mercredi 6 mai 2009

L'UNION EUROPEENNE EST ANTI-DEMOCRATIQUE ET ANTI-SOCIALE

L'UNION EUROPEENNE
EST
ANTI-DEMOCRATIQUE ET ANTI-SOCIALE !

Partout les gouvernements sociaux-démocrates et libéraux nous imposent le même traitement : privatisation, déréglementation, compression budgétaire, rentabilisation des services publics, fiscalité favorable aux plus riches, précarisation généralisée du monde du travail...Cette re-mondialisation capitaliste organise méthodiquement le transfert des revenus du travail vers la rémunération des revenus du capital, c'est ce qui explique la crise actuelle. En France, en 25 ans la part des salaires directs et indirects a baissé de 11% dans le P.I.B. soit 200 milliards d'euros par année qui ont été volés aux salariés auprofit du capital.


L'appauvrissement généralisé des ménages ainsi provoqué a eu pour conséquence une baisse de la consommation que le développement du crédit n'a pas réussi à endiguer. Ainsi la crise de surproduction capitaliste est devenue inévitable. C'est elle qui provoque le chômage partiel, les délocalisations et les fermetures d'entreprises. Cette crise n'est pas passagère. Elle s'installe durablement.

Face à cette crise, les bourgeoisies européennes pour dominer au niveau mondial utilisent l'outil qu'ils se sont constitué depuis 50 années, un outil politique et économique : l'UNION EUROPEENNE.

Pour devenir hégémonique et donc tirer profit de cette concurrence mondialisée, l'UE s'est donné comme objectif de créer un marché de 450 millions de consommateurs dans lequel les capitaux doivent circuler librement et sans entraves et le coût du travail être le plus bas possible. Ils sont en passe d'y arriver...

Toute l'histoire de la construction européenne est jalonnée d'étapes qui visent à détruire tous les acquis sociaux et démocratiques conquis par les luttes des générations précédentes de travailleurs :

- Le marché commun

- Le marché unique

- Les accords de Maastricht

- La monnaie unique, l'euro

- Le traité de constitution européenne

- Le traité de Lisbonne


Quand les peuples « souverains » s'y sont opposés par la voie des référendums, on les a fait voter et revoter jusqu'à ce qu'ils disent oui.
Ou alors, on a utilisé l'imposture de la voie parlementaire.

L'Union Européenne est une imposture antidémocratique, construite contre le monde du travail pour le profit des possédants. Voilà pourquoi vous aurez raison de boycotter cetteparodie de démocratie électorale pour une institution, le parlement européen, qui a été créé sans consulter aucun peuple.


Ils nous avaient promis la prospérité :
l'Euro nous a volé notre pouvoir d'achat et c'est la crise.


Ils nous avaient promis la paix :
ils font la guerre et veulent constituer une armée européenne couplée à l'OTAN qui intervient contre les peuples « rebelles » d'ici, la Yougoslavie et d'ailleurs, l'Afghanistan.


Ils nous avaient promis la démocratie :
ils ne respectent pas nos votes, le parlement européen n'a pas de réels pouvoirs et c'est la commission européenne non élue et au service des patrons européens qui décide de tout.


Est-ce logique et tenable pour notre peuple de se voir continuellement édicter des directives européennes qui s'imposent à nos lois nationales, détruisent nos emplois, ruinent l'Education et la santé et jettent dans la misère les retraités.

Ces directives ont cassé les services publics : La Poste, France télécom, EDF, GDF, Air France ont été ou seront privatisés pour ouvrir leurs marchés aux profits des capitaux privés.

Ces directives ont cassé l'agriculture en imposant par la PAC et les quotas la mort des petits paysans au profit des grands propriétaires terriens et de l'agrobusiness.

Ces directives tuent les petits pêcheurs pour favoriser les flottes des gros armateurs. Les quotas de pêche ne sont pas écologiques, ils n'existent que pour supprimer les petits bateaux et les artisans pêcheurs.

Ces directives ont cassé la sidérurgie, les mines et désindustrialisé la France.


La construction européenne s'est faite contre nous,
quittons l'Union Européenne, sortons de l'Europe du capital.


Tous les 5 ans, ils essayent de nous faire croire que nous sommes les maîtres du destin de la construction européenne. Nous sommes appelés à voter pour des députés qui siègent dans un parlement européen qui ne peut lui-même proposer des lois. C'est la commission européenne qui décide de tout. Ainsi pour donner le change, certains candidats à la députation nous disent qu'ils y vont pour avoir une tribune. En quoi ont-ils réussi à freiner la marche forcée de la construction européenne ? Quel est leur bilan ?


Des partisans du camp du Non se présentent aux élections du 7 juin et parlent de « Changer d'Europe » et veulent construire une « Europe Sociale ». Force est de constater que l'Europe sociale est irréalisable dans la nature même de l'Union Européenne. Leurs intentions sont certes louables mais irréalistes dans la cadre de la construction européenne et des différents accords qu'ils ont avec le temps acceptés.

Ils seraient mieux inspirés de participer à la construction en France d'un mouvement social libérateur, seul capable d'imposer les changements attendus par les salariés. C'est la grève générale qui arrêtera les fermetures d'usines, les délocalisations, empêchera les privatisations et imposera la renationalisation des services publics. Les ouvriers des usines en grève, Caterpillar, Faurecia, Continental, Toyota,... toujours plus nombreux de jour en jour, qui luttent pour leur survie en employant des méthodes radicales et légitimes ne demandent rien à « l'Europe », ils exigent du gouvernement français la satisfaction de leurs légitimes revendications.

L'Europe sociale est un mythe utilisé par ceux qui ont abandonné le chemin de la lutte en France et celui de l'internationalisme fraternel entre tous les peuples du monde.
Non à un monde dans lequel le bloc impérialiste européen et les USA oppriment là-bas les autres peuples et exploitent ici les travailleurs pour obtenir le profit maximum.

Lille, 1er mai 2009

Coordination Communiste 59/62

pour la reconstruction d'un parti communiste révolutionnaire

Aucun commentaire: