dimanche 28 juin 2009

Un "gauchiste" à la tête de la commission européenne ?

Un "gauchiste" à la tête de la commission européenne ?
Repris de EL DIABLO
Mais qui est ce José Manuel Barroso ?

Dans la dernière période, le nom de José Manuel Barroso a été beaucoup entendu. Président de la Commission Européenne c'est à ce titre un fervent défenseur des intérêts capitalistes en Europe. Son parcours politique est particulièrement instructif. Il a commencé à militer à dix-huit ans dans un groupe maoïste dont il est devenu le dirigeant. Ce groupe est apparu au moment de la révolution portugaise de 1974 qui a renversé le régime fasciste de Salazar. Lorsqu'on lui pose la question de son appartenance à ce groupe, il répond qu'il l'avait choisi parce qu'il était le plus anti-communiste du moment. Notons que D. Cohn-Bendit qui fut en son temps un gauchiste à la phrase révolutionnaire facile s'est lui-même défini comme anti-communiste militant. Lorsque les forces allant de l'extrême droite aux sociaux-démocrates chasse la gauche du pouvoir au Portugal, il est de la partie et soutient ce putsch à froid contre les forces progressistes civiles et militaires qui ont fait la révolution de 1974. A cette époque J.M. Barroso rencontre l'ambassadeur américain F. Carlucci, par ailleurs agent de la CIA, chargé de ramener le Portugal dans le chemin de la contre-révolution. Carlucci finance le mouvement maoïste et conduit Barroso à adhérer au Parti Social-démocrate. A partir de ce moment, il gravira les échelons jusqu'au poste de premier Ministre du Portugal et de président de la Commission Européenne. La communauté européenne est donc aux mains d'un homme de confiance du grand capital et de l' « ami » américain.

C'est ce pur produit du capital et de la CIA qui éructait le soir du 29 mai 2005 contre le vote majoritaire des Français qui ont rejeté ce jour-là le projet de constitution européenne.

Il est soutenu par les socialistes anglais, espagnols, portugais. Le PS français le conteste, il doit avoir quelqu'un d'autre dans ses bagages. Reste que Barroso est l'homme du capital et que son remplaçant éventuel en serait un autre.

Rien de nouveau sous le soleil capitaliste.

source : « communistes »

Succès ouvrier à la SBFM A la SBFM , l'action paie !

Dimanche 28 juin 2009
Succès ouvrier à la SBFM
A la SBFM ,
l'action paie !
voici in extenso l'article du
Télégramme de Brest :

SBFM. Renault s'engage à conserver tous les emplois [Vidéos]

26 juin 2009


Ils n'y croyaient plus, les salariés de la SBFM ! Réunis cet après-midi à Caudan, sur le site de la fonderie, ils ont explosé de joie en entendant Pierre Le Ménahès, délégué CGT, leur annoncer que Renault s'engageait à maintenir les 534 emplois de l'entreprise et une production de 20.000 à 30.000 tonnes de fonte graphite sur le site. Une promesse aussi inespérée qu'inattendue !



Sortie de la préfecture de Vannes. Pierre Le Ménahès, délégué syndical CGT de la SBFM, ne pipe mot. Il demande aux salariés de la SBFM de rentrer dans le bus en leur jurant de tout leur dire une fois arrivés à Caudan. Chose promise, chose due. Une fois dans la salle du réfectoire de la fonderie morbihannaise, Pierre Le Ménahès prend le micro et annonce à ses collègues de travail la bonne nouvelle. Le spectre de la liquidation s'éloigne, Renault entre dans la partie et s'est engagé à maintenir les 534 emplois de la SBFM. Les salariés n'en reviennent pas. Cris de joie, pleurs, embrassades. Caudan est en liesse.

Renault avec ou sans CIE Automotive
Tout n'est pas joué pour autant. Renault s'est engagé, c'est certain. Dans un communiqué de presse envoyé à la sortie de la réunion de ce matin, le groupe automobile confirme "son intention de soutenir l'offre de reprise de SBFM par le groupe espagnol CIE Automotive". Et précise que "si cette offre n'aboutissait pas, Renault pourrait envisager la reprise des actifs industriels et du personnel de la SBFM, sous réserve de la contribution des pouvoirs publics et des collectivités locales et régionales".

Et PSA maintient ses commandes
Pierre Le Ménahès rajoute que "Renault s'engage à confier 23.000 tonnes de fonte graphite à la SBFM et pourrait également rapatrier à Caudan les collecteurs qu'elle fait actuellement fabriquer en Chine". Les représentants du groupe PSA, également présents à la réunion ce matin, se seraient engagés "à maintenir l'activité actuelle".

Dernière ligne droite
Cependant, rien n'est encore signé. Les tractations vont se poursuivre pendant tout le week-end. Renault rencontrera les représentants du groupe CIE Automotive (absents ce matin à Vannes, ndlr), lundi à 10 h 45, dans les locaux de la préfecture de Rennes. Le tribunal de commerce de Lyon rendra bien sa décision le mardi 30 juin. Les salariés de la SBFM vont donc devoir attendre encore quelques jours avant d'être fixés sur leur sort.

(
les surlignages sont le fait de CLR)
TEXTE PRIS SUR "La canaille Rouge"
vu sur le site"canempèchepasnicolas"

samedi 27 juin 2009

Syndicalisme: création de l'association "Front Syndical de Classe"

Samedi 27 juin 2009
Ca bouge dans le monde syndical !
Pris dans EL DIABLO Syndicalisme
Syndicalisme: création de l'association "Front Syndical de Classe"

Le « Front Syndical de Classe » c'est quoi ?

Des militants de la CGT et de la FSU qui, dans le souci de l'indépendance syndicale vis-à-vis du patronat et dans le respect de chaque organisation syndicale, sont à l'initiative d'un collectif unitaire, sur la base du Manifeste pour un syndicalisme de lutte de classe et de masse , destiné à unir les initiatives de défense du syndicalisme de luttes de classe et de masse et à aider les syndiqués à se réapproprier l'outil syndical.

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Ce week-end, le « Front Syndical de Classe » se transforme en association. Vous lirez, ci-dessous, un extrait du projet de statuts :

Préambule

Depuis sa naissance en 1957, l'Union Européenne capitaliste a multiplié la mise en place de structures permettant de piloter une construction supranationale toute entière dédiée au service des grands groupes capitalistes, de la casse des acquis sociaux et des souverainetés populaires.

L'un de ses principales structures est la Confédération Européenne des Syndicats, crée en 1973 avec l'appui du syndicalisme européen de collaboration de classe (CISL en particulier, fondée par Washington) et en France de la CFTC, de la CFDT et de FO. Financée par l'UE, la CES a pour mission d'accompagner « syndicalement » la construction européenne, dont le coeur est « l'économie de marché », par la collaboration capital/travail (le dialogue entre « partenaires sociaux »).

La particularité française est que son mouvement ouvrier, enseignant et étudiant s'est largement construit, depuis ses origines, à partir d'une conception anti-capitaliste : depuis la fin du 19ème siècle, les principes affirmant la nécessité de la fin de l'exploitation de l'homme par l'homme et de la socialisation des moyens de production et d'échange sont des références non seulement historiques mais aussi gagnantes, permettant d'arracher par la lutte (1936, 45-46, 68) tous les acquis de ce que les puissants appellent avec mépris « l'exception française ». Mais, tout au long du 20ème siècle, la confrontation constante entre courant révolutionnaire et réformiste amènera 3 scissions majeures dans le mouvement syndical français appuyées par le grand patronat et les puissances capitalistes : 1921, 1938-39, 1947-48.

Aujourd'hui, le combat entre ces deux courants traverse les organisations syndicales dont l'histoire est liée au combat de classe et plus généralement, aux luttes pour la république, la laïcité, la paix et la démocratie. Ce n'est pas un combat nouveau, il devra être gagné comme les précédents.

En ce qui concerne la CGT, alors que nombre de militants et d'organisations CGT se battent sur des positions de classes, la direction confédérale, reniant le riche héritage de « la grande dame », a peu à peu dérivé vers une conception de moins en moins combative de l'engagement syndical qui désoriente et affaiblit les travailleurs. Quittant la FSM dont elle était fondatrice en 1945, elle a adhéré à la CES en 2000, où elle occupe aujourd'hui des responsabilités majeures, puis à la CSI (fusion de la CISL et de la CMT vaticane) en 2006. Pour cela, elle n'a cessé de donner des gages de sa conversion à l'économie de marché et elle a adopté la ligne du « syndicalisme rassemblé » qui débouche sur la CFDTisation de la Confédération tant sur la ligne (le capitalisme est incontournable) que sur l'organisation (syndicalisme de sommet avec en particulier la centralisation des finances "cogetise" qui permet de mettre au pas les structures de base et qui met en péril la démocratie syndicale) et les modes d'action (refus du « tous ensemble », priorité à l'unité d'action au sommet sur des mots d'ordre compatibles avec les intérêts du patronat, journées d'action dispersées et sans suite...) .

Ce glissement réformiste, sensible aussi à la FSU ou dans le syndicalisme étudiant (UNEF...) explique que depuis 25 ans, non seulement le peuple dans sa dimension la plus large n'a obtenu aucun acquis significatif mais que les reculs succèdent aux reculs : casse des salaires, de l'emploi, des services publics (Éducation de la Maternelle à l'Université, Santé, Transports, Energie, Poste, Telecom...), de la protection sociale (Sécu, retraites...), du droit et de la durée du travail, du logement populaire, de la petite production indépendante, mépris de la souveraineté populaire...

Le « grand bond en arrière » qui en résulte se heurte cependant à un niveau élevé de combativité populaire, en France mais pas seulement, et se traduit par un vaste affrontement de classe et des conflits à répétition depuis 1995. Mais, dans un contexte d'offensive généralisée du gouvernement, du MEDEF et de l'UE contre l'ensemble des acquis sociaux et démocratiques des travailleurs, dans un contexte de crise capitaliste au nom de laquelle le pouvoir prétend accélérer encore sa politique anti-populaire, les travailleurs sont désormais à la croisée des chemins et le risque est plus que jamais pour chaque secteur ou entreprise de perdre séparément en plongeant pour longtemps dans l'enfer de l'exploitation sans limite.

C'est pourquoi, en juin 2008, des militants de la CGT et de la FSU ont lancé une « Lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux », signée depuis par plus de 4000 travailleurs, enseignants, étudiants... Cette Lettre ouverte appelait à tout faire pour contribuer à « construire démocratiquement et d'urgence une action « tous ensemble et en même temps » pour gagner et ré-ouvrir enfin des perspectives progressistes » et exhortait les « directions syndicales nationales à cesser « d'accompagner » la rupture afin de reprendre le seul chemin gagnant : faire le lien entre toutes les contre-réformes, travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l'affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l'unité dans l'action des travailleurs et de la jeunesse ».

Depuis, l'accélération des politiques anti-sociales, la confirmation de la compromission des directions syndicales mais aussi le développement des contacts entre militants de classe, ont rendu encore plus impérieuse la nécessité d'agir et de se structurer. C'est pourquoi ces mêmes militants initiateurs de la « Lettre ouverte aux Etats-majors Syndicaux » rejoints par de nombreux autres ont décidé de fonder l'association « Front Syndical de Classe ».


source : « collectif syndical de classe »

Communiqué du PRCF sur les évènements en Iran

les militants du PRCF sont des laïques fervents, des partisans convaincus de l’égalité entre les deux sexes, des soutiens déterminés des communistes et de la gauche iranienne qui a été si durement persécutée par le Shah, soutenu par tous les pays occidentaux, puis par le régime de la République islamique.

Pour autant le PRCF appelle les progressistes, les féministes, les démocrates à ne pas se laisser manipuler par la campagne anti-iranienne lancée par les médias français et par Kouchner. D’abord parce que les protestations du Quai d’Orsay contre la répression frappant, selon lui, les manifestants iraniens qui contestent l’élection d’Ahmadinedjad, est plus que suspecte. Que l’on sache, les jeunes manifestants FRANCAIS qui ont manifesté contre l’élection du fort peu laïque et très modérément républicain candidat UMP le 6 mai, ont été durement réprimés, pour beaucoup arrêtés et durement condamnés. Balayez devant votre porte Monsieur Kouchner, vous cautionnez un gouvernement qui a l’an dernier couvert 565 OOO gardes à vue, souvent avec menottage dans le dos et fouille au corps, qui quadrille les médias, qui bafoue la séparation des pouvoirs avec un chef d’Etat qui dirige la gouvernement et la majorité parlementaire, qui expulse 27 000 immigrés par mois et qui a bafoué le Non souverain de son propre peuple à la constitution européenne en adoptant par la voie parlementaire le traité de Lisbonne, copie conforme de la constitution supranationale.

Ensuite parce que le gouvernement français, tournant le dos au gaullisme, aligne ostensiblement la France sur les Etats-Unis. Un gouvernement qui congédie les régiments français garde-frontière mais qui ouvre des bases à Abou Dhabi pour être en première ligne en cas d’attaque américaine contre l’Iran.

Ensuite parce qu’il revient au peuple iranien et à lui seul de choisir son régime et ses dirigeants. Et lorsque le candidat sortant est triomphalement réélu (même s’il y a eu à la marge certaines irrégularités, les observateurs sérieux reconnaissent l’implantation de masse d’Ahmadinedjad dans les quartiers populaires et chez les paysans, alors que Moussavi est soutenue par la jeunesse dorée et par la grande bourgeoisie anglo américanisée),

En réalité ce qui dérange les bien-pensants qui parlent de "liberté" mais font entendre un seul son de cloche sur les médias (à quand un entretien avec l’ambassadeur iranien, cubain, nord-coréen, soudanais, venezuelien... sur les médias pour que les auditeurs français, qui sont de grands garçons, puissent juger eux-mêmes sans se faire sermonner par les Bernard Guetta et Cie ?) ce n’est pas les atteintes aux libertés bien réelles en Iran : ils sont totalement indifférents au sort des femmes dans les dictatures moyenâgeuses d’Arabie séoudite et des émirats, vu qu’elles sont des vassales dociles de Washington ! Ce qui les dérange, c’est que l’Iran essaie de se développer par lui-même, qu’il reste maître de ses ressources en hydrocarbures, qu’il ne marche pas dans la terrible "mondialisation libérale" qui dévaste les acquis populaires dans nos pays (annonce par Hortefeux d’un report à... 67 ans de la possibilité de partir en retraite !).

C’est pourquoi face aux bruits de botte et aux menaces militaires contre l’Iran, et alors qu’Israël a ridiculisé le discours d’ Obama au Caire en appelant "Etat palestinien" un bantoustan sans capitale, sans armée ni frontières, le PRCF appelle les progressistes, et aussi les vrais patriotes plus soucieux de l’intérêt national que des profits de Total et de Dassault, à rejeter la propagande de guerre kouchnérienne, dissimulée comme d’ordinaire derrière le verbiage démocratique et humanitaire. La démocratie mérite mieux, et d’abord EN FRANCE !

www.prcf.fr

Face au "parti de l'Ordre" L'ordre républicain

Face au "parti de l'Ordre"
L'ordre républicain


texte repris du site
REPUBLIQUE !

Lundi 22 Juin 2009

par Anne-Cécile Robert



« Les politiques en appellent à l'ordre républicain » titre Le Monde ce 7 avril 2009. De quoi s'agit-il ? De la séquestration, « forcément inacceptable », de cadres d'entreprise par leurs salariés, de manifestations violentes, voire de « guérilla », mais aussi de voitures brûlées et d'élèves qui répondent à leurs maîtres d'école. Du président de la République à la ministre de l'intérieur, en passant par quelques hauts responsables socialistes pas toujours à l'aise, le thème se diffuse sur le ton de l'évidence : il faut coûte que coûte maintenir l'ordre. Qui serait, en effet, contre l'ordre ? Quelques excités gauchistes, évidemment "irresponsables", qu'on voudrait tant rendre inoffensifs qu'on exagère leur capacité de nuisance en les assimilant à un groupuscule ennemi des caténaires de la SNCF ?


Dans le même temps, les licenciements se multiplient- pas toujours justifiés : la crise à bon dos - ; le gouvernement asphyxie la sécurité sociale pour mieux développer le secteur caritatif ; les services publics sont méthodiquement attaqués sur l'air de la rentabilité ; les privilèges sont rétablis avec pour étendard le « bouclier fiscal » ; le suffrage universel est méprisé (le « non » du 29 mai 2005 est étouffé) ; les abstentionnistes majoritaires sont réduits à des pêcheurs à la ligne...


Mais de quel « ordre républicain » le gouvernement, la presse à gage et les partis conformes, peuvent-ils donc se prévaloir ? La figure d'un policier résume-t-elle la recherche vitale de la sécurité ? Depuis 1789, les Français sont confrontés à cette question de l'ordre et du mouvement. Ils l'ont tranchée avec sagesse en instaurant la République. Celle-ci peut imposer l'ordre parce qu'elle garantit l'égalité et la liberté. Son pouvoir de police est la contrepartie de sa quête existentielle de la liberté pour tous et de la justice sociale. Sinon, la force n'est que l'expression de la domination des puissants et des possédants qui veulent faire taire ceux qui paient le prix de leur bien-être en « perdant leur vie à la gagner ». On se souvient d’ailleurs qu’en 1848, les conservateurs monarchistes s’étaient regroupés en un « parti de l’ordre » qui soutint le coup d’Etat de Louis-Napoleon Bonaparte en 1851. Ce dernier instaura un régime à la fois libéral économiquement et autoritaire politiquement.


On s'étonne aujourd’hui que les « jeunes des banlieues » sifflent la Marseillaise, crachent sur les pompiers et attaquent les voitures de police. On se plaint de leur manque de civisme. Mais, si cette violence sans tête peut légitimement inquiéter, ces jeunes n'ont-ils pas toutes les raisons d'être déboussolés quand ils ne voient la République qu'en uniforme, prête à frapper ?
Des classes populaires, des zones urbaines comme rurales, on attend la discipline dans les halls des agences pour l'emploi d'où l'emploi a disparu depuis longtemps. De ceux à qui on vole l'avenir en démolissant l'éducation nationale, on attend esprit d'initiative et adaptation en feignant de croire que la course est égale avec leurs homologues des quartiers aisés. De ceux qui sont d'origine étrangère, on exige qu'ils « s'intègrent », mais à quoi ?


« L'ordre républicain » dont la classe dirigeante a plein la bouche n'est que le paravent d'une nouvelle aristocratie, gardienne des inégalités sociales. Il est le pendant d’une violence économique de plus en plus crue. Le modèle républicain est bien loin qui cherche à allier liberté et égalité. Et ce n'est pas un hasard si le chef de l'Etat et certains de ses ministres abusent de la notion d'outrage pour traîner devant leurs tribunaux - l'indépendance de la justice n'est plus un dogme à dit la garde des sceaux Rachida Dati - ceux qui les critiquent et les moquent.


Procès pour des « Casse toi, pauv' con ». Procès pour un « Sarkozy, je te vois ». Procédure entamée pour un « Ouh ! la menteuse » adressée à une ministre... Les ennemis de la République ont toujours cherché à faire d'elle un objet d'exécration pour mieux rétablir leurs privilèges. Ils continuent ce travail de sape aujourd’hui : une République qui n'a plus que la matraque à la main renie ses valeurs.


Anne-Cécile Robert

mardi 23 juin 2009

Pourquoi je soutiens l'expérience cubaine

Samedi 20 juin 2009
Pourquoi je soutiens l'expérience cubaine

Après le capitalisme, quelles alternatives ?
Pourquoi je soutiens l'expérience cubaine

par

François Houtart
repris du site Michel Collon

Cet article est le résumé d'une conférence et d'un séminaire donné par François Houtart à Fribourg.

Séminaire : "50 ans de révolution cubaine - quelles leçons à tirer" ?


François Houtart, qui a visité Cuba une cinquantaine de fois depuis 1953, a brièvement analysé les 50 ans de la révolution socialiste cubaine, ses exploits et ses difficultés, la nécessité de se défendre face aux menaces externes et internes et de la manière exceptionnelle de survie dans les furies économiques et sociales, provoquées par l’impérialisme nord-américain et, surtout, après la débâcle du camp socialiste et l’extinction de l’URSS. Il a souligné le fait que la révolution cubaine n’a pas seulement transformé les structures sociales et politiques, mais aussi les mentalités. Il ne s’agit pas d’idéaliser la Cuba révolutionnaire, qui est ni le paradis, ni l’enfer, mais de s’étonner de la continuité du processus révolutionnaire et de s’interroger sur les défis futurs. Pour les jeunes cubains aujourd’hui, cela va de soi que la santé et l’éducation sont gratuites, qu’il y a onze fois plus de médecins et d’infirmières qu’en 1959, que la mortalité enfantine a baissé de 60 à 5,3 pour mille et que l’espérance de vie a augmenté de 19 ans.
Houtart ne croit pas à une trahison de cette pensée et à un retour vers le capitalisme.

Les leçons à tirer pour arriver à un socialisme approfondi : l’importance de l’éducation populaire, les valeurs comme sa solidarité internationale (Cuba envoie plus de médecins dans le monde que l’OMS), les efforts constants de formation politique (fidèle à la pensée de José Martí) et l’importance d’un cadre de valeurs éthiques, comme la solidarité, la dignité, l’amour.

La ministre chargée d’affaires de la République Bolivarienne du Venezuela, une des 20 participantes du séminaire, a insisté à plusieurs reprises que sans l’exemple de Cuba, la révolution bolivarienne du Venezuela n’aurait pas eu lieu.

Conférence publique :
"Après le capitalisme - Quelles alternatives"


Comme Samir Amin, François Houtart insiste sur le fait que la crise financière se construit sur un système qui était déjà en crise et que toutes les crises (financière, économique, alimentaire, énergétique et sociale) sont liées entre elles et liées à la même logique, la logique du système capitaliste qui est basée sur l’accumulation du capital et le profit maximum, l’exploitation du monde avec l’intérêt du capital comme moteur de l’économie et l’appât du gain comme seule fin.

La crise financière, prévisible, s’inscrit dans la logique d’une économie libéralisée, dominée par le capital financier. Il s’agit d’une crise globale. Elle n’est qu’un épiphénomène d’une crise beaucoup plus profonde. Houtart donne des exemples exhaustifs et effrayants par rapport à la crise alimentaire, climatique et énergétique, exemples puisés dans ses innombrables voyages sur les trois continents (voir version longue online de ce résumé). Il cite le rapport de M. Nicolas Stern de la Banque Mondiale qui stipule que si les choses continuent ainsi, d’ici la moitié de notre siècle, on aura entre 150 et 200 millions de migrants climatiques, et qu’il nous reste dix à quinze ans pour prendre des mesures. Après, la situation sera irréversible.


Houtart dénonce ensuite le fait que les solutions proposées ne sont pas des solutions réelles, mais des voies qui permettent aux mêmes pouvoirs économiques de dominer le secteur de l’énergie et de continuer avec un modèle qui permet de faire des gains extrêmement rapides sur les revenus du capital. Face à la consommation totalement irresponsable de l’énergie, on n’essaye pas de changer, mais on cherche à continuer avec le modèle du capitalisme pour essayer de résoudre un problème qu’il a créé lui-même ! Si l’Europe consacrerait toute sa terre arable à la production d’agrocarburants, elle ne couvrirait que 10-15% de sa consommation actuelle, ce qui ne suffirait même pas à couvrir l’augmentation de la demande dans 10 à 20 ans. Elle exige donc que les autres continents sacrifient des millions d’hectares.
Houtart dénonce la destruction de millions d’hectares arables par des pesticides pour planter des palmiers, par exemple. La biodiversité disparait, on chasse des millions de petits paysans avec l’aide de l’armée et des paramilitaires. Il revient sur l’absurdité d’appeler les agrocarburants des « biocarburants », alors qu’ils n’apportent pas la « vie » (bios en grec), mais la mort (Frei Betto, théologien de la libération, les appelle les « nécrocarburants »).

Pour le capitalisme, les coûts sociaux et environnementaux n’entrent pas dans les calculs économiques. Ce sont des externalités, sauf quand ces dégâts commencent à affecter le taux de profit ! C’est donc la logique même du capital qui est à l’origine de chacune de ces crises ! Il ne suffit pas de dénoncer les abus et les excès, de dénoncer un capitalisme sauvage, comme s’il existait un capitalisme humain. Comme dans son ouvrage en 2005, Houtart réclame que nous délégitimions ce système, qu’il faut trouver des alternatives sérieuses, et pas seulement des régulations, comme par exemple vider les caisses de l’Etat pour sauver les banques !

C’est ici qu’il commence à aborder les alternatives. Pour parler d’un socialisme du XXIe siècle, François Houtart propose quatre grands axes :


1. l’utilisation renouvelable des ressources naturelles, avec leur contrôle collectif et un usage rationnel, excluant leur privatisation ;


2. la valorisation de la valeur d’usage sur la valeur d’échange, ce qui constitue le centre de la doctrine économique du socialisme et sa contradiction fondamentale avec le capitalisme


3. une démocratie généralisée, non seulement dans le champ politique, avec l’adoption d’une démocratie participative, mais aussi dans le champ économique et dans toutes les institutions (par exemple l’eau, qui a été privatisée pendant 20 ans à Paris, redevient aujourd’hui un bien public).


4. la multiculturalité. Pour construire une société nouvelle, toutes les cultures, tous les savoirs traditionnels, les diverses philosophies et religions peuvent contribuer à l’éthique nécessaire à la poursuite des objectifs. Le monopole de la culture occidentale ne peut pas continuer. C’est aussi cette culture qui a porté le système capitaliste.

Il faut (re)construire des utopies, non comme des illusions mais comme des éléments, petits et grands, qui sont réalisables concrètement, qui n’existent pas aujourd’hui, mais qui pourraient bien exister demain.

Il ne faut toutefois pas oublier l’immédiat. Des réformes sont nécessaires : 30’000 personnes meurent aujourd’hui ! Mais pas simplement des réformes pour adapter, pour rendre plus humain le système, mais dans le cadre d’une prise de conscience des acteurs pour transformer et remplacer le système actuel.

Une fois de plus, François Houtart cite l’Amérique Latine comme modèle intéressant : « C’est le seul continent où nous sommes passés des résistances aux alternatives ! »
La marche des indigènes sur Bogota, la conscience politique de ces gens qui risquent la mort au Venezuela, en Bolivie, en Équateur, beaucoup moins au Brésil, au Paraguay. Et toujours, l’exemple de Cuba. Ces économies donnent des pistes dans les domaines culturels, économiques, etc. L’ALBA, la Banque du Sud, le Petrocaribe, etc. se traduisent en politiques concrètes.
Grâce aux méthodes de Cuba appliquées en douze mois, le Venezuela a été reconnu par l’Unesco comme le seul pays du continent avec Cuba à avoir éliminé l’analphabétisme.
Il est clair que nous ne sommes pas sortis du capitalisme. Certains le reprochent aux leaders du Sud. Pour François Houtart, c’est un manque de pensée dialectique : nous nous trouvons devant des réalisations nouvelles qui ne sont peut-être pas parfaites mais qui montrent que c’est possible d’avancer. Les porteurs de ce grand projet et de cette utopie sont les mouvement populaires.

Après avoir vu, analysé, jugé, il s’agit maintenant de commencer à travailler. Pourtant, Houtart nous met en garde: « Chaque petite chose doit être effectuée dans la perspective de la grande utopie, d’une transformation de la logique du système dans lequel nous sommes, sinon elle va être absorbée par le système. L’action doit se situer à court terme (par exemple avoir nationalisé l’eau à Paris), à moyen terme (par exemple la taxe Tobin ou l’abolition des paradis fiscaux, etc) et à long terme, en fonction de nos quatre grands axes. »


François Houtart, docteur en sociologie, professeur émérite de l’Université Catholique de Louvain, fondateur du Centre Tricontinental et de la revue Alternatives Sud. Prêtre marxiste, proche de la théologie de la libération, membre du comité international du Forum Social Mondial.


Source: Andrea Duffour pour Cuba Si

La CGT Goodyear interpelle Bernard THIBAULT, secrétaire général de la CGT

La CGT Goodyear interpelle Bernard THIBAULT, secrétaire général de la CGT
A
THIBAULT Bernard
Secrétaire général CGT
Le syndicat CGT Goodyear a pris la décision de vous écrire après avoir longtemps dit qu’il
allait le faire, mais nous ne pouvons plus repousser cette fois -ci!!!
En effet, nous trouvons que la situation de notre site mais aussi la situation de milliers de
salariés en France est alarmante et pour autant nous attendons toujours une réaction massive
et d’envergure!!!!
La France est victime d’une catastrophe voulue et mise en place par un gouvernement et des
patrons qui ne connaissent aucune limite et pour autant la réaction de la CGT est plus que
timide, elle est inexistante!!!
Les ouvriers, salariés attendent un mouvement qui mettra fin à l’insolence de ceux qui
détruisent des milliers d’emplois et autant de vies de familles et nous n’avons droit qu’à des
journées de mobilisation éclatées sur plusieurs mois, janvier, mars, juin et il faudrait attendre
septembre pour remettre ça????
Il est évident que rien ne vas plus, comment pensez vous réussir à mettre à genoux se
gouvernement qui haït le monde du travail avec des journées de mobilisation si peux
cohérentes avec la cruauté de ce que nous subissons à la base!!!
Des milliers de salariés en France attendent un appel à une grève générale et totale, les
manifestations encadrées dont les parcours sont connus de tous ne servent plus à rien, si ce
n’est se faire plaisir et montrer qu’il y a encore des syndicats dans ce pays!!!
Le président de la république et son équipe, se moque totalement des manifestations
actuelles, mais par contre partout en France des bases CGT luttent chacunes de leur coté,
elles luttent aux cotés de salariés qui sont en train de crever et ils n’attendent qu’ une seule
chose un appel à une action totale, la CGT est le seul syndicat qui peut le faire, et nous
sommes des CGT’istes de base certes mais CGT’istes, il va falloir se bouger un peu, car la
crise actuelle doit avoir en réponse une mobilisation de tous au même moment, ne pas agir
serait un crime contre le monde du travail!!!!
La CGT Goodyear représente plus de 85% des salariés du site d’Amiens, nous travaillons
chaque jour à faire en sorte d’améliorer le quotidien des salariés de notre site, mais le
problème c’est qu’à l’heure actuelle, il y a dans des centaines d’entreprises en France des
mecs qui luttent, qui se battent, qui crèvent, et ils n’attendent qu’une seule chose, qu’un appel
puisse nous unir tous dans ce combat, car sans le TOUS ENSEMBLE le patronat et le
gouvernement ont encore de beaux jours devant eux!!!
De plus en plus des militants CGT se font passer à tabac, ou alors vont en garde à vu, les
patrons et le gouvernement criminalisent la lutte sociale, il va falloir quand même que vous
réagissiez la haut, c’est écoeurant de voir des syndicalistes en correctionnel parce qu’ils ont
défendu leurs collègues et dans le même temps des patrons qui se tirent après avoir mis en
faillite les boites avec des parachutes de plusieurs millions d’€uros, la CGT doit faire
condamner avec la plus grande fermeté les agissements d’une bande de voyous!!!
La CGT celle pour laquelle nous sommes devenus militants, est un syndicat qui répond aux
besoins des salariés, qui écoute la base, les syndiqués, les militants mais aussi tous ceux qui
souffrent des injustices et là, nous ne comprenons pas, ou vous êtes dans un bureau trop
hermétique aux appels de ceux qui crèvent ou alors il y autre chose, mais en tout cas, nous ne
pouvons plus accepter que des gars luttent seuls dans leur coin alors qu’il faut un mouvement
d’ampleur!!!
Nous sommes allé rejoindre nos collègues de CONTI (d’ailleurs vous n’en avez jamais fait état
même lors de vos passages à canal+ ou ailleurs…) et là bas nous avons vu des petits gars
d’une boite qui s’appelle LEARE nous expliquer avec leurs tripes qu’ils luttent depuis des
semaines contre un géant appelé PEUGEOT et que le seul message du gouvernement a été
d’envoyer des CRS leur démonter la « gueule » !!!!
PEUGEOT qui a reçu 3.5 milliards de l’état c’est-à-dire des impôts des contribuables et qui fait
fermer tous les sous-traitants Français, nous avons face à nous des VOYOUS qui n’ont
aucune limite et aucun scrupule!!!!
A chaque fois que nous allons sur un piquet de grève, nous entendons la même chose….
«  ils font quoi la haut à la CGT????? »
Nous dirons ils font quoi, ils attendent quoi????
Nous n’avons jamais connu une telle régression sociale dans notre pays et tous le monde est
touché, actifs du privé et du public, retraités, nous sommes dans un pays ou des retraités pour
se nourrir vont faire les poubelles après avoir travaillé 40 ans aux pièces pour des patrons qui
eux à 50 ans sont en retraite sur des yachts coûtants des millions d‘€uros!!
Cela n’est plus possible, il va falloir que la confédération CGT bouge, nous sommes tous en
train de crever dans nos coins, alors que tous ensemble nous aurions déjà gagné!!!!
Des Goodyear, des CONTI il y en as partout, et partout les appels se multiplient pour que la
CGT appelle à un mouvement nationale de grève reconductible, il n’y a que comme ça que le
gouvernement arrêtera de nous prendre pour des cons!!!
 
 
Nous sommes des CGT fiers de l’être et nous voulons continuer à l’être, votre poste de
secrétaire général de la CGT vous oblige à nous écouter nous les militants de la base, la CGT
est un syndicat démocratique avec des valeurs dont une est la plus forte, celle d’être aux cotés
de ceux qui luttent et pour le moment ceux qui luttent se sentent bien seuls!!!
Nous n’avons d’ailleurs pas participé à la journée d’action du 13 JUIN 2009, cette journée
d’action démontre que vous êtes en déphasage totale avec les revendications de la base, qui
peut croire un seul instant que manifester main dans la main un samedi va faire bouger le
gouvernement????
Il faut arrêter cette mesquinerie, en 1936 les salariés ont obtenu des avancées sociales
énormes, mais ils les ont obtenues en luttant TOUS au même moment et pendant un long
moment, en ce moment les salariés luttent pour ne pas perde des acquis ou alors leurs
emplois, nous ne nous battons même pas pour obtenir de nouveaux droits mais tout
simplement pour essayer de vivre!!!
Le gouvernement revient à la charge, allongement de la durée de cotisation, trou de la sécu
qui d’ailleurs et du au fait que les patrons ne payent pas leurs cotisations, bref, l’annonce est
clair, ils ont déclaré la guerre au monde du travail!!!
Vous attendez quoi, vous faites encore le bilan, que va-t-il falloir pour la CGT revienne à ses
origines, c’est-à-dire un syndicat qui s’oppose à ceux qui veulent détruire le monde du
travail????
La CGT Goodyear vous écris au nom de milliers de salariés qui comme nous vous demande
de nous entendre, ce n’est pas un devoir, c’est tout simplement vital!!!!
Espérant que notre lettre ne finira pas dans une poubelle et qu’elle aura attiré votre attention,
nous vous disons a bientôt a vos cotés dans les rues avec tous ceux qui veulent que le monde
change dès demain !!!!!
Le syndicat CGT Goodyear

mercredi 17 juin 2009

PCF Paris : main basse sur la rue du Chateau ?

PCF Paris : main basse sur la rue du Chateau ?

Mardi 16 juin 2009


REPRIS DE
Réveil communiste

Pour info, nous avons reçu ce communiqué de Jean Calvary. Sa publication ne vaut pas prise de position de notre part sur la question de la propriété du local, mais vaut condamnation ferme des méthodes employées par la fédération de Paris pour y rentrer. Et comme il y a peu de chance que ce litige soit débattu là où il le devrait, et publié là où il le devrait, dans les colonnes de l'Huma, il est juste que les communistes de toutes sensibilités en prennent connaissance. GQ

Communiqué

Paris, le 13 juin 2009



Les communistes historiques expulsés du 149 rue du Château

par la direction du PCF



A peine les bureaux de vote fermés, le PCF, obligé de se cacher derrière le Front de Gauche pour obtenir deux députés européens, continue à brader le patrimoine acquis par des générations de communistes.

Mardi dernier, le service d'ordre du PCF75, prétendant être une entreprise de surveillance à la solde du nouveau propriétaire, a forcé les serrures de notre local du 149 rue du Château, empêché nos camarades arrivés sur place de rentrer et embarqué les affaires personnelles et celles de notre collectif. Il y là un vol caractérisé et surtout une méthode inacceptable de règlement des conflits politiques.

La vente de ce local acheté en 1975 et entretenu exclusivement par les militants communistes du 14ème arrondissement est d'autant plus choquante du fait que la direction du PCF et la société - écran, propriétaire au sens de la loi, n'ont jamais versé le moindre centime. Aujourd'hui, ils prétendent rafler la mise et spolier les communistes du 14ème du bien pour lequel ils ont fait tant de sacrifices.

Depuis plusieurs années, la majorité des communistes de l'arrondissement sont en désaccord avec les orientations prises lors des derniers congrès du PCF. Pour autant, ils ont permis à la minorité rejointe par des apports extérieurs à l'arrondissement l'accès au 149 pour y mener l'activité qu'ils voulaient. Dans notre dos, ceux-ci ont donné leur accord pour la vente et surtout, aucun d'entre eux n'a eu la décence de nous prévenir du coup de force imminent alors qu'ils avaient déjà déménagé leurs propres affaires. Alors que ce local leur était mis à disposition gratuitement, leur lâcheté politique va compliquer les rapports dans l'arrondissement.

Alors que la stratégie du front de gauche, en totale cohérence avec les orientations mises en œuvre depuis plusieurs congrès, conduit inexorablement à l'effacement du Parti Communiste, il est primordial que les communistes, adhérents du PCF ou non, aient connaissance des agissements d'opportunistes politiques qui se préparent à solder les comptes et partir avec la caisse pour de nouvelles aventures politiciennes. Et pour cela, ils ont recours aux mêmes méthodes que les affairistes immobiliers sans scrupules. C'est le coup de force dans le 14ème, c'est le procès intenté aux camarades du 1er/2ème et de Simonne Goenvic.

D'ores et déjà, nous prenons toutes les dispositions pour informer largement de la situation sur tout le territoire et examinons tous les recours juridiques possibles même c'est sur le terrain politique que nous aurions préféré régler la question.



Les communistes historiques du 14ème

Regroupés désormais au sein de l'association « COCOS 14 »



Par Réveil Communiste

Premières observations du PRCF sur le résultats des élections européennes- 7 juin 2009

Premières observations du PRCF sur le résultats des élections européennes- 7 juin 2009

L’aspect principal des européennes en France est l’abstention très majoritaire et en forte hausse de l’électorat en général et de l’électorat populaire en particulier. A ce chiffre, il faudrait ajouter les 781 000 votes nuls : au total, 61,5% des électeurs ont ainsi délégitimé les élections au « parlement » supranational. Loin d’avoir manqué à leur devoir citoyen comme le prétendait la campagne médiatique de culpabilisation, des millions d’électeurs ont de fait boycotté l’élection supranationale, comme l’ont fait d’ailleurs la grande majorité des autres habitants de l’UE : des chiffres à comparer avec la participation massive au référendum de 2005 qui avait vu l’éclatante victoire du « non »….

Ainsi, malgré la censure totale qui a frappé les partisans de l’abstention citoyenne, malgré le harcèlement politique d’Etat dont les électeurs, y compris les jeunes des lycées publics, ont été la cible sur le thème de la pseudo-« citoyenneté européenne », la majorité des électeurs a fait la grève des urnes. De manière de plus en plus consciente, les Français, à l’avant-garde desquels se trouve la classe ouvrière, portent condamnation de la sacro-sainte « construction européenne ». Plus éveillés politiquement que la gauche et l’extrême-gauche établies, la classe ouvrière saisit de mieux en mieux que l’UE n’est qu’une dictature capitaliste, destructive du progrès social, des nations, de la paix et de la démocratie. En particulier, les Français n’ont pas oublié la manière dont l’UMPS en France, puis le « parlement » européen, ont violé le Non souverain émis par notre peuple en mai 2005 en adoptant le traité de Lisbonne.

Avec l’abstention-sanction à 60%, un seuil politique a été franchi : en France et en Europe, l’électorat populaire, a compris qu’il n’y a définitivement rien de bon à attendre de l’UE. Après le non de mai 2005 à l’euro-constitution, c’est la seconde rupture citoyenne et de classe majeure de notre peuple avec cette « construction européenne » capitaliste et supranationale qui est le vrai programme commun de l’UMP, du MODEM, du PS et des « Verts », Cohn-Bendit en tête. La fracture de classe s’aiguise dans le pays entre les « élites euroconstructives » de tous bords, et la nation laborieuse : là est la donnée politique majeure sur laquelle une alternative progressiste doit faire fond à l’avenir.

Cette abstention massive est d’abord l’effet de l’expérience sociale cruelle subie par notre peuple depuis les traités de Rome et de Maastricht, avec leur cortège de casse sociale généralisée. Sans bien entendu revendiquer la paternité de cette abstention massive, le PRCF est fier, avec ses moyens modestes, d’avoir mené une campagne militante dynamique en direction des masses pour l’abstention citoyenne. Il a ainsi contribué à rendre vie à l’idée léniniste d’avant-garde populaire en lançant des mots d’ordre percutants, axés sur le retrait de la France de l’UE et pour une République sociale et souveraine en marche vers le socialisme.

Les résultats des partis établis, qui ont tous joué leur rôle de rabatteurs de l’UE, doivent être fortement relativisés car tous ceux qui ont cautionné l’élection supranationale sont visés par l’abstention-sanction.

Parti « majoritaire », l’UMP qui regroupait l’essentiel des droites, n’obtient que 12% des inscrits. Au demeurant, l’avenir du pays se jouera dans les luttes de l’automne, et non dans le consensus droite/PS/Verts du « parlement » non représentatif de Strasbourg.

Le PS est de plus en plus REJETE par la classe ouvrière qui ne lui pardonne pas d’avoir voté le traité de Lisbonne, de piloter la mondialisation capitaliste à travers Strauss-Kahn (FMI) et Lamy (OMC) et d’être un pilier de cette intégration européenne qui tue notre pays. Le PS est à la fois déserté par les ouvriers et par ses électeurs « bobos », que le pouvoir UMP fait tout pour rabattre vers le social-libéral Cohn-Bendit. Comme toute la social-démocratie européenne (le SPD allemand est en chute libre), le PS est entré dans une crise potentiellement explosive. Cela peut être une chance pour le mouvement populaire si et seulement si les vrais communistes s’unissent pour appeler ensemble à sortir la France de l’UE, pour accuser le capitalisme, refuser l’euro-riminalisation du communisme et avancer la perspective d’une société socialiste.

Cependant, une partie des classes moyennes, et c’est préoccupant, se détache du PS pour se tourner vers les ultra-européistes de Cohn-Bendit, dont la campagne a été cyniquement dopée par les sarko-médias. Il faut démasquer cet anticommuniste de toujours, qui est aux avant-postes de la casse de l’euro-fédéralisation de la République française et qui veut cyniquement régionaliser tous nos services publics. Quant à Bayrou, il paie son double langage, écartelé qu’il est entre son discours républicain et l’engagement notoirement atlantique, libéral et antinational de son parti de droite, le MODEM.

Enfin, les dirigeants de la « gauche de la gauche » peinent à « vendre » leur mensongère « réorientation sociale de l’UE », qu’il s’agisse du NPA, qui fait un score médiocre, ou du PC « euroconstructif » qui ne se sauve qu’en apparence en se dissolvant dans le Front de gauche et en s’effaçant derrière Mélenchon. Celui-ci ne cache d’ailleurs pas sa volonté de construire une nouvelle social-démocratie « de gauche » sur les ruines du PCF, dont certains dirigeants ne demanderaient pas mieux. En réalité, dans les villes ouvrières l’abstention-sanction frappe aussi les euroréformistes du « Front de gauche » (à Calais, ville de l’ex-maire « communiste » et eurodéputé Jacky Hénin, seuls 18% des électeurs se sont déplacés !).

Le FN fait à nouveau des scores inquiétants, notamment dans les régions ouvrières où l’industrie est cassée au nom du libre-échange européen. Certes, la politique xénophobe de l’UMP nourrit l’extrême droite, mais surtout, il est irresponsable que la gauche et l’extrême gauche établies abandonnent le drapeau national au FN : il faut au contraire, comme le firent les Communards, Jaurès et le PCF de Sémard, Thorez, Duclos et Frachon, afficher le patriotisme républicain et l’internationalisme prolétarien car le combat pour une issue socialiste à la crise est inséparable du combat pour l’indépendance nationale.

Le PRCF, qui a lancé des appels unitaires à l’abstention avec d’autres organisations communistes, mais aussi avec des organisations et personnalités républicaines non communistes, propose aux communistes qui ont milité pour l’abstention et même à ceux qui ont finalement voté pour Mélenchon-Buffet, de lancer ensemble une campagne de masse pour sortir la France de l’UE du capital. Cela permettrait de catalyser dans l’action la renaissance du vrai PC indépendamment de l’appareil du PC euroconstructif, qui est pieds et poings lié au PS et au « parti de la gauche européenne »…

Le PRCF invite aussi les républicains à débattre de la nécessité d’un Front Républicain pour l’Alternative populaire, patriotique et progressiste, qui passe là encore par l’appel à résister à Sarko-MEDEF, à dénoncer la fascisation du pays, et à sortir la France de l’UE du capital.

LE MUTUEL DES PEUPLES D'EUROPE ! Sous les cocoricos officiels , on devine l'inquiétude et la panique même par M peyret

Européennes 2009
LE MUTUEL DES PEUPLES D'EUROPE !
Sous les cocoricos officiels , on devine l'inquiétude et la panique
même .
Les peuples d'Europe viennent de construire du mutuel .
Du mutuel de haut niveau .
Il serait dommageable pour l'avenir de toute l'humanité de ne point
prendre en considération cette expression quasi_unanime qui s'est
manifestée à l'occasion du vote européen du 7 juin .
L'abstention, en %, dans les 27 états membres de l'Union européenne, en 2009
Allemagne...... 56,7 %
Autriche.......... 57,6 %
Belgique.......... 9,6 %
Bulgarie.......... 62,5 %
Chypre............ 40,6 %
Danemark....... 40,5 %
Espagne.......... 54,0 %
Estonie............ 56,8 %
Finlande.......... 59,7 %
France.............. 59,5 %
Grèce................ 47,4 %
Hongrie........... 63,7 %
Irlande.............. 42,4 %
Italie.................. 33,5 %
Lettonie............ 47,4 %
Lituanie............ 79,1 %
Luxembourg.... 9,0 %
Malte................. 21,2 %
Pays-Bas............ 63,5 %
Pologne............. 75,5 %
Portugal............ 63,0 %
Tchéquie........... 71,8 %
Roumanie......... 72,6 %
Royaume-Uni... 65,7 %
Slovaquie.......... 80,4 %
Slovénie............ 71,8 %
Suède................ 56,2 %
Source : Résultats des élections européennes 2009, Parlement européen.
Un mutuel contre le carcan dans lequel l'essentiel des forces politiques
voudraient les corseter .
Un carcan derrière lequel se profilent les intérêts des multinationales
capitalistes qui , en réalité , dictent leur loi . Leur besoin d'une nouvelle forme
d'impérialisme pour conduire leurs affaires dans les nouvelles réalités et
contradictions d'un monde devenu multipolaire .
Les peuples en ont fait la redoutable expérience .
Il est hautement symbolique que les peuples de l'Europe de l'Est , lesquels ont
connu les évolutions que l'on sait , se distinguent particulièrement dans le refus
d'un ordre , un ordre dont ils ont déjà fait l'expérience . Le super-étatisme , ils
connaissent !
Un Etat , c'est déjà des dominations , des contraintes de trop , c'est
l'organisation commune des intérêts de la classe capitaliste dirigeante . Un
super-étatisme , c'est reléguer définitivement Marx au rayon des accessoires .
Le changement de société aussi .
Mais l'on aurait tort de se contenter de considérer seulement l'idée de refus ,
même si elle occupe bien sa place , laquelle n'est pas mineure .
Il y a aussi , au moins à égalité , l'aspiration à devenir enfin des peuples libres ,
débarrassés de toutes les dominations , à commencer par celle , pesante ,
insupportable même quand elle s'exprime dans cette période de crise , de ces
multinationales et leurs marchés financiers accapareurs et destructeurs des
richesses produites par le travail des peuples .
A devenir enfin des peuples libres , libres de coopérer et d'échanger en dehors
de toutes contraintes . Une mutualisation par le développement du dialogue
entre les civilisations et les cultures .
Libres de ne pas limiter ces nouvelles relations à « ce croupion de l'Asie » , à
moins de constater qu'il a ses prolongement derrière l'Oural d'une part , jusqu'au
Golfe du Mexique ou des îles du Pacifique et de l'Océan Indien d'autre part .
Lorsque l'on assiste , à la fois médusés et révoltés , à ces désordres mondiaux
qui ensauvagent la vie de notre planète dans les concurrences , les
affrontements , les guerres , on prend conscience , comme viennent de
l'exprimer les peuples de « l'Union » , qu'il est temps , grand temps , de bâtir
enfin la civilisation contre l'inhumanité , mondiale et féroce , du capitalisme .
Quand on prend conscience également de l'ampleur généralisée des désastres du
productivisme capitaliste , l'accumulation des héritages aux allures de
catastrophe, la faim , l'eau , les pollutions , les sous-développements ,
l'analphabétisme , les accultures , tout cela à l'époque où l'automatisation et
l'informatisation annoncent ou confirment une nouvelle révolution des moyens
de production en mesure de répondre pour la première fois de l'histoire humaine
à tous les besoins matériels , sociaux et culturels des sociétés , on peut penser
que la mutualisation , telle qu'elle s'est exprimée le 7 juin dans cette partie de la
planète , est une voie pour toute l'humanité .
D'autant qu'elle rejoint ainsi les voies qu'empruntent d'autres peuples dans
d'autres continents .
Ce vote a été une mutualisation d'espérances .
A nous tous de savoir les faire vivre contre la coalition de ceux qui souhaitent
les enterrer .
Vendredi 12 Juin 2009
Michel Peyret
Source :
http://www.alterinfo.net

« Que les bouches s'ouvrent » !

Collectif National pour un Front Syndical de Classe
mis en place par les initiateurs CGT et FSU de la « lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux »
http://tous-ensemble.dyndns.org/
collectif.syndical.classe@laposte.net
« Que les bouches s'ouvrent » !
Le monde du travail est confronté depuis des années à une offensive des gouvernements, du
MEDEF et de l’UE contre l'ensemble de ses acquis sociaux et démocratiques (casse des services
publics, de la protection sociale, du droit et de la durée du travail, de l'emploi, des salaires, du logement
populaire, de la petite production indépendante, mépris de la souveraineté populaire...). Cette politique
de classe, menée au profit des grands groupes capitalistes, est à l'origine de la crise économique actuelle
au nom de laquelle le pouvoir prétend accélérer encore sa politique anti-populaire, en l'assortissant
d'une répression féroce des résistances.
Face à cette véritable guerre de classe, les luttes sont en effet innombrables depuis des mois
dans de nombreux secteurs du privé comme du public. Mais elles souffrent du choix délibéré des étatsmajors
syndicaux nationaux de freiner des quatre fers la mobilisation des travailleurs au nom d'un
« syndicalisme rassemblé » au sommet mettant les luttes à la merci des directions, CFDT en tête, qui
accompagnent tous les mauvais coups depuis des années et refusent de « globaliser le mouvement » ou
de « bloquer le pays ». Des journées d’action espacées de plusieurs semaines aux négociations-bidons avec
le gouvernement en passant par le manque total de soutien aux luttes sectorielles ou locales (par
exemple, alors que les luttes dans l'automobile sont extrêmement nombreuses contre la casse de l'emploi, à
quand une manifestation nationale du secteur que demandent de nombreuses bases syndicales ?), cette ligne qui
décourage les travailleurs les plus combatifs tout en laissant le champ libre au pouvoir est clairement
assumée y compris par B. Thibault qui déclarait en mai sur France Bleu Loire Océan : « il faut regarder
chaque cas pour ce qu'il est, les réponses à apporter dans le secteur public sont de nature différente de ce qui existe dans le
secteur privé, dans le secteur privé, en fonction des branches professionnelles, des activités, il nous faut une forme d'expertise
de la situation pour voir quelles sont les revendications les plus appropriées ». Sous le jargon technocratique et le
refus de prendre en compte les revendications tout à fait appropriées qu'expriment les luttes (non à la
casse des emplois, augmentation des salaires, défense des services publics et de la protection sociale...) apparaît
la volonté délibérée de diviser et de tout faire pour bloquer l’aspiration au « tous ensemble » alors que
seule l’union des travailleurs dans l’action leur permettra de gagner sur leurs revendications.
En conséquence, les luttes sont laissées à elles-mêmes secteur par secteur voire entreprise par
entreprise et le pouvoir a tout loisir de criminaliser les salariés les plus combatifs et d’avancer de
nouvelles contre-réformes (travail dominical, 35000 suppressions d’emplois dans la Fonction publique
pour 2010...) tandis que le chômage, la précarité et la misère font des bonds de géant. On comprend
que Fillon, le casseur des retraites de 2003 et premier ministre d’un gouvernement décidé à
« démanteler le programme du CNR », ne puisse s'empêcher de féliciter les directions syndicales pour
leur « esprit de responsabilité ». Pour mieux mesurer le degré de compromission auquel sont
arrivés nombre de dirigeants syndicaux actuels, il suffit de relire ce qu'écrivait H. Krazucki quelques
mois avant mai 1968 : « Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes.
Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes,
au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès
en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est
pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la
mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à
l'écrasement. »
D'ailleurs, la période qui s’ouvre va aller dans le sens d’un aiguisement de la lutte de classes : la
crise, la casse sociale et la répression ne vont pas s'arrêter durant les mois qui viennent, pas plus que les
luttes pour y résister. Beaucoup de choses vont donc dépendre de la capacité à mener cette lutte de
manière coordonnée et à renouer avec le syndicalisme de classe pour construire un rapport de force
gagnant sur les revendications de la base.
C'est dans ce contexte que se prépare et va se tenir le 49ème congrès confédéral de la CGT
(Nantes, décembre 2009). Pour les syndiqués CGT comme pour l'ensemble des travailleurs, il prend une
importance considérable dans la mesure où la direction confédérale entend enfoncer le clou de la
CFDTisation de la plus grande centrale ouvrière française et renier définitivement son héritage de classe
et de masse. Pour commencer, les documents d'orientation ne seront connus que fin août mais la
direction a fixé à fin juin la désignation des congressistes par les Fédérations et les UD, sans donc que
les syndicats de base aient pu débattre et mandater les délégués. En outre, la direction a défini les
priorités du congrès en formant une « commission ad hoc », menée par Louis Viannet (prédécesseur de
Thibault et artisan du recentrage de la CGT et de son adhésion à la CES) et chargée de rendre un
rapport sur… les structures de la CGT. Ce rapport adresse bien sûr un satisfecit sur l’orientation
actuelle mais stigmatise les syndicats d’entreprise et la fédéralisation. Dans la foulée du désastreux
accord de 2008 sur la représentativité, il pose la perspective d'un syndicalisme de service à l'anglosaxonne,
intégré aux institutions officielles, non plus ancré sur le lieu même de l'exploitation mais sur
des « territoires », offrant un conseil au salarié plutôt qu'un outil de résistance collective.
L'état-major confédéral espère du même coup, avant et pendant le congrès, contourner le
mécontentement d'une grande partie de la base et escamoter les questions centrales du moment : le
problème essentiel de la CGT est-il celui des structures ou celui de l'orientation ? quel est le
bilan pour les travailleurs de la stratégie du syndicalisme rassemblé et du primat de la
négociation « tous azimuts » entre « partenaires sociaux » ? la CGT va-t-elle continuer à
s'inscrire avec Chérèque, Monks ou Sarkozy dans la perspective d'un capitalisme horizon
indépassable de l'humanité qu'il s'agit simplement de moraliser ou va-t-elle être replacée sur
ses orientations fondamentales qui posent comme incontournable la socialisation des moyens
de production et d'échange pour réaliser une société juste ?
Ces débats vitaux pour le mouvement populaire et pour la CGT elle-même, il est essentiel que les
organisations de base s'en emparent, qu'elles se ressaisissent de leurs prérogatives (le congrès est
théoriquement le congrès des syndicats) et se réapproprient l'outil syndical en s'appuyant sur les luttes.
Sauver la CGT en replaçant « la grande dame » sur ses fondamentaux de classe et de masse, tel
doit être le mot d'ordre actuel ; cela suppose que « les bouches s'ouvrent », comme le réclamait déjà
un dirigeant du mouvement ouvrier dans les années 30, et que des liens se tissent entre syndicats et
camarades prêts d'une manière ou d'une autre à livrer bataille.
Ce travail à la base auquel le CNFSC essaie de contribuer est d'autant plus nécessaire que le
pouvoir, fragilisé par sa crise et la résistance populaire, est en train de franchir une nouvelle étape dans
sa dangereuse dérive autoritaire : limitation du droit de grève (cheminots, enseignants), fusion de la
DST et des RG pour surveiller le mouvement social, entraînement de l'armée à la contre-guérilla
urbaine, ouvriers de nombreux sites industriels confrontés aux vigiles du patronat, aux CRS et aux
poursuites judiciaires, arrestation de 74 syndicalistes d'ErDF-GrDF à Paris ou du responsable CGT
Charles Hoareau à Marseille, matraquage de manifestants et d'étudiants « bloqueurs », « mise au
placard » de personnels universitaires, répression tous azimuts en Guadeloupe, poursuite de la chasse
aux ouvriers dits « sans-papiers », arrestation d'enfants à la sortie des écoles, ...
Outre la bataille permanente à mener pour le « tous ensemble en même temps » et le renouveau
du syndicalisme de classe, rien n'est aujourd'hui plus urgent que de mener campagne contre la
répression anti-ouvrière et anti-démocratique et d'affirmer haut et fort notre soutien l'ensemble des
militants arrêtes et traînés en justice en revivifiant la solidarité de classe ancrée au plus profond de
l'histoire du mouvement ouvrier.

Glissement vers un régime autoritaire :

Glissement vers un régime autoritaire :

Commission de discipline pour un chercheur dont les travaux déplaisent

au fonctionnaire de défense du CNRS !


Un Chargé de Recherche du CNRS, Vincent Geisser, est convoqué devant la commission de discipline le 29 juin 2009, sous prétexte qu’il a critiqué, dans un courrier privé rendu public par son destinataire, l’attitude du fonctionnaire de défense affecté au CNRS. II aurait ainsi occasionné un dommage sérieux au fonctionnaire de défense et au CNRS ! Il n’aurait pas respecté son devoir de réserve ! C’est grotesque. Ce dossier est vide. Nous pourrions en en rire si le fond n’était pas aussi grave.

Pour quelles raisons le pouvoir via le fonctionnaire de défense harcèle-t-il ce chercheur ?

Ce que le fonctionnaire de défense attaque en fait, ce sont les travaux du chercheur que le CNRS avait pourtant choisi de financer. L’attaque actuelle a été précédée de pressions du fonctionnaire de défense sur le chercheur et sur son laboratoire. L’autorisation que le chercheur avait demandée à la CNIL pour la réalisation de ses travaux ne lui est jamais parvenue ! Ce chercheur travaille sur les mouvements migratoires des salariés du Maghreb et notamment ceux des enseignants-chercheurs. Le pouvoir et ses agents sombrent-ils dans un délire sécuritaire et/ou ont-ils une crainte de ce que ces travaux pourraient mettre en évidence?

Cela va dans le sens actuel de réduire la liberté des scientifiques à choisir les problématiques auxquels ils veulent s'affronter. Le gouvernement serait-il en train de redéfinir la notion de droit de réserve pour les scientifiques qui sont hors les clous fixés par le gouvernement ?

Il ne faut pas s’y tromper, ce qui est menacé c’est le droit fondamental des chercheurs ainsi que celui de tous les citoyens : la liberté de recherches et la liberté d’expression, en un mot la liberté de pensée. Jour après jour ce régime confirme son caractère autoritariste et liberticide que nous ne pouvons accepter en tant qu’acteur de la recherche et en tant que citoyen.

Le SNTRS-CGT apporte son soutien à Vincent Geisser. Il appelle à signer la pétition lancée par ses collègues : http://petition.liberteintellectuelle.net et demande à la commission de discipline de refuser toute sanction à son égard.

Défendre les communistes des 1er et du 2ème arrondissements

Défendre les communistes des 1er et du 2ème arrondissements

Un grave conflit entre la fédération de paris du PCF et la section des 1ers et 2emes arrondissements de Paris à propos du local acquit et entretenu par cette section depuis 39 ans

Nous vous proposons d’être signataires de la lettre ci-dessous, adressée à la direction nationale

Vous pouvez le faire en qualité de membres du parti ou en qualité d’ex membres il suffit de l’indiquer

Avec mes remerciements pour ces camarades en but de ces tracasseries

Michel Mélinand (melinamiche@orange.fr)


Lettre à
Marie-George BUFFET,
secrétaire nationale du Pcf
et aux camarades du Bureau national





En janvier dernier, nous avons appris l'existence d'un conflit entre la Fédération de Paris du Pcf et la section des 1ers et 2e arrondissements de Paris à propos du local de cette dernière, 62, rue Montmartre à Paris. Simonne Goenvic, secrétaire de la section depuis plusieurs années, réélue à l'occasion du 34e congrès, était sommée de quitter le local et de donner les clés à un nouveau secrétaire, inconnu des adhérents. Et certainement pour accélérer le mouvement, le secrétaire fédéral Patrice Bessac et le PDG de la SA Rochechouart, Jérôme Relinger, avaient fait changer les serrures du local le 28 janvier 2009.

Bien entendu, les camarades des 1er et 2e arrondissements ont refusé. Il faut rappeler que ce local a été acheté en 1970 avec les fonds des adhérents du 2ème arrondissement et que depuis cette acquisition, les charges de copropriété, les frais d'entretien, de maintenance, etc. – ont été intégralement réglés par les communistes du 2ème. Pour mettre ce bien en sécurité, les camarades qui l'avaient acheté en SCI (société civile immobilière), ont cédé en 1993 la SCI à la SA Rochechouart, qui administre des biens immobiliers du Pcf. Ils l'ont fait en toute confiance, sans imaginer un instant qu'un jour, ils pourraient être victimes d'une tentative de vol !

La SA Rochechouart a attaqué Simonne Goenvic à titre personnel devant le Tribunal d'Instance du 2e arrondissement, pour occupation illégale, demandant qu'elle soit expulsée du local ainsi que ses camarades de la Section Halles-Bourse des 1er et 2ème !

Certains d'entre nous ont été au Tribunal d'Instance du 2e arrondissement pour assister à l'audience. Nous avons pu constater que l'avocate désignée par la SA Rochechouart –(puisque les administrateurs de la SA ou son Président n'ont pas daigné être présents à l'audience) –, avançait des arguments relevant du droit commercial. Mais à notre connaissance, ce qui régit les relations entre militants communistes, ce ne sont ni les avocats, ni le droit commercial.

Nous sommes dans un conflit d'intérêts entre communistes.
D'un côté, les intérêts des camarades de la section des 1er et 2e arrondissements, qui font vivre leur section, qui mènent une bataille politique de proximité.
De l'autre, un secrétaire fédéral qui se retranche derrière une société anonyme pour faire main-basse sur un local dont personne n'ignore la valeur.

Nous nous interrogeons donc aujourd'hui et nous t'interrogeons sur les points suivants :

- · à quel titre la Fédération de Paris se sent le droit de dépouiller une section du local qu'elle a acheté avec les fonds de ses adhérents, et que ceux-ci entretiennent à leurs frais depuis 39 ans ?

- · quels sont les projets de la SA Rochechouart concernant ce local ?

- · pourquoi la commission des conflits, saisie par les camarades du 1er et 2e pour la remise des cartes 2009 (puisque la Fédération de Paris refuse de remettre des cartes à la secrétaire légitime), n'a-t-elle pas rendu d'avis ?

Pour notre part, nous pensons que la démarche de la Fédération de Paris est ignominieuse. Dépouiller des camarades de leur local en abusant de la confiance qu'ils ont placée dans le Parti, les traîner devant les tribunaux pour faire pression sur eux, tout cela pour des visées des plus opaques, c'est exactement ce que nous ne souhaitons pas voir au Parti communiste. Nous ne sommes pas des capitalistes : nous le crions haut et fort. Alors aucun d'entre nous ne doit se comporter comme un voyou ou comme un vulgaire voleur !

Nous, signataires de ce courrier, exigeons :

· - que la SA Rochechouart abandonne ses visées sur le local de la section

· - qu'elle abandonne ses poursuites à l'égard de notre camarade Simonne Goenvic

· - que la Fédération de Paris ne cherche pas à faire main-basse sur ce local sur lequel elle n'a aucun droit, ni moral, ni financier.
texte repris sur canempechepasnicolas.

dimanche 14 juin 2009

ILS DOIVENT DÉMISSIONNER

ILS DOIVENT
DÉMISSIONNER !

Le peuple de France, en rejetant le Traité constitutionnel par référendum, le 29 mai 2005, a également rejeté les traités précédents qu'il reprenait à son compte. C'est donc l'ensemble des traités européens qui ont été invalidés ! De ce jour, l'État européen, habituellement appelé Union, n'existe plus.

En ignorant cette décision à plusieurs reprises, en passant outre, le Président Sarkozy a commis plusieurs coups d'État sucessifs ; il a "failli" à son rôle et devrait, pour cela, être traduit en Haute Cour de Justice.

La décision d'organiser ce dernier vote est à mettre au nombre de ces dénis : on ne peut voter pour le parlement d'un pays qui n'existe plus !

Le peuple de France, seul souverain selon la Constitution de la République française (article 3), n’a que 2 moyens d’exprimer sa souveraineté : la rue et les urnes.

La majorité des électeurs, en s'abstenant, s’est insurgée, et a confirmé ses votes antérieurs !

Les candidats "élus" dans ces conditions n'ont aucune légitimité !

Ils doivent démissionner !

Élection européenne du 7 juin 2009
selon le ministère de l’Intérieur

Inscrits...................... 44 282 679 ..... 100,00 %
Abstentions.............. 26 282 225 ...... 59,35 %
Votants...................... 18 000 454 ....... 40,65 %
Nuls............................... 781 480 ......... 1,76 %
Exprimés................... 17 218 974 ....... 38,88 %
Extrême Gauche........ 1 050 170 ......... 2,37 %
PCF + PG.................... 1 041 755 ......... 2,35 %
PS................................ 2 837 674 ......... 6,40 %
Divers Gauche................ 81 045 ......... 0,18 %
Verts............................ 2 802 950 ......... 6,32 %
Régionalistes................... 42 969 ......... 0,09 %
Autres listes................... 768 375 ........ 1,73 %
Modem......................... 1 455 225 ......... 3,28 %
Majorité........................ 4 798 921 ....... 10,83 %
Divers Droite............... 1 160 933 ......... 2,62 %
FN................................. 1 091 681 ........ 2,46 %
Extrême Droite.................. 87 276 ....... 0,19 %

Jean-François Autier, ajusteur mécanicien retraité, communiste, 9 juin 09.

Une déclaration du PRCF sur le résultat des "européennes"

Une déclaration du PRCF sur le résultat des "européennes"

Premières observations du PRCF
sur le résultats
des élections européennes




L’aspect principal des européennes en France est l’abstention très majoritaire et en forte hausse de l’électorat en général et de l’électorat populaire en particulier. A ce chiffre, il faudrait ajouter les 781 000 votes nuls : au total, 61,5% des électeurs ont ainsi délégitimé les élections au « parlement » supranational. Loin d’avoir manqué à leur devoir citoyen comme le prétendait la campagne médiatique de culpabilisation, des millions d’électeurs ont de fait boycotté l’élection supranationale, comme l’ont fait d’ailleurs la grande majorité des autres habitants de l’UE : des chiffres à comparer avec la participation massive au référendum de 2005 qui avait vu l’éclatante victoire du « non », avec en tête du Non citoyen les ouvriers (73%) et des 18/25 ans (62%)….



Ainsi, malgré la censure totale qui a frappé les partisans de l’abstention citoyenne, malgré le harcèlement politique d’Etat dont les électeurs, y compris les jeunes des lycées publics, ont été la cible sur le thème de la pseudo-« citoyenneté européenne », la majorité des électeurs a fait la grève des urnes ; de manière très encourageante, les jeunes ont refusé le bourrage de crâne dont ils font l’objet puisque d’après les sondages, 72% des 1825 ans n’auraient pas voté ! De manière de plus en plus consciente, les Français, à l’avant-garde desquels se trouve la classe ouvrière et la jeunesse, portent condamnation de la sacro-sainte « construction européenne . Plus éveillés politiquement que la gauche et l’extrême-gauche établies, la classe ouvrière et une bonne partie de la jeunesse saisissent de mieux en mieux que l’UE n’est qu’une dictature capitaliste, destructive du progrès social, des nations, de la paix et de la démocratie. En particulier, les Français n’ont pas oublié la manière dont l’UMPS en France, puis le « parlement » européen, ont violé le Non souverain émis par notre peuple en mai 2005 en adoptant le traité de Lisbonne.



Avec l’abstention-sanction à 60%, un seuil politique a été franchi : en France et dans d’autres pays d’Europe, l’électorat populaire, a compris qu’il n’y a définitivement rien de bon à attendre de l’UE. Après le non de mai 2005 à l’euro-constitution, c’est la seconde rupture citoyenne et de classe majeure de notre peuple avec cette « construction européenne » capitaliste et supranationale qui est le vrai programme commun de l’UMP, du MODEM, du PS et des « Verts », Cohn-Bendit en tête. Ainsi, la fracture de classe s’aiguise dans le pays entre les « élites euroconstructives » de tous bords, et la nation laborieuse : là est la donnée politique majeure sur laquelle une alternative progressiste doit faire fond à l’avenir.



Cette abstention massive est d’abord l’effet de l’expérience sociale cruelle subie par notre peuple depuis les traités de Rome et de Maastricht, avec leur cortège de casse sociale généralisée. Sans bien entendu revendiquer la paternité de cette abstention massive, le PRCF est fier, avec ses moyens modestes, d’avoir mené une campagne militante dynamique en direction des masses pour l’abstention citoyenne. Il a ainsi contribué à rendre vie à l’idée léniniste d’avant-garde populaire en lançant des mots d’ordre percutants, exigeant le retrait de la France de l’UE et appelant à une nouvelle République sociale et souveraine en marche vers le socialisme.



Les résultats des partis établis, qui ont tous joué leur rôle de rabatteurs de l’UE, doivent être fortement relativisés car tous ceux qui ont cautionné l’élection supranationale sont visés par l’abstention-sanction.



Parti « majoritaire », l’UMP, qui regroupait pourtant l’essentiel des droites, n’obtient que 12% des inscrits. Au demeurant, l’avenir du pays se jouera dans les luttes de l’automne, et non dans le consensus droite/PS/Verts du « parlement » non représentatif de Strasbourg.



Le PS est de plus en plus REJETE par la classe ouvrière qui ne lui pardonne pas d’avoir voté le traité de Lisbonne, de piloter la mondialisation capitaliste à travers Strauss-Kahn (FMI) et Lamy (OMC) et d’être un pilier de cette intégration européenne qui tue notre pays. Le PS est à la fois déserté par les ouvriers et par les « bobos », que le pouvoir UMP rabat ostensiblement vers le social-libéral Cohn-Bendit. Comme toute la social-démocratie européenne (le SPD allemand est en chute libre), le PS est entré dans une crise potentiellement explosive. Cela peut être une chance pour le mouvement populaire si et seulement si les vrais communistes s’unissent pour appeler ensemble à sortir la France de l’UE, pour accuser le capitalisme, refuser l’euro-criminalisation du communisme et avancer la perspective d’une société socialiste.



Cependant, une partie des classes moyennes, et c’est préoccupant, se détache du PS pour se tourner vers les ultra-européistes de Cohn-Bendit. Il faut démasquer cet anticommuniste de toujours, qui est aux avant-postes de la casse de l’euro-fédéralisation de la République française et qui veut cyniquement régionaliser nos services publics.
Quant à Bayrou, il paie son double langage, écartelé qu’il est entre son discours républicain et l’engagement notoirement atlantique, libéral et antinational de son parti eurofédéraliste, le MODEM.



Enfin, les dirigeants de la « gauche de la gauche » peinent à « vendre » leur mensongère « réorientation sociale de l’UE », qu’il s’agisse du NPA, qui parvient médiocrement à mobiliser l’électorat jeune, ou du PC « euroconstructif » de M.-G. Buffet, qui ne se sauve qu’en apparence en se dissolvant dans le Front de gauche et en s’effaçant derrière Mélenchon. Celui-ci ne cache d’ailleurs pas sa volonté de construire une nouvelle social-démocratie « de gauche » sur les ruines du PCF, dont certains dirigeants ne demanderaient pas mieux. En réalité, dans les villes ouvrières l’abstention-sanction frappe aussi les euroréformistes du « Front de gauche » (à Calais, ville de l’ex-maire « communiste » et eurodéputé Jacky Hénin, seuls 18% des électeurs se sont déplacés !).



Sans retrouver son étiage antérieur, le FN fait à nouveau des scores inquiétants, notamment dans les régions ouvrières où l’industrie est démolie au nom du libre-échange européen. Certes, la politique xénophobe de l’UMP nourrit l’extrême droite, mais surtout, il est irresponsable que la gauche et l’extrême gauche établies abandonnent le drapeau national au FN : il faut au contraire, comme le firent les Communards, Jaurès et le PCF de P. Sémard, M. Thorez, J. Duclos et B. Frachon, afficher le patriotisme républicain et l’internationalisme prolétarien, car le combat pour une issue socialiste à la crise du capitalisme est inséparable du combat pour l’indépendance nationale.



Le PRCF, qui a lancé des appels unitaires à l’abstention avec d’autres organisations communistes, mais aussi avec des organisations et personnalités républicaines non communistes, propose aux communistes qui ont milité pour l’abstention et même à ceux qui ont finalement voté pour Mélenchon-Buffet, de lancer ensemble une campagne de masse pour sortir la France de l’UE du capital. Cela permettrait de catalyser dans l’action la renaissance du vrai PC indépendamment de l’appareil du PC euroconstructif, qui est pieds et poings lié au PS et au « parti de la gauche européenne »…



Le PRCF invite aussi les républicains à débattre de la nécessité d’un Front Républicain pour l’Alternative populaire, patriotique et progressiste( FRAPP !), qui passe là encore par l’appel à résister à Sarko-MEDEF, à dénoncer l’euro-fascisation du pays, et à sortir la France du broyeur que constitue l’UE du capital.

réponse de Georges Gastaud à Michel Peyret.

réponse de Georges Gastaud à Michel Peyret. Double à quelques camarades
concernés par d'éventuelles assises du communisme.

Merci pour cet appel mais

a) je crois qu'il n'est pas exact que la force communiste soit *"éclatée
, désorientée , sinon désillusionnée , découragée". *Nous venons de
mener une campagne tambour battant pour l'abstention: le PRCF a collé
plus de 15 000 affiches pour l'abstention citoyenne, il a distribué avec
un bon accueil des dizaines de milliers de tracts. Ses militants
syndicaux font une percée dans la défense du syndicalisme rouge contre
la CES. Des contacts fructueux se sont établis au cours de la campagne
avec Rouges Vifs IDF (appel commun), avec la Coordination du nord (deux
meetings communs), avec les militants rassemblés à Argenteuil (appel
communiste pour la défense des libertés sur le site de M. Mélinand). Il
y a aussi depuis plus d'un an une démarche commune entre le PRCF et
d'autres forces républicaines pour appeler à s'affranchir de l'UE et un
colloque républicain large est prévu pour sortir la France du CNR.
D'autres organisations communistes, de manière non unitaire (je le
déplore) mais néanmoins convergente, agissent dans la même direction et
il serait désobligeant, pour ces milliers de camarades qui ne se
contentent pas de théoriser, mais qui s'efforcent de reconstruire des
organisations communistes sur le terrain et dans l'action, de les
considérer comme quantité négligeable.

Sur la question de la criminalisation du communisme passé, nous marquons
également des points et il serait urgent que tous les communistes nous
soutiennent avant que la faucille et le marteau, et tous ceux qui la
défendent à l'échelle continentale, ne fussent interdits (cette menace
ne doit pas nous décourager mais nous stimuler: si on était déjà morts,
pourquoi voudraient-ils nous tuer?). On ne combat pas l'euro-chasse aux
sorcières qui se met en place en déclarant que "*Des expériences ,
malheureuses , tragiques , ont eu lieu en son nom . Elles sont mortes
d'hypertrophies étatiques , de confiscations des souverainetés et des
démocraties qu'elles prétendaient vouloir établir" *et en déclarant,
comme les mutants et autres refondateurs qui nous ont mené dans le trou
que "*Aussi ce communisme que nous préconisons doit-il être totalement
nouveau". *Le communisme futur devra tirer les leçons, négatives *MAIS
AUSSI POSITIVES, *dz la première expérience socialiste de l'histoire.
Les peuples de l'est ne cessent, quand on les laisse parler librement
(par ex. dans "Thalassa") de dire, expérience faite des deux systèmes,
que "c'était mieux auparavant". Un sondage réalisé en Russie aboutit au
résultat suivant: 67% des gens (bien plus si l'on ne compte que les
travailleurs en excluant les "nouveaux Russes") jugent que "le
socialisme est supérieur au capitalisme". Pour ma part je n'oublie ni ne
renie l'apport inestimable de Babeuf, de la Commune, de la Révolution
d'Octobre, de la première édification du socialisme sous encerclement
capitaliste et fasciste, de Cuba, du Mouvement communiste international,
et pour la France, de Tours, du Front populaire, de la résistance
antifasciste, des conquêtes des ministres communistes de la Libération,
des luttes anticoloniales, etc. Je me permets de renvoyer Michel aux
écrits que je lui ai communiqués sur ces points, notamment à mes travaux
sur "l'héritage communiste", travaux sur lesquels je n'ai jamais eu son
avis éclairé. *"Du passé faisons table rase", cela vise l'exploitation
capitaliste, pas l'héritage communiste qu'il faut au contraire étudier
de manière posée, de manière à prolonger ce qui fut positif et à ne pas
répéter ce qui fut négatif.*

b) le centrage exclusif du communisme radicalement nouveau proposé par
Michel sur l'entreprise n'est pas si radicalement nouveau que cela.
C'est l'autogestion, dont on a vu, en l'absence d'une articulation avec
la *planification*, ce qu'elle a produit en Yougoslavie socialiste, où
toutes les inégalités territoriales se sont développées de manière
explosive.* La socialisation des moyens de production doit à la fois
intégrer la planification et ce que, comme le PCF dans les années 70,
j'appellerai plutôt, pour me démarquer des théories fumeuses du PSU et
de la CFDT d'alors, d' "autonomie de gestion"*: car les grandes
entreprises doivent appartenir à toute la nation laborieuse. Par
exemple, si nous arrivions à influer sur la politique du pays, il
faudrait une p*olitique nationale planifiée de réindustrialisation du
pays, *sans quoi les travailleurs n'autogérèront plus bientôt que des
friches industrielles!

c) *le dépérissement de l'Etat est une vue de l'esprit s'il n'est pas
articulé préalablement à la conquête du pouvoir* (comment le mouvement
ouvrier prend-il les rênes? Question de la révolution au sens étroit du
mot), à la dictature du prolétariat et de ses alliés (car les "autres"
sont ultra-méchants, on le voit tous les jours, et ils ne se laisseront
pas dépouiller gentiment: *il faudra un Etat populaire armé pour les
écraser*; bref le dépérissement de l'Etat immédiat, conception très peu
nouvelle en fait, et qui est celle des anarchistes et des fédéralistes
(Proudhon, Bakounine...), ne fera pas le poids face à la réaction, on
peut relire à ce sujet "la Guerre civile en France" où Marx critique
l'angélisme relatif de la Commune).
Bien entendu, je suis d'accord que le dépérissement ne doit pas être
renvoyé aux calendes grecques. Aussitôt mis en place, l'Etat populaire
doit travailler sous le contrôle des masses à son propre dépérissement
en transférant aux masses un maximum de fonctions de direction, ce que
n'a pas fait ou pas pu faire l'URSS (mais l'URSS s'est construite
pendant que le fascisme montait à l'est et à l'ouest, que le pays était
ruiné, que l'énorme saignée de 1940/45 a obligé le pays à repartir de
très bas, et cela bien sûr n'exclut pas les responsabilités de Staline;
cependant, pensons à la "glaciation" de la Révolution française sous
l'effet de conflits de plus en plus violents. Je ne crois pas que
Saint-Just ou Robespierre aient "tout juste", mais les excès de la
Terreur ne me font pas oublier qu'elle était nécessaire et ne me font
pas croire qu'il faut inventer un mouvement républicain "totalement
nouveau": au contraire, nous prenons toujours appui sur les grands
républicains du passé, y compris bourgeois).

Cela dit je suis sensible à l'effort de Michel Peyret pour inscrire le
communisme dans la lutte révolutionnaire pour sortir la France de l'UE
et inscrire la construction du socialisme dans ce que notre histoire
national a produit de plus avancé. Sur ce point il y a convergence.

Sur la méthode, je ne crois pas que ce que propose Michel puisse unir
tous les communistes: elle met trop de préalables doctrinaux, certes
intéressants, mais purement personnels: on ne peut pas "asseoir" le
communisme sur un seul derrière!

Ce que propose le PRCF c'est donc

a) l'unité d'action immédiate à tous les groupes et militants du
communisme qui sont pour la rupture totale avec l'UE et qui ne regardent
pas avec mépris, de manière gauchiste ou trotskisante, la question
révolutionnaire clé de l'indépendance nationale comme levier d'une
rupture avec le grand capital; battons le fer tant qu'il est chaud, si
un front communiste sur cette question se décantait, ce serait un
ferment pour la reconstruction d'un futur parti communiste; et sur ce
point on pourrait unir par-delà les veto organisationnels, les
communistes encore membre du PC en voie de liquidation dans le FG, et
ceux qui se sont regroupés ailleurs; à noter que cela n'interdit
nullement les rassemblements plus larges, pour le même objectif, avec
des républicains non communistes, socialistes jauressistes, gaullistes
de gauche, etc.; c'est tout simplement l'application de l'idée que d'une
part il faut regrouper la classe travailleuse (donc les communistes),
d'autre part qu'il faut regrouper autour de la classe des travailleurs
salariés l'ensemble des couches antimonopolistes qui sont lésées par la
construction supranationale. Ce sont deux cercles concentriques et non
pas un seul: sans quoi ou bien l'on rabat la reconstruction communiste
sur un contenu purement national et républicain, soit on ne permet pas
aux communistes, préalablement regroupés, de peser suffisamment dans le
futur rassemblement républicain de masse pour sortir la France de l'UE.

b) de proposer aux communistes une contre-attaque PRATIQUE sur le 7 et 8
novembre prochain. En effet, le parlement européen, avec un texte
co-signé Cavada, Peillon, Cohn-Bendit ET GOLLNISCH, prétend criminaliser
l'URSS à l'échelle européenne en l'amalgamant à l'Allemagne nazie, et 40
députés UMP (notamment les anciens du GUD) ont préparé un projet de loi
visant à faire du 9 novembre de chaque année une journée de dénonciation
des "crimes du communisme". Le danger est d'autant plus considérable que
le PCF ne fait strictement rien, pas plus que le PGE (heureusement qu'il
y a le PC de Grèce et le PTB, que le PRCF seconde de son mieux sur ces
sujets: nous avons même coorganisé une manif à Strasbourg en 2005 avec
environ 300 personnes, ce qui n'est pas rien). C'est pourquoi, face à la
campagne MONDIALE contre le communisme qui se prépare pour le 20ème
anniversaire du 9 novembre 1989, le PRCF consulte un maximum
d'organisation pour organiser le 7 novembre (anticipons et utilisons la
date fondatrice du communisme moderne) une grande rencontre communiste
nationale sur le thème: "le capitalisme et son UE mènent l'humanité dans
le mur, plus que jamais l'avenir est au communisme". Naturellement, dans
ce cadre, ceux qui voudraient s'exprimer pourraient le faire à leur guise.

Voilà les quelques réflexions que m'a inspirées le texte de Michel
Peyret. J'espère que je ne vous aurai pas trop importuné avec tout cela,
mais je n'ai paradoxalement pas eu le temps de "faire plus court".

Georges Gastaud.
PS/ Je me permets de vous renvoyer à mes travaux théoriques, notamment à
"Mondialisation capitaliste et projet communiste" (Temps des cerises,
1995) qui contient une tentative d'analyse dialectique de la
contre-révolution et une réflexion qui se veut de principe sur les
rapports entre mondialisation, nation, classes sociales et communisme.
"Essai sur la renaissance communiste"
"Notre héritage n'est précédé d'aucun testament", numéro spécial
d'Etincelles sur l'héritage communiste.
Article "Cassandre et PRométhée", dans "Sagesse de la révolution"
récemment paru au Temps des cerises.
"Communisme, vers quel avenir", livre collectif (TDC, confrontant les
points de vue de Gérin, Karman, Lévy, etc.).
"Octobre 1917, causes, impact, prolongements", à Espace Marx: cf mon
article "pour une analyse révolutionnaire de la contre-révolution".

ECOUTER LA MAJORITE LEGITIME DU PEUPLE par m peyret

ECOUTER LA MAJORITE LEGITIME

DU PEUPLE




Consulté pour la première fois à ce sujet depuis 2005 , le peuple français , comme d'ailleurs la majorité des peuples européens , a confirmé en l'aggravant son rejet majoritaire de la construction de l'Etat européen et des traités l'établissant qui sont définitivement forclos .




Il a condamné les coups d'Etat successifs du Président Sarkosy qui a failli et qui visaient à faire vivre une institution contre toute légitimité populaire.




En France , à 60% , ils ont refusé de participer à un scrutin qui visait à les faire se renier . Ils ne sont pas tombés dans le piège tendu .




Les différentes forces politiques qui appelaient à voter dans ce contexte doivent tirer les leçons de la condamnation que viennent de leur infliger les citoyens .




Les forces qui se réclament du communisme doivent enfin écouter la majorité légitime et considérer que ces 60% constituent les bases essentielles d'un rassemblement populaire pour construire le changement de société , en finir avec le capitalisme en crise .




Le projet d'Assises du communisme ouvertes à tous les communistes qui veulent demeurer communistes peut devenir l'outil nécessaire à ce projet .




Par ailleurs , d'autres formes d'échanges et de coopération peuvent et doivent être établies entre les différents peuples et pays de notre humanité en rejetant la libre circulation des marchandises et des capitaux caractéristique du capitalisme .




L'ONU et les diverses structures qui en dépendent doivent être démocratisées , notamment en donnant toutes les responsabilités à l'Assemblée générale , pour favoriser ces nouvelles relations internationales débarrassées de tout carcan impérialiste .

L'opinion d'un communiste

L'opinion d'un communiste
Notre ami, Michel Peyret, a adressé, par 'mail', le texte suivant à ses amis communistes.
'Canempechepasnicolas' estime utile de le diffuser pour poursuivre le débat de fond sur nos enjeux communs. En toute liberté !

"Ce mot est pour dire d'abord que je ne conçois pas un communisme qui ne respecterait pas la liberté de penser et d'exprimer ce que l'on pense . La démocratie ne peut pas non plus se concevoir sans cette liberté . Dans le débat démocratique chacun doit pouvoir exprimer librement ses idées et opinions .

Et s'agissant du vote, qui est un droit qui implique aussi le droit de ne pas l'utiliser , chacun se détermine à l'issue du débat en son âme et conscience ; C'est aussi comme cela que je conçois la laïcité , le respect de la liberté de penser , et y compris la liberté de croire ou de ne pas croire ...Tout cela , je le pense profondément . Et bien évidemment je le formule également pour moi .

Ma prise de position aujourd'hui est loin d'être circonstantielle . En fait elle remonte à 1972 , année de la signature du programme commun . A l'été 72 , devant le Congrès de l'Internationale socialiste , Mitterrand s'est justifié d'avoir ratifié le programme commun en disant qu'il l'avait signé avec l'ambition de "prendre" ou "piquer" 3 à 4 millions de voix aux communistes .

Cette déclaration m'a alors éclairé là sur un des objectifs permanent de la social-démocratie . J'ai alors décidé de ne jamais plus apporter ma voix , mon vote à un candidat socialiste , ni au premier , ni au second tour , ni à une liste comprenant des socialistes dans les mêmes circontances . Je pense que ce vote à deux tours est inadmissible parce qu'il implique au fond de voter en se violant quelque peu , au fond de voter contre ses convictions profondes . C'est pourquoi j'ai toujours été pour la proportionnelle qui permet à chacun de voter et en même temps de respecter sa liberté de penser .

Je regrette profondément que le PCF ait cessé de mener campagne pour ce mode de scrutin , ce qui est en relation étroite avec la stratégie politique choisie par les dirigeants .

C'est également en 1972 qu'a commencé à se répandre et amplifier l'usage du concept de "gauche" , qui en fait implique l'alliance de partisans et d'adveraires du capitalisme . En dernier ressort , l'expérience de ces décennies met en évidence qu'avec ce concept , c'est le capitalisme qui est toujours gagnant .

Je me souviens , quand j'expliquais qu'il fallait voter communiste , on me répondait : " Ne t'inquiéte pas on va voter à "gauche" , et l'on se retrouvait alors avec 10 députés PS /11 en Gironde !

C'est alors que j'ai commencé à dire : "Je suis pas de "gauche" , je suis communiste" , comme l'exprimait Maurice Agulhon : "Il y a la "droite" , il y a la "gauche" , et il y a les révolutionnaires ." Je voulais dire que j'étais effectivement pour le changement de société , au contraire de ceux qui se réclamaient de "gauche" . Et avec le recul , je comprends les raisons qui ont conduit le PCF dans la situation où il est aujourd'hui , ce qui ne l'empêche pas de continuer à s'allier avec la social-démocratie et de continuer à se réclamer de la "gauche" !

A mon avis , il n'est qu'un moyen, et un seul, de dire NON à l'Europe , NON à Sarkozy , et non à la social-démocratie qui partage avec Sarko et la "droite" européenne la responsabilité de la construction de cet Etat européen qui se camoufle sous le vocable d'Union !

Amicalement ,
M.


Michel Peyret

4 juin 2009

Inéligible pour 223,45 euros...

Inéligible pour 223,45 euros...

De « la Dépêche »


Ginestas. Cantonales :
Gérard Schivardi va être sanctionné pour 223,45 €

Conseil d'État :
Le rapporteur public conseille un retrait du mandat et un an d'inéligibilité.


Gérard Schivardi est très soutenu dans l'Aude. De nombreux élus ont signé un soutien dans cette affaire.

Rien ne va plus pour Gérard Schivardi. Son mandat de conseiller général de Ginestas a toutes les chances de lui être retiré avec, à la clef, une inéligibilité d'un an. Il semble bien que les dés soient jetés car le Conseil d'Etat a pour habitude de suivre les recommandations de ses rapporteurs publics.

Or, celui qui a été désigné dans cette affaire, Anne Courrège, se fiant à la jurisprudence et bien que reconnaissant «la bonne foi» de l'élu avec 62% des voix au second tour a demandé à la plus haute juridiction administrative de confirmer le jugement du 30 décembre 2008 rendu par le tribunal administratif de Montpellier qui s'est prononcé en ce sens.

Compte de campagne

Pour Gérard Schivardi et les élus qui le soutiennent cet «arrêt est un non-sens» . Ce sont ses comptes de campagne des dernières cantonales qui sont sur la sellette. Plus exactement le fait de ne pas en avoir ouvert. Ses dépenses se résument en tout et pour tout à 223, 45 € pour frais d'impression des bulletins électoraux, les seuls frais que le candidat estime avoir eu pour cette campagne. Au yeux du candidat c'est si peu qu'il les a payés de sa poche et n'a pas estimé nécessaire d'ouvrir de compte de campagne donnant droit à remboursement.
C'est bien ce qui lui est reproché .
L'administration n'a pas comprispourquoi ce candidat n'avait pas de compte de campagne comme le veut la loi et lui a téléphoné. « C'est moi-même qui ai indiqué ce montant lorsque quelqu'un de Paris, de la commission des comptes, m'a téléphoné pour me demander pourquoi je ne faisais pas de dossier pour être remboursé », s'indigne l' élu avant d'ajouter : « je n'ai jamais menti, je n'ai jamais triché, j'ai toujours été de bonne foi ». Anne Courrège n'en disconvient pas mais ne peut accepter «la méconnaissance des dispositions de l'article 52-4 du code des communes qui stipule que toute dépense de campagne doit passer par le mandataire financier».

La décision finale du Conseil d'Etat sera rendue d'ici quinze jours à trois semaines. Si le rapporteur public est suivi, leconseiller général sera immédiatement démissionnaire d'office et déclaré à partir de cette date «déclaré inéligible pour un an en tant que conseiller général».


COMMENTAIRE
de
CANEMPECHEPASNICOLAS :
La solidarité vis-à-vis de Schivardi, conseiller général et membre de la direction du POI, doit s'exercer pour faire échec à la répression politique, qui vise tous ceux qui luttent contre la dictature du Capital. Si Schivardi était banquier et accusé de blanchiment d'argent sale, la justice, sur la pression du Pouvoir, ferait trainer les chose, sans jamais le condamner. C'est çà la "justice de classe" !

lundi 1 juin 2009

BOYCOTONS L'ELECTION "EUROPEENNE"

BOYCOTONS L'ELECTION "EUROPEENNE"
DISONS CLAIREMENT
UNE NOUVELLE FOIS:
NON A CETTE EUROPE
DE MALHEUR!

Un document confidentiel du Conseil de l'Union Européenne datant du 28 avril 2009 (document 8250/09-ECOFIN257), cité par le député du Nord Alain Bocquet, intime à la France d'aller plus loin et plus vite dans "son programme national de réformes, de renforcer la concurrence dans les secteurs de l'énergie et du fret ferroviaire, ainsi que dans les professions réglementées pour moderniser le marché du travail"
Quelques lignes plus loin, on notifie à la Franc "poursuivre l'amélioration du cadre général de la concurrence dans les secteurs des services".
Autrement dit de privatiser plus vite!
"Ces problèmes doivent etre réglés ; poursuit le texte, tout en respectant l'objectif d'encadrement des couts annoncés par le gouvernement, à savoir une croissance zéro des dépenses publiques"
Ainsi, c'est très clair, le Conseil Européen réclame plus de conccurence, donc plus de délocalisations et fermetures d'usines, plus d'attaques contre les secteurs et services publics, de nouvelles diminutions des dépenses publiques et sociales, donc plus de licenciements de diminution des salaires et pensions, alors que l'argent coule à flot, pour les banquiers et les multinationales!

La seule solution est de sortir de cette europe, de cet monnaie inique qu'est l'euro, de ré-industrialiser la France et notre région en particulier, de retrouver notre indépendance économique et monétaire. L'Europe telle qu'elle existe, a été mise en route sous l'influence du Vatican, (l'évéque de Lille - fait rarissime - a appelé il y a quelques jours, à voter, à ne pas s'abstenir!) des Etats-Unis et du grand capital français par la pire réaction de notre pays. Tous ces gens ont imposé que soit gravé dans le marbre le principe de la "concurence libre et non faussée", c'est à dire dans la réalité de la domination des grands groupes capitalistes: ceux de l'automobile, de la distribution, de la pèche etc qui vident notr France de ses richesses, de son industrie, de son artisannat, de ses petits commerces de proximité etc ...
Profitons donc de ce scrutin du 7 mai, pour
une nouvelle fois dire NON à cette europe
en boycotant et faisant boycoter les urnes!