mardi 31 mars 2009

Une situation révolutionnaire en Russie ?

lundi 30 mars 2009
Une situation révolutionnaire en Russie ?
Les communistes avertissent :
la Russie vit une situation révolutionnaire face à la crise mondiale
Publié 29 mars 2009 Russie


article de Ria novosti, édition espagnole
traduite par Danielle Bleitrach
pour
http://socio13.wordpress.com/,

Le Parti communiste de Russie (PCR) a déclaré aujourd'hui que la crise économique mondiale est en train de créer dans le pays une situation révolutionnaire dont le vecteur politique peutêtre dévié vers la gauche et ila demandé à la classe ouvrière de renforcer les rangs communistes pour fortifier l'influence du parti face au gouvernement et au parlement.


"Une nouvelle situation révolutionnaire est créée. Elle mûrit à peine, mais ilest indubitable que les vents de l'histoire soufflent à nouveau dans la voilure des forces de gauche", a dit le leader du PCR Guennadi Zuganov, dans une session pleinière de l'organisation aux alentours de Moscou.

Selon Zuganov, ces derniers mois, le mécontentement de la population a augmenté considérablement à cause de la détérioration de la situation économique dans le pays avec des licenciements massifs, le renchérissement de la vie, et la dévaluation du rouble.
Après avoir reconnu la responsabilité de son parti, Zuganov a dit que la classe ouvrière est désorganisée et qu'est arrivé, le moment de consolider une grande force populaire pour défendre les intérêts des travailleurs et de paysans avec à sa tête le PCR et les syndicats indépendants.
Ila souligné que le 4 avril prochain, le PCR a lancé un jour de protestation nationale, "et après nous organiserons d'autres journées de protestation le 1 et 9 mai, pour renforcer notre pression contre le Gouvernement".
Devant l'impossibilité de l'accès aux moyens officiels d'information, Zuganov a demandé à ses camarades d'utiliser tous les ressources possibles de la propagande comme Internet, une téléphonie cellulaire et rétablir les cellules du parti dans les fabriques et les entreprises importantes.

Il a dit que les communistes devaient gagner des adhérents dans tous les groupes sociaux affectés par la crise, spécialement dans les emplois publics et les militaires ces derniers étant l'objet de licenciements massifs dans le cadre d'une réforme radicale militaire impulsée par le gouvernement .

Pendant ce temps là, les jeunes de "Russie Unie" (parti de Poutine) ont tenté, en vain, de perturber la session plénière du Comité Central du KPRF. Ils ont été repoussés par les Komsomols en quelques minutes

lundi 30 mars 2009

Collectif pour Front Syndical de Classe Déclaration de la Région Métallurgie CGT Nord/Pas de Calais.



Déclaration de la Région Métallurgie CGT Nord/Pas de Calais.


De nombreux syndicats CGT sont aujourd'hui ciblés par la confédération, les Unions départementales et fédérations pour tenter de les exclure, comme ce fût le cas pour le syndicat CGT Forclum où le tribunal a tranché en refusant l’exclusion exigée par leur fédération de la construction et la direction de l’entreprise. C’est une grande victoire pour la classe ouvrière face au patronat et au glissement réformiste de la direction confédérale CGT.

Les seuls reproches qu’ils font à ces syndicats sont d'être fidèles aux valeurs fondamentales de la CGT à savoir : bannir l'exploitation de l'homme par l'homme et la socialisation des moyens de production et d'échange.

Dans le Nord, l'Union locale de Douai, son secrétaire général sont depuis des mois l'objet d'assauts digne de ce qu’ont connu aux états unis dans les années 1920, les dirigeants des syndicats sako et venzetti ou le Makartisme dans les années 1950.

La pression, les coups portés, les menaces de mort envers sa fille qu’a subit Jacques Leclercq ne sont pas étrangers à l'attaque cardiaque foudroyante qui l'a emporté. La famille porte plainte car le harcèlement continue notamment la fille et la mère de Jacques. Espérons que la police et la justice seront aussi promptes à découvrir les responsables qui avaient assigné Jacques au tribunal, il suffit de regarder parmi les fidèles de l’UD du Nord pour trouver les coupables.

Depuis des mois, le syndicat CGT Renault Douai subit l'assaut d'une fraction de militants animés par un ancien membre du bureau fédéral de la métallurgie, surnommé dans le Douaisis le mercenaire, vous aurez bien entendu reconnu « le sieur Caré ».

Il est aujourd’hui libéré de sa tâche de secrétaire de l'institut d'histoire de la fédération de la métallurgie avec tous les moyens ; voiture, carte bleue, téléphone portable sans limite, restaurants pour soudoyer et corrompre des militants etc De plus ce dirigeant corrompu a maintenant un double emploi, puisqu'il vient d'être nommé responsable par la fédération PCF du Nord pour animer la campagne des élections Européenne.

A ce jour le syndicat CGT Renault Douai est toujours debout face à l’adversaire de classe et ceux qui l’accompagnent. Pour la direction de la Fédération de la métallurgie. C’est un échec, c’est pour cette raison que le délégué central Renault Fabien Gache et l’administrateur Audevard en collaboration avec le sieur Caré font leurs apparitions dans cette opération de purge envers le syndicat CGT Renault Douai (des tracts sont distribués dans ce sens où Fabien Gache serait le sauveur du désastre industriel et social de Renault face à la crise du capitalisme).

Ces attaques frontales contre le syndicalisme de classe sont issues de la confédération Européenne des syndicats (CES) où la direction confédérale de la CGT ne cesse de glisser sur des bases réformistes en collaborant avec le capitalisme Européen. C’est tellement vrai que le secrétaire général de la CES M. Monks déclarait devant la presse qu’il faut sauver le capitalisme, et dans la communication de la CGT, prônait pour moraliser le capitalisme.

On comprend mieux, le sens et les objectifs des violentes attaques contre les militants de classe, leurs syndicats dont la CGT Renault Douai qui tire sa légitimité par ses congrès, de ses forces organisées qui progressent malgré une campagne de propagande haineuse organisée par des dirigeants plus soucieux de la lutte des places que la lutte des classes.

C’est pour toutes ces raisons que la région métallurgie tient à porter à la connaissance de l’ensemble des militants cette situation et le besoin de soutien aux camarades de Renault Douai, de leur Union Locale et de son défunt secrétaire général J Leclercq.

La puissance du mouvement social qui grandit en France ulcère les technocrates de Bruxelles et de la CES. Ils exigent que la direction confédérale CGT fasse le ménage plus vite et plus fort, la chasse aux sorcières est organisée : en premier lieu couper les vivres en utilisant le nouveau système financier COGETIS à ceux et celles qui appellent depuis plus d’un an, au tous ensemble mais aussi l’éviction de militants investis de responsabilité ayant une expérience de classe de plus de 20 ans qui refusent d’appliquer l’orientation réformiste qui sera portée par le 49é congrès confédéral de décembre 2009.

La recomposition syndicale européenne est engagée autour de l'axe CGT/CFDT dans le cadre de leur future fusion, ils veulent que cela se fasse rapidement, c’est la ligne du secrétaire général Thibault qui a été dictée lors de la réunion du 7 janvier 2009 avec comme mot d’ordre « taper fort sur ceux qui résistent » ce qui explique le manque de soutien à toute les luttes engagées en bas, tout comme les assemblées de militants comme celle de l'auto qui demandent de l'action sans aucun écho de leur fédération.



LA CGT RESTERA-T-ELLE UNE ORGANISATION FIDELE AUX OBJECTIFS DE CLASSE DEFINIE A SA NAISSANCE EN 1895 OU VA-T-ELLE DEVENIR UN OUTIL AU SERVICE DE LA REFONDATION DU CAPITALISME ? L'ENJEU EST LA.

samedi 28 mars 2009

AVEC MARX , « BRISONS » L'ETAT EUROPEEN ! par M peyret

AVEC MARX , « BRISONS » L'ETAT EUROPEEN !







Je ne cesse de le dire : tous ceux qui veulent changer la société et le monde ne peuvent faire l'impasse d'un retour à la lecture de Marx ou de sa découverte . Et , aujourd'hui , alors que montent à nouveau les luttes populaires sur des aspects essentiels de la vie , voire de la survie ,

l'intérêt constaté par les libraires des jeunes vers l'achat des oeuvres de Marx est tout à fait significatif .




REVENIR A MARX




Revenir à Marx , c'est constater que des pans entiers de cette oeuvre , et certainement parmi les plus essentiels , n'ont connu aucune application concrète par les régimes qui se disaient , ou se voulaient , communistes . Ainsi les étatisations qui se sont substituées à la propriété privée des grands moyens de production et d'échanges ont confisqué le pouvoir induit par la propriété au profit d'un hyperétatisme castrateur de toute démocratie , de tout pouvoir réel au peuple .

Pourtant les textes de Marx de la fin avril et de mai 1871 , c'est-à-dire ses écrits pendant la Commune elle-même , sont-ils le reflet puissant de ses fortes réflexions sur l'Etat issues du vif d'une non moins forte , et même tragique expérience , de celles qui permettent de saisir jusqu'à l'essence même des phénomènes qui peuvent être masqués ou estompés dans les périodes où la lutte des classes ne prend pas ce caractère d'acuité et de transparence , un peu à la façon dont les caractéristiques profondes du capitalisme apparaissent en toute clarté dans la crise qu'il connait aujourd'hui .




LA COMMUNE , L'ANTITHESE DU POUVOIR D'ETAT




Pour Marx , la Commune est l'antithèse du pouvoir d'Etat :

« Ce pouvoir d'Etat est , en fait , la création de la bourgeoisie ; il fut l'instrument qui servit d'abord à briser le féodalisme , puis à écraser les aspirations des producteurs , de la classe ouvrière vers leur émancipation . Toutes les réactions et toutes les révolutions n'avaient servi qu'à transférer ce pouvoir organisé – cette force organisée pour maintenir en esclavage le travail – d'une main à une autre , d'une fraction des classes dominantes à une autre . Il avait été pour les classes dominantes un moyen d'asservissement et de lucre . Il avait puisé des forces nouvelles dans chaque changement nouveau . Il avait servi d'instrument pour briser tout soulèvement populaire , pour écraser les classes laborieuses après qu'elles eurent combattu et reçu l'ordre d'assurer le transfert de ce pouvoir d'un groupe de ses oppresseurs à un autre groupe . Ce ne fut donc pas une révolution contre telle ou telle forme de pouvoir d'Etat , légitimiste , constitutionnelle , républicaine ou impériale . Ce fut une révolution contre l'Etat lui-même , cet avorton surnaturel de la société : ce fut la reprise par le peuple et pour le peuple de sa propre vie sociale . Ce ne fut pas une révolution faite pour transférer ce pouvoir d'une fraction des classes dominantes à une autre , mais une révolution pour briser cet horrible appareil même de la domination de classe . »




EN 1918 , LENINE VEUT AUSSI BRISER L'ETAT




En 1918 , c'est encore cette thèse que l'on entend chez Lénine . Réfutant Vandervelde et Kautsky , il les accuse de citer de Marx et Engels tout ce qu'on veut , sauf ce qui est absolument inacceptable pour la bourgeoisie , ce qui distingue le révolutionnaire du réformisme :

« Tout ce que l'on veut en ce qui concerne la conquête du pouvoir politique par le prolétariat puisque pratiquement la chose est déjà confirmée dans un cadre uniquement parlementaire Que Marx et Engels aient jugé nécessaire , après l'expérience de la Commune , de compléter le Manifeste communiste partiellement vieilli par l'explication de cette vérité que la classe ouvrière ne peut pas simplement s'emparer de la machine d'Etat toute prête , qu'elle doit la démolir , là-dessus pas le moindre mot ! Vandervelde , de même que Kautsky , comme s'ils s'étaient entendus , passe sous silence absolu ce qu'il y a justement de plus essentiel dans l'expérience de la révolution prolétarienne , ce qui distingue justement la révolution prolétarienne des réformes bourgeoises . »




EN MAI 2005 LE PEUPLE FRANCAIS A DIT NON A L'ETAT EUROPEN




Le 29 mai 2005 , à sa façon , le peuple français faisait une sorte de révolution ! Il disait NON au Traité constitutionnel européen qui aurait couronné la création et l'existence d'un véritable Etat européen ! Nous étions bien là dans les prolongements , tout à la fois concrets et théoriques , des enseignements que Marx avait tiré de l'expérience de la Commune ! Par son vote souverain , le peuple français « brisait » bien le processus de construction de cet Etat européen ! Il fallait à nouveau tirer tous les enseignements de cette décision souveraine d'une importance capitale !

Pour leur part , le lendemain , le 30 mai 2005 , Alain Bocquet , Francis Wurtz , Marie-George Buffet , Nicole Borvo , dirigeants du PCF et dotés de mandats électoraux, s'adressaient en ce sens au Président de la République :

« Le peuple a rendu ce dimanche un verdict sans appel dans les urnes . A l'occasion du référendum , il a rejeté le traité établissant une Constitution pour l'Europe qui lui était soumis.

« En conséquence , il apparaît nécessaire que vous retiriez votre signature , engageant la France sous réserve de ratification , au bas de ce document .

« Vous avez dit vouloir « tenir compte » de l'expression de la souveraineté populaire . Le premier geste à faire , symboliquement , nous semble être celui-ci . »




LES TRAITES SONT FORCLOS




Ainsi donc , dans la plus grande clarté , ces dirigeants du PCF prenaient acte de ce que cette mouture du Traité constitutionnel était rejetée par le peuple français , qu'elle n'avait donc plus aucune légalité . Le Traité était forclos , et ce d'autant que le peuple hollandais prononçait le même verdict !

On connait les tribulations politiciennes qui conduisirent les instances dirigeantes européennes , y compris françaises à s'asseoir sur la volonté démocratiquement exprimée par les peuples français et hollandais , et à s'orienter vers une nouvelle mouture , copie conforme de la précédente , celle du Traité de Lisbonne , laquelle bien évidemment devrait éviter d'être confrontée à nouveau à des référendums et seulement soumise aux parlements nationaux bien plus dociles et favorables que leurs peuples à la poursuite de la construction de l'Etat européen . Bref , un véritable déni de démocratie !

Ce mode parlementaire de ratification n'était pas , hélas pour les porteurs du projet , possible en Irlande où le recours au référendum était légalement obligatoire pour ce faire . Las , le vote majoritaire des Irlandais en faveur du NON au Traité de Lisbonne remettait à nouveau tout en question !




Le 13 juin 2008 , le PCF donnait son opinion . Le peuple irlandais

« a su par son vote rejeter la mise en concurrence effrénée des salariés , la pression sur les dépenses publiques et les salaires , le sacrifice des services publics , LA MILITARISATION DE L'UNION EUROPEENNE...Le NON irlandais est porteur de la promesse d'un nouvel avenir pour l'Europe . Engageons-nous dans cette voie . »

Cependant , pour ce faire , le PCF devait constater que le Traité de Lisbonne était mort-né :

« La présidence française qui s'ouvre dans quelques jours doit proposer d'arrêter le processus de ratification et d'engager l'élaboration d'un nouveau traité fondateur de l'Union européenne sur de tout autres bases et dans de toutes autres formes , rompant avec celles qui la conduisent de crise en crise . »

Pour ma part , je ne suis pas pour un nouveau Traité de Rome mais je prends note de ce que en juin 2008 le PCF reconnaît alors qu'avec le NON irlandais au Traité de Lisbonne , c'est l' ensemble des traités constitutifs de ladite « Union européenne » qui n'ont plus de valeur légale ! Bref , l'Union européenne , en fait l'Etat européen , n'existe plus !




DES REVOLUTIONNAIRES FATIGUES




En ce début de printemps 2009 , les temps apparaissent avoir changé ! Les révolutionnaires fatigués d'aujourd'hui – mais sont-ils même encore révolutionnaires – n'ont plus d'ambition forte face aux tenants de l'Europe du capital , face à cet Etat europén nouveau carcan des peuples du continent .

Ainsi acceptent-ils aujourd'hui de considérer comme valables et existantes des structures de cet Etat européen , tel le Parlement européen , qui ne sont pourtant que l'application des traités reconnus n'avoir plus de légitimité de par la souveraineté des peuples !

Ainsi acceptent-ils d'apporter leur caution aux viols renouvelés perpétrés à l'encontre de la volonté des peuples !




NE PAS ACCEPTER LE VIOL DES PEUPLES




D'autres que moi l'ont également dit , et l'ont dit sans ambiguïté , tel Jacques Nikonoff , ancien Président d'ATTAC :




« Il faut que toute la gauche s'y fasse et le reconnaisse , l'Union européenne n'est pas un cadre aménageable . Elle est à déconstruire pour que les peuples réapprennent à disposer d'eux-mêmes tout en retrouvant les voies de la solidarité internationale . L'idée même d'une « autre Europe » est devenue obsolète dès lors que l'oligarchie rejette la démocratie . Elle est en train de bâillonner les peuples d'Europe , elle est un garot , un noeud coulant qui étouffe l'espoir Cette Europe ne sera jamais sociale , ni démocratique , ni féministe , ni écologiste...

« Sortir de l'Union européenne n'est pas une stratégie seulement applicable à la France . Nous considérons que tous les pays doivent sortir de ce système monstrueux...pour rebâtir des coopérations entre pays européens , sur les décombres de l'eurolibéralisme ! C'est tout le contraire du nationalisme... c'est une démarche internationaliste ... »




Et Jacques Nikonoff de citer Jean Jaurès dans « L'armée nouvelle » :




« Ce qui est certain , c'est que la volonté irréductible de l'Internationale est qu'aucune patrie n'ait à souffrir dans son autonomie... C'est dans l'Internationale que l'indépendance des nations a sa plus haute garantie ; c'est dans les nations indépendantes que l'Internationale a ses organes les plus puissants et les plus nobles . On pourrait presque dire : un peu d'internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d'internationalisme y ramène . Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène . »

SUR L'UNION EUROPENNE, LE PARTI DE L GAUCHE EUROPEENNE ET LE PCF

SUR L'UNION EUROPENNE,
LE PARTI DE L GAUCHE EUROPEENNE
ET LE PCF

Extrait d'une

intervention en AG
d'un communiste,
membre du PCF à PARIS 19 ème
repris du
REVEIL COMMUNISTE

Je me suis penché sur le contenu des Thèses politiques du 2e Congrès du Parti de la Gauche Européenne, tenu à la fin 2007. On peut y lire que "la vieille opposition capital/travail est désormais dépassée par les nouvelles aspirations et contradictions entre les genres, les générations, cultures, groupes ethniques et par dessus tout une nouvelle conscience de la relation d'interdépendance entre l'humanité et l'environnement".
Le PGE s'inquiète de la progression du rejet de l'intégration européenne à cause de la crise sociale et politique. Il s'inquiète que l'exclusion des peuples de la ratification du Traité de Lisbonne ne conduise à un rejet global de l'Union européenne. Le PGE se déclare en faveur d'une intégration européenne plus poussée dans l'économie, le social, la culture, l'écologie ainsi que les aspects institutionnels. Enfin il souhaite l'émergence de services publics européens en mesure de créer des synergies avec le secteur privé...
La question de la souveraineté nationale est complétement évacuée ; d'ailleurs hier au Conseil départemental, le mot n'a jamais été prononcé. Il ne faut pas dire que c'est Chevènement qui a rejeté le Front de gauche, mais qu'au contraire c'est celui-ci qui a refusé l'inclusion de la phrase "on ne fera pas l'Europe sans et à plus forte raison contre les nations qui sont le lieu privilégié de l'expression démocratique et de la solidarité".
On fait campagne en inventant des qualités du Parlement européen qui ne sont pas les siennes : ainsi, dans "Communistes" de la semaine dernière, la première phrase du premier des 27 points d'argumentation commence par "Le Parlement européen est la seule institution authentiquement démocratique car élue au suffrage universel".
Je propose que dans le cadre des dispositifs de formation du Parti, on ré-étudie Lénine, qui qualifiait ce genre de posture de "crétinisme parlementaire".
Je voudrais dire un mot aussi sur le rapport Balladur. Les élus communistes le dénoncent comme étant un moyen électoraliste pour la droite de reprendre les collectivités locales. C'est n'importe quoi ! Edouard Balladur a écrit il y a quelques années un livre intitulé "La fin de l'illusion jacobine", qui préfigurait ce qu'il a préconisé dans son rapport : la fin de la nation, sa dilution par en haut avec l'intégration européenne, et par en bas avec la décentralisation. Sa proposition de fusion des régions est parfaitement cohérente avec le projet européen, l'Europe des régions, au détriment de la nation, des départements et des communes.

Enfin, concernant la consultation d'aujourd'hui, cela fait des mois que je dénonce le fait que le CN, seul, a décidé de la stratégie aux élections le 24 octobre 2008, que le Congrès n'a fait que confirmer. Depuis 5 mois, le CN décide seul de tout : stratégie, contenu, alliances, contenu des listes. Et à deux mois du scrutin, on vient nous demander notre avis ?
J'ai l'impression qu'on se paye ma tête, et à titre personnel, mais j'invite tous les camarades à faire de même, je ne participerai pas à ce vote.

Jonathan

lundi 23 mars 2009

Déclaration du PRCF Après l'immense succès du 19 mars, construisons la contre-offensive des travailleurs, de la jeunesse et du peuple de France !

Le 19 mars, soutenu par 80 % de la population française, a confirmé l'intense mobilisation du monde du travail : des millions de grévistes, plus de 3 millions de manifestants mêlant salariés du privé, du public, retraités, chômeurs, étudiants, et parfois artisans ou professions libérales.
L'éclatant succès de cette journée confirme que la colère et la résistance, qui s'expriment depuis des mois dans de nombreuses luttes sectorielles , continuent de s'amplifier face non seulement aux ravages de la crise mais aussi à une politique euro-formatée de régression sociale généralisée au service exclusif des gros actionnaires qui continuent d'accumuler bénéfices et aides publiques.

Dans ce contexte, les directions syndicales sont aujourd'hui contraintes de suivre en partie leur base sous peine de perdre complètement une crédibilité déjà bien entamée auprès des travailleurs. Mais, cadrées par la CES et l'abandon de la lutte des classes, elles essaient de canaliser la colère en baissant la barre des revendications et en organisant des grandes journées d'action séparées de plusieurs semaines voire de plusieurs mois, tout en laissant sans soutien les secteurs en lutte reconductible (universités aujourd'hui, Guadeloupe hier) et les salariés de l'industrie victimes d'une avalanche de plans de licenciements.
.

Cette tactique perdante, le monde du travail la subit depuis quelques années déjà. Mais, expérience aidant, face à la guerre de classe menée par la grand patronat et les institutions à son service (gouvernements, UE, FMI...), on entendait hier dans tous les cortèges : « une journée ça ne suffit pas, il faut continuer, comme en Guadeloupe ». Car l'affrontement en cours entre Travail et Capital peut déboucher aussi bien sur une grande victoire populaire, comme dans les DOM, que sur une défaite cuisante si les luttes à la base ne convergent pas de manière durable dans un « tous ensemble et en même temps » d'une ampleur historique (comme en 1936, en 45, en 68), seul capable de battre Sarko-MEDEF et l’UE. Après le recul de Darcos devant les lycéens, puis son nouveau recul du 20 mars sur la casse des concours de l'enseignement, la victoire en Guadeloupe et en Martinique où la grève générale et le blocage ont permis d'arracher de belles avancées et une importante augmentation des salaires, tout montre qu'il est possible de gagner.

Cette perspective, si les directions syndicales nationales ne veulent même pas l'évoquer, les travailleurs devront l'imposer par la base en développant des liens interpro et intersyndicaux dans les communes et les départements, en mettant en débat toutes les formes de lutte (grève reconductible, manifestation nationale centralisée à Paris, blocage des zones industrielles et du transport marchand, bref du profit capitaliste...) et en travaillant à une plate-forme revendicative fédératrice (interdiction des licenciements et des délocalisations dans le privé, des suppressions de postes dans le public, titularisation des précaires, hausse générale des petits et moyens salaires, reconstitution du secteur public industriel et et des services publics, nationalisations sous contrôle démocratique des grandes entreprises industrielles et bancaires ne survivant que par l'argent public, annulation des contre réformes euro-patronales et de la casse des acquis sociaux, taxation des revenus du grand capital fauteur de crise, abrogation des lois sarko-liberticides instituant l'Etat-policier et frappant notamment les syndicalistes grévistes, les sans-papiers et la jeunesse en lutte...).


Alors que la crise capitaliste, et avec elle les malheurs du peuple, va s'accentuer et que le gouvernement, campant sur ses positions de classe provocatrices, va poursuivre son œuvre de destruction massive des acquis populaires et de l'héritage national républicain, le PRCF appelle les travailleurs à prendre des initiatives dans leurs entreprises, avec leurs syndicats :
-pour imposer le combat d’où seul peut sortir un rapport de forces obligeant patronat et pouvoir politique à respecter leurs intérêts et leur dignité.
-Pour renouer avec le syndicalisme de classe et de masse qui fit la grande CGT de l'après-guerre et permit les conquêtes sociales toujours arrachées par les luttes
-Pour s’inspirer des méthodes de lutte gagnantes dans les DOM et les facs, et non des orientations attentistes et défaitistes du jaune Chérèque.
Le PRCF s'adresse aussi à tous les communistes qui se réclament du PCF de Tours, de Jeanne Labourbe, de Vaillant-Couturier, Thorez, Duclos et Frachon, pour qu'ils appellent ensemble au combat de classe sans compromission contre Sarko-MEDEF, contre l'UE de Maastricht et contre le capitalisme mondialisé piloté par les Strauss-Kahn et autre Pascal Lamy, dans la perspective de faire renaître leur Parti, le Parti du travail, le Parti de la nation populaire, le Parti Communiste de France sans lequel les travailleurs, ils en font l’amère expérience depuis plus de 20 ans, sont désarmés.

Unis dans l’action et le combat, « tous ensemble et en même temps ! », construisons le printemps des luttes des travailleurs, de la jeunesse et du peuple de France.
PRCF le 21 mars 2009

dimanche 22 mars 2009

Le comble de l'horreur est atteint !!!

Le comble de l'horreur est atteint

Battues sur son action en justice pour dissoudre l'UL de Douai sa direction et son secrétaire général Jacques Leclercq, la confédération CGT et l'UD du Nord continuent, sur ordre de la CES de Bruxelles, leur activité fractionnelle visant à installer une UL bis avec quelques militants. Lors d'une réunion organisée par l'UD du Nord pour mettre en place cette UL fantoche, l'animateur de cette fraction a eu ce propos, non condamné par les dirigeants présents : « Leclercq, il faut le faire crever ».

Cela se passait quelques jours avant que Jacques ne disparaisse. A quand faut-il remonter pour retrouver un tel langage dans notre CGT ? A 1939 où ceux qui avaient choisi « Hiitler plutôt que le Front populaire », avec le soutien des hommes de la CGT réformiste conduite par Jouhaux, jetaient les militants CGT ayant dirigé 1936 en prison avant de les exécuter comme le métallurgiste Jean-Pierre Timbault, le cheminot Pierre Sémard ou la nordiste décapitée Suzanne Masson ?

Honte à ceux qui tiennent de tels discours et à ceux qui ne les condamnent pas. Bravo aux 300 militants CGT de Saint-Gobain réunis à Montreuil dans les locaux de la CGT et qui ont rendu un vibrant hommage à Jacques Leclercq en rappelant sa fidélité aux objectifs de la CGT née en 1895 la définissant comme une organisation syndicale de classe luttant pour supprimer l'exploitation de l'homme par l'homme et mettre entre les mains de la nation les moyens de production et d'échange.

Malheureusement, la confédération CGT, depuis son adhésion a la Confédération européenne des syndicats mise en place par l'Europe du capital, dévie de ces objectifs fondamentaux.

C'est pour qu'elle redevienne ce syndicat de classe et de masse, laissant aux CFDT, FO et consort le soin d'être au service du patronat, que Jacques Leclercq se battait sans trêve auprès des travailleurs et des syndiqués CGT de l'UL de Douai et au sein du collectif pour un Front Syndical de Classe.

André GERIN, le PCF et l'Europe

Elections européennes : pour le PCF, sortir de l'impasse

Par André Gerin, député et maire de Vénissieux (Rhône).



La plupart des documents du PCF concernant l'Europe omettent tous dans leur argumentation la clé de voûte. Ils poursuivent l'abandon, le reniement idéologique de l'identité communiste. C'est le programme a minima du Parti de gauche européen.

Changer d'Europe, est-ce possible sans poser la question de l'indépendance et de la souveraineté nationales ? Depuis cinquante ans, l'Union européenne se construit, sans le dire, comme un super-État qui en impose chaque jour davantage aux États nationaux. Combien d'heures et de nuits ont passé les députés et les sénateurs à transcrire dans le droit français des directives européennes ?

L'Union européenne veut faire mettre un genou à terre aux États nationaux pour casser les acquis que les peuples ont conquis au fil de leurs luttes. Le projet Balladur sur la réforme institutionnelle, en supprimant des communes et des départements pour leur substituer des grandes agglomérations entrepreneuriales, aboutit à la démolition de la Constitution issue du Conseil national de la Résistance.

L'Union européenne est un bloc impérialiste héritier du plan Marshall de 1947 et, comme tout bloc, une force menaçante vis-à-vis des forces de progrès, des pays émergents, en contradiction frontale avec les valeurs du socialisme et du communisme.

Laisser croire que l'on peut changer d'Europe sans reconquérir notre souveraineté nationale est une illusion. Où seraient les forces capables d'un tel miracle ? Peut-on imaginer une Europe sociale, socialiste, de progrès - employons le qualificatif que l'on veut - qui repose sur une domination des États nationaux ?

Tout le monde sait que je suis contre le Front de gauche. Mais admettons que je sois pour... Je ne comprends vraiment pas comment on peut se déclarer contre la politique de Sarkozy et pour l'Union européenne. La discrétion de la direction du PCF sur la présidence française de l'UE, les six derniers mois de 2008, est stupéfiante ! Est-ce à dire que nous approuvons le Sarkozy, président de l'Europe, tout en désapprouvant le Sarkozy président de la France ?

Voulons-nous être dupes du jeu sordide qui se joue autour de nos industries, quand Sarkozy fait mine de les défendre tout en laissant l'Europe condamner toute velléité de relocalisation et continuer de chanter les louanges du « marché libre et non faussé » ? Le PCF est-il devenu européo-sarkozyste ? « Retour à gauche », « union de la gauche », ces mots n'ont aujourd'hui plus de sens. Quel rôle historique pour le Front de gauche ? Servir la promotion de Jean-Luc Mélenchon ? Nous assistons à la naissance d'une énième filiale du Parti socialiste avec un Parti communiste qui se marginalise !

A-t-on le droit de proposer un nouveau modèle de développement pour la France et pour l'Europe ? Nous le savons d'expérience, l'union ne peut se résumer à un bloc de partis. Elle doit être celle des travailleurs, des citoyens, des élus sur des projets de transformation sociale. Est-ce absurde pour l'Europe de proposer trois grands principes ?

- La paix au sein et en dehors de l'Union européenne. Si on commençait par signer des accords de politique étrangère, par signer un véritable traité de paix et de coopération entre les pays européens. (Il est bizarre que cette question ait toujours été laissée de côté.)

- Les traités européens. Si on commençait par abroger tous les traités qui s'opposent aux droits fondamentaux de chaque nation (revenir à leur souveraineté), concernant les lois sociales, la protection des travailleurs, l'intervention de l'État dans l'économie, les nationalisations, etc.

- Les coopérations. Si on développait la coopération entre les nations européennes autour de projets industriels, de recherche, d'aménagement du territoire, des transports, projets cofinancés par les États sur la base du volontariat et coordonnés à l'échelle européenne, voire plus largement.

Les dix propositions présentées par Marie-George Buffet sont très loin de correspondre à l'attente du mouvement social et des peuples. Pour répondre aux puissantes exigences qui montent dans le pays, nous devrions avoir l'audace d'oeuvrer au rassemblement du peuple de France sans arrière-pensées électoralistes, l'audace de participer à la construction d'un front de lutte à l'image de ce qu'a réalisé le LKP en Guadeloupe, où chacune des forces politiques a préservé son identité.

Le PCF se dirige vers une impasse. Il faut le dire tout net, avec le Front de gauche, c'est la confusion, c'est la dilution. Comment croire dans ces conditions que l'électorat populaire retrouvera les ressorts de son vote « non » en 2005 ?



source: cette tribune libre d'André Gerin à été initialement publiée par le quotidien "L'Humanité" daté du 18 mars 2009

vendredi 20 mars 2009

Il y a 90 ans, naissance de la Troisième Internationale

Il y a 90 ans, naissance de la Troisième Internationale
Du 2 au 6 mars 1919,
le congrès de fondation de
la Troisième internationale
se tint à Moscou.

C'était l'aboutissement de l'appel
lancé par les bolchéviks
dès janvier 1918


Texte repris du site
Istres communiste internationaliste

Pour les bolchéviks, comme pour tous les marxistes de l'époque et même plus largement pour tous les courants qui se posaient le problème de renverser le capitalisme, anarchistes ou autres, le caractère international de la lutte pour l'émancipation des travailleurs était une idée qui allait de soi.

Dans l'esprit des bolchéviks, la révolution d'Octobre n'était donc qu'un premier pas : la révolution venait de commencer en Russie, « le maillon le plus faible de l'impérialisme » comme la définissait Lénine, mais elle ne s'achèverait qu'avec la défaite de la bourgeoisie à l'échelle de la planète.

Pour les révolutionnaires russes, ce premier succès ne se concevait donc que dans le cadre de la lutte internationale de la classe ouvrière contre la classe capitaliste.

Dans cette perspective, la Russie révolutionnaire représentait un point d'appui. Les bolchéviks étaient convaincus que l'État ouvrier ne pourrait tenir que si d'autres révolutions victorieuses venaient à la rescousse, en particulier dans des pays développés comme l'Allemagne et la France.
Il était donc impératif de se donner les moyens d'étendre la révolution et de construire l'instrument nécessaire pour coordonner et diriger la lutte de classe à l'échelle internationale, tâche à laquelle s'attelèrent les dirigeants de l'État ouvrier russe en s'appuyant sur l'immense espoir soulevé par la victoire de la révolution prolétarienne d'octobre 1917.

La révolution russe avait déclenché dans toute l'Europe, et au-delà, une immense vague d'enthousiasme, ouvrant une nouvelle perspective, redonnant l'espoir, remobilisant tous les militants ouvriers, de toutes tendances, qui se fixaient pour objectif le renversement du capitalisme. Et l'appel lancé à la création d'une nouvelle Internationale ne resta pas sans écho.

Malgré tous les obstacles mis en place par les gouvernements des grandes puissances pour empêcher les militants de rejoindre Moscou afin de participer à ce congrès de fondation de l'Internationale communiste, le congrès rassembla des dizaines de délégués venant des quatre coins du monde. Parmi ceux qui rallièrent cette Internationale, il y eut certes des anciens dirigeants de la Deuxième Internationale, ces sociaux-démocrates qui n'avaient pas résisté à la vague chauvine au moment de la déclaration de guerre de 1914 et qui avaient rallié l'Union sacrée. Mais Lénine et les dirigeants russes misaient sur l'autorité morale et politique du Parti bolchévique, qui venait de démontrer sa capacité à mener le prolétariat jusqu'à la prise du pouvoir, pour imposer à la nouvelle Internationale, à ses partis, aux anciens militants comme aux jeunes générations, une politique communiste révolutionnaire sans faille.

Cette nécessité d'étendre la révolution pour assurer la survie de la Russie ouvrière était vitale, et elle se fondait sur une réalité. À la suite de la prise du pouvoir en Russie, une montée révolutionnaire se manifesta dans toute l'Europe, qui aurait pu submerger et détruire la bourgeoisie. Ce fut le cas en Allemagne par exemple, mais aussi, à des degrés divers, dans d'autres pays : l'Italie, la Hongrie, etc. Et même si elle ne parvint pas à la victoire, elle saisit de terreur les possédants et les gouvernements devant la perspective de tout perdre, et freina l'intervention des armées des grandes puissances coalisées pour écraser le jeune pouvoir ouvrier russe.

La Russie soviétique ne fut pas écrasée, mais elle sortit de la guerre et de la guerre civile à bout de souffle, comme « un homme mort » disait Lénine. Dans aucun autre pays la révolution ouvrière ne réussit à triompher. Le jeune État ouvrier resta isolé.

Nicolas Maury

Lettre imaginaire à Bernard Thibault par j lévy

Lettre imaginaire à Bernard Thibault

Au secrétaire-général de la CGT :

Aujourd'hui, 19 mars, journée de mobilisation des salariés, décidée par l'ensemble des Confédérations syndicales. Tous les médias annoncent une affluence record aux manifestations et une large participation aux grèves.
Et si le flot populaire débordait à la fois l'espace public, qui lui est réservé, et les syndicats ? Si au lieu de rentrer sagement à la maison et dans les entreprises, les grévistes décidaient, comme çà, de continuer le combat ? Je sais bien que les organisateurs, prudents, ont déjà fixé la date de la prochaine étape : dans six semaines, le Premier mai, qui tombe un vendredi et permet de s'offrir un week-end allongé.
C'est du moins ce que vous avez annoncé, il y a deux jours, dans le journal Le Monde
Vous auriez pu évoquer Pâques, le dimanche 12 avril, mais c'était trop proche. Méfions-nous des décisions hâtives et radicales.
Restait bien la Trinité, le 7 juin. Malheureusement, à cette date, jour des élections européennes, les Français d'abstiendront !
Pourtant, sait-on jamais, si les salariés voulaient "remettre çà", sans attendre ?
Regardez : les travailleurs guadeloupéens ont mené une grève générale dans le secteur privé, qui a duré 44 jours.
Et ils ont gagné ! Et dans l'unité !
C'est vrai que, là bas, la CFDT est inexistante. Les salariés antillais ont imposé non seulement des baisses de prix sur quantité de produits de première nécessité et de services, mais, en plus ils ont obtenu 200 euros nets chaque mois, jusqu'à 1,4 le Smic.
Quel mauvais exemple !...
Certes, personne (enfin, à la direction des Confédérations), n'aurait l'outrecuidance , en France métropolitaine, d'exiger une telle augmentation de salaire et d'envisager une grève générale pour l'obtenir. Le "programme syndical commun" est bien plus raisonnable : il ne chiffre aucune revendication et n'exige aucune baisse de prix dans les grandes surfaces. Par contre - ce qui montre la combativité des chefs syndicaux - il est demandé, poliment, de prévoir des mesures de formation en vue d'un reclassement éventuel, pour les centaines de milliers de salariés, qui vont être licenciés en 2009.
Ce qui montre l'audace revendicative de nos syndicats.
Rien à voir avec les petits gauchistes des îles, qui, eux, en sont encore, comme le "syndicalisme de papa", aux augmentations des salaires, comme en 1968, voire en 1936.

Et que dire des méthodes employées en Guadeloupe pour que les accords soient respectés par les patrons. Les militants de l'UGTG et de la CGTG font du "porte à porte" pour exiger (oui, "exiger" !) que ceux-ci s'exécutent.
Une vraie révolution des mentalités ! Plus dans les habitudes qui ont cours chez nous.

D'ailleurs, je crois que vous avez dit, Bernard Thibault, que les grèves antillaises n'avaient aucun rapport avec les nôtres et qu'il ne fallait pas faire d'amalgame. En Guadeloupe, leur collectif unitaire se nomme le collectif LKP : Lyannaj kont pwofitasyon ( ils ne parlent même pas français !) Et ils en sont encore à dénoncer "le profit et l'exploitation", quel manque de savoir vivre entre partenaires sociaux. Nous, on est civilisés.
D'ailleurs, ici, avons-nous des Békés, je vous le demande. Il n'y a pas d'esclavage dans l'hexagone. Et les salariés qui prétendent le contraire sont condamnés illico en correctionnelle. Comme chez Michelin.
Tout de même, si, malgré toutes les précautions prises, les salariés ne faisaient "Point-à-Pitre" ("point les pîtres", en français) et poursuivaient, au-delà de l'heure prévue, la grève et les manifestations ?
Bernard Thibault, avez-vous pensé à cette dangereuse possibilité ?
N'auriez-vous pas dû solliciter une audience à l'Elysée, à la veille de ce 19 mars, comme à l'automne 2007 (le soir même de la grève des cheminots), pour répêter ce que vous disiez en 2003 en plein mouvement pour les retraites :
"La CGT n'est pas là pour paralyser la France !".

Et si les salariés, en ce printemps 2009, en décidaient autrement ?

mercredi 18 mars 2009

Le PRCF appelle à signer la pétition lancée par l'UGTG en soutien d'Elie Domota attaqué en justice.

Pôle de Renaissance Communiste en France
www.prcf.fr


Le PRCF appelle à signer la pétition lancée par l'UGTG en soutien d'Elie Domota attaqué en justice.

Solidarité : signez la pétition de soutien au porte-parole du LKP, Elie DOMOTA !

http://ugtg.org/article_802.html

ou

http://ugtg.org/petitions/index.php?petition=2

pour info, signature, et diffusion


--------------------------------------------------------------------------------

Le capitalisme bloque la France et ses travailleurs.

Bloquer le profit capitaliste tous ensemble et en même temps : de la légitime défense.

Tous ensemble le 19 mars et après !




Après la crise des années 70, les institutions aux ordres des grands groupes capitalistes (gouvernements nationaux, OMC, FMI, UE..) ont imposé aux peuples le « néo-libéralisme » afin d'assurer au grand capital le profit maximum par la casse méthodique des acquis sociaux et des salaires, la privatisation des secteurs « rentables » (transports, énergie, télécom, santé, éducation,...). Le développement accéléré du crédit a été massivement utilisé pour tenter de compenser la baisse des salaires, facteur de sous-consommation. Après Reagan et Thatcher, l'Union Européenne a en particulier servi à mettre les peuples au pas de la « concurrence libre et non faussée », de la « libéralisation » et de la « modération salariale ».




Le capitalisme a seulement réussi à différer pendant quelques années l'ampleur de la suproduction et l'éclatement de ses contradictions mais aujourd'hui, le château de cartes s'écroule et la crise mondiale commence à étendre ses ravages : faillites, chômage de masse, paupérisation,... tandis que les grands actionnaires continuent d'entasser des milliards. Une crise générale, le monde en a déjà fait l'expérience dans les années 30, qui déboucha sur les fascismes et la deuxième guerre mondiale… qui fut la « solution capitaliste » à la crise. Obama ne vient-il pas de programmer 200 milliards supplémentaires pour la guerre ? Oui, le capitalisme continue de porter en lui la crise, la misère et la guerre, comme « la nuée porte l'orage » ainsi que le disait Jaurès.




Sarko-Medef et ses parrains, exécutants du capitalisme mondial en crise, entendent bien poursuivre la même politique et faire payer leur crise aux travailleurs, alors que les grandes entreprises du CAC 40 ont distribué des dizaines de milliards de bénéfices en 2008 et qu'elles en reçoivent autant de la part du gouvernement :




- Ils cassent nos acquis et nos conditions de vie : casse de l'emploi (+ 90000 chômeurs en janvier !), salaires comprimés et bientôt en baisse (comme chez IBM ou chez Renault), casse de l'Education nationale de la Maternelle à l'Université, de l'Hôpital public, du CNRS, de la SNCF, de la Poste, de la Sécu et des retraites, du droit du travail, ...




- Ils cassent notre pays, via l'Europe supranationale, afin d'en finir avec les luttes populaires et avec « l'exception française » née en grande partie de la Résistance et du CNR : casse de l'industrie et de la production nationales, remise en cause de la laïcité et du découpage républicain du territoire, coup de force parlementaire pour imposer la constitution européenne rejetée par notre peuple, casse du reste d'indépendance de la justice, de nos libertés syndicales et même de la langue française remplacée peu à peu par le « global English » du MEDEF....




Or, Sarkozy et l'UE n'ont aucun mandat pour casser la France et les acquis des travailleurs. Ils oublient qu'une élection n'a jamais subordonné un peuple à ses élus ; au contraire, l’élection soumet les dirigeants du pays au peuple, dont ils s’engagent à servir les intérêts. C'est d'ailleurs ce que rappelait la 1ère constitution républicaine de la France (1793) : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».




Et pourtant, dans cette situation historique à beaucoup d'égards, les directions de la fausse gauche se gardent bien de prendre en pratique le parti du peuple. Obsédées par les échéances institutionnelles et en particulier par des élections européennes, alibi « démocratique » d'une Union européenne tournée contre les peuples, elles ménagent Sarkozy et le système capitaliste. Et pour cause : le PS, après avoir fait passer l'Euro en France, dirige le FMI (Strauss-Kahn) et l'OMC (Pascal Lamy) tandis que le PCF de F. Wurtz et de MB Buffet a renié au nom de l’Europe le combat des résistants communistes pour l’indépendance nationale.




Quant aux états-majors syndicaux, comme en 2003 où Chérèque a ouvertement trahi la défense des retraites pendant que Thibault expliquait que « la CGT n'a pas vocation à bloquer le pays », ils ont clairement choisi d'empêcher la construction d'un rapport de forces pour gagner ; ils s'inscrivent dans la stratégie de leur Confédération Européenne des Syndicats qui appelle à « sauver le capitalisme de lui-même ». Tout un programme au nom duquel les états-majors syndicaux français agissent pour canaliser les luttes par des journées actions espacées et les empêcher de remettre en cause un système à bout de souffle.




Mais notre peuple, en état de légitime défense, ne cesse de résister : grève générale historique dans les DOM, luttes contre la casse de l'emploi et pour les salaires chez les constructeurs automobiles et leurs sous-traitants, luttes contre la casse de l'Université et de la Recherche, contre la casse de l'Education nationale, contre la casse de l'hôpital public, luttes contre la privatisation de la Poste...




Ces luttes, qui ont déjà débouché le 29 janvier sur une journée interpro d'une ampleur exceptionnelle, sont massivement soutenues par la population.




Dans ce contexte, l'affrontement entre Travail et Capital peut déboucher aussi bien sur une grande victoire populaire, comme dans les DOM, que sur une défaite cuisante si les luttes à la base ne convergent pas de manière durable. Un front « tous ensemble et en même temps » d'une ampleur historique (comme en 1936, en 45, en 68) est seul capable de battre Sarko-MEDEF et l’UE, de plus en plus rejetés par notre peuple. Le recul de Darcos devant les lycéens, celui de Pécresse devant les enseignants-chercheurs, et surtout la victoire en Guadeloupe et en Martinique où la grève générale et le blocage ont permis d'arracher de belles avancées et une importante augmentation des salaires, montrent qu'il est possible de gagner.




Cela suppose de renouer avec le syndicalisme de classe qui était au cœur de la pratique de la grande CGT de l'après-guerre et de toutes les victoires populaires. Comme l'écrivent les syndicalistes CGT et FSU du Collectif National pour un Front Syndical de Classe : « Le pouvoir mène une guerre sans limite contre les travailleurs (...), la France deviendra un pays de misère pour eux s'ils ne parviennent pas à construire un mouvement d'ensemble bloquant le profit capitaliste. » L'unité dont les travailleurs et la jeunesse ont besoin doit se forger à la base, pour l'action et à partir des revendications qui s'expriment dans les luttes :




- SMIC à 1600 euros nets et augmentation des salaires de 300 euros en faisant supporter cette augmentation aux actionnaires du CAC 40 et non aux très petites entreprises ;




- interdiction des licenciements et des délocalisations, mise en place d’une politique industrielle nationale pour produire en France ;




-annulation des énormes dépenses militaires consenties par Sarkozy pour aider l’Oncle Sam à occuper l’Afghanistan et pour réintégrer l’armée française à l’OTAN ;




- contrôle par les travailleurs des milliards donnés par le gouvernement avec nationalisation des banques et des secteurs-clés de l’industrie, droit de véto des comités d’entreprises sur l’utilisation de l’argent public alloué au patronat ;




- annulation des contre-réformes Sarko-UE en cours (Education Nationale, Hôpital, poste, SNCF, EDF…) et des privatisations




- sauvegarde et amélioration des acquis sociaux (sécu, retraite à 60 ans avec 75% du salaire après 37,5 annuités, à 50 ans pour les travaux pénibles)…




- retrait des lois fascisantes réduisant le droit de grève, organisant la traque des ouvriers immigrés et donnant à Sarkozy la totalité du pouvoir ; non au traité de Lisbonne qui viole le Non souverain des Français à la constitution européenne…




Ces revendications d'urgence posent, de toute évidence, la question du pouvoir politique puisqu’elles heurtent les intérêts des monopoles capitalistes et les directives dictatoriales de l’Europe Il faut donc faire renaître la perspective d'un pouvoir populaire et d'une République sociale, laïque et démocratique basée sur la ré-industrialisation du pays, le rétablissement des acquis sociaux et des services publics, la re-nationalisation (sous contrôle des travailleurs) des secteurs-clés de l'économie, la souveraineté populaire et nationale (jusqu'à la sortie de l'UE) associée à la signature de nouveaux traités internationaux progressistes à l'image de ce qui se développe en Amérique Latine autour de Cuba et du Venezuela.




Sans oublier que le capitalisme est aujourd'hui entièrement régressif et qu'il mène le monde à la ruine. Seul le socialisme et le pouvoir des travailleurs, débarrassant l'humanité de la classe parasite des grands capitalistes, et assurant la planification démocratique de la production en fonction des besoins et des nécessités (par exemple aujourd'hui de reconstituer l'environnement) permettront de sortir de la barbarie, des guerres impérialistes et de la fascisation politique, auxquelles le capitalisme condamne finalement les peuples.




Salariés privé/public, jeunesse étudiante et lycéenne, retraités, petits entrepreneurs étranglés par Sarko-Medef et par l'UE, on peut gagner si on s’y met tous avec détermination. Comme en Guadeloupe : « Liyannaj kont Pwofitasyon » sur TOUT LE TERRITOIRE NATIONAL !

lundi 16 mars 2009

JUSTICE ET LIBERTE POUR LES 5 ! par le comité Valmy

JUSTICE ET LIBERTE POUR LES 5 !

Qui sont les 5 Cubains prisonniers aux États-Unis ?
JUSTICE ET LIBERTE POUR LES 5 !

Contre l’oubli, pour la libération des 5, chaque mois, Rassemblement de Solidarité avec les 5 — Rendez-vous : Vendredi 20 Mars 2009 de 18H à 20H, Place de la Fontaine des Innocents, à Paris

dimanche 15 mars 2009, par Comité Valmy

Qui sont les 5 Cubains prisonniers aux États-Unis ?

Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez, Gerardo Hernandez, Ramon Labañino et René Gonzalez avaient infiltré des groupes d’extrème droite tels que « Alpha 66 », « Omega 7 », « Brothers to the Rescue », et la « Cuban American National Foundation » impliqués dans des activités violentes et terroristes : attentats à la bombe, assassinats et actions de sabotage dirigés contre des civils Cubains.

En 1997 une série de sabotages et d’attentats perpétrés à Cuba contre des hôtels de la capitale, coûta la vie à un jeune touriste italien, Fabio di Celmo. A la suite de ce drame Fidel Castro envoya une note au président des Etats-Unis de l’époque, Bill Clinton, par le biais de l’auteur colombien Gabriel García Márquez.

Les conséquences ont été immédiates parce que -fait peu commun- s’est instaurée une sorte de coopération formelle entre La Havane et Washington. Vers la mi-juin, des spécialistes cubains et des officiels du FBI se sont réunis dans la capitale cubaine pour analyser les preuves et les documents sur les actions terroristes qui avaient comme cible Cuba. La sécurité d’État cubaine a fourni au FBI 230 pages, ainsi que des enregistrements et conversations téléphoniques et des vidéos sur les plans en cours. Les agents du FBI ont quitté La Havane avec la promesse de donner une réponse rapide aux inquiétudes cubaines ...et... 3 mois plus tard, le 12 septembre 1998, le FBI a procédé à l’arrestation des cinq Cubains : Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez, Gerardo Hernandez, Ramon Labanino et René Gonzalez. Leur crime ? Avoir infiltré, au risque de leur vie, les groupuscules criminels d’origine cubaine responsables de plusieurs attentats violents qui ont coûté la vie à de nombreux innocents. Depuis 1959, le terrorisme contre le peuple cubain a fait 3.478 morts et a rendu infirme 2.099 personnes.

À l’injustice s’ajoute le caractère inhumain avec lequel sont traitées les familles des prisonniers. Les Etats-Unis font tout pour ne pas donner de visas aux familles. Olga Salanueva, l’épouse de René González, et Adriana Pérez, la compagne de Gerardo Hernández, attendent depuis dix ans un visa. Leonard Weinglass, célèbre avocat étasunien qui défend Antonio Guerrero, a souligné que la façon avec laquelle a agi la Justice étasunienne viole toutes les conventions existantes.

En mai 2005, le groupe de Travail des Nations Unies sur les détentions arbitraires a justement considéré que l’arrestation de ces cubains constituait une détention arbitraire. En août 2005, après que les 5 cubains aient fait appel du jugement devant la 11ème Cour d’Appel d’Atlanta(Géorgie) 3 juges de cette Cour ont rendu public un document de 93 pages dans lequel ils annulaient le verdict. La Troïka a estimé que les 5 cubains n’avaient pas eu un procès équitable à Miami et a ordonné un nouveau jugement. Bien que la Troïka ait ordonné la tenue d’un autre procès, les 5 cubains continuent à attendre. Alberto González, ex conseiller de George Bush et ministre de la Justice des Etats-Unis, est intervenu ensuite devant le tribunal pour lui demander qu’il révise la décision de la Troïka d’Atlanta. Et le 31 décembre 2005 les juges ont accepté de réviser ce qui était déjà révisé.

Les irrégularités du procès contre les 5 sont innombrables, en particulier la première : les accusés n’ont commis aucun crime, n’ont pas attenté contre la sécurité des Etats-Unis, le procès contre eux s’est déroulé à Miami, une ville que la même Cour Fédérale d’Appels des Etats-Unis a considérée comme « hostile et irrationnelle » avec le gouvernement cubain.

Pire encore, les cubains peuvent rester dans ces limbes d’injustice pour un temps indéfini.

Contre l’oubli, pour la libération des 5, chaque mois, Rassemblement de Solidarité avec les 5

Rendez-vous : Vendredi 20 Mars 2009 de 18H à 20H,

Place de la Fontaine des Innocents, à Paris

Métro Chatelet - RER Chatelet Les Halles

Premiers signataires : Alba France ; Cercle Bolivarien de Paris, Comité Valmy, Cuba Si France, Droit et solidarité, France Cuba, MRAP, Racines Cubaines..

Article repris le blog de EL DIABLO http://eldiablo.over-blog.org/

Le PRCF salue la mémoire de Jacques Leclercq, mort au champ d’honneur du combat de classe, et appelle à l’honorer en amplifiant la lutte

Le PRCF salue la mémoire de Jacques Leclercq, mort au champ d’honneur du combat de classe, et appelle à l’honorer en amplifiant la lutte
pour le « tous ensemble en même temps » et pour la défense du syndicalisme de classe.

Militant ouvrier jovial et combatif, notre camarade Jacques Leclercq, secrétaire de l’UL CGT de Douai et membre fondateur, aux côtés de son ami G. Hage, du Pôle de Renaissance Communiste en France , vient de décéder brutalement.
Depuis quelque temps, il avouait à ses amis que la pluie de coups qu’il subissait, non seulement de la part de l’ennemi de classe, mais de la part de certains pseudo-syndicalistes acharnés à détruire la combative UL CGT de Douai, lui minait le moral. N’avait-il pas dû porter plainte contre un corbeau qui menaçait de mort sa fille, à laquelle il tenait plus qu’à tout ? L’UL CGT n’avait-elle pas dû se défendre en justice contre une plainte des dirigeants confédéraux et départementaux (l’UL avait gagné en justice mais un deuxième procès contre Jacques était en préparation).
Au-delà de quelques individus envieux, le « problème » posé par Jacques au syndicalisme d’accompagnement incarné par la direction confédérale CGT, c’est que l’UL CGT de Douai, appuyée par la plupart des syndicats de son territoire, en particulier par les ouvriers de la métallurgie, était et RESTE un bastion du syndicalisme de classe et de la résistance à la casse de la France ouvrière et républicaine impulsée par le MEDEF, le gouvernement et l’Europe de Maastricht.
Jacques était aussi, aux côtés de G. Hage et des militants du PRCF, un ardent militant de la renaissance du vrai parti communiste, clair sur les principes marxistes et léninistes, clair sur l’alliance entre le drapeau rouge des travailleurs et le drapeau tricolore de la nation pour mener le combat anticapitaliste.
Jacques était aussi un des porte-drapeaux nationaux du Front Syndical de Classe qui appelait invariablement au « tous ensemble et en même temps » sur la base des principes de classe de la grande CGT de Frachon et de Ramette. et contre les directions confédérales alignées sur la Confédération européenne des syndicats.
Le PRCF s’incline devant ce grand militant. Il appelle ses sympathisants à entourer chaleureusement la famille et les amis de Jacques.
Il affirme sa solidarité avec l’UL CGT de Douai et avec le Front syndical de classe.
Le combat anticapitaliste et anti-Maastricht de Jacques continue. La classe ouvrière accablée de coups redresse la tête pour combattre l’odieux capitalisme, n’en déplaise à ceux qui passent plus de temps à combattre les militants de lutte qu’à construire le tous ensemble en même temps.
Le 19 mars, soyons massivement dans la rue à Douai en l’honneur de notre camarade derrière la banderole de la seule UL qui soit, celle que dirigeait Jacques, notre ami et notre frère de lutte.

Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, syndicaliste de lutte.
Jacques Lacaze, Vincent Flament, Jean-François Maison, dirigeants départementaux 59/62 du PRCF et militants syndicaux

dimanche 15 mars 2009

communiqué du PRCF jacques Leclercq nous a quitté.

Union Locale des Syndicats C.G.T. du Douaisis


58, Rue de Vierges – 59500 DOUAI
Tél. : 03.27.88.70.07 – Fax : 03.27.99.06.29
courriel : ulcgtdouai@wanadoo.fr








JACQUES LECLERCQ, SECRETAIRE GENERAL DE L’UNION LOCALE CGT
DE DOUAI EST DECEDE BRUTALEMENT D’UNE CRISE CARDIAQUE
CE DIMANCHE 14 MARS

Pour les syndicalistes CGT du Douaisis, c’est une perte immense. Jacques Leclercq était un militant infatigable qui fut durant près de 35 ans le ciment de l’Union Locale CGT de Douai.
Il a été de tous les combats. Il apportait aide et soutien aux petites comme aux grandes sections syndicales. Il défendait sans compter son temps et son énergie les travailleurs devant les prud’hommes. Il impulsait le soutien aux luttes qui se déroulent partout en France, et dernièrement l’immense victoire des travailleurs des Antilles l’enthousiasmait. Dans toute son activité, il mettait en œuvre le syndicalisme de classe dont il était un intransigeant défenseur
C’était avant tout, un infatigable défenseur des travailleurs, mais aussi du Douaisis et de ses entreprises. Il avait gagné dans son activité le respect du patronat, l’adversaire de classe, qui le combattait durement.
Pour les travailleurs, Jacques Leclercq est l’exemple de la fidélité à un idéal, et au plus beau : celui de l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Jacques ne participera pas à la manifestation du 19 mars. Il la préparait depuis des semaines dans des conditions particulièrement difficiles. Les militants CGT, les travailleurs y seront en masse Et ce sera aussi en pensant à Jacques.

Dimanche 14 mars 2009, 18 heures

Le PRCF appelle à dire NON À UNE JOURNEE DE L’UNION EUROPEENNE DE CRIMINALISATION DU COMMUNISME

PETITION

NON À UNE JOURNEE DE L’UNION EUROPEENNE

DE CRIMINALISATION DU COMMUNISME

voulue par des députés européens falsificateurs de l’histoire




Le 23 septembre 2008, le parlement européen a voté une résolution ignoble voulant faire du 23 août une journée commémorant « les victimes du stalinisme et du nazisme ». L’hypocrisie de l’association est une insulte aux communistes qui ont toujours été les résistants les plus déterminés au fascisme, avant, pendant et après l’Occupation.

Cette résolution bafoue l’histoire. Le Tribunal International de Nuremberg jugea et condamna les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par les régimes nazi-fascistes de Hitler et de Mussolini.

Alors qu’il est irréfutablement établi que l’anticommunisme fut le cheval de Troie de l’hitlérisme, les falsificateurs, par des campagnes médiatiques déchaînées et répétées voudraient reporter les crimes d’extermination massive commis par les nazis sur le compte de ceux qui les combattaient. Nous sommes en présence d’une scandaleuse falsification historique.

La Biélorussie est là pour démontrer et éclairer la monstruosité des crimes hitlériens. Totalement occupée en 1941, elle connut la Résistance la plus exemplaire avec 1500 formations de partisans contribuant à la première défaite nazie, fin 1941, devant Moscou. Du fait de cette lutte héroïque la répression fasciste fut dantesque : 600 villes et villages furent incendiés et leurs habitants brûlés vifs comme à Oradour-sur-Glane, 2,5 millions de morts, soit 30% de la population de 1939. En Union Soviétique les hitlériens causèrent la mort de 20 millions de militaires et civils.

Voilà la vérité historique que la coalition alliée, France, Grande-Bretagne, URSS et USA, établit avec ses procureurs généraux en condamnant à la pendaison, à Nuremberg, des dirigeants nazis. Ces derniers avaient été vaincus par les forces alliées et en premier lieu par les sacrifices incommensurables consentis par les peuples de l’URSS et l’héroïsme des combattants de la glorieuse Armée Rouge, dont la victoire décisive de Stalingrad, changea le cours de l’histoire avant de porter le coup fatal au nazisme, fin avril 1945, à Berlin.

Les auteurs du texte voté, le 23 septembre 2008, par le parlement européen, se moquent bien de l’histoire, ils veulent amplifier leur campagne anticommuniste en utilisant le prétexte du Pacte de non-agression germano-soviétique, du 23 août 1939. Ils pratiquent ainsi un odieux amalgame entre le 3ème Reich et l’URSS. Ils tentent aussi d’effacer les terribles responsabilités des munichois, Daladier et Chamberlain (chefs des gouvernements français et anglais) qui, en ce mois d’août 1939 laissèrent, une fois de plus, les mains libres à Hitler.

La résolution du parlement européen promue par des députés allant de l’extrême droite à des socialistes, s’identifie à la démarche des anticommunistes de tous bords qui entrèrent dans l’histoire en 1938-1939 sous le nom de « munichois ». Ce sont eux qui permirent à Hitler et à Mussolini d’étrangler la République espagnole, d’annexer l’Autriche puis la Tchécoslovaquie par les honteux accords de Munich. C’est encore, Daladier et Chamberlain, qui refusèrent à l’URSS la signature d’un pacte d’assistance militaire mutuel. Dans d’interminables négociations, du 11 au 24 août 1939 à Moscou, Français et Anglais cautionnèrent le refus des Polonais d’autoriser, en cas d’attaque allemande, le passage sur leur territoire de l’armée Soviétique. Ils avouèrent n’avoir prévu aucun plan militaire pour combattre l’agression hitlérienne déjà programmée depuis le 11 avril 1939 avec l’adoption par Hitler du plan Weiss fixant l’invasion de la Pologne au plus tard, le 1er septembre 1939, comme elle se réalisa..

Ils sacrifièrent délibérément la Pologne qui avait d’ailleurs participé, en 1938, avec Hitler au dépeçage de la Tchécoslovaquie. Les « munichois » laissèrent l’arme au pied les 115 divisions
anglo-françaises face aux 23 divisions allemandes. Les généraux Keitel et Jold dirent à Nuremberg qu’ils avaient de ce fait évité la défaite et acquis la conviction que la France et la Grande-Bretagne ne voulaient pas leur faire la guerre. La Pologne vaincue, son gouvernement se réfugia en Roumanie, le 17 septembre 1939.

Daladier et Chamberlain s’étaient comportés comme à Munich, les dirigeants Soviétiques avaient vu juste. Alors qu’ils étaient engagés militairement en ce mois d’août contre la guerre japonaise faite à la Mongolie et menacés d’être entraînés, isolés, dans la guerre ou de voir la Wehrmacht, après une avancée fulgurante de 700 kilomètres, s’installer aux frontières de l’URSS à 250 kilomètres de Kiev, ils déjouèrent le piège grossier tendu par les « munichois ». N’ayant nul autre choix, les dirigeants soviétiques utilisèrent l’offre allemande d’un pacte de non-agression. La guerre contre l’URSS fut retardée de deux années et les bases de la future coalition alliée furent jetées. Elles prirent corps en 1941-1942.

Les euro-députés français qui ont signé et voté le texte immonde du parlement européen et ceux qui pourraient le soumettre au parlement français rejoignent la légion anticommuniste de Daladier, Raynaud, Sérol qui porta le félon Pétain au pouvoir lors du coup d’Etat, du 10 juillet 1940, à Vichy. Leur référence au pacte est cynique, même leur pair « munichois », Paul Raynaud, les ridiculise lorsqu’il écrit cette « autocritique » dans France-soir du 15 mai 1947:/ « Avec qui nous allier ? Le bon sens, la géographie, l’histoire et les plans d’Hitler nous le disaient ? Quand Hitler annonçait son intention de « régler » le sort de la France, puis de dépecer la Russie, il réunissait lui-même nos deux pays de ses propres mains. Cette alliance, si évidemment nécessaire, nous fut-elle refusée ? Non, elle nous fut offerte, et c’est nous qui l’avons repoussée »

Mesdames, Messieurs, Vincent Peillon et Bruno Gollnisch, Catherine Trautmann et Carl Lang, J. Toubon et A. Lipietz, Hélène Flautre et A. Laignel, Nicole Fontaine et A. Lamassoure, J.-M. Cavada et Cohn-Bendit, vous ne pouvez ignorer qu’au nom de l’anticommunisme Vichy était l’aboutissement de ceux qui avaient choisi, quelle qu’en soit la forme, loption de «plutôt Hitler que le Front Populaire ».

Et puis, soyons francs, à qui ferez-vous croire que cette initiative vise à condamner le nazisme, alors qu’elle est portée par des députés de l’homme qui considère le génocide des juifs comme un « détail » de l’histoire ?

Combien d’autres euro-députés d’extrême droite et carrément fascistes comme les adeptes d’Hitler et de Mussolini au pouvoir en Italie et dans les Pays Baltes ont signé et voté ce texte liberticide avec vous ? Cela ne vous gêne pas que le « libéral » Göran Lindblad dont vous revendiquez le rapport au conseil de l’Europe ait pu, le 3 juin 2004, à 11 h45 à Riga, fleurir le mémorial aux SS lettons dont les crimes égalèrent dans l’horreur ceux des SS à Tulle et Oradour-sur-Glane ? Savez-vous en effet que ces SS exterminèrent 90 000 personnes, la plupart des juifs, dans le sinistre camp de Salaspils ?

Que pensez-vous de la convergence qui s’étale au parlement européen, entre vous et Alessandra Mussolini, la petite-fille du Duce, qui demande la condamnation et l’interdiction des partis communistes ? Enfin vous ne pouvez ignorer que dans ce beau pays de France que nous aimons, des apologistes, en toute impunité, insultent l’Armée de Lattre, la Résistance, les martyrs de Tulle et d’Oradour-sur-Glane. C’est le cas de Reynouard et Theil, blanchis par la justice, et récemment de Picard qui traite les pendus de Tulle de « criminels de la pire espèce ». Condamné, il vient d’être relaxé par la cour d’appel de Limoges. Les profanations à la croix gammée se multiplient, mais de cela vous n’avez rien à dire ?
À ces questions, nous attendrons sans doute longtemps des réponses.

Cela étant dit l’histoire des peuples mérite la recherche et la prise en compte de ses enseignements. Cela est valable pour l’histoire de la France et de l’URSS. Ici les dirigeants politiques gérant le système capitaliste ne se sont jamais remis en cause. Ceux de l’URSS le firent de leur propre chef, en 1956 et 1961, et le débat n’est pas clos comme il ne l’est pas davantage sur la colonisation et les guerres coloniales françaises.

À la vérité ces euros députés voudraient que le parlement français obtempère à leur scandaleuse démarche, mais rien ne l’y oblige en l’état. Le Parlement Français est tenu à respecter et à faire respecter la mémoire de la Résistance Française à laquelle les communistes apportèrent une glorieuse contribution que le général de Gaulle salua en des termes élogieux. Cette mémoire de la Résistance, de tous les résistants et parmi eux les dizaines de milliers de communistes fusillés, massacrés et martyrisés par les nazi-fascistes, les mercenaires de la collaboration, doit être vigoureusement défendue. Et cela concerne l’ensemble des résistants, du monde du travail qui resta fidèle à la France profanée, des démocrates, des républicains, des patriotes et toutes les organisations politiques, syndicales et associatives attachées aux principes du Conseil National de la Résistance (CNR) dont la création, le 27 mai 1943, légitima la France combattante du général de Gaulle.

Honte à ceux qui bafouent notre France qui s’unifia dans la Résistance et les supplices « de ceux qui croyaient au ciel, de ceux qui n’y croyaient pas ». Honte à ces misérables qui osent confondre les agresseurs avec leurs victimes, les héros avec les criminels, les libérateurs avec les occupants, les communistes avec les nazis qui les fusillèrent.

Gloire éternelle aux Françaises et aux Français qui firent dans les combats et dans les prisons le sacrifice suprême à l’exemple du communiste Gabriel Péri et du socialiste Pierre Brossolette, de Jean Moulin et de Guy Môcquet, de Pierre Sémard et d’Estienne d’Orves, de Danielle Casanova et du colonel Fabien, ainsi que des centaines de milliers de patriotes morts pour la liberté et pour la France.

Députés et Sénateurs du Parlement français, nous vous interpellons solennellement. Vous êtes élus pour représenter la souveraineté du peuple. Si elle venait en débat, rejetez cette proposition infâme d’ « une journée du 23 août », insultante pour la France.

Travailleurs, démocrates, républicains et patriotes, signez et faites signer notre appel au parlement. Constituez partout des coordinations locale et/ou départementale de la flamme de la Résistance pour défendre la mémoire de nos héros et des martyrs.

Pour poursuivre leur combat, rassemblons-nous comme au temps du CNR dans une NOUVELLE RESISTANCE !









Pétition lancée par :

Léon Landini, officier de la Légion d’honneur, médaille de la Résistance, grand mutilé de guerre, ancien officier FTP-MOI ;
Georges Hage, député honoraire du Nord, ancien doyen de l’assemblée nationale ;
Jean-Pierre Hemmen, fils de Jean Hemmen brigadiste d’Espagne et commandant FTP fusillé au Mont-Valérien ;
Pierre Pranchère, anc. FTP, député de Corrèze – 1956-58, 1973-78, député honoraire au P.E, anc. conseiller général et anc. vice-président du conseil régional du Limousin
Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, Philosophe
Vincent Flament responsable du CISC


Coordination de l’appel au plan national : Pierre Pranchère, 2 rue Puy Salmont, 19800 St. Priest de Gimel –
tél : 05-55-21-35-55

Courriel : pierre.pranchere@orange.fr

Une nouvelle étape de l’engagement euro-constructif du PCF

Une nouvelle étape de l’engagement euro-constructif du PCF

Critique du rapport de Daniel Cirera (CN du 23 mai 2008)

vendredi 29 août 2008, par Benjamin Landais

L’orientation de ce rapport marque l’aboutissement de l’évolution des positions officielles du PCF concernant l’UE. Quel que soit le sujet abordé, la prééminence du cadre politique européen est affirmée avec force. Lorsqu’il relaie l’initiative de la CES de faire de la lutte pour une hausse des salaires en Europe une priorité, l’auteur donne même l’impression que seule cette initiative parvient à donner un véritable statut politique à cette revendication. Pour le reste, il s’agit de sauver l’UE de la crise de légitimité dont elle souffre (« Nous ne nous réjouissons pas de la crise profonde qui traverse le projet de construction européenne ») en apportant des « réponses de gauche » à sa construction.

Pire, le rôle actuel du PCF serait de « remettre le social au cœur du projet » européen ainsi que la « relégitimation populaire du projet européen ». On attend alors que Daniel Cirera nous démontre que le projet des grands industriels et des hommes politiques réunis à l’occasion du traité instituant la CECA ou la CEE était social et populaire mais il n’en rien. A la place de cela, le rapport insinue que le rejet historique de la « construction » européenne par les communistes était l’unique résultat d’une politique de guerre froide (« pour tous, l’opposition ou l’adhésion à l’Europe a été structurée par les tensions de la guerre froide et les rapports de forces issus de la guerre. »). En effet, si l’UE s’est bien construite « par en haut, par les institutions », elle aurait été l’objet d’un « certain consensus populaire » ou plutôt d’un « consensus politique qui transcendait le clivage droite-gauche ». Exit donc toutes les analyses portées par les communistes jusque dans les années 1990 sur la nature capitaliste, fondamentalement anti-démocratique et impérialiste de l’UE ! Tout cela ne serait qu’un héritage de l’alignement sur les positions de Moscou.

Place désormais à un nouvel « engagement européen du PCF, qui permette d’en finir avec la perception ‘anti-européenne’ ». Pour y parvenir, les dirigeants actuels du parti se déchirent sur deux formulent différentes, celle d’une « autre Europe possible » que certains, comme Francis Wurtz et Daniel Cirera, trouvent encore trop « anti-européenne » et lui préfère celle de « Changer en Europe ». Quel meilleur slogan en effet pour exprimer son adhésion à un projet réformiste dans un cadre cadenassé de toute part par les représentants des grands trusts ?

vendredi 13 mars 2009

Hommage à notre camarade Jules MOLINA par H Alleg

Vendredi 13 mars 2009
Hommage à notre camarade Jules MOLINA

Jules Molina, qui fut longtemps un militant actif du Parti communiste algérien, est mort, et il nous manque déjà. Militant de la libération nationale, plusieurs fois emprisonné et torturé, persécuté par les colonialistes et les réactionnaires de « son Algérie », il a été jusqu’au dernier jour un exemple de fidélité à son idéal communiste.

Le Collectif Polex est fier de l’avoir compté parmi ses adhérents et publie, avec l’accord de l’auteur, l’hommage que lui a rendu son ami Henri Alleg.


A la mémoire de Jules Molina


Il nous est, il nous sera toujours difficile de penser que Jules Molina, notre Julot, car nous tous, ses parents, ses camarades et ses amis, nous l’appelions ainsi, comme pour lui dire simplement notre amical respect et notre affection, il nous sera toujours difficile de penser et d’accepter que Julot n’est plus, ne sera plus jamais parmi nous.
Il était si présent, si indispensable à notre vie, que nous avons, que nous aurons toujours le sentiment qu’un terrible vide s’est creusé pour nous tous. Pour Sylvie, sa femme, sa compagne, qui durant tant d’années a partagé ses combats et ses épreuves. Pour ses enfants, Danielle et Paul, pour tous les siens, si fiers de lui.
Bien au-delà du cercle familial et de tous ses proches, son souvenir restera également vivant chez tous ceux qui ont eu la chance, en Algérie et en France, de pouvoir le connaître de près, de travailler et de militer avec lui car Jules Molina était avant tout un homme d’action et de conviction, tourné vers l’espérance d’un monde débarrassé de toutes les tares du présent, de l’exploitation, de l’oppression, du racisme, des guerres et de tous les maux qu’engendre la société capitaliste. C’est justement parce que son souci était en premier lieu dans la vie des autres, qu’aussitôt après la fin de la deuxième guerre mondiale -qu’il fit du débarquement en Sicile jusqu’à Monte-Cassino et des batailles de France à celles, ultimes, d’Allemagne- il rejoignit dès son retour en Oranie, les rangs des communistes algériens et le combat qu’ils menaient pour la libération de l’Algérie du joug colonial.
Rien n’était plus important pour lui que de servir cette cause et c’est pourquoi, un peu plus tard, il n’hésita pas un instant, à accepter la proposition qui lui était faite de quitter son poste très bien rémunéré d’ingénieur pour devenir permanent responsable de la Région d’Alger du Parti Communiste Algérien, puis directeur de l’imprimerie d’Alger républicain. Un travail épuisant et un salaire misérable que sa femme Sylvie accepta elle aussi, avec le même courage que lui même. C’est à cette époque, qu’entre Jules et moi, naquirent une affection, une amitié, une entente de pensée qui, depuis soixante ans n’ont cessé de s’approfondir jusqu’à ce jour tragique où il dut nous quitter.
Jusqu’à son dernier souffle, il resta fidèle à son engagement, apprécié par tous pour ses capacités, son courage, son esprit fraternel, le respect et la solidarité qu’il témoignait, quelle que soit leur origine, à tous ceux avec lesquels il était amené à travailler dans un pays où le racisme et le mépris de la majorité des Européens à l’égard des Algériens, arabes et kabyles, étaient quasiment la règle, une des règles les plus odieuses du régime colonial. Sa modestie, sa capacité de travail, sa constante disponibilité à aider quiconque demandait son appui, aussi bien pour régler une question pratique que pour donner un avis politique, avaient fait de lui un ami estimé par tous ceux qui avaient eu la chance de le connaître. Ceux-ci étaient aussi bien parmi ses camarades de parti qui appréciaient sa clairvoyance et sa solidité politique que parmi les responsables nationalistes qui trouvaient toujours en lui un appui précieux pour sortir leurs journaux et tracts édités dans l’imprimerie qu’il dirigeait et pour faire échapper ceux-ci aux constantes saisies policières.
Il paya très chèrement le prix de cette résistance active aux autorités coloniales. Arrêté quelques mois après l’interdiction d’Alger républicain, en 1955, sommé d’indiquer dans quelles conditions des tracts clandestins du PCA avaient été imprimés, il se refusa à en dire un seul mot et, malgré les tortures, persista dans son silence. Cela lui valut d’être condamné à un an de prison qu’il accomplit à la prison d’Alger. A sa sortie, il échappa à l’internement dans un camp de concentration et durant toutes les années qui séparaient encore le pays de la fin de la guerre, il continua de militer pour l’indépendance dans les rangs du PCA et du FLN.
Jules, apporta ensuite son concours à l’Algérie nouvelle en remplissant des fonctions de direction dans diverses usines où ses talents et son travail lui valurent les éloges des dirigeants algériens qui, désormais, étaient à la tête des entreprises où il travaillait.
Mais, en juin1965, un coup d’Etat aboutit une nouvelle fois à la mise hors la loi effective des communistes et à l’arrestation de dirigeants qui s’étaient dressés contre le putsch. Jules ne fut absent d’aucun des nouveaux combats, d’abord clandestins et enfin légaux menés par le PCA, renommé Parti de l’Avant-Garde Socialiste (PAGS) puis Parti Algérien de la Démocratie et du Socialisme (PADS).
Contrairement à leur désir le plus profond de demeurer en Algèrie, les aléas de la situation mirent enfin Jules et Sylvie, le cœur déchiré, dans l’obligation de quitter un pays et un peuple qui étaient les leurs et dont, depuis toujours ils n’avaient songé qu’à partager le destin. Ils arrivèrent en France en 1989 et s’installèrent à Palaiseau où habitait déjà leur fille Danielle.
D’autres que Jules, déjà à l’âge de la retraite, auraient seulement songé à vivre tranquillement les dernières années d’une vie déjà si bien remplie mais c’était là une décision que Julot rejetait d’emblée.
En dépit d’amères épreuves, en dépit du fait qu’il n’était plus dans le pays qui l’avait vu naître, il considérait que son devoir était de poursuivre en France le combat contre le colonialisme et pour monde nouveau à naître, un monde socialiste, ce combat qu’il avait commencé si longtemps auparavant en Algérie. C’est pourquoi il rejoignit les rangs de l’ACCA - Agir contre le Colonialisme Aujourd’hui- que dirige Alban Liechti et y travailla avec passion. Pour des raisons identiques et malgré les divergences qui pouvaient l’opposer à la ligne politique de la direction du Parti Communiste Français et qu’il ne cacha jamais, il n’hésita pas non plus à militer activement au PCF.
Ainsi vécut Jules Molina, notre camarade, notre ami, celui dont la femme, les enfants, les petits enfants et tous ceux qui viendront après lui, pourront dire avec fierté qu’il leur a laissé un inestimable héritage : celui d’un homme inoubliable et pour toujours exemplaire.


Henri Alleg

REFUSONS LE RETOUR DE L’ ARMEE FRANCAISE DANS LE COMMANDEMENT UNIFIE DE L'OTAN,

12 mars 2009-Déclaration du PRCF

REFUSONS LE RETOUR DE L’ ARMEE FRANCAISE DANS LE COMMANDEMENT UNIFIE DE L'OTAN, action grave contre la paix et notre peuple

Créée bien avant le Pacte de Varsovie pour combattre le socialisme et l'URSS, assurer l'hégémonie états-unienne sur le monde et réduire à néant l'indépendance militaire des alliés de Washington, l'OTAN a plus que confirmé sa nature agressive de pacte impérialiste après la chute des pays socialistes. En violation des accords de réunification allemands et des accords entre l'URSS (puis la Russie) et les Occidentaux, l'OTAN n'a cessé de s'élargir agressivement à l'est en englobant des pays anciennement affiliés à l'URSS (pays baltes) ou au traité de Varsovie, en parfaite complicité avec l'Union européenne. C'est l'OTAN qui a eu le rôle majeur dans le dépeçage et l'occupation de l'ex-Fédération socialiste fédérative de Yougoslavie. L'OTAN s'efforce actuellement d'annexer la Géorgie, et demain l'Ukraine au risque de provoquer sur une vaste échelle un conflit majeur avec la Russie (on en a vu les prémices avec la guerre de Géorgie, provoquée par le président fantoche des américains Sakachvili, unique responsable du conflit dans le Caucase).
C'est pourtant cette alliance agressive, qui peut à tout moment devenir un instrument pour une nouvelle guerre mondiale si le capitalisme et l'impérialisme US aux abois décident de régler ainsi la crise terrible de leur système économique, que "Sarko l'Américain" aidé par Kouchner prétend réintégrer avec la complicité politique des hauts chefs de l'armée, oublieux de tout patriotisme. Tout ces "bons Français" renient à 100% De Gaulle, qui avait retiré notre pays du commandement intégré de l'OTAN pour lui permettre de jouer un rôle indépendant sur la scène mondiale. Cette indépendance militaire et diplomatique, certes très relative, a encore permis à la France de jouer un rôle positif ces dernières années quand Chirac s'était, -pour des raisons qui sont propres à la grande bourgeoisie française- positionné en opposant à l'invasion américaine de l'Irak
La réintégration du commandement intégré de l'OTAN par l'armée française est à tous égards une action grave contre la paix et contre notre peuple:
-contre la paix, car elle renforcera l'hégémonie de l'impérialisme US sur le monde et sa prétention à régler par la force toutes les questions en litige, notamment en préparant de nouvelles guerres, potentiellement mondiales, contre la Russie, la Chine, l'Inde et contre tout pays susceptible de faire de l'ombre à la domination US et à la mondialisation capitaliste;
-contre la sécurité de notre pays, car la France serait automatiquement entraînée dans toutes les aventures militaires de Washington;
-contre l'indépendance nationale, car cette réintégration, -qui s'est accompagnée de la suppression du principe républicain de conscription, et qui s'accompagne en ce moment du démontage des garnisons de frontières et de l'installation scandaleuse de l'armée allemande en
Alsace-, est un nouveau coup contre la nation française, actuellement démantelée par la casse industrielle, la destruction des acquis sociaux et des services publics, le renoncement de l'Etat à sa politique monétaire et budgétaire propre, la mise à mal de la laïcité, la désarticulation des communes et des départements, et jusqu'à la casse programmée de la langue française au nom du "tout-anglais" (les officiers français opérant pour l'OTAN en France même acceptent de
travailler en anglais!).
-contre le monde du travail, car cette politique qui envoie mourir des soldats français en Afghanistan pour défendre l'Oncle Sam et participer à l'encerclement de la Russie, est également ruineuse pour le pays et pour les salariés à l'heure où tant d'argent public, dérobé par le pouvoir pour les banques et pour sa politique de soumission aux USA, manque pour l'emploi, les salaires, la santé et l'éducation.
C'est pourquoi le PRCF est prêt à agir "tous azimuts" contre la décision impérialiste et antinationale de Sarkozy. Il enverra une délégation à la manifestation du 4 avril à Strasbourg Le PRCF appelle ses militants et amis à participer activement, sur la base de la présente déclaration aux actions nationales et locales pour combattre la décision scandaleuse de Sarkozy.
Le 12 mars 2009

jeudi 12 mars 2009

Des enseignements de la lutte victorieuse des guadeloupéens, utiles pour les salariés de métropole, quoi qu'en dise le secrétaire général de la CGT

Jacques Coignard
[Tous-ensemble] Interview d'Elie Domota, secrétaire général de l'UGTG et porte-parole du LKP



Des enseignements de la lutte victorieuse des guadeloupéens, utiles pour les salariés de métropole, quoi qu'en dise le secrétaire général de la CGT


----- Original Message -----
From: Collectif pour Front Syndical de Classe
To: tous-ensemble@cgt-chateau-thierry.fr
Sent: Thursday, March 12, 2009 5:55 PM
Subject: [Tous-ensemble] Interview d'Elie Domota, secrétaire général de l'UGTG et porte-parole du LKP



En France comme en Guadeloupe, Tous ensemble en même temps !



Interview d'Elie Domota, secrétaire général de l'UGTG* et porte-parole du LKP




http://yenkinou.com/player.php?id=61




Dans cette interview, Elie Domota tire quelques enseignements de la grande victoire des travailleurs et du peuple guadeloupéens après 45 jours de grève générale contre le grand patronat et le gouvernement. Il explique notamment que les problèmes soulevés en Guadeloupe sont les mêmes que ceux que rencontrent les travailleurs français, rappelle qu'on ne peut gagner contre le gouvernement avec une seule journée de grève, et précise que l'alliance Etat-justice-profiteurs existe encore aujourd'hui.




Dans le même temps, les états-majors syndicaux français rassemblés dans la CES dont le mot d'ordre actuel est « sauver le capitalisme de lui-même », appellent à ne pas suivre l'exemple guadeloupéen. B. Thibault expliquait ainsi dans le Parisien du 10 mars : "Le conflit n'est pas transposable. La situation n'est pas comparable. Les Antilles sont gangrenées par un taux de chômage de 20%, les prix y sont deux ou trois fois plus élevés et les salaires de 15% inférieurs à ceux de la métropole".




Faudrait-il donc attendre que la situation des travailleurs français se dégrade encore pour que les Etats-majors syndicaux travaillent à construire l'union des luttes dans un rapport de force de très haut niveau et durable, seul capable d'imposer la satisfaction des revendications populaires ?




Alors que la grève générale dans l'Université se renforce, alors que la mobilisations se développent à l'Hôpital contre la casse de la santé publique, alors que les occupations d'usines se multiplient contre les suppressions d'emplois, alors que le capitalisme mène les travailleurs à la ruine pendant que les gros actionnaires du CAC 40 se partagent des centaines de milliards de dividendes et d'aides gouvernementales et européennes, c'est au contraire en suivant l'exemple guadeloupéen d'une « alliance contre la domination d'une caste sur le plus grand nombre » et d'un front « tous ensemble et en même temps » d'une ampleur historique que nous pourrons battre Sarko-MEDEF et l’UE.







* l'UGTG est le syndicat majoritaire en Guadeloupe. Ses statuts précisent :

« L’UGTG, ’’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe’’, est une centrale syndicale regroupant les travailleurs de Guadeloupe, sans distinction et race, d’opinion publique, philosophique, religieuse, unis par la volonté de défendre leurs intérêts matériels et moraux.

C’est une organisation de masse qui milite contre l’exploitation de l’homme par l’homme, pour abolir les rapports, de type capitaliste et colonial que nous impose la France, l’Europe et le Capital International.

L’UGTG est une organisation de Classe et de masse convaincue de la nécessité de transformer les rapports sociaux aux fins d’une société plus juste, assurant à chaque homme son droit au Travail, à la santé, à l’éducation, à la culture, à la vie. »

VOTER LE 7 JUIN, C’EST VOTER POUR L’UNION EUROPENNE !

Tous les partis, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, préparent avec fièvre, les élections européennes. Chacun d’eux dresse une liste de candidats en vue du 7 juin. Le choix s’effectue avec douleur parfois, tant les places de futurs élus sont bonnes à prendre. Ces batailles internes occupent davantage de place que le programme mis en avant par les diverses formations.

Du Parti socialiste à l’UMP, c’est à qui sera le meilleur « européen ».

Certes, selon qu’on joue « majorité » ou « opposition », on se positionne en conséquence. Les mots d’ordre sont conçus en fonction de son électorat.

La droite, avec Sarkozy, feint de défendre le rôle de « la France » dans l’Union européenne, alors que le pouvoir brade tout ce qui reste de souveraineté et d’indépendance de notre pays, y compris en l’inféodant totalement aux Etats-Unis, à travers le retour complet dans l’Otan..

Les socialistes condamnent haut et fort l’ultralibéralisme de la politique menée par la Commission européenne, alors qu’au sein de l’UE, les sociaux-démocrates au pouvoir en Grande-Bretagne, au Portugal et à moitié en Allemagne, font surenchère de « libéralisme » et que le Parti socialiste européen partage avec la droite les responsabilités au sein de l’Assemblée de Strasbourg et votent, le plus souvent, ensemble.

Rien d’étonnant à cela, car en 2008, il y a tout juste un an, le PS lui-même modifiait ses statuts pour y inscrire dans le marbre, leur dévotion à l’économie de marché. Les socialistes, alors, revendiquaient la paternité de la construction européenne ! Quant à l’Otan, s’ils dénoncent aujourd’hui la réintégration de la France dans son commandement, ils oublient de rappeler que François Mitterrand, en 1966, s’était prononcé contre la décision du général de Gaulle de s’en retirer.

Comme on le voit, droite et socialistes, en quête de voix, n’osent pas, face aux électeurs, défendre publiquement leur adhésion pleine et entière à l’intégration européenne.

Mais à « gauche de la gauche », selon l’expression médiatique, comment se situent les différentes formations ?

Le PCF, qui veut sortir à tout de force de son isolement, se fait le chantre le plus zélé du « Front de gauche » avec le nouveau parti de Jean-Luc Mélenchon, le « Parti de Gauche ».

La direction communiste souhaite élargir le « Front » à la minorité du NPA de Christian Piquet, à défaut d’avoir obtenu l’adhésion d’Olivier Besancenot et de la majorité du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Que dit le PCF au sujet de l’Union européenne ?

Il est tout feu tout flamme contre sa politique « ultralibérale », mais Marie-George Buffet au Zénith, le 8 mars, développe pour la liste dix propositions «à porter en exigeant à chaque instant la rédaction d’un nouveau traité qui ne soit pas un moyen de balayer les «non» français et néerlandais ni de faire ravaler le «non» irlandais, mais bien l’illustration d’une immense ambition démocratique et sociale pour les 27». de «libérer l’Europe en sortant de l’OTAN».



En clair, la direction du Parti communiste fait sienne l’idée d’Europe intégrée. Toute la sauce sociale mise autour n’y change rien. Pourquoi pas appeler la maffia à se muer en organisation caritative, et le capitalisme à se changer en socialisme !

Le NPA n’est pas loin de partager ce fantasme, ou plutôt de répandre l’illusion d’une possible mutation « anticapitaliste » de l’Union européenne…

Lutte Ouvrière, qui s’était abstenu lors du referendum de Maastricht, en 1992, ne s’aventure pas non plus sur les chemins qui mèneraient au retrait de l’UE.

Si bien que TOUTES LES LISTES se situent dans le cadre juridique de l’Union. TOUS LES PARTIS voudraient participer à l’Assemblée de Strasbourg, instance mise en place par les traités de l’Union.

Dans ces conditions, aller voter le 7 juin, serait cautionner non seulement l’existence de l’Union européenne, reconnue et admise par l’ensemble de l’arc-en-ciel politique, mais aussi, en définitive, la politique néfaste et désastreuse menée de concert par la droite et les socialistes .

Seule l’abstention, le 7 juin, est une attitude conséquente : elle signifie la volonté de sortir de l’Union européenne afin que la France retrouve sa souveraineté et son indépendance.

C’est la condition première pour pouvoir mettre en œuvre une politique de progrès social et de liberté.

mercredi 11 mars 2009

APPEL DU PRCF:LE PEN HORS D'ARRAS!!!

LE PEN HORS D'ARRAS - APPEL DU PRCF
LE PEN ET SES ACOLYTES EUROPEENS HORS de la VILLE de ROBESPIERRE,
LE PAS DE CALAIS
DES MINEURS RESISTANTS
et des FUSILLES COMMUNISTES
DE LA CITADELLE D'ARRAS
vomit le chef xénophobe !

Le Maire d'Arras, Jean-Marie VANLERENBERGHE FAIT LA COURTE ECHELLE A LE PEN.

Il donne une salle municipale aux fascistes venus de toute l'Europe.

On s'en souvient, Sarkozy a été élu en rassemblant les voix de Chirac et la quasi totalité des voix de Le Pen, et ceci en reprenant insidieusement le discours du parti lepéniste avec l'odieux ministère de « l'identité nationale » qui est en réalité une insulte à la France républicaine. Aujourd'hui, Sarkozy est rattrapé par la mobilisation populaire qui enfle de jour en jour ; il doit s'entourer d'une armée de policiers et de tireurs d'élite pour ses moindres déplacements. Des voix s'élèvent dans son camp pour le contester. Il est temps pour la grande bourgeoisie de penser à la suite et donc de remettre en selle le parti lepéniste.

Marine Le Pen, tente donc de donner une nouvelle couleur à son parti fasciste.
Derrière son père, elle convoque « une convention européenne : "le retour des nations". La fine fleur du fascisme européen, des nostalgiques de Hitler, de Mussolini, de Franco au criminel Vlaams Belang qui persécute les francophones en Flandres, et veut provoquer l'éclatement de la Belgique.

- Arras la ville de Robespierre, fondateur de la République française, et de la Citadelle, où les résistants au nazisme - pour la quasi-totalité des militants communistes - ont été fusillés par centaines, se laissera-t-elle déshonorer par le congrès de l'extrême droite européenne ?

- le Nord-Pas-de-Calais et son bassin minier, d'où est parti la grande grève patriotique à l'appel des communistes Michel Brûlé et Vasil Porik, prisonnier soviétique en France, un des plus puissant appels à la résistance de masse de la classe ouvrière (dans toute ses composantes et les travailleurs immigrés ont été en pointe dans cette résistance) dit NON aux héritiers de ceux qui ont trahi la France de Munich à Vichy au cri de « plutôt Hitler que le Front Populaire » dit non à Le Pen, et à son imitateur Sarkozy, qui a récupéré les idées lepénistes pour gagner la présidentielle !

Avec le vote majoritaire des Français, notamment de la classe ouvrière de France, contre l'Europe du grand capital, qui vient d'être bafoué par la droite et une grand partie de la gauche par l'adoption parlementaire du Traité de Lisbonne, copie conforme de la constitution européenne, Le Pen a compris que pour rebondir politiquement, il fallait s'appuyer sur le refus populaire légitime de l'Europe, surtout à un moment ou le malfaisant euro commence à être mis en question.

Mais ce qu'il propose est un nationalisme néo-pétainiste dont le but est d'asservir le peuple travailleur à la grande bourgeoisie. Hortefeux va d'ailleurs dans le même sens, lui qui vient d'organiser A VICHY une rencontre continentale des ministres d'Europe chargés de l'immigration ! Ce nationalisme xénophobe est à l'opposé du patriotisme populaire et républicain, de la défense de la Nation issue de la Révolution. Le patriotisme populaire est inséparable de l'internationalisme. Ils revendiquent l'amitié la coopération entre les peuples, sur un pied d'égalité et non la lutte fratricide sur la base de la concurrence libre et non faussée, socle de l'Union Européenne depuis sa mise en place il y a plus de 40 ans, et que Le Pen n'a jamais contesté, lui le faux patriote qui a voté l'Acte unique européen en 1986.

Dire Le Pen hors d'Arras ! c'est :

- dire NON au retour du fascisme, au retour de la bête immonde, c'est dire aussi NON à Sarkozy qui n'a pas hésité à reprendre les thèmes électoraux de Le Pen !

- c'est dire: ne laissons pas l'Union Maastrichtienne Patronale (l'UMP) et la droite fasciste se draper dans le drapeau tricolore des soldats de Valmy, des soldats qui montaient à l'assaut du ciel « pour délivrer tous les peuples, vos frères » comme le dit Victor Hugo, et des FTP qui furent le fer de lance de la Résistance patriotique et internationaliste armée à Hitler ;

- c'est défendre la Nation Française /Liberté Egalité Fraternité/, car elle a été l'œuvre du peuple, avec son hymne et son drapeau, que nous ne devons pas abandonner à Le Pen mais unir au contraire à l'Internationale et au drapeau rouge. Ne laissons pas le drapeau tricolore, la Marseillaise à ceux qui ont voulu le salir et les mêlant aux pires exactions des massacres et des sordides exploitations coloniales. Défendons le drapeau et l'hymne de la République des sans culotte de la résistance anti-fasciste , fièrement porté et chanté par ceux qui disaient j'ai deux patrie : la mienne et la France, et qui sont tombé sous les balles des nazis.

Le PRCF 62 appelle aux manifs antifascistes au coté de l'UL CGT et des démocrates d'Arras et de la Région:

- Le 13 mars à 18 heures, Place des Héros au pied du Beffroi, à l'heure où se réunit la Communauté Urbaine d'Arras ;
- Le samedi 14 à 14 heures 30, manifestation : départ Place de la gare ;

- Dimanche 15 à 11Heures, manifestation : départ Place de la gare