jeudi 26 février 2009

ABSTENTION POPULAIRE AX ELECTIONS EUROPEENNES

Pour l’emploi, le progrès social, l’indépendance nationale, la coopération internationale,
Abstention populaire aux élections européennes !
Pas une voix progressiste ne doit cautionner l’U.E. du grand capital ! Tous à l’action contre Sarko-MEDEF, l’Europe supranationale et la mondialisation capitaliste en crise !

Le 29 mai 2005, notre peuple a rejeté à 55% la constitution européenne (70% des ouvriers et des employés, 65% des 18/25 ans, la majorité des paysans et des artisans ont refusé la constitution d’un Etat européen antipopulaire). Les Hollandais et les Irlandais ont également voté non par la suite.

Or, violant le Non des Français avec l’aide des députés UMP, UDF et PS, Sarkozy est en passe d’imposer l’euro-constitution bis préparée par Merkel et intitulée traité de Lisbonne.

Et voilà qu’aujourd’hui, Sarko et le PS qui ont de fait refusé aux Français le droit de voter sur le Traité de Lisbonne (ils savent bien que le peuple dirait NON encore plus fort qu’en 2005 !), nous pressent de participer à la farce de l’élection du « parlement » européen. « Votez pour qui vous voudrez, mais votez ! », claironnent l’UMP, le FN, l’UDF, le PS en accaparant les médias. Et ils sont suivis hélas, par Buffet, Mélenchon et par le NPA qui prétendent « réorienter l’Europe dans un sens progressiste » : comme si 50 ans de « construction européenne » n’étaient pas là pour prouver que l’U.E. est faite de A à Z pour privatiser, délocaliser, détruire les acquis, araser le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, soutenir la politique de guerre de Washington, barrer la route au socialisme de Gibraltar à Leningrad, soutenir les crimes de l’Etat d’Israël, désormais doté d’un statut de quasi-28ème membre de l’Union malgré ses crimes de guerre répétés. Comme si l’UE actuelle, que la gauche « euro constructive » prétend « démocratiser », n’était pas le niveau d’échelle (continental) dont les capitalistes des soi disant démocraties de l’Europe ont besoin et de ce fait une structure fascisante. Une structure qui accélère partout la criminalisation du mouvement anticapitaliste et communiste, mais ferme les yeux sur la montée en puissance de l’extrême droite raciste et sur la participation de fascistes pur sucre aux gouvernements de l’Italie et des Pays baltes où des millions de russophones sont exclus de la citoyenneté !

Car ce qui compte pour l’aristocratie financière au pouvoir à Bruxelles, ce n’est pas la couleur rose, rouge clair ou bleue du parlement européen où droite et PS parrainent ensemble la casse sociale ! En fait, le parlement-potiche de Strasbourg n’a qu’un rôle : enduire de vernis démocratique l’euro-dictature de Bruxelles où tout est cadré par le grand patronat et par la Banque de Francfort.

D’ailleurs, qui peut citer une réforme progressiste qui soit venue du niveau européen ? Ouvriers, paysans, étudiants, cheminots, enseignants, postiers, électriciens, travailleurs des DOM, petits patrons de la ville et de la campagne, nous vivons tous au quotidien les beautés de la « construction européenne » : délocalisations, licenciements, recul des salaires, précarité, « euro fort » plombant les exportations, casse de l’école et de l’hôpital, privatisation de la poste et de l’Université, de l’EDF, l’Aviation, l’Automobile ,de la Banque, nationalisés à la Libération, baisse des retraites et des remboursements sécu, massacre de l’exploitation familiale agricole , de la pêche , du commerce de proximité …

Bref, la France d’en bas croit de moins en moins les euro-menteurs du PS, du PC-Buffet, du syndicalisme assagi et de l’euro-trotskisme bling-bling qui disent « réorienter l’Europe dans un sens social», car confier le « social » à l’U.E., c’est aussi astucieux que confier des fillettes à Marc Dutrou ! En réalité, Lénine le disait déjà en 1915 contre la social-démocratie et Trotski, « sous le capitalisme, les Etats-Unis d’Europe seront nécessairement, soit impossibles, soit réactionnaires ».

Et en effet, construite pendant la guerre froide pour contrer l’URSS, l’U.E. a rempli sa mission patronale en aidant les forces anticommunistes de l’Est à restaurer l’exploitation capitaliste et le de chômage de masse dans les 10 ex-pays socialistes européens. Ceux-ci sont ainsi redevenus des colonies de l’Allemagne et des USA, et leur main-d’œuvre paupérisée sert de masse de manœuvre au grand patronat pour casser les salaires de Brest à Varsovie.

La crise vient en outre de démontrer que l’UE et « l’euro fort » ne « protègent » pas les peuples : au contraire ; en permettant au FAUX libre-échange piloté par Washington de détruire l’emploi industriel, en bloquant les salaires au nom de l’euro fort, l’UE a amplifié la sous-consommation des masses qui est la principale cause de la crise.

Désormais totalement intégrée à l’OTAN, l’UE est aussi un danger permanent pour la paix. Non seulement l’UE sous domination allemande a précipité la guerre en Yougoslavie, mais avec son rival et complice états-unien, l’UE impérialiste construit actuellement une machine de guerre contre la Russie. L’UE/OTAN veut absorber l’Ukraine et la Géorgie à l’Ouest, et avec le plein soutien de Sarkozy (qui reintègre l’armée française dans l’OTAN), elle occupe l’Afghanistan, plate-forme idéale pour « tenir en respect » la Russie, l’Inde et la Chine. Pendant ce temps, au nom de l’Europe, Sarkozy démantèle les garnisons frontalières de l’Allemagne… et permet à un régiment allemand de s’installer à Strasbourg, à deux pas du Struthof !

L’UE c’est aussi la casse des libertés. Avec le renfort du député PS, V. Peillon, l’UE prépare une batterie de « lois » criminalisant l’ex-URSS . Le but de ce totalitarisme anticommuniste est de réprimer l’anticapitalisme et de réhabiliter finalement les fascistes, associés au pouvoir, de Rome à Riga.

L’UE c’est aussi la casse de la France. Dès aujourd’hui par la faute de Jospin et Sarko, notre pays n’a plus la moindre marge de décision budgétaire, monétaire, économique et industrielle et dès que le peuple français force Sarko-MEDEF à lâcher un peu de lest « social », Bruxelles inflige d’énormes taxes à la France ! Toutes nos spécificités positives, République une, laïque et indivisible héritées de 89, conquêtes sociales de 1945… et jusqu’à la langue française, de plus en plus humiliée au profit du « tout-anglais » cher à Euro-Parisot, sont menacées de mort… pendant que les ouvriers immigrés sont persécutés sur tout le territoire de « l’Europe forteresse » !

Tout cela, notre peuple, comme une majorité d’autres peuples, le saisit de mieux en mieux. Au lieu de cautionner un parlement bidon, dont le but est de légitimer la construction de l’euro-dictature, une majorité de citoyens s’abstient régulièrement aux européennes en France et en Europe. C’est cette abstention de masse, et non l’élection marginale de quelques pseudo « anticapitalistes » pro-européens à Strasbourg, qui embarrasse le plus le grand capital : « ils ne vont plus voter pour l’UE… au secours les luttes de classe vont remonter ! », pensent les hommes du grand capital !

Car de la Grèce à la France en passant par l’Italie, la résistance à l’euro-capitalisme et à la sarko-fascisation se durcit. Même si les Chérèque et autres Thibault conseillés par la CES serrent les freins, les salariés aspirent au tous ensemble en même temps. Face à l’illusoire « Front progressiste européen » proposé par Buffet-Mélenchon, qui ne vise qu’à rabattre la gauche de la gauche vers l’UE, le PRCF propose aux forces vraiment progressistes de travailler à un Front Républicain, Antifasciste, Patriotique et Progressiste dont le but ne serait pas d’améliorer l’UE, mais d’EN SORTIR pour reconstruire l’indépendance nationale, les acquis, les libertés, l’industrie nationale, produire en France pour échanger avec le monde entier, nouer de nouveaux traités internationaux progressistes. Un tel FRAPP permettrait au prolétariat d’isoler le grand capital, de rassembler une large partie des couches moyennes précarisées, de susciter la sympathie des progressistes du monde pour rompre avec la domination capitaliste et reprendre la lutte de masse pour le socialisme.

C’est la voie choisie par Cuba et le Venezuela pour avancer dans le socialisme d’aujourd’hui. Car Chavez n’a pas cherché naïvement à « infléchir du dedans » les traités supra-nationaux créés par Washington : il en a sorti son pays ; unissant le drapeau national au drapeau rouge, il a créé l’Alternative Bolivarienne des Amériques (l’ALBA) avec cinq autres pays latino-américains. Là est l’avenir, et pas dans un « Front progressiste européen » acceptant en son principe l’UE impérialiste !

C’est pourquoi les progressistes doivent refuser de cautionner l’élection européenne. Moins il y aura de voix progressistes aux européennes, plus affaiblis en seront l’euro-dictature et Sarko-MEDEF. Moins il y aura de voix pour l’euro-farce de juin et plus vite notre peuple s’émancipera de l’UMPS et de sa fausse « alternance ». Moins il y aura de voix pour les bonimenteurs de l’« Europe sociale », et plus le monde du travail se concentrera sur les vrais objectifs : construire le Printemps des luttes en France et en Europe, bâtir le FRAPP anti-Maastricht pour qu’enfin, « nos vies vaillent mieux que leurs profits », et cela pas dans les mots, mais dans la réalité.
La commission exécutive du PRCF-24 02 09

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