dimanche 31 mai 2009

Pour des Assises du communisme des communistes s’adressent aux communistes

Pour des Assises du communisme

des communistes s’adressent aux communistes




Il faut se rendre à l’évidence : les forces qui se réclament du communisme apparaissent éclatées, désillusionnées, découragées, traumatisées… Certains se prononcent même pour leur disparition. Or, plus que jamais, il est indispensable d’offrir une perspective à l’espoir que l’on sent poindre dans les multiples échanges qu’entretiennent les militants communistes avec la population dans leurs villes et leurs villages, avec les salariés sur leurs lieux de travail.

Ils sont en effet de plus en plus nombreux ceux qui considèrent le capitalisme comme néfaste. Les récents résultats électoraux n’effacent pas cette donnée primordiale confirmée par la victoire au référendum de 2005, les mouvements sociaux dont celui du CPE, les différentes enquêtes d’opinion…

Dans son évolution financière, le capitalisme est de plus en plus exploiteur, parasitaire, prédateur, de plus en plus porteur d’aliénations et de dominations. Des masses énormes d’argent s’accumulent entre les mains d’un nombre toujours plus réduit de personnes, tandis que s’accroissent les inégalités et que d’immenses besoins restent insatisfaits.

A l’échelle de l’humanité, l’essentiel des richesses continuent à être concentrées dans quelques pays et les inégalités de développement augmentent sans cesse. Des moyens énormes sont stérilisés dans une spéculation financière à grande échelle.

Dans ces conditions, la démocratie affichée est de plus en plus surfaite et l’idéologie libérale traverse désormais toutes les sphères de notre société au point que la quasi-totalité des médias en sont aujourd’hui les véhicules. Les assemblées élues ont de moins en moins de pouvoirs, lesquels se concentrent entre les mains des détenteurs des moyens de production et d’échange, des acteurs des marchés financiers.

Pour autant, tout nous conduit à considérer que le système capitaliste a fait son temps et qu’il doit laisser la place à une autre société. Des expériences malheureuses, parfois tragiques, ont eu lieu au nom du communisme. Elles ont pris fin par hypertrophie étatique, confiscation des souverainetés et négation de la démocratie qu’elles prétendaient pourtant vouloir établir.

C’est pourquoi nous souhaitons que soit reposée la question de l’actualité du communisme, d’un communisme qui soit de notre temps.

Pour cela, les grandes lignes d’un projet de société doivent être redéfinies ou réaffirmées :

1) Si le pouvoir capitaliste réside dans l’appropriation privée, à l’inverse le pouvoir du peuple, celui de la société dans son ensemble, ne doit-il pas consister avant tout en l’appropriation sociale des grands moyens de production et d’échange, des établissements bancaires et financiers, dans des formes qui sont à réinventer ?

2) Le pouvoir des citoyens ne devrait-il pas être renforcé dans les institutions politiques, afin de dessiner les contours d’une véritable nouvelle république au sein de laquelle le triptyque « liberté égalité fraternité » pourra prendre tout son sens, mais aussi sur les lieux de travail, sans quoi la démocratie demeurerait bancale, amputée ?

3) Cette même démocratie ne peut-elle pas mettre fin à un capitalisme grand pollueur et grand gaspilleur des ressources naturelles ? L’appropriation sociale apparaît en effet comme la condition de véritables politiques de développement durable, en pleine connaissance des apports que la science et les technologies doivent mettre à la disposition de tous.

4) Le travail ne doit-il pas être débarrassé de l’aliénation qui lui est attaché et ne peut-on imaginer une nouvelle forme de travail assurant un revenu social à tous, motivant et responsable, un travail n’ayant plus rien de commun avec le salariat et l’exploitation qu’il implique ?

5) Tous les peuples ne doivent-ils pas être souverains pour déterminer leur avenir et quelle articulation doit-il y avoir entre eux et l’Europe, l’échelon mondial ? Par quel moyen parvenir à des rapports de paix, d’égalité de tous les Etats, à des coopérations élargies et profitables à tous, notamment par l’intermédiaire d’une ONU réformée et démocratisée ?

Toutes ces données nous interpellent et doivent être débattues sur le sens que nous devons donner à la place de l’Europe, de la nation, des collectivités et des citoyens dans notre projet de société. C’est cette voie vers un communisme renouvelé que nous devons co-élaborer, construire avec l’ensemble du peuple.

C’est pourquoi nous proposons la tenue d’Assises du communisme en 2008.

Ces journées de réflexion auraient pour vocation de reposer les questions essentielles de l’évolution de la société dans laquelle nous vivons et de jeter les bases d’un projet de changement de société pour le 21e siècle.

Nous suggérons que ces rencontres rassemblent, dans une libre confrontation et sans exclusive, un maximum de militants et de citoyens de diverses sensibilités, aux côtés d’intellectuels, de scientifiques, d’élus et de représentants du mouvement social et associatif.

Tous ceux qui se réclament ou non du communisme y seraient les bienvenus car la diversité des approches est autant de possibilités d’enrichissement, aucun tabou ne devant constituer un préalable à ce vaste échange.

La société évolue. Le capitalisme se transforme. Sans être pour autant une « avant-garde éclairée », les communistes ne peuvent demeurer à la traîne de cette gigantesque mutation. Nous espérons donc que notre proposition soit examinée et discutée par tous les communistes afin que les enjeux fondamentaux auxquels nous sommes confrontés ne soient pas écartés au nom de considérations plus immédiates.




Marianne Aguado, PCF, conseillère municipale, (76360 Barentin) ; Henri Alleg, au Parti depuis 1941, ancien directeur d'"Alger républicain" ; André de Andrade, projeteur génie civil, militant communiste ; Jean Arrayet ; Jean-François Autier, cheminot retraité, conseiller municipal de Bassens (1971-1995), ancien permanent PCF 33, jean-francois.autier@wanadoo.fr ; Christian Baillet, retraité du Port autonome de Bordeaux ; André Baudin , adhésion au PCF en 1973 , quitté en 1973 , journaliste-écrivain , rédacteur en chef de la revue "Art Sud" ; « ... dès maintenant (...) travailler au contenu d’une démarche politique alternative à proposer au peuple de France et qui de mon point de vue, pourrait s’inspirer de la Résistance, du CNR et de son programme progressiste, républicain et patriotique... », Claude Beaulieu, adhésion au PCF en 1960, quitté en 2000, Président du Comité Valmy, claude.beaulieu@noos.fr ; Bruno Becerro, 35 ans, chômeur, adhérent depuis mai 2007 ; Bernard Blandin, cadre SNCF à la retraite, président fondateur de la Mutuelle des Cheminots de la région SNCF de Bordeaux, président fondateur de la Mutuelle Atlantique de Prévoyance ; Armand Boileau, Armand.Boileau@wanadoo.fr, retraité de l’Éducation nationale, membre de Parti Communiste depuis 1954, tél. 0556384377 ; Lisette Boutet, retraitée banque ; Marc Céfallo, militant communiste marxiste-léniniste ; Alain Chancogne, retraité banque, alainchancogne@aol.com, tél. 06 75 13 04 79 ; Michel Connangle , membre du PCF , militant au Mouvement de la Paix en Charente Maritime ; Jean-Jacques Crespo ; Jean Cucurull, attaché territorial, ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Bordeaux et du Sud Ouest, ancien secrétaire à l’organisation de la Fédération de la Gironde du PCF, jean.cucurull@wanadoo.fr ; Claude Deloume, retraité SNCF, ex-adhérent du PCF ; André Gérin , Maire de Vénissieux , Député du Rhône ; Gérard Euzenot, responsable syndicaliste CGT, membre de la section cannoise du PCF ; Jo Garcia, retraité du Gaz de Bordeaux, adhésion au PCF 1963, ancien des JC, jogarcia@free.fr ;Charles Hoareau , Rouges Vifs 13 ;"...avec de sérieuses réserves sur la manière totalement négative dont vous présentez le bilan des expériences issues de la Révolution d'Octobre..." , Georges Hage , pour le secrétariat de la Confédération d'action communiste ; Maïté Labeyriotte, agricultrice, PCF ; Alain Larue ; René Le Bris, PCF Hérouville-Caen, Calvados ; Jean-Louis Lemoigne (adhérent depuis 1969) ;Jacques Lesbat , membre du PCF depuis 1947 , Président de l'Amicale des Vétérans du PCF-Gironde ;Lilianne Lesbat , membre du PCF , ancienne déléguée syndicale Hospitaliers ; Jean Lévy, militant du PCF 1956-2000, ancien responsable de la FD CGT des Employés, ancien DSN CGT du Crédit du Nord ;Henri Martin , membre du Comité Central du PCF de 1956 à 1994 ; Pierre Martin, PCF 94, Comite central Gauche communiste ; Christian Mayerau, retraité ; Michel Mélinand, PCF 95, Comité central de la Gauche communiste, ingénieur, animateur de www.unitecommuniste.org ; « ... exception faite du bilan des ex-pays communistes que l’on doit qualifier de positif », Daniel Nicolas, ex-adhérent du PCF, membre du PRCF ; Jean-Luc Pageon, syndicaliste (33300 Bordeaux) ; Michel Peyret, membre du PCF de 1953 à 2006, retraité, député de la Gironde (86-88), m.peyret@cegetel.net ; Pierre Pujo, adjoint au maire ; Christian Reinkingen, retraité cheminot, membre du PCF de 1967 à 1991, reinkingen-c@orange.fr Bordeaux, tél. 08 75 40 91 96 ; Jean-Louis Remande, 50 ans, cheminot, permanent syndical interpro, adhésion pcf 1980 (courant de pensée : gauche communiste), ex-candidat cantonales et municipales de 1983 à 2002, 76360 Barantin ; Gilberte Salem, au Parti depuis 1945, militante anticolonialiste, ex-enseignante ; Régis Saphores, militant syndical, adhérent PCF jusqu'en 98 ; Anne Soler, psychologue (à la retraite), membre du PCF depuis 1973 ; Alain Theux, PCF (Jalles-Médoc), retraité du journal Sud-Ouest, ancien secrétaire de la cellule de Sud-Ouest, ancien délégué du syndicat du Livre CGT ; Jean Pierre Tricaud, cadre de la banque, militant syndical, ex-membre du PCF (1980/2002) ; Danielle Tronche, salariée administrative et technique de la Fédération de la Gironde du PCF (1976-2001) ; Raymond Debord, François Ferrette, Vincent Présumey (Collectif de rédaction de Militant) .

Pour s'associer à l'Appel , s'adresser à l'un(e) des signataires .

Collectif National pour un Front Syndical de Classe mis en place par les initiateurs CGT et FSU de la « lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux »

[Tous-ensemble] Texte CNFSC sur FSU - pétition militants FSU


Collectif National pour un Front Syndical de Classe
mis en place par les initiateurs CGT et FSU de la « lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux »

collectif.syndical.classe@laposte.net





Vote de la FSU en CTPM sur la « masterisation » :

quand abstention rime avec capitulation !





Consternés, abasourdis, indignés, écœurés… Les réactions de stupéfaction et de colère ne se sont pas fait attendre, chez les enseignants-chercheurs en lutte depuis plusieurs mois, comme chez beaucoup d'enseignants des premier et second degrés, au lendemain d’un Comité Technique Paritaire Ministériel (CTPM) qui fera date, sans doute, dans l’histoire des trahisons syndicales.

Un vote « coup de poignard dans le dos » des personnels et étudiants en lutte

Au CTPM du 27 mai, devaient être présentés les décrets concernant les modalités de recrutement des enseignants du primaire et du secondaire, décrets ministériels qui avaient été publiés dès le 19 mai, alors que les diverses consultations (même illusoires) n’étaient pas terminées. Les organisations syndicales ont boycotté ce CTPM, considérant à juste titre qu’il s’agissait d’un passage en force du ministre.

Le 28 mai s’est tenu le CTPM reconvoqué, et les mêmes décrets ont été soumis au vote des organisations syndicales. Ces textes ne contiennent rien d’autre que la base du projet Darcos concernant le recrutement des enseignants, appelé « masterisation », et massivement rejeté par la communauté universitaire ; à savoir que « peuvent se présenter aux concours externes » les candidats ayant déjà obtenu un master ou inscrits en dernière année de master (article 2). Les modalités de formation de ces enseignants, avant et après le concours, ne sont pas évoquées, si ce n’est à travers ces quelques mots de l’article 6 : « A l’issue du stage, dont les conditions sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’éducation, et qui comporte une formation, la titularisation est prononcée par le recteur. »

Dans ces conditions, et face à un tel mépris du ministre, il paraissait logique de voter contre ces décrets. C’est ce qu’ont fait la quasi-totalité des organisations syndicales ; toutes, sauf deux : la très minoritaire CSEN, et… la très majoritaire FSU, qui s’est abstenue sur le décret des certifiés/agrégés, et n’a « pas pris part au vote » sur celui des profs d’EPS ! Cette abstention a permis aux deux décrets de passer comme adoptés par le CTPM, puisque les voix « pour » de l’administration ont été majoritaires.

Pour les milliers d’enseignants et d’étudiants mobilisés depuis 15 semaines contre le projet désastreux de « masterisation », l’interprétation d’un tel vote ne peut être que celle-ci : la direction de la FSU, tournant le dos au combat résolu pour le retrait des projets Darcos et Pécresse, affiche désormais son soutien à la contre-réforme du ministre.

Une stratégie du renoncement et de l’abandon

Pourtant, les « obstinés » de la lutte contre la « masterisation » à la sauce Darcos, dans les universités et les IUFM, ont largement fait la démonstration de la nocivité d’un tel projet : tel qu’il est conçu, dans un contexte de réduction drastique des postes, le recrutement au niveau master accentuera la sélection sociale, transformera en masse de précaires les étudiants ayant échoué au concours, et finira par abolir le système de recrutement des enseignants français par concours, c'est-à-dire leur statut de fonctionnaires. Si l’on ajoute la disparition programmée des IUFM, et de toute formation pédagogique digne de ce nom pour les futurs enseignants, ainsi que la mise en concurrence imposée aux établissements scolaires et universitaires, on voit le sort qui est réservé au service public d’éducation dans les années à venir : celui de sa liquidation, à l’instar de ce qui s’est produit en Grande-Bretagne sous Thatcher et ses successeurs, et en Italie sous Berlusconi.

La question de la « masterisation » traverse tous les niveaux du système éducatif, et menace les fondements mêmes de l’Education nationale. Dès février, et de façon plus pressante face au mépris des ministres Darcos et Pécresse, les enseignants-chercheurs en lutte ont appelé à la convergence de l’action « de la maternelle à l’université ». Ils se sont heurtés à une surdité persistante de la part de la direction nationale de la FSU, aussi bien pour relayer auprès de tous ses syndiqués la légitimité de ce combat, que pour appeler à des actions communes entre Primaire, Secondaire et Supérieur à l’échelle nationale.

Il faut dire que son plus gros syndicat, le SNES, a constitué un obstacle indéniable à la mise en œuvre de cette convergence : arc-boutée sur l’illusion d’une revalorisation salariale conditionnée par l’élévation du niveau de recrutement, la direction du SNES a attendu son congrès de mi-mars (sous la pression de ses sections les plus combatives) pour exiger enfin le retrait (et non plus le simple report) de la contre-réforme Darcos. Sans éclairage ni cadrage nationaux, sans appel à la grève, sans un affichage fort du soutien de toute la FSU, il était difficile, pour des sections locales du SNES, d’organiser la résistance commune entre Secondaire et Supérieur.

Le dernier épisode de l’abstention-appui au CTPM du 28 mai, commandée par la direction du SNES, sous le prétexte fallacieux de « respect des mandats », est dans la suite logique de cette stratégie de renoncement et d’accompagnement, qui privilégie un syndicalisme de « discussions », plutôt que l’engagement déterminé à construire le « Tous ensemble en même temps », seul capable de faire reculer le pouvoir sarkozyste.

La FSU face à ses responsabilités

Avec ce vote, lourd de conséquences, les directions du SNES et de la FSU ont pris le risque de fragiliser davantage un mouvement de lutte exceptionnel par son ampleur, sa durée, sa diversité d’actions et sa qualité idéologique. Un mouvement qui a su analyser, au-delà des textes et discours gouvernementaux et médiatiques, la responsabilité écrasante des directives européennes (Stratégie de Lisbonne et processus de Bologne) dans la casse des services publics d’éducation, d’enseignement supérieur et de Recherche. Or on sait la volonté affichée par la FSU d’adhérer à la Confédération Européenne des Syndicats, structure subventionnée par l’UE, qui prône aux salariés la résignation devant la crise et la renonciation à défendre leurs droits et acquis attaqués de toutes parts. Ceci explique aussi cela…

En prenant un tel risque, la FSU se fragilise elle-même, en révélant son incapacité à élaborer une position commune et cohérente sur une question aussi fondamentale que la formation des enseignants ; elle fragilise ses syndicats nationaux en partie discrédités par leurs atermoiements et leurs incohérences ; enfin, c’est l’ensemble du syndicalisme enseignant qui est affaibli par sa stratégie d’accompagnement de la politique gouvernementale.

La direction de la FSU est à un moment crucial de son histoire : elle doit désormais entendre la voix de tous les personnels de l’éducation nationale qui se battent avec détermination pour défendre leurs emplois, leurs services publics et leurs droits ; elle doit refuser tous les pièges tendus par le pouvoir, menant à la compromission ; elle doit retrouver le chemin du syndicalisme de lutte et travailler à la construction du rapport de forces nécessaire pour arracher de vraies victoires.

Faute de quoi, elle porterait l’entière responsabilité des difficultés internes qui en découleraient.

Les militants du Collectif National pour un Front Syndical de Classe (CNFSC), quant à eux, refusent de céder à la résignation qui ferait le jeu du pouvoir ; partout où ils le peuvent, ils se joindront aux travailleurs et étudiants en lutte dans les universités ; ils invitent les militants de la FSU à faire connaître leur réprobation à leurs directions syndicales et à contribuer à la construction du front de luttes le plus large contre le gouvernement, le patronat et l’Union européenne.



Le CNFSC relaie, en fichier joint, une pétition lancée à ce sujet par des militants de la FSU.

Élections européennes - 7 juin 2009 - APPEL PLURALISTE

Accueil du site > E-Elections EUROPEENNES 7 juin 2009 > Abstention citoyenne ! Boycott militant ! Confirmons notre rejet populaire (...)

Élections européennes - 7 juin 2009 - APPEL PLURALISTE
Abstention citoyenne ! Boycott militant ! Confirmons notre rejet populaire de l’Europe supranationale, vassalisée, néolibérale, antisociale et atlantiste !

Faire du 9 mai et des autres jours, des fêtes du rejet populaire de l’UE

samedi 30 mai 2009, par Comité Valmy

L’Europe supranationale a été préparée pendant la guerre par les services américains et leurs agents dans la Résistance. Il s’agissait de contrer l’alliance entre les gaullistes, les communistes et d’autres républicains, au sein d’un CNR qui ouvrait des perspectives démocratiques, nationales et progressistes dont les dirigeants étatsuniens ne voulaient pas. Dès cette époque, la construction d’une Europe fédérale avait pour but de priver les nations du droit à disposer d’elles-mêmes. Il s’agissait d’ancrer l’hégémonie US sur le monde en développant un processus de vassalisation que renforcera en 1949 la création de l’OTAN.

Malgré l’opposition des communistes, du monde du travail et des forces patriotiques à cette politique, cette soumission euro-atlantique n’a jamais cessé depuis la Libération, en dehors des années où le Général de Gaulle fut à la tête de l’Etat. Quelques personnalités, tel Pierre Mendès France, furent seules capables, au niveau du pouvoir politique, de tenir compte, en dehors de ces années de France libre, de l’intérêt national en ce domaine.

Depuis cette époque, par étapes, l’État européen est construit contre les peuples auxquels il s’agit d’imposer une Europe fédérale des régions, calquée sur le modèle de l’Allemagne et exigée par les dirigeants de celle-ci comme par ceux des USA. L’Union européenne est devenue une véritable prison néolibérale et antisociale, atlantiste et belliciste, dominée par la « concurrence libre et non faussée ». En France, il s’agit prioritairement, de « défaire méthodiquement le programme du CNR », de détruire le tissu démocratique, républicain et laïque du pays, de liquider un siècle de conquêtes sociales et même de s’attaquer au français que de prétendues élites euro américanisées veulent remplacer par le « tout anglais ».

Le caractère antidémocratique de la construction européenne s’est notamment manifesté par l’annulation illégitime, puisque constitutionnellement le souverain est le peuple, du Non majoritaire des Français au TCE le 29 mai 2005, par des parlementaires félons réunis en congrès à Versailles. Ce viol de la démocratie est également confirmé par le refus de l’oligarchie eurocrate de respecter le Non des Néerlandais et des Irlandais, ces derniers se voyant imposer un nouveau référendum. Il est peu probable que les Irlandais se renient. Mais quel que soit leur vote, tous les traités européens, depuis le traité de Rome de 1957, sont rendus caducs, illégaux en terme de Droit international par le Non français. Cette caducité a aussi été confirmée par le Non des Néerlandais, celui des Irlandais et par la décision anglaise de suspendre la ratification du TCE. C’est ce que veulent masquer ceux qui espèrent sauver l’État fédéral européen en construction à travers ces élections européennes.

En effet, le 7 juin 2009, l’élection des eurodéputés signifiera, nous devons en prendre conscience, une négation de la souveraineté populaire déjà manifestée De manière masquée, les tenants de l’eurodictature voudraient amener les peuples à se renier. À travers ces élections européennes, ils espèrent ressusciter une « Union Européenne » légalement morte, et lui redonner l’apparence du rétablissement de la légalité que la souveraineté populaire a brisée. Le refus citoyen de ce simulacre électoral mettra d’autant mieux en échec cette manœuvre que l’abstention populaire et militante sera massive, comme ce fut le cas en 2004.

Alors que la colère monte dans le peuple et tend à se généraliser, que le mouvement social est en essor, ces élections constituent, encore, une diversion à la seule issue qui vaille : l’offensive de la Résistance sociale, républicaine, patriotique et civique. Une fois détruit définitivement le carcan de l’Europe fédérale, en Europe et dans le monde, les peuples et les nations libres, souverains et égaux pourront construire de nouvelles coopérations débarrassées de toute hégémonie.

Dans ce contexte, le peuple de France peut et doit confirmer son rejet franc et massif de cette Europe dictatoriale en refusant cette parodie démocratique ! Oui, l’abstention des républicains, des progressistes et des patriotes va compter !

APPEL DU 9 mai 2009

Élections européennes - 7 juin 2009

Abstention citoyenne ! Boycott militant ! Confirmons notre rejet populaire de l’Europe supranationale, vassalisée, néolibérale, antisociale et atlantiste !

Signataires :

NB : Il est possible de signer cet appel directement, en répondant sur son forum ci-après ou par courriel adressé à info@comite-valmy.org

Les organisations citées comme la plupart des signataires de ce texte sont rassemblées dans l’Arc Républicain de Progrès.

Daniel Antonini - secrétaire international du PRCF

Jean François Autier - ancien cheminot, communiste

Marcel et Thérèse Baratte républicains, gaullistes, Comité Valmy

Claude Beaulieu - président du Comité Valmy

Gérard Bellebeau - républicain Comité Valmy

Geneviève Blache - Résistance et renouveau gaulliste

Armand Boileau - communiste , fils de fusillé par les nazis .

Frédérik Brandi - républicain, membre du Comité Valmy

Serge Cattet - syndicaliste Comité Valmy

Alain Chancogne - Militant du Communisme.Ex adhérent dirigeant et élu du PCF.33

Christophe Chastanet - Gaulliste

Robert Clavijo - écologiste

Bernard Colovray, - ouvrier du Livre, syndicaliste

Michel Connangle - communiste

Alain Corvez - Résistance et renouveau gaulliste

Thierry Delbos - gaulliste

Aurélien Djament - chercheur au CNRS

Alexandre Dorna - républicain, universitaire, Comité Valmy

Georges Gastaud - philosophe, secrétaire du Pôle de Renaissance Communiste en France

Claude Gaucherand

Marc -Olivier Gavois - professeur d’histoire-géographie, PRCF

Paul Génestie - communiste, Comité Valmy

Charles Gilbert - enseignant de philosophie retraité

Yvon Grinda - co-fondateur du Comité Valmy, chevènementiste

John Groleau - républicain, Comité Valmy

Jean Pierre Hemmen - dirigeant du PRCF, fils d’un commandant FTPF fusillé par les nazis

Vincent Flament - rédacteur en chef d’Initiative Communiste

Dr Jacques Lacaze - militant syndicaliste, conseiller municipal de Liévin

Annie Lacroix-Riz, - historienne, Paris VII, militante du PRCF

Léon Landini - ancien FTP de la Main d’œuvre Immigrée, officier de la Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, président délégué du PRCF

Philippe Lecreux - gaulliste, Comité Valmy

André Le Floch - vétéran du PCF

Armand Legay - ancien militant communiste, Comité Valmy

Jean Lévy - syndicaliste CGT Comité Valmy

Pierre Lévy - journaliste responsable de BRN

Antoine Manessis - dirigeant du PRCF

Monique Nivet Douai -PRCF 59

Jacky Omer - ex secrétaire général CGT des cheminots d’Ivry sur Seine, responsable fédéral, militant associatif et sportif

Gaston Pellet - miltant gardois du non à la constitution européenne

Michel Peyret - ancien Député communiste de la nation Gironde

Bernadette PIFFRE citoyenne

Marie-Claude Piris - militante laïque et républicaine Comité Valmy

Serge Portejoie - communiste, Comité Valmy

Pierre Pranchère, - ancien Franc-Tireur et Partisan, ancien membre du CC du PCF, député honoraire de la nation, ancien eurodéputé, dirigeant du PRCF

Aline Quéant, militante associative, petite-fille de l’écrivain et Résistant Jean Prévost.

Jean Claude Ramos - ancien député PS de la nation Comité Valmy

Christian Reinkingen - militant Cgt, retraité SNCF

Marie RIBBENS militante PRCF 59500 DOUAI Retraitée de la fonction publique Contrôleur du travail

Bernard Robinet - ancien maire adjoint communiste du Havre Comité Valmy

Albert Salon, - ancien Ambassadeur, gaulliste

Gérard Schmitz - ancien résistant, communiste, Comité Valmy

Nicolas Terver - gaulliste Comité Valmy

Claude-Emile Tourné - médecin, Renaissance communiste 66

Danielle Tronche - employée de la Fonction Publique, (secrétaire administrative et technique de la fédération du PCF de la gironde de 1976 à 2001).

Isabelle Voltaire - syndicaliste, militante laïque et républicaine, Comité Valmy

Luc WAJS - président d’association de tourisme social, militant syndical, responsable PRCF 13

"L'abstention" et le PCF Quand le PCF appelait à "l'abstention active"..

"L'abstention" et le PCF

Quand le PCF appelait à "l'abstention active"...

A propos de l'abstention que certains militants du PCF considèrent contre contre-nature pour des communistes (acceptant exclusivement celle de 1969 à savoir le blanc bonnet- bonnet blanc de Jacques Duclos), je rappelerai un moment curieusement occulté de la vie politique récente, à savoir le référendum sur le quinquennat présidentiel du 24 septembre 2000. En pleine période glorieuse de la "gauche plurielle", le PCF (dont des dirigeants encore en place aujourd'hui) appelait à "l'abstention active" refusant ainsi de s'opposer au renforcement de la présidentialisation de la Vème république. Pour ma part, avec mes camarades "Rouges vifs", nous militions pour voter "franchement NON": étions-nous clairvoyant ? je le pense quand on voit ce que donne la présidence Sarkozy et les législatives se déroulant immédiatement après les présidentielles . Que ceux qui aujourd'hui accusent les "Rouges vifs" d'irresponsabilité parce qu'ils appellent au "refus de vote" se souviennent de ce épisode politique...où une fois de plus la direction du PCF s'est positionnée sur une base électoraliste pour ne pas fâcher le "camarade" Jospin, premier ministre du moment.


TEXTE
repris de
EL DIABLO

jeudi 28 mai 2009

LE REFUS DE VOTE revendiqué des Rouges Vifs d'Ile-de-France

Le "refus de vote" s'étend, jour après jour

Elections européennes du 7 juin
LE REFUS DE VOTE
revendiqué
des
Rouges Vifs d'Ile-de-France

Un acte de lutte, un geste de résistance !



La « concurrence libre et non faussée », en interdisant toute possibilité d'intervention des Etats, met en rivalité non des produits, mais des systèmes sociaux. Elle pousse les salaires et la protection sociale à la baisse, crée le chômage massif dans certains pays, la surexploitation dans d'autres, la pauvreté partout. Dans un seul but : augmenter les profits pour le capital aux dépens du travail. C'est le résultat du principe de liberté de circulation des capitaux.

L'intégration européenne est l'instrument développé par les capitalistes continentaux pour imbriquer les capitaux au niveau mondial, choix imposé depuis les USA. Objectif : imposer aux peuples de l'extérieur ce qu'aucun d'eux n'aurait accepté de son propre gouvernement.

La crise confirme la nocivité du dispositif. L'interdépendance des capitaux l'a étendue au monde entier en un temps record. Ses ravages pour les peuples se font durement sentir et cela ne peut qu'empirer dans le cadre actuel.

L'appartenance à l'UE, et surtout à la zone Euro, est un facteur aggravant de la crise.

La mise place d'une monnaie unique forte, l'Euro, nous a été présentée comme facteur de prospérité. C'est une manipulation ! Avec ce système, le capital peut produire là où la monnaie est faible pour vendre là où elle est forte. C'est un aspect essentiel, rarement évoqué, des délocalisations.

Dans un contexte de crise, la concurrence entre les monnaies s'aggrave. Aujourd'hui, presque tous les pays qui en ont gardé le contrôle d'une monnaie nationale poussent, logiquement, la leur à la baisse. Il ne s'agit pas seulement des USA, de la Chine et du Japon, mais aussi de pays membres de l'UE. Car l'Euro n'est pas la monnaie de l'Union, contrairement à ce qu'on essaie de nous faire croire : près de la moitié des pays membres, dont le Royaume-Uni, la Pologne, la République tchèque... ont gardé leur monnaie nationale et la font baisser. Ceux qui ont adopté l'Euro, échappant à tout contrôle gouvernemental ou parlementaire, sont donc encore plus fortement désavantagés qu'avant la crise.

D'autre part, l'UE ôte aux gouvernements nationaux toute possibilité réelle d'intervention. Les gesticulations de Sarkozy, les contre propositions tout aussi ridicules du PS, n'y font rien : l'État ne peut intervenir efficacement dans l'économie sans violer les traités. Il ne peut non plus être question de politique douanière. Alors que d'autres pays s'affranchissent marginalement et provisoirement de certains dogmes libéraux pour limiter les dégâts, l'appartenance de l'UE condamne la France à s'enfoncer toujours plus.

La solution : combattre le capital, donc rompre avec l'UE.

C'est le capitalisme qui crée la crise. Pour en sortir, il faut limiter le poids du capital sur l'économie et, à terme, l'abolir. Cela implique trois choses :

1) Augmenter les salaires. Pour réduire les difficultés des salariés, pour limiter la part des profits, pour réduire l'exploitation.

2) Augmenter la part socialisée des salaires, faussement appelée « charges ». Pour financer la sécurité sociale, les retraites et les indemnités chômage, qui ont prouvé leur efficacité car échappant totalement à la spéculation du capital.

3) Développer le secteur public et nationalisé. Pour faire reculer le poids du capital dans l'économie, pour répondre aux besoins vitaux de la population. Plutôt que de renflouer les banques, entretenant la spéculation, la collectivité et ses institutions doivent se substituer au capital défaillant pour produire.

Rien de tout cela n'est possible dans le cadre de l'UE, lié à celui du libre échangisme mondial : toute tentative d'augmentation, ou même seulement de maintien, des salaires conduira à des délocalisations, à l'extérieur ou à l'intérieur de l'Union. C'est donc avec ce cadre qu'il faut en finir, dans l'intérêt des peuples auxquels il a été imposé.

Dans ce contexte, les élections européennes du 7 juin
sont une imposture.

Les organisations politiques de tous bords ont bien compris que le peuple français identifiait l'UE comme la cause de l'essentiel de tous ses maux. C'est pourquoi ils se présentent tous à nous en expliquant qu'il faut « changer l'Europe », alors que de l'UMP au PS ont élaboré et ratifié ensemble tous les traités, comme le traité de Lisbonne qui bafoue notre vote du 29 mai 2005. Aucune des listes en présence n'envisage de rompre avec l'UE. Toutes insistent sur l'importance du « parlement » européen comme composante la plus démocratique de ses institutions, prétendant que les peuples pourraient s'y faire entendre.

C'est un mensonge, commun à tous les candidats, qui porte la négation de ce qu'est véritablement la démocratie, le gouvernement par et pour le peuple. Ce n'est pas parce que les dominants posent des urnes et invitent les citoyens à les remplir qu'il y a démocratie. C'est ce que font les occupants américains dans les pays qu'ils ont bombardés et envahis, en Irak, en Afghanistan, pour faire élire des gouvernements fantoches à leur service qui ont la même légitimité que le parlement européen.

On nous convoque pour élire de prétendus députés, après un débat sur des clivages politiciens nationaux. Une fois élus, ils iront siéger avec d'autres de 27 pays à l'issue de débats totalement différents. Et comme lors des mandatures précédentes, ceux qui, dans leurs pays, jouent à être la droite et la gauche, tour à tour la majorité et l'opposition, se retrouvent ensemble, à Bruxelles et à Strasbourg, loin du regard de leurs électeurs pour voter à des majorités écrasantes ce que veulent les gouvernements et la commission, ce dont les peuples ne voudraient pas s'ils étaient consultés. Dire qu'on démocratise l'UE en renforçant les pouvoirs de ce « parlement » est une manière particulièrement grossière de se moquer du monde.

L'UE n'est pas réformable. Ce ne sont pas les modes d'élection et de fonctionnement du « parlement » qui sont en cause, mais l'idée même qu'il puisse y avoir un parlement européen, une démocratie européenne. On ne peut envisager de démocratie que dans un espace de débat commun, et reconnu. Les nations historiquement constituées offrent cet espace. Il ne peut en exister au niveau européen, ne serait ce que pour des raisons de langues. Des nations souveraines, gouvernées démocratiquement, sont les seuls cadres adaptés aujourd'hui pour coopérer véritablement dans un intérêt mutuel. Un « parlement » supra national, coincé dans des institutions voulues par le capital, ne peut que bafouer les intérêts de tous les peuples qu'il prétend représenter.


Il ne peut y avoir d'Europe démocratique et donc sociale.
C'est pourquoi le capital a lancé il y a soixante ans, et constamment soutenu, le mot d'ordre de construction européenne. Parce qu'il y a incompatibilité entre le capitalisme et la démocratie, le capital a eu besoin de créer et de développer un espace de décision échappant au débat démocratique. Le cynisme est à son comble quand il est prétendu, à chaque traité dépossédant davantage les peuples, augmenter les pouvoirs de ce pseudo parlement.

Dans le contexte actuel, nous demander de voter pour élire un tel « parlement » est une insulte.

Le 29 janvier, le 19 mars, le 1er mai, nous avons été des millions en grève et dans la rue pour exiger la rupture avec les politiques qui ont conduit à la crise. Nous nous trouvons face à un gouvernement décidé à persévérer, contre la volonté du peuple, à appliquer la politique du capital, en prenant appui sur les « contraintes européennes », qui ont été créées pour cela.


Quand ce gouvernement, et sa prétendue opposition, nous invitent à aller voter pour conforter ces institutions antidémocratiques, la seule réponse juste est le refus de vote.

C'est au taux d'abstention
qu'on mesurera le 7 juin au soir
le rejet de la soumission au capital par les peuples prisonniers de l'UE, pas au score des listes prétendant vouloir changer l'Europe de l'intérieur.

Qui se souvient du résultat des élections précédentes, en 2004 ? Il n'avait rien changé. En revanche, le taux d'abstention massif dans tous les pays avait marqué. 57 % en France, à comparer avec les 70 % de participation un an plus tard qui a vu la victoire éclatante de notre NON. Ou encore dans les pays d'Europe centrale (78 % en Pologne) venant d'adhérer, faisant voler en éclat le mensonge de leur enthousiasme pour l' « Europe » et montrant que, comme nous, ils la subissaient malgré eux.

Quand le suffrage universel est à ce point truqué, bafoué, parodié, c'est l'abstention qui devient un devoir civique. C'est cet attachement au suffrage universel véritable qui nous pousse à lancer cet appel à refuser de donner une caution populaire à une consultation visant à désigner des représentants pour un parlement institué justement pour contrecarrer et mépriser ce suffrage universel dans les cadres nationaux.


C'est par un refus massif de voter que le peuple peut exprimer le 7 juin
son rejet d'institutions qui, quoi qu'il vote, n'agiront que pour aggraver la crise et faire payer sa facture aux travailleurs. C'est ce refus qui prolongera nos luttes et annoncera l'insurrection du pays réel contre l'Europe légale et affirmera notre détermination à combattre pour une véritable démocratie.

"Rouges vifs" Ile-de-France
Mai 2009



texte repris par
EL DIABLO transmis par "canempechepasnicolas"

SOLIDARITE ENTIERE DU P.R.C.F. AVEC CHARLES HOAREAU

Un appel à l'unité des communistes

SOLIDARITE ENTIERE DU P.R.C.F. AVEC CHARLES HOAREAU

dirigeant CGT mis en garde à vue à Marseille pour son action syndicale légitime aux côtés des travailleurs

APPEL A L'UNITE DES COMMUNISTES CONTRE LA FASCISATION DU REGIME

Dès qu'il a connu l'arrestation et la mise en garde à vue à Marseille de Charles Hoareau, dirigeant CGT et figure de la lutte des travailleurs privés d'emploi, le PRCF a personnellement signifié à Charles, par l'entremise de Georges Gastaud, secrétaire national, sa totale solidarité face à cette déclaration de guerre de l'Etat policier sarkozyste et patronal au mouvement syndical ouvrier de classe.

Il est évident que la fascisation de notre pays est en train de franchir un cap. Il ne suffit plus à l'Etat UMP, fidèle exécutant du MEDEF, de l'U.E. et du capitalisme international, de réduire le droit de grève des cheminots et des enseignants, d'incriminer des citoyens pour délit d'outrage au chef de l'Etat, de renforcer tous azimuts l'appareil répressif de classe (fusion de la DST et des RG pour surveiller le mouvement social, entraînement de l'armée à la contre-guérilla urbaine, etc.), il ne suffit plus à l'U.E. et à l'UMP d'appeler à criminaliser le communisme tout en réhabilitant la colonisation, le pouvoir sarkozyste engage directement la persécution contre les syndicalistes de lutte de classe ainsi que les étudiants les plus combatifs, contre lesquels Pécresse et Darcos appellent à la répression. Rappelons qu'il y a à peine quelque jours, sans réaction digne de ce nom des confédérations (CGT incluse), le pouvoir avait fait embastiller 74 syndicalistes EDF-GDF, du jamais vu depuis les années 40.

La responsabilité par défaut de la fausse gauche est patente : ni le PS, ni le PCF, ni le NPA n'ont le courage d'appeler un chat un chat et de dénoncer la nature fascisante de ce régime, qui a eu l'audace de convoquer à Vichy une réunion pan-européenne des ministres en charge de l'immigration.

Quant aux états-majors syndicaux ils continuent de ronronner et de proposer un calendrier de luttes sciemment démobilisateur, ils continuent de palabrer dans de pseudo-"négociations" avec ce régime dangereux et infréquentable pour des syndicalistes décents, attachés aux libertés syndicales élémentaires, alors même qu'on met en garde à vue un dirigeant national de la CGT.

Le PRCF n'en appelle que plus fortement l'ensemble des organisations qui se réclament du communisme à se rencontrer rapidement pour décider de mesures d'action. La division ne peut que faciliter le durcissement en cours du pouvoir contre les communistes, les cégétistes de classe et contre tout le mouvement populaire à un moment où Sarkozy s'imagine (à tort) en avoir fini avec le mouvement étudiant, mais où le mécontentement et la combativité restent forts et progressent partout, des salariés du public et du privé aux agriculteurs en passant par la jeunesse.

Oui la classe ouvrière et la jeunesse ont besoin d'entendre maintenant une parole communiste unitaire pour les appeler au combat de classe, tous ensemble et en même temps, Sarko-MEDEF et son Union Européenne de malheur et pour défendre les syndicalistes et communistes harcelés par le pouvoir.

Rencontrons-nous, camarades, pour combattre ensemble la criminalisation du communisme et du syndicalisme de lutte de classe en France et en Europe.

Rencontrons-nous pour réagir immédiatement et tous ensemble à la moindre atteinte aux libertés frappant un militant syndical ou un communiste.

Rencontrons-nous pour exiger ensemble la sortie de l'U.E., cette prison des peuples !
Rencontrons-nous pour dire clairement aux masses ce qu'est le régime UMP et pour dénoncer la fausse gauche qui feint de s'opposer mais accompagne en réalité la fascisation du pays.
Et dans l'immédiat, agissons ensemble pour la levée des poursuites contre Charles Hoareau qui n'a fait que son devoir de défense des salariés en lutte contre un patronat cupide et sans scrupule.

Le Pôle de Renaissance Communiste en France - le 21 mai 2009

Quand le M'PEP se mord la queue...

Quand le M'PEP se mord la queue...

« Deux semaines pour faire gagner le Front de Gauche »



tel est l’appel lancé par le M’PEP.

Que ce mouvement, qui se veut « d’Education populaire », se fasse le rabatteur d’une liste aux élections européennes, celle du ‘Front de Gauche’ (PCF-PG) en l’occurrence, cela regarde ses promoteurs.

Ce qui intéresse le citoyen, censé « être éduqué », c’est de connaître les raisons qui motivent ce choix.



Le M’PEP écrit :



Le lien entre les luttes sociales en cours et les élections européennes du 7 juin est loin d’être établi. On a pu l’observer lors des manifestations du 1er mai qui n’ont porté aucune véritable exigence politique, comme si la proximité des élections européennes n’avait aucune signification.

Les manifestations du 1er mai 2009 étaient, par exemple, très différentes des manifestations du 1er mai 2002 qui se tenaient entre les deux tours de l’élection présidentielle et qui avaient vu s’exprimer avec force la jeunesse contre Le Pen puisque ce dernier était présent au deuxième tour contre Chirac. Une fraction significative de la jeunesse avait fait irruption dans les défilés syndicaux pour leur donner une nette signification politique. Nul phénomène de la sorte ne s’est produit le 1er mai 2009.

La gauche reste dans un vide de perspective politique que le Front de Gauche est encore très loin de remplir. D’autant que l’échéance européenne n’est pas vécue, à juste titre, comme pouvant résoudre les problèmes.



C’est exact : aucun lien n’est établi entre les luttes sociales en cours et l’Union européenne, les objectifs de celle-ci, les raisons de son existence, et partant, avec les élections du 7 juin.

Le M’PEP regrette, en conséquence, que le 1er mai n’ait pas été l’occasion de placer les élections européennes au centre de la manifestation.

Nous pourrions partager ce point de vue, mais pas dans le sens souhaité par l’organisation d’Education populaire. Celle-ci ne cache pas sa déception : pour elle, il aurait fallu mobiliser, les jeunes en particulier, en faveur de la liste PCF-PG, en clair, « pour l’Europe sociale ».

Pour écarter toute ambiguïté dans ses propos, le P’PEP fait référence au 1er mai 2002, transformé en rassemblement en faveur d’un vote « pour Chirac » pour éviter Le Pen. Autrement dit de voter « pour le moins pire ».

Le parallèle est frappant : il y sept ans, il n’y avait aucune possibilité de voir élire le chef du Front National au second tour. Les chiffres du scrutin du premier tour étaient sans équivoque à cet égard. C’est pourquoi une immense arnaque politique, à laquelle a participé tout l’arc-en-ciel politique (de la LCR au RPR, en passant par le PCF et les socialistes), a permis de plébisciter le candidat de droite, qui sera élu avec une majorité de voix de gauche !



Aujourd’hui, on voudrait encore entraîner les salariés et toutes les couches populaires dans un vote contraire à leurs intérêts. Les bulletins qui se porteront sur des listes se réclamant de l’Europe sociale et de « l’anticapitalisme » s’ajouteront à, toutes celles qui se revendiquent de l’Europe, telle qu’elle est. Car, au bout du compte, les voix PCF-PG, NPA et LO seront décomptées comme des bulletins « pour l’Europe », face aux abstentionnistes, seule force considérée comme hostile à la construction européenne, à l’Union européenne.

C’est si vrai que le M’PEP reconnaît que :



Encourager les électeurs à voter pour telle ou telle liste au motif que l’action de leurs candidats, s’ils sont élus députés, pourrait changer les politiques européennes n’est pas exact et constitue une grave erreur.

Mais alors, à quoi bon voter, pourraient alors se demander les électeurs, car quelle que soit la majorité au Parlement européen, ce seront toujours les mêmes politiques ? (…)

Ce sont les jeunes et les classes populaires, c’est-à-dire l’électorat de gauche, qui rejette le plus cette « construction » européenne. C’est pourquoi l’hypothèse de la « sortie » de l’Union européenne (et non de l’Europe !) fait aujourd’hui l’objet des mêmes fantasmes parmi les élites dirigeantes que le « non » au traité constitutionnel européen au début de la campagne du référendum de 2005 ! Le débat sur ce thème reste interdit, C’est un tabou ! (…)

Il est fondamental que le Front de Gauche ait montré que les traités européens sont « incompatibles avec une politique de gauche ». Mais la suite reste floue. On ne peut en rester aux hypothèses de la révision des traités ou avec celles d’une « constituante » européenne qui apparaissent totalement extravagantes.

Il faut se rappeler que le traité de l’Union européenne contient un protocole qui stipule que le « marché intérieur tel qu’il est défini à l’article 3 comprend un système garantissant que la concurrence est libre et non faussée ». Le traité de Lisbonne (qui n’est pas encore ratifié) organise de manière méthodique la soumission de tous les instruments d’intervention publique aux principes du marché. C’est le cas de la politique budgétaire et monétaire qui doit être « conduite conformément au respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace des ressources » (…)

Quand le Parti socialiste affirme que pour « réorienter l’Europe, il faut d’abord envoyer au Parlement de Strasbourg une majorité de députés de gauche », il ment aux électeurs.

Dans ces conditions, pourquoi le M’PEP incite à voter La cohérence ne conduirait-elle pas à appeler à l’abstention ?

Le M’PEP, dont l’objectif est de mobiliser en faveur des listes du « Front de Gauche » (PCF-PG), refuse cette option. Et de s’en expliquer :

Le Front de Gauche doit dire clairement ce qu’un gouvernement de gauche devrait faire vis-à-vis de l’Union européenne pour mener une politique de gauche, tout de suite, sans attendre une modification des traités ou une « constituante européenne », ce qui risquerait de prendre des années, voire des décennies !

Un tel programme est incompatible avec le maintien de la France dans l’Union européenne. L’organisation d’Education populaire n’en fait pas mystère. Alors, pourquoi « tourner autour du pot » et ne pas se ranger directement dans le camp des partisans du retrait de notre pays de l’UE ? Les perspectives seraient alors éclaircies, surtout quand on sait que les dirigeants du PCF se proclament « proeuropéens ». *

Appeler, dans ces conditions, à voter pour ses candidats, relève d’une incohérence politique ou de manœuvres politiciennes, peu « éducatives » pour le peuple.
article paru dans "canempechepasnicolas"

jeudi 21 mai 2009

ELOGE DU COMMUNISME

ELOGE DU COMMUNISME

Il est raisonnable. Chacun le comprend. Il est facile.
Si tu n'es pas un exploiteur, tu peux le comprendre.
Il est bon pour toi? Renseigne toi sur lui.
Les ignorants disent qu'IL est ignorant
Et ceux qui sont sales qu'IL est sale
Il est contre la saleté et l'ignorance.
Les exploiteurs l'appellent un crime,
Mais nous le savons :
Il est la fin des crimes,
Il n'est pas une folie, mais
La fin de la folie.
Il n'est pas le mystère
Mais la solution.
Il est le simple
Qui est difficile à faire

Bertolt Brecht - 1932.

Solidarité avec Charles Hoareau !

Solidarité avec Charles Hoareau !




Charles Hoareau, responsable syndical CGT dans les Bouches du Rhône, a été placé en garde à vue mardi 19 au matin. Convoqué au commissariat de Noailles à Marseille, sur plainte de la direction d’ADOMA, Charles Hoareau a été arrêté pour son action syndicale au côté des salariés de cette entreprise en lutte sans salaire ni allocation depuis novembre dernier. C’est une action collective visant à obtenir l’application des décisions de justice en faveur des salariés d’ADOMA, qui est à l’origine de la convocation de Charles.




Te voilà embastillé, Charles, pour le combat de légitime défense que tu mènes en solidarité de ceux qui sont victimes de violence sociale par un patronat qui empoche profit, cadeaux fiscaux, mais multiplie les licenciements et les délocalisations en saccageant un pays tout entier que les travailleurs ont construit de leur main.




En tout état de cause, alors que les luttes continuent de se développer dans de nombreux secteurs face à la crise et à la politique anti-sociale du gouvernement aux ordres du Medef et de l'UE, celui-ci a bien choisi d'accompagner la répression patronale des travailleurs en lutte, qu'il s'agisse des étudiants bloqueurs matraqués, des ouvriers de nombreux sites industriels confrontés aux vigiles du patronat, aux CRS et aux poursuites judiciaires, des syndicalistes d'EDF et GDF ou aujourd'hui de Charles Hoareau.




Contre ce pouvoir décidé à passer en force et à criminaliser toute résistance déterminée, il est nécessaire d'affirmer haut et fort notre solidarité avec l'ensemble des militants arrêtes et traînés en justice dans tout le pays. Et de construire le « tous ensemble en même temps » créant un rapport de force de haut niveau permettant à la fois de gagner sur les revendications et de rendre impossible l'acharnement policier et judiciaire contre les travailleurs en lutte.




Un rassemblement de protestation s’était formé à l'arrivée de Charles devant le commissariat. Il s’est maintenu toute la journée. A 18 heures 30 on apprenait que Charles Hoareau était en garde à vue et passerait la nuit au commissariat.

Ce matin à 7 heures un rasssemblement plus important encore avait lieu devant le commissariat à l’appel de l’Union départementale CGT. Les manifestants, qui ont bloqué le carrefour, dénonçaient les tentatives d’intimidations à l’égard de ceux qui agissent légitimement pour la défense des travailleurs.

"Liberté pour Charles Hoareau", pouvait-on lire sur les tracts, "liberté et justice pour les Caterpilars, pour les Conti, pour les agents EDF et GDF, pour les salariés qui défendent la réparation navale".

On apprenait vers 9 heures que tous les témoins entendus avaient confirmé : Charles n’a commis aucun délit et son intervention n’avait pour but que d’éviter une confrontation entre les salariés d’ADOMA et leurs employeurs. On attend la décision du procureur.

Pôle de Renaissance Communiste en France

Pôle de Renaissance Communiste en France
www.prcf.fr
Le POLE de RENAISSANCE COMMUNISTE en France, solidaire des producteurs laitiers
Sous la pression des industriels de l'agroalimentaire, qui répercutent les diktats financiers des grandes surfaces sur les
producteurs laitiers au lieu de résister à Carrefour, Auchan, etc., les producteurs de lait petits et moyens sont dans une
situation insupportable. Le prix du lait s'écroule, les revenus des producteurs reculent lourdement, des PME sont menacés de
faillite... mais les banques, qui souvent ne font qu'un avec les actionnaires des grandes surfaces, ne diminuent pas pour autant
leurs agios, bien qu’officiellement des milliards d’euros d’argent public leur aient été avancés dans ce but ; bien au contraire,
elles prennent à la gorge les petits et moyens producteurs et s’en donnent à coeur joie à la Bourse, comme « avant ».
C'est d'autant plus lamentable que les consommateurs, pour l'essentiel les salariés, les chômeurs, les retraités et leur
famille, ne retrouvent évidemment pas la baisse du prix à la production dans le prix qu'ils payent aux grandes surfaces
en faisant leurs achats. Bien au contraire, un nombre de plus en plus grand de consommateurs salariés, dont les salaires et les
remboursements Sécu sont à la ramasse, se privent de produits frais, y compris pour leurs gosses.
Il ne faut donc pas que les producteurs laitiers et les consommateurs s'opposent entre eux, comme on essaie de le faire en
présentant les baisses de prix à la production comme résultant d'une demande des salariés. A l'inverse, les salariés doivent
savoir que l'essentiel de ce qu'ils paient en passant à la caisse des grandes surfaces finit dans le coffre-fort de leurs
grands actionnaires et que les producteurs, comme les salariés du grand commerce n'ont que des clopinettes.
Dans ces conditions, le PRCF soutient totalement les producteurs laitiers en légitime défense qui réclament
l’augmentation du prix à la production et la baisse du prix payé par les consommateurs, avec diminution des marges
énormes des grandes surfaces.
Plus fondamentalement, le PRCF propose aux producteurs laitiers, aux salariés et aux consommateurs de revendiquer
ensemble la nationalisation démocratique des banques, pour que celles-ci servent au développement économique des PME
et aux besoins des particuliers, et non à la spéculation internationale. Les banques sont à nous, nous venons de les payer trois
fois leur prix et nous constatons qu'elles ne renvoient pas l'ascenseur mais qu’elles versent d'énormes primes à leurs dirigeants
capitalistes tout en pressurant les "petits".
Au-delà, il faut radicalement remettre en cause l'Union européenne et son libre-échangisme ravageur,
structurellement constituée pour interdire toute régulation des prix à la production en mettant sans cesse les producteurs
agricoles, les pêcheurs, et indirectement, les salariés consommateurs, sous l'épée de Damoclès de la spéculation alimentaire,
des importations aberrantes, de la production étrangère hormonée, et des prix qui jouent au yoyo: ce qui est toujours mortel à
l'arrivée pour les petits et qui aboutit au contrôle direct de la production par les grands monopoles privés. Il faudra bien se
résoudre, si l'on veut sauver la France et le "produire en France" (industrie, agriculture, pêche, recherche
scientifique), à sortir de ce BROYEUR qu'est l'Union européenne supranationale et néo-libérale. Une U.E. qui a liquidé
la préférence communautaire au profit du libre échangisme instauré par l'OMC qui préside le « socialiste » français
Pascal Lamy. Les gouvernements maastrichtiens successifs ont imposé des quotas laitiers si bien que la France, jadis
exportatrice, est devenue déficitaire. Aujourd'hui sociétés transformatrices et grandes surfaces s'approvisionnent sur le
marché mondial où l'Amérique, championne du lait aux hormones, impose sa loi. La « concurrence libre et non faussée »
imposée par les Traités de Maastricht et de Lisbonne, leur permet d'empocher des super-profits sur les importations grâce à des
cours mondiaux bas et du même coup de baisser de 30% le prix imposé à nos producteurs laitiers et à leur seul détriment ! Qui
y gagne sinon une poignée de milliardaires des deux rives de l’Atlantique. Qui y perd ? Les producteurs, les consommateurs,
la nation, dont la dette extérieure se creuse !
Dans l'immédiat, le PRCF invite les producteurs laitiers à ne plus se laisser gruger par les listes de candidats aux
européennes, qui « vendent » toutes le mensonge cent fois démenti de « l’Europe sociale ». Le PRCF les invite au contraire à
menacer le pouvoir d’ABSTENTION-SANCTION aux prochaines européennes pour invalider cette Europe du grand
capital destructeur, ce grand patronat financier et industriel rapace et apatride, ce gouvernement de droite à genoux devant le
MEDEF et sourd aux revendications populaires, que ce soient celles des paysans, des salariés ou des étudiants, durement
réprimés pour leur défense de l’Université et de la recherche françaises.
Il faut aussi défendre le principe d'une augmentation générale des petits et moyens salaires, en la faisant supporter
au grand patronat, car l'écrasement des salaires et des acquis sociaux depuis des décennies au bénéfice du grand capital
constitue la racine profonde de la crise du système capitaliste qui plonge des millions d’honnêtes gens dans l’angoisse.
Travailleurs salariés, travailleurs indépendants de la ville, de la mer et de la campagne, étudiants, nous sommes la
France ! Unissons-nous contre le grand capital, contre son Europe capitaliste supranationale et contre son
gouvernement UMP qui détruisent notre pays !
pour le Pôle de Renaissance Communiste en France,
Pierre Pranchère, a. agriculteur, a. résistant FTP, a. député de Corrèze, a. député européen,
Georges Gastaud, secrétaire national, Jean-Pierre Hemmen, président du CPN, Commission luttes du PRCF.

dimanche 10 mai 2009

Abstention citoyenne ! Boycott militant ! Confirmons notre rejet populaire de l’Europe supranationale,

Élections européennes - 7 juin 2009
Abstention citoyenne ! Boycott militant ! Confirmons notre rejet populaire de l’Europe supranationale, vassalisée, néolibérale, antisociale et atlantiste!
L’Europe supranationale a été préparée pendant la guerre par les services américains et leurs agents dans la Résistance. Il s’agissait de contrer l’alliance entre les gaullistes, les communistes et d’autres républicains, au sein d’un CNR qui ouvrait des perspectives démocratiques, nationales et progressistes dont les dirigeants étatsuniens ne voulaient pas. Dès cette époque, la construction d’une Europe fédérale avait pour but de priver les nations du droit à disposer d’elles-mêmes. Il s’agissait d’ancrer l’hégémonie US sur le monde en développant un processus de vassalisation que renforcera en 1949 la création de l’OTAN.
Malgré l’opposition des communistes, du monde du travail et des forces patriotiques à cette politique, cette soumission euro-atlantique n’a jamais cessé depuis la Libération, en dehors des années où le Général de Gaulle fut à la tête de l’Etat. Quelques personnalités, telles Pierre Mendès France, furent seules capables, au niveau du pouvoir politique, de tenir compte, en dehors de ces années de France libre, de l’intérêt national en ce domaine.
Depuis cette époque, par étapes, l’État européen est construit contre les peuples auxquels il s’agit d’imposer une Europe fédérale des régions, calquée sur le modèle de l’Allemagne et exigée par dirigeants de celle-ci comme par ceux des USA. L’Union européenne est devenue une véritable prison néolibérale et antisociale, atlantiste et belliciste, dominée par la « concurrence libre et non faussée ». En France, il s’agit prioritairement, de « défaire méthodiquement le programme du CNR », de détruire le tissu démocratique, républicain et laïque du pays, de liquider un siècle de conquêtes sociales et même de s’attaquer au français que de prétendues élites euro américanisées veulent remplacer par le « tout anglais ».
Le caractère antidémocratique de la construction européenne s’est notamment manifesté par l’annulation illégitime, puisque constitutionnellement le souverain est le peuple, du Non majoritaire des Français au TCE le 29 mai 2005, par des parlementaires félons réunis en congrès à Versailles. Ce viol de la démocratie est également confirmé par le refus de l’oligarchie eurocrate de respecter le Non des Néerlandais et des Irlandais, ces derniers se voyant imposer un nouveau référendum. Il est peu probable que les Irlandais se renient. Mais quel que soit leur vote, tous les traités européens, depuis le traité de Rome de 1957, sont rendus caducs, illégaux en terme de Droit international par le Non français. Cette caducité a aussi été confirmée par le Non des Néerlandais, celui des Irlandais et par la décision anglaise de suspendre la ratification du TCE. C’est ce que veulent masquer ceux qui espèrent sauver l’État fédéral européen en construction à travers ces élections européennes.
En effet, le 7 juin 2009, l’élection des eurodéputés exprimera, nous devons en prendre conscience, une négation de la souveraineté populaire déjà exprimée. De manière masquée, les tenants de l’eurodictature voudraient amener les peuples à se renier. À travers ces élections européennes, ils espèrent ressusciter une « Union Européenne » légalement morte, et lui redonner l’apparence du rétablissement de la légalité que la souveraineté populaire a brisée. Le refus citoyen de ce simulacre électoral mettra d’autant mieux en échec cette manœuvre que l’abstention populaire et militante sera massive, comme ce fut le cas en 2004.
Alors que la colère monte dans le peuple et tend à se généraliser, que le mouvement social est en essor, ces élections constituent, encore, une diversion à la seule issue qui vaille : l’offensive de la Résistance sociale, républicaine, patriotique et civique. Une fois détruit définitivement le carcan de l’Europe fédérale, en Europe et dans le monde, les peuples et les nations libres, souverains et égaux pourront construire de nouvelles coopérations débarrassées de toute hégémonie.
Dans ce contexte, le peuple de France peut et doit confirmer son rejet franc et massif de cette Europe dictatoriale en refusant cette parodie démocratique ! Oui, l’abstention des républicains, des progressistes et des patriotes va compter !


APPEL DU 9 mai 2009
Élections européennes - 7 juin 2009
Abstention citoyenne ! Boycott militant ! Confirmons notre rejet populaire de l’Europe supranationale, vassalisée, néolibérale, antisociale et atlantiste!
Signataires :
Les organisations citées comme la plupart des signataires de ce texte sont rassemblées dans l’Arc Républicain de Progrès.
Marcel et Thérèse Baratte républicains, gaullistes, Comité Valmy

Claude Beaulieu président du Comité Valmy

Geneviève Blache Résistance et renouveau gaulliste

Frédérik Brandi républicain, membre du Comité Valmy

Serge Cattet syndicaliste Comité Valmy

Christophe Chastenet Gaulliste

Robert Clavijo écologiste

Michel Connangle communiste

Alain Corvez Résistance et renouveau gaulliste

Thierry Delbos gaulliste

Alexandre Dorna républicain, universitaire, Comité Valmy

Georges Gastaud philosophe, secrétaire du Pôle de Renaissance Communiste en France

Claude Gaucherand

Paul Génestie communiste, Comité Valmy

Jean Pierre Hemmen dirigeant du PRCF, fils de fusillé de la Résistance

Vincent Flament rédacteur en chef d’Initiative Communiste

Dr Jacques Lacaze militant syndicaliste, conseiller municipal de Liévin

Annie Lacroix-Riz, historienne, Paris VII, militante du PRCF

Léon Landini ancien FTP de la Main d’œuvre Immigrée, officier de la Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, président délégué du PRCF

Philippe Lecreux gaulliste, Comité Valmy

Armand Legay ancien militant socialiste, Comité Valmy

Jean Lévy syndicaliste CGT Comité Valmy

Pierre Lévy journaliste responsable de BRN

Antoine Manessis dirigeant du PRCF

Michel Peyret Ancien Député communiste de la nation G

Marie-Claude Piris militante laïque et républicaine Comité Valmy

Serge Portejoie communiste, Comité Valmy

Pierre Pranchère, ancien Franc-Tireur et Partisan, ancien membre du CC du PCF, député honoraire de la nation, ancien eurodéputé, dirigeant du PRCF

Jean Claude Ramos ancien député PS de la nation Comité Valmy

Bernard Robinet ancien maire adjoint communiste du Havre
Comité Valmy

Isabelle Voltaire syndicaliste, militante laïque et républicaine, Comité Valmy

Sauvons l'Ecole

publié dans : Actions parents
par Sauvons l'Ecole


Parents et enseignants
d'Orly et de Choisy le Roi ,
soutenus par la Fcpe, le Snuipp, Sud-éducation
il est urgent de défendre l'école publique !


Manifestation samedi 16 mai



Rentrée 2009/2010


dans le primaire :
-300 élèves supplémentaires dans les écoles !

Et seulement 6 classes de plus à la rentrée (1 pour 50 élèves !)

-Des centaines d'élèves ont besoin d'aides spécialisées !

L'inspecteur d'académie ferme 3 postes de réseau d'aide spécialisée (Rased) !

-Moins d'enfants de 2 et 3 ans à l'école faute de postes !

Pourtant des élèves sur liste d'attente, il y en a !


dans le secondaire :

- suppression des SEGPA

- 9 postes en moins dans le 94 en 6è et 5è (dont 1 au collège Vallès Choisy et 1 au collège Desnos Orly)

Réagissons !

Tous ensemble, exprimons notre colère : nous serons rejoints par des communaux de Choisy et d'Orly et par d'autres salariés.

vendredi 8 mai 2009

les traités sont caduc par m peyret

Même L'Huma doit reconnaître que le traité de Lisbonne est caduc : il n'existe plus .
Mais là , c'est seulement une demi-vérité et même un contrefeu : on avoue une partie de la vérité pour cacher le plus important !
Et le plus important , c'est que le traité de Lisbonne reprend , et il ne peut faire autrement , l'ensemble des traités européens depuis le traité "fondateur" de Rome . En conséquence , tous ces traités européens sont également caducs !
Et si tous les traités européens , l'Europe , l'Union européenne , ce que j'appelle l'Etat européen , sont également caducs , ils n'ont plus aucune existence , ni légitime , ni légale !
Et donc , en conséquence , le Parlement européen n'existe plus non plus !
Et , toujours en conséquence , on ne peut élire les députés d'un Parlement qui n'existe plus !
Voilà ce qu'il est est important de cacher : il s'agit par le vote des peuples européens le 7 juin de nier les votes des peuples français et hollandais en 2005 , et le vote du peuple irlandais en 2008 .
En clair , en France , on veut nous voler , on veut voler à tous ceux qui ont voté NON , notre victoire de 2005 ! Laquelle confirmait les 57% d'abstention aux précédentes élections européennes en France !
Bref , sous couvert d'un nouveau vote , il s'agit bien de violer la souveraineté des peuples , dont celle du peuple français , qui a été le premier à invalider l'ensemble des traités !

Marcel COLLET Lettre ouverte à Bernard THIBAULT, Secrétaire Général de la C.G.T.

Marcel COLLET Lettre ouverte à Bernard THIBAULT, Secrétaire Général de la C.G.T.
Les Ramayes
53440 Marcillé-La-Ville
Camarade THIBAULT, entends-tu la colère qui gronde
dans les manifs et les usines ?
Je viens d’écouter ta déclaration sur FRANCE-INTER ainsi que celle de J. C. MAILLY de
F.O. et celle de F. CHEREQUE de la CFDT. Je ne suis pas surpris, ce n’est pas la 1ère fois
que tu tiens des propos démobilisateurs qui permettent que tu ais droit aux compliments du
MEDEF et des ministres de SARKO.
Par cette lettre, je veux te faire part du grave mécontentement qu’éprouvent un grand nombre
de militants qui sont scandalisés par les conséquences du virage réformiste de notre C.G.T.
depuis quinze ans (pour la plupart des membres du Bureau Confédéral et plusieurs secrétaires
de fédérations REFORMISME est devenu synonyme de COLLABORATION). Je reviendrais
un peu plus loin sur ta déclaration de ce jour.
Hier, je participais à ma 42 ème manif du 1er mai (interdite de 1954 à 1967). C’est la 3ème qui
connaît un tel succès.
1968 – Nous étions environs 100 000 manifestants dans les rues de Paris. Le succès de cette
manif nous aida considérablement au cours des semaines suivantes pour développer les luttes
qui permirent des résultats importants.
2002 fut également un grand 1er mai dirigé contre les dangers de l’extrême droite (LE PEN en
particulier).
En conséquence (mis à part 2002) le 1er mai 2009, c’est le plus important depuis plus d’un
demi-siècle.
Hier à Laval, selon les infos de France Bleue Mayenne, nous étions près de 4000, c’est quinze
à vingt fois plus que les années précédantes (y compris en 1968 il y avait moins de 300
participants). Ce succès est le résultat de l’action unitaire mais également et surtout du
mécontentement qui touche l’ensemble des travailleurs, retraités, chômeurs, lycéens,
étudiants, etc.
Quelques mots sur des propos que tu tenais à la radio, début avril «il est souhaitable que le 1er
mai nous soyons encore plus nombreux que le 19 mars. » S’exprimer ainsi, c’est vraiment
irresponsable de penser que le 1er jour d’un long week-end on va mobiliser autant qu’un jour
de travail. C’est aussi la démonstration, à quel point les membres du Bureau Confédéral sont
coupés de la base.
Maintenant j’arrive aux déclarations de ce jour (ce matin 2mai sur France Inter) dans l’ordre
de l’émission : J. C. MAILLY, B. THIBAULT, F. CHEREQUE . Déclaration correcte du S.
G. de F.O. qui propose qu’après le succès du 1er mai, il faille organiser une grève nationale
interprofessionnelle, ensuite (j’ai vraiment l’impression qu’avec CHEREQUE, vous vous êtes
partagé le sale boulot) tu es le 2ème intervenant pour dire qu’il n’est pas possible de demander
aux travailleurs de faire grève, vu qu’ils ont de grosses difficultés financières (quel mépris
pour les salariés les plus pauvres ! ) CHEREQUE ferme le ban, en affirmant que le
gouvernement devra tenir compte de la mobilisation du 1er mai. Il n’est pas interdit de rêver,
penser que l’on peut faire reculer les requins de la finance avec deux manifs par trimestre,
c’est vraiment dans le domaine du rêve.
Je rappelle qu’en 1968, nous étions plus de neuf millions en grève avec occupations des
entreprises, quelques millions d’autres salariés n’étaient pas dans le mouvement. Beaucoup
d’entre eux nous ont rejoint dans les luttes dans les années suivantes parmi les grévistes, des
millions étaient payés au SMIC, quelquefois moins, notamment les jeunes qui subissaient un
abattement et les salariés de l’agriculture.
Dans la ville où je travaillais, Argenteuil dans le Val d’Oise, sur environ 10 000 grévistes, de
nombreux smicards notamment les femmes et les immigrés étaient très engagés dans le
mouvement. Sur les fiches de paie du mois de juin, un bon en avant, 35 % de plus pour le
SMIC et 55 % sur le SMAG (Salaire Minimum Agricole Garanti). L’action commune des
O. S. avec les ouvriers qualifiés, les employés, les techniciens et une partie des cadres avait
été positive pour tous.
Deux exemples récents démontrent que les travailleurs les plus pauvres n’hésitent pas à
s’engager dans l’action, nos camarades de Guadeloupe et de Martinique, encore plus mal
payés qu’en métropole se sont engagés dans une lutte difficile et ils ont imposé les résultats
que l’on connaît (44 jours de grève en Guadeloupe)
Depuis un an, les sans papiers ont aussi démontré que des travailleurs mal payés et pauvres
peuvent faire reculer le patronat et le gouvernement, il est vrai qu’ils ont le soutien de
nombreux militants de la base, si bien que le Bureau Confédéral a du prendre le train en
marche et soutenir la lutte des sans papiers.
Avant de conclure, je veux ajouter quelques mots sur les dizaines de milliers de salariés qui
luttent, quelquefois depuis plusieurs mois, notamment dans la métallurgie, la chimie,
l’enseignement, l’EDF, la santé, la Poste, etc. J’ai une pensée particulière pour les camarades
de l’EDF (ERDF) qui vont recevoir pour le mois d’avril des fiches de paie amputé de 40 à 60
%. Je pense aussi aux enseignants qui depuis cinq ans ont perdu la valeur de plusieurs
semaines de salaires sans obtenir des résultats suffisants. Les directions confédérales portent
une partie de la responsabilité de cette situation, jusqu’à présent elles n’ont pas pris les
dispositions nécessaires pour réaliser le TOUS ENSEMBLE, EN MEME TEMPS.
En 1968, dans un contexte, avec des points communs avec celui que nous connaissons en
2009, la C.G.T. n’a pas appelé à la grève générale mais nous avons distribué des millions de
tracts appelant à la généralisation des grèves, le résultat fut concluant.
Il est grand temps que la direction confédérale entende cette volonté d’agir TOUS
ENSEMBLE. A de nombreuses occasions, nous avons imposé des acquis considérables,
notamment en 1953, 1968, 1995. C’est possible, dés maintenant, à condition que la C.G.T.
retrouve ses couleurs.
J’ose espérer que ces aspirations qui grandissent partout à la base seront entendues.
Marcillé, le 2 mai 2009
Marcel COLLET
Militant C.G.T.
Depuis 1955
P.S.
Depuis 1995, j’ai adressé une demi-douzaine de courrier à la Direction Confédérale, je n’ai
jamais reçu de réponse… Vu la dégradation de la situation actuelle, cette lettre sera rendue
publique.

jeudi 7 mai 2009

Nos objectifs après deux ans de "sarkozysme"

Jeudi 7 mai 2009
Nos objectifs après deux ans de "sarkozysme"

Georges Gastaud a envoyé ceci à

Réveil Communiste.



Après deux ans d'un pouvoir démesuré confinant au despotisme, le bilan de Sarkozy est catastrophique pour notre pays :



-dynamitage en chaîne des acquis sociaux (retraites, droit du travail, sécu, indemnisation du chômage) et des services publics (EdF-GdF...) hérités du gouvernement à participation communiste de la Libération ;



-poursuite des délocalisations et de la dénationalisation de notre appareil productif, notamment industriel (mais la même chose vaut pour la pêche artisanale et pour la petite et moyenne agriculture) avec explosion des déficits commerciaux français et tentative de déclasser massivement la classe ouvrière en « col bleu » ;



-creusement des inégalités et plongée des salaires petits et moyens, alors que les actionnaires et PDG milliardaires se gavent de parachutes dorés, de stock-options et que ces vampires sociaux reçoivent même des chèques de remboursement du Trésor public !



-destruction des libertés démocratiques, démontage du droit de grève, mise sous tutelle de l'audiovisuel et de la justice, mise à mal de la séparation des pouvoirs, domestication du parlement, contournement de la loi laïque de 1905 séparant les Eglises de l'Etat ; école publique mise au service du MEDEF et de la propagande européiste ; préparation de lois liberticides criminalisant le communisme... Sans parler de l« explosion des gardes à vues, des fouilles, des condamnations sans preuves pour « outrage à agent », de la multiplication des détentions arbitraires et des « peines-planchers » qui font déborder les prisons, le tout pour aboutir, non pas à « plus de sécurité », mais à une nouvelle augmentation des vols avec violence ! ».



-casse de la souveraineté nationale de la France et notamment, viol du Non populaire de mai 2005 à l'euro-constitution par l'adoption parlementaire de sa copie conforme, le Traité de Lisbonne ; ré-intégration de la France dans le commandement de l'OTAN, appui affiché à l'invasion américaine de l'Irak et de l'Afghanistan, abandon de toute politique française indépendante au Proche-Orient, avec soutien systématique aux agressions sionistes contre les Palestiniens, installation d'un régiment allemand en Alsace au moment où les régiments français chargés de garder les frontières sont démantelés ; substitution tous azimuts du tout-anglais à la langue française sur injonction du grand patronat et du gouvernement ;



-xénophobie d'Etat faisant de chaque ouvrier étranger en délinquant potentiel, réhabilitation insidieuse de Vichy, ville dans laquelle Hortefeux a tenu une réunion des ministres européens en charge de l'immigration;



Bref, la « sarko-rupture » c'est la désintégration de la France républicaine dans une jungle européenne à l'anglo-saxonne, avec en prime la fascisation des institutions : puisque notre peuple, fidèle à ses traditions frondeuses, a le culot de résister, il devra se colleter à tout propos avec l'Etat policier (580 000 gardes à vue l'an dernier dont beaucoup pour des peccadilles !).



Ce bilan sinistre ne serait pas possible si l' « opposition socialiste » faisait son boulot qui est de dénoncer les contre-réformes et la fascisation, au lieu de « demander pardon » comme Royal, ou de voter, comme Aubry, le traité de Lisbonne avec l'UMP. Il est vrai qu'à la tête de la mondialisation capitaliste se trouvent les « socialistes » Strauss-Kahn (directeur du FMI) et Lamy (directeur de l'OMC)...



Il est vrai aussi que les états-majors syndicaux alignés derrière les directions jaunies de la CFDT et de la CES ne savent plus quoi inventer pour casser l'aspiration des salariés au tous ensemble en même temps contre ce pouvoir, le plus réactionnaire que notre pays ait connu depuis soixante-dix ans !



Dans ces conditions, que faire ?



Tout d'abord, aider les syndicalistes de classe à se dégager de l'étau des états-majors syndicaux euro- et sarko -formatés pour donner une forme enfin offensive à l'affrontement de classes en cours entre, d'un côté, le peuple travailleur, et de l'autre, le MEDEF, l'UE et le pouvoir UMP.



Ensuite dénoncer la fausse alternance entre l'UMPS et l'UMPS et pour cela, commencer par refuser l'Union européenne qui détruit le pays en boycottant massivement l'élection du pseudo-parlement européen ! Nouons des liens entre les militants du mouvement ouvrier et les patriotes républicains qui veulent le progrès social, l'indépendance nationale et la coopération internationale véritable, quitte à sortir de cette prison des peuples qu'est l'UE pour construire de nouveaux traités internationaux analogues à l'ALBA, le pacte progressiste qui lie entre eux les pays progressistes d'Amérique latine.



Enfin, il faut combattre l'anticommunisme et renforcer le Pôle de Renaissance Communiste en France qui ose proposer la sortie de la France de l'UE, la dé-légitimation de ce régime indigne, le primat aux revendications populaires, le « produire en France et échanger avec le monde », l'alliance entre la classe ouvrière et les couches moyennes contre les monopoles capitalistes qui détruisent la nation.



Grâce à ses militants bénévoles, le PRCF intervient de manière de plus en plus nationale dans les luttes pour proposer une nouvelle stratégie révolutionnaire que rejette le PCF « euroconstructif ». N'ayons pas peur de nous approprier l'outil PRCF pour reconstruire dans l'action l'avant-garde communiste dont ont besoin les travailleurs et la jeunesse pour passer à l'offensive.


La commission exécutive
du
Pôle de Renaissance Communiste en France,
le 6 mai 2009



RAPPEL : le 6 mai n'est pas qu'une date noire dans notre histoire car le 6 mai 1758 naissait Maximilien Robespierre, « l'Incorruptible » fondateur de la République française.
texte repris de canempèchepasnicolas

mercredi 6 mai 2009

L'UNION EUROPEENNE EST ANTI-DEMOCRATIQUE ET ANTI-SOCIALE

L'UNION EUROPEENNE
EST
ANTI-DEMOCRATIQUE ET ANTI-SOCIALE !

Partout les gouvernements sociaux-démocrates et libéraux nous imposent le même traitement : privatisation, déréglementation, compression budgétaire, rentabilisation des services publics, fiscalité favorable aux plus riches, précarisation généralisée du monde du travail...Cette re-mondialisation capitaliste organise méthodiquement le transfert des revenus du travail vers la rémunération des revenus du capital, c'est ce qui explique la crise actuelle. En France, en 25 ans la part des salaires directs et indirects a baissé de 11% dans le P.I.B. soit 200 milliards d'euros par année qui ont été volés aux salariés auprofit du capital.


L'appauvrissement généralisé des ménages ainsi provoqué a eu pour conséquence une baisse de la consommation que le développement du crédit n'a pas réussi à endiguer. Ainsi la crise de surproduction capitaliste est devenue inévitable. C'est elle qui provoque le chômage partiel, les délocalisations et les fermetures d'entreprises. Cette crise n'est pas passagère. Elle s'installe durablement.

Face à cette crise, les bourgeoisies européennes pour dominer au niveau mondial utilisent l'outil qu'ils se sont constitué depuis 50 années, un outil politique et économique : l'UNION EUROPEENNE.

Pour devenir hégémonique et donc tirer profit de cette concurrence mondialisée, l'UE s'est donné comme objectif de créer un marché de 450 millions de consommateurs dans lequel les capitaux doivent circuler librement et sans entraves et le coût du travail être le plus bas possible. Ils sont en passe d'y arriver...

Toute l'histoire de la construction européenne est jalonnée d'étapes qui visent à détruire tous les acquis sociaux et démocratiques conquis par les luttes des générations précédentes de travailleurs :

- Le marché commun

- Le marché unique

- Les accords de Maastricht

- La monnaie unique, l'euro

- Le traité de constitution européenne

- Le traité de Lisbonne


Quand les peuples « souverains » s'y sont opposés par la voie des référendums, on les a fait voter et revoter jusqu'à ce qu'ils disent oui.
Ou alors, on a utilisé l'imposture de la voie parlementaire.

L'Union Européenne est une imposture antidémocratique, construite contre le monde du travail pour le profit des possédants. Voilà pourquoi vous aurez raison de boycotter cetteparodie de démocratie électorale pour une institution, le parlement européen, qui a été créé sans consulter aucun peuple.


Ils nous avaient promis la prospérité :
l'Euro nous a volé notre pouvoir d'achat et c'est la crise.


Ils nous avaient promis la paix :
ils font la guerre et veulent constituer une armée européenne couplée à l'OTAN qui intervient contre les peuples « rebelles » d'ici, la Yougoslavie et d'ailleurs, l'Afghanistan.


Ils nous avaient promis la démocratie :
ils ne respectent pas nos votes, le parlement européen n'a pas de réels pouvoirs et c'est la commission européenne non élue et au service des patrons européens qui décide de tout.


Est-ce logique et tenable pour notre peuple de se voir continuellement édicter des directives européennes qui s'imposent à nos lois nationales, détruisent nos emplois, ruinent l'Education et la santé et jettent dans la misère les retraités.

Ces directives ont cassé les services publics : La Poste, France télécom, EDF, GDF, Air France ont été ou seront privatisés pour ouvrir leurs marchés aux profits des capitaux privés.

Ces directives ont cassé l'agriculture en imposant par la PAC et les quotas la mort des petits paysans au profit des grands propriétaires terriens et de l'agrobusiness.

Ces directives tuent les petits pêcheurs pour favoriser les flottes des gros armateurs. Les quotas de pêche ne sont pas écologiques, ils n'existent que pour supprimer les petits bateaux et les artisans pêcheurs.

Ces directives ont cassé la sidérurgie, les mines et désindustrialisé la France.


La construction européenne s'est faite contre nous,
quittons l'Union Européenne, sortons de l'Europe du capital.


Tous les 5 ans, ils essayent de nous faire croire que nous sommes les maîtres du destin de la construction européenne. Nous sommes appelés à voter pour des députés qui siègent dans un parlement européen qui ne peut lui-même proposer des lois. C'est la commission européenne qui décide de tout. Ainsi pour donner le change, certains candidats à la députation nous disent qu'ils y vont pour avoir une tribune. En quoi ont-ils réussi à freiner la marche forcée de la construction européenne ? Quel est leur bilan ?


Des partisans du camp du Non se présentent aux élections du 7 juin et parlent de « Changer d'Europe » et veulent construire une « Europe Sociale ». Force est de constater que l'Europe sociale est irréalisable dans la nature même de l'Union Européenne. Leurs intentions sont certes louables mais irréalistes dans la cadre de la construction européenne et des différents accords qu'ils ont avec le temps acceptés.

Ils seraient mieux inspirés de participer à la construction en France d'un mouvement social libérateur, seul capable d'imposer les changements attendus par les salariés. C'est la grève générale qui arrêtera les fermetures d'usines, les délocalisations, empêchera les privatisations et imposera la renationalisation des services publics. Les ouvriers des usines en grève, Caterpillar, Faurecia, Continental, Toyota,... toujours plus nombreux de jour en jour, qui luttent pour leur survie en employant des méthodes radicales et légitimes ne demandent rien à « l'Europe », ils exigent du gouvernement français la satisfaction de leurs légitimes revendications.

L'Europe sociale est un mythe utilisé par ceux qui ont abandonné le chemin de la lutte en France et celui de l'internationalisme fraternel entre tous les peuples du monde.
Non à un monde dans lequel le bloc impérialiste européen et les USA oppriment là-bas les autres peuples et exploitent ici les travailleurs pour obtenir le profit maximum.

Lille, 1er mai 2009

Coordination Communiste 59/62

pour la reconstruction d'un parti communiste révolutionnaire

lundi 4 mai 2009

APRES LES EUROPEENNES, «RETABLISSEMENT» DE LA VIGNETTE AUTOMOBILE

APRES LES EUROPEENNES, «RETABLISSEMENT» DE LA VIGNETTE AUTOMOBILE

Lundi 27 avril 2009
La décision ne devait être rendue publique qu’après les élections européennes, afin de ne pas fragiliser les listes de l’UMP, mais c’était compter sans les indiscrétions en provenance de l’administration fiscale.

Depuis plusieurs mois, Christine Lagarde, mieux placée que quiconque pour connaître la situation réelle du pays, insistait pour que l’on instaure de nouvelles recettes. Refus systématique de Sarko, soutenu par Eric Woerth, ministre du Budget et grand trésorier de l’UMP, le chef de l’Etat ayant même confié, selon des propos rapportés par le « Canard enchaîné» : « Cette c … n’a décidément aucun sens politique! Un nouvel impôt? Et pourquoi ne pas taxer les portes et fenêtres tant qu’elle y est! »

Finalement, c’est lors d’une réunion qui a eu lieu à l’Elysée le lundi 5 mars 2009 au soir, en présence du premier ministre et des ministres concernés, que Nicolas Sarkozy a donné son feu vert à Christine Lagarde. A deux conditions; qu’il ne s’agisse pas d’un nouvel impôt mais du rétablissement d’«une taxe supprimée de façon inconsidérée par la gauche» (tel sera l’axe de communication); et qu’elle ne soit bien sûr rétablie que «pour une durée limitée» (l’air est connu), le temps que la France absorbe la crise mondiale.



Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, qui était présent, a obtenu que les « véhicules propres » en soient exemptés, sous réserve, et c’était une demande de Luc Chatel, le secrétaire d’Etat à l’Industrie, soucieux de ne pas affaiblir un peu plus un secteur automobile déjà très fragilisé, qu’ils aient été acquis à compter du 1er juin 2009.



La nouvelle vignette automobile entrera donc en vigueur au 1er janvier prochain, et le texte devrait (ou plutôt devait) être promulgué par décret au cours de la deuxième quinzaine de juin, une fois les européennes passées et juste avant les départs en vacances, période assez peu propice aux manifestations.

La seule bonne nouvelle est que la proposition de supprimer les départements a été définitivement enterrée par l’Elysée: la nouvelle vignette, qui sera disponible chez les débitants de tabac le 1er septembre, est départementalisée en fonction du lieu de résidence du propriétaire du véhicule, et chaque conseil général pourra décider du monument qui figurera sur le pare-brise. Mais c’est tout, les recettes fiscales, elles, iront à l’Etat.

Et l’automobiliste continuera d’être une vache à lait.

Par Bruno Larebière

dimanche 3 mai 2009

Collectif National pour un Front Syndical de Classe

Collectif National pour un Front Syndical de Classe
COMPTE-RENDU de la REUNION du FRONT SYNDICAL DE CLASSE 59/62 -
Douai, 29 avril 2009
Une réunion du Front syndical de classe s'est tenue à Douai le 29 avril en présence,
essentiellement, de militants de la métallurgie, de la santé et de l'éducation, et d'un étudiant ayant
joué un rôle important dans la bataille contre le CPE.
Tous constatent que les tenants du syndicalisme d'accompagnement, mis en difficulté par la crise,
par l'aspiration croissante au "tous ensemble en même temps" et à la grève générale, ripostent en
aggravant la répression contre les syndicalistes de lutte, tout spécialement contre l'UL légitime de
Douai. La confédération appuie de toutes ses forces la tentative scissionniste de mettre en place une
UL réformiste bis avec pour premier effet, de séparer les travailleurs du privé et du public ! Au
niveau national, la CGT confédérale remet en cause les syndicats d'entreprise et le fédéralisme pour
"nettoyer" les poches de résistance et accélérer le rapprochement avec la CFDT de Chérèque dans le
cadre de la Confédération Européenne des Syndicats (qui ne cache pas son appui total au
capitalisme et à l'Union européenne de Maastricht et de Lisbonne). Les confédérations ne font rien
notamment pour fédérer autour des secteurs en lutte et elles ABANDONNENT à la répression ou à
l'isolement les Caterpillar, les Continental, les étudiants et universitaires, les hospitaliers en lutte en
"jouant la montre" et en s'alignant sur le rythme de tortue que Chérèque imprime au mouvement,
tout en continuant à cautionner le dialogue social bidon de Sarkozy.
Mais l'élément principal de la situation reste le ras-le-bol des salariés frappés dans leur emploi,
leur pouvoir d'achat, leurs acquis, leurs services publics, et tout bonnement, par la casse du pays
tout entier par le MEDEF, Sarkozy et l'U.E. au service du capitalisme. Dans bien des endroits, les
salariés débordent leurs directions qui négocient les licenciements au lieu de défendre l'emploi et le
"produire en France".
Pour ne pas décevoir les salariés, pour contrer la manoeuvre consistant à écoeurer des camarades
pour les envoyer soit vers l'inaction soit vers la fausse radicalité gauchiste, il est urgent que le Front
syndical de classe soit beaucoup plus connu et pour cela, beaucoup plus structuré. Il ne s'agit surtout
pas de constituer un syndicat bis car cela aiderait les réformistes à "purger" davantage les syndicats
et cela détournerait de l'axe principal qui est de se battre dans les entreprises et dans nos syndicats.
Il s'agit au contraire de se donner les moyens organisationnels de mettre en place une structure
souple de réflexion et d'intervention régulière et DE MASSE auprès des syndiqués et des salariés,
de ne pas laisser dans l'isolement les camarades qui se battent, de soutenir ceux qui sont réprimés
par le patronat et, de plus en plus souvent par les états-majors d'accompagnement, de faire le lien
avec le grand héritage du syndicalisme de lutte dont la CGT et la FSU restent porteuses malgré
leurs états-majors d'accompagnement.
Les bases de principe de cette structuration sont naturellement celles qui ont fait leurs preuves et
que la CGT a abandonnées dans le but de rompre avec la FSM et d'entrer à la CES. Il faut aussi très
clairement, tout en défendant en bloc les sans-papiers et les travailleurs immigrés, et tout en
marquant notre solidarité avec nos frères de classe des DOM, prendre clairement conscience de la
dimension nationale du combat de classe : services publics, industrie nationale, acquis de 68, 45, 36,
éducation nationale, EDF, SNCF, Poste, Sécu, retraites, le MEDEF, Sarkozy et l'Europe
supranationale cassent les acquis et le pays sans faire de détail ; il faut en prendre conscience si on
veut fédérer les luttes sur du contenu et pas seulement sur des slogans. En particulier, il faut
clairement défendre l'idée d'un "produire en France" et de coopérer avec tous les pays (le contraire
de la "concurrence libre et non faussée"), sans quoi toute l'industrie de notre pays est menacée de
casse et avec elle, l'emploi industriel et l'existence même de la classe ouvrière. C'est pourquoi en
particulier le FSC 59/62 appuie l'idée lancée par la CGT de Wagon-Automotive de constituer
un équipementier national public dans l'automobile en mobilisant pour cela les crédits d'Etat
distribués sans contrôle par Sarkozy aux actionnaires des firmes automobiles.

Questions sur l'après-1er mai

Pôle de Renaissance Communiste en France
www.prcf.fr
Communiqué – 2 mai 2009
Questions sur l'après-1er mai
Les salariés ont une nouvelle fois été très nombreux dans les manifs mais ils en ont assez d'être
trimballés tous les deux mois dans des actions-alibis par le "rapace" Chérèque et par ses suiveurs de la
Confédération Européenne des Syndicats, la courroie de transmission du patronat européen qui "tient"
désormais la direction de l'ensemble des confédés françaises, CGT incluse. Alors que la base ouvrière
n'a pas oublié le combat de classe et qu'elle vit une situation de plus en plus terrible (emploi, précarité,
salaires, services publics, Sarko-MEDEF et l'UE du capitalisme détruisent TOUT notre pays !), c'est
l'ex-premier ministre Villepin qui évoque un danger de révolution et d'insurrection en France, où l'on
n'a pas oublié les traditions révolutionnaires de notre peuple malgré le lavage de cerveaux permanent !
Bien sûr les états-majors syndicaux cherchent fébrilement comment donner le change et
continuer les négo-bidon avec Fillon, lequel vient de les féliciter pour leur "esprit de responsabilité"
alors qu'il envoie les CRS aux Caterpillar, aux étudiants en lutte et aux "Faurécia" (62). Bien sûr
l'euro-"gauche" et l'euro-extrême gauche, du "Front de gauche" au NPA, ne jurent que par la
réorientation progressiste de la belle Union européenne si on leur donne quelques voix de plus pour
aller parader au "parlement" de Strasbourg, ce cache-sexe de l'eurodictature
patronale, vassale des Etats-Unis... Combien de temps ce mensonge durera-t-il encore? Combien de
temps la revendication élémentaire du droit de notre peuple à disposer de lui-même pour coopérer
avec le monde entier continuera-t-il d'être pitoyablement amalgamé au "nationalisme"
par les sociaux-nationalistes... européens?
Mais les travailleurs et la jeunesse se laisseront-ils encore longtemps amuser ? Rien n'est moins
sûr car dans les manifs, la colère contre Sarkozy atteignait AUSSI ceux qui l'aident à canaliser la colère
sur des voies de garage.
Les vrais communistes répondront-ils aux appels du PRCF à agir ensemble sans préalable, qu'ils
soient ou non encore membres du PCF, pour combattre ensemble le capitalisme et défendre la
perspective de l'indépendance nationale, du retrait de l'UE et du socialisme pour la France ?
Les vrais syndicalistes parviendront-ils à impulser ensemble la renaissance du syndicalisme de
classe, non pour affaiblir les syndicats mais pour les relancer sur une vraie ligne de masse, capable d'unir
les salariés du public et du privé dans le "tous ensemble en même temps" qui ose affronter le grand
capital et bloquer le profit capitaliste ?
Les vrais républicains parviendront-ils à secouer la tutelle de la fausse gauche en appelant
ensemble à une abstention citoyenne majoritaire pour délégitimer les élections au parlement bidon de
l'Europe supranationale et pour appeler à sortir de cette nouvelle prison des peuples ?
La réponse à chacun d'entre nous, discutons-en dans les entreprises, les quartiers et sur les
campus !
Georges Gastaud, secrétaire national - Benoit Foucambert, secrétaire de la commission luttes