mercredi 23 septembre 2009

Non à la privatisation de la Poste

Non à la privatisation de la Poste




Le Front Syndical de Classe soutient la grève contre la privatisation du 22 septembre à la Poste, à l’appel de l’intersyndicale CGT, SUD, CFDT, FO et CFTC. De même que l’appel CGT, SUD, CFTC et FO à la grève illimitée dans les bureaux de poste parisiens lundi 21 septembre, contre les suppressions de postes aux guichets et les réorganisations des services.




Le FSC appelle également à participer au référendum mis en place entre le 28 septembre et le 3 octobre devant les mairies, marchés et bureaux de poste, pour réaffirmer le refus de la privatisation et soutenir les agents de la Poste.




Dans cette bataille, il faut rappeler la lourde responsabilité de l’Union Européenne et de ses directives de « libéralisation » du marché postal appliquées par tous les gouvernements (qu’ils soient de droite ou qu’ils se disent de gauche) qui depuis des années préparent cette rupture que Sarkozy prétend aujourd’hui imposer.




Il se passe d’ailleurs exactement la même chose dans les télécommunications, l’énergie, les transports, la santé, l’éducation où, sous couvert de « concurrence libre et non faussée », on découpe et désosse le patrimoine national afin de le livrer aux grandes entreprises privées. Et partout, la privatisation, qui spolie le peuple, entraîne toujours augmentation des prix et diminution de la qualité du service au public, suppressions d’emplois et dégradation des conditions de travail des agents jusqu’à aboutir aux suicides comme chez France Telecom.




C’est pourquoi les travailleurs de la Poste, comme ceux de la SNCF, d’EDF-GDF, de l’Hôpital… ont tout intérêt à développer leurs mobilisations en cherchant à les appuyer sur la construction d’une convergence des services publics afin d’éviter l’isolement et l’épuisement des luttes face à un pouvoir décidé à passer en force. En ce sens, le FSC soutient les appels comme celui de la FSU 28 à manifester aux côtés des postiers ou les tentatives de rapprochements entre postiers et cheminots CGT.




Enfin il faut tout faire pour que ce combat rejoigne les autres luttes en cours, en particulier celles qui se développent dans l’automobile contre le profit maximum des grands groupes privés qui délocalisent et cassent l’emploi, là-encore, avec l’appui de leur gouvernement et de leur Europe. Voire même celles des producteurs de lait étranglés par l’UE et la grande distribution. D’ailleurs, les salariés, qu’ils soient du privé ou du public, sont également victimes de la répression patronale et gouvernementale qui cherche à étouffer leur résistance, que ce soient les 6 condamnés de Continental ou les centaines de grévistes d’ERDF-GRDF du printemps dernier menacés de licenciements (sans oublier non plus les étudiants qui paient cher leur lutte déterminée contre la casse de l‘Université !).




Public/privé, les travailleurs sont affrontés au même pouvoir du capital et c’est tous ensemble en même temps à partir des luttes à la base qu’ils pourront vraiment le faire reculer et imposer la satisfaction de leurs revendications. Cela s’appelle la lutte de classe et c’est en la menant sans illusion sur le « dialogue entre partenaires sociaux » que les travailleurs de France guidés notamment par une CGT de classe et de masse ont su remporter d’importantes victoires. En 1936, en 1945 ou en 1968.




NON A LA PRIVATISATION DE LA POSTE !




EMPLOI, SERVICES PUBLICS, SALAIRES, PROTECTION SOCIALE, DEFENSE DES LIBERTES : TOUS ENSEMBLE POUR LA SATISFACTION

DES REVENDICATIONS POPULAIRES !

1 commentaires:

chappellier bernard a dit…

Privatisation de la Poste :

mobilisation générale !

Communiqué de presse EE-LES VERTS KB
Les Verts-Europe Ecologie appellent leurs militants, leurs élus et tous les citoyens à prendre part au referendum citoyen organisé du 28 septembre au 3 octobre contre le changement de statut de la Poste en société anonyme.
Ce projet de loi sera soumis à l’Assemblée nationale cet automne. Christine Lagarde a assuré que seuls des capitaux publics prendront des parts dans cette nouvelle entité. D’une part, l’exemple de France Télécom le prouve, il s’agit d’une façon détournée de permettre ultérieurement une privatisation progressive. D’autre part, ce changement accentuera inéluctablement la dérive de la Poste dans une logique comptable plutôt qu’une logique de service public.
Le véritable projet du gouvernement est très simple : créer une entité qui permettra de revendre aux groupes industriels privés les activités rentables du groupe la Poste. La droite nous chante encore une fois la même vieille rengaine : socialiser les pertes et privatiser les profits.
Le service public est de plus en plus menacé et nous pouvons constater chaque jour des reculs, que ce soit dans l’Éducation, la Santé, la Culture. Aujourd’hui, c’est La Poste, service public emblématique, qui est menacée par un projet de privatisation.
Lors de la modification de la Constitution, en février 2008, le gouvernement Sarkozy a inscrit le droit au référendum dans la Constitution. Mais depuis, rien n’a été mis en œuvre pour que cette promesse soit applicable. Nous devons exiger un référendum sur l’avenir de La Poste.
C’est pourquoi Les Verts-Europe Ecologiste sont partie prenante du Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal. Ce comité est composé d’une soixantaine de structures (associations, syndicats, partis politiques).
Plus notre mobilisation sera grande, plus nous aurons une chance de faire reculer ce projet.
Chappellier.blogspace.fr