sud-ouest, mettons en évidence la terrible responsabilité des initiateurs de la non-intervention, prélude de l’ère munichoise. Après Malraux et tant d’autres, citons Pietro Nenni, dirigeant socialiste italien : « la non intervention fut l’élément déterminant de la défaite de la République espagnole ».

La guerre d’Espagne fut le premier champ de bataille de la seconde guerre mondiale. La tâche capitale pour la République espagnole était la création d’une armée populaire pouvant combattre l’armée coalisée de Franco-Hitler-Mussolini, Ce qui ne se fit pas sans difficultés mais sans cette armée Franco aurait écrasé rapidement la République.

L’été et l’automne 1936 jusqu’au printemps 1937, le travail militaire et unitaire des communistes fut titanesque. Le parti communiste espagnol, totalement mobilisé, forma le 25 juillet, à Madrid le glorieux cinquième régiment. Au lieu de 1000 volontaires attendus, il s’en présenta 10 000, puis il prit la tête de 50 000 combattants. Quinto Regimiento apporta une contribution majeure à l’édification de l’armée républicaine, de concert avec la colonne Durriti des anarcho-syndicalites et des militaires restés fidèles dans la marine, l’aviation et l’armée de terre. Il forma des régiments et des divisions dont les généraux Lister, Modesto et autres, sortis du rang, prirent le commandement.

Les Brigades Internationales créées par l’Internationale Communiste unifièrent dans leurs rangs les antifascistes. Des dirigeants de l’Internationale Socialiste et des personnalités de renom y partagèrent les responsabilités et les sacrifices. L’apport allemand et italien fut chargé de symbole. Celui de la France, estimé à 8500 brigadistes fut le plus important et 3000 d’entre eux y perdirent la vie. La qualité de combattant leur fut accordée par la France, faisant des brigadistes, dont les communistes, les premiers Résistants officiellement reconnus dès 1936.

L’AIDE SOVIETIQUE

Dès octobre 1936, l’Union Soviétique dénonce la non-intervention et met à disposition de la République des militaires de l’armée Rouge : aviateurs, tankistes et autres spécialistes. Ils participèrent directement aux combats. Les conseillers siégèrent dans les états-majors. Il en fut ainsi au commandement unique qui prépara, dirigea et gagna la bataille de Madrid. Ils formèrent les combattants républicains à l’utilisation du matériel moderne, dont les derniers modèles tout juste sortis des usines soviétiques. Les enseignements des combats dans les formes nouvelles : aviation, chars, artillerie et dans l’évolution des armements furent tirés à l’académie militaire Frounzé à Moscou. Ils contribuèrent face à la montée des périls aux évolutions de la stratégie militaire de l’armée Rouge et à l’ère des T 34, yak, katioucha, et kalachnikov, c’est ce qui lui permit, beaucoup plus tard, le 30 avril 1944, à 15 h 30 de planter le drapeau rouge sur le Reichstag à Berlin.

L’importance de l’aide militaire ressort du matériel soviétique envoyé : 800 avions, près de 500 chars et blindés, 1550 canons, 500 000 fusils et munitions et la présence en rotation de 1936 à 1938 de 2000 militaires, dont 772 aviateurs, 351 tankistes et autres spécialistes. L’efficacité de cette aide se mesure dans la contre-attaque à Madrid de l’armée républicaine et des Brigades Internationales, qui provoqua la défaite cinglante de l’armée franquiste, en mars 1937, à Guadalajara. Les avions soviétiques assurèrent la maîtrise de l’air et les tanks soviétiques de la division Lister enfoncèrent les lignes des divisions franquistes et italiennes. Suite à cette victoire républicaine retentissante, Hitler et Mussolini, intensifièrent leur intervention militaire en prenant directement la conduite de la guerre dans plusieurs domaines particulièrement l’aviation. La Légion Condor hitlérienne, qui fit Guernica, compta jusqu’à un millier d’avions. Le rapport des forces s’inversa complètement à partir de fin 1937-1938.

LA FRATERNITE D’ARMES

Lorsque la non-intervention et Munich acculèrent la République espagnole à la défaite malgré sa résistance héroïque, comme en témoigne les offensives de Téruel et l’Ebre, la collusion ouverte des occidentaux avec Hitler et Mussolini conduisit à la guerre. La Tchécoslovaquie sacrifiée, Daladier et Chamberlain refusèrent jusqu’au bout l’alliance militaire avec l’URSS. Ce fut la drôle de guerre et l’anticommunisme délirant avec le décret du socialiste Serol en avril 1940 qui prévoyait la peine de mort pour activité communiste. Vichy et la collaboration en furent la conclusion logique. Lorsque Hitler attaqua l’URSS, La fraternité d’armes nouée en Espagne retrouva sa raison d’être et l’alliance franco-soviétique son apogée. Le général Zakharov, vétéran d’Espagne, commandait la 303ème division aérienne incluant le régiment Normandie-Niemen, lequel reçut un hommage appuyé en la personne du colonel Pouyade, lors de la rencontre De Gaulle-Staline, le 9 décembre 1944 à Moscou. La Résistance en France compta un grand nombre de brigadistes et républicains espagnols. Leur action armée fut exemplaire dans l’Organisation Spéciale (O.S) dès octobre 1940, les FTP et les FTP-MOI (groupes Manouchian-Carmagnole et autres). Le 24 août 1944 l’avant-garde de la division Leclerc qui entra dans Paris insurgé comptait dans ses rangs 80 % de républicains espagnols.

C’est le formidable héritage de la Révolution d’Octobre, des héros de Stalingrad, des anti-fascistes et de ceux d’Espagne levés avant le jour que nous mettrons à l’honneur, le SAMEDI 7 NOVEMBRE à 15 heures, au métro Stalingrad.

Nous sommes tous concernés. IL y a urgence. Ils veulent interdire le communisme pour liquider au plus vite les acquis des luttes ouvrières et du CNR, la république et effacer la France. Nous ne les laisserons pas faire. NO PASARAN !

MOBILISEZ VOS CAMARADES DE TRAVAIL ET VOS PROCHES. LE 7 NOVEMBRE, RENDEZ-VOUS À 15 HEURES, METRO STALINGRAD À PARIS

vendredi 30 octobre 2009

La parole est aux militants de la CGT

Vendredi 30 octobre 2009
La parole est aux militants de la CGT
UNE DÉCLARATION
DE NOTRE CAMARADE ET AMI
Jacques TOURTAUX,
militant syndical exemplaire,
militaire rebelle à la guerre coloniale d'Algérie
partisan de la candidature de
Jean-Pierre DELANNOIX
comme secrétaire-général de la CGT,
sur la base d'un
syndicalisme de classe et de masse



Dans une déclaration datée du 27 octobre 2009, l'Union Départementale des syndicats CGT du Nord et la Fédération CGT des Travailleurs de la Métallurgie se félicitent de l'énorme succès de la manifestation nationale en s'attribuant les mérites de ceux qu'elles nomment les "minoritaires", car si succès il y a eu, c'est aux syndicats et militants de base qu'il est dû et non aux dirigeants confédéraux, déconnectés de la base, qui considèrent, entre autres, que "le grand soir", c'est dans les livres ou que la CGT n'a pas vocation à bloquer le pays.

Cette déclaration fait état d'un large relais par les médias, de la candidature de notre camarade du tas, Jean-Pierre Delannoy au poste de Secrétaire Général de la CGT.
Les deux organisations tiennent à préciser que le Secrétaire Général de la CGT sera élu à Nantes selon le processus défini par les statuts de la CGT.

Je trouve judicieuse la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy parce qu'elle est l'aboutissement d'années de militantisme de terrain, de combat contre nos ennemis de classe.
Il est évident que l'annonce de la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy, un authentique prolétaire, a fait l'effet d'une bombe dans les hautes sphères de la CGT, notre CGT, ma CGT. Il suffit de lire cette déclaration pour s'en rendre compte.
Il est fait état qu'une liste de 103 candidats a été validée par le Comité Confédéral National des 25 et 26 août 2009 qui a été publiée dans le journal "Le Peuple" du 2 septembre 2009 afin qu'elle soit portée à la connaissance de tous les syndicats trois mois avant le congrès.
Bien entendu, Jean-Pierre Delannoy ne fait pas partie de cette liste. Alors moi qui suit un "vieux" militant CGT de base, de terrain qui sait de quoi il parle en matière de combat de classe, je voudrais qu'on m'explique, qu'on nous explique comment ont été désignés les 103 candidats qui, pour être validés par le CCN sont forcément dans le moule, je dirai dans la mouvance confédérale.
Une interrogation partagée par de nombreux camarades syndiqués me titille : si ce sont les UD, les Fédérations ou des dirigeants confédéraux qui ont présenté les 103 candidats à la Commission Exécutive, qui les a désignés dans les syndicats?

Exemple :

A l'UD CGT du Nord, ce qui se passe à l'encontre des camarades de l'Union Locale CGT historique de Douai est absolument scandaleux. Le Secrétaire Général de cette UL, notre camarade Jacques Leclercq "fut abattu à son poste syndical par une campagne de harcèlement moral indigne venus des rangs mêmes de son organisation", écrit Georges Hage dans sa préface du remarquable livre rendant hommage au Syndicat CGT Renault de Douai "40 ANS DE COMBAT DE CLASSE... TOUJOURS DEBOUT!"

Apportant tout naturellement mon soutien au camarade Jacques Leclercq, à mon tour, j'ai subi les harcèlements et insultes par mails d'un dirigeant de l'UD du Nord. Ainsi, les candidats mandatés pour la Commission Exécutive seraient donc désignés par copinage !

Dans ma région Champagne-Ardenne, rien ne filtre, personne ne sait qui fait quoi et bien, au risque de me répéter, je vais redire vite fait bien fait des vérités qui me restent en travers de la gorge :
Patrick Tassin, représentant CGT a été élu Président du Conseil Economique et Social Régional qui compte 80 membres, avec plus de 40 voix alors que le collège salarié ne compte que 25 représentants.
Par ailleurs, les deux représentants de FO se sont abstenus.
Qui a donc pu voter pour un président CGT ?

Je ne puis également passer sous silence les comportements agités du secrétaire régional CGT qui a tenté de me mettre "sa main sur la gueule" comme il a dit, lors d'une manif, également membre du CESR.
La paix sociale est garantie dans la région. Nous avons d'ailleurs pu voir la défense de fer que ces militants de salons ont organisé pour tenter de sauver la VMC de notre regretté camarade Pierre Maître, lâchement assassiné sur le piquet de grève en 1977.

Je reviens sur la déclaration qui évoque les désaccords de notre camarade Jean-Pierre Delannoy avec son UD 59 et la Fédération de la métallurgie.

On nous parle de transparence, c'est quoi ce délire?
Le syndicat CGT Forclum Rhône-Alpes compte plus de 100 syndiqués exclu !

En Côte d'Or, ce sont 13 délégués des salariés qui se font séchement évincer de leur mission, un sacerdoce, alors qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes depuis des décennies !

Dans le Val de Marne, la secrétaire d'UD décide de tout sans même consulter les camarades !
Là aussi, de bons camarades sont écartés.

Ici ou là, ce sont des camarades, des syndicats qui écrivent à Bernard Thibault pour lui signifier leurs désaccords !
Il faudrait donc que la grande dame et sa glorieuse histoire qui a fait et fait encore l'honneur de notre CGT, abandonne ce que nos aînés ont acquis au prix de leurs vies pour nombre d'entre eux, en 36, 45 et Mai 68 ?

Nous voulons également une CGT qui soit solidaire des luttes menées par nos camarades des TOM qui bataillent à la fois contre le capitalisme et pour se libérer du joug colonialiste.

Lorsque qu'en novembre 2007 lors de la grève reconductible des cheminots et des traminots parisiens, Bernard Thibault a volé au secours de Sarkozy, en trahissant la lutte des travailleurs, il a permis à notre ennemi de classe de porter un coup de poignard terrible à la classe ouvrière toute entière, et bien non, mesdames et messieurs qui êtes à la tête de notre CGT, nous n'acceptons pas votre despotisme; nous n'acceptons pas de voir notre CGT vautrée dans la collaboration de classes; nous refusons de voir notre CGT accompagner les coups assénés par le MEDEF et ses godillots du gouvernement.

C'est pourquoi personnellement, je soutiens la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy et lui souhaite plein succès dans le combat qu'il mène pour plus de justice sociale, pour que le soleil luise pour tous les humbles de ce pays.

Jacques Tourtaux
Cheminot retraité CGT
Ancien Secrétaire Général
de l'Union Locale CGT de Rethel

source: canempèchepasnicolas

jeudi 29 octobre 2009

Refusons le « débat » d’Etat piégé de l'UMPS sur « l’identité nationale ».

Refusons le « débat » d’Etat piégé
de l'UMPS sur « l’identité nationale ».

* Le choix n’est pas entre "franchouillards xénophobes" et "francophobes euro-fédéralistes" !

* Travailleurs, progressistes, républicains, unissons-nous pour sortir la France de l'UE du capital, balayer le fascisant régime en place, construire, sur la base des principes du CNR, une République sociale, souveraine et fraternelle en marche vers le socialisme!

De nouveau les duettistes de l'UMPS veulent exploiter le thème de "l'identité nationale" pour co-gérer la destruction de la France républicaine. A cette fin, Sarkozy et son ministre de la honte, l'ex-socialiste Besson, ont programmé un débat d'Etat (!) sur "l'identité nationale".

Au-delà du but politicien à court terme, qui est de diviser l'opposition à l'approche des régionales tout en rééditant l'OPA de l'UMP sur l'électorat d'extrême droite (cf ralliement de De Villiers à l'UMP...), ce débat verrouillé vise à revêtir du drapeau tricolore l'euro-désintégration en cours de la nation républicaine: ceux-là même qui détruisent l'héritage progressiste universel de notre pays en démantelant ses acquis sociaux et ses services publics, en démantelant le "produire en France", en détruisant l'indépendance nationale (adoption du traité de Lisbonne, c'est-à-dire de la constitution européenne bis), en sacrifiant la défense nationale à l'OTAN, en violant la laïcité à la française, en substituant l'euro-régionalisation du territoire à la République une, laïque et indivisible, et "cerise sur le gâteau", en substituant à la langue française le "tout-anglais" cher à l'Empire anglo-saxon, ceux-là s'apprêtent à dévoyer le thème de l'identité nationale, à récupérer le drapeau de Valmy et la Marseillaise des Sans Culotte, pour stigmatiser l'immigration ouvrière et la diversité culturelle tout en promouvant un modèle ultra-réactionnaire de "francité"; directement inspiré de la sinistre idéologie pétainiste (pour eux la "patrie", c'est l'Europe du fric!)", cet ANTI-modèle de "francité" est totalement contraire à l'identité nationale progressiste issue de la Renaissance humaniste, du rationalisme cartésien, des Lumières, de la Révolution française, de la Commune de Paris, du Front populaire et du Conseil national de la Résistance.

Déjà lors des présidentielles Sarkozy avait froidement rabattu vers lui l'électorat du FN en annonçant la création de l'odieux ministère dit de "l'identité nationale et de l'immigration". Il s'agissait, dans la plus nauséeuse tradition du le pénisme -et de ses précurseurs vichystes-, d'amalgamer le patriotisme républicain à la plus indécente des xénophobies. Résultat des courses: pendant que les fonds de pension US font main basse sur le CAC 40 en imposant le "tout-anglais" dans les grandes entreprises, les contrôles au faciès se multiplient et 27 000 TRAVAILLEURS immigrés sont expulsés chaque mois manu militari ... L'autre but poursuivi par le régime sarkozyste en organisant ce débat est d'attiser indirectement l'anti-patriotisme et la francophobie dans la jeunesse, légitimement opposée à cet usage honteux de "l'identité nationale". Quant au baratin "républicain" qui, en 2007, a accompagné la créat ion de ce Ministère de la honte, il a volé en éclats avec les honteux propos du "bon Français" Hortefeux. Car si la France se réduisait aux blagues puantes de ce personnage sur les "Auvergnats" au teint sombre, il serait légitime de rejeter à 100 % cette France-là, sinistre héritière des Versaillais de Thiers et des VICHYSTES de Pétain (c'est d'ailleurs à Vichy qu'en 2008 le provoquant Hortefeux a convoqué les ministres européens de l'immigration sans une protestation de notre belle Europe "anti-nazie"...).

Bien entendu la "gauche" établie, des euro-fédéralistes du PS aux euro-trotskistes du NPA en passant par les dirigeants euro"communistes" du PCF, s'apprête à tenir sa partition "indignée" dans ce duo anti-républicain et anti-national. Si l'on excepte le "socialiste" Frêche, ouvertement nostalgique de la Coloniale, toute la direction du PS promeut à cor et à cris la désastreuse "construction européenne"; d'Aubry à Besancenot, l'euro-gauche réformiste s'enthousiasme, avec de moins en moins de succès d'ailleurs, pour la mensongère "Europe sociale": comme si la ruineuse intrégration européenne, conçue de A à Z comme une assurance patronale contre le socialisme (celui d'hier et celui de demain) pouvait jamais être "réorientée dans un sens progressiste", comme le prétendent les eurodéputés communistes Hénin et Wurtz! Quant à Mélenchon, comment accorde-t-il ses envolées "patriotico-jacobines" avec son pro jet anti-national de "République européenne"? Sans parler de Strauss-Kahn (directeur du FMI...) et de Lamy (directeur de l'OMC...), les deux dirigeants "socialistes" qui parrainent la casse des Etats-nations à la tête des institutions de la mondialisation financière, on ne peut manquer d'évoquer le cynique Jean-Paul Huchon, président du conseil régional de l'Ile-de- "France" (sic), dont un livre récent appelle carrément à régionaliser à 100% l'Education "nationale", à parachever la privatisation d'ED"F" et à liquider purement et simplement la France en tant qu'Etat-nation !

Bref, les duettistes du Parti Unique Maastrichtien, de la Droite "scrogneugneu" à l'extrême gauche caviar en passant par la "gauche raplapla", veulent enfermer les Français dans une alternative suicidaire: soit la "francité" réactionnaire, héritée en droite ligne de Vichy, soit la dissolution de la France républicaine dans l'Europe capitaliste des régions. Faux débat car l'histoire nous apprend que Versaillais et Vichystes, -dont l'idéologie est si bien représentée dans le bloc politique au pouvoir (cf le livre d'A. Badiou "de quoi Sarkozy est-il le nom?")-, ont toujours préféré leurs privilèges à leur pays, camouflant leur trahison nationale derrière un nationalisme haineux. Des émigrés de Coblence aidant l'Europe des rois à envahir la France de 1792, à Adolphe Thiers pactisant avec Bismarck pour Í ?craser la Commune, du très patronal Comité des Forges préférant "Hitler au Front populaire" à "Sarko l'Américain" laissant les fonds de pension US délocaliser massivement nos industries, une certaine "France", celle de la classe dominante privilégiée, ne se pare des couleurs "nationales" que pour mieux liquider le peuple travailleur de notre pays.

C'est au contraire la nation populaire, avec le monde du travail en première ligne, qui devra désormais se dresser pour sauver la France républicaine assassinée par l'Union Maastrichtienne Patronale. Comme en 1793, où "l'armée des savetiers" a défendu le territoire national tout en portant la devise universelle "liberté, égalité, fraternité", comme en 1871, où l'insurrection patriotique ET internationaliste de la Commune a refusé d'ouvrir Paris aux Prussiens tout en créant le premier Etat prolétarien de l'histoire, comme sous l'Occupation hitlérienne où, à l'appel du PCF et de ses glorieux FTP, "la classe ouvrière est restée fidèle en sa masse à la France profanée" (Mauriac), la "France des travailleurs" chantée par Ferrat est seule en capacité de tirer notre pays du broyeur euro-capitaliste, d'associer les travailleurs de toutes origines dans une n ouvelle résistance, de porter le projet d'une nouvelle République sociale et souveraine en marche vers le socialisme, de tisser le moment venu de nouveaux traités internationaux fondés sur la coopération entre peuples libres. Bref, les vrais progressistes doivent désormais franchement associer le patriotisme progressiste, antiraciste, laïque et républicain à un internationalisme prolétarien de nouvelle génération; sans cela, impossible de vaincre Sarkozy, dont la "rupture" libéral-fascisante combine le supranationalisme capitaliste à une ligne chauvine d'exclusion xénophobe, dont l'inspiration villiero-lepéniste est de plus en plus transparente.
Dans cet esprit patriotique, antifasciste et internationaliste,

Chacun est invité à prendre connaissance de la Charte Nationale Républicaine adoptée par l'Arc Républicain de Progrès. Ce regroupement, qui fédère des communistes, des gaullistes d'opposition et d'autres républicains de progrès, s'est réuni le 10 octobre dernier sur le thème "Actualité des principes du CNR pour ouvrir une alternative politique". Sans cautionner le pseudo-débat d'Etat de Sarko-Besson, regroupons-nous sur les idées du CNR pour proposer partout des initiatives unitaires publiques. Face à la pseudo-"identité nationale" moisie promue par Sarkozy, face à l'euro-désintégration de la France promue par l'UMPS, la "France des travailleurs" saura construire l'alternative patriotique, internationaliste et progressiste à laquelle aspire la masse de notre peuple.
_ Léon Landini, ancien FTP-MOI, président-délégué du PRCF _ Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance, président du CPN du PRCF _ Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, auteur de la "Lettre ouverte aux 'bons Français' qui assassinent la France" (Temps des cerises) _ Pierre Pranchère, a. Maquisard FTP de Corrèze, a. député communiste

COMMUNIQUE DE PRESSE AMBASSADE DE CUBA "L'Assemblée Générale de l'ONU condamne le blocus des Etats Unis contre Cuba.

De : PRCF.INTER
Date : 10/29/09 09:56:02
A : z prcf.inter

Le vote a été acquis par 187 voix contre 3, avec deux abstentions




















AMBASSADE DE CUBA

EN FRANCE



COMMUNIQUE DE PRESSE





L’Assemblée Générale de l’ONU condamne le blocus des Etats Unis contre Cuba.





Par la dix-huitième année consécutive, le blocus des Etats Unis contre Cuba a reçu une nouvelle et large condamnation à l’Assemblée Générale des Nations Unies.



La résolution intitulée « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats Unis d’Amérique contre Cuba » a été adopté ce 28 octobre par la voix favorable de 187 nations, 3 contre (Les Etat Unies, Israël et Palau) et 2 abstentions (La Micronésie et Les Îles Marshall ).



Le 4 novembre 1992 lors de la 47ème session ordinaire, l’organe principal de l’ONU a adopté par 59 voix en faveur, trois contre et 71 abstentions, une première résolution de refus de ce blocus qui cet année a été presque unanime.



Le blocus économique, commercial et financier des Etats Unis contre Cuba depuis 50 ans, constitue l’obstacle principal au développement du pays. Ses dégâts directs, jusqu’à décembre 2008, d��passent les 96 milliards de dollars, un montant qui attendrait le chiffre de 236 milliards, si les calculs étaient faits sur les prix actuels du dollar américain.



Il ne s’agit pas d���une question bilatérale entre notre pays et les Etats Unis. Il a une évidente application extraterritoriale qui gène d’une manière significative beaucoup d’autres Etats y compris la France et d’autres pays européens.



Cuba a obtenu encore un fois le soutien de la communauté internationale et il exige donc aux Etats Unis la levée immédiate du blocus.





Paris, 28 de octubre de 2009

lundi 26 octobre 2009

Apprendre à marcher au pas de l'oie devient urgent!

Lundi 19 octobre 2009
(F): LE FASCISME? IL EST LA !
SOS.JPG

NOUS SOMMES FICHES ... SOMMES-NOUS FICHUS?
Apprendre à marcher au pas de l'oie devient urgent!



Les décrets publiés dimanche 18 octobre au Journal officiel portant création de deux nouvelles "bases de données" de police précisent le type de données qui peuvent y être recensées, ainsi que les dérogations possibles.


Dans la première, destinée à la "prévention des atteintes à la sécurité publique", figureront:

- Motif de l'enregistrement
- Photographies
- Etat civil
- Nationalité
- Profession
- Signes physiques particuliers et objectifs
- Adresses physiques et électroniques
- Numéros de téléphone
- Titres d'identité
- Immatriculation des véhicules
- Informations patrimoniales
- Activités publiques
- Comportement et déplacements
- Agissements susceptibles de recevoir une qualification pénale
- Personnes ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec l'intéressé (se limitant à leur identité, sauf si elles-mêmes présentent un risque d'atteinte à la sécurité publique).

En outre, "à titre dérogatoire et dans un cadre strict", selon une circulaire du ministère de l'Intérieur adressée dimanche aux préfets, pourront être indiqués:
- Signes physiques particuliers et objectifs "pris comme éléments de signalement" (tatouage, cicatrice, couleur de cheveux)
- Origine géographique ou appartenance à un même quartier
- Activités politiques, philosophiques, religieuses ou syndicales
L'inscription dans cette base de données sera automatiquement supprimée trois ans après le dernier événement ayant donné lieu à son enregistrement pour les mineurs, et après dix ans pour les majeurs.

Dans la seconde, consacrée aux "enquêtes administratives liées à la sécurité publique", seront seulement enregistrés:

- Motif de l'enquête
- Photographies
- Etat civil
- Nationalité
- Profession
- Adresses physiques et électroniques
- Numéros de téléphone
- Titres d'identité

Pourra également, "à titre dérogatoire", être fait mention d'éléments à caractère politique, philosophique, religieux ou syndical si y est lié un comportement "incompatible avec l'exercice des fonctions ou missions envisagées".

Des mineurs peuvent y être inscrits, s'ils ont plus de 16 ans et ont fait l'objet d'une enquête administrative les concernant directement dans le cadre d'une procédure de recrutement.
L'inscription sera automatiquement supprimée cinq ans après son enregistrement "quel qu'ait été le résultat, favorable ou non de l'enquête"




source Txakal: http://xarlo.over-blog.com/article-le-fascisme-il-est-la--37764935.html

source:http://syndicats.over-blog.com/

APPEL DE L’ARP POUR UNE CONVERGENCE NATIONALE ET RÉPUBLICAINE

Arc Républicain de Progrès
APPEL DE L’ARP POUR UNE CONVERGENCE NATIONALE ET RÉPUBLICAINE

Appel lancé le 10 octobre 2009 lors du colloque de l’ARP

dimanche 25 octobre 2009, par Comité Valmy

Le monde est plongé dans une crise systémique durable, celle du capitalisme financier dominé par l’oligarchie états-unienne. En Europe, la crise se traduit par une grave récession. Alors qu’on nous parle de sortie de crise, le taux de chômage devrait dépasser 11,5 % dans l’UE et 11% en France. La crise va donc durer. Or le principe de "l’économie de marché ouverte sur le monde" imposé par Maastricht, reprise par le Traité de Lisbonne et soutenu par tous les partis "euroconstructifs", de l’UMP au PS en passant par le MODEM et "Europe-Écologie", n’est pas un frein mais un puissant accélérateur du démontage des services publics, des protections sociales, de l’emploi industriel et agricole. En outre, l’Europe supranationale interdit aux peuples de disposer d’eux-mêmes pour explorer de nouvelles politiques économiques mettant l’efficacité économique au service de tous. En outre, totalement inféodé à l’Europe atlantique, Nicolas Sarkozy et les grands privilégiés qui le soutiennent, accélèrent leur "rupture" avec l’héritage progressiste de la France telle que l’ont façonnée les Lumières, la Révolution française et la vaste alliance constituée sous l’Occupation et à la Libération autour duConseil National de la Résistance.

Face au grave danger que l’Europe supranationale et le néolibéralisme mondialisé font planer sur la civilisation en général et sur la France en particulier, quelle alternative progressiste et républicaine dessiner pour notre peuple ?

Le 21 juin 2008, L’Arc Républicain de Progrès s’est constitué par l’alliance de plusieurs organisations dont les objectifs convergent. C’est une avancée significative dans la construction de l’alternative républicaine, patriotique, laïque, sociale et anti-impérialiste dont le peuple français a un besoin vital. L’ARP invite à s’inspirer de l’esprit de la Résistance et du large rassemblement populaire qu’elle réalisa. L’ARP appelle les citoyens à œuvrer à la réactualisation du Programme du Conseil National de la Résistance dont les principes gardent toute leur valeur.

En effet, la destruction de la France républicaine en tant qu’État et que nation, est en marche. Cette entreprise de démolition nationale est inlassablement tramée depuis la seconde guerre mondiale par un grand capital financier, dominé, depuis plus de 60 ans, par l’impérialisme états-unien. Puissamment relayé en France par une caste de privilégiés qui renient leur pays, l’impérialisme états-unien applique méthodiquement contre tous les peuples de la planète sa stratégie d’hégémonie mondiale, porteuse de guerres barbares. En dehors des périodes durant lesquelles le Général De Gaulle fut au pouvoir, avec ou sans ministres communistes, et pendant lesquelles il défendit l’indépendance nationale, le Parti américain accapare le pouvoir depuis la Libération en s’appuyant sur la majeure partie du grand patronat, de la finance et de leurs relais politiques et médiatiques. La création de l’OTAN par Washington, en alliance stratégique avec la RFA de même que leur pesée permanente en faveur de l’intégration européenne, ont créé les conditions d’une vassalisation des peuples européens. La mise en place imposée à marche forcée de l’Union Européenne néo-libérale et atlantique a conduit par étapes la France aux portes de la décomposition nationale que notre peuple connaît aujourd’hui.

Ainsi, dès les années cinquante, le nationalisme allemand renaissant, notamment à l’instigation de Jean Monnet, agent fédéraliste de Washington, soutint la politique des États-Unis et travailla à construire un condominium germano-américain sur l’Europe. Bien que dominée par les USA, cette alliance non exempte de contradictions a permis à Berlin d’imposer à la "construction européenne" le modèle politique de la RFA : l’Europe fédérale des Länder.

Pour accroître l’hégémonie US sur le monde, il s’agit maintenant pour les maîtres des USA et de l’UE de créer l’Union Transatlantique en fusionnant les USA et l’UE ; le prétexte en est le prétendu "choc des civilisations" qui justifie d’avance n’importe quelle guerre contre les peuples "non occidentaux". Ce projet "occidentaliste" passe par l’unification économique de l’UE et des USA prévue autour de 2015. Au service de ce projet impérial, l’OTAN, totalement pilotée par Washington, a entrepris d’accroître son contrôle de l’ONU, voire de se substituer à elle.

Or les partis et les politiciens qui défendent l’Europe supranationale, néolibérale et atlantiste, s’inscrivent dans cette logique de vassalisation, de trahison nationale, de reniement de la République et de la souveraineté populaire, de démontage de l’emploi productif et des savoirs-faire, des services publics et des acquis sociaux. Ainsi trahie par une bonne partie de ses "élites", la nation se délite sous les coups de l’oligarchie financière, du pouvoir sarkozyste, et de ses pseudo-opposants du PS, du MODEM ou d’Europe-Écologie, tous inféodés à la politique d’intégration euro-libérale supranationale sous pilotage germano-américain. Ainsi, nos acquis sociaux et nos services publics sont saccagés par la "rupture" sarkozyste, que D. Kessler, conseiller du MEDEF, félicite ouvertement de "démanteler le programme du CNR" (Challenge, novembre 2007). Non seulement les acquis de 1945 sont peu à peu anéantis (retraites par répartition, remboursements maladies, indemnités chômage, statuts, nationalisations, logement social...), mais les services publics sont privatisés, asphyxiés ou liquidés (Éducation nationale et Université, Recherche, Hôpital public, Poste, EDF-GDF, France Télécom, Caisse d’épargne, SNCF...). Jusqu’à la création et au patrimoine culturels qui sont soumis à la loi du profit immédiat et de l’américanisation totalitaire des esprits !

- La laïcité républicaine définie par la loi organique de 1905 est dévitalisée par un pouvoir qui d’une part, valide les diplômes religieux et s’acharne contre l’école publique et ses personnels et d’autre part, assure la promotion du communautarisme ethnico-religieux.

- Les libertés démocratiques sont étouffées par un État policier au service des puissants. Pour courtiser l’extrême droite et faire diversion à la désintégration euro-libérale de la nation, le pouvoir s’acharne sur les ouvriers immigrés au lieu d’humaniser leur accueil, d’œuvrer au développement équilibré et autocentré des ex-colonies françaises et à la gestion humaine et rationnelle des flux migratoires.

- Le droit du peuple français à disposer de lui-même, est vidé de sa substance par le traité de Lisbonne qui officialise sans le dire la constitution européenne rejetée par le peuple souverain en mai 2005.

- Le français, Langue officielle de la République, bien commun des citoyens, langue internationale de culture, ciment de la francophonie, est refoulé sur notre propre sol par la politique du "tout-anglais".

- Au droit de notre pays de disposer d’une défense nationale et d’une politique étrangère indépendantes se substitue l’alignement systématique sur les ambitions impériales des États-Unis. Nicolas Sarkozy a obligé l’armée française, dont les régiments garde-frontière sont démantelés, à se soumettre la suzeraineté des dirigeants étasuniens en rejoignant le commandement intégré de l’OTAN sous leur tutelle.

- Notre emploi productif est saccagé : l’industrie est dépecée par les délocalisations, par la mise à mort du secteur public industriel ; nos savoirs-faire tendent à disparaître ; nos agriculteurs, vignerons, producteurs laitiers et autres marins-pêcheurs sont soumis par les grandes surfaces à une concurrence déloyale ; au nom du libre-échange européen et mondial, les salariés de l’industrie, le monde agricole, les agents publics, les chercheurs, les créateurs, les artisans, petits commerçants et dirigeants de PME sont voués à la précarité dans un pays de plus en plus voué à la finance, au tout-tourisme et au camionnage de produits faits ailleurs !

Si les choses continuent ainsi, non seulement notre pays deviendra invivable pour la majorité de ses habitants, non seulement il se transformera en Eldorado pour une minorité d’oligarques, mais il ne sera bientôt plus qu’une expression géographique. Car que serait la France sans son indépendance politique, sans sa langue, sans ses services publics, sans son industrie et son agriculture, sans sa voix originale dans le monde pour faire pièce aux Empires qui mènent l’humanité aux aventures militaires, au saccage écologique et aux crises à répétition, au nom d’une quête sans limite de la rentabilité financière ?

Or face à ce danger mortel, plus insidieux mais pas moins grave que celui qui menaçait la France voici soixante-dix ans, l’"opposition" officielle étale son incurie. Car la plupart des "opposants" à Sarkozy partagent le fond de sa politique : il n’est que de voir que des "socialistes français" dirigent le FMI et l’OMC ! En effet, les états-majors qui disent combattre Sarkozy, servent comme lui l’inhumaine "intégration européenne" ; pour protéger cette construction antisociale, antidémocratique, atlantique et totalitaire, ces faux opposants promeuvent le mensonge de l’"Europe sociale" (sic). Comme si la "construction européenne" n’était pas tournée de A à Z contre les peuples, et spécialement, contre le monde du travail de chacun de nos pays. Comme si l’UE, structurellement intégrée à l’OTAN, n’était pas un dangereux Empire tenté par une expansion sans fin et menaçant les peuples de l’Est et du Sud.

Le rétablissement de la souveraineté populaire, la nécessaire construction d’une alternative progressiste, impliquent au contraire d’affranchir la France de l’UE, de l’OTAN et du processus d’Union Transatlantique ; pour cela il faudra prendre appui de manière actualisée sur le programme du CNR pour renouer avec la démocratie, la souveraineté populaire et l’indépendance nationale qui seules permettront à nouveau le progrès social. Cette vision patriotique et républicaine d’une France à nouveau libérée, implique la dénonciation de tous les traités européens supranationaux. De vraies coopérations mutuellement avantageuses deviendront alors possibles entre peuples égaux et souverains comme le montre l’Alternative Bolivarienne des Amériques qui fédère de nombreux pays latino-américains sur des bases progressistes.

Notre peuple saisit de mieux en mieux le sens mortifère de la construction européenne néolibérale. Non seulement, le monde du travail et la jeunesse de France résistent de mille manières sur les terrains social et civique, mais ils ont refusé la constitution européenne en 2005, étape majeure vers le fédéralisme européen. Par son abstention massive aux élections européennes, le peuple de France a manifesté son rejet de la "construction européenne" des traités supranationaux. Il aspire en réalité à une alternative politique radicalement neuve qui, balayant ces dirigeants naufrageurs qui sabordent notre pays, imposerait un tournant vers une République sociale, souveraine, laïque, une et indivisible, fraternelle envers tous les peuples du monde.

C’est pourquoi L’Arc Républicain de Progrès appelle à :

- Lutter pour que la France s’affranchisse totalement de l’Union européenne dictatoriale et de la tutelle de l’OTAN sur la politique extérieure et militaire de notre pays ;

- Prendre appui sur les grands principes du programme du CNR pour mettre en place un programme alternatif de reconstruction nationale et sociale. Quitte à affronter les grands intérêts privés dominants, il est possible, en les actualisant, de remettre au centre de notre projet national les orientations cardinales suivantes qui structuraient le programme du CNR ou s’en inspirent :

• Indépendance et souveraineté nationales en tous domaines : international, militaire, économique et social, financier et monétaire, juridique, linguistique, etc. ;

• Remise en place d’un large secteur public et nationalisé qui sera géré démocratiquement dans les domaines industriel, bancaire et de services ; ce secteur public permettra à la nation de maîtriser son développement, de relancer l’emploi, de réduire les inégalités, de soutenir les PME et le "produire en France" pour échanger avec le monde entier, d’aider au développement des pays du Sud ;

• Politique nationale de développement industriel dans le respect des équilibres écologiques, de souveraineté alimentaire et agricole, de planification du développement territorial pour réduire l’écart entre les régions au rebours de la politique d’euro-régionalisation qui casse les communes et les départements ;

• Liberté de la presse et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances de l’argent et des influences étrangères. Pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

• Développement des libertés démocratiques, de la laïcité institutionnelle et scolaire, lutte contre le racisme et le communautarisme, égalité entre les deux sexes, élargissement des libertés syndicales, remise à l’honneur des valeurs antifascistes et républicaines de la Résistance ; Inviolabilité du domicile et de la correspondance y compris électronique) ;

• Développement des services publics (école, recherche, santé, équipement, transport, poste et télécommunications, énergie, services à l’enfance et à la vieillesse, etc.) ;

• Élargissement des droits des travailleurs et des libertés syndicales ; extension de la démocratie citoyenne à tous les niveaux, y compris à l’entreprise ; participation des travailleurs à la direction de l’économie ;

• Priorité à la santé, à la recherche scientifique, reconstruction de l’Éducation nationale et de l’Université pour une éducation laïque, publique et de qualité pour tous ; renaissance du CNRS sur les bases de principe de sa fondation ;

• Politique étrangère et de défense indépendante rejetant tous les impérialismes ; Politique active en faveur d’un monde multipolaire exclusif de toute hégémonie, rejet du prétendu "Droit d’ingérence" des États impérialistes ;

• Refus de la mainmise de l’OTAN et des USA sur l’ONU qui devra être réformée, la France préservera sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité en refusant de la céder à l’UE ;

• Rétablissement du lien armée-nation en particulier par le rétablissement d’un service militaire de conscription à fort contenu civique et républicain, non séparé de l’armée de métier et comportant un fort potentiel technologique, instauration d’un service civil alternatif ;

• Protection prioritaire de la vieillesse, de la petite enfance, droit au logement décent pour tous ;

• Coopération avec tous les pays du monde, et notamment, sur une base de respect mutuel, avec les pays de la francophonie et plus particulièrement avec les ex-colonies de la France en excluant tout relent de néo-colonialisme ;

• Politique culturelle dynamique, mettant au premier plan la défense et la promotion de langue française en France et dans le monde, sans négliger le patrimoine national que constituent les langues régionales, dont la sauvegarde légitime ne doit pas servir de prétexte à la promotion de "l’Europe des régions" et du fédéralisme au détriment du cadre national républicain.

En pratiquant cette politique, non seulement notre pays ne s’isolerait pas, mais il obtiendrait de nouveau la sympathie de tous les peuples qui refusent la domination mondiale d’un modèle de société étouffant et délétère. Comme ce fut le cas lorsque la France des Lumières portait les espoirs du monde, il ne s’agit pas seulement de défendre l’existence et les droits du peuple français, il s’agit d’agir pour que l’humanité toute entière ne sombre pas dans un totalitarisme global d’autant plus insidieux qu’il prétend abusivement se parer des couleurs de la démocratie et des droits de l’Homme.

Paris le 10 octobre 2009.

L’ARC RÉPUBLICAIN DE PROGRÈS rassemble aujourd’hui : Le Comité Valmy, le Pôle de Renaissance Communiste en France, le Collectif Républicain des Gaullistes de Gauche, Résistance et Renouveau Gaulliste et le Rassemblement des Citoyens pour la République.

samedi 24 octobre 2009

*LE DAUPHIN JEAN PRIé D’ATTENDRE**; MAIS LE PEUPLE, LUI, PERD PATIENCE!

Pôle position/ Le PRCF commente l'actualité. 23 octobre 2009, Lens.

*LE DAUPHIN JEAN PRIé D’ATTENDRE**; MAIS LE PEUPLE, LUI, PERD PATIENCE!


Risée des médias du monde entier pour son népotisme compulsif, Sa Majesté Sarko 1er a prié Mgr le Dauphin de bien vouloir attendre un peu pour réaliser ses fringantes ambitions politico-financières : le quartier de la défense est le plus grand quartier d’affaires d’Europe ; : Bling Bling !
Avec une morgue digne de son géniteur, le "prince Jean", glorieusement parvenu en deuxième année de Droit à 23 ans, a expliqué qu'il voulait bien surseoir à certains de ses projets en attendant que l'opinion, travaillée par les gazettes royales, mûrisse ...

L'épisode en dit long cependant sur ce qu'est devenue la Franceurope" en pleine décomposition idéologique. Un chef de l'exécutif qui décide de tout, qui ignore tout de la séparation des pouvoirs, qui nomme les présidents de l'audiovisuel, qui tance les journalistes
pourtant à sa botte, qui sermonne la justice, qui se porte partie civile dans un procès politique alors qu'il est lui-même protégé contre toute poursuite, qui prononce de véritables discours du trône devant un parlement UMPS au garde-à-vous, qui viole la souveraineté du peuple et
de la nation en faisant adopter par un parlement aux ordres une constitution supranationale bis (rebaptisée traité de Lisbonne), qui dépèce jour après jour, sur l'ordre du MEDEF et de Bruxelles, les conquêtes sociales de la Libération et du Front populaire, qui ne sait
plus quoi faire pour multiplier les cadeaux aux riches et aux gros patrons, ses commanditaires, pendant qu'il casse les services publics, qu'il "france-telecomise" partout les relations de travail (c'est bien parti à la poste, dans l'Education, au Pôle Emploi, chez Renault, etc.), qu'il
ferme les yeux sur la désindustrialisation massive du pays et l'agonie de l'agriculture familiale, qu'il annonce (en violation de la Constitution) l'anglicisation progressive de l'enseignement en lycée et en fac, qu'il piétine la loi laïque de 1905 en reconnaissant les prétendus diplômes délivrés par l'Université catholique...

Et pendant qu'à nouveau la Bourse et les "commissions" bancaires décollent verticalement, le bon roi Nicolas sucre 60 000 emplois publics par an, 18 000 emplois industriels sont détruits CHAQUE MOIS, 25 000 travailleurs sans-papiers sont mensuellement expulsés ; et l'Etat policier sarkozyste procède chaque année à 570 000 gardes à vue, des flics en rangers et tenue de combat patrouillant dans les rues pour contrôler et surtout, pour INTIMIDER les HONNETES gens.

On n'en est que plus irrité par la* mollesse de l'opposition officielle*: mais après tout, comment le PS de D.S.K., directeur de ce FMI qui force les pays pauvres du monde entier à "réduire leur train de vie", et celui de Mme Aubry, qui -comme Sarko, milite pour
l'euro-dissolution de la France-, pourraient-ils résister sérieusement au prince-président, dont ces eurocrates "de gauche" partagent les orientations stratégiques ?
Rassurons-nous cependant: il y a peu de chances que le prince Jean s'enterre : Mme Lagarde n'a-t-elle pas déclaré lors du discours où elle présentait le "bouclier fiscal" au parlement, que les dynasties sont aux familles ce que le développement durable est à la planète?

On suggère même à l'hyper-monarque, pour faire des économies par ces temps de dette publique accrue (dame, il faut bien que l'Etat rembourse aux banques l'argent qu'il leur a prêté!), de supprimer le parlement, -fort coûteux pour une chambre d'enregistrement-, le conseil constitutionnel, qui valide à la chaîne les directives européennes et les lois scélérates comme HADOPI, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (qui ferme les yeux sur l'anglophonisation galopante, mais néanmoins ILLEGALE, de nos chaînes publiques) et quelques autres "machins" aussi budgétivores qu'indifférents aux souffrances du peuple.

On suggère en revanche au chef de l'exécutif d'augmenter les imposantes, mais efficaces subventions d'Etat aux états-majors syndicaux et aux partis de la gauche établie; sans appeler le peuple à descendre dans la rue massivement, ceux-ci assistent benoîtement à l'équarrissage
de la nation indépendante, au dépeçage euro-balladurien de la République anciennement "une et indivisible", à la mort du "produire en France" industriel et agricole, à l'asphyxie de l'Education nationale, au tronçonnage de l'assurance maladie et de l'hôpital public, à la
privatisation galopante d'EDF (désormais confiée au patron de Véolia!), à la mise à mort annoncée des retraites par répartition; il est important pour la paix sociale que l'Etat sarkozyste, succursale de Bruxelles, puisse compter sur la bénignité de Monsieur Thibault,
l'ex-communiste qui nous explique inlassablement, comme le lui ont enseigné ses bons maîtres de la CES et de la CFDT, que "la CGT n'a pas vocation à bloquer le pays" et que "la grève générale ne se décrète pas" (non, elle se... combat! car les états-majors syndicaux consacrent plus de temps à la décrier qu'à construire le tous ensemble).

Mais notre peuple perd patience: des millions de gens peinent à assurer leurs besoins élémentaires, les prétendues "couches moyennes" se rappellent de plus en plus qu'elles appartiennent en réalité au monde du travail, les petits paysans trahis par la FNSEA se rebellent contre l'Europe, la jeunesse matraquée et vendue par l'UNEF-PS n'a pas dit son
dernier mot, les syndicalistes qui ont hué Thibault à la manif pour l'industrie du 22 octobre, cachent de moins en moins leur colère contre des directions nationales euro-aseptisées.
Bref, tous les ingrédients d'un 89 seraient déjà là pour que les Sans-Culotte d'aujourd'hui aillent chercher à Neuilly ou à l'EPAD, pour les ramener à Nanterre, le "boulanger", la "boulangère" et l'impatient "mitron" s'il y avait dans ce pays un vrai parti communiste
d'avant-garde, appelant à délégitimer ce régime indigne, à sortir la France du broyeur européen, à reconstruire une République digne de ce nom en marche vers le socialisme.

C'est pourquoi il faut s’appuyer les efforts du PRCF pour reconstruire un outil communiste lié aux luttes, soutenir les syndicalistes de classe, construire l'unité d'action des communistes (et d'abord, en participant à la manif du 7 novembre 2009 devant le métro Stalingrad), bâtir la Convergence nationale des républicains autour des principes toujours actuels du CNR, appeler la classe ouvrière et la jeunesse, alliés aux paysans et à tous ceux qui vivent ou voudraient
vivre de leur TRAVAIL, bref, tous ceux qui ne sont pas des FILS A BOCSA ou des TUEURS d'EMPLOIS (des "job killers" comme ils se nomment entre eux!) à s'unir en se souvenant, dans un esprit pacifique et démocratique, de notre première constitution républicaine, dite "de l'An II", qui stipule: "/quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs/".

/* "1989 !",*/ clame l'ensemble des forces anticommunistes et
contre-révolutionnaires, s'apprêtant à commémorer l'implosion sous
influence de la RDA le 9 novembre 89. */"/*/(19)/*/17" et "(17)89"!
/*répondront tôt ou tard ensemble les ouvriers conscients et les
citoyens qu'indigne le pourrissant et dangereux régime bananier actuel.

vendredi 23 octobre 2009

MENACE SUR LE ECOLES PUBLIQUES RURALES

Vendredi 23 octobre 2009
L'école publique rurale en danger !
TEXTE REPRIS
de
BANDERA ROSSA


MENACE SUR LE ECOLES PUBLIQUES RURALES


En adoptant la loi Carle, qui obligera les communes à financer les écoles privées hors de leur territoire, la majorité de droite a pris le risque de vider l’école publique rurale.

C’est Emmanuelle Mignon, l’une des principales conseillères de Nicolas Sarkozy, qui avait dévoilé le pot aux roses dès 2004, en se déclarant favorable à « une privatisation totale de l’Education nationale ».

La soumission du « marché »(sic) de l’éducation (estimé à plus de 1000 milliards de dollars) fidèle à la loi de la « concurrence libre et non faussée » est programmée par l’Accord général sur le commerce des services (AGCS), intégré depuis 1994 aux négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Ensuite parce que l’adoption de la « loi Carle » par le Sénat en décembre 2008, puis par l’Assemblée nationale le 28 septembre, est un premier pas dans cette direction.



L’affirmation ne manquera pas de susciter des cris d’orfraie sur les branches où nichent les promoteurs de cette loi. Pour la droite, mais pas seulement, faut-il le préciser, il s’agit d’un « texte de compromis », permettant de résoudre le conflit né en 2004 d’un article ajouté à la loi de décentralisation par le sénateur (PS) Michel Charasse. Il obligeait les communes à financer la scolarité d’élèves résidant sur leur territoire, mais scolarisés dans des écoles privées d’autres communes, tout comme s’ils étaient accueillis dans des écoles publique.

Nombre de maires et de défenseurs de l’école publique ont justement jugé que les communes n’avaient pas à payer pour ce qui relève d’un choix personnel des familles - choix dont le coût global est estimé à 400 millions de francs par an.

Résultat : fin 2008 - soit quatre ans plus tard, tout de même - le Sénat finissait par abroger l’article... et adoptait dans la foulée une loi rédigée par le sénateur (UMP) Jean-Claude Carle, destinée selon lui à apaiser le conflit en garantissant, selon son intitulé, « la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d’association ».

De fait, le texte limite à quatre cas le financement de la scolarité privée par la commune de résidence :
- le manque de capacité d’accueil dans cette dernière (ou dans le regroupement pédagogique) ;
- les obligations professionnelles des parents, si la restauration scolaire et la garde des enfants ne sont pas assurés dans la commune de résidence (sans que l’école choisie doive pour autant les assurer !) ;
- l’inscription d’un membre de la fratrie dans un établissement de la commune d’accueil ;
- ou enfin des raisons médicales.

Si l’une de ces conditions est remplie - sans que les parents aient à en justifier a priori, ni que le maire puisse s’y opposer - alors la commune de résidence est obligée de participer aux frais de scolarité, exactement comme si l’élève concerné « avait été scolarisé dans une des écoles publiques de la commune d’accueil », précise le texte.


Naturellement, le Secrétariat général à l’enseignement catholique salut la loi Carle comme « un bon compromis ».
C’est pour les ennemis de la laïcité, le premier pas vers une forme de « chèque éducation » comme au Etats-Unis, modèle auquel on est prié de se référer. Là-bas en effet, écoles publiques et privées sont directement en concurrence, et le choix des familles entraîne de facto le versement des subsides publics à l’école de leur choix.
Ainsi de nombreux établissements publics se ghettoïsent ou disparaissent, tandis que le privé engrange de confortables bénéfices. Le verrou de la carte scolaire étant lui aussi en passe de sauter complètement, et là encore pas seulement à cause de la droite_on se souvient que S. Royal s’est prononcé pour sa disparition_ on peut imaginer que la menace « d’exode scolaire » est bien réelle.



Quand on ferme une classe alors qu’il manque seulement un ou deux élèves, quand on refuse d’en ouvrir même quand le besoin se fait pressant, et alors que le gouvernement s’apprêt à supprimer encore 16 000 postes dans l’Education nationale, la menace est bien réelle de voir de nombreuses familles, par contrainte ou par choix, déserter les écoles de leurs communes pour scolariser leurs enfants dans les chefs-lieux.
Ce qui constituerait une sorte de coup de grâce pour l’école de proximité, et surtout pour l’école rurale.

On a dit que la droite n’était pas la seule à rêver de démanteler l’Education Nationale :

Le groupe socialiste au Sénat a déjà tenté d’instaurer la soi-disant « parité de financement » entre écoles publiques et privées sous contrat d’association.

Le principe de laïcité de l’enseignement n’et donc pas une lubie de laïcards bornés, puisque les écoles élémentaires privées sous contrat d’association sont principalement de confession catholique.

Sachant que les communes doivent déjà fournir des efforts considérables pour maintenir sur leur territoire des possibilités de scolarisation dans le public, on peut légitiment considérer que cela revient à piller de l’argent public pour le verser au privé.



NB : Jusqu’à maintenant, il n’était pas interdit à un maire de financer la scolarisation de certains élèves dans le privé ; mais il fallait l’accord du conseil municipal. Aujourd’hui, cette loi le rend obligatoire

source:canempechepasnicolas

L'abstention, piège à qui ? L'opinion d'un communiste

L'abstention, piège à qui ? L'opinion d'un communiste

Le commentaire, posté par zorba,
fidèle de 'canempechepasnicolas'


"Les électeurs français sont lucides, ils sont très différents des irlandais ou des danois qui pour une poignée d'euros et qulques bocks de bière, vôtent en retournant leurs vestes. L'histoire du peuple français depuis la Révolution, c'est les révolutions de 1830, de 1848, la Commune, Fabien et la la Résistance, avec au milieu des ces pages le peuple et les luttes pour le socialisme. Pas les accords électoraux de la social démocratie, comme le font à chaque fois les leaders bourgeois des partis politiques.
En politique, il n'y a pas de compromis, c'est soit la victoire, même temporaire, soit la défaite, permanente et l'écrasement de ceux qui luttent.
Les communistes n'ont pas besoin d'alliés, aucun accord n'est possible avec les socio traitres du PS, avec les écologistes pro américains, obèses et bouffis de haine anti communiste. Ces alliances,l'histoire a montré qu'elles étaient mortelles, relisons ce que le socialiste Pérol a produit pour faire assassiner les communistes par les nazis, c'était comme le gros Daladier, un élu du front populaire, avec des voix communistes.
Clairement, un seul programme : à bas l'UE, nationalisations des banques, de l'énergie, des communications, téléphone, transports, des assemblées populaires, rupture des relations avec toutes les sectes religieuses et les églises, aucun accord avec qui que ce soit. Le matin suivant les vôtes, la situation sera plus claire, d'un côté le peuple en lutte pour le progrès, la paix et la justice, de l'autre la bourgeoisie et l'aristocratie sociale démocrate pour défendre l'ordre capitaliste et l'exploitation des hommes par des hommes, remplis de bons sentiments européens et écologiques.
La bataille pourra commencer, jusqu'à la victoire."

MANIF DU 22 OCTOBRE: THIBAULT CONSPUE

Vendredi 23 octobre 2009
MANIF DU 22 OCTOBRE: THIBAULT CONSPUE
LE 22 OCTOBRE, 30 000 TRAVAILLEURS MANIFESTENT CONTRE LES FERMETURES D'USINES, CONTRE LES LICECIEMENTS, POUR UNE AUGMENTATION DES SALAIRES, POUR LA SECU, CONTRE LE POUVOIR SARKOZISTE DE CHOMAGE ET DE MISERE.
Plusieurs centaines d'ouvriers qui ont été à l'avant garde des luttes ces derniers mois (Continental, Molex, métallurgistes du Nord ... ) ont crié "Thibault démission", manifesté bruyamment durant son intervention. Mais la radio, la télé, la grande presse n'a pas relaté l'événement.
Et bien tout s'explique, à force d' avoir fréquenté l'Elysée , Monsieur Thibault a gagné de nouveaux galons, jugez:


Il faut maintenant l'appeler: Monsieur THIBAULT .... ce que les travailleurs ne manqueront pas de faire, en attendant .... qu'il trouve un poste haut placé dans un ministère.
Mais les vrais syndicalistes vont continuer le combat, contre le capital, contre la bourgeoisie pour l'avenir de nos enfants.
Et je suis sur que de nombreux responsables syndicaux qui suivent la ligne imposée par la direction de la CGT, par la CES et la CSI rejoindront le combat de classe.

lundi 19 octobre 2009

L’Appel des appels

:
L’Appel des appels
Fin 2008, les pétitions dénonçant la casse provoquée par les réformes se
multiplient. Roland Gori et Stefan Chedri, psychanalystes et professeurs de
psychopathologie, sont sans cesse sollicités. Face à la vive inquiétude qui s’empare
des professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l’éducation,
de la recherche, de l’information et de la culture, ils décident de réagir.
Ils rédigent l’Appel des appels et son manifeste.
Le mouvement connaît un succès immédiat : en mai 2009, il regroupait
déjà 75 000 signataires.
« Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la
justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des
Pouvoirs Publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses
des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.
À l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social,
dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance
sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.
Au nom d’une idéologie de “l’homme économique”, le Pouvoir défait et
recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels
et les usagers aux lois “naturelles” du Marché. Cette idéologie
s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est
issue.
Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice,
de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette
maintenant en “faillite” le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information
et la culture. »
(Le 22 décembre 2008, Roland Gori et Stefan Chedri.)
Pour une insurrection
des consciences
Demain, lorsque « la société des individus » sera définitivement
installée, ce sera trop tard ; trop tard pour soigner, trop tard
pour enseigner, trop tard pour chercher, trop tard pour juger en
toute indépendance. Il ne restera plus à l’information et à la culture
qu’à se faire les accessoires d’une fabrique de l’opinion, qui
pourra en toute impunité « vendre à Coca-cola du temps de
cerveau disponible ».
Face à la multiplication de prétendues réformes aux conséquences
désastreuses, ce livre prône le rassemblement des forces. Il
exhorte à parler d’une seule voix pour s’opposer à la transformation
de l’État en entreprise, au saccage des services publics, et à la
destruction de la société française et de ses valeurs.
Les contributeurs, psychanalystes, enseignants, médecins, psychologues,
chercheurs, dressent un état des lieux et une analyse
dans chacun de leur domaine. Ils s’adressent à l’ensemble des
citoyens pour combattre une idéologie de la norme et de la performance
qui exige notre soumission et augure d’une civilisation
inique et destructrice de l’humain.
Ils témoignent que dans l’espace tragique de la crise actuelle et
des mauvais traitements qu’« on » lui fait subir, un futur est possible
pour l’« humanité dans l’homme ».

LES ESCAMOTEURS DE SPECTRE !De : Michel Peyret

LES ESCAMOTEURS DE SPECTRE !







Tout le monde connait les premières lignes du Manifeste du Parti communiste dont les auteurs sont Marx et Engels :




« Un spectre hante l'Europe : le spectre du communisme .




« Toutes les puissances de la vieille Europe se sont groupées en une sainte chasse à courre pour traquer ce spectre : le Pape et le Tsar , Metternich et Guizot , les radicaux français et les policiers allemands .




« Où est le parti d'opposition qui n'a pas été accusé de communisme par ses adversaires au pouvoir ?




« Où est le parti d'opposition qui n'a pas stigmatisé du reproche infamant de « communisme » ses adversaires de droite ou de gauche ?




IL EST GRAND TEMPS !




« Il en résulte deux choses , poursuit le Manifeste .




« Le communisme est déjà reconnu comme une puissance par toutes les puissances européennes .




« Il est grand-temps que les communistes exposent à la face du monde entier leurs conceptions, leurs buts , leurs tendances et qu'ils opposent aux légendes du spectre communiste un manifeste du parti lui-même .




« Dans ce but , les communistes de diverses nationalités se sont réunis à Londres et ont esquissé le manifeste suivant , publié en anglais , français , allemand , italien , flamant et danois... »




C'était en 1847 , Marx et Engels furent chargés de mettre sur pied la publication d'un programme théorique et pratique concret .




Rédigé en allemand , le manuscrit fut imprimé à Londres en janvier 1848 , quelques semaines avant la révolution française du 24 février .




Une traduction française parut peu avant l'insurrection parisienne de juin 1848 .




LUTTER POUR AVOIR LES COUDEES FRANCHES !




Friedrich Engels , qui signe la Préface au Manifeste de janvier 1888 , y écrit :




« L'écrasement de l'insurrection parisienne de juin 1848 , le premier grand combat du prolétariat contre la bourgeoisie , relégua provisoirement au second plan les efforts sociaux et politiques des travailleurs européens .

« Et comme au temps de la révolution de février , les différents groupes de la classe possédante luttèrent entre eux pour regagner la première place ; la classe ouvrière fut réduite à lutter pour avoir les coudées franches et à occuper l'extrème gauche des classes moyennes radicales .




« Là où les mouvements prolétariens indépendants s'avisèrent de donner signe de vie , ce fut l'impitoyable écrasement...




« Lorsque la classe ouvrière européenne retrouve assez de force pour recommencer une nouvelle offensive contre la classe dominante naquit l'Association Internationale des Travailleurs...




« C'est ainsi que le Manifeste revient à la surface... »




CENT QUINZE ANS APRES !




L'édition du Manifeste que je cite est datée de novembre 1966 !




L'introduction d'alors , signée de Robert Mandrou , précise que « lorsque le jeune Marx rédigeait le Manifeste du parti communiste ( avec l'aide de son ami Engels ) à la demande de la Fédération des Communistes , il s'adressait aux « prolétaires de tous les pays » au nom d'une poignée de militants , prophètes convaincus d'un monde meilleurs . »




Il poursuit : « Cent quinze ans après la publication de cet appel , nous pouvons en mesurer l'efficacité d'un coup d'oeil : presque la moitié de l'humanité est encadrée par un régime politique qui se réclame de Karl Marx ; et l'autre moitié ne saurait se flatter de l'ignorer ; au contraire , les plus décidés de ses adversaires sont nourris de la pensée marxiste : quel bourgeois français de 1962 nierait , si ce n'est par goût des paradoxes , la lutte des classes ?




« Jamais dans l'histoire de l'humanité , penseur n'eut une efficience comparable .




« Mais d'autre part , il n'est pas une pensée qui ait été plus déformée , parodiée , caricaturée que celle du fondateur du matérialisme historique . »




UNE PENSEE CARICATUREE ET AMPUTEE




Certes , nous ne sommes plus en 1962 .




Les idées de Marx ont subi tout un temps de terribles épreuves .




On le voit bien : longtemps on lui a attribué le mérite d'avoir triomphé sur la presque moitié de l'humanité et d'influencer fortement l'autre moitié !




On ne pouvait en conséquence que lui faire porter la responsabilité de l'échec qui est finalement survenu .




Aussi , on ne peut que rendre hommage à la clairvoyance , à la lucidité de Robert Mandrou qui , dès 1962 , avait su percevoir que ce n'était pas la pensée de Marx qui pouvait être tenue pour méritoire des succès , ni coupable des échecs tant elle avait été déformée .




Et j'ajouterais pour ce qui me concerne ignorée dans ses aspects essentiels comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire .




POURQUOI RENONCERAIT-ON A L'IDEE COMMUNISTE ?




Aussi , on le voit bien , il n'y a aucune raison pour faire porter au Manifeste du Parti communiste , comme à l'ensemble de la pensée de Marx , un discrédit qui consisterait dans le fait de renoncer à utiliser le concept de communisme .




C'est pourtant ce que je constate : nombre d'articles qui me sont donné à lire lui substituent le concept de « socialisme » .




Pourtant Engels , dans la Préface de 1988 déjà citée , montrait que , au moment où Marx et lui-même écrivaient , ils ne pouvaient l'intituler « Manifeste socialiste » :




« En 1847 , on donnait le nom de socialistes , d'une part aux adeptes des divers systèmes utopiques : les owenistes en Angleterre et les fouriéristes en France , et qui n'étaient déjà plus , les uns et les autres , que de simples sectes agonisantes ; d'autre part aux méticastres sociaux de tout acabit qui promettaient , sans aucun préjudice pour le Capital et le profit , de guérir toutes les infirmités sociales au moyen de toutes sortes de replâtrages .




« Dans les deux cas , c'étaient des gens qui vivaient en dehors du mouvement ouvrier et qui cherchaient plutôt un appui auprès des classes « cultivées »




LE SOCIALISME , UN MOUVEMENT BOURGEOIS !




« Au contraire , cette partie des ouvriers qui , convaincue de l'insuffisance de simples bouleversements politiques , réclamait une transformation fondamentale de la société , s'était donné le nom de communistes .




« C'était un communisme à peine dégrossi , purement instinctif , parfois un peu grossier , mais cependant il pressentait l'essentiel et se révéla assez fort dans la classe ouvrière pour donner naissance au communisme utopique : en France , celui de Cabet et en Allemagne , celui de Weitling .




« En 1847 , le socialisme signifiait un mouvement bourgeois , le communisme , un mouvement ouvrier .




« Le socialisme avait , sur le continent tout au moins , « ses entrées dans le monde » , pour le communisme , c'était exactement le contraire .




« Et comme , depuis toujours , nous étions d'avis que « l'émancipation des travailleurs doit être l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes » , nous ne pouvions hésiter un instant sur la dénomination à choisir .




« Depuis , il ne nous est jamais venu à l'esprit de la rejeter . »







Je ne sais pas si les divers articles préconisant le socialisme ont pour objet de développer le débat .

En tout cas j'espère que celui-ci y contribuera !

samedi 17 octobre 2009

Samedi 17 octobre 2009
Une prise de position d’Annie Lacroix-Riz

REPRIS DU BLOG
EL DIABLO



Front syndical de classe: une prise de position d’Annie Lacroix-Riz

Il n’y aurait pas eu 1936 ou les conquêtes d’après Libération si les "unitaires" (membres de la CGTU, très minoritaire en 1934) n’avaient décidé de faire une organisation combative de la CGT qui les avait exclus en 1920-1921 – CGT de Jouhaux ralliée de longue date à la politique du "tapis vert" où ne se négociaient que les avantages et privilèges des dirigeants syndicaux.

Les grands patrons se sont dotés depuis 1919 d’un syndicat unique remarquablement efficace, et d’une constance parfaite en dépit de ses changements de nom ‑ Confédération générale de la Production française, Confédération générale du patronat français (juillet 1936), Conseil national du patronat français (1946) et plus récemment MEDEF.

Les salariés n’y sont pas encore parvenus : la gravité de la crise va vraisemblablement les aider à progresser sur ce chemin. On est donc surpris et même choqué que des militants se réclamant du « radicalisme » songent à liquider les syndicats inefficaces plutôt qu’à conseiller aux salariés de se donner à nouveau des mandataires aussi dévoués à leurs intérêts que le syndicat patronal l’est au grand patronat.
La CGT et les organisations qui lui étaient proches ‑ dans l’enseignement et de la recherche ‑ ont été efficaces, très efficaces pendant un certain nombre d’années ou de décennies : cette efficacité s’est mesurée à l’aune des conquêtes sociales longtemps maintenues, désormais menacées de mort. Il faut reconstituer des organisations de ce genre et de cette efficacité et, avec elles, se battre contre les décrets et la politique qui incarnent nos échecs. L’un des derniers décrets, sur le rôle suprême du ministère en matière de primes d’excellence scientifique anéantissant le pouvoir du CNU – question qui nous a mobilisés, l’an dernier, avec beaucoup d’autres ‑, démontre, parmi tous ses semblables, que ne nous ne gagnerons pas un pouce en chipotant à l’infini sur des.
On peut en dire autant de tous les décrets, « masterisation » comprise, qui a pour but essentiel de liquider le statut de fonctionnaire des enseignants, et qui pose une question autrement plus importante que celle consistant à décider si on fait ou non remonter les maquettes, si honorable et efficace qu’ait été cette action à laquelle nous avons tous souscrit.


Les salariés ont gagné avec une CGT combative, où le courant Frachon avait énormément progressé (1936-1938) puis où la ligne Frachon l’avait décisivement emporté sur la ligne Jouhaux (entre Résistance et premières années d’après Libération). La CGT a alors été riche de millions d’adhérents (5-6 en 1936-1937 et autant en 1945-1946), enseignants et chercheurs compris, qui lui furent rattachés jusqu’à la scission de 1948. Le statut Maurice Thorez de la fonction publique, qui définissait aussi un « salaire minimum vital » ‑ ainsi que tous les statuts de 1946 aujourd’hui balayés ou en voie de l’être, tel celui des gaziers et électriciens, œuvre commune de la fédération de l’énergie CGT et de son ancien secrétaire général, Marcel Paul, alors momentanément ministre de la production industrielle ‑, ont été conquis après la Libération.
Il faut mettre en cause la ligne liquidatrice de ceux qui dirigent aujourd’hui ces organisations, quelque bonne raison ou bonne conscience qu’ils se donnent pour nous répéter qu’il est trop tôt ou trop tard pour agir, et quelles que soient les motivations réelles de dirigeants plus ou moins éloignés de leur base (l’éloignement est logiquement beaucoup plus ressenti dans les catégories frappées par la tempête : chômeurs ou salariés menacés de licenciements, chez nous personnels précaires) : découragement général, conviction qu’on ne peut rien faire contre les tout-puissants, ralliement de fait ou de droit à ces derniers pour des raisons que je n’examinerai pas ici, mais qui posent problème.
Vaincre cette ligne liquidatrice suppose, comme en 1934, en pleine crise, et à la Libération, d’adhérer massivement aux syndicats de tradition combative pour y (r)établir la ligne "de masse et de classe" qui a fait les grandes heures d’une CGT apte à grouper tous les salariés, nous inclus.

Nos professions n’aiment pas ces termes marxistes ou ne les aiment plus, mais, Marx n’ayant pas inventé la lutte des classes et ne l’ayant que décrite, il va leur falloir les découvrir (ils sont inconnus à la plupart des plus jeunes d’entre nous) ou les redécouvrir (pour les plus vieux) si nous voulons mettre fin à la dégradation de nos conditions de travail et de vie.
On va bien finir par s’apercevoir que l’offensive "sarkoziste" n’est pas seulement ou avant tout idéologique, comme nous sommes encore trop nombreux à le croire, mais qu’elle vise, en dernière analyse, les salaires, directs et indirects : la casse de nos statuts constitue l’arme suprême de leur baisse, nominale (ça risque de venir) et réelle, à laquelle œuvre aussi la liquidation en cours des services publics et des retraites.
On va bien devoir finir par admettre, sans crier à la polémique, que la gauche de gouvernement n’a pas l’intention de se battre sérieusement contre cette offensive, parce qu’elle n’a jamais pratiqué une politique alternative au cours de ces dernières décennies. Mme Royal n’est pas la seule dirigeante de son parti à souhaiter voir les professeurs du secondaire pratiquer dans leur établissement la semaine de 35 heures ; elle n’est pas la seule séduite par l’Europe de l’école et de l’université, etc. Je signale que, malgré toutes les légendes, ce n’est pas Blum qui a forgé les conquêtes de 1936 mais le plus grand mouvement social qu’ait connu la France et qui s’est imposé à lui (ce qui a beaucoup contrarié lui-même et son parti) : il n’avait pas en tête la moindre hausse des salaires quand il est allé, avec son ministre des Finances pressenti (Vincent Auriol), présenter en mai 1936 son programme d’« assainissement financier » à la Banque de France, selon la coutume établie depuis la création de celle-ci.

Mon propos n’est pas polémique, mais appuyé sur l’étude de la période considérée. Il n’y a pas d’autre voie pour se sortir de l’ornière où nous sommes que de réinvestir massivement le syndicalisme, et toute autre voie continuera à desservir les salariés que nous sommes.

La ligne "unitaire" était ultra-minoritaire en 1934 ‑ comme l’est encore celle prônée par le Collectif National pour un Front Syndical de Classe que, syndiquée au Snesup ‑ et décidée à y rester ‑, je soutiens. Elle est devenue majoritaire de fait à la suite de la marée sociale de 1936, alors même qu’elle permettait d’édifier le socle de conquêtes aujourd’hui en cours de destruction. Et nous resterions hors des syndicats, de tous les syndicats, y compris ceux qui ont construit ce que le grand capital et ses auxiliaires balaient, dans la crise systématique du capitalisme ?

Annie LACROIX-RIZ


Agrégée d'histoire, docteur-ès-Lettres,

professeur d'Histoire contemporaine à l'université Paris VII-Denis Diderot

source : LE GRAND SOIR et canempechepasnocolas