samedi 28 mars 2009

SUR L'UNION EUROPENNE, LE PARTI DE L GAUCHE EUROPEENNE ET LE PCF

SUR L'UNION EUROPENNE,
LE PARTI DE L GAUCHE EUROPEENNE
ET LE PCF

Extrait d'une

intervention en AG
d'un communiste,
membre du PCF à PARIS 19 ème
repris du
REVEIL COMMUNISTE

Je me suis penché sur le contenu des Thèses politiques du 2e Congrès du Parti de la Gauche Européenne, tenu à la fin 2007. On peut y lire que "la vieille opposition capital/travail est désormais dépassée par les nouvelles aspirations et contradictions entre les genres, les générations, cultures, groupes ethniques et par dessus tout une nouvelle conscience de la relation d'interdépendance entre l'humanité et l'environnement".
Le PGE s'inquiète de la progression du rejet de l'intégration européenne à cause de la crise sociale et politique. Il s'inquiète que l'exclusion des peuples de la ratification du Traité de Lisbonne ne conduise à un rejet global de l'Union européenne. Le PGE se déclare en faveur d'une intégration européenne plus poussée dans l'économie, le social, la culture, l'écologie ainsi que les aspects institutionnels. Enfin il souhaite l'émergence de services publics européens en mesure de créer des synergies avec le secteur privé...
La question de la souveraineté nationale est complétement évacuée ; d'ailleurs hier au Conseil départemental, le mot n'a jamais été prononcé. Il ne faut pas dire que c'est Chevènement qui a rejeté le Front de gauche, mais qu'au contraire c'est celui-ci qui a refusé l'inclusion de la phrase "on ne fera pas l'Europe sans et à plus forte raison contre les nations qui sont le lieu privilégié de l'expression démocratique et de la solidarité".
On fait campagne en inventant des qualités du Parlement européen qui ne sont pas les siennes : ainsi, dans "Communistes" de la semaine dernière, la première phrase du premier des 27 points d'argumentation commence par "Le Parlement européen est la seule institution authentiquement démocratique car élue au suffrage universel".
Je propose que dans le cadre des dispositifs de formation du Parti, on ré-étudie Lénine, qui qualifiait ce genre de posture de "crétinisme parlementaire".
Je voudrais dire un mot aussi sur le rapport Balladur. Les élus communistes le dénoncent comme étant un moyen électoraliste pour la droite de reprendre les collectivités locales. C'est n'importe quoi ! Edouard Balladur a écrit il y a quelques années un livre intitulé "La fin de l'illusion jacobine", qui préfigurait ce qu'il a préconisé dans son rapport : la fin de la nation, sa dilution par en haut avec l'intégration européenne, et par en bas avec la décentralisation. Sa proposition de fusion des régions est parfaitement cohérente avec le projet européen, l'Europe des régions, au détriment de la nation, des départements et des communes.

Enfin, concernant la consultation d'aujourd'hui, cela fait des mois que je dénonce le fait que le CN, seul, a décidé de la stratégie aux élections le 24 octobre 2008, que le Congrès n'a fait que confirmer. Depuis 5 mois, le CN décide seul de tout : stratégie, contenu, alliances, contenu des listes. Et à deux mois du scrutin, on vient nous demander notre avis ?
J'ai l'impression qu'on se paye ma tête, et à titre personnel, mais j'invite tous les camarades à faire de même, je ne participerai pas à ce vote.

Jonathan

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