lundi 9 février 2009

Le grand commis et ses commanditaires par M Peyret

LE GRAND COMMIS , SES COMMANDITAIRES ,

CEUX QUI LES CAUTIONNENT







Après la dernière prestation du « Chef de l'Etat », j'aurais intitulé le tract d'une organisation communiste : "Le grand commis" .




Le grand commis du capitalisme , le grand commis des capitalistes bien sûr !




Ce n'est pourtant pas le premier grand commis de ce genre .




ILS SONT TOUTE UNE LIGNEE




Ils sont toute une lignée à avoir animé des gouvernements de toutes tendances , de droite , de gauche , ou de cohabitation qui se sont succédés pour gérer le capitalisme .




Ils sont toute une lignée à avoir disposé de l'appareil d'Etat et des pouvoirs qu'il leur donne pour imposer , dans tous les sens du terme , c'est-à-dire à la fois par l'idéologie et par la contrainte , des politiques tendant à assurer aux sociétés capitalistes les meilleures conditions possibles pour exploiter , dominer, aliéner les différentes couches de salariés , ceux qui ne peuvent plus l'être , c'est-à-dire les chômeurs , ou tous ceux appartenant aux 8 millions de français qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté tant ils sont "pompés" sous différentes formes par les entreprises appartenant aux capitalistes ou par celles d'Etat qui n'en font pas moins pour leur être utiles sinon indispensables au même titre que les autres ...




Une longue lignée donc de ces Présidents et gouvernements dont chacun a perpétué et aggravé les conditions de vie et de travail alors que dans le même temps les progrès de la productivité auraient dû au contraire permettre que l'accroissement des richesses produites qui en résulte satisfasse mieux les besoins et aspirations à une vie meilleure de la très grande majorité des salariés et de ceux qui devraient l'être .




Une longue lignée de ces présidents et gouvernements qui , tour à tour , ont apporté leur contribution à l'apparition , à l'affirmation , puis à l'explosion de la crise de ce système de "pompage" organisé par les mêmes , les puissants maîtres des entreprises publiques ou privées , au détriment des mêmes , leurs salariés du secteur public ou du secteur privé ...




Et , manifestement , le dernier en date de cette lignée veut aller encore plus loin au service des mêmes sans davantage entendre la voix , les cris de la pauvreté et de la misère insupportables , de la paupérisation véritable de toutes les couches de salariés , sans voir les manifestations de colère et de révolte qui en résultent , la jeunesse au premier rang , alors que la crise du système s'approfondit , lourde de ses menaces dont on commence à percevoir quel peut être leur contenu destructif .




IL NE SUFFIT PLUS DE SE DIRE ANTICAPITALISTE




A l'évidence , il ne suffit plus de se dire "anticapitaliste" alors que les générations qui se succèdent et considèrent le capitalisme comme négatif ne peuvent ou ne veulent jamais y mettre un terme...consacrant en fait une intégration approfondie dans ce système qui les dévore !




En fait , il faudra bien , et le plus tôt sera le mieux , cesser de se dire "anticapitaliste" !




En fait , cela voudra dire que l'on aura pris les résolutions nécessaires pour en finir avec le capitalisme et ses crises mortifères !




En fait , cela signifiera l'engagement du processus conduisant à une autre société .




En fait , il n'y a pas de secret , il n'y a pas d'échappatoire , pour y parvenir .




LA QUESTION DES QUESTIONS




En fait , la question des questions est celle du pouvoir , celle de savoir qui détient le pouvoir effectif .




De longtemps , ceux qui ont le pouvoir , ceux qui décident ne sont pas les« grands commis »qui se succèdent , cette lignée de « grands commis » qui ont été placés à la tête de l'Etat .




De longtemps , au moins depuis Marx , on sait que ce sont ceux qui ont la propriété qui ont le pouvoir .




De longtemps , au moins depuis Marx , on sait que ceux qui ont le pouvoir se construisent un Etat pour conserver ce pouvoir , c'est-à-dire un ensemble d'institutions qui ont comme fins de l'établir juridiquement et constitutionnellement , et un ensemble de structures et de services , en bref tout un appareil d'Etat destiné à perpétuer leur domination sur l'ensemble de la société , sans lésiner sur les moyens pour ce faire .




De longtemps , au moins depuis Marx , on sait ce qu'il convient de faire pour sortir du capitalisme , de son système économique et de cet appareil d'Etat .




CE QUI N'A JAMAIS ETE FAIT




Mais aussi , de longtemps , au moins depuis Marx , on sait que cela n'a jamais encore été fait .




Jamais encore un peuple s'est donné la propriété et les pouvoirs qu'elle assure .




L'appropriation sociale reste en devenir .*




Jamais encore cet instrument de perpétuation de la domination de classe qu'est l'Etat n'a été « brisé » , pour reprendre là la formulation forte de Marx , et aller vers l'auto-administration de la société par elle-même .




Il convient d'avoir le courage de le dire aux travailleurs , aux salariés , qui représentent aujourd'hui 92% de la population active : pour en finir enfin avec le capital , ses crises , sa domination , ses exploitations et aliénations , il est impératif de se donner ces moyens de construire une vie nouvelle dans une société et une civilisation nouvelles , d'ouvrir le processus de mise en pratique de ces orientations .




IL N'Y A PAS DE SECRET




Il n'y a pas de secret , il convient de faire vivre les paroles de ce qui est le chant qui a rythmé les luttes des travailleurs depuis cette fin du 19eme siècle , l'Internationale :




« Il n'est pas de sauveur suprême ,

« Ni Dieu , ni César , ni Tribun ,

« Producteurs , sauvons-nous nous-mêmes ,

« Décrétons le salut commun ! »




Oui , faire vivre l'espérance est à cette condition .




Par bien des aspects , ce qui s'est passé ce 29 janvier est annonciateur .

Et d'abord dans les consciences : la crise du capitalisme a révélé la nature profondément nuisible et irrationnelle de ce système , pour beaucoup il s'agit là de révélations !




Et les discours et argumentations des grands commis du capital et des bonimenteurs politiques intégrés du système ont trouvé là leurs limites .




Des portes se sont ouvertes ...

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