mercredi 14 janvier 2009

SOUTENONS SCHIVARDI

PROTESTATION DU POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE

Si elle est confirmée, la décision du tribunal administratif de casser l'élection de Gérard Schivardi, élu conseiller général de Ginestas (Aude) avec 62% des voix, puis de le rendre inéligible pour un an, est aussi scandaleuse que ridicule.
Le motif invoqué, le fait que G. Schivardi aurait réglé de sa poche une modique facture électorale de 203 € (vaudrait-il mieux détourner l'argent d'autrui?) est d'autant plus dérisoire que le haut fonctionnaire dit "commissaire du gouvernement" avait officiellement proposé au tribunal de ne pas sanctionner Schivardi étant donné la modicité de la somme payée (sans enrichissement personnel, au contraire!) hors "comptes de campagne".
Tout montre donc qu'il s'agit de frapper un militant qui a surtout eu le tort de faire campagne contre l'Union européenne de Maastricht et du traité de Lisbonne. Est également visé le dirigeant national du POI ainsi qu'un élu rural apprécié des maires de sa région. Cette décision est également scandaleuse parce qu'on voit mal en quoi un tribunal administratif, excepté lorsqu'il a à connaître de malversations pouvant déformer le résultat d'un vote, aurait barre sur les choix souverains du suffrage universel (les tribunaux ne jugent-ils pas en théorie "au nom du peuple français"?).
Il s'agit en fait d'un nouveau mauvais coup de la Sarkozie contre les principes républicains, contre les militants anti-Maastricht et contre les libertés démocratiques.
Le PRCF, qui se bat pour la renaissance d'un vrai PCF assumant le meilleur de l'héritage des Cachin, Vaillant-Couturier, Sémard, Thorez, Duclos, Frachon, etc., n'est pas affilié au Parti Ouvrier Indépendant (fondé notamment à l'initiative du PT) et ne souhaite pas y adhérer.
Mais cela n'empêche pas le PRCF de témoigner de sa totale solidarité républicaine et de classe à G. Schivardi et à tous ceux qui militent pour la défense des acquis sociaux, de la laïcité et de la nation républicaine, contre le capitalisme et sa fascisation rampante, pour le retrait de la France de cette nouvelle prison des peuples anti-sociale, anti-démocratique et anti-patriotique qu'est l'Union européenne du grand capital.
Décidément, on étouffe dans l'Euro-Sarkoland! Vivement la République française sociale, souveraine, laïque, populaire et démocratique!

Commission exécutive du PRCF, le 13 janvier 2009

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