mercredi 23 septembre 2009

Pour l’arrêt des poursuites contre les 6 salariés de Continental.

Communiqué des Contis

Pour la défense des libertés publiques.




Pour l’arrêt des poursuites

contre les 6 salariés de Continental.







La condamnation de 6 salariés de Continental le 1er septembre par le tribunal de Compiègne est bien sûr une vengeance à froid des responsables de l’Etat par rapport aux concessions importantes que la lutte des 1120 salariés de Clairoix leur ont arraché.




Mais ce jugement dépasse très largement la lutte des seuls salariés de Continental. En effet, la lourde condamnation, les dommages et intérêts astronomiques demandés, a été faite au nom d’une responsabilité collective qui n’existe pas dans la loi. La procureure de la république avait réclamé cette condamnation au nom de l’Etat en déclarant : «peu importe ce que les ouvriers inculpés ont fait réellement chacun, le jour de la manifestation, en y ayant participé ils sont responsables collectivement de ce qui a été fait ».




Ce sont tous les salariés qui se battent contre les licenciements et pour leurs revendications, tous ceux qui participeraient à une manifestation, qui sur cette base pourraient se retrouver condamnés demain au nom de cette « responsabilité collective » réinventée par le jugement du tribunal de Compiègne.




En fait, ce jugement, réintroduit la loi anti casseurs abrogée il y a 28 ans et qui était considérée comme une menace sur les libertés publiques par tous les syndicats, partis et associations, attachés aux libertés ouvrières et démocratiques. Et cette menace est d’autant plus pressante qu’une des hautes personnalités de l’UMP a réclamé que le jugement contre les salariés de Continental fasse jurisprudence et s’applique dans tout le pays dans toutes les situations.




En défendant les 6 salariés de Continental condamnés on défend le droit des travailleurs à se défendre et les libertés publiques menacées.




C’est pourquoi nous appelons les confédérations CGT/CFDT/FO/CFTC/CFE-CGC /Solidaire/FSU/UNSA/FSU/SUD à se joindre à nous au :




Rassemblement pour la défense des libertés publiques

et l’arrêt des poursuites contre les 6 salariés de Continental

le samedi 26 septembre à 15H00

devant l’usine de Clairoix.




( Barbecue - Rafraichissements à partir de 12h30 sur place )




Intersyndicale et comité de lutte.




POUR LE SOUTIEN FINANCIER INDISPENSABLE POUR ASSURER LA DEFENSE DE NOS 6 CAMARADES, ADRESSEZ VOS DONS A L’ORDRE DE :




« SOLIDARITE CONTINENTAL » - 35 RUE DU TOUR DE VILLE – 60280 CLAIROIX

Non à la privatisation de la Poste

Non à la privatisation de la Poste




Le Front Syndical de Classe soutient la grève contre la privatisation du 22 septembre à la Poste, à l’appel de l’intersyndicale CGT, SUD, CFDT, FO et CFTC. De même que l’appel CGT, SUD, CFTC et FO à la grève illimitée dans les bureaux de poste parisiens lundi 21 septembre, contre les suppressions de postes aux guichets et les réorganisations des services.




Le FSC appelle également à participer au référendum mis en place entre le 28 septembre et le 3 octobre devant les mairies, marchés et bureaux de poste, pour réaffirmer le refus de la privatisation et soutenir les agents de la Poste.




Dans cette bataille, il faut rappeler la lourde responsabilité de l’Union Européenne et de ses directives de « libéralisation » du marché postal appliquées par tous les gouvernements (qu’ils soient de droite ou qu’ils se disent de gauche) qui depuis des années préparent cette rupture que Sarkozy prétend aujourd’hui imposer.




Il se passe d’ailleurs exactement la même chose dans les télécommunications, l’énergie, les transports, la santé, l’éducation où, sous couvert de « concurrence libre et non faussée », on découpe et désosse le patrimoine national afin de le livrer aux grandes entreprises privées. Et partout, la privatisation, qui spolie le peuple, entraîne toujours augmentation des prix et diminution de la qualité du service au public, suppressions d’emplois et dégradation des conditions de travail des agents jusqu’à aboutir aux suicides comme chez France Telecom.




C’est pourquoi les travailleurs de la Poste, comme ceux de la SNCF, d’EDF-GDF, de l’Hôpital… ont tout intérêt à développer leurs mobilisations en cherchant à les appuyer sur la construction d’une convergence des services publics afin d’éviter l’isolement et l’épuisement des luttes face à un pouvoir décidé à passer en force. En ce sens, le FSC soutient les appels comme celui de la FSU 28 à manifester aux côtés des postiers ou les tentatives de rapprochements entre postiers et cheminots CGT.




Enfin il faut tout faire pour que ce combat rejoigne les autres luttes en cours, en particulier celles qui se développent dans l’automobile contre le profit maximum des grands groupes privés qui délocalisent et cassent l’emploi, là-encore, avec l’appui de leur gouvernement et de leur Europe. Voire même celles des producteurs de lait étranglés par l’UE et la grande distribution. D’ailleurs, les salariés, qu’ils soient du privé ou du public, sont également victimes de la répression patronale et gouvernementale qui cherche à étouffer leur résistance, que ce soient les 6 condamnés de Continental ou les centaines de grévistes d’ERDF-GRDF du printemps dernier menacés de licenciements (sans oublier non plus les étudiants qui paient cher leur lutte déterminée contre la casse de l‘Université !).




Public/privé, les travailleurs sont affrontés au même pouvoir du capital et c’est tous ensemble en même temps à partir des luttes à la base qu’ils pourront vraiment le faire reculer et imposer la satisfaction de leurs revendications. Cela s’appelle la lutte de classe et c’est en la menant sans illusion sur le « dialogue entre partenaires sociaux » que les travailleurs de France guidés notamment par une CGT de classe et de masse ont su remporter d’importantes victoires. En 1936, en 1945 ou en 1968.




NON A LA PRIVATISATION DE LA POSTE !




EMPLOI, SERVICES PUBLICS, SALAIRES, PROTECTION SOCIALE, DEFENSE DES LIBERTES : TOUS ENSEMBLE POUR LA SATISFACTION

DES REVENDICATIONS POPULAIRES !

samedi 19 septembre 2009

"Apocalypse" : le révisionnisme en images coloriées

Samedi 19 septembre 2009




Au cinéma, à la télé, dans les journaux, la Seconde Guerre mondiale est à l’ordre du jour.

C‘est d’abord, sur Antenne 2, « Apocalypse », la relation, qui se présente comme « objective », du conflit, de 1939 à 1945, contée en six épisodes. C’est aussi, un téléfilm sur René Bousquet, l’ancien secrétaire général de la Police, sous Vichy, responsable de la déportation des juifs en 1942-1943.



Ce rappel à l’histoire, pour maintenir une mémoire collective, ne pourrait être que positif, si le contenu de ces œuvres portait moins sur le destin personnel de certains des acteurs du drame, qu’ils fussent traîtres ou héros, chefs d’Etat ou simples anonymes, que sur le pourquoi du conflit, de ses enjeux, du cadre politique mondial dans lequel il s’est développé.



Ce n’est pas le cas d’ « Apocalypse » !



Ne retenir des évènements, que les figures d’Hitler face à Staline, présentés comme «les deux totalitarismes », de Churchill, Roosevelt ou de Gaulle, c’est réduire l’histoire à une querelle d’hommes, les « bons » et les « méchants ».



« Apocalypse », réalisé sur la base de documents (la moitié d’entre eux seraient inédits), est d’une facture technique de haut niveau, s’applique à résumer les faits de guerre, les bombardements, les offensives et les contre-offensives, les batailles décisives, les déclarations des dirigeants, parfois vus dans leur intimité.

L’élément nouveau, qui distingue ce documentaire de ceux qui l’ont précédé, (s’appuyant, pour la première fois, sur les archives allemandes, soviétiques et japonaises), c’est vouloir donner un éclairage d’ « authenticité » et de proximité, sur les images colorisées.



Mais que vont retenir d’ « Apocalypse », les téléspectateurs, les jeunes en particulier ?

Un film d’aventure, terrible, certes, bouleversant, qui au prix de massacres sans nom, commis par un ennemi implacable (nazi ou japonais), présente une fin heureuse : la défaite finale de cet ennemi, réduit par les Alliés coalisés.



Mais des causes réelles de cette guerre, du poids décisif des intérêts économiques occidentaux en jeu, du soutien de ceux-ci à Hitler et à son régime, dès avant 1933, malgré l’antisémitisme revendiqué et des buts de guerre annoncés dans « Mein Kampf », et des manœuvres alliés, jusqu’aux mois précédant la défaite de l’Allemagne nazie, rien n’est évoqué.

La résistance populaire au régime hitlérien et la répression sauvage, dès janvier 1933, des opposants allemands, communistes en premier lieu, sont totalement ignorées.



Les quatre premiers épisodes d’ « Apocalypse » n’évoquent, en aucune manière, la résistance communiste, en France, dès l’été 40 : l’arrestation de Guy Môquet en juillet, celle des futurs fusillés de Chateaubriand, d’octobre à décembre, la grande grève des mineurs du Nord, en mai 41.



Rien ne doit déranger l’idée, imposée à l’opinion, que le PCF « a attendu » l’agression allemande contre l’URSS, le 22 juin 41, pour s’opposer à l’Occupant.



Pas un mot dans le film sur les objectifs de l’impérialisme allemand en Pologne et en Union soviétique : la conquête de nouveaux et immenses territoires à coloniser, peuplés de « barbares » et de « sauvages », les slaves et les juifs (ces derniers, doublement « coupables » comme « judéo-bolcheviks »), qu’il faut exterminer comme « races inférieures », à l’exemple de la conquête du Far West par les « blancs » américains, tout au long du XIXème siècle.



Sait-on que le dictateur allemand fit du massacre systématique des Indiens et de sa justification par les dirigeants états-uniens, un « modèle » transplanté à l’Est de l’Europe ?

Personne ne saura qu’Adolf Hitler s’est nourri de la prose de l’industriel américain, Henry Ford, pour dénoncer le « danger juif » mondial, dans « Mein Kampf ».



Certes, dans le même temps, sort sur nos écrans, le film de Robert Guédiguian, « L’Armée du crime », à la gloire des groupes armés FTP, communistes d’origine étrangère, et de leur combat contre l’Occupant. Mais, ces faits d’armes datent de 1943-1944. La critique des médias peut célébrer le film : la période évoquée n’efface pas le tabou imposé, niant la résistance des militants du PCF, avant le 22 juin 41.



Et cela, les Français doivent l’ignorer !


Jean LEVY
document fourni par"canempechepasnicolas"

vendredi 18 septembre 2009

Les "révisionnistes" à l'oeuvre

Vendredi 18 septembre 2009
Les "révisionnistes" à l'oeuvre

COMMUNIQUE DU PARTI SOCIALISTE DE LITUANIE :

Le 9 juin 2009, le Parlement de la République de Lituanie a adopté en première lecture une série d'amendements au Code Pénal Lituanien; et lors de la session d'automne qui commencera en Septembre il envisage de les adopter définitivement; qui criminalisera l'approbation publique, la négation, la minimisation ou la justification des « génocides commis par le communisme et le fascisme ».
Les amendements soumis au vote, s'ils sont adoptés, criminaliseront également la « diffamation » publique des soi-disant « membres du mouvement de lutte pour la liberté de la Lituanie – des combattants volontaires, qui dans les années 1944-1953 se sont battus par les armes contre l'occupation soviétique ».
Les amendements à l'article 154 du Code Pénal, soumis au vote par les membres du parti « L'Union de la Patrie – Chrétiens-Démocrates Lituaniens », Paulius Saudargas et Petras Luomanas, prévoient des amendes, des restrictions de la liberté individuelle, des arrestations ainsi que peines de prison allant jusqu'à 3 ans d'incarcération.
Si ces amendements entraient en vigueur, le Parlement de la République de Lituanie, qui est actuellement dominé par l'Union de la Patrie – Chrétiens-Démocrates Lituaniens:
- traitera sur un même plan communisme et fascisme, qui sont pourtant incomparables
- interdira de remettre en question la réputation et d'enquêter sur les biographies des membres du soi-disant « Mouvement de lutte pour la liberté de la Lituanie », bien qu'une grande partie d'entre eux aient été des collaborateurs nazis et aient pris part à des massacres de masse de la population civile de la Lituanie pendant la Seconde Guerre Mondiale commettant ainsi des crimes contre l'humanité; la plupart d'entre eux, n'ayant pas d'autre choix alors que la guerre touchait à son terme, ont été formés par l'armée nazie en retraite et par des services spécialisés dans les opérations terroristes, actions terroristes qu'ils ont mené pendant les années d'années d'après-guerre, principalement contre les civils.

En ayant bien tout cela en tête, les amendements mentionnés devraient être considérés comme des signes du revanchisme et du fascisme, comme une attaque directe contre la liberté d'opinion et les droits de l'Homme, contre laquelle il devrait y avoir une réaction catégorique. Personne ne peut laisser ces amendements entrer en vigueur.
Le Parti politique « Frontas » et le Parti Socialiste de Lituanie en appellent à toutes les organisations progressistes à travers le monde, à tous les Parlements et tous les gouvernements, aux organisations de défense des droits de l'Homme, en particulier celles qui mènent la chasse contre les criminels de guerre en fuite et ceux qui ont commis des crimes contre l'humanité et tentent de les traduire en justice, pour qu'elles réagissent aux desseins du Parlement de la République de Lituanie, l'adoption de ces amendements au Code Pénal, en usant de tous les moyens de pression et d'influence légaux possibles afin que ces amendements regrettables et honteux n'entrent pas en application.
Nous suggérons la création immédiate d'une commission internationale d'enquête sur les biographies des « membres du mouvement de lutte pour la liberté de la Lituanie », enquêtant au cas par cas, impartiale, utilisant les informations disponibles dans plusieurs pays.
C'est seulement en agissant ainsi que nous pourrons nous opposer à la résurrection du fascisme et du revanchisme.

Note de "canempechepasnicolas" :
Le film "Apocalypse", documentaire sur la Seconde Guerre mondiale, qui passe actuellement sur l'A2, montre des images de Baltes acclamant les envahisseurs allemands, en juillet 1941, et ajoute, en commentaire, que nombreux ceux qui, parmi ces Baltes, ont immédiatement fait la "chasse aux juifs", sous l'oeil goguenard de l'Occupant.
texte issu du blog "canempechepasnicolas"

Texte de la charte d'Amiens en 1906

LE TEXTE DE LA CHARTE

«Le Congrès confédéral d’Amiens confirme l’article 2, constitutif de la CGT: la CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat.


Le Congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classe, qui oppose, sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales, mises en œuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière. Le Congrès précise, par les points suivants, cette affirmation théorique: dans l’œuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination des efforts ouvriers, l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires, etc. Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’œuvre du syndicalisme; il prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste; il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera, dans l’avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale. Le Congrès déclare que cette double besogne, quotidienne et d’avenir, découle de la situation des salariés qui pèse sur la classe ouvrière et qui fait, à tous les travailleurs, quelles que soient leurs opinions ou leurs tendances politiques ou philosophiques, un devoir d’appartenir au groupement essentiel qu’est le syndicat. Comme conséquence, en ce qui concerne les individus, le Congrès affirme l’entière liberté pour le syndiqué de participer, en dehors du groupement corporatif, à telles formes de lutte correspondant à sa conception philosophique ou politique, se bornant à lui demander, en réciprocité, de ne pas introduire dans le syndicat les opinions qu’il professe au dehors. En ce qui concerne les organisations, le Congrès déclare qu’afin que le syndicalisme atteigne son maximum d’effet, l’action économique doit s’exercer directement contre le patronat, les organisations confédérées n’ayant pas, en tant que groupements syndicaux, à se préoccuper des partis et des sectes qui, en dehors et à côté, peuvent poursuivre en toute liberté la transformation sociale.»


Les signataires:


François Marie (typographe de la Seine), M. Cousteau (ouvrier jardinier), Ludovic Ménard (ardoisier de Trélazé), Jules Chazeaud (chaudronnier de Lyon), C. Bruon (ouvrier du bâtiment), Louis Ferrier (serrurier de Grenoble), Eugène David (plâtrier-peintre de Grenoble), Jean Latapie (métallo de Paris), Jean-Baptiste Médard,

Alphonse Merrheim (métallos), Paul Delesalle, (métallo de Paris), Jules Bled (jardinier de la Seine), Émile Pouget, Étienne Tabard (cochers de Paris), Amédée Bousquet (boulanger de Paris), Monclard (boulanger de Marseille), Jacques Mazaud (cocher de la Seine), Joseph Braun (ouvrier mécanicien), Auguste Garnery (ouvrier bijoutier de Paris), Alexandre Luquet (coiffeur à Paris), Henri Dret (cordonnier à Paris), Étienne Merzet (mineur de Saône-et-Loire), Albert Lévy (employé), G. Thil (lithographe), Paul Ader (ouvrier agricole de l’Aude), Georges Yvetot (typographe de la Seine), Charles Delzant (verrier du Nord), Henri Galantus (ferblantier de Paris), H. Turpin (mécano-auto), J. Samay (Bourse du travail de Paris), Charles Robert (tanneur de Grenoble), Jules Bornet (bûcheron du Cher), Pierre Hervier (Bourse du travail de Bourges), Charles Dhooghe (ouvrier du textile de Reims), Jules Roullier (électricien du Finistère), Narcisse Richer (ouvrier de la chaussure du Mans), Léon Laurent (Bourse du travail de Cherbourg), C. Devilar (courtier de Paris), Bastien (ouvrier du textile d’Amiens), Henri Henriot (allumettier), Léon Morel (employé de commerce de Nice), Sauvage (métallo), Henri Gauthier (chaudronnier de Saint-Nazaire).


On remarque une représentation importante de Paris et sa région parmi les signataires de cette motion adoptée par 830 voix pour, 8 contre et un blanc.

Grand succès de la manifestation du 17 septembre à Paris

e : Collectif pour Front Syndical de Classe
Date : 17/09/2009 23:42:55
A : tous-ensemble@cgt-chateau-thierry.fr
Sujet : [Tous-ensemble] Manifestation 17 septembre



Front Syndical de Classe
Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » H. Krazucki





Grand succès de la manifestation du 17 septembre à Paris




Goodyear, Continental, Renault, Valeo, Arkema, Freescale, métallurgie CGT du Nord-Pas, Mac Cormick, Dunlop Montluçon, Wagon, GM, Michelin, New Fabris, Ford, Philips…, des dizaines de sous-traitants, des hospitaliers, des enseignants, des notaires CGT,… la manifestation du 17 septembre à l’initiative de la CGT Goodyear Amiens et de nombreuse entreprises en luttes en grande partie issues de la filière automobile a réuni entre 3000 et 4000 participants sur les mots d’ordre de la base : défense de la production, non aux licenciements, non à la répression anti-ouvrière et anti-syndicale, non au sacrifice des travailleurs au nom du profit maximum des grands groupes capitalistes.



Cette manifestation constitue la « rentrée sociale » dans notre pays et il est significatif qu’elle ait été organisée « par la base » alors que depuis des mois les fédérations et les confédérations se refusent à une telle initiative, regroupées dans le syndicalisme d’accompagnement et dans une Confédération Européenne des Syndicats dont le programme est de « sauver le capitalisme de lui-même ».



C’est clairement la stratégie des états-majors syndicaux qui est remise en question par les travailleurs en lutte et c’est bien le « tous ensemble » qui a été repris à l’unisson par les manifestants.



Le succès de cette action, ainsi que l’offensive antisociale qui s’approfondit, appelle des prolongements et à approfondir de manière la plus unitaire possible les liens qui se sont créés ces deniers temps entre de nombreux militants et syndicats de base. Il importe immédiatement de faire du 26 septembre à Continental-Clairoix une réussite et d’amplifier la bataille du tous ensemble en faisant converger toutes les luttes contre la régression sociale : celle des ouvriers de l’automobile mais aussi celle des cheminots et des postiers contre la privatisation, celle des agents ERDF-GRDF contre la répression qui s’abat contre les grévistes du printemps dernier…



Public/privé, les travailleurs sont affrontés au même pouvoir du capital et c’est seulement tous ensemble en en même temps qu’ils pourront le faire reculer et imposer la satisfaction de leurs revendications. Cela s’appelle la lutte de classe et c’est en la menant sans illusion sur le « dialogue entre partenaires sociaux » que les travailleurs de France guidés notamment par une CGT de classe et de masse ont su remporter d’importantes victoires en 1936, en 1945 ou en 1968.

Le 17 septembre 2009

Le syndicat CGT Energie Paris s’adresse à la Confédération CGT

eudi 17 septembre 2009
Débat au sein de la CGT

Le syndicat CGT Energie Paris s’adresse à la Confédération CGT

Paris, le 14 septembre 2009

A notre Direction Confédérale,

Chers camarades, nous vous adressons cette interpellation
votée par
notre syndicat CGT ENERGIE PARIS.

Depuis maintenant plusieurs années, les orientations prises par la direction confédérale sur différents dossiers posent problèmes à nombre de nos adhérents et militants qui ne se retrouvent plus dans une politique que l’on pourrait qualifier « d’accompagnement » des projets régressifs et anti-sociaux du patronat soutenu par les différents gouvernements.

En cette année 2009, il ne se passe pas de jours sans que des salariés soient sacrifiés sur l’autel du capitalisme, avec comme prétexte la crise financière que le patronat agite à tour de bras pour justifier le licenciement de milliers de travailleurs comme à CONTINENTAL, MOLEX, CATERPILLAR, NEW FABRIS, MICHELIN, R.F.I, par exemple pour ne citer qu'eux, tout ça dans un seul but : augmenter de façon indécente les dividendes des actionnaires au détriment de ceux qui produisent les richesses, à savoir les salariés.

Ajoutons à cela les différentes lois de casse des acquis sociaux que l’on a imposées à la population et qui augurent d’un avenir bien sombre pour le peuple français :

- réforme des retraites avec allongement de la durée de cotisations alors que le sens de l’histoire, la réalité économique au vu des profits monstrueux de beaucoup d’entreprises et le progrès social voudraient que l’on parte plus tôt avec des pensions bien plus importantes pour pouvoir vivre dignement.

- réforme de la sécurité sociale avec un désengagement des pouvoirs publics dans la prise en charge des médicaments avec comme conséquence l’exclusion des populations précaires d‘un bon nombre de soins, c’est à dire une grande partie des citoyens de notre pays.

- dernièrement, c’est la loi sur le travail le dimanche qui est venu enfoncer un nouveau clou libéral dans le monde du travail.

Toutes ces réformes entraînent des licenciements boursiers, une précarisation massive et la paupérisation de la population. Nous allons nous arrêter dans cette liste, mais elle pourrait être bien plus longue au vu du démantèlement organisé, coordonné par les forces du capital.

Face à toutes ces attaques d’ampleur, même si nous reconnaissons le rôle moteur de notre syndicat la CGT dans ses luttes, nous n’avons fait que réagir avec des appels à manifester CONTRE tel ou tel projet, avec des postures parfois plus que limites, nous pensons notamment à la rencontre sans aucun mandat de nos responsables fédéraux CGT « à la lanterne » résidence dominicale de Sarkozy, la veille de la première grande manifestation contre la réforme des retraites en octobre 2007, qui a d’ailleurs semé le trouble chez beaucoup de militants et syndiqués.

Ces dernières années, nous avons manifesté avec des dates bien précises, non pas pour porter un projet mais pour s’opposer à…, avec depuis quelques mois une plate forme commune intersyndicale, qui au départ représente une force mais où au final, par peur de rompre cette unité, nous nous sommes alignés sur le moins disant social.

Comment dans ces conditions réussir à donner de l’espoir et des perspectives à la jeunesse et à tous les salariés de notre pays, alors même que depuis des années on subit le calendrier des réformes imposé par le patronat. En se contentant uniquement de réagir, nos luttes à l’échelle nationale ne peuvent être que stériles et vaines puisque nous subissons le rythme imposé par nos ennemis.

L’année 2009 de ce point de vue est tout à fait particulière et paradoxale.

En effet, cette année, trois manifestations historiques organisées à l’initiative de la CGT, et c’est une bonne chose, ont eu lieu avec comme point de revendication commun la réappropriation des richesses issues de leur travail par les salariés. Ces trois manifestations ne s’opposaient pas à un projet gouvernemental, mais exigeaient l’augmentation significative de nos salaires.Pour mémoire, la manif du 29 janvier 2009 a rassemblé en France presque 2 millions de personnes, celle du 19 mars 2009 plus de 3 millions et celle du 1er mai 2009 plus d’ un million dans les rues de France.

Ces mobilisations massives malgré 3 dates uniques étalées sur 5 mois, ont démontré que nous étions en capacité de nous rassembler, salariés du Public et du Privé, derrière des revendications portées par la population, et de court-circuiter ainsi l’alliance libérale entre patronat et gouvernement.

Pourquoi alors ne pas appeler dans ces conditions précises, à la continuité et à la coordination de l’action interprofessionnelle, consolidant ainsi les millions de salariés dans la lutte, et amenant les autres à les rejoindre ?

Au lieu de cela, la Confédération avec comme prétexte hallucinant de ne pas précariser encore plus les salariés, se refuse à entendre parler de la perspective d’une coordination des luttes pouvant aller jusqu’à la grève générale, et a pris date pour le 7 octobre 2009 sur le projet industriel, l’emploi, les salaires et les retraites.

Si ce positionnement de manifestations très éloignées les unes des autres, malgré leur succès, est une stratégie, il faudra que l’on explique aux syndiqués sa finalité, parce qu’aujourd’hui force est de constater que la dynamique interprofessionnelle nationale de lutte est brisée.

Ceci nous amène à la situation que traversent actuellement nos entreprises EDF GDF et au mouvement de lutte historique qui a secoué les I.E.G. lors du printemps 2009. Pour faire court, des milliers d’agents gaziers et électriciens ont porté dans une lutte exemplaire pendant près de 3 mois les revendications suivantes :

- l’arrêt total des externalisations et la reprise des travaux au privé passant par des embauches de personnels statutaires.

-10% d’augmentation des salaires pour tous ( 5% par le Salaire National de Base, 5% par l’ attribution de 2 Niveaux de Rémunération pour tous).

Tout ceci alors que nos 2 entreprises viennent de faire des bénéfices records, 4,4 milliards pour EDF et 6,8 milliards pour GDF-SUEZ, dont 8 milliards ont été versés aux seuls actionnaires dans les 2 groupes, avec en parallèle une proposition d’augmentation pour les salariés de 0,3% ! Scandaleux !

Dans le même temps, l’ouverture du capital d’EDF et la privatisation de GDF sont synonymes de la casse du Service Public, de réductions de personnels statutaires incessantes, de dégradations vertigineuses des conditions de travail, d’abandon de l’entretien des réseaux d’électricité et de gaz entraînant des drames comme à Mulhouse, Bourg en Bresse ou Dijon qui ont engendré la mort de 30 personnes, de la disparition des agences de proximité EDF-GDF, et de l’explosion des tarifs du gaz et de l’électricité pour les abonnés devenus clients et vaches à lait.

C’est dans ce contexte social national et interne que notre lutte est née. Lors de ce conflit, la répression patronale a atteint des sommets, sous l’impulsion des ministres Hortefeux et Fillon appelant au lynchage des grévistes qui avait osé s’emparer de leur outil de travail, à savoir le réseau.

Résultat, 103 syndicalistes pour la plupart CGT, raflés le 10 avril 2009 à l’Hôtel de Ville de Paris, 74 syndicalistes CGT dont les principaux dirigeants d’Île de France raflés le 14 mai et gardés à vue dans les différents commissariats parisiens suite à une manifestation au siège du patronat du Gaz, présence systématique d’huissiers, de maîtres chiens, de policiers sur les sites de travail en grève partout en France, convocation du représentant CGT national du CCE de GRDF au 36 quai des Orfèvres pour être interrogé par la police comme un vulgaire bandit, présence pendant plusieurs jours des forces de police devant les domiciles de grévistes Gaziers, réquisitions et menaces par le patronat sur les agents en grève dans le nucléaire et au final aujourd’hui, plus de 240 procédures disciplinaires et des dizaines de convocations de syndicalistes CGT à travers tout le pays avec à la clef des licenciements prononcés comme à Toulouse ou au MANS pour fait de grève.

Face à cette violence sans limite, nous ne pouvons que constater le silence assourdissant de la Confédération et sa position pour le moins discrète sur ce dossier.

Quand bien même nous serions les seuls dans cette situation, une réaction politique nationale confédérale serait impérative, car c'est tout simplement le droit de grève qui est attaqué aujourd'hui à EDF GDF, mais aussi en Nouvelle Calédonie avec la mise en détention du camarade Jodar responsable de l'USTKE pour avoir bloqué un avion. Dans l'enseignement des dizaines de profs sont menacés de sanctions parce qu'ils refusent d'appliquer des directives qui suppriment des moyens au Service Public de l'éducation, des camarades du Public et du Privé sont convoqués et condamnés par la justice pour avoir lutté et résisté. A Marseille, par exemple, c'est notre frère de lutte Charles Hoareau qui a été placé en garde à vue suite à une plainte de la direction d'ADOMA le 19 mai 2009 alors même qu'il réclamait au coté des salariés de l'entreprise, l'application de décisions de justice défavorables à l'employeur.

Au vu de tous ces exemples et nous en oublions, la réalité sociale nous montre que nous ne sommes pas les seuls dans cette situation. Partout dans le pays on assiste à des luttes que ce soit dans le secteur privé ou public, chacun dans son coin, attendant désespérément que la CGT, et c’est de notre responsabilité, CONFÉDÈRE tous ces combats qui ont pour points communs la réappropriation des richesses par les travailleurs, l’émancipation et la dignité par le travail.

C’est pourquoi, nous avons décidé par le biais de notre organe démocratique, c'est-à-dire notre CE de rompre le silence et d'adresser à la direction confédérale cette interpellation de notre Commission Exécutive pour demander tout simplement de redonner tout son rôle à la Confédération, de respecter la volonté démocratique des syndiqués de la base qui exigent aujourd’hui la convergence des luttes. Si nous sommes militants CGT et nous en sommes fiers, c’est parce que nous revendiquons notre appartenance à un syndicat qui n’est pas « partenaire social » du patronat, mais un adversaire de classe infatigable.

Il est urgent d’ouvrir des perspectives de luttes de classe et de masse centralisées, coordonnées, gagnantes dès les prochains mois.

Bien Fraternellement.

SYNDICAT CGT ENERGIE PARIS

Vote de la Commission Exécutive du 8 septembre 2009 :
Présents: 28 - Pour : 26 - Contre: 1 - Abstention: 1

appel FRREESCALE

De : ulcgtdouai
Date : 15/09/2009 18:57:26
Cc : tous-ensemble@cgt-chateau-thierry.fr
Sujet : [Tous-ensemble] Fw: appel FRREESCALE



----- Original Message -----
From: Didier Soulet
To: freescaleenlutte@yahoo.fr
Cc: Thierry Delouvée ; Thierry HELMER ; ugo palheta ; rueil@cgt-renault.com ; Thomas Seymat ; Union Syndicale Solidaires ; sudmichelin42@aol.com ; sudptt.18@wanadoo.fr ; sudrenaultdouai@neuf.fr ; sunn@neuf.fr ; syndicat.cgt@tdf.fr ; tcrcgtrenault@wanadoo.fr ; tony.rossilli@free.fr ; tours@afp.com ; Tonneins UL_CGT ; Tonneins UL_CGT ; ulcgtdouai@wanadoo.fr ; ulforoissy@orange.fr ; valero.ul.orly@adp-telecom.net
Sent: Tuesday, September 15, 2009 1:00 PM
Subject: appel FRREESCALE


Depuis le 7 septembre les ouvriers de fabrication de Freescale à Toulouse (anciennement Motorola, 1600 travailleurs dont 1100 sont sous la menace d’un licenciement d’ici la fin 2011 et parmi ceux-ci 236 dans les semaines qui viennent) sont en grève sous la direction d’un comité de grève, dont les représentants CGT-CFDT-CFTC, élu par l’assemblée générale.


L’intersyndicale CGT-CFDT-CFTC avait envoyé une délégation à la manifestation de Châtellerault du 30 juillet à l’appel des New-Fabris et donné son adhésion à la constitution d’un collectif contre les patrons voyous et licencieurs.

De même une délégation a participé à la réunion des entreprises en lutte ou menacées de licenciements organisée le 5 septembre par la CGT de Ford Blanquefort (Bordeaux).


Avec notre entrée dans la grève nous ressentons encore plus vivement la nécessité de coordonner notre lutte avec celle de toutes les entreprises menacées immédiatement, grandes ou petites, afin d’aider à impulser le nécessaire mouvement d’ensemble, car nous les savons bien ce sont tous les travailleurs qui sont menacés à court ou long terme (comme ce sont tous les patrons, Etat compris, qui sont, à un moment ou à un autre, voyous et licencieurs).

C’est pourquoi dès le 9 septembre nous avons participé nombreux au rassemblement organisé par les Molex à l’occasion de la venue de Bernard Thibault à Villemur.


Nous nous adressons aujourd’hui à :

- - Toutes les équipes militantes ou syndicales des entreprises qui avaient apporté leur adhésion au projet de collectif contre les patrons voyous et licencieurs ;

- - Toutes celles qui ont participé à la manifestation de Châtellerault en soutien aux New-Fabris ou, dans l’impossibilité d’y participer, avaient manifesté leur soutien à l’initiative ;

- - Et en fait toutes celles dont l’entreprise est comme la nôtre en butte aux attaques patronales ou gouvernementales.


Nous proposons de relayer et reprendre ensemble l’appel des New-Fabris afin de construire et développer la coordination entre nous et de mettre nos forces en commun au service de chacun.


Et pour cela d’appeler ensemble et le plus tôt possible à une réunion du collectif des entreprises en butte aux patrons voyous et licencieurs.


Nous sommes prêts à organiser matériellement cette réunion.

Mais Toulouse étant un peu décentrée par rapport aux entreprises du Nord et l’Est du pays, il convient certainement de s’entendre entre nous non seulement sur la date mais aussi le lieu qui conviendrait le mieux.


Nous vous demandons d’adresser vos réponses et vos propositions à :

freescaleenlutte@hotmail.fr

newfabrisenlutte@yahoo.fr


Mais nous pouvons aussi prendre un premier contact entre nous le 17 septembre à la Bourse à Paris pour ceux qui participeront à ce rassemblement de travailleurs de la métallurgie et de la chimie.

Les grévistes de Freescale y enverront une délégation.



Le Comité de grève soutenu par les sections syndicales CGT-CFDT-CFTC

POURQUOI ONT-ILS TUE JAURES ?

Michel Peyret

7 septembre 2009







POURQUOI ONT-ILS TUE JAURES ?







On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves

De là à dire qu'ils ont vécu

Lorsque l'on part aussi vaincu

C'est dur de sortir de l'enclave

Et pourtant l'espoir fleurissait

Dans les rêves qui montaient aux yeux

Des quelques ceux qui refusaient

De ramper jusqu'à la vieillesse

Oui not' bon Maître oui not' Monsieur

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

( Jacques Brel , Jaurès )




Le 150eme anniversaire de Jaurès , né à Castres le 3 septembre 1859 , m'a fait rencontrer son « Discours à la jeunesse » qu'il prononça le 30 juillet 1903 au lycée d'Albi où il avait été élève puis enseignant .

J'ai toujours à l'esprit ses rudes empoignades théoriques et politiques avec Guesde qui ne les empêchaient pas de militer à partir de 1905 dans le même parti , la SFIO , Section Française de l'Internationale Ouvrière , dont l'un des fondateurs fut également le gendre de Marx , Paul Lafargue...




LE CAPITALISME PORTE EN LUI LA GUERRE

COMME LA NUEE PORTE L'ORAGE




La lutte de Jaurès contre la guerre que l'on sentait monter est bien connue .

La citation ci-dessus est en fait une reformulation issue de son discours à la Chambre en 1895 dans lequel il déclare :

« Tandis que tous les peuples et tous les gouvernements veulent la paix , malgré tous les congrès de la philanthropie internationale , la guerre peut naître toujours d'un hasard toujours possible...

« Toujours votre société violente et chaotique , même quand elle veut la paix , même quand elle est à l'état d'apparent repos , porte en elle la guerre , comme une nuée dormante porte l'orage .

« Messieurs , il n'y a qu'un moyen d'abolir la guerre entre les peuples , c'est d'abolir la guerre économique , le désordre de la société présente...

« Et voilà pourquoi si vous regardez , non aux intentions qui sont toujours vaines , mais à l'efficacité des principes et à la réalité des conséquences , logiquement , profondément , le Parti socialiste est , dans le monde , aujourd'hui , le seul parti de la paix . »




LES PROLETAIRES REFRACTAIRES A L'IVRESSE GUERRIERE




Dans son discours de 1903 à la jeunesse d'Albi , Jaurès tonne le même appel :

« Enfin , le commun idéal qui exalte et unit les prolétaires de tous les pays les rend plus réfractaires tous les jours à l'ivresse guerrière , aux haines et aux rivalités de nations et de races .

« Oui , comme l'histoire a donné le dernier mot à la République si souvent bafouée et piétinée , elle donnera le dernier mot à la paix...

« Je ne vous dis pas : c'est une certitude toute faite . Il n'y a pas de certitude toute faite en histoire...

« L'humanité est maudite , si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement .

« Le courage , aujourd'hui , ce n'est pas de maintenir sur le monde la sombre nuée de la Guerre , nuée terrible , mais dormante , dont on peut toujours se flatter qu'elle va éclater sur d'autres .

« Le courage , ce n'est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre : car le courage est l'exaltation de l'homme , et ceci en est l'abdication ... »

Et n'est-ce pas pour empêcher Jaurès de tenir ce langage pacifique jusqu'au bout , et pour permettre ainsi aux partis de la 2eme Internationale de s'engager majoritairement dans le soutien à leurs bourgeoisies respectives que Jaurès est mort une première fois ?

Car ce fut aussitôt le carnage de la première guerre mondiale qui succéda à son assassinat dans les conditions que l'on sait !




UN GRAND PEUPLE SE GOUVERNANT LUI-MEME !




La République est , chez Jaurès , conjointement à celui de la paix , un thème dominant .

Pour lui , l'idée d'un grand peuple se gouvernant lui-même est si noble qu'aux heures de difficulté et de crise elle s'offrait à la conscience de la nation :

« Une première fois en 1793 le peuple de France avait gravi cette cime , et il y avait gouté un si haut orgueil , que toujours sous l'apparent oubli et l'apparente indifférence , le besoin subsistait de retrouver cette émotion extraordinaire .

« Ce qui faisait la force invincible de la République , c'est qu'elle n'apparaissait pas seulement de période en période , dans le désastre ou le désarroi des autres régimes , comme l'expédient nécessaire et la solution forcée . Elle était une consolation et une fierté . Elle seule avait assez de noblesse morale pour donner à la nation la force d'oublier les mécomptes et de dominer les désastres . C'est pourquoi elle devait avoir le dernier mot...

« La République a raison parce qu'elle est dans la direction des hauteurs , et que l'homme ne peut pas s'élever sans monter vers elle . La loi de la pesanteur n'agit pas souverainement sur les sociétés humaines et ce n'est pas dans les lieux bas qu'elles trouvent leur équilibre .

« Ceux qui , depuis un siècle , ont mis très haut leur idéal ont été justifiés par l'histoire . »




ORGANISER LA PROPRIETE ET LE TRAVAIL

SELON LE PRINCIPE REPUBLICAIN




Aussi , le statu quo ne peut être une fin en soi .

Pour Jaurès , ce ne peut être seulement dans les relations politiques des hommes mais c'est aussi dans leurs relations économiques et sociales qu'il faut faire entrer la liberté vraie , l'égalité , la justice .

Le prolétariat dans son ensemble commence à l'affirmer : la liberté , l'égalité , la justice , « c'est aussi l'atelier , c'est le travail , c'est la production , c'est la propriété qu'il veut organiser selon le type républicain .

« A un système qui divise et opprime , il entend substituer une vaste coopération sociale où tous les travailleurs de tout ordre , travailleurs de la main et travailleurs du cerveau , sous la direction de chefs librement élus par eux , administreront la production enfin organisée . »




EXIGER DES GARANTIES




Jaurès ne demande pas à être cru sur parole quant à la mise en oeuvre des propositions qu'il formule :

« D'abord , envers une idée audacieuse qui ébranle autant d'intérêts et d'habitudes et qui prétend renouveler le fond même de la vie , vous avez le droit d'être exigeants . Vous avez le droit de lui demander de faire ses preuves , c'est-à-dire d'établir avec précision comment elle se rattache à toute l'évolution politique et sociale , et comment elle peut s'y insérer .

« Vous avez le droit de lui demander par quelle série de formes judiciaires et économiques elle assurera le passage de l'ordre existant à l'ordre nouveau .

« Vous avez le droit d'exiger d'elle que les premières applications qui peuvent en être faites ajoutent à la vitalité économique et morale de la nation .

« Et il faut qu'elle prouve , en se montrant capable de défendre ce qu'il y a déjà de noble et de bon dans le patrimoine humain , qu'elle ne vient pas le gaspiller , mais l'agrandir .

« Elle aurait bien peu de foi en elle-même si elle n'acceptait pas ces conditions . »




LA PREUVE PAR LA VERRERIE OUVRIERE D'ALBI




Et Jaurès poursuit à l'intention de ses auditeurs :

« Et si vous êtes tentés de dire encore qu'il ne faut pas s'attarder à examiner ou à discuter des songes , regardez-en un dans vos faubourgs !

« Que de railleries , que de prophéties sinistres sur l'oeuvre qui est là !

« Que de lugubres pronostics opposés aux ouvriers qui prétendaient se diriger eux-mêmes , essayer dans une grande industrie la forme de la propriété collective et la vertu de la libre discipline !

« L'oeuvre a duré pourtant , elle a grandi : elle permet d'entrevoir ce que peut donner la coopération collectiviste .

« Humble bourgeon à coup sûr , mais qui atteste le travail de la sève , la lente montée des idées nouvelles , la puissance de la transformation de la vie .

« Rien n'est plus menteur que le vieil adage pessimiste et réactionnaire de l'Ecclésiaste désabusé : il n'y a rien de nouveau sous le soleil . »

« Le soleil lui-même a été jadis une nouveauté .

« L'histoire humaine n'est qu'un effort incessant d'invention , et la perpétuelle évolution est une perpétuelle création . »




La Verrerie Ouvrière d'Albi a été créée en 1896 . Après divers changements de statuts , dans un environnement de plus hostile , elle a finalement été rachetée par le groupe Saint-Gobain Emballage en 1993 .

La seconde mort de Jaurès ?

Et François Mitterrand est Président de la République !

PEINE DE MORT, TOUJOURS D'ACTUALITE

PEINE DE MORT, TOUJOURS D'ACTUALITE
5 septembre 2009
L’Union européenne a décidé de réintroduire
la peine de mort
pour les insurgés
Publié sur le Site "Le Grand soir, journal militant d'informatioins alternatives" le 5 septembre 2009. (http://www.legrandsoir.info).

Mecanopolis

L’Union européenne a décidé de réintroduire la peine de mort pour les insurgés. Vous ne le croyez pas ? Les médias ne vous l’ont pas appris ? Alors asseyez-vous et attachez vos ceintures.

Tous les Etats membres de l’Union européenne ont aboli la peine de mort. Lors d’émeutes, c’est la prison qui est la pire sanction qui attend les insurgés. Or le Traité de Lisbonne admet de nouveau la peine de mort pour les insurgés au sein de l’Union européenne. A la suite de la crise économique, elle s’attend à de graves troubles dans beaucoup d’Etats membres. C’est pourquoi elle tient à ce que le Traité de Lisbonne entre en vigueur le plus rapidement possible.

En juin 2008, les Irlandais l’ont refusé et bloqué ainsi son entrée en vigueur. Il vise à étendre considérablement le pouvoir des 27 commissaires de l’Union européenne, à mettre en place un président puissant, à réduire à l’état de vestiges les lois nationales des Etats membres et à rendre possible la peine de mort dans certains cas. L’entrée en vigueur du Traité permet explicitement de « réprimer [si nécessaire], conformément à la loi, une émeute ou une insurrection ». La peine de mort pourra être prononcée dans l’UE pour sanctionner « des actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre ». Cela a été précisé en petits caractères dans le Bulletin officiel de l’Union européenne du 14 décembre 2007 et dans les commentaires à propos de la Charte des droits fondamentaux qui aurait force de loi si le Traité entrait en vigueur. Il semble que personne n’ait lu ce passage car l’article 2 (« droit à la vie ») de la nouvelle Charte des droits fondamentaux dispose que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ni exécuté. » Cela paraît incontestable, mais dans un passage en petits caractères on trouve les exceptions :

« La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire :

a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ;

b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue ;

c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection. »

C’est ainsi que l’abolition de la peine de mort est relativisée et invalidée. Selon l’alinéa c), il sera donc possible dans l’UE, malgré l’interdiction officielle de la peine de mort, d’y recourir pour « réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection ». Le saviez-vous ? Le Bundestag allemand a voté en avril 2008, à une majorité de deux tiers, avec les voix de la CDU, du SPD, du FDP et des Verts, pour l’abandon de la souveraineté en faveur de l’UE, le Traité de Lisbonne et la réintroduction de la peine de mort pour des insurgés qui y est inscrite. La chancelière Angela Merkel a salué le Traité comme étant un « grand projet ».

Avec l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, le gouvernement de l’UE devient un gouvernement central puissant, comme celui de l’ex-Union soviétique. Les différentes républiques perdront beaucoup de leur importance et devront renoncer à leurs intérêts individuels pour le bien de l’Empire. Les Irlandais qui, contrairement aux Allemands, avaient été consultés par référendum sur le Traité et l’abandon de leur souveraineté qu’il impliquait l’avaient rejeté en juin 2008 également à cause du retour de la peine de mort. A l’automne 2009, il y aura en Irlande une seconde tentative. Pour que tout marche comme prévu, les 27 commissaires européens se sont mis d’accord en secret, le 18 mars, à Bruxelles, sur le fait de modifier plusieurs lois irlandaises avant le référendum. Ainsi l’UE a mené en Irlande, en dépit de l’interdiction de la propagande politique dans les médias étatiques, une campagne politique en faveur du oui au Traité de Lisbonne, campagne financée avec l’argent des contribuables européens.

Afin que les Irlandais votent « correctement » lors du second référendum, cet automne, les 27 pays de l’UE se sont mis d’accord, le 18 mars à Bruxelles, pour aller à la pêche aux voix. Par exemple, les évêques qui prêchent dans les églises en faveur du Traité de Lisbonne, et donc de l’abandon de la souveraineté irlandaise, recevront de l’argent provenant des caisses de l’UE. En tête de la campagne figure la direction du Parlement européen. Elle a même annoncé publiquement qu’elle voulait que le « non » irlandais soit corrigé le plus vite possible, même au moyen de pressions directes exercées sur les évêques irlandais. De nombreux commissaires de l’UE ont estimé que c’était probablement un peu trop audacieux et ils se sont mis d’accord pour acheter des votes en secret.

Bonne santé ! Ami Fidel...

Bonne santé ! Ami Fidel...
Fidel Castro apparaît en chemise
et dans son jardin
avec un leader chinois
LA HAVANE (AFP) - 04.09.2009 15:13

Le leader cubain Fidel Castro, 83 ans, apparaît vêtu d'une chemise dans le jardin de sa résidence havanaise, au côté du numéro deux du Parti communiste chinois, dans une rare photo prise à l'extérieur depuis trois ans et publiée vendredi par la presse cubaine.

voir_le_zoom : Photo de Fidel Castro au côté du numéro deux du Parti communiste chinois, Wu Bangguo, le 3 septembre 2009 à La Havane, diffusée par la presse cubaine

Photo de Fidel Castro au côté du numéro deux du Parti communiste chinois, Wu Bangguo, le 3 septembre 2009 à La Havane, diffusée par la presse cubaine


Le leader cubain Fidel Castro, 83 ans, apparaît vêtu d'une chemise dans le jardin de sa résidence havanaise, au côté du numéro deux du Parti communiste chinois, dans une rare photo prise à l'extérieur depuis trois ans et publiée vendredi par la presse cubaine.

AFP - Alex Castro

.

L'ancien président cubain, qui n'a plus fait d'apparition publique depuis qu'il a cédé le pouvoir en 2006 à son frère Raul pour des raisons de santé, a reçu jeudi Wu Banggo, également président du Parlement chinois, qui achevait une visite de trois jours sur l'île communiste.

Sur cette photo prise par son fils Alex, il donne une poignée de main à M. Wu et est vêtu d'une chemise et non du survêtement de sport qu'il a l'habitude de porter depuis sa convalescence.


L'état de santé de Fidel Castro, classé secret d'Etat, s'est depuis trois ans considérablement amélioré. Il est apparu fin août en très bonne forme dans une vidéo qui le montrait discutant de façon vive et animée avec des étudiants vénézuéliens venus lui rendre visite.

Malgré sa retraite officielle, le dirigeant cubain continue d'exercer une grande influence par le biais notamment de ses réflexions sur l'actualité publiées régulièrement dans la presse et en recevant des chefs d'Etat amis.


© 2009 AFP

Echec à l'anticommunisme à Prague

Echec à l'anticommunisme à Prague

Texte repris du site
Nicolas MAURY,
ISTRES COMMUNISTE

L'anticommunisme tchèque vient de prendre un sérieux camouflet:
la Cour Suprême Administrative de République Tchèque rétablit
l'Union des Jeunes Communistes de République Tchèque (KSM)
dans la légalité
Victoire dans l'affaire de la KSM
Ce 1er septembre 2009, l'Union des Jeunes Communistes de République Tchèque (KSM) a reçu le jugement prononcé par la Cour Suprême Administrative de République Tchèque concernant le problème de l'illégalisation du KSM. La Cour, sur base du très bon recours de la KSM, a annulé le jugement prononcé par la Cour Municipale de Prague en 2008. Celui-ci rejetait tout recours du KSM contre la décision du Ministère de l'intérieur de République Tchèque de mettre la KSM dans l'illégalité. La Cour Suprême a aussi restitué le cas de la KSM à la Cour Municipale de Prague.
Le jugement de la Cour Suprême s'est fait sans présenter aucune raison.

La raison officielle de l'illégalisation da la KSM par le Ministère de l'intérieur de République Tchèque en 2007 était « le but de la KSM de remplacer la propriété privée des moyens de production par la propriété collective des moyens de production ». La raison pour dissoudre la KSM était la motivation des jeunes pour lutter pour une autre société qui ne serait pas basée sur les principes capitalistes.

Cette étape franchie par le Ministère de l'intérieur a provoqué un désaccord important dans la majorité de la population tchèque. La pétition en soutien au KSM a été signée par des milliers de citoyens de République Tchèque. La protestation contre la décision du Ministère de l'Intérieur a été par exemple soutenue par les organisations des premiers combattants contre le fascisme et par des membres de la résistance. La pétition des associations civiques est venue de l'intitative d'activistes étudiants qui dénoncent les démarches du Ministère de l'intérieur contre la KSM. Le soutien à la KSM a été également exprimé par certains partis politiques tchèques. Grâce à l'initiative des députés du Parti Communiste de Bohème et Moravie (KSCM), la procédure du Ministère de l'Intérieur a été discutée à la Chambre des députés du Parlement.

L'initiative du Ministère de l'intérieur a été considérée avec beaucoup d'attention à l'étranger. Des centaines de jeunes, étudiants et syndicats ont protesté à l'étranger. Des milliers ont adressé leurs indignation au ministère de l'intérieur et aux ambassades tchèques, parmi lesquels des parlementaires. Des actions de protestation ont également eu lieu en face de nombreuses ambassades tchèques à l'étranger.

Le jugement de la Cour Administrative suprême pour l'affaire de la KSM est un pas très positif dans la lutte pour la légalité de la KSM, contre l'anti-communisme et le développement anti-démocratique en République Tchèque.

Milan Krajca,
président de l'Union des Jeunes Communistes (KSM)

http://www.chengetheworld.org/fr/index.php?op=articles&task=verart&aid=868 source: COMAC
Daniel Antonini
Pôle de Renaissance Communiste en France
http://www.initiative-communiste.fr

Déclaration commune des partis communistes et ouvriers sur la résolution anti-communiste de l'OSCE

Nous condamnons fermement l'adoption le 3 juillet 2009, lors de la session régulière de l'Assemblée Parlementaire de l'Organisation pour la Sécurit�� et la Coopération en Europe (OSCE), à Vilnius, en Lituanie, d'une nouvelle résolution anti-communiste intitulée " Sur la réunification de l'Europe divisée " qui renferme une honteuse falsification de l'histoire et nie le rôle de l'Union Soviétique dans la victoire contre le fascisme. La résolution met sur un même plan communisme et fascisme. Ceux qui agissent ainsi omettent de rappeler que c'est l'Union Soviétique qui a apporté la plus grande contribution à la libération de l'Europe du fascisme. Les auteurs de la résolution – ces falsificateurs de l'histoire – feignent d'avoir oublié qui sont ceux qui ont abandonné la Tchécoslovaquie en 1938 à Munich, ce qui a mené à la fin de l'indépendance du pays et à l'asservissement des peuples Slovaques et Tchèques au fascisme. Ceux qui ont voté pour l'adoption de cette résolution en fait justifient et encouragent une " chasse aux sorcières " contre les communistes dans plusieurs pays de l'OSCE où les communistes sont persécutés, leurs organisations de jeunesses interdites et leurs partis poursuivis pour avoir utilisés leurs symboles traditionnels. De plus, la résolution offre de grandes opportunités pour la criminalisation de l'idéologie communiste et pour l'adoption de mesures contre les partis communistes.

Dans les même temps, nous constatons une véritable réhabilitation des Nazis dans de nombreux pays, y compris dans le pays qui a accueilli cette session de l'Assemblée Parlementaire de l'OSCE. Nous ne donnons à personne le droit d'insulter la mémoire des anti-fascistes, de ceux qui ont participé au mouvement de Résistance, qui ont perdu leurs vies dans le combat contre le Nazisme. L'intensification de l'anti-communisme en Europe n'est pas un phénomène passager. Il démontre la peur des classes dirigeantes face à l'aggravation de la crise capitaliste et face au caractère pressant des revendications pour l'abolition de l'exploitation capitaliste et au caractère nécessaire pris par un changement de société radical. La classe ouvrière, tous les travailleurs, quelque soit l'étendue de leurs accords ou de leurs désaccords avec les communistes, doivent repousser catégoriquement les agents de l'anti-communisme, puisque l'histoire a prouvé que les attaques anti-communistes sont le prélude à une offensive générale contre les droits démocratiques et sociaux du peuple.

Répondons aux provocateurs et aux anti-communistes par notre lutte commune pour les droits des travailleurs, pour le socialisme.

« Arrêtons de déformer l'histoire de l'URSS d'avant-guerre – nous devrions en être fiers! »

Gennady Zyuganov, président du PC de la Fédération Russe, sur le 70 ème anniversaire du Pacte Molotov-Ribbentrop
« Arrêtons de déformer l'histoire de l'URSS d'avant-guerre – nous devrions en être fiers! »
Déclaration du Président du Comité Central du Parti Communiste de la Fédération de Russie (PCFR) Guennadi Ziouganov
Le 23 août 2009, cela fera 70 ans que le traité de non-agression entre l'Union Soviétique et l'Allemagne, connu comme étant le « Pacte Molotov-Ribbentrop », aura été signé. Cet accord et les documents qui l'accompagnent ne sont pas seulement toujours sujet à controverses, mais sont devenus un prétexte à de violentes attaques contre la Russie, menées par tous ceux qui n'ont toujours pas accepté l'issue de la Seconde Guerre Mondiale. Différentes structures nationales qui se sont battues en fait aux côtés d'Hitler et ont participé à l'agression contre l'URSS, tentent de prouver que le traité était de nature immorale, qu'il a poussé Hitler à déclencher la guerre. Cela leur est indispensable pour se blanchir de leur propre rôle dans la préparation de la guerre.
Il n'y a rien de surprenant dans le fait que l'Ouest, ignorant les accords criminels de Munich conclus avec Hitler un an auparavant, cherche encore une fois à rejeter leur responsabilité sur les autres. Le problème est que la Russie elle-même a toujours suffisamment de béni-oui-oui pro-occidentaux et de détracteurs qui ne désirent rien d'autre que d'accuser également les dirigeants de l'Union Soviétique, de tous les maux les plus graves, y compris la soi-disant collusion avec l'Allemagne Nazie, cherchant à utiliser cette question pour salir le passé Soviétique.
Dans notre analyse du traité Germano-Soviétique de 1939, nous devons partir non pas de nos premières idées et émotions, mais plutôt d'une mise en contexte historique, c'est-à-dire: à quel moment a-t-il été conclu, et comment il était en accord avec les intérêts de notre pays.
L'objectif des dirigeants Soviétiques était de retarder au maximum le déclenchement de la guerre afin de gagner un temps précieux pour se préparer à affronter l'agression inévitable de l'Allemagne Nazie contre l'Union Soviétique visant au démembrement du pays et à l'élimination de notre nation. D'autre part, les pays occidentaux ont délibérément rompu les négociations sur le front uni contre les projets expansionnistes Hitlériens, cherchant à laisser l'Union Soviétique et l'Allemagne se battre l'un contre l'autre afin de se prémunir de l'invasion Nazie et d'agir en tant qu'arbitre des deux belligérants, tirant profit de la situation à leurs dépens. Et de plus, les « démocraties » occidentales se sont révélées, dans un premier temps, très faibles et des alliés peu fiables comme cela a été mis en évidence par leur attitude pendant la guerre entre l'Allemagne et la Pologne, leur rapide capitulation devant la Wehrmacht en 1939-1940 et plus tard le fait qu'elles n'aient pas ouvert un second front avant l'été 1944.
La plupart des voisins actuels de la Russie, y compris la Pologne et les pays Baltes, qui se font particulièrement remarquer aujourd’hui dans l'art de la diffamation, ont cherché dans le passé à devenir des vassaux de l'Allemagne, offrant leurs territoires et leurs armées à l'invasion de l'Union Soviétique. Ces projets ont également été mis en échec.
En conséquence des choix avisés des dirigeants Soviétiques, la frontière soviétique à été déplacée de plusieurs centaines de kilomètres vers l'Ouest. C'était une décision courageuse et clairvoyante qui a pesé lourd, sous bien des aspects, dans la victoire de l'Union Soviétique dans sa guerre contre l'Allemagne Nazie. Le Pacte Molotov-Ribbentrop a forcé les pays Occidentaux à entrer dans la guerre contre l'Allemagne et, éventuellement, ne les a laissé devant aucune alternative à l'alliance avec l'URSS, ce qu'au départ ils n'étaient pas du tout disposés à faire.
Le PCFR fait remarquer qu'à la fin des années 1980 en URSS, en particulier lors du 2ème Congrès des Députés du Peuples de l'URSS, et plus tard dans la Fédération Russe, des jugements officiels ont été rendus concernant le traité Germano-Soviétique de 1939, qui étaient motivés par des calculs de boutiquiers, une myopie qui les a poussé à jouer le jeu de leurs partenaires Occidentaux et à affaiblir dramatiquement leur propre pays, des jugements qui préparaient la liquidation de nos positions historiques sur le plan de la politique étrangère concrétisée à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Les architectes de cette politique de trahison nationale portent les noms bien connus de Yakovlev, Sakharov, Volkogonov et autres démolisseurs de la Russie.
Cependant, malgré les lamentations de l'Ouest et de ses béni-oui-oui Russes, ce document n'était pas de nature immorale ou criminelle. Il était pleinement conforme aux principes du droit international, à la pratique de la communauté internationale, celle même des puissances occidentales à l'époque. Il est temps de rendre un jugement juste sur ce document, prenant en compte les conditions historiques de l'époque et les intérêts géopolitiques supérieurs du pays. Il est temps de revenir aux véritables valeurs qui inspiraient la politique étrangère de l'URSS et de la Russie.
Le PCFR demande à ce que la Douma de la Fédération Russe rende des jugements qui corrigent les analyses du 2ème Congrès des Députés du Peuple de l'URSS et coupent court à toutes tentatives ultérieures de falsification de l'histoire de notre pays et du monde entier sur cette question capitale.
L'Union Soviétique est incontestablement sorti de la deuxième guerre mondiale en grand vainqueur. Nous avons sauvé notre peuple et les nations de toute l'Europe de la servitude fasciste, et de la destruction physique. Nous avons gagné, à la suite de cette guerre, le statut de grande puissance mondiale. Et le 23 août 1939 en était, dans une large mesure, le point de départ. Nous n'avons aucunement à être honteux de nos grandes réalisations et de nos exploits. Nous devrions en être fiers. Nous devons faire de notre mieux pour rétablir l'ancienne place de notre pays dans le monde, sa puissance, sa grandeur et sa dignité.
repris sur "canempechepasnicolas"

mardi 15 septembre 2009

« Arrêtons de déformer l'histoire de l'URSS d'avant-guerre – nous devrions en être fiers! »

Gennady Zyuganov, président du PC de la Fédération Russe, sur le 70 ème anniversaire du Pacte Molotov-Ribbentrop
« Arrêtons de déformer l'histoire de l'URSS d'avant-guerre – nous devrions en être fiers! »
Déclaration du Président du Comité Central du Parti Communiste de la Fédération de Russie (PCFR) Guennadi Ziouganov
Le 23 août 2009, cela fera 70 ans que le traité de non-agression entre l'Union Soviétique et l'Allemagne, connu comme étant le « Pacte Molotov-Ribbentrop », aura été signé. Cet accord et les documents qui l'accompagnent ne sont pas seulement toujours sujet à controverses, mais sont devenus un prétexte à de violentes attaques contre la Russie, menées par tous ceux qui n'ont toujours pas accepté l'issue de la Seconde Guerre Mondiale. Différentes structures nationales qui se sont battues en fait aux côtés d'Hitler et ont participé à l'agression contre l'URSS, tentent de prouver que le traité était de nature immorale, qu'il a poussé Hitler à déclencher la guerre. Cela leur est indispensable pour se blanchir de leur propre rôle dans la préparation de la guerre.
Il n'y a rien de surprenant dans le fait que l'Ouest, ignorant les accords criminels de Munich conclus avec Hitler un an auparavant, cherche encore une fois à rejeter leur responsabilité sur les autres. Le problème est que la Russie elle-même a toujours suffisamment de béni-oui-oui pro-occidentaux et de détracteurs qui ne désirent rien d'autre que d'accuser également les dirigeants de l'Union Soviétique, de tous les maux les plus graves, y compris la soi-disant collusion avec l'Allemagne Nazie, cherchant à utiliser cette question pour salir le passé Soviétique.
Dans notre analyse du traité Germano-Soviétique de 1939, nous devons partir non pas de nos premières idées et émotions, mais plutôt d'une mise en contexte historique, c'est-à-dire: à quel moment a-t-il été conclu, et comment il était en accord avec les intérêts de notre pays.
L'objectif des dirigeants Soviétiques était de retarder au maximum le déclenchement de la guerre afin de gagner un temps précieux pour se préparer à affronter l'agression inévitable de l'Allemagne Nazie contre l'Union Soviétique visant au démembrement du pays et à l'élimination de notre nation. D'autre part, les pays occidentaux ont délibérément rompu les négociations sur le front uni contre les projets expansionnistes Hitlériens, cherchant à laisser l'Union Soviétique et l'Allemagne se battre l'un contre l'autre afin de se prémunir de l'invasion Nazie et d'agir en tant qu'arbitre des deux belligérants, tirant profit de la situation à leurs dépens. Et de plus, les « démocraties » occidentales se sont révélées, dans un premier temps, très faibles et des alliés peu fiables comme cela a été mis en évidence par leur attitude pendant la guerre entre l'Allemagne et la Pologne, leur rapide capitulation devant la Wehrmacht en 1939-1940 et plus tard le fait qu'elles n'aient pas ouvert un second front avant l'été 1944.
La plupart des voisins actuels de la Russie, y compris la Pologne et les pays Baltes, qui se font particulièrement remarquer aujourd’hui dans l'art de la diffamation, ont cherché dans le passé à devenir des vassaux de l'Allemagne, offrant leurs territoires et leurs armées à l'invasion de l'Union Soviétique. Ces projets ont également été mis en échec.
En conséquence des choix avisés des dirigeants Soviétiques, la frontière soviétique à été déplacée de plusieurs centaines de kilomètres vers l'Ouest. C'était une décision courageuse et clairvoyante qui a pesé lourd, sous bien des aspects, dans la victoire de l'Union Soviétique dans sa guerre contre l'Allemagne Nazie. Le Pacte Molotov-Ribbentrop a forcé les pays Occidentaux à entrer dans la guerre contre l'Allemagne et, éventuellement, ne les a laissé devant aucune alternative à l'alliance avec l'URSS, ce qu'au départ ils n'étaient pas du tout disposés à faire.
Le PCFR fait remarquer qu'à la fin des années 1980 en URSS, en particulier lors du 2ème Congrès des Députés du Peuples de l'URSS, et plus tard dans la Fédération Russe, des jugements officiels ont été rendus concernant le traité Germano-Soviétique de 1939, qui étaient motivés par des calculs de boutiquiers, une myopie qui les a poussé à jouer le jeu de leurs partenaires Occidentaux et à affaiblir dramatiquement leur propre pays, des jugements qui préparaient la liquidation de nos positions historiques sur le plan de la politique étrangère concrétisée à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Les architectes de cette politique de trahison nationale portent les noms bien connus de Yakovlev, Sakharov, Volkogonov et autres démolisseurs de la Russie.
Cependant, malgré les lamentations de l'Ouest et de ses béni-oui-oui Russes, ce document n'était pas de nature immorale ou criminelle. Il était pleinement conforme aux principes du droit international, à la pratique de la communauté internationale, celle même des puissances occidentales à l'époque. Il est temps de rendre un jugement juste sur ce document, prenant en compte les conditions historiques de l'époque et les intérêts géopolitiques supérieurs du pays. Il est temps de revenir aux véritables valeurs qui inspiraient la politique étrangère de l'URSS et de la Russie.
Le PCFR demande à ce que la Douma de la Fédération Russe rende des jugements qui corrigent les analyses du 2ème Congrès des Députés du Peuple de l'URSS et coupent court à toutes tentatives ultérieures de falsification de l'histoire de notre pays et du monde entier sur cette question capitale.
L'Union Soviétique est incontestablement sorti de la deuxième guerre mondiale en grand vainqueur. Nous avons sauvé notre peuple et les nations de toute l'Europe de la servitude fasciste, et de la destruction physique. Nous avons gagné, à la suite de cette guerre, le statut de grande puissance mondiale. Et le 23 août 1939 en était, dans une large mesure, le point de départ. Nous n'avons aucunement à être honteux de nos grandes réalisations et de nos exploits. Nous devrions en être fiers. Nous devons faire de notre mieux pour rétablir l'ancienne place de notre pays dans le monde, sa puissance, sa grandeur et sa dignité.

Sur les signes du revanchisme et du fascisme en Lituanie

Sur les signes du revanchisme et du fascisme en Lituanie
Déclaration du Parti Socialiste de Lituanie
Le 9 juin 2009, le Parlement de la République de Lituanie a adopté en première lecture une série d'amendements au Code Pénal Lituanien; et lors de la session d'automne qui commencera en Septembre il envisage de les adopter définitivement; qui criminalisera l'approbation publique, la négation, la minimisation ou la justification des « génocides commis par le communisme et le fascisme ». Les amendements soumis au vote, s'ils sont adoptés, criminaliseront également la « diffamation » publique des soi-disant « membres du mouvement de lutte pour la liberté de la Lituanie – des combattants volontaires, qui dans les années 1944-1953 se sont battus par les armes contre l'occupation soviétique ». Les amendements à l'article 154 du Code Pénal, soumis au vote par les membres du parti « L'Union de la Patrie – Chrétiens-Démocrates Lituaniens », Paulius Saudargas et Petras Luomanas, prévoient des amendes, des restrictions de la liberté individuelle, des arrestations ainsi que peines de prison allant jusqu'à 3 ans d'incarcération.
Si ces amendements entraient en vigueur, le Parlement de la République de Lituanie, qui est actuellement dominé par l'Union de la Patrie – Chrétiens-Démocrates Lituaniens:
 traitera sur un même plan communisme et fascisme, qui sont pourtant incomparables
 interdira de remettre en question la réputation et d'enquêter sur les biographies des membres du soi-disant « Mouvement de lutte pour la liberté de la Lituanie », bien qu'une grande partie d'entre eux aient été des collaborateurs nazis et aient pris part à des massacres de masse de la population civile de la Lituanie pendant la Seconde Guerre Mondiale commettant ainsi des crimes contre l'humanité; la plupart d'entre eux, n'ayant pas d'autre choix alors que la guerre touchait à son terme, ont été formés par l'armée nazie en retraite et par des services spécialisés dans les opérations terroristes, actions terroristes qu'ils ont mené pendant les années d'années d'après-guerre, principalement contre les civils.
En ayant bien tout cela en tête, les amendements mentionnés devraient être considérés comme des signes du revanchisme et du fascisme, comme une attaque directe contre la liberté d'opinion et les droits de l'Homme, contre laquelle il devrait y avoir une réaction catégorique. Personne ne peut laisser ces amendements entrer en vigueur. Le Parti politique « Frontas » et le Parti Socialiste de Lituanie en appellent à toutes les organisations progressistes à travers le monde, à tous les Parlements et tous les gouvernements, aux organisations de défense des droits de l'Homme, en particulier celles qui mènent la chasse contre les criminels de guerre en fuite et ceux qui ont commis des crimes contre l'humanité et tentent de les traduire en justice, pour qu'elles réagissent aux desseins du Parlement de la République de Lituanie, l'adoption de ces amendements au Code Pénal, en usant de tous les moyens de pression et d'influence légaux possibles afin que ces amendements regrettables et honteux n'entrent pas en application. Nous suggérons la création immédiate d'une commission internationale d'enquête sur les biographies des « membres du mouvement de lutte pour la liberté de la Lituanie », enquêtant au cas par cas, impartiale, utilisant les informations disponibles dans plusieurs pays. C'est seulement en agissant ainsi que nous pourrons nous opposer à la résurrection du fascisme et du revanchisme.

"La CGT a laissé ses propres délégués dans la merde"

"La CGT a laissé

ses propres délégués dans la merde"

LEMONDE.FR | 26.08.09







Délégué CGT de l'usine Continental Clairoix promise à la fermeture, Xavier Mathieu s'est récemment attaqué aux dirigeants syndicalistes, les traitant de "racaille" et leur reprochant de "frayer avec le gouvernement". Selon lui, les "Conti", qui ont obtenu 50 000 euros d'indemnités de licenciement n'auraient pas eu autant s'ils avaient confié leur sort aux confédération syndicales.



A l'issue du conflit de Continental Clairoix, vous vous en êtes pris aux instances dirigeantes des syndicats, notamment au vôtre, la CGT, en traitant Bernard Thibault de "racaille". Pourquoi ?


Ce n'est pas une attaque contre la CGT. J'ai trop de respect pour tous les salariés et délégués qui se battent comme des fous durant les conflits. J'ai plutôt parlé en leur nom, et je peux vous assurer que beaucoup pensent comme moi, à savoir qu'on n'est pas assez soutenus. D'ailleurs, je ne reproche pas à Bernard Thibault de ne pas venir devant les usines. Ce que je reproche à la direction, c'est qu'elle a refusé de nous soutenir quand nous étions convoqués au tribunal (pour les destructions dans la préfecture de l'Oise). Quand on a demandé de l'aide, il n'y a que des partis politiques de gauche qui sont venus et aucune confédération syndicale. Alors que dans les sept convoqués, il y avait trois élus CGT, deux syndiqués et deux sympathisants. Dans les confédérations paysannes ou autres, on n'abandonne jamais ses adhérents. La CGT a laissé ses propres délégués dans la merde. C'est honteux.


Il y a une fracture entre les directions des confédérations et la base ?


La fracture entre la base et les directions est générale. Pas seulement du côté de la CGT. C'est pareil à FO ou à la CFDT. Je ne regrette pas mon coup de colère. Quand le mec pour qui je paie mes timbres depuis 18 ans refuse de venir soutenir des ouvriers poursuivis au tribunal pour s'être battus, je n'ai pas de respect pour lui. Ce n'est pas parce qu'il est au-dessus de moi que je suis obligé de l'adorer. D'ailleurs, je vais arrêter de répondre là-dessus. J'ai juste un conseil à leur donner : c'est d'arrêter de penser que tous ceux qui sont en colère sont manipulés par l'extrême gauche. Ça, c'est le même discours que l'UMP. Et franchement, ce n'est pas très respectueux de la classe ouvrière, de penser que nous sommes des moutons incapables de nous battre tout seuls.


On vous a pourtant accusé de rouler pour le NPA d'Olivier Besancenot...


Ça fait quatre mois et demi qu'on nous répète les mêmes conneries. A la CGT de Continental Clairoix, il n'y a aucun encarté, ni au NPA, ni au PC, ni à LO. Aucun. C'est la mode : dès qu'on n'est pas content, on est taxé d'être d'extrême gauche. Je suis allé à l'université d'été du NPA parce qu'ils m'ont invité. J'avais dit, à l'époque où différents partis nous avaient soutenus, que j'étais prêt à venir parler de la lutte des Conti. Je l'ai fait pour Lutte ouvrière en juin, je l'ai fait au NPA, je le ferai le 12 septembre à la Fête de l'Humanité. Si les Verts, le PS ou le PRG me le demandent, je le ferai.

Mais mettre dos-à-dos les politiques et les syndicalistes, c'est de la connerie. Quand Thibault demande l'interdiction des licenciements ou la hausse du SMIC, ce n'est pas de la politique ? Est-ce que Bové n'a pas été syndicaliste avant d'être homme politique ? La CGT reproche ça uniquement si tu n'es pas au Parti communiste, tout le monde le sait. Thibault refuse d'aller au NPA, mais il va bien à la Fête de l'Huma. S'il ne veut pas faire de politique, il n'a rien à y foutre. Comment on peut dire, si on est syndicaliste, qu'on ne fait pas de politique ? Le syndicalisme, c'est de la politique ou alors je comprends rien.


Est-ce que les rencontres que vous avez faites pendant ces derniers mois peuvent aboutir à une coordination des luttes ?


Je ne sais pas. Tant que ça ne sont que les gens qui sont dans la merde qui appellent à l'aide, ça n'aboutit pas. Ça bougera quand ce seront les gens qui n'ont pas de problèmes qui viendront aider. En plus, je vois bien que quand on était dans notre lutte, on avait d'autres choses à faire que d'aller organiser des coordinations avec d'autres boîtes.

Et puis, je ne suis pas un professionnel de tout ça. Il y a six mois de ça, je faisais mes trois parties de pêche par semaine, je regardais le foot à la télé. Je défendais mes copains à l'usine, mais toutes ces histoires, ça me dépassait.


L'après-Continental, vous le voyez comment ?


Je ne sais même pas ce que je vais devenir. Je suis en train de réaliser aujourd'hui ce que les copains me disent depuis plusieurs mois : "Tu t'exposes trop." Alors peut-être que mon plus gros combat, ça ne va pas être Conti, mais de retrouver du travail. J'espère que je me trompe, même si je ne regrette pas ce qui s'est passé. Tout ce qu'on a vécu durant ces six mois, tous ces efforts et cette chaleur humaine, je ne sais pas si les gens qui me critiquent peuvent le comprendre.

propos recueillis par Antonin Sabot

Soutien du syndicat CGT Renault Douai au syndicat CGT continental

--------------------------------------------------------------------------------


Soutien du syndicat CGT Renault Douai au syndicat CGT continental



SYNDICAT CGT RENAULT DOUAI.

: 03.27.87.22.67

FAX:03.27.96.89.38 BP40 040

Intérieur:39591 59553 CUINCY

cgt.renaultdouai@wanadoo.fr





Soutien du syndicat CGT Renault Douai au syndicat CGT continental, ses militants,

son secrétaire général Xavier Mathieu de Continental Clairois.




La colère et le désarroi des travailleurs de continental, traduit à sa façon par Xavier Mathieu délégué CGT est compréhensif et légitime.




Lui et ses camarades de combat, savent pertinemment, qui les a soutenus, ou qui a observé passivement la casse de leur site industriel, ainsi que l’emploi.




La déclaration de Xavier n’est pas gratuite et s’appuie sans nul doute, sur le vécu de la lutte qu’il a engagé pendant des mois, avec son syndicat et les travailleurs, sans jamais avoir obtenu le soutien indéfectible jadis, propre aux structures fédérales et confédérales de la CGT.




Par ailleurs, sur le plan national, on constate la même frilosité à combattre la politique ultra libérale de Sarkozy. En outre, les manifestations morcelées et éloignées de plusieurs mois les unes des autres, sont des exemples probants d’une volonté confédérale qui assoit indéniablement sa stratégie de lutte sur le modèle de la CES, qui est pour le moins qualifiée de timoré.




Face à l’ampleur du recul social orchestré de concert par le Medef, le gouvernement et l’Europe du capital, dans la métallurgie et plus particulièrement dans l’automobile, il aura fallu des dizaines d’assemblées et de débats houleux, où les équipementiers ont joué un rôle primordial, pour faire plier notre fédération et d’autres, comme la chimie.




Il ne faut pas se voiler la face, nous avons gagné la manifestation du 17 septembre, grâce à la pression et la pugnacité des syndicats CGT de l’auto et équipementiers. Il ne fait aucun doute, qu’une dynamique verra le jour et générera d’autres mobilisations public/privé sur les salaires, les retraites, la protection sociale ect….C’est pourquoi, il ne doit manquer personne à l’appel, et notamment ceux qui se sont battus sans faillir.




Les « continentals » y ont bien entendu toute leur place, d’autant que la CGT a besoin dans cette période des militants combatifs et de classe. Pour conclure, le syndicat CGT Renault Douai formule le vœu, que Xavier et ses camarades, redoublent leur combat au sein de la CGT, afin que celle-ci retrouve ses couleurs révolutionnaires.




Pour le syndicat

Le secrétaire général

Pottiez Guy

Que les bouches s'ouvrent !

Front Syndical de Classe
Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » H. Krazucki





Que les bouches s'ouvrent !



Le FSC inaugure cette rubrique dans le cadre de la préparation du 49ème congrès confédéral de la CGT et dans un contexte marqué par une terrible guerre de classe menée contre les travailleurs.



Que les bouches s'ouvrent, écrivions-nous avant l'été : "L'état-major confédéral CGT espère du même coup, avant et pendant le congrès, contourner le mécontentement d'une grande partie de la base et escamoter les questions centrales du moment : le problème essentiel de la CGT est-il celui des structures ou celui de l'orientation ? quel est le bilan pour les travailleurs de la stratégie du syndicalisme rassemblé et du primat de la négociation « tous azimuts » entre « partenaires sociaux » ? la CGT va-t-elle continuer à s'inscrire avec Chérèque, Monks ou Sarkozy dans la perspective d'un capitalisme horizon indépassable de l'humanité qu'il s'agit simplement de moraliser ou va-t-elle être replacée sur ses orientations fondamentales qui posent comme incontournable la socialisation des moyens de production et d'échange pour réaliser une société juste ?




Ces débats vitaux pour le mouvement populaire et pour la CGT elle-même, il est essentiel que les organisations de base s'en emparent, qu'elles se ressaisissent de leurs prérogatives (le congrès est théoriquement le congrès des syndicats) et se réapproprient l'outil syndical en s'appuyant sur les luttes. Sauver la CGT en replaçant « la grande dame » sur ses fondamentaux de classe et de masse, tel doit être le mot d'ordre actuel ; cela suppose que « les bouches s'ouvrent », comme le réclamait déjà un dirigeant du mouvement ouvrier dans les années 30, et que des liens se tissent entre syndicats et camarades prêts d'une manière ou d'une autre à livrer bataille."

Bernard Thibault est une "racaille"

Selon un délégué CGT de Clairoix, Bernard Thibault est une "racaille"
"Les Thibault et compagnie, c'est juste bon qu'à frayer avec le gouvernement, à calmer les bases", estime Xavier Mathieu, délégué CGT de Continental à Clairoix.


Xavier Mathieu, délégué CGT de Continental à Clairoix (Sipa)
Xavier Mathieu, délégué CGT de Continental à Clairoix, a traité de "racaille" lundi 17 août sur France Info, "les Thibault et compagnie", s'en prenant ainsi au secrétaire général de son organisation syndicale Bernard Thibault.
"La CGT, on les a pas vus. Les Thibault et compagnie, c'est juste bon qu'à frayer avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils servent juste qu'à ça, toute cette racaille", a déclaré Xavier Mathieu.


"Thibault, on l'a jamais vu"

"Ca fait quatre mois que je ronge mon frein, que je dis rien parce que je suis obligé, par rapport (...) aux ouvriers, aux collègues. Thibault, on l'a jamais vu, on n'a jamais eu un appel. Trouve-moi une interview (...) où il cite le mot "Continental". Jamais!, a-t-il ajouté.
Xavier Mathieu s'en était déjà pris à Bernard Thibault et à son homologue de la CFDT François Chérèque, lors d'une manifestation des "Conti" à Paris fin juin, leur reprochant leur absence. "Les Thibault, les Chérèque ne sont pas là (...) Il faudrait leur dire que c'est eux qui devraient être là aujourd'hui et ils préfèrent frayer avec le gouvernement", avait-t-il lancé au micro.

Pas de victoire ouvrière sans directions syndicales de lutte

Pas de victoire ouvrière sans directions syndicales de lutte


Front Syndical de Classe
Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » H. Krazucki



Pas de victoire ouvrière sans directions syndicales de lutte




Mois après mois, l'État-major capitaliste (gouvernement, Medef, UE) continue à mener impitoyablement sa guerre de classe. Afin de maximiser les profits des grands groupes privés :




il dégrade les conditions de travail et les salaires (travail du dimanche, heures sup, code du travail...) ;

il accélère le financement public des profits privés (privatisations, milliards pour les banques, exonérations de « charges », suppression de la TP, dépenses militaires captées par Dassault et autres Lagardère......) en transférant le manque à percevoir sur les salariés (taxe carbone en préparation, casse des acquis sociaux et des garanties collectives que les travailleurs avaient réussi à arracher par leurs luttes (Sécurité sociale, retraites...)) ;

il casse la fonction publique (statuts, suppressions de postes) et les services publics (Hôpitaux, Poste, Education Nationale de la maternelle à l'Université, service public de l'emploi...) ;

il facilite les délocalisations et entraîne la casse industrielle : après la sidérurgie et le textile depuis les années 70, c'est aujourd'hui l'industrie automobile qui est en danger de mort au nom des profits et de la concurrence libre et non faussée ;

il criminalise l'action syndicale et revendicative (répression des « Caterpillar », des « Conti », de C. Hoareau, de dizaines d'agents ERDF-GRDF, condamnations à la prison ferme de dirigeants syndicaux en Nouvelle-Calédonie, sanctions administratives contre de nombreux étudiants...)




En conséquence, des centaines de milliers de travailleurs sont jetés au chômage, les salaires réels régressent, la précarité progresse tandis que les prix des produits de première nécessité continuent d'augmenter. Pendant ce temps, les profits mirifiques continuent d'enrichir actionnaires et dirigeants des grandes entreprises : pour les 6 premiers mois de 2009, Total annonce un résultat net de 4,5 milliards d’euros, BNP-Paribas 3,2 milliards, EDF 2,9 milliards, France télécom 2,6 milliards, Danone 932 millions, LVMH 687 millions, Lafarge 370 millions…




Face à ce déferlement anti-social et à la « crise » capitaliste qui va encore s'amplifier, le salariat n'a d'autre issue que d'amplifier son combat à l'image des centaines de luttes qui se sont poursuivies cette été notamment dans l'automobile, dans la foulée d'un début d'année 2009 très combatif, dont les New Fabris, les Molex ou les Goodyear sont les plus emblématiques.




Mais ces luttes, menées dans des conditions difficiles face à l'association Etat/grand patronat, ont souffert et continuent de souffrir de l'isolement dans lequel elles sont cantonnées par les directions syndicales nationales, alors que depuis des mois, les organisations de base (CGT en particulier) réclament un plan national de lutte dans la filière automobile.




A tel point que ces travailleurs et syndicalistes de terrain sont contraints de construire par eux-mêmes et par en-bas la convergence de leurs luttes. C'est ainsi qu'une grande manifestation a rassemblé des délégations syndicales de nombreuses entreprises en lutte, le 30 juillet à Châtellerault à l'appel des New Fabri, qui a débouché sur la construction d'un collectif « contre les patrons voyous et licencieurs » face à « l’isolement dont ont été victimes les salariés des entreprises qui subissent des licenciements, des plans sociaux ou des fermetures de site » et afin « d’établir des liens à la base, entre les entreprises elles-mêmes, afin de permettre de susciter la réaction de tous et de toutes quand l’une de ces entreprises est attaquée ».




Quelques jours auparavant, Maurad Rabhi, bras droit de Bernard Thibault, assénait pourtant dans les colonnes du Parisien cette formule définitive : « Il n'y aura pas de grève générale. Le grand soir, c'est dans les livres ».

On ne sait s'il s'agit d'un voeu pieu ou du programme d'action de la direction confédérale CGT pour les mois à venir, mais derrière le mépris très patronal de la formule et l'oubli de 1936 ou 1968, se dévoile le fond du syndicalisme rassemblé au sommet : contrôler la colère populaire et éviter la globalisation des luttes.

C'est d'ailleurs le programme de la Confédération Européenne des Syndicats, à laquelle participent toutes les confédérations françaises, de « sauver le capitalisme de lui-même » en en « corrigeant les excès » sans jamais travailler à la création d'un rapport de forces ou soutenir la combativité populaire, puisque tout se passe désormais bien loin des piquets de grève, dans des négociations à froid entre « partenaires sociaux » ou dans des associations comme Confrontations-Europe où discutent en bonne intelligence grands patrons (Jean Gandois, Franck Riboud, Francis Mer..) et syndicalistes (JC Le Duigou, JF Le Trogrlic).

C'est aussi le programme du 49ème congrès de la CGT dont les documents d'orientation sortis fin juillet évacuent la lutte des classes, célèbrent le syndicalisme rassemblé et ses résultats (sic !) et préparent la mise au pas par en-haut des organisations de base.




Dans cette situation et alors que, comme le rappelait le dirigeant CGT Benoit Frachon, « les grandes conquêtes sociales ont toujours été et seront toujours le résultat de la lutte de masse consciente et organisée de la classe ouvrière », tout va dépendre de la capacité des travailleurs à coordonner leurs luttes et à renouer avec le syndicalisme de classe pour construire « le tous ensemble en même temps » à partir des besoins réels des salariés (salaires, emplois, retraites, Sécu, services publics...) et gagner enfin face à l'offensive capitaliste relayée par les gouvernements nationaux et l'UE.




Ce double objectif a présidé à la création de l'association Front syndical de Classe au mois de juin dernier1.




►C'est pourquoi le FSC soutient l'initiative des New Fabris et appelle d'ores et déjà à participer le plus largement possible à la journée d'action du 17 septembre à Paris à l'appel de la Fédération CGT de la Chimie, en liaison avec de nombreux syndicats de l'automobile « pour maintenir, développer les industries et pour gagner sur les revendications de salaires, d’emplois et de protection sociale ».




►C'est pourquoi le FSC déploiera tous les efforts possibles pour sauver la CGT en replaçant « la grande dame » sur ses fondamentaux de classe et de masse, et pour que se construisent toutes les démarches unitaires entre syndicats et camarades prêts d'une manière ou d'une autre à livrer bataille contre l'accompagnement et la collaboration de classe. N'hésitons pas dans ce cadre à nous saisir de toutes les occasions pour interpeller les dirigeants syndicaux et aller à leur rencontre puisque ceux-ci ne se déplacent plus guère auprès des travailleurs en lutte.




Pour adhérer au FSC - Adhésion individuelle : 30 euros par an (10 pour les bas revenus),

Adhésion d'organisations : 50 euros minimum

Carte de bienfaiteur à partir de 100 euros

Chèque (à l'ordre de "Front Syndical de Classe") à envoyer à : Jacky Omer, 40 Boulevard de la Liberté, 92320 Châtillon.

1 dont les statuts précisent : « Entre les personnes qui approuvent pleinement la « lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux » ainsi que les présents statuts, est donc fondée, conformément aux principes de la loi de 1901, l’association intitulée « Front Syndical de Classe ». Dans une démarche clairement intersyndicale, elle a pour objet non pas de devenir une nouvelle organisation syndicale mais d'être un lieu "central" de regroupement des militants et syndicats de classe afin de :

mener la lutte pour « le tous ensemble en même temps » à partir des besoins réels des salariés (salaires, emplois, retraites, Sécu, services publics...) pour gagner enfin face à l'offensive capitaliste relayée par les gouvernements nationaux et l'UE

contribuer à aider les militants dans le respect des organisations existantes, à se réapproprier leurs organisations et à les remettre sur les rails du syndicalisme de classe et de masse tout en posant la nécessité pour le monde du travail de construire une grande Confédération Générale du Travail, unitaire et sur ces bases.

constituer un lieu de repli pour les militants ou syndicats exclus de leurs organisations syndicales, mener inlassablement la bataille pour la solidarité de classe contre la répression patronale et étatique dont sont victimes les travailleurs combatifs »

Vous avez dit collaboration ?

Front Syndical de Classe
www.frontsyndical-classe.org

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » H. Krazucki







Vous avez dit collaboration ?





Pendant que les bases syndicales se battent contre la régression sociale tous azimuts et notamment contre la casse de l'industrie et les délocalisations, au sommet, on ne parle plus que syndicalisme d'accompagnement, cogestion, intégration aux institutions du dialogue social, négociations à froid, ...

Pour ceux qui doutent encore du glissement de la CGT sur des bases d’accompagnement et de gestion de la crise, il n’y a qu’a voir les prises de position progressives engagées dans la dernière période et le développement d’organismes travaillant de concert avec les structures gouvernementales et patronales ; c’est l'heure des experts de tous bords que l’on retrouve dans les organisations prêchant une accélération du moule Européen.




Après le cas de JC Le Duigou, membre de la Commission de Régulation de l'Energie chargée entre autres de veiller « à ce que les conditions d’accès aux réseaux d’électricité et de gaz naturel n’entravent pas le développement de la concurrence », le FSC communique en fichier joint (pdf) quelques éléments concernant le groupe Alpha.




Documentation : Roger Silvain , président du Front Syndical de Classe