lundi 27 avril 2009

Signez la « Lettre ouverte aux états majors syndicaux » !

collectif national pour un
FRONT SYNDICAL DE CLASSE
Signez la « Lettre ouverte aux états majors syndicaux » !
Déjà plus de 4000 signatures!
Le texte de la lettre et signature en ligne sur: http://tous-ensemble.dyndns.org/
C'est ainsi qu'au lieu d'expliquer que le pouvoir mène une guerre sans limite contre les
intérêts et les acquis des travailleurs, elles jugent ensemble que la politique du gouvernement est
« insuffisante » face à la crise. C'est ainsi qu'elles s'appliquent à organiser des journées d'action
séparées de plusieurs semaines sinon plusieurs mois en prenant soin de ne rien faire ni dire
entre-temps qui pourrait faire grandir la convergence des luttes, à l'image de la Fédération CGT
de la métallurgie qui refuse, malgré la demande des bases CGT du secteur, l'organisation d'une
manifestation nationale des travailleurs de l'automobile, (constructeurs, sous-traitants et
équipementiers réunis).
Au nom de l'unité au sommet, les travailleurs sont-ils contraints à marcher du même pas que
Chérèque ? En réalité, les travailleurs n'ont que faire d'une unité qui ne servirait concrètement
qu'à faire gagner du temps au gouvernement ou au Medef et à empêcher la construction d'un
rapport de force supérieur, seul capable de gagner. L'unité dont les travailleurs ont besoin, c'est
celle qui coordonnera les mobilisations locales et sectorielles au niveau national, à partir d'une plateforme
reprenant les revendications urgentes qui s'y expriment, sachant que ces revendications
posent directement la question de la rupture avec l'UE :
® interdiction des licenciements et des délocalisations, nationalisation (avec contrôle des
travailleurs et sans indemnité pour les gros actionnaires) des banques et des entreprises
destructrices d’emplois avec mise en place d’une politique nationale de
réindustrialisation du pays ;
® augmentation des salaires, SMIC à 1600 euros nets ;
® contrôle par les travailleurs des milliards donnés par le gouvernement au patronat ;
® annulation des contre-réformes euro-patronales en cours (Education Nationale, Hôpital,
Poste, SNCF, EDF…) et des privatisations ;
® sauvegarde et amélioration des acquis sociaux (sécu, retraite à 55 ans, à 50 ans pour les
travaux pénibles...) ;
® réduction des énormes dépenses militaires, retrait de l'OTAN, d'Afghanistan...
Face à l'offensive anti-sociale du pouvoir et à l'attentisme des directions syndicales, c'est à la
base, à partir de nos syndicats et des luttes dans les usines, les services, les écoles, collèges et
lycées, les hôpitaux ou les universités, à partir des réunions interprofessionnelles dans les communes
ou les départements, à partir de comités de soutien aux luttes, de coordinations articulant syndicat et
AG de grévistes, que nous pourrons imposer le « Tous ensemble en même temps » comme en
36, en 68 ou comme en Guadeloupe récemment. Seule cette lutte continue, à l’échelle de tout le
pays, pourra faire plier le pouvoir et permettre la satisfaction des revendications et des aspirations
populaires.
En renouant avec le syndicalisme de classe et de masse qui fit la grande CGT et les
acquis des travailleurs de France, salariés du privé, du public, jeunesse étudiante et lycéenne,
couches sociales étranglées par Sarkozy, le Capital et l'UE, nous aurons la force de gagner.
collectif national pour un
FRONT SYNDICAL DE CLASSE
Contacts : collectif.syndical.classe@laposte.net

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