vendredi 27 février 2009

Construire par en bas en meme temps

Collectif National pour un Front Syndical de Classe
mis en place par les initiateurs CGT et FSU de la « lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux »

collectif.syndical.classe@laposte.net




Face à Sarkozy, au Medef et à l'UE,

construire par en-bas le tous ensemble en même temps




Le pouvoir mène une guerre sans limite contre les intérêts et les acquis des travailleurs et la crise va accélérer cette régression sociale dans des proportions dramatiques ; face à cette situation, la France deviendra un pays de misère pour les travailleurs si ceux-ci ne parviennent pas à construire un mouvement d'ensemble durable bloquant le profit capitaliste, comme en 36, en 68 ou comme en Guadeloupe actuellement, qui seul pourra faire plier le gouvernement et le patronat et permettre la satisfaction des revendications et des aspirations populaires.




D'un côté, des travailleurs du public et du privé, retraités, chômeurs... subissant la régression sociale et la crise capitaliste : salaires bloqués voire en baisse (comme à IBM ou chez Renault où les salaires n'augmenteront pas cette année et où les primes vont être fortement réduites) tandis que les prix montent, licenciements qui se multiplient (+ 100 000 chômeurs en janvier !), suppressions de postes massives dans le public, casse de l'hôpital, des universités et de l'Education nationale....

De l'autre, 54 milliards de bénéfices (+ 14 %) distribués aux gros actionnaires du CAC 40 pour 2008, des centaines de milliards d'euros publics versés sans aucun contrôle aux grandes entreprises, des milliards d'exonérations de cotisations sociales...




De l'argent et des moyens dans notre pays, il y en a bien. Mais il ne sert qu'à engraisser le grand capital au nom d'une politique unique euro-formatée et imposée aujourd'hui en France par Sarkozy et son gouvernement qui sont les commis des Bouygues, Lagardère, Bolloré, Rothschild et autres Pinault.




Face à cette situation, les mobilisations se succèdent depuis des mois et se ressemblent, massives et posant avec détermination les revendications populaires : augmentation des salaires, interdiction des licenciements et des délocalisations, retrait des contre-réformes euro-libérales (hôpital, Education de la maternelle à l'université...), refus des privatisations et de la casse des services publics, non à l'exploitation néo-coloniale dans les DOM...




Ces nombreuses luttes, qui ont débouché le 29 janvier sur une journée interpro d'une ampleur exceptionnelle, sont massivement soutenues par la population tandis que Sarkozy, décidé à maintenir coûte que coûte son programme de « rupture » thatchérienne, est de plus en plus impopulaire.

Dans ce contexte, l'affrontement entre le Travail et le Capital peut déboucher aussi bien sur une formidable victoire populaire que sur une défaite cuisante si les luttes à la base ne parviennent pas à trouver le chemin de l'unification.




Malheureusement, les directions syndicales françaises ont clairement choisi de tout faire pour empêcher la convergence des luttes et la construction d'un rapport de forces durable pour gagner, seul moyen de faire plier Sarkozy, le MEDEF et l'UE du Capital. Ce choix stratégique s'inscrit dans leur collaboration au sein de la direction de la Confédération Européenne des syndicats, financée par l'UE pour accompagner la construction européenne capitaliste, et dont le secrétaire général expliquait en décembre 2008 que les syndicats devaient désormais inscrire sur leurs banderoles le mot d'ordre : « sauver le capitalisme de lui-même ». Tout un programme au nom duquel les états-majors syndicaux français agissent pour canaliser les luttes et les empêcher de remettre en cause un système qui ne peut plus se survivre qu'en détruisant au quotidien les acquis sociaux et démocratiques du peuple.




C'est ainsi que, soumis à une très forte pression de la base militante et des luttes de la fin 2008, ils ont décidé d'une journée d'action le... 29 janvier pour s'empresser ensuite d'attendre et de laisser le gouvernement reprendre la main par l'annonce d'un « sommet social » le 18 février dont il était évident qu'il ne sortirait rien, avant d'en appeler à une nouvelle journée d'action le... 19 mars, qui porte qui plus est sur des revendications très éloignées de celles qui s'expriment dans les entreprises : la plate-forme des 8 organisations syndicales ne formule aucune exigence précise en matière de salaires ou demande aux travailleurs de faire grève pour « réglementer la sphère financière internationale ». Deux mois perdus pour les travailleurs mais deux mois gagnés pour le gouvernement contre la colère populaire alors que dans le même temps, rien n'a été fait pour assurer le solidarité et la convergence autour de la grève historique des Universités et de la Recherche, à laquelle les étudiants se joignent de plus en plus massivement, et de la grève générale en Guadeloupe laissée sans soutien pendant des semaines.




Sans parler de Chérèque dont la mission est de trahir chaque mobilisation, il est en particulier indigne que B. Thibault, intervenant en direct à la télévision au soir de la réunion du 18 février, n'ait critiqué que du bout des lèvres les « propositions » de Sarkozy alors que celui ci mène une guerre de classe contre les travailleurs et qu'en outre il n'ait mentionné la lutte des DOM ou des universités, ni même dit un mot sur l'assassinat d'un militant CGT en Guadeloupe, dans des circonstances troubles mais dans lesquelles le choix du pourrissement et de la tension par le gouvernement a de toute évidence beaucoup pesé.

De même, que penser des positions actuelles du secrétaire de la FSU et de la direction du SNES qui, contre l'avis même du syndicat FSU du Supérieur, refusent de soutenir les revendications des universitaires et des étudiants en grève reconductible, laissant une fois de plus du répit au gouvernement et retardant l'unification des revendications et des actions entre tous les personnels de l'Education ?

Quant au syndicat Solidaires qui, après le recentrage de la confédération CGT, occupe désormais le terrain « radical » sur le plan médiatique, il déclare que si la date du 19 mars est bien un peu tardive pour la convergence des luttes, l'essentiel est que l'unité syndicale ait été préservée.




Mais les travailleurs n'ont que faire d'une unité de sommet qui ne sert concrètement qu'à faire gagner du temps au pouvoir et à empêcher toute construction d'un rapport de forces pour gagner.

L'unité dont les travailleurs et la jeunesse ont besoin, c'est à la base, pour l'action et à partir des revendications réelles qui s'expriment dans les luttes :

- augmentation des salaires et SMIC à 1600 euros nets

- interdiction des licenciements et des délocalisations

- contrôle par les travailleurs des milliards donnés par le gouvernement

- pour la défense des services publics (Education Nationale, Hôpital,…)

- contre la casse des acquis sociaux (sécu, retraite après 37,5 annuités, à 50 ans pour les travaux pénibles)…




L'unité dont les travailleurs ont besoin c'est, en coordonnant au niveau national les mobilisations sectorielles à la base, pour construire un rapport de forces de haut niveau capable de battre Sarko-Medef.




Mais les directions syndicales jouent un rôle de frein au lieu de jouer celui du moteur. C'est donc par en-bas, à partir de nos syndicats et des luttes dans les usines, les services, les écoles, collèges et lycées ,les hôpitaux ou les universités, à partir des réunions interpro dans les communes ou les départements, à partir de coordinations articulant syndicat et AG de grévistes, que nous pourrons imposer le tous ensemble en même temps durable alors que d'ici le 19 mars, des journées de lutte sont annoncées le 5 mars (grève à l'Hôpital, début de la grève générale à la Réunion) ou le 11 mars (journée nationale dans les universités)....

En renouant avec le syndicalisme de classe et de masse qui fit la grande CGT et les acquis des travailleurs de France, salariés du privé, du public, jeunesse étudiante et lycéenne, couches sociales étranglées par Sarkozy, le Medef et l'UE, nous aurons la force de gagner. Avec ou sans les directions syndicales.




Le Capital bloque le pays et les travailleurs. Bloquons le Capital !

Les DOM et l’Université montrent le chemin :

« Lyanache kont la pwofitation » sur TOUT LE TERRITOIRE NATIONAL !

jeudi 26 février 2009

CENSURE ANTI SERBE

CENSURE ANTI-SERBE
APRES L’ANNULATION PAR LA MAIRIE DU XVIIe ARRONDISSEMENT DE PARIS DE L’EXPOSITION DE DESSINS D’ENFANTS SERBES DU KOSOVO : UNE DECISION INDIGNE par Louis Dalmas

samedi 21 février 2009, par Comité Valmy
Mme Brigitte Kuster, maire UMP du 17e arrondissement, a annulé l’exposition de 50 dessins d’enfants du Kosovo organisée par les associations caritatives “Vérité et Justice” et “Solidarité-Kosovo”. L’exposition, dont les dessins avaient été mis en place le 13 février, devait durer du 16 au 28 février. Deux journées de rencontres, les 20 et 21 février, devaient permettre le compte rendu des voyages humanitaires de distribution d’aide sur place aux enfants, et une signature de livres par une quinzaine d’auteurs, comprenant des personnalités comme l’ex-ministre des Affaires étrangères Roland Dumas et le célèbre avocat Jacques Vergès. Les ambassadeurs d’une trentaine de pays avaient été invités au vernissage, et l’exposition avait été annoncée sur un grand nombre de sites internet. Mme Kuster a donné comme raison de son interdiction l’aspect “politique” de la manifestation, un aspect vivement contesté par M. Louis Dalmas, le président de “Vérité et Justice” qui fait le récit des événements.

UNE DÉCISION INDIGNE

L’interdiction par Mme Brigitte Kuster, maire UMP du 17e arrondissement de Paris, de l’exposition de dessins d’enfants serbes du Kosovo, qu’elle avait accepté d’héberger dans sa mairie entre le 15 et le 28 février, a été mentionnée dans le Figaro, le Parisien, Metro et 20 minutes entre autres, et a fait l’objet d’une séquence du journal télévise 19-20 de France 3, le 22 février. Elle mérite qu’on lui consacre quelques mots. Que Mme Kuster ait une crise d’urticaire en entendant prononcer le nom de Slobodan Milosevic, ou qu’elle veuille ignorer le contexte du bourbier actuel du Kosovo, est son droit le plus strict. Et un brevet de pensée “politiquement correcte” qu’elle partage avec des millions de Français parfaitement conditionnés.

Mais se prévaloir de l’opinion standard pour censurer une opération humanitaire montre qu’on se soucie plus d’être un bon godillot intellectuel que de soulager la misère. Mme Kuster a prouvé qu’en plus d’avoir peu de tête, elle n’avait pas de cœur.

Cette exposition était le résultat d’un long travail de deux associations : Vérité et Justice et Solidarité Kosovo. Ces associations ont consacré temps et argent à un projet d’aide à des enfants pratiquement ignorés par la charité internationale, qui survivent dans des îlots d’enfer au sein d’un environnement haineux. Les membres de la première ont rassemblé les dessins, les ont encadrés un à un, ont préparé l’intendance de l’exposition, ont engagé les dépenses de matériel, ont réuni les auteurs devant signer leurs livres, et ont assuré une intense promotion de l’événement. Les membres de la seconde organisent depuis des années des convois caritatifs au Kosovo, dont les camions distribuent des secours aux misérables confinés des enclaves serbes. Tout cela bénévolement, sans ménager les efforts, par simple et forte solidarité avec des enfants dans le malheur.

En mettant une fin brutale à ce dévouement, la décision de Mme le Maire a porté un grave coup financier aux deux associations ? 2.000 euros, fruit de la générosité de leurs membres, sont partis en fumée. Une petite somme sans doute aux yeux de la mairie, mais une grande pour les gens humbles qui y ont contribué par l’afflux de leurs modestes donations. Voici les motifs invoqués pour “justifier” l’interdiction de cette exposition humanitaire.

1) Un panneau prévu pour présenter l’association Vérité et Justice mentionnait, dans l’énumération de ses actions d’information et de charité, l’édition de trois livres en 2003, 2004 et 2005, parmi lesquels “Ma vérité” de Slobodan Milosevic. Cet ouvrage n’est que la reproduction du discours prononcé par l’ex-président lors de l’ouverture de sa défense devant le Tribunal pénal international de La Haye, et a figuré sur le site officiel du tribunal. Il était présenté sobrement pour ce qu’il est : “Ni une autobiographie, ni un plaidoyer, mais une analyse documentée de la dernière décennie, par un des principaux acteurs de la politique internationale.” Mme le Maire a vu dans cette mention une outrageante propagande pour un criminel de guerre. Outre le fait que cette mention ne faisait en aucune façon l’éloge du livre, on peut rappeler que Milosevic n’a pas été jugé criminel de guerre, étant décédé prématurément, et que tout accusé est présumé innocent jusqu’à ce qu’il soit condamné.

2) Les dessins ont été qualifiés de faux par les responsables de la mairie sous le prétexte que les barbelés étaient trop bien reproduits pour avoir été dessinés par des enfants.

L’accusation est particulièrement ridicule, étant donné qu’existent toutes les preuves de l’organisation du concours qui a préludé à l’exposition, que certains enfants avaient jusqu’à 14 ans et étaient tout à fait capables de maîtriser leurs pinceaux, et qu’enfin, dans toute classe de dessin, le professeur adulte ne se prive pas d’aider parfois le candidat artiste dans sa composition.

3) Passons sur le grotesque de l’interprétation d’un dessin représentant un soldat de la KFOR tenant en laisse une colombe de la paix, considéré comme portant atteinte à la réputation de Bernard Kouchner. Cette interprétation a tout de même figuré parmi les motifs invoqués.

4) Enfin, portant le délire au paroxysme, une personne du cabinet du maire a répondu au téléphone à un visiteur frustré que le Roland Dumas qui devait signer ses livres n’était pas le vrai ex-ministre des Affaires étrangères, mais un homonyme sans rapport avec lui, alors que l’authentique Roland Dumas et Louis Dalmas sont des amis de plus de 40 ans.

De toute façon, toutes les accusations de propagande politique tombaient d’elles-mêmes lorsque les organisateurs ont retiré les panneaux et le dessin qui déplaisaient à la mairie. Un peu d’humanité et de bon sens aurait alors permis à l’exposition de se tenir comme prévu. Mais c’était apparemment trop demander à Mme Kuster, qui a refusé de s’entretenir avec les deux associations et d’honorer son engagement. Faut-il chercher la vraie raison de son arbitraire volte-face dans un article du Parisien du 17 février 2009, qui prévoit l’installation de la prochaine ambassade de “l’Etat” du Kosovo avenue de la Grande armée, dans le 17e arrondissement ? On n’ose pas croire que Mme Kuster a interdit une manifestation d’aide aux enfants serbes qui soufrent dans des ghettos, pour ne pas déplaire à la diplomatie albanaise...

Quoi qu’il en soit, la décision de Mme Kuster a choqué beaucoup de gens. Elle a ravivé des souvenirs de guerre et porté l’attention publique sur l’injustice du traitement actuel des minorités dans la région. Une génération entière d’enfants est marquée par les incendies, pillages et assassinats dont ils ont été et sont les témoins. Le mépris de leur sort, et du désir de deux associations humanitaires de leur venir en aide, a semblé une insulte à la détresse. Il est compréhensible que celle-ci ait provoqué des réactions. Des mécontents ont téléphoné à la mairie ou envoyé des mails. Mme Kuster a porté plainte parce que certaines de ces protestations étaient assorties de menaces. Inutile de dire que ces violences verbales sont inadmissibles, et que si nous admettons que l’indignation s’exprime, nous condamnons avec fermeté qu’elle le fasse par des insultes ou des excès.

Un mot pour finir. Je ne sais pas si Mme Kuster a des enfants. Si elle en a, je leur souhaite de ne jamais se trouver dans la situation des enfants du Kosovo. Et je souhaite que Mme Kuster n’ait jamais, comme les parents serbes, à risquer la mort pour assurer la survie de sa famille. Cela dit, elle mériterait de souffrir un peu. Peut-être que cela lui inspirerait un peu de pitié pour des malheureux qui ne vivent pas comme les bons bourgeois du 17e arrondissement… LOUIS DALMAS.

ABSTENTION POPULAIRE AX ELECTIONS EUROPEENNES

Pour l’emploi, le progrès social, l’indépendance nationale, la coopération internationale,
Abstention populaire aux élections européennes !
Pas une voix progressiste ne doit cautionner l’U.E. du grand capital ! Tous à l’action contre Sarko-MEDEF, l’Europe supranationale et la mondialisation capitaliste en crise !

Le 29 mai 2005, notre peuple a rejeté à 55% la constitution européenne (70% des ouvriers et des employés, 65% des 18/25 ans, la majorité des paysans et des artisans ont refusé la constitution d’un Etat européen antipopulaire). Les Hollandais et les Irlandais ont également voté non par la suite.

Or, violant le Non des Français avec l’aide des députés UMP, UDF et PS, Sarkozy est en passe d’imposer l’euro-constitution bis préparée par Merkel et intitulée traité de Lisbonne.

Et voilà qu’aujourd’hui, Sarko et le PS qui ont de fait refusé aux Français le droit de voter sur le Traité de Lisbonne (ils savent bien que le peuple dirait NON encore plus fort qu’en 2005 !), nous pressent de participer à la farce de l’élection du « parlement » européen. « Votez pour qui vous voudrez, mais votez ! », claironnent l’UMP, le FN, l’UDF, le PS en accaparant les médias. Et ils sont suivis hélas, par Buffet, Mélenchon et par le NPA qui prétendent « réorienter l’Europe dans un sens progressiste » : comme si 50 ans de « construction européenne » n’étaient pas là pour prouver que l’U.E. est faite de A à Z pour privatiser, délocaliser, détruire les acquis, araser le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, soutenir la politique de guerre de Washington, barrer la route au socialisme de Gibraltar à Leningrad, soutenir les crimes de l’Etat d’Israël, désormais doté d’un statut de quasi-28ème membre de l’Union malgré ses crimes de guerre répétés. Comme si l’UE actuelle, que la gauche « euro constructive » prétend « démocratiser », n’était pas le niveau d’échelle (continental) dont les capitalistes des soi disant démocraties de l’Europe ont besoin et de ce fait une structure fascisante. Une structure qui accélère partout la criminalisation du mouvement anticapitaliste et communiste, mais ferme les yeux sur la montée en puissance de l’extrême droite raciste et sur la participation de fascistes pur sucre aux gouvernements de l’Italie et des Pays baltes où des millions de russophones sont exclus de la citoyenneté !

Car ce qui compte pour l’aristocratie financière au pouvoir à Bruxelles, ce n’est pas la couleur rose, rouge clair ou bleue du parlement européen où droite et PS parrainent ensemble la casse sociale ! En fait, le parlement-potiche de Strasbourg n’a qu’un rôle : enduire de vernis démocratique l’euro-dictature de Bruxelles où tout est cadré par le grand patronat et par la Banque de Francfort.

D’ailleurs, qui peut citer une réforme progressiste qui soit venue du niveau européen ? Ouvriers, paysans, étudiants, cheminots, enseignants, postiers, électriciens, travailleurs des DOM, petits patrons de la ville et de la campagne, nous vivons tous au quotidien les beautés de la « construction européenne » : délocalisations, licenciements, recul des salaires, précarité, « euro fort » plombant les exportations, casse de l’école et de l’hôpital, privatisation de la poste et de l’Université, de l’EDF, l’Aviation, l’Automobile ,de la Banque, nationalisés à la Libération, baisse des retraites et des remboursements sécu, massacre de l’exploitation familiale agricole , de la pêche , du commerce de proximité …

Bref, la France d’en bas croit de moins en moins les euro-menteurs du PS, du PC-Buffet, du syndicalisme assagi et de l’euro-trotskisme bling-bling qui disent « réorienter l’Europe dans un sens social», car confier le « social » à l’U.E., c’est aussi astucieux que confier des fillettes à Marc Dutrou ! En réalité, Lénine le disait déjà en 1915 contre la social-démocratie et Trotski, « sous le capitalisme, les Etats-Unis d’Europe seront nécessairement, soit impossibles, soit réactionnaires ».

Et en effet, construite pendant la guerre froide pour contrer l’URSS, l’U.E. a rempli sa mission patronale en aidant les forces anticommunistes de l’Est à restaurer l’exploitation capitaliste et le de chômage de masse dans les 10 ex-pays socialistes européens. Ceux-ci sont ainsi redevenus des colonies de l’Allemagne et des USA, et leur main-d’œuvre paupérisée sert de masse de manœuvre au grand patronat pour casser les salaires de Brest à Varsovie.

La crise vient en outre de démontrer que l’UE et « l’euro fort » ne « protègent » pas les peuples : au contraire ; en permettant au FAUX libre-échange piloté par Washington de détruire l’emploi industriel, en bloquant les salaires au nom de l’euro fort, l’UE a amplifié la sous-consommation des masses qui est la principale cause de la crise.

Désormais totalement intégrée à l’OTAN, l’UE est aussi un danger permanent pour la paix. Non seulement l’UE sous domination allemande a précipité la guerre en Yougoslavie, mais avec son rival et complice états-unien, l’UE impérialiste construit actuellement une machine de guerre contre la Russie. L’UE/OTAN veut absorber l’Ukraine et la Géorgie à l’Ouest, et avec le plein soutien de Sarkozy (qui reintègre l’armée française dans l’OTAN), elle occupe l’Afghanistan, plate-forme idéale pour « tenir en respect » la Russie, l’Inde et la Chine. Pendant ce temps, au nom de l’Europe, Sarkozy démantèle les garnisons frontalières de l’Allemagne… et permet à un régiment allemand de s’installer à Strasbourg, à deux pas du Struthof !

L’UE c’est aussi la casse des libertés. Avec le renfort du député PS, V. Peillon, l’UE prépare une batterie de « lois » criminalisant l’ex-URSS . Le but de ce totalitarisme anticommuniste est de réprimer l’anticapitalisme et de réhabiliter finalement les fascistes, associés au pouvoir, de Rome à Riga.

L’UE c’est aussi la casse de la France. Dès aujourd’hui par la faute de Jospin et Sarko, notre pays n’a plus la moindre marge de décision budgétaire, monétaire, économique et industrielle et dès que le peuple français force Sarko-MEDEF à lâcher un peu de lest « social », Bruxelles inflige d’énormes taxes à la France ! Toutes nos spécificités positives, République une, laïque et indivisible héritées de 89, conquêtes sociales de 1945… et jusqu’à la langue française, de plus en plus humiliée au profit du « tout-anglais » cher à Euro-Parisot, sont menacées de mort… pendant que les ouvriers immigrés sont persécutés sur tout le territoire de « l’Europe forteresse » !

Tout cela, notre peuple, comme une majorité d’autres peuples, le saisit de mieux en mieux. Au lieu de cautionner un parlement bidon, dont le but est de légitimer la construction de l’euro-dictature, une majorité de citoyens s’abstient régulièrement aux européennes en France et en Europe. C’est cette abstention de masse, et non l’élection marginale de quelques pseudo « anticapitalistes » pro-européens à Strasbourg, qui embarrasse le plus le grand capital : « ils ne vont plus voter pour l’UE… au secours les luttes de classe vont remonter ! », pensent les hommes du grand capital !

Car de la Grèce à la France en passant par l’Italie, la résistance à l’euro-capitalisme et à la sarko-fascisation se durcit. Même si les Chérèque et autres Thibault conseillés par la CES serrent les freins, les salariés aspirent au tous ensemble en même temps. Face à l’illusoire « Front progressiste européen » proposé par Buffet-Mélenchon, qui ne vise qu’à rabattre la gauche de la gauche vers l’UE, le PRCF propose aux forces vraiment progressistes de travailler à un Front Républicain, Antifasciste, Patriotique et Progressiste dont le but ne serait pas d’améliorer l’UE, mais d’EN SORTIR pour reconstruire l’indépendance nationale, les acquis, les libertés, l’industrie nationale, produire en France pour échanger avec le monde entier, nouer de nouveaux traités internationaux progressistes. Un tel FRAPP permettrait au prolétariat d’isoler le grand capital, de rassembler une large partie des couches moyennes précarisées, de susciter la sympathie des progressistes du monde pour rompre avec la domination capitaliste et reprendre la lutte de masse pour le socialisme.

C’est la voie choisie par Cuba et le Venezuela pour avancer dans le socialisme d’aujourd’hui. Car Chavez n’a pas cherché naïvement à « infléchir du dedans » les traités supra-nationaux créés par Washington : il en a sorti son pays ; unissant le drapeau national au drapeau rouge, il a créé l’Alternative Bolivarienne des Amériques (l’ALBA) avec cinq autres pays latino-américains. Là est l’avenir, et pas dans un « Front progressiste européen » acceptant en son principe l’UE impérialiste !

C’est pourquoi les progressistes doivent refuser de cautionner l’élection européenne. Moins il y aura de voix progressistes aux européennes, plus affaiblis en seront l’euro-dictature et Sarko-MEDEF. Moins il y aura de voix pour l’euro-farce de juin et plus vite notre peuple s’émancipera de l’UMPS et de sa fausse « alternance ». Moins il y aura de voix pour les bonimenteurs de l’« Europe sociale », et plus le monde du travail se concentrera sur les vrais objectifs : construire le Printemps des luttes en France et en Europe, bâtir le FRAPP anti-Maastricht pour qu’enfin, « nos vies vaillent mieux que leurs profits », et cela pas dans les mots, mais dans la réalité.
La commission exécutive du PRCF-24 02 09

pour une abstention citoyenne par le comité valmy

Le 7 juin prochain les électeurs français sont appelés à voter pour envoyer des députés au parlement européen. Dans un bel ensemble les partis politiques du système, majorité comme opposition, s’apprêtent à organiser entre eux le partage de ce gâteau. Les forces sociales et politiques engagées dans une démarche de résistance républicaine, patriotique et de progrès doivent prendre position face à cette échéance.

Le parlement européen est-il un organe démocratique ?

Dans sa nature comme dans son action, le parlement européen est un des instruments de la domination atlantiste et capitaliste sur le continent. D’une part, ne représentant aucun corps politique, car les peuples résident dans les nations et non dans une chimère bureaucratique, il n’a aucune légitimité démocratique, ne sert qu’à isoler encore un peu plus les citoyens des instances dirigeantes et à supprimer pour les peuples le droit à disposer d’eux-mêmes. D’autre part, jamais en retard d’une résolution attaquant les droits sociaux ou l’indépendance des nations européennes, cette assemblée croupion est, malgré son fonctionnement ubuesque, un efficace rouage d’un système à vocation totalitaire. Les parlementaires qui s’y font élire choisissent donc la voie de la collaboration, à moins de s’y présenter - paradoxe aussi rare que suprême - en tant qu’ennemis affichés de ce système et de réclamer explicitement sa destruction.

La construction européenne est-elle amendable ?

Il est singulier de constater que, de toutes les listes en cours de formation, qu’elles soient eurobéates ou eurocritiques, aucune n’ose soutenir pleinement le bilan et la continuité de l’Europe telle qu’elle est, mais toutes proposent des changements de fond de plus ou moins grande ampleur, changements dont un demi-siècle d’intégration à sens unique démontre la stricte impossibilité.

En effet, depuis les "pères fondateurs" jusqu’à ses derniers développements contemporains, la construction européenne confirme sa nature néolibérale de vecteur des intérêts impérialistes états-uniens et de rempart contre la volonté souveraine des peuples. Ainsi, proposer une "autre Europe" est une tromperie ; on ne peut décemment débattre de contenus sociaux, démocratiques ou pacifiques dans le cadre d’une organisation dont les fondements et les actions sont l’expression constante du contraire, comme en témoignent la casse industrielle et sociale, les délocalisations, la concurrence inhumaine ou la soumission à l’OTAN.

Évidemment, devant la colère montante des citoyens des 27 pays de l’UE prison des peuples, les partis politiques représentés en sont réduits à jouer les illusionnistes et à proposer des modifications de l’intérieur. De l’extrême gauche à l’extrême droite, la fonction des tenants d’une "autre Europe" est la même : il s’agit d’agréger les justes colères visant l’Europe pour les neutraliser sur une voie de garage. L’Union européenne n’étant pas réformable, le débat ne devrait plus porter sur les changements à y apporter mais sur les modalités à mettre en œuvre pour en sortir dans les meilleures conditions. Pour cela, la prochaine élection du parlement européen n’est d’aucune pertinence.

Le choix de l’abstention

L’éventuelle présence de listes dénonçant tous les traités européens, appelant à la sortie de l’UE et au refus de la supranationalité mériterait toutefois que les électeurs les soutiennent. Or, l’organisation du système politique français, notamment le mode de financement des partis et l’omerta planifiée sur les moyens de communication de masse, rend pour le moment impossible la constitution de telles listes, et cela alors que l’aspiration à la rupture avec l’UE est potentiellement majoritaire dans le pays.

En l’absence contrainte de listes avançant sous la bannière de la sortie de l’UE, le Comité Valmy propose donc de lancer une campagne civique pour une abstention populaire massive le 7 juin. Dans l’action pour tracer, avec d’autres forces, une perspective de rassemblement populaire et d’espérance nouvelle, nous appelons tous les citoyens et les organisations qui se réclament de la résistance : les communistes patriotes et internationalistes, les gaullistes authentiques, tous les républicains qui se reconnaissent dans la défense de l’indépendance nationale, de la souveraineté populaire, de la laïcité, du progrès social et de la paix, à se mobiliser pour le boycott de ces élections européennes inutiles, trompeuses et perverses.

L’abstention ne s’oppose pas au civisme : les dirigeants euro-atlantistes et leurs complices nationaux ont suffisamment montré leur mépris de la souveraineté populaire en refusant à répétition le résultat des référendums pour qu’on puisse, en toute conscience, surmonter le chantage à la beauté et au respect du suffrage universel.

En foi de quoi, comme, à la différence du vote blanc ou nul, la non-participation pure et simple est le seul acte comptabilisé dans les statistiques, nous n’irons pas voter ! En hausse constante à chaque élection du parlement européen depuis 1979, l’abstention montrera le rejet des Français à l’égard de cette dictature masquée.

Comité Valmy, 23 février 2009 info@comite-valmy.org www.comite-valmy.org

lundi 23 février 2009

faire du 19 mars une démonstration de MASSE

Faire du 19 mars une démonstration de masse...

Communiqué
Appel des organisations syndicales
CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l'occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance.
En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d'investissement social est programmé.
Les organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d'augmenter le SMIC, de modifier sa politique d'emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires... À cela s'ajoutent l'attitude dogmatique du patronat et son refus d'assumer ses responsabilités.
La crise nécessite des réponses d'une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s'accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d'emploi, d'utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d'achat qui se dégrade.
Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels. Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays.
En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009, elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d'emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications:
- défendre l'emploi privé et public,
- lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales,
- exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d'achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités,
- défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité
Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées.
Elles conviennent de se réunir à nouveau le 20 mars 2009 à 8h00.

Paris, le le 23 Février 2009

Commentaires du PRCF sur la pseudo table ronde entre Sarko MEDEF et les états major du syndicalisme d'accompagnement

Commentaires du PRCF sur la pseudo-table ronde entre Sarko-MEDEF et les états-majors du syndicalisme d’accompagnement, les DOM et l’Université en lutte montrent au peuple de France le chemin du « tous ensemble en même temps"

Alors que Sarko-MEDEF n’a rien lâché de sérieux depuis le 29 janvier, si ce n’est de nouveaux cadeaux au MEDEF (abrogation de la taxe professionnelle, diminution du congé parental…), alors que nos camarades des DOM-TOM en lutte sont menacés d’une opération de répression frisant le quadrillage militaire après un mois de grève massive et responsable, alors que l’université est en grève illimitée pour sauver le statut de la fonction publique, les états-majors CFDT, UNSA, CFTC, FO et CGT (B. Frachon doit se retourner dans sa tombe !) ont choisi de cautionner, sans même un appel à l’action, la pseudo-table ronde à grand spectacle mise en place par Sarko-MEDEF.
Trahissant l’esprit combatif du 29 janvier, les dirigeants syndicaux ont accepté de
*cautionner une réunion où le chef de l’Etat avait déjà décidé de tout à l’avance, au point que son discours a été distribué à la presse avant la fin de la réunion !
*une réunion où Sarko n’a pas dit un mot sur la Guadeloupe où un syndicaliste CGT vient de perdre la vie (ce grand humaniste n’en a pas dit un mot non plus à la télé !) dans des conditions liées à l’attitude provocatrice de l’Etat UMP envers le collectif LKP ;
*une réunion où par avance le chef de l’Etat refusait, avec ses amis du MEDEF, de répondre aux revendications du 29 janvier : interdiction des licenciements, paiement à 100% du salaire à prendre sur les dividendes pour les ouvriers au chômage technique, augmentation sensible du SMIC et des autres salaires, dont l’écrasement depuis des décennies est la cause profonde de la crise qui secoue le capitalisme mondialisé, mise au rencard des contre-réformes qui, sous le nom de « rupture », désossent les acquis sociaux, les services publics et les libertés syndicales…
Au contraire les états-majors syndicaux ont accepté une réunion-spectacle où aucune discussion ne pouvait avoir lieu (deux heures pour recevoir 18 organisations !) et qui n’avait d’autre sens que de faciliter à Chérèque son habituelle manœuvre de trahison sur la base de mesures SANS RAPPORT avec les slogans du 29 janvier (par ex. le fond Chérèque pour la formation des salariés licenciés), tout en permettant à Sarko de parader de nouveau sur tous les médias à sa botte ;
Ces mêmes dirigeants syndicaux n’ont pas levé un doigt depuis des semaines pour venir à la rescousse des DOM-TOM en lutte, de l’Université en grève, pour prolonger par un calendrier de lutte le 29 janvier. La proposition du 19 mars imposée par Chérèque est destinée à laisser les DOM et l’université s’épuiser tout en empêchant le déclenchement du tous ensemble sur toute la France auquel les salariés aspirent depuis décembre 95 et mai 2003 pour contrer l’euro-désintégration de notre pays. Ce soir même, après l’allocution préfabriquée de Sarko, Thibault n’a tenu aucun propos clair sur la mobilisation ; sur France 2, il n’a même pas eu un mot sur les DOM, sur l’université et sur les contre-réformes dans la fonction publique sur lesquelles Sarko persiste et signe de manière provocatrice (lycée, facs, hôpitaux, CNRS…).
Quant aux « résultats » de cette table ronde bidon, s’ils témoignent de manière très déformée de la force du mouvement du 29 janvier, et surtout de la crainte de la contagion du blocage des DOM à la métropole, ils sont à la fois insuffisants et dangereux pour certains d’eux. Certes les mesures fiscales et les aides d’Etat accordées à un certain nombre de Français sont bonnes à prendre pour les personnes concernés. Certes, les propositions de discussion sur le prétendu « partage des profits » montre que Sarkozy doit infléchir son discours thatcherien, même si sa politique est entièrement au service des plus riches.
Mais la baisse des impôts annoncées signifie une redistribution entre salariés qui vise à éviter l’augmentation des salaires et à préserver les profits du grand patronat. C’est l’Etat, c’est-à-dire le contribuable qui paie les impôts, qui met la main à la poche. Pire, le manque à gagner se traduira par de nouvelles coupes claires dans l’Education, la santé, l’Equipement, la poste, etc., et cela d’autant plus que l’UE, traitant une nouvelle fois la France avec mépris, veut infliger d’énormes amendes à notre pays, jugé encore trop social ! Et Sarkozy a réaffirmé avec arrogance qu’il continuerait la casse des lycées, des facs, de la fonction publique, ce qui fait de l’Etat sarkozyste le premier licencieur de France !. Sarko et Alliot-Marie ont également montré son mépris pour les DOM, qui n’ont pour toute réponse que l’occupation de l’île par la gendarmerie mobile, ainsi que pour le monde universitaire massivement en lutte, comme si les universitaires et les étudiants, et les hospitaliers étaient des demeurés corporatistes incapables de comprendre l’intérêt national.
Devant un tel tableau, le PRCF considère que l’heure est plus que jamais à la solidarité de classe public-privé, métropole-DOM, pour construire le tous ensemble et en même temps !
-honneur au syndicaliste CGT abattu dans des conditions troubles en Guadeloupe ; honneur aux militants CGT de lutte qui gardent dans de nombreux endroits son grand héritage de lutte ; dénonçons partout la répression de type néo-colonial contre le collectif Lyanage Kont Pwofitation annoncé par l’ultra-réactionnaire Alliot-Marie ;
-soutien total aux luttes de l’université et à la manif du 19 février pour la défense du statut national des enseignants-chercheurs et contre la mastérisation des concours qui vise à détruire les concours de l’enseignement secondaire et à vider de contenu le statut de la fonction publique ;
-la balle est dans le cas des états-majors syndicaux, et d’abord des syndicats CGT, FSU, SUD, dont le rôle n’est pas de « suggérer une poursuite de la mobilisation » (Thibault !) mais de prendre la mesure de la colère pour construire le tous ensemble sur une plate-forme revendicative comportant au minimum ! l’interdiction des licenciements et des délocalisations, l’annulation des suppressions de postes dans le public, une politique nationale de ré(industrialisation du pays avec des droits étendus pour les salariés fondé sur la re-nationalisation des banques et des secteurs-clés de l’industrie, le paiement à 100% des salariés au chômage technique en prenant sur les dividendes, le retrait des contre-réformes dans les services publics, l’augmentation du SMIC (1600 nets) et des salaires, la restauration des acquis sociaux (retraites avec 37 ans 1/5 pour tous de cotisation et retraite à 60 ans, avec mesures pour avancer la retraite à 55 voire 50 ans dans les travaux pénibles, remboursements Sécu, etc.), la restauration des libertés démocratiques et syndicales menacées par l’Etat-policier mis en place par ce pouvoir fascisant ;
Mais avant-tout la balle est dans notre camp à nous, salariés, retraités et syndicalistes de lutte car il ne faut pas compter sur les états-majors pour mener dynamiquement ce combat gagnable contre les conjurés du MEDEF, de l’UMP et de l’UE qui démolissent notre pays et nos acquis. Alors multiplions les actions en bas, proposons l’avancement au 5 mars (début de la grève générale à la Réunion) du mouvement interprofessionnel trop tardif du 19 mars, critiquons à fond, à la lumière des luttes la phrase honteuse de Thibault « la CGT n’a pas vocation à bloquer le pays » (2003). Bref, en soutenant le Front Syndical de Classe, préparons-nous à l’affrontement de classes qui couve dans notre pays où les licenciements et les suppressions de postes se multiplient pendant que les Marie-Antoinette Parisot, Lagarde et Cie multiplient les provocs anti-populaires à l’ombre de l’euro-bonaparte élyséen.
Les aumônes de Sarko, l’arrogance intacte de ce gouvernement UMP et du patronat, les sommations scandaleuses de l’Europe contre notre pays, appellent la construction d’un grand mouvement interpro déterminé à gagner. Les DOM et l’Université montrent le chemin ! Ne laissons pas trahir le 29 janvier : « Lyanache kont la pwofitation » sur TOUT LE TERRITOIRE NATIONAL
18 février 09

dimanche 22 février 2009

Langues ou nations"en péril"? par j Lévy

Langues ou nations "en péril" ?


Le Monde, daté du 19 février, consacre six colonnes à l’angoissante question des « langues en péril » sur notre terre, et en particulier, en France.
Qu’on se rassure tout de suite : il ne s’agit pas du "français", dont l’usage commercial et économique se trouve, dans notre propre pays, progressivement menacé par l’anglais. Il ne s’agit pas de telles vétilles. Le quotidien du soir rappelle, dans un encadré particulier, les « 26 langues dont la majorité (est) en danger » en France. Dans l’énumération de celles-ci, aux côtés du « basque », du « breton »,du « corse » et de « l’occitan », figurent le « champenois », le « bourguignon », le « franco-provençal » et le « picard ». On croyait naïvement que ces dernières étaient plutôt considérées comme des « parlers » locaux, simple altération de notre langue nationale.



L’ordonnance de Villers-Cotterêts, édictée par François Ier en 1539, prescrit l’usage du « français », au lieu du « latin », pour tous les actes de justice et d’administration du royaume. Notre langue nationale est née. Or, Villers-Cotterêts, ville du département de l’Aisne, fait partie de la Picardie. , et la langue de l’époque était, sans doute, proche du « picard »...

Mais, il y a plus grave : plusieurs autres langues « sont estimées », par l’Atlas de l’UNESCO, « sérieusement en danger ».
Et, parmi celles-ci, de citer « le ligurien », « l’alémanique », "le luxembourgeois » et le « francique », langues dites « transfrontières », jugées particulièrement « vulnérables ». Vous avez dit «langues transfrontières » ? Ne serait-ce pas le terme qui conviendrait le mieux aux territoires « trans-Etats », dont un modèle est en expérimentation de Strasbourg à l’autre côté du Rhin, l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau ?

Quant au « luxembourgeois », on croyait que dans ce pays, où on parle concurremment « le français », « l’allemand », voire "le flamand », le langage codé des listings bancaires était devenu le parler officiel…

Quant au « francique », on mesure le désarroi des populations privées de ce beau langage et des poèmes « franciques », patrimoine de l’humanité en péril, qui sombrent dans l'oubli.


L’article du Monde, pourtant, nous laisse perplexe, quant on lit :

« Au Mexique cette fois, c’est également une loi qui, en 2003, a conféré aux peuples indigènes un droit à un enseignement bilingue, ce qui a suscité la formation d’enseignants dans ces langues. Mais une reconnaissance institutionnelle ne suffit pas : l’irlandais a beau être enseigné très largement dans l’île, 5 à 6% seulement de la population le parlent ».

Mais dans quelle langue s’expriment donc les Irlandais ? Il leur manque un Darcos pour régler la question du niveau scolaire de la population de l’Eire.
Pas étonnant qu’elle réponde NON au référendum sur le traité de Lisbonne…


Pour revenir aux choses sérieuses, l’auteur de l’article, Brigitte Perucca, déclare sentencieusement :

« A l’heure où le ‘global english’ semble en passe de dominer le monde, il peut paraître déraisonnable de vouloir à toute force préserver la totalité du patrimoine linguistique. Ce n’est pas l’anglais qui menace le plus la diversité linguistique, mais des langues régionales qui tendent à s’imposer au détriment des ‘petites langues’, objectent unanimement les linguistes ».

La menace qui pèse, en France, sur « nos petites langues » tels le « breton », le « corse », le "basque », c’est bien sûr le "français". Celui-ci serait « notre langue régionale ». Au sein de l'Europe unifiée ?

On découvre ainsi l’objectif de cette passion pour « les langue en péril ».

Il s’agit de « muscler » culturellement les futures structures administratives de la France, celles que prévoient l’Union européenne et Nicolas Sarkozy : les fameuses « grandes régions », correspondant aux länder d’outre-Rhin, qui devraient se substituer aux départements jacobins, héritiers d’une Révolution honnie.
Ainsi, ce projet ferait coïncider les nouveaux territoires ainsi crées et les « petites langues » régionales, au détriment du "français" devenu inutile, puisque l’idée même de nation serait périmée au sein d’une Europe-Etat.


L’idée n’est pas neuve. Déjà Pétain et Vichy avaient remis à l’honneur les anciennes provinces, avec leurs « intendants », leurs étendards, et leurs écussons, au moment où le chef de l’Etat français en appelait à la collaboration franco-allemande, à Montoire. Le folklore camouflait alors l’intégration de la France dans l’Europe allemande…

La campagne actuelle, à façade « culturelle », en faveur de la promotion des "langues régionales", fait partie de l’offensive idéologique visant à déclarer forclos l’idée d’Etat-Nation. N'est-ce pas l'idée de Brigitte Perucca quand elle écrit :
"Le phénomène de renaissance n'est pas limité aux langues lointaines et exotiques : le welch - qui a reconquis en trente ans le sud-ouest de l'Angleterre, et plus encore, le basque et le catalan, qui ont dépassé le castillan dans le Pays basque et en Catalogne - sont des preuves que l'Europe des langues n'est pas figée pour l'éternité".

A quand la mort programmée du "français" ?
Car le « français » a permis d’unifier notre peuple, de permettre l’échange permanent des idées entre toutes les composantes de la nation en gestation.

Si la mosaïque des diverses langues régionales avait perduré, sans langage commun unificateur, quels effets auraient eu les écrits de Voltaire, de Rousseau, de Diderot et de tous les philosophes, dont les idées ont irradié la pensée nationale, préparant ainsi notre Grande Révolution ?

Mais, peut-être, est-ce ce précédent qui hante nos « Européens » ?

nous sommes des peuples souverains par M Peyret

NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS !

Le 26 avril 2005 , je faisais savoir que j’émettrais un double NON au référendum qui allait suivre :

Un NON au projet de Traité constitutionnel qui était soumis à référendum,

Un NON à tout autre projet de constitution qui viserait à consacrer une construction étatique européenne .

Je montrais que ce double NON s’inscrivait dans la suite et la logique des votes précédents du peuple français et des peuples européens notamment à l’occasion des élections au Parlement européen du 13 juin 2004 . Ce jour-là , en donnant une majorité absolue à l’abstention , les peuples européens votant « avec les pieds » avaient récusé tout projet de poursuite de construction d’un Etat européen .

De fait , en mai 2005 , le peuple français , pour sa part , confirmait par un NON majoritaire son taux d’abstention de 2004 et son refus de toute construction européenne . En effet , le traité récusé se revendiquait de l’ensemble des traités intervenus depuis le Traité de Rome inclus qui , dès lors , étaient également refusés !

Quelques rares observateurs soulignèrent bien que telle était effectivement la signification du choix souverain du peuple français .

Mais dès lors , la quasi-totalité des forces politiques françaises s’efforcèrent de convoquer tous les artifices institutionnels pour remettre en cause ce choix pourtant irrévocable !

D’autres osèrent même proposer un autre référendum qui aurait pu permettre aux Français de se déjuger . Mais c’est à Versailles que la majorité des sénateurs et députés exécutèrent le viol !

Et , à nouveau , en se préparant à procéder à l’élection du Parlement européen , pièce maîtresse de l’Etat européen qui n’existe plus pour la majorité des Français , on se veut perpétuer le viol !

C’est pourquoi je reproduis ci-dessous mon article du 26 avril 2005 .

ELECTIONS EUROPEENNES DU 13 JUIN 2004

Pays et taux d’abstention

Allemagne........................................... 56,97 %

Autriche...............................................58,19%

Belgique..............................................9,19 % vote obligatoire

Chypre................................................28,81%

Danemark............................................52,15%

Espagne...............................................54,06%

Estonie................................................. 73,30 %

Finlande............................................... 58,90 %

France.................................................57,21%

Grèce................................................... 36,84 %

Hongrie................................................61,53%

Irlande.................................................39,00%

Italie....................................................26,90%

Lettonie...............................................Non donné

Lituanie................................................Environ 60 %

Luxembourg........................................ 10,00%

Malte...................................................18,00%

Pays-Bas.............................................Plus de 60 %

Pologne...............................................80,00%

Portugal...............................................61,26%

Royaume Uni...................................... 62,00 %

Slovaquie............................................ 84,04 %

Slovénie...............................................71,66%

République tchèque............................71,68%

Moyenne UE (à 25).......................... 55,80 %

NOUS SOMMES LES PEUPLES D’EUROPE !

« Nous sommes le peuple ». Cette affirmation des citoyens de l’ex-RDA, qui consacrait la disparition du mur, est-elle si lointaine qu’elle appartiendrait à une époque révolue ?

De nouveau, les peuples devraient s’effacer, gommer la diversité de leurs cultures et de leurs histoires, laisser leur souveraineté à des pouvoirs étatiques supra-nationaux, et marcher au même pas qui, pour n’être pas celui de l’oie, aurait quand-même quelque chose d’uniformisant et de banalisant !

Décidément, les élites dirigeantes de tous les pays sont bien aveugles et sourdes pour n’avoir pas perçu le message que les peuples d’Europe leur ont délivré à l’occasion des élections au Parlement européen en juin dernier. Le caractère massif et généralisé de l’abstention ne pouvait pourtant échapper à quiconque portait intérêt à l’expression des peuples et cherchait à en pénétrer la signification.

Il ne pouvait leur échapper que, très majoritairement, voire très massivement, les peuples avaient, ce jour-là, émis un jugement sans appel, un immense rejet de la construction européenne telle qu’elle s’était constituée jusqu’alors.

Las, plutôt que tirer enseignement du message et remettre l’ouvrage sur le métier, elles décidèrent, non point de l’ignorer, mais d’essayer au contraire de prendre les peuples de vitesse, de leur passer la camisole constitutionnelle imposant les fondements d’un Etat européen, confédéral pour les uns, fédéral pour les autres, mais dans tous les cas, super-État, encore plus coercitif, plus éloigné des citoyens et des peuples, pour mieux leur imposer ses dominations, ses pouvoirs, ses hégémonies, celles du système capitaliste, que d’aucuns, je ne sais pourquoi, préfèrent qualifier de libéral.

Pauvre Marx qui, lui, avait conçu le processus de construction du communisme comme étant celui du dépérissement de l’État ! Avec deux États, les peuples s’en rapprochaient singulièrement !

Les choses se compliquèrent toutefois quand le NON au projet constitutionnel s’annonça majoritaire dans les sondages et bientôt s’y confirma.

Réfléchir à une alternative devint indispensable car le questionnement à ce sujet s’affirma dominant.

Pour certains les choses étaient simples, sinon simplistes : le projet constitutionnel n’était pas acceptable, il fallait le modifier pour qu’il le devienne, remplacer les logiques libérales-capitalistes qui en sont le fondement par des logiques progressistes... Bref, élaborer un nouveau projet constitutionnel... et ainsi poursuivre la construction d’un super-État européen, lequel, bien évidemment, serait bien plus démocratique...

Mais était-ce bien le message de l’abstention majoritaire des élections de juin 2004 ? Quelles étaient les motivations principales du rejet qui s’y est exprimé ?

L’examen de l’abstention met en évidence l’existence de deux groupes de pays :

L’un où l’abstention est située entre 50 et + de 60 %, comme : France : 57,21% ; Allemagne : 56,97 % ; Autriche : 58,19% ; Espagne : 54,06% ; Pays-Bas : plus de 60 % ; Portugal : 61,26% ; Royaume-Uni : 62% ...

L’autre où l’abstention est supérieure à 70 % et peut dépasser les 80% : Estonie : 73,3 % ; Pologne : 80% ; Slovaquie : 84,04% ; Slovénie : 71,66 % ; République tchèque :

71,68%....

Cette différence, dans le rejet commun, entre un groupe de pays de l’Est et un groupe de pays de l’Ouest, ne peut être sans signification. Peut-être est-ce l’expression des espérances frustrées à l’Est, comme le pense Catherine Samary dans Le Monde Diplomatique de ce mois ?

Ou bien, comme le dit élégamment Alain Duhamel dans un récent article, les nouveaux Etats-membres, à peine émancipés de "l’empire soviétique", renâclaient-ils à pousser le partage de souveraineté ?

Toujours est-il que s’expriment de fortes inquiétudes quant à des pertes d’identité qui résulteraient de la poursuite du processus de construction européenne.

Ainsi, pour sa part, le cabinet d’études Wei (voir La Croix du 12-04-05), spécialisé dans l’étude des grands mouvements d’opinion, qui a ausculté les ressorts du NON, montre qu’ils répondent à des inquiétudes très profondes qui se cristallisent à un moment présenté comme décisif.

L’étude a mis en évidence deux ordres de déterminants du vote négatif.

Le premier est lié à la spécificité de l’identité française. « Les Français, dit l’étude, ont un rapport particulier à la notion d’État perçu comme un protecteur, centralisé, aux frontières intangibles. Or l’Europe représente tout le contraire : une hétérogénéité extrême, des frontières provisoires... Il y a là une contradiction fondamentale, accentuée par l’élargissement à l’Est et la question de l’adhésion turque... »

Le second déterminant relève du malaise social, pas un simple mécontentement vis-à-vis du gouvernement, plutôt un vote sanction contre une Europe jugée trop libérale, responsable des délocalisations, du dumping social, de la perte du contrôle social... Une réaction contre le sentiment d’ impuissance...

Alain Duhamel, dans l’article déjà cité, pousse puissamment l’analyse de la crise d’identité : « La France, cette vieille nation orgueilleuse et inquiète, habituée à apostropher le monde, anxieuse de préserver son influence, de peser sur les affaires du globe, de cultiver passionnément sa différence, entretenant sa spécificité avec des soins de jardinier japonnais, la France redoute de n’être plus elle-même. Elle ne craint pas seulement le déclin face aux États-continents, l’effacement sous l’emprise de la mondialisation, la dissolution au sein de l’Union européenne. Elle a peur de perdre son identité et elle accuse le partage de souveraineté. Elle voit bien que, pan après pan, il lui faut concéder des fragments de sa puissance, renoncer à des symboles et parfois à des piliers de son indépendance. Il lui faut se plier aux lois d’airain du marché, aux règles de fer du commerce international, aux traités impérieux qui se multiplient. Il lui faut surtout s’intégrer sans cesse davantage dans le creuset de l’Europe qui se construit .La France redoute d’être obligée de se défaire pour que naisse l’Europe... »

On le voit bien, les idées ici exprimées sont suffisamment fortes et justifiées que fols seraient ceux qui, à la hussarde, seraient tentés par le passage en force.

Le peuple de France, les peuples d’Europe, ont de longues patiences. Ils peuvent aussi avoir de brusques colères. Des constructions contraintes, des organisations forcées, n’ont tenu que le temps compté de peu de décennies. Certaines se sont terminées par des tragédies, dans l’expression violente, exacerbée, des nationalismes fascisants. Les peuples n’aiment pas être violés. Aucun n’a renoncé longtemps à être souverain, voire à partager ou à déléguer des parts de souveraineté.

La crise actuelle de l’Europe n’est-elle pas celle décrite ci-dessus ? Alors, faut-il pousser les feux ?

Car, si les peuples d’Europe ont tout à redouter d’une intégration étatique supra-nationale, ils ont a contrario des expériences positives de coopérations en tous domaines.

Dans ces coopérations multiples et à la carte peut résider l’avenir d’une Europe des peuples, d’une Union des peuples d’Europe, s’intégrant d’ailleurs dans de vastes coopérations mondiales.

C’est sur les formes que pourront prendre ces coopérations multiples qu’il convient maintenant d’engager le débat avec tous et chacun d’entre-eux.

Pour ma part, et pour préserver toutes ces possibilités, j’émets un double NON, un NON à ce projet de Constitution et un NON à tout autre projet de constitution ou traité qui viserait à consacrer une construction étatique européenne.

Michel Peyret,

mercredi 18 février 2009

de l'origine catholique du drapeau européen

Le site en langue française du sanctuaire marial de jasna gora (Czestochowa, Pologne) a rendu publique un texte écrit en août 1995 par Pierre Carillon, (a la demande et avec la collaboration de C.Sauteur, aumôniers de l'hôpital de Cluny (71) et imprimé par ses soins " la Libre Pensée du Vaucluse" en a reproduit en Mars 2005 de larges extraits auxquels nous nous référons dans les pages suivantes
L'article de P. Carillon s'ouvre sur le témoignage d'Arsène Heitz, le dessinateur alsacien du drapeau européen.
" C'est à moi qu'on a demandé de dessiner le drapeau de l'Europe. J'ai eu subitement l'idée d'y mettre les douze étoiles de la médaille Miraculeuse de la rue du Bac, sur fond bleu, couleur de la sainte vierge". (Souligné par nous). Et mon projet fut adopté à L'unanimité, le 8 décembre 1955, fête de l'immaculée conception.
Ce témoignage a été recueilli en 1987

La déclaration vaut que l'on s'y arrête, car, derrière une simplicité apparente, elle contient au moins en germe les principaux éléments de la problématique

1/ A. Heitz a choisi la couronne a douze étoiles uniquement pour sa symbolique religieuse, car comme il est rappelé dans le corps de l'article, jamais les nations représentées au conseil de l'Europe n'ont été 12 (ces nations furent 6 puis 9,puis 15… et actuellement 32). D'ailleurs la même couronne d'étoiles nimbe la tête d'une femme " Marie " pour de nombreux exégètes au verset 12-1 de l'Apocalypse:

" Un grand signe apparut dans le ciel : Une femme vêtue de soleil, la lune a ces pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles. "
Nouveau testament, TOB. 1987

2/ le fond bleu du drapeau relève lui aussi de la symbolique religieuse. Le bleu, implicitement mentionné dans le verset cité " dans le ciel "' est la couleur du manteau de la vierge, depuis le moyen âge.
Jacques Moulin, architecte des monuments historiques, a montré la filiation entre ce manteau et le drapeau européen, au cours de l'émission des racines et des ailes consacrée à la ville de Provins (2008)
" … Les plus belles qualités (de bleu) proviennent d'un lapis-lazuli broyé, importé d'orient, une couleur que, à partir du XII°-XIII° siècle on consacrera au manteau de la vierge. Cette couleur symbolique est alors adoptée dans les cathédrales, sur les voutes de la sainte chapelle et de Saint Louis ; c'est également la couleur qu'adoptent les rois pour leurs armoiries ; c'est cette couleur d'ailleurs qui 800 ans plus tard, étoilées d'or, sert encore de drapeau à l'Europe. "

Un enchainement éloquent dont les étapes successives montrent quelle charge religieuse séculaire pese sur le drapeau européen.

3/ Intéressons nous un instant aux promoteurs du projet, (du moins ceux dont nous connaissons l'identité). L'article en cite deux : Le dessinateur cité plus haut et PMG. Lévy que l'on peut considérer comme maitre d'œuvre du projet :

"En 1950 c'était M. Paul M.G Lévy qui était le premier directeur au service de presse du conseil de l'Europe. C'est donc lui qui fut chargé de faire aboutir le projet de drapeau. Cet homme très cultivé ne savait pas dessiner, mais il connaissait M. Heitz (homme très simple ", employé au service du courrier (très bon artiste capable de peindre et dessiner). Tous les deux étaient de bons catholiques." !

4/ Cependant le doute plane sur la transparence des tractations qui ont conduits à l'adoption du projet :

" Finalement c'est le 8 décembre 1955 que le dessin de M. Heitz fut retenu " a l'unanimité " M. Lévy était secrètement d'accord pour faire aboutir discrètement le projet de M. Heitz en sauvant les apparences, afin de respecter la neutralité , et malgré plus de 100 projets qui furent en concurrence, ce fut le drapeau de la sainte vierge qui triompha au dernier moment "

Les expressions en gras laissent entendre qu'il y a eu manipulation, manœuvres souterraines, mais n'apprendrons rien de plus. Nous aimerions pourtant savoir pourquoi aucune voix ne s'est portée au moins sur l'un des cents autres projets. L'unanimité ne manque pas de surprendre !

5/ Enfin le choix du 8 décembre, jour de la fête de l'immaculée conception, pour l'adoption du projet vient couronner un édifice patiemment bâti et en confirmer la signification.

Le choix du drapeau européen dans les conditions que nous venons de décrire, impose subrepticement une religion " officielle " et bafoue le principe de laïcité. Il nie de fait l'existence des autres religions et le droit à l'incroyance. Il révele la volonté hégémonique de l'église catholique, qui n'a pas renoncé a son vieil objectif (Benoit XVI l' encore rappelé en termes sibyllins lors de son voyage en France ) de soumettre le pouvoir politique à son autorité " morale " en s'installant pour cela au sommet de la pyramide européenne.

Pour que le projet aboutisse, il faut agir en sous main, taire ses véritables intentions, ouvrir de faux débats, tel celui de la prétendue " Europe Chrétienne " et de l'héritage spirituel dont nous serions les légataires.

Mais dans ce lourd héritage, on ne trouve pas que de beaux chapiteaux romans et d'élégantes flèches gothiques. N'oublions pas l'inquisition, les buchers, le silence imposé à Galilée et a la science. Plus près de nous les interdits d'un autre temps en matière de contraception ou du droit de mourir dans la dignité. Et puis l'histoire de l'Europe n'est ce pas aussi celle des hétérodoxes, des septiques, des athées, de tous ceux qui au fil des siècles ont voulu dire non, parfois au prix de leur vie, à des dogmes réputés intangibles, à la pensée unique avant la lettre.

Plutôt que de souscrire à cette nouvelle manipulation que l'on appelle " Europe Chrétienne ", à cette vision nettoyée et édulcorée de l'histoire, inscrivons nous dans la lignée de ceux qui ont osé contester et pour cette raison rejetons l'Europe cléricale, l'Europe de la domination du capital tout court

mardi 17 février 2009

déclaration du parti communiste guadeloupéen

Mardi 17 février 2009
Une déclaration du Parti communiste guadloupéen

Déclaration du
Parti Communiste Guadeloupéen (PCG),
membre et acteur du
«Lyannaj Kont Pwofitasyon»



«La situation socio-économique à l'origine du puissant mouvement social qui paralyse la Guadeloupe ne relève ni du hasard, ni d'un malentendu, encore moins d'un accident de l'histoire.

Il s'agit de l'accélération brutale de la crise structurelle qui mine le pays depuis déjà bien longtemps, sous la conjonction de deux phénomènes : La mise en œuvre de la politique capitaliste anti-sociale et anti-démocratique agressive du gouvernement français d'une part, et l'explosion de la crise du système capitaliste mondialisé, d'autre part.

La réalité objective de la crise structurelle de la société guadeloupéenne a été mise en évidence depuis 1958 dans la résolution constitutive du Parti Communiste Guadeloupéen. Son évolution constamment étudiée et vulgarisée, de même que les voies pour en sortir : La lutte des masses au grand jour et l'unité des forces anti-colonialistes et anti-capitalistes.
La déclaration du Comité Central du 11 mai 1999 : «La Guadeloupe avance vers une déflagration» appelant à paralyser le système qui, à l'époque, a «tétanisé» les forces politiques et sociales a été un jalon important dans l'éveil des consciences et a contribué à faire naître le mouvement d'aujourd'hui.
Dix ans après, suite aux différentes actions, luttes et réflexions menées par les forces sociales, les associations culturelles et de défense, les partis politiques, ensemble ou séparés, le processus de développement socio-historique de notre pays est arrivé à cette étape : La paralysie du système de domination coloniale.

Pour sortir de cette paralysie annoncée en 1999 et réelle aujourd'hui, nous avons deux nouvelles étapes à franchir.

La première est la sortie victorieuse de la bataille menée avec détermination par les masses populaires sous la direction de «Liyannaj Kont Pwofitasyon» contre toutes les « pwofitasyon » et toutes les discriminations dans notre pays.

Contrairement à ce que disent le Secrétaire d'Etat et le Président du Medef, nous ne sommes pas tous responsables de cette situation de déclin économique, de la flambée des prix, du chômage, de la misère sociale et morale qui frappent des milliers de Guadeloupéens.

Les responsables que sont l'Etat colonial français, les capitalistes parasitaires de France, de Martinique et de Guadeloupe, les élus guadeloupéens assimilationnistes et intégrationnistes doivent répondre sans atermoiement aux revendications des salariés et des citoyens, contenues dans la plate-forme du LKP.

Le Collectif «LKP» qui a déjà remporté une grande victoire morale sur tous ces décideurs, qui avaient pris l'habitude de regarder les travailleurs et le peuple guadeloupéen pour moins que rien, a le mérite de montrer au monde et aux Guadeloupéens eux-mêmes qu'il y a une autre Guadeloupe de compétence, de courage, d'intelligence, de solidarité et d'honnêteté qui émerge de la faillite du système.

La deuxième est la conquête d'un pouvoir politique guadeloupéen. L'incapacité ou le refus de l'Etat colonial et des patrons capitalistes, l'impuissance des assemblées locales majeures à apporter des réponses concrètes et fiables aux revendications du peuple ont conduit à la paralysie du système. Cela indique clairement que :

• C'est la faillite de la gouvernance politique tricéphale basée sur le mensonge, le vèglaj, la communication aliénante.
• C'est la faillite du système de l'assistanat économique sur lequel s'est développé un capitalisme parasitaire.
• Les contradictions entre les intérêts des travailleurs et du peuple guadeloupéen d'une part et ceux des capitalistes français, martiniquais et guadeloupéens d'autre part sont arrivées à maturité. Il faut les résoudre en faveur du peuple.

Le mouvement enclenché par le «LKP » place les forces politiques qui luttent contre la domination coloniale et l'exploitation capitaliste face à leurs responsabilités.

Ce mouvement fait la démonstration que dans la vie, c'est l'unité d'action sur la base d'objectifs démocratiquement arrêtés qui ouvre la voie du possible.

Le Parti Communiste Guadeloupéen qui, à son XIè congrès des 9 et 10 février 2008, a appelé à la construction d'un Front Patriotique pour un Etat Autonome de Guadeloupe, invite toutes les forces politiques, sociales et culturelles, toutes les personnalités guadeloupéennes, engagées dans le combat pour l'émancipation de la Guadeloupe, à poursuivre le mouvement du «Liyannaj » sur le terrain politique.

C'est la voie pour que le combat exemplaire mené par le peuple guadeloupéen en confrontation directe avec le système colonialiste et capitaliste français, ne soit pas sans lendemain.»

la bolivie, à l'avant garde de la laicité.

La Bolivie, à l'avant-garde des Etats laïcs

FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE

Membre de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU)

10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS

Tel : 01 46 34 21 50 – Fax : 01 46 34 21 84 – Courriel : »Libre.Pensee@wanadoo.fr »





- COMMUNIQUE –



Vive la séparation des Eglises et de l’Etat en Bolivie !





La Fédération Nationale de la Libre Pensée française salue la République de Bolivie avec joie et émotion. Avec joie parce que le peuple bolivien vient d’approuver la nouvelle Constitution qui lui était proposée par plus de 60% des votants, et ce bien que quatre départements sur onze aient majoritairement voté contre, ce qui ne faisait que traduire leurs velléités séparatistes.



Lorsque le 25 Janvier 2009 le Président Evo Moralés déclara : « Aujourd’hui nait une nouvelle Bolivie qui donne l’égalité des chances à tous les boliviens. L’Etat colonial disparaît. », Il ne faisait que prendre acte du désir de changement profond du peuple bolivien, le plus pauvre de l’Amérique du Sud mais dont le sous- sol recèle d’immenses richesses pétrolières et minières dont, jusqu’à présent, il ne profitait pas.



Dans un pays qui, comme tous les pays sud- américains, n’a pas connu de décolonisation cette Constitution va lui donner une véritable indépendance politique et économique.



Cela n’a pas été sans mal ni sans violences tant les forces réactionnaires ont mis tout leur poids dans la balance. A tel point que l’Assemblée Constituante dût abandonner Sucre la capitale constitutionnelle pour la ville minière d’Oruro où elle put travailler en sécurité sous la protection des jeunes, des paysans et des mineurs.



Avec émotion, parce que cette nouvelle Constitution comporte un certain nombre de dispositions que la Libre Pensée ne peut qu’approuver :

- interdiction d’installation de bases militaires étrangères,

- reconnaissance de plusieurs types de propriété y compris la propriété communautaire, dans le même temps qu’il y aura limitation de la grande propriété appelée « latifundia »,

- interdiction de l’aliénation des ressources naturelles au profit de puissances, entreprises ou personnes étrangères, acte considéré désormais comme un crime.



Avec émotion parce cette nouvelle Constitution sépare les Eglises de l’Etat. La Bolivie sera donc le premier Etat d’Amérique du Sud à adopter constitutionnellement la Laïcité, puisque le Mexique fait partie de l’Amérique du Nord. La Bolivie ouvre le chemin à tous les peuples d’Amérique latine.



Il faut peser à son juste poids ce que cette décision représente de conviction et de détermination.

Il faut se convaincre du poids de cette mesure dans un continent dominé depuis 1492 par l’Eglise catholique.



Il faut considérer la valeur exemplaire de ce vote populaire, car ce n’est pas une Assemblée qui a pris une décision mais un peuple tout entier qui en s’exprimant démocratiquement ? a selon la vieille formule décidé : « l’Eglise chez elle et l’Etat chez lui ».



Difficilement, les autres Etat sud- américains tentent d’aller vers la Laïcité, cherchent du soutien, luttent contre les forces de la réaction, publient des manifestes, des ouvrages. La Bolivie, elle, a décidé.



Cela n’a pas empêché l’ancien Président de droite de déclarer que cette Constitution était : « un morceau de papier qui vaut autant que du papier hygiénique usagé ». C’est dire les résistances rencontrées par les constituants. C’est dire leur détermination.



C’est aussi à juste titre que le Président Moralés pouvait dire à l’issue du scrutin : « C’est une grande joie pour moi et pour tout le mouvement indigène, ouvrier, paysan et populaire. »



Cette grande joie et cette grande émotion la Fédération Nationale de la Libre Pensée de France la partage puisqu’elle voit la réalisation d’un de ses idéaux dans un pays si loin par la distance mais si proche par le cœur.



Que le Président Moralés et le peuple bolivien sachent que les Libres Penseurs de France partagent leur allégresse et que la Fédération de la Libre Pensée sera toujours à leur côté dans le combat pour l’instauration de la Laïcité et sa défense.



Paris, le 16 février 2009

dimanche 15 février 2009

rassemblement de solidarité avec le peuple bolivien à Paris

MARDI 17 FEVRIER 2009 de 17h à 19h
RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE BOLIVIEN
ET LE GOUVERNEMENT QU'IL S'EST CHOISI
PLACE DE LA CONCORDE - PARIS


Le Président de la République de Bolivie, Evo Morales Ayma, sera de passage à Paris le 17 février prochain. A cette occasion, le collectif national de solidarité avec la Bolivie appelle à manifester notre soutien face au processus démocratique profond engagé depuis son élection et à renouveler notre solidarité au peuple bolivien.

Elu avec 54% des voix dès le premier tour en janvier 2006, Le Président Evo Moralès a été conforté dans ses fonctions lors du référendum révocatoire du 10 août 2008 avec plus de 67% des voix. Le triomphe du oui au référendum constitutionnel le 25 janvier 2009, avec 62% des voix, qui reconnaît la Bolivie comme «un Etat plurinational et démocratique» confirme la volonté du peuple bolivien de voir la fin de l'Etat colonial et la construction d'une Bolivie «pour le bien de tous».

En trois ans , des changements profonds ont vu le jour: récupération du contrôle de l'eau ainsi que des ressources naturelles, réappropriation de l'exploitation des hydrocarbures permettant une redistribution des richesses pour le plus grand nombre, refus du modèle néolibéral, cause de l'appauvrissement et destructeur de l'environnement.

Les peuples indigènes ont retrouvé les droits dont ils avaient été spoliés pendant 5 siècles.

Le 20 décembre 2008, la Bolivie a été déclarée «territoire libre d'analphabétisme», devenant avec Cuba et le Vénezuela le 3ème pays d'Amérique Latine à s'être débarrassé de ce fléau.
Le gouvernement bolivien a mis en place des consultations ophtalmologiques et chirurgicales gratuites, a construit de nouveaux hôpitaux et organise actuellement de nouvelles campagnes de santé pour tous.
Alors que 87% de la terre productive est entre les mains de 5% de grands propriétaires, la nouvelle Constitution va permettre la redistribution des millions d'hectares aux paysans et aux communautés indigènes.

La nouvelle Constitution bolivienne, fidèle au respect des peuples indigènes à la «Pacha Mama» rend imprescriptible les délits contre l'environnement, interdit la production, l’importation et la commercialisation d’OGM », permet de prendre « des mesures de restrictions partielles ou totales, temporelles ou définitives sur l’extraction de ressources », mesures visant à la sauvegarde et préservation des espèces en voie de disparition.
Alors que l'Europe s'apprête à renforcer la «directive de la honte» , bafouant ses propres conventions sur les droits humains, le Président Morales lui, a adressé à tous les sans papiers, cette magnifique lettre de «solidarité avec tous les clandestins»,
Avec l'accès au pouvoir des mouvements sociaux, la politique menée actuellement en Bolivie constitue une véritable rupture dans un pays marqué jusqu'alors par l'héritage raciste du colonialisme et par la domination d'une oligarchie soutenue par le grand patronat international.
L'oligarchie bolivienne, celle qui a soutenu les coups d'Etat, les dictatures militaires et le libéralisme le plus sauvage, a cherché par tous les moyens à empêcher la progression du processus en cours, elle s'est appuyée pour cela sur des groupes fascistes et racistes soutenus par l'ex administration Bush.

Ce que le peuple bolivien est en train d'accomplir concerne l'humanité toute entière. La Bolivie avec d'autres pays latino-américains nous prouve qu'il existe d'autres solutions, qu'un autre monde est possible, un monde à visage humain. Ils représentant un espoir.

C'est pourquoi nous tenons à exprimer au Président Evo Morales, lors de son passage à Paris, NOTRE ENTIERE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE DE BOLIVIE ET LE GOUVERNEMENT QU'IL S'EST CHOISI.

Le COLLECTIF NATIONAL DE SOLIDARITE AVEC LA BOLIVIE

Victoire du peuple Bolivien

Le PRCF commente l’actualité
VICTOIRE DU PEUPLE BOLIVIEN.

60%. C’est par ce résultat sans appel que le projet de nouvelle Constitution que proposait Evo MORALES et les forces progressistes de Bolivie a été adopté par le peuple de Bolivie.

Cette victoire arrive au bon moment car l’impérialisme yankee et la réaction intérieure, faisant fi de l’intérêt national, tentent depuis des mois de plonger le pays dans le chaos, multipliant les provocations, les affrontements, menaçant l’intégrité de la Bolivie par des menées sécessionnistes.

Dans les régions riches du pays la propagande anti-indienne, anti-pauvres, connaît un certain succès. Phénomène bien connu de division des masses populaires. Marx en son temps écrivait : « L’ouvrier anglais ordinaire déteste l’ouvrier irlandais comme un concurrent qui abaisse son niveau de vie. Il se sent à son égard membre d’une nation dominatrice, devient, de ce fait, un instrument de ses aristocrates et capitalistes et consolide ainsi leur pouvoir sur lui-même. Des préjugés religieux, sociaux et nationaux le dressent contre l’ouvrier irlandais. Il se conduit envers lui à peu près comme les blancs pauvres envers les noirs dans les anciens Etats esclavagistes de l’Union américaine. »(lettre à Meyer et Vogt 1870).
Le même processus frappe en Italie du Nord où la « Ligue » d’Umberto BOSSI rassemble ceux qui ne veulent pas « payer pour les Italiens du Sud » et on peut, hélas, trouver ce type d’attitude politique en maints endroits et toujours au service des mêmes intérêts, ceux du capitalisme.

Mais la légitimité démocratique de Morales et du processus révolutionnaire, confirmée de façon éclatante, malgré tous ces obstacles et une débauche d’argent par les partisans fascisants du NON, crée une situation politique bien plus favorable.
La tradition de lutte de la classe ouvrière bolivienne, l’accès des peuples amérindiens à la citoyenneté, le combat pour la souveraineté et la dignité nationale, sont des leviers aux mains du gouvernement populaire.
Soulignons avec force, face aux « bobos », imprégnés de l’idéologie besencenot-sarkoziste du nihilisme national, que c’est bien le lien entre la lutte pour le socialisme ET pour l’unité et l’intégrité nationales qui sont les clefs du succès pour les forces progressistes et révolutionnaires.
De même que leur attachement à l’internationalisme tel que l’ALBA le concrétise, un internationalisme respectueux des souverainetés populaires permet aux pays membres de cette union de marcher ensemble et donc plus forts vers le socialisme. Une ALBA anti-thèse de l’Union Européenne faite par et pour le capital.
Qui plus est l’appropriation par les Boliviens des richesses de leur pays, grâce aux nationalisations, la réforme agraire qui s’approfondit, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, bref tous les changements démocratiques que Moralès introduit dans son pays, sont soutenus par une majorité plus déterminée que jamais.

Les impérialistes et leurs hommes de mains auraient tort de croire que la patience du peuple est sans limites. Certes elle est immense. Mais la subversion terroriste des capitalistes et de leurs bandes se heurte et se heurtera à la volonté majoritaire d’un peuple de bâtir une Bolivie plus juste marchant vers le socialisme et qui saura riposter sans trembler si cela devenait nécessaire.

A.M.

solidarité avec les travailleurs des DOM TOM

Pole de Renaissance Communiste en France (PRCF)

Solidarité avec les travailleurs des DOM-TOM et les universitaires en lutte !
Bousculons « en bas » le calendrier attentiste des états-majors syndicaux !
Ca monte pour le « tous ensemble en même temps » en France !
Pour l’emploi dans le privé et le public, pour abroger les directives européennes de casse et les contre-réformes de Sarko-MEDEF, pour augmenter les salaires, sauver les services publics et les acquis, construisons un immense mouvement d’ensemble !
L’euro-course au profit capitaliste bloque la France, préparons-nous à bloquer l’exploitation capitaliste dans tout le pays comme le font nos compatriotes d’outre-mer !
Faisons du 18 février (date du rendez-vous des états-majors syndicaux avec Sarko-MEDEF) une journée de mobilisation inter-pro « en bas » !
Exigeons que le mouvement inter-pro programmé pour le 19 mars soit avancé au 5 mars, date du début de la grève générale à la Réunion !

Provoqué par la crise mondiale du capitalisme, favorisé par l’Union européenne, son « économie de marché ouverte sur le monde » (article 6 du traité de Maastricht), son austérité salariale liée à l’euro et son interdiction de toute politique industrielle nationale, amplifié par la « rupture » anti-sociale de Sarko-MEDEF, un énorme tsunami économique et social menace notre pays et, en première ligne, les jeunes et le monde du travail :
-pluie de suppressions d’emplois et de licenciements dans l’automobile et les banques malgré l’argent public que Sarko distribue à tout-va au gros patronat,
-licenciements chez Michelin, PSA, Faurécia, mais aussi à Air-France, fermeture en cascade de PME sous-traitantes,
-casse de l’Education nationale, du CNRS et de l’Université, privatisation rampante de la poste, des Caisses d’épargne, de la SNCF, nouvelle centrale nucléaire concédée à Suez,
-blocage des salaires, réduction des remboursements Sécu, des indemnités chômage et mise à mort des services publics bon marché et de l’hôpital public (plan Bachelot) ;
-travail du dimanche, retraite à 65/70 ans ;
-euro-casse de la petite agriculture, du commerce de proximité et de la pêche artisanale par l’Europe et par la « LMS » (loi dite de « modernisation sociale »)…
-étranglement du droit de faire grève, de la liberté d’expression (« délit d’outrage »), mainmise de Sarkozy sur la presse, les médias, la justice, le parlement…
… Où cela s’arrêtera-t-il si nous, ouvriers, cheminots, employés, enseignants, étudiants, ingénieurs et cadres moyens, mais aussi artisans, petits paysans, ne passons pas tous ensemble à la contre-attaque pour défendre nos acquis et notre pays, celui de 1789, de la Commune de Paris, de 1936, de 45 et de 68 ? Un pays que l’UE du capital, Sarko-MEDEF et la fausse gauche (Lamy et Strauss-Kahn (PS) dirigent l’OMC-organisation capitaliste du commerce- et le FMI-fonds monétaire capitaliste ! ) sont en train de liquider !
Encore plus scandaleux : Total annonce d’énormes profits pour 2009 et des dividendes colossaux seront versés aux gros actionnaires du CAC en prenant sur l’argent public. « Marie-Antoinette » Parisot ose même revendiquer plus pour les riches (Sarko vient d’abolir la taxe professionnelle !), alors que le grand patronat français délocalise et refuse de PRODUIRE EN FRANCE (le déficit du commerce extérieur français bat des records en 2008 !).
Pourtant, depuis 2003 où Thibault, soucieux de complaire au jaunissant Chérèque et à la Confédération européenne des syndicats (CES), a renié la CGT de lutte en déclarant « la CGT n’a pas vocation à bloquer le pays », les luttes n’ont pas suffi pour stopper l’offensive contre la France du travail. La cause n’en est pas la « force » des gouvernements maastrichtiens, qui ont perdu la lutte du CPE et le référendum européen de 2005, mais le défaitisme des états-majors syndicaux qui « accompagnent » les régressions, pendant que la « gauche » politique officielle, du PS au NPA en passant par le PCF-Buffet et LO, rabat les citoyens vers la mensongère « Europe sociale ».
Le PRCF considère donc que l’heure est venue d’une large contre-attaque de la classe ouvrière, de la jeunesse et de l’ensemble du monde du travail.
La reculade de Darcos devant le mouvement lycéen, l’immense succès du 29 janvier (2,6 millions de manifestants, 8 millions de grévistes), la grève illimitée à l’université contre la casse du statut et des concours de l’enseignement, le mouvement de GREVE GENERALE et de BLOCAGE dans les DOM (des routes, des stations services tenues par les « békés » descendants des colons) montrent le chemin. La poudre sociale qui peut faire sauter la Bastille sarko-euro-capitaliste est là. L’étincelle est là. Entre les deux, faisant faux contact, n’organisant même pas un meeting inter-pro de solidarité avec les facs et avec les DOM, refusant l’action en bas pour peser sur Sarko le 18 février, les états-majors syndicaux restent bras ballants car leur politique d’accompagnement des contre-réformes européenne est prise à contre-pied par la remontée du combat de classe !
C’est inadmissible, alors que la population des Antilles est menacée d’isolement et de répression. C’est intolérable alors que la victoire sur Pécresse à portée de main des universitaires, ouvrirait une brèche pour les revendications de tous les travailleurs !
C’est pourquoi le PRCF propose partout aux travailleurs, et d’abord aux militants CGT et FSU qui gardent au cœur le syndicalisme de lutte, de multiplier les actions de solidarité inter-pro avec les DOM-TOM et avec l’université en lutte.
Le PRCF soutient également l’appel du Front syndical de classe à faire du 18 février un jour de mobilisation en bas, pour ne pas laisser Sarko-Chérèque nous embobiner avec des mesurettes dont le seul but sera de casser la puissance du 19 mars.
Surtout, il faut que monte de partout l’exigence que le prochain rendez-vous interpro, situé le 19 mars de manière à laisser s’épuiser les universités et les DOM, soit AVANCE AU 5 MARS, 1ère journée de la grève générale et du blocage de la Réunion.
Allons-y partout, avec des mots d’ordre clairs et fédérateurs :
-pour une augmentation générale des salaires, notamment le SMIC à 1600 € net, avec augmentation générale des petits et moyens salaires (en Guadeloupe on réclame 200 € pour tous, en Martinique 400) ; pour cela il faut prendre sur les scandaleux profits capitalistes du CAC 40 et traiter différemment au niveau des charges le CAC et les TPME ; paiement total des salaires des ouvriers en chômage technique en interdisant le versement de dividendes et en supprimant les stock-options aux PDG incapables et arrogants ;
-pour l’interdiction des licenciements, délocalisations, privatisations et suppressions d’emploi (privé/public), la nationalisation-expropriation (pas un sou d’indemnités aux gros actionnaires) des entreprises qui licencient après avoir touché de l’argent public ;
-refus de la France d’appliquer les directives antisociales de la Commission de Bruxelles et de la Banque de Francfort imposant de bloquer les salaires et de réduire les dépenses sociales pour sauver l’euro-mark en perdition ; notre pays doit reconquérir sa souveraineté monétaire, budgétaire, économique et industrielle ; un futur gouvernement populaire doit pouvoir nationaliser et gérer démocratiquement un large secteur public, ré-industrialiser son économie et l’arracher des mains du capital spéculatif ; dès aujourd’hui exigeons que la France refuse de payer les « amendes » infligées à la France par l’euro-dictature avec la complicité de Sarko ;
-annulation et retrait des contre-réformes de Sarko-Barroso-Parisot : sauvons et développons l’Educ’, la Sécu, les retraites, la poste, EdF-GdF ; exigeons l’annulation des lois vichyssoises criminalisant les ouvriers immigrés, bridant la grève et déshonorant notre pays, celui des Lumières, pour en faire un Etat-policier ;
-Pour reconstruire la perspective politique et ne pas laisser le PS pro-Maastricht et ses satellites électoraux (Verts et PC-Buffet) s’approprier les luttes et dévoyer l’alternance comme l’ont fait Jospin-Voynet-Gayssot en 95/2007, le PRCF appelle les forces franchement communistes, progressistes et anti-Maastricht à construire un Front Républicain, Antifasciste, Patriotique, Progressiste et Populaire (FRAPPP !) pour :

-chasser Sarko-MEDEF, refuser tous les euro-diktats,
-sortir la France du broyeur de l’UE,
-sortir de l’OTAN et rapatrier toutes les troupes françaises agissant à l’étranger pour le compte de l’impérialisme (Afghanistan, mais aussi « Françafrique »),
-reconstruire une économie nationale productive,
-reconstituer le pouvoir d’achat populaire et les services publics,
-mettre en place de nouveaux traités internationaux progressistes,
-promouvoir l’Europe des luttes non pour « améliorer » l’UE, mais pour jeter bas l’euro-dictature,
-promouvoir la souveraineté nationale et populaire, substituer à l’euro-mondialisation sauvage en crise la coopération internationale entre peuples libres, quitte à rompre pour cela avec la domination du grand capital et à rouvrir la marche au véritable socialisme dans notre pays.

OUI il faut produire en france

Le PRCF commente l’actualité et fait des propositions- 11 février

Oui, il faut produire en France et ré-industrialiser notre pays !
Notre peuple se doit de refuser le libre-échangisme ruineux et le capitalisme mondialisé !

L’Union Européenne prétend interdire les subventions d’Etat françaises à l’industrie automobile alors que des dizaines de milliers d’emplois sont menacés dans la métallurgie et que PSA vient d’annoncer 6000 suppressions de postes qui sont retirés aux jeunes. Barroso, le chef de la commission européenne monte au créneau
Une fois de plus se manifeste la nature dictatoriale de l’Union européenne dont les traités supranationaux sont tous fondés sur l’article 6 du traité de Maastricht qui stipule que « l’UE est une économie de marché ouverte sur le monde » ; ce qui signifie que le capitalisme et le libre-échangisme sont obligatoires non seulement au sein de l’UE, mais entre l’UE et les autres pays du monde ; et conséquemment, que le socialisme et toute politique industrielle nationales sont interdits en Europe.
Pourtant il y aurait beaucoup à dire sur ce « libre-échangisme » que les ayatollahs néo-libéraux de Bruxelles et de Wall Street prétendent imposer aux pays pauvres alors que les Etats-Unis pratiquent un protectionnisme outrancier pour protéger leur économie sous différents prétextes… alors que ce sont eux qui viennent de « planter » l’économie mondiale. Un libre-échangisme bidon, d’autant plus scandaleux que le dollar est notoirement une monnaie de singe, assise sur une montagne de dettes, et qui ne tient que par la puissance de l’armée états-unienne qui interdit aux peuples de réclamer leur dû, alors que le FMI et son chef de file Strauss-Kahn menacent de tous les maux les rares pays qui osent protéger leurs frontières pour développer leur industrie et leur culture nationale.
N’oublions pas par ailleurs que ce libre-échangisme n’est que la face cachée de négociations d’Etat à Etat qui, pour privilégier les profits du CAC 40 et la volonté des monopoles capitalistes « français » d’exporter leur capitaux et leurs productions à l’échelle mondiale, se traduit par le sacrifice délibéré de la pêche artisanale française, -sacrifiée à l’Espagne-, de la viticulture, et de pans entiers de la production française (chaussures, textile, jouets…). Oui la concurrence libre et non faussée n’est qu’un leurre où les gros imposent leur loi pour « massacrer » les petits et s’implanter dans les pays de bas salaires tout en déclassant, en sous-payant et en précarisant massivement la classe ouvrière industrielle, les agents des services publics et les petits producteurs (artisans, agriculteurs petits et moyens) de notre pays.
En réalité le libre-échangisme européen, avec sa prétendue « concurrence libre et non faussée » pilotée par les critères d’austérité de Maastricht, a surtout signifié la mise en tutelle de l’économie, de la monnaie et du budget français, la privatisation galopante du secteur public industriel (aéronautique, Renault, France Télécom, EDF/GDF…), la délocalisation rapide des industries prônée dans les années 90 par Guillaume Sarkozy, n°2 du MEDEF. Si bien qu’aujourd’hui la France est un pays où l’on transporte par la route, avec un maximum de pollution à la clé, les marchandises fabriquées ailleurs… et que le déficit du commerce extérieur vient d’atteindre un niveau maximal en janvier 2009, pesant très lourdement sur la dette de notre pays.
Cela ne signifie nullement que nous apportions le moindre soutien à Sarkozy et aux dirigeants de Renault et de PSA, dont le patriotisme est hautement suspect. En réalité, PSA empoche les milliards, supprime les postes et… ridiculise Sarkozy en supprimant des emplois comme les banques qui ont palpé des milliards mais qui refusent de financer l’investissement !
Dans ces conditions une campagne européenne et mondiale, relayée en France par les ennemis de la nation –y compris par le PS dont les principaux dirigeants pilotent le libre-échangisme mondial (Lamy dirige l’OMC et DSK le FMI !!!), prétend diaboliser le protectionnisme. Le patron des patrons allemands n’y est pas allé par quatre chemins quand il a sommé Sarkozy (qui présidait alors l’UE au nom de la France et qui n’a évidemment pas mis à la porte ce fascisant individu) d’ « empêcher de s’exprimer ceux qui ont des priorités politiques différentes et qui critiquent le capitalisme et le libre-échangisme ».
Mais le problème est mal posé. Déjà Marx, dans Travail salarié et capital avait montré que le vrai problème n’est pas « protectionnisme ou libre-échange », mais pour qui (pour quelle classe sociale) produit-on et au profit de qui telle ou telle politique économique est-elle adoptée ? Il n’est pas vrai en outre que le choix soit entre le repli sur soi (l’autarcie de triste mémoire du Troisième Reich) et le libre-échangisme débridé.
Face à tout cela, le choix du PRCF est clair : il faut d’une part que notre pays reconstruise les instruments de sa souveraineté monétaire, budgétaire, industrielle.
Il faut que Sarkozy cesse de dilapider l’argent public qu’il prend aux hôpitaux, à la Sécu, aux universités, à l’Ecole publique, à l’Equipement, etc. pour le donner sans contrôle aux banquiers privés qui ne pensent qu’à sauver leurs dividendes et à servir ce qu’ils appellent leur « board » (leurs actionnaires principaux). Nous devons au contraire exiger la re-nationalisation des banques, des assurances, des grandes entreprises du CAC 40, sans indemnités pour les gros actionnaires qui ne se sont déjà que trop gavés d’argent public.
Nous devons imposer l’interdiction pure et simple des délocalisations et des licenciements à toute entreprise ayant touché de l’argent public au titre de l’emploi (quasiment toutes les grosses boîtes).
Nous devons demander la dé-privatisation de toutes les entreprises dénationalisées au nom de l’Europe par le PS et par la droite. Pas seulement les services publics comme EDF ou F.T, mais aussi Renault, la SNECMA, Usinor, Péchiney, Aérospatiale, Air-France, etc..
Nous devons dénoncer l’euro, qui a plombé nos exportations pendant une décennie et qui a permis un envol sans précédent des prix et une intraitable police des salaires.
Nous devons exiger une politique industrielle nationale sur la base d’un plan démocratiquement construit, avec des pouvoirs étendus de contrôle et de gestion pour les salariés et leurs représentants syndicaux et des synergies industrielles franco-françaises sous pilotage du secteur public. Nous devons exiger un plan national de ré-industrialisation du pays sur des bases sociales et écologiquement acceptables.
Nous devons exiger que les dividendes des actionnaires soient bloqués et que les salaires de tous les ouvriers en chômage technique soient intégralement versés aux frais des actionnaires.
Nous devons exiger que le transport routier des marchandises européennes en France, qui est la première cause de pollution atmosphérique, soit taxé suffisamment pour investir fortement sur le rail public et le ferroutage.
Nous devons défendre le développement de la recherche scientifique publique, l’Education nationale, un enseignement universitaire de haut niveau avec des personnels protégés par un vrai statut national. Si c’est nécessaire, oui, pour les productions stratégiques (pour l’emploi), nous devons défendre nos productions et mettre en cause radicalement l’exportation des capitaux qui est la base même de l’impérialisme mondial. Et cela ne signifie nullement l’autarcie : bien au contraire, les pays latino-américains de l’ALBA, Cuba, Vénézuéla, Bolivie, Nicaragua, Equateur… défendent leurs productions nationales, nationalisent leurs sources d’énergie, et cela ne les empêche nullement d’échanger comme jamais dans le cadre, non d’une concurrence sauvage où chacun cherche à ruiner l’autre sur ses points forts, mais d’une coopération internationale où, par ex., les Cubains « exportent » leurs médecins, leur recherche biomédicale de pointe et leurs instituteurs, pendant que les Vénézuéliens leur procurent du pétrole à bon marché.
Oui, il faut que quelqu’un à gauche ose le dire, il faut non pas « produire français », car ce slogan de G. Marchais a pu, bien malgré lui, être interprété de manière xénophobe pour stigmatiser les ouvriers immigrés, mais PRODUIRE EN France et ECHANGER MONDIAL, sans se limiter à l’Europe, mais en commerçant sur des bases égalitaires, et autant que possible d’Etat à Etat, avec tous les pays, dont la Russie, la Chine, l’Amérique latine, l’Afrique francophone et non francophobe, le Maghreb, etc.
Oui on a le droit, tout en rejetant le protectionnisme bourgeois xénophobe, ainsi que le crypto-protectionnisme patronal de Sarkozy (qui protège les patrons et non les paysans, les artisans, les chercheurs et les salariés), de critiquer le capitalisme et le libre échangisme capitaliste qui détruisent notre pays sous l’égide de la malfaisante et dictatoriale U.E.. Engager ce débat en brisant les tabous médiatiques est un devoir pour l’avant-garde du mouvement ouvrier et le PRCF, qui en fait partie avec ses moyens modestes, ne s’y dérobera pas.


Roger Sylvain , ancien responsable CGT Renault, Georges Gastaud , secrétaire du PRCF , Jean Pierre Hemmen, responsable commission économique du PRCF, Bernard Parquet, responsable commission luttes