mercredi 4 février 2009

La démocratie en danger

L'UMP MONTE A L'ASSAUT DU SYNDICALISME INSOUMIS !

Sommes-nous encore en République ? Sommes-nous encore dans un Etat de droit ? Permettez-moi d'en douter !

Les gens qui sont actuellement aux affaires de la France sont aux abois. Ils perdent leur sang-froid au point d'en être ridicules. Les sondages annoncent que 75% des français soutiennent la grève de ce jeudi 29 janvier 2009.



Sarkozy et ses figurants multiplient les déclarations provoquantes, les discours contre les droits de l'Homme. Voilà qu'ils s'en prennent ouvertement aux libertés et droits syndicaux des travailleurs.



L'UMP dirigée désormais par l'ex-ministre du travail, Xavier Bertrand oeuvre en ce sens. En effet, ce parti de la droite extrême qui n'a rien à envier à celui du fasciste Le Pen, donne de plus en plus dans la provocation. La clique de godillots aux ordres de Sarkozy ose souhaiter que le gouvernement sévisse contre ce qu'il appelle les "abus de grève". Et oui, le mot est lâché et n'ayons pas peur de le dire, le fascisme est là. N'ayons pas peur de dénoncer ces gouvernants qui ne représentent qu'eux-mêmes et les grosses fortunes qu'ils servent dans le pays.

Cette dictature veut interdire l'exercice des responsabilités syndicales à ceux qui se rendraient coupables de les enfreindre. Le porte-parole de l'UMP tend son parapluie en prétendant benoîtement, la main sur le coeur, que le le droit de grève existe et "qu'il est toujours bien que les inquiétudes s'expriment", "qu'il n'est pas question de le remettre en cause" mais ajoute : "la chose sur laquelle nous serons extrêmement vigilants dans les semaines et les mois qui viennent, c'est l'abus du droit de grève et nous sommes bien décidés à ce que cet abus du droit de grève soit sanctionné". Ce même porte-parole ajoute sans avoir peur que le ridicule ne le tue "J'ai fait notamment la proposition que les responsables syndicaux soient traités comme le sont les élus, c'est-à-dire que dans l'échelle des sanctions, ça puisse aller jusqu'à l'interdiction d'exercer des responsabilités syndicales".

"Pour les élus, dans l'échelle des sanctions quand il y a abus de droit ou faute grave, ça peut aller jusqu'à l'inéligibilité", a-t-il rappelé. Le guignol n'a bien sûr pas manqué de rappeler ce qui s'est passé à la gare Saint-Lazare dans le but de dresser les usagers contre les cheminots mais, celui-ci s'est bien gardé de dire que les cheminots en grève de ce secteur, à l'instar de leurs camarades de Nice ont tout simplement et en toute légalité exploîté les failles contenues dans la loi pondue par Sarkozy sur le service minimum qui, en fait, a été créé et conçu pour briser et réprimer le droit de grève des salariés.

Sarkozy joue là une partition dangereuse. Sa morgue et son mépris de la classe ouvrière sont en train de se retourner inéluctablement contre sa politique de misère. Sarkozy est le grand serviteur du MEDEF et c'est en ce sens qu'il tente de faire levier contre les couches laborieuses de notre pays.

Ce jeudi 29 janvier 2009 doit être puissant afin de créer le rapport de forces nécessaires pour mettre un coup d'arrêt à ces putschistes fascistes. L'heure est venu de barrer la route à la droite la plus revancharde et la plus réactionnaire que la France ait connu depuis 1940, avec le traître Pétain. Sarkozy est fait dans le même moule, nous devons, jeunes, moins jeunes et retraités manifester par centaines de milliers ce 29 janvier afin de mettre en échec cet usurpateur.

Notre peuple a besoin d'un syndicalisme de combat. Les kollabos Chérèque et consorts doivent être balayés. Place à ceux qui luttent !

Sarkozy rêve d'avoir à sa botte des "syndicalistes" du style CFT, des nervis comme ceux qui ont abattu lâchement l'ouvrier verrier Pierre Maître lors d'un piquet de grève à Reims, en 1977. Sarkozy se prend pour le petit Adolphe Thiers, vous savez celui qui réprima la glorieuse lutte des Communards parisiens.

Sarkozy n'a qu'une idée en tête : réprimer les luttes ouvrières auxquelles doivent impérativement se joindre la jeunesse des quartiers, la jeunesse lycéenne, la jeunesse étudiante mais aussi les petits paysans et les artisans qui souffrent des dégâts imposés par sa politique dévastatrice.

Le peuple de France a toujours répondu présent lors des grandes occasions. Le combat des masses et de classe de la journée du 29 s'inscrit dans ce chemin de l'honneur que nous construisons ensemble. Ce 29 janvier 2009 n'est que le prolongement des luttes déjà engagées par les travailleurs aux quatre coins du pays contre la politique d'austérité du gouvernement.

Une journée de grèves et de manifestations, si puissantes soient-elles, ne suffiront pas pour briser l'élan du gamin du MEDEF. Partout en France, nous devons travailler, chacun à sa manière et selon nos possibilités à convaincre les indécis. Nous avons un travail militant, de conviction à mener pour vaincre ceux qui conduisent notre pays et notre peuple à sa perte.

Il nous faut sans cesse expliquer que ce gouvernement ne représente qu'une infime minorité de personnes. Nous devons sans relâche nous appliquer à dénoncer les méfaits actuels et à venir que Sarkozy veut nous imposer à tout prix.

Nous devons sans cesse remettre l'ouvrage sur le métier et dire aux français que s'ils ne réagissent pas immédiatement, Sarkozy et ses sbires vont très vite jeter à la poubelle nos acquis sociaux, acquis obtenus de haute lutte par nos aînés notamment en 36, en 39/45 et MAI 68.

L'heure des grands affrontements de classes est venue. Les pleurnicheries, les gérémiades, c'est fini. Le passage aux actes est arrivé. La Révolution sociale est en marche. Sarkozy ne comprend rien à ceux qui souffrent de sa néfaste politique.

Toutes les forces vives de la nation doivent serrer les coudes pour enfin nous débarrasser de Sarkozy et faire rendre gorge aux valets du capitalisme.




Jacques Tourtaux, retraité CGT cheminot.

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