mercredi 28 janvier 2009

ça ne peut plus durer!!!

Pôle de Renaissance Communiste en France
23 rue du haut de la noue – porte 176.92390 Villeneuve-la-Garenne
prcf@orange.fr / tel/fax 08 71 55 75 12- SITE INTERNET : www.prcf.fr
Initiative Communiste, mensuel du PRCF
199 rue Zola, 62800 LIEVIN- tél. 03 21 45 41 88- SITE INTERNET : www.initiative-communiste.fr

Sarko-MEDEF et l’Union européenne
étranglent les travailleurs et leur font payer la crise du capitalisme
Ça ne peut plus durer, le 29 janvier doit être un début !
Préparons « en bas » la résistance
et la contre-offensive populaire !
Construisons le tous ensemble et en même temps pour gagner !
Alors que les banquiers privés
et autres spéculateurs ont reçu des
milliards d’argent public pour garantir
leurs profits, alors que les entreprises du
CAC 4O ont accumulé des centaines de
milliards d'euros depuis des années et
qu'elles continuent à réclamer des
subventions publiques et des
exonérations de « charges », l'ensemble
de la population laborieuse est frappée
par la crise et la régression sociale : des
millions de travailleurs (ouvriers mais
aussi ingénieurs) subissent le
chômage total ou partiel avec
l’angoisse de nouvelles délocalisations à
la clé ; 80 000 emplois seront
supprimés en cinq ans dans
l’Education nationale, les hôpitaux et
les autres services publics ; et comme
si ça ne suffisait pas, Sarko-MEDEF
privatise à tout de bras (GDF,
Poste...), casse tous les acquis
sociaux (retraites, sécu, indemnités
chômage) et les libertés (la France
devient un Etat policier !) tandis que
les salaires sont comprimés depuis des
années.
Notre industrie, en particulier,
et avec elle, toute la classe ouvrière
de France, sont menacées de mort par
le système capitaliste et par son
Union européenne de malheur. Car
derrière l’« économie de marché ouverte
sur le monde » et la « concurrence libre
et non faussée » du traité de Maastricht
et du traité de Lisbonne (c'est-à-dire la
constitution européenne par les
parlementaires UMP et PS contre la
volonté du peuple), ce sont les
travailleurs qui sont mis en concurrence
et les délocalisations qui sont favorisées,
pour le profit des grands groupes
capitalistes qui font ainsi pression sur les
travailleurs de France et exploitent sans
limite ceux des pays pauvres.
En fait, c’est la France issue
de 1789, du Front populaire, de la
Résistance, de la Libération, de Mai
68, que détruisent méthodiquement le
MEDEF, l’Union Maastrichtienne
Patronale et leur maudite
«construction européenne »
capitaliste. Celle-ci broie la
souveraineté des peuples, démolit les
acquis sociaux et réprime les travailleurs,
de la Grèce à l’Italie de Berlusconi. En
visite à Paris, le patron des patrons
allemands a même osé sommer
Sarkozy, qui n’a pourtant pas besoin de
ce genre de « conseil », d’« empêcher
de s’exprimer ceux qui critiquent le libreéchange
et le capitalisme » : la
fascisation de l’UE qui assimile déjà la
grève à un acte potentiellement
terroriste, est en cours. Et ce n’est pas
la nomination au ministère du travail de
Brice Hortefeux, l’homme qui a
organisé… à Vichy ( !) une euro-réunion
sur l’immigration, qui peut nous
rassurer !
Si nous ne contre-attaquons
pas, des millions de salariés ayant trimé
toute leur vie finiront sans pain, sans
soins ni logis, comme ce fut le cas suite
à la crise de 1929 ; et nos jeunes seront
promis à une école au rabais et à la
précarité à perpétuité ! Mais pour cela, il
serait naïf de compter sur le PS, qui
co-gère le capitalisme mondial avec
Strauss-Kahn (directeur du FMI) et
Pascal Lamy (directeur de l’Organisation
Mondiale du Commerce), ou même,
dans ure moindre mesure, sur ceux qui
rabattent sur l'UE en déclarant vouloir la
rendre « sociale » alors qu'elle est
construite de A à Z par et pour les
grands groupes capitalistes contre les
travailleurs. Comptons plutôt sur nos
propres forces et sur notre unité
anticapitaliste et anti-Maastricht.
Car notre peuple résiste et si
on s’y met tous, nous pouvons
stopper l’euro-sarko-broyeur. En mai
2005, le peuple français a dit non à la
constitution européenne contre les
injonctions de la France d'en-haut. Fin
2008, les luttes se sont multipliées dans
beaucoup de secteurs d'activité et les
jeunes ont imposé à Darcos un 1er recul
sur la contre-réforme des lycées ; déjà
en 2006 les étudiants avaient eu la peau
du CPE. A Renault-Sandouville, les
ouvriers ont mis Sarko en fuite. A Douai,
à l’appel de l’UL CGT qui se bat sur des
bases de classe, les métallos, d’autres
travailleurs et les lycéens ont
massivement manifesté « tous
ensemble ». En Grèce, en Italie, en
RFA, les salariés et les jeunes se
dressent contre les capitalistes et leur
U.E. dictatoriale. Dans le monde, les
peuples résistent aux impérialistes euroaméricains
et à leur « ordre » fondé sur
le massacre des Palestiniens et sur le
pillage des peuples du Sud condamnés à
la faim… En Amérique latine, Cuba, le
Venezuela, la Bolivie, etc. dessinent
les voies d’un socialisme du 21ème
siècle.
Mais nous sentons tous que
lutter chacun dans son secteur ne
suffit plus et que seul un rapport de
forces de haut niveau et durable
pourra faire reculer le pouvoir . La
Poste, l’Ecole, la SNCF, EDF, la Santé,
etc. n'ont-elles pas intérêt à lutter
ensemble alors qu’une seule politique
sarko-européenne détruit le service
public ? Les salariés du public et du privé
ne subissent-ils pas tous le même
capitalisme exploiteur ? Le tous
ensemble de la jeunesse et des salariés
n'est-il pas ce qui effraie le plus le
pouvoir ? Et pourquoi les directions
syndicales nationales nous enfermentelles
jusqu'à présent dans des «
journées » d’action sans suite, qui nous
mènent de défaite en défaite, alors que
notre peuple aspire à une grande riposte
d’ensemble ? Pourquoi la France d’en
bas, salariés mais aussi artisans, petits
commerçants, paysans travailleurs, ne
s’unirait-elle pas, alors que
l’appauvrissement des salariés ruine les
petits patrons et que l’Europe actuelle
n’est faite que pour le CAC 40 ?
Le PRCF soumet donc aux
jeunes et aux salariés l’idée suivante :
préparons en bas l’après-29 janvier.
Ne tolérons pas qu’une nouvelle fois,
pour « coller » au jaunissant Chérèque,
le « syndicaliste » favori de Sarko et du
MEDEF, Thibault, Aschiéri et Mailly nous
disent « la balle est dans le camp de
Sarko, on attend sa réponse et on veut
négocier ». Sa réponse, on la connaît
déjà, c'est le programme du MEDEF et
de l'UE : casser les acquis du Conseil
National de la Résistance et la
souveraineté populaire.
C'est pourquoi, partout, avec
nos syndicats CGT, FSU, avec nos
coordinations étudiantes et lycéennes,
dans les ateliers, les services, sur les
campus, débattons de la suite ;
multiplions des contacts inter-pro ;
débattons de suites de l'action (arrêt
prolongé de la production, blocage du
transport des marchandises, manifs
étudiantes et salariées, marches sur
Paris, AG de luttes pour cadrer
démocratiquement et en bas les
revendications et l’action ?), exigeons un
calendrier syndical national de lutte,
sans se soucier du freinage
permanent de la CFDT, pour
construire le tous ensemble à partir
d'une plate-forme des revendications
qui s'expriment à la base .
Parallèlement, défendons le
syndicalisme de lutte de classe qui a
tant apporté à notre peuple et
interpellons les élus qui se réclament de
la gauche et dont le rôle devrait être de
relayer les besoins populaires et non
d’accompagner les régressions
européennes ni de brader l’argent public
au grand patronat, comme Sarkozy !
Tous ensemble, et sans attendre, exigeons :
-l’interdiction des délocalisations et des licenciements collectifs, avec nationalisation automatique (sans
indemnités aux patrons) des entreprises qui licencient après avoir touché l’argent public ; le versement intégral, aux
frais des actionnaires, des salaires des travailleurs en chômage partiel ; toute aide publique doit être placée sous
le contrôle des travailleurs et de leurs instances élues (CE, CCE...) afin que cet argent serve à l'emploi, aux salaires et
pas aux profits ou aux délocalisations.
-l’arrêt total des privatisations, la re-nationalisation des entreprises privatisées par Jospin-Villepin-
Sarko, l’arrêt des suppressions de postes dans le service public, embauches massives dans l’éducation, la santé, la
SNCF, et la titularisation des précaires, refus de commercialiser en France les produits d’usines délocalisées ;
-le retrait et abrogation de l’ensemble des contre-réformes UMP passées, présentes et à venir dans le
domaine social (Sécu, statut de la fonction publique, Université, lycée, Recherche, retraites, ANPE…) et dans le
domaine des libertés publiques (droit de grève, séparation des pouvoirs, laïcité de l’école et de l’Etat, respect du 29 mai
2005…) ;
-défense et amélioration des statuts, du code du travail et des conventions collectives ;
-augmentation des salaires, le SMIC à 1600 € nets, retour à la retraite à 60 ans maxi avec 37 ans ½ de
cotisation (55 ans pour les travaux pénibles), remboursement à 100% des soins médicaux, augmentation sérieuse
des retraites, pensions, indemnités chômage et minima sociaux, annulation de la baisse du livret A et
affectation de la totalité de l’épargne liée au Livret A au logement social…
-refus pur et simple des directives réactionnaires de l’Union européenne contraires au progrès social
(privatisation et libéralisation du rail, de la poste, etc., circulaire Bolkestein, processus de Lisbonne et de Barcelone sur
les retraites, etc., refus d’appliquer toute directive de Bruxelles contraire au progrès social) ;
-nationalisation des banques (qui devraient appartenir à la nation sans bourse délier vu ce qui leur a été
versé en « remerciement » de leur intelligent comportement !) pour financer aux moindres frais les besoins des PME et
des salariés, pas les dividendes à deux chiffres des gros actionnaires !
Etre battus séparément et successivement ou gagner tous ensemble et en même temps,
il n'y a pas d'autre choix pour ceux qui refusent de devenir des esclaves du capitalisme, du
fascisant pouvoir UMP et de leur Europe ultra-réactionnaire.Pôle de Renaissance Communiste en France
23 rue du haut de la noue – porte 176.92390 Villeneuve-la-Garenne
prcf@orange.fr / tel/fax 08 71 55 75 12- SITE INTERNET : www.prcf.fr
Initiative Communiste, mensuel du PRCF
199 rue Zola, 62800 LIEVIN- tél. 03 21 45 41 88- SITE INTERNET : www.initiative-communiste.fr
Sarko-MEDEF et l’Union européenne
étranglent les travailleurs et leur font payer la crise du capitalisme
Ça ne peut plus durer, le 29 janvier doit être un début !
Préparons « en bas » la résistance
et la contre-offensive populaire !
Construisons le tous ensemble et en même temps pour gagner !
Alors que les banquiers privés
et autres spéculateurs ont reçu des
milliards d’argent public pour garantir
leurs profits, alors que les entreprises du
CAC 4O ont accumulé des centaines de
milliards d'euros depuis des années et
qu'elles continuent à réclamer des
subventions publiques et des
exonérations de « charges », l'ensemble
de la population laborieuse est frappée
par la crise et la régression sociale : des
millions de travailleurs (ouvriers mais
aussi ingénieurs) subissent le
chômage total ou partiel avec
l’angoisse de nouvelles délocalisations à
la clé ; 80 000 emplois seront
supprimés en cinq ans dans
l’Education nationale, les hôpitaux et
les autres services publics ; et comme
si ça ne suffisait pas, Sarko-MEDEF
privatise à tout de bras (GDF,
Poste...), casse tous les acquis
sociaux (retraites, sécu, indemnités
chômage) et les libertés (la France
devient un Etat policier !) tandis que
les salaires sont comprimés depuis des
années.
Notre industrie, en particulier,
et avec elle, toute la classe ouvrière
de France, sont menacées de mort par
le système capitaliste et par son
Union européenne de malheur. Car
derrière l’« économie de marché ouverte
sur le monde » et la « concurrence libre
et non faussée » du traité de Maastricht
et du traité de Lisbonne (c'est-à-dire la
constitution européenne par les
parlementaires UMP et PS contre la
volonté du peuple), ce sont les
travailleurs qui sont mis en concurrence
et les délocalisations qui sont favorisées,
pour le profit des grands groupes
capitalistes qui font ainsi pression sur les
travailleurs de France et exploitent sans
limite ceux des pays pauvres.
En fait, c’est la France issue
de 1789, du Front populaire, de la
Résistance, de la Libération, de Mai
68, que détruisent méthodiquement le
MEDEF, l’Union Maastrichtienne
Patronale et leur maudite
«construction européenne »
capitaliste. Celle-ci broie la
souveraineté des peuples, démolit les
acquis sociaux et réprime les travailleurs,
de la Grèce à l’Italie de Berlusconi. En
visite à Paris, le patron des patrons
allemands a même osé sommer
Sarkozy, qui n’a pourtant pas besoin de
ce genre de « conseil », d’« empêcher
de s’exprimer ceux qui critiquent le libreéchange
et le capitalisme » : la
fascisation de l’UE qui assimile déjà la
grève à un acte potentiellement
terroriste, est en cours. Et ce n’est pas
la nomination au ministère du travail de
Brice Hortefeux, l’homme qui a
organisé… à Vichy ( !) une euro-réunion
sur l’immigration, qui peut nous
rassurer !
Si nous ne contre-attaquons
pas, des millions de salariés ayant trimé
toute leur vie finiront sans pain, sans
soins ni logis, comme ce fut le cas suite
à la crise de 1929 ; et nos jeunes seront
promis à une école au rabais et à la
précarité à perpétuité ! Mais pour cela, il
serait naïf de compter sur le PS, qui
co-gère le capitalisme mondial avec
Strauss-Kahn (directeur du FMI) et
Pascal Lamy (directeur de l’Organisation
Mondiale du Commerce), ou même,
dans ure moindre mesure, sur ceux qui
rabattent sur l'UE en déclarant vouloir la
rendre « sociale » alors qu'elle est
construite de A à Z par et pour les
grands groupes capitalistes contre les
travailleurs. Comptons plutôt sur nos
propres forces et sur notre unité
anticapitaliste et anti-Maastricht.
Car notre peuple résiste et si
on s’y met tous, nous pouvons
stopper l’euro-sarko-broyeur. En mai
2005, le peuple français a dit non à la
constitution européenne contre les
injonctions de la France d'en-haut. Fin
2008, les luttes se sont multipliées dans
beaucoup de secteurs d'activité et les
jeunes ont imposé à Darcos un 1er recul
sur la contre-réforme des lycées ; déjà
en 2006 les étudiants avaient eu la peau
du CPE. A Renault-Sandouville, les
ouvriers ont mis Sarko en fuite. A Douai,
à l’appel de l’UL CGT qui se bat sur des
bases de classe, les métallos, d’autres
travailleurs et les lycéens ont
massivement manifesté « tous
ensemble ». En Grèce, en Italie, en
RFA, les salariés et les jeunes se
dressent contre les capitalistes et leur
U.E. dictatoriale. Dans le monde, les
peuples résistent aux impérialistes euroaméricains
et à leur « ordre » fondé sur
le massacre des Palestiniens et sur le
pillage des peuples du Sud condamnés à
la faim… En Amérique latine, Cuba, le
Venezuela, la Bolivie, etc. dessinent
les voies d’un socialisme du 21ème
siècle.
Mais nous sentons tous que
lutter chacun dans son secteur ne
suffit plus et que seul un rapport de
forces de haut niveau et durable
pourra faire reculer le pouvoir . La
Poste, l’Ecole, la SNCF, EDF, la Santé,
etc. n'ont-elles pas intérêt à lutter
ensemble alors qu’une seule politique
sarko-européenne détruit le service
public ? Les salariés du public et du privé
ne subissent-ils pas tous le même
capitalisme exploiteur ? Le tous
ensemble de la jeunesse et des salariés
n'est-il pas ce qui effraie le plus le
pouvoir ? Et pourquoi les directions
syndicales nationales nous enfermentelles
jusqu'à présent dans des «
journées » d’action sans suite, qui nous
mènent de défaite en défaite, alors que
notre peuple aspire à une grande riposte
d’ensemble ? Pourquoi la France d’en
bas, salariés mais aussi artisans, petits
commerçants, paysans travailleurs, ne
s’unirait-elle pas, alors que
l’appauvrissement des salariés ruine les
petits patrons et que l’Europe actuelle
n’est faite que pour le CAC 40 ?
Le PRCF soumet donc aux
jeunes et aux salariés l’idée suivante :
préparons en bas l’après-29 janvier.
Ne tolérons pas qu’une nouvelle fois,
pour « coller » au jaunissant Chérèque,
le « syndicaliste » favori de Sarko et du
MEDEF, Thibault, Aschiéri et Mailly nous
disent « la balle est dans le camp de
Sarko, on attend sa réponse et on veut
négocier ». Sa réponse, on la connaît
déjà, c'est le programme du MEDEF et
de l'UE : casser les acquis du Conseil
National de la Résistance et la
souveraineté populaire.
C'est pourquoi, partout, avec
nos syndicats CGT, FSU, avec nos
coordinations étudiantes et lycéennes,
dans les ateliers, les services, sur les
campus, débattons de la suite ;
multiplions des contacts inter-pro ;
débattons de suites de l'action (arrêt
prolongé de la production, blocage du
transport des marchandises, manifs
étudiantes et salariées, marches sur
Paris, AG de luttes pour cadrer
démocratiquement et en bas les
revendications et l’action ?), exigeons un
calendrier syndical national de lutte,
sans se soucier du freinage
permanent de la CFDT, pour
construire le tous ensemble à partir
d'une plate-forme des revendications
qui s'expriment à la base .
Parallèlement, défendons le
syndicalisme de lutte de classe qui a
tant apporté à notre peuple et
interpellons les élus qui se réclament de
la gauche et dont le rôle devrait être de
relayer les besoins populaires et non
d’accompagner les régressions
européennes ni de brader l’argent public
au grand patronat, comme Sarkozy !
Tous ensemble, et sans attendre, exigeons :
-l’interdiction des délocalisations et des licenciements collectifs, avec nationalisation automatique (sans
indemnités aux patrons) des entreprises qui licencient après avoir touché l’argent public ; le versement intégral, aux
frais des actionnaires, des salaires des travailleurs en chômage partiel ; toute aide publique doit être placée sous
le contrôle des travailleurs et de leurs instances élues (CE, CCE...) afin que cet argent serve à l'emploi, aux salaires et
pas aux profits ou aux délocalisations.
-l’arrêt total des privatisations, la re-nationalisation des entreprises privatisées par Jospin-Villepin-
Sarko, l’arrêt des suppressions de postes dans le service public, embauches massives dans l’éducation, la santé, la
SNCF, et la titularisation des précaires, refus de commercialiser en France les produits d’usines délocalisées ;
-le retrait et abrogation de l’ensemble des contre-réformes UMP passées, présentes et à venir dans le
domaine social (Sécu, statut de la fonction publique, Université, lycée, Recherche, retraites, ANPE…) et dans le
domaine des libertés publiques (droit de grève, séparation des pouvoirs, laïcité de l’école et de l’Etat, respect du 29 mai
2005…) ;
-défense et amélioration des statuts, du code du travail et des conventions collectives ;
-augmentation des salaires, le SMIC à 1600 € nets, retour à la retraite à 60 ans maxi avec 37 ans ½ de
cotisation (55 ans pour les travaux pénibles), remboursement à 100% des soins médicaux, augmentation sérieuse
des retraites, pensions, indemnités chômage et minima sociaux, annulation de la baisse du livret A et
affectation de la totalité de l’épargne liée au Livret A au logement social…
-refus pur et simple des directives réactionnaires de l’Union européenne contraires au progrès social
(privatisation et libéralisation du rail, de la poste, etc., circulaire Bolkestein, processus de Lisbonne et de Barcelone sur
les retraites, etc., refus d’appliquer toute directive de Bruxelles contraire au progrès social) ;
-nationalisation des banques (qui devraient appartenir à la nation sans bourse délier vu ce qui leur a été
versé en « remerciement » de leur intelligent comportement !) pour financer aux moindres frais les besoins des PME et
des salariés, pas les dividendes à deux chiffres des gros actionnaires !
Etre battus séparément et successivement ou gagner tous ensemble et en même temps,
il n'y a pas d'autre choix pour ceux qui refusent de devenir des esclaves du capitalisme, du
fascisant pouvoir UMP et de leur Europe ultra-réactionnaire.v!
Construisons le tous ensemble et en même temps pour gagner !
Alors que les banquiers privés
et autres spéculateurs ont reçu des
milliards d’argent public pour garantir
leurs profits, alors que les entreprises du
CAC 4O ont accumulé des centaines de
milliards d'euros depuis des années et
qu'elles continuent à réclamer des
subventions publiques et des
exonérations de « charges », l'ensemble
de la population laborieuse est frappée
par la crise et la régression sociale : des
millions de travailleurs (ouvriers mais
aussi ingénieurs) subissent le
chômage total ou partiel avec
l’angoisse de nouvelles délocalisations à
la clé ; 80 000 emplois seront
supprimés en cinq ans dans
l’Education nationale, les hôpitaux et
les autres services publics ; et comme
si ça ne suffisait pas, Sarko-MEDEF
privatise à tout de bras (GDF,
Poste...), casse tous les acquis
sociaux (retraites, sécu, indemnités
chômage) et les libertés (la France
devient un Etat policier !) tandis que
les salaires sont comprimés depuis des
années.
Notre industrie, en particulier,
et avec elle, toute la classe ouvrière
de France, sont menacées de mort par
le système capitaliste et par son
Union européenne de malheur. Car
derrière l’« économie de marché ouverte
sur le monde » et la « concurrence libre
et non faussée » du traité de Maastricht
et du traité de Lisbonne (c'est-à-dire la
constitution européenne par les
parlementaires UMP et PS contre la
volonté du peuple), ce sont les
travailleurs qui sont mis en concurrence
et les délocalisations qui sont favorisées,
pour le profit des grands groupes
capitalistes qui font ainsi pression sur les
travailleurs de France et exploitent sans
limite ceux des pays pauvres.
En fait, c’est la France issue
de 1789, du Front populaire, de la
Résistance, de la Libération, de Mai
68, que détruisent méthodiquement le
MEDEF, l’Union Maastrichtienne
Patronale et leur maudite
«construction européenne »
capitaliste. Celle-ci broie la
souveraineté des peuples, démolit les
acquis sociaux et réprime les travailleurs,
de la Grèce à l’Italie de Berlusconi. En
visite à Paris, le patron des patrons
allemands a même osé sommer
Sarkozy, qui n’a pourtant pas besoin de
ce genre de « conseil », d’« empêcher
de s’exprimer ceux qui critiquent le libreéchange
et le capitalisme » : la
fascisation de l’UE qui assimile déjà la
grève à un acte potentiellement
terroriste, est en cours. Et ce n’est pas
la nomination au ministère du travail de
Brice Hortefeux, l’homme qui a
organisé… à Vichy ( !) une euro-réunion
sur l’immigration, qui peut nous
rassurer !
Si nous ne contre-attaquons
pas, des millions de salariés ayant trimé
toute leur vie finiront sans pain, sans
soins ni logis, comme ce fut le cas suite
à la crise de 1929 ; et nos jeunes seront
promis à une école au rabais et à la
précarité à perpétuité ! Mais pour cela, il
serait naïf de compter sur le PS, qui
co-gère le capitalisme mondial avec
Strauss-Kahn (directeur du FMI) et
Pascal Lamy (directeur de l’Organisation
Mondiale du Commerce), ou même,
dans ure moindre mesure, sur ceux qui
rabattent sur l'UE en déclarant vouloir la
rendre « sociale » alors qu'elle est
construite de A à Z par et pour les
grands groupes capitalistes contre les
travailleurs. Comptons plutôt sur nos
propres forces et sur notre unité
anticapitaliste et anti-Maastricht.
Car notre peuple résiste et si
on s’y met tous, nous pouvons
stopper l’euro-sarko-broyeur. En mai
2005, le peuple français a dit non à la
constitution européenne contre les
injonctions de la France d'en-haut. Fin
2008, les luttes se sont multipliées dans
beaucoup de secteurs d'activité et les
jeunes ont imposé à Darcos un 1er recul
sur la contre-réforme des lycées ; déjà
en 2006 les étudiants avaient eu la peau
du CPE. A Renault-Sandouville, les
ouvriers ont mis Sarko en fuite. A Douai,
à l’appel de l’UL CGT qui se bat sur des
bases de classe, les métallos, d’autres
travailleurs et les lycéens ont
massivement manifesté « tous
ensemble ». En Grèce, en Italie, en
RFA, les salariés et les jeunes se
dressent contre les capitalistes et leur
U.E. dictatoriale. Dans le monde, les
peuples résistent aux impérialistes euroaméricains
et à leur « ordre » fondé sur
le massacre des Palestiniens et sur le
pillage des peuples du Sud condamnés à
la faim… En Amérique latine, Cuba, le
Venezuela, la Bolivie, etc. dessinent
les voies d’un socialisme du 21ème
siècle.
Mais nous sentons tous que
lutter chacun dans son secteur ne
suffit plus et que seul un rapport de
forces de haut niveau et durable
pourra faire reculer le pouvoir . La
Poste, l’Ecole, la SNCF, EDF, la Santé,
etc. n'ont-elles pas intérêt à lutter
ensemble alors qu’une seule politique
sarko-européenne détruit le service
public ? Les salariés du public et du privé
ne subissent-ils pas tous le même
capitalisme exploiteur ? Le tous
ensemble de la jeunesse et des salariés
n'est-il pas ce qui effraie le plus le
pouvoir ? Et pourquoi les directions
syndicales nationales nous enfermentelles
jusqu'à présent dans des «
journées » d’action sans suite, qui nous
mènent de défaite en défaite, alors que
notre peuple aspire à une grande riposte
d’ensemble ? Pourquoi la France d’en
bas, salariés mais aussi artisans, petits
commerçants, paysans travailleurs, ne
s’unirait-elle pas, alors que
l’appauvrissement des salariés ruine les
petits patrons et que l’Europe actuelle
n’est faite que pour le CAC 40 ?
Le PRCF soumet donc aux
jeunes et aux salariés l’idée suivante :
préparons en bas l’après-29 janvier.
Ne tolérons pas qu’une nouvelle fois,
pour « coller » au jaunissant Chérèque,
le « syndicaliste » favori de Sarko et du
MEDEF, Thibault, Aschiéri et Mailly nous
disent « la balle est dans le camp de
Sarko, on attend sa réponse et on veut
négocier ». Sa réponse, on la connaît
déjà, c'est le programme du MEDEF et
de l'UE : casser les acquis du Conseil
National de la Résistance et la
souveraineté populaire.
C'est pourquoi, partout, avec
nos syndicats CGT, FSU, avec nos
coordinations étudiantes et lycéennes,
dans les ateliers, les services, sur les
campus, débattons de la suite ;
multiplions des contacts inter-pro ;
débattons de suites de l'action (arrêt
prolongé de la production, blocage du
transport des marchandises, manifs
étudiantes et salariées, marches sur
Paris, AG de luttes pour cadrer
démocratiquement et en bas les
revendications et l’action ?), exigeons un
calendrier syndical national de lutte,
sans se soucier du freinage
permanent de la CFDT, pour
construire le tous ensemble à partir
d'une plate-forme des revendications
qui s'expriment à la base .
Parallèlement, défendons le
syndicalisme de lutte de classe qui a
tant apporté à notre peuple et
interpellons les élus qui se réclament de
la gauche et dont le rôle devrait être de
relayer les besoins populaires et non
d’accompagner les régressions
européennes ni de brader l’argent public
au grand patronat, comme Sarkozy !
Tous ensemble, et sans attendre, exigeons :
-l’interdiction des délocalisations et des licenciements collectifs, avec nationalisation automatique (sans
indemnités aux patrons) des entreprises qui licencient après avoir touché l’argent public ; le versement intégral, aux
frais des actionnaires, des salaires des travailleurs en chômage partiel ; toute aide publique doit être placée sous
le contrôle des travailleurs et de leurs instances élues (CE, CCE...) afin que cet argent serve à l'emploi, aux salaires et
pas aux profits ou aux délocalisations.
-l’arrêt total des privatisations, la re-nationalisation des entreprises privatisées par Jospin-Villepin-
Sarko, l’arrêt des suppressions de postes dans le service public, embauches massives dans l’éducation, la santé, la
SNCF, et la titularisation des précaires, refus de commercialiser en France les produits d’usines délocalisées ;
-le retrait et abrogation de l’ensemble des contre-réformes UMP passées, présentes et à venir dans le
domaine social (Sécu, statut de la fonction publique, Université, lycée, Recherche, retraites, ANPE…) et dans le
domaine des libertés publiques (droit de grève, séparation des pouvoirs, laïcité de l’école et de l’Etat, respect du 29 mai
2005…) ;
-défense et amélioration des statuts, du code du travail et des conventions collectives ;
-augmentation des salaires, le SMIC à 1600 € nets, retour à la retraite à 60 ans maxi avec 37 ans ½ de
cotisation (55 ans pour les travaux pénibles), remboursement à 100% des soins médicaux, augmentation sérieuse
des retraites, pensions, indemnités chômage et minima sociaux, annulation de la baisse du livret A et
affectation de la totalité de l’épargne liée au Livret A au logement social…
-refus pur et simple des directives réactionnaires de l’Union européenne contraires au progrès social
(privatisation et libéralisation du rail, de la poste, etc., circulaire Bolkestein, processus de Lisbonne et de Barcelone sur
les retraites, etc., refus d’appliquer toute directive de Bruxelles contraire au progrès social) ;
-nationalisation des banques (qui devraient appartenir à la nation sans bourse délier vu ce qui leur a été
versé en « remerciement » de leur intelligent comportement !) pour financer aux moindres frais les besoins des PME et
des salariés, pas les dividendes à deux chiffres des gros actionnaires !
Etre battus séparément et successivement ou gagner tous ensemble et en même temps,
il n'y a pas d'autre choix pour ceux qui refusent de devenir des esclaves du capitalisme, du
fascisant pouvoir UMP et de leur Europe ultra-réactionnaire.

Encore Obama!

OBAMA AU PLUS HAUT DES CIEUX….

Trop c’est trop.
Théoriquement les chaînes de télévision publiques devraient être le reflet des opinions de tous les courants qui traversent notre peuple. Or nous venons d’assisté à un panagérique du nouveau Président des Etats-Unis qui frisait le comique et qui sombrait dans le ridicule.
Des invités, dont on ne sait, pour certains d’entre eux, ce qu’ils faisaient à l’antenne, se livrèrent à de tels débordements du culte de la personnalité qu’un malaise bien compréhensible a dû s’emparer de nos courageux concitoyens qui ont suivi cette « édition spéciale » et qui durent endurer les propos idolâtres de Mr. B.H.Levy et autres. On aurait dit que de grasses subventions de la CIA étaient en jeu !

Un aspect de ce déchaînement médiatique est de nous montrer combien les classes dirigeantes sont dépourvues de tout sentiment patriotique. On avait l’impression à écouter les chiens de garde que leur patrie étaient les Etats-Unis, qu’Obama était le Président du monde et donc aussi de la France. Cette capacité à se chercher un maître, puissant et surarmé si possible, est bien une caractéristique de notre bourgeoisie : après le Reich de mille ans, l’Empire Américain ! « Nous sommes tous Américains ! » proclamait « Le Monde », porte voix de la Bourgeoisie de droite et de gauche, au lendemain du 11 septembre. Mais dès qu’il s’agit de la France ils n’ont que sarcasme pour le patriotisme populaire « archaïque et franchouillard ». Décidément oui, le Capital n’a d’autre patrie que son intérêt et s’il consiste à vendre sa patrie ces gens là n’hésitent pas, comme le montre l’épisode navrant de la construction de l’UE supranationale.


Un autre aspect frappant fut que tous ceux qui pensent que la permanence d’une politique impérialiste ne peut être remise en cause par des élections où le dollar est souverain étaient absents des plateaux.
Ceux qui analysent le présent à la lumière de l’histoire, ceux qui se basent sur les faits et non sur des affirmations de foi, ceux qui veulent rester lucides face à la déferlante propagandiste, tous ceux là n’ont pu faire entendre leur voix.
Etrange conception de la démocratie qui consiste à promouvoir un unanimisme de façade et à se prosterner devant les Etats-Unis, dont le moins que l’on puisse dire est que leur politique n’est pas au dessus de toute appréciation critique

Mais les propagandes passent et les réalités demeurent.
Nos concitoyens, plus lucides que les médias-chiens de garde du système capitaliste, sauront reconnaître ceux qui portent un langage de vérité contre la novlangue en vigueur. Ils se souviendront dans les semaines et les mois qui viennent qu’ils ont assisté à la mise en place du nouveau pouvoir « des riches, par les riches, pour les riches » et non du « pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Cela parce que une véritable démocratie implique, par exemple, que les moyens de produire et de distribuer les richesses appartiennent au peuple et non à des trusts tout-puissants, que les guerres ne sont pas des caprices dûs à des fous mais le résultat des contradictions du système capitaliste et qu’on ne peut guérir des effets d’une politique sans action contre ses causes.
Obama est le nouveau visage de l’impérialisme, cette vérité s’imposera à tous.

D. Antonini- G.Gastaud- A. Manessis

dimanche 25 janvier 2009

obama: chagement ou continuité?

OBAMA : CHANGEMENT OU CONTINUITE ?

Les choix que le Président élu des Etats-Unis, Barak Obama, est en train de faire pour constituer son équipe gouvernementale sont très révélateurs à cet égard.
Qui, en effet, peut croire que la nature agressive, belliciste, terroriste de l’impérialisme peut changer sous l’effet de l’élection d’un candidat qui a reçu des milliards de dollars des entreprises géantes des USA ? Plus que son concurrent !

Qui peut croire que le pillage, la destruction, la guerre, l’exploitation qui sont constitutifs de l’impérialisme disparaîtront parce que le candidat élu est un métis ?


Les naïfs seraient bien avisés de regarder autour d’eux pour comprendre que la couleur de la peau ne détermine en rien les choix politiques.
Quant aux obamaniaques avisés (au parti socialiste on va jusqu’à orner des permanences avec le portrait d’Obama ; à l’UMP hier vassale de Bush on fait aussitôt allégeance au nouveau président) ils tentent en discourant sur l’apparence de redorer l’image gravement ternie de l’Amérique sous le règne du sortant battu
Mais pour tenter d’être crédibles ils se gardent bien de décrire la réalité, terriblement accusatrice : Par exemple que le républicain Robert Gates , ministre de la défense(de la guerre) sous Bush sera ministre de la défense (et de la guerre) avec Obama ; on prend les mêmes et on continue !

Changement ou continuité ?

…Mais aussi que l’amiral Dennis Blair (l’ami des tueurs de masse de l’armée indonésienne) devient directeur du renseignement, que le général « marine » James Jones devient conseiller à la sécurité nationale, que le général Eric Shinseki devient ministre et que le général Michael Hayden reste directeur de la tristement célèbre CIA….
Mais encore que B.Obama s’est engagé à ne pas baisser le budget pharaonique de l’armée US.

Changement ou continuité ?

Et que signifie cet entourage galonné autour d’Obama ?

La réponse revient à l’ancien Président des E.-U. Dwight Eisenhower, peu suspect de crypto-communisme puisque lui-même général qui refusa la grâce des époux Rosenberg… Celui-ci déclara lors de son dernier discours comme Président que « le plus grand danger pour la démocratie américaine était le développement du complexe militaro-industriel ».
Que dirait il aujourd’hui où ce complexe militaro-industriel détient quasi exclusivement le pouvoir ? Où la fusion entre le grand capital et la clique dirigeante et corrompue de l’élite militaire est un fait patent ? Où l’obscurantisme intégriste devient de plus en plus prégnant dans les classes dirigeantes ? Où chaque livre que vous empruntez dans une bibliothèque est connu du FBI ?

Ces faits et bien d’autres encore sont à ce point connus que Thomas Schweich, ancien assistant de Madame Condoléance Rice, déclare au Washington Post : « notre Constitution est en danger. »
Et il ajoute que la nomination des officiers supérieurs « complète le coup d’Etat militaire silencieux qui fait des avancés constantes ».

Exagération ?

Lisons ce que produit le journal de l’US Army War College, principale institution de formation des officiers de l’armée yankee : « une violence civile généralisée à l’intérieur des E.-U. forcerait le Département de la Défense (le Pentagone) à devenir le centre essentiel
pour la continuité de l’autorité publique » qu’est ce que cela veut dire d’autre que, la crise aidant, s’il venait à l’esprit des travailleurs américains, des citoyens exploités, pauvres (45
millions sont sans "sécurité sociale") de défendre leurs intérêts contre ceux des trusts, l’armée serait le dernier rempart de l’ordre capitaliste.
Cette dérive vers une forme de fascisme est d’ailleurs dénoncée par de nombreux progressistes américains comme le cinéaste Oliver Stone.
Alors que pèse Obama et obamaniaques, intéressés ou stupidement crédules, dans ces processus « lourds » ?

Le PRCF parle d’Obama comme du « nouveau visage de l’impérialisme »…du nouveau masque, devrait on dire, un masque pour cacher la face hideuse de l’impérialisme US, ennemi n°1 des peuples du monde avec ses suivistes et complices des prétendues "grandes démocraties occidentales".

La commission exécutive du PRCF

Sortir du capitalisme

Au-delà de la contestation de chacune des mesures gouvernementales, les fameuses "réformes" de Sarkozy, et des colères qu'elles engendrent, les Français commencent à prendre conscience de la nocivité du système capitaliste lui-même. Cette évolution se double d'une méfiance généralisée à l'égard des journalistes et de l'information que ceux-ci diffusent. Les derniers sondages sont éloquents : plus des trois-quarts des Français considèrent que "les journalistes sont dépendants du pouvoir et de l'argent". C'est dire que la machine médiatique, faute d'être entendue, risque de ne plus être en mesure de répondre aux objectifs des maîtres de la finance, en vue d'une castration généralisée de l'opinion publique.

Les médias reflètent l'inquiétude grandissante de l'oligarchie au pouvoir, face au mécontentement, qui se répand dans des couches de plus en plus larges de la population
Certes, les dirigeants politiques, le président de la République en premier, tentent de jeter du lest, vitupérant sur les méfaits du "capital financier" *pour sauver l'essentiel, le système capitaliste lui-même. Mais ces manoeuvres de retardement, reprises compaisamment par la presse, la radio et la télé, s'avèrent insuffisantes. Les journalistes, désormais soupçonnés de désinformation, sont contraints de se poser publiquement des questions sur la déontologie de leur profession, sur leur dépendance vis-à-vis des bailleurs de fonds et du gouvernement. Ensuite - et c'est nouveau - les médias commencent à donner la parole, encore bien partiellement, à des voix qui contestent le capitalisme.
Ainsi, ce matin, France Culture a accordé une place importante aux réflexions de Hervé Kempf , auteur d'un ouvrage au titre provocateur : "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme". Réserver une longue chronique à un économiste, qui ose écrire un tel livre constitue déjà un fait nouveau. Donner l'occasion d'entendre une violente critique du système, considéré "à sa phase finissante", surprend l'auditeur, habitué aux éloges de l'économie de marché, libre et non faussé.
Hervé Kempf a pu longuement développer ses thèses sur les tares inhérentes au capitalisme, la responsabilité de celui-ci dans les maux, qui rongent notre société : "l'individualisme", la perte des valeurs fondamentales, telle la démocratie. Et d'annoncer l'obligation de rechercher d'urgence un autre modèle de société.
Si nous insistons sur le caractère nouveau de cette mise en cause, sur une radio publique, de la société dans laquelle nous vivons, c'est pour souligner que les médias, s'ils veulent avoir encore quelque audience, doivent maintenant offrir une tribune aux changements en cours dans la conscience populaire. Certes, il ne s'agit là que d'un signe avant-coureur. Nous ne sommes pas dupes. Les journalistes jettent du lest, tout en gardant le cap, celui du capital.
Mais l'important, c'est la signification profonde de ces changements de comportement. Ils son visibles également en ce qui concerne l'information donnée sur Israël et la guerre atroce qu'il mène contre le peuple palestinien. Prenant en compte l'indignation qui monte dans la population, horrifiée du massacre, la télé, la radio sont contraintes de montrer une réalité, d'offrir des commentaires plus objectifs, pour conserver un degré de crédibilité.
C'est bon signe.

De la casse anti sociale à la casse anti démocratique

Pôle de Renaissance Communiste en France
www.prcf.fr
Communiqué de la commission luttes et syndicalisme

De la casse anti-sociale à la casse anti-démocratique
Alors que la colère et la mobilisation populaires progressent dans le pays, que les luttes se multiplient depuis plusieurs mois dans la jeunesse, dans de nombreuses branches professionnelles et dans de nombreuses régions contre la casse économique et sociale imposée par le gouvernement, le MEDEF et l'UE, nous assistons à une dangereuse et rapide dérive autoritaire du pouvoir.
Non seulement celui-ci se sert comme d'habitude de son appareil médiatique et de ses journalistes aux ordres pour diviser une population récalcitrante et empêcher les mécontentements de converger (grévistes contre «usagers» (le terme d'usager n'est plus utilisé qu'en cas de grève, autrement, on parle de «clients»...) français contre étrangers, jeunes contre vieux, travailleurs «courageux» contre chômeurs «feignants», salariés du public contre salariés du privé, salariés contre petits commerçants ou petits artisans... alors que tous sont victimes de la même politique) mais il recourt de plus en plus durement à la criminalisation et à la répression des mouvements populaires.
C'est ainsi qu'après la désignation du danger terroriste représenté par une «ultra-gauche» inconnue jusque-là et le maintien au secret de deux personnes sans aucune preuve par le parquet «anti-terroriste», après la répression du mouvement lycéen et les sanctions contre les lycéens grévistes, les manifestants venus pacifiquement accueillir Sarkozy à Saint-Lô ont été brutalement réprimés par les «forces de l'ordre». De même, après la limitation du droit de grève des cheminots et des enseignants à l'été 2007, la grève des cheminots de Saint-Lazare contre la détérioration du service et le refus total de la direction de négocier avait déjà déclenché des campagnes anti-grévistes de grande intensité, avec comme toujours le jaunissant Chérèque dénonçant cette lutte «inadmissible». La grève de solidarité des cheminots contre l'agression, prévisible dans ce contexte, de l'un des leurs, a donné l'occasion à Sarkozy de poursuivre l'attaque contre les syndicats combatifs et le droit de grève : "Je ne peux pas accepter qu'une organisation syndicale irresponsable casse le service public et bafoue l'intérêt des usagers du service public en fermant la deuxième gare de France, sans prévenir personne". On gage que Chérèque se gardera de le contredire, on attend toujours la réponse de Bernard Thibault, ancien cheminot. Et pourtant, est-ce un syndicat ou la politique euro-formatée des gouvernements successifs qui casse le service public et bafoue l'intérêt des usagers qui subissent au quotidien les suppressions de trains, les innombrables arrêts et retards entraînés par les suppressions de postes et le manque d'investissement dans le réseau ? Seraient-ce d'ailleurs aussi les syndicats qui ont fermé de nombreuses gares et de nombreuses lignes, et définitivement, ces dernières années ?
On pourrait crier à la bouffonnerie devant cette posture berlusconienne s'il ne s'agissait pas très sérieusement de restreindre encore davantage le droit de grève et d'accélérer la mise en place de mesures autoritaires dans le pays contre les travailleurs en lutte. A cet égard, la nomination d'Hortefeux au ministère du Travail et de la Famille est un signal explicite, lui qui s'est déjà occupé de la «Patrie» en expulsant les ouvriers immigrés et en organisant à Vichy (!) une réunion des ministres européens en charge de l'immigration.
Plus généralement, c'est l'ensemble des libertés démocratiques qui est aujourd'hui en danger, avec en outre la suppression du juge d'instruction, le contrôle total des grands moyens de communication, le fichage généralisé de la population (y compris des enfants dès l'âge de 3 ans !), la chasse aux «sans-papiers», la multiplication des syndicalistes traînés devant les tribunaux, la remise en cause de la laïcité constitutionnelle et la marche à la re-confessionnalisation de l’Etat, le contournement du Non souverain du 29 mai 2005 par l’adoption au forceps de la constitution européenne bis (dite «traité de Lisbonne»)... Ce faisant, le gouvernement agit totalement dans la ligne d'une UE qui criminalise le communisme et assimile désormais la grève à un acte potentiellement terroriste.
En réalité, les grands groupes capitalistes, poussés par leur «guerre économique» (qui se transforme de plus en plus rapidement en guerre «tout court» sur tous les continents) poussés par la recherche du profit maximum, ont décidé de reprendre aux travailleurs tout ce que ceux-ci avaient réussi à arracher par leurs luttes au cours des 19ème et 20ème siècles. Pour cela leur pouvoir doit réduire l'expression de la souveraineté populaire (en témoignent les directives européennes jamais soumises au peuple, l'adoption de force de la constitution européenne-bis, la casse du cadre national de souveraineté...) Pour cela leur pouvoir doit affaiblir la résistance des travailleurs et de plus bâillonner les libertés démocratiques les plus élémentaires. Comme l'expliquait avec une incroyable franchise le 17 décembre dernier devant une assemblée du MEDEF le patron des patrons allemands et sans que personne n'y trouve à redire : "Il est crucial de ne pas autoriser les gens qui ont des priorités politiques très différentes à exprimer leur opinion pour dire que «le capitalisme, c’est fini, le libre-échange, c’est fini»". De telles paroles, révélatrices des aspirations proprement fascisantes du grand patronat, sont extrêmement graves, surtout quand les gouvernements sont à la botte de ceux qui les prononcent. Elles illustrent ce que les communistes et leurs alliés, durant les sombres années 30, appelaient fascisation, définie comme l'ensemble «des mesures réactionnaires de la bourgeoisie, dans les pays de démocratie bourgeoise, et qui écrasent les libertés démocratiques des travailleurs, falsifient et rognent les droits du parlement, accentuent la répression contre le mouvement ouvrier et révolutionnaire» (Dimitrov, 1935).
Face à cette menace, le PRCF appelle solennellement l'ensemble des communistes, des syndicalistes, des progressistes, des républicains, du monde du travail à s'unir pour dénoncer la casse sociale et démocratique et faire reculer ce pouvoir du grand capital qui attaque les intérêts, les droits et les libertés du peuple. Il invite tous les militants communistes à une intervention franchement communiste commune dans les luttes sociales, de manière à dé-légitimer clairement ce pouvoir fascisant, cette UE anti-populaire et ce système capitaliste porteur de régressions sans précédent.
Contre un gouvernement qui représente un danger pour tout le mouvement ouvrier et démocratique, c'est tous ensemble en même temps que nous parviendrons à gagner.
Le 29 janvier doit dans ce contexte prendre une ampleur exceptionnelle et ne pas être seulement un baroud d'honneur comme l'espèrent le gouvernement et ses alliés dans le mouvement syndical.

samedi 17 janvier 2009

Appel à l'unité d'action.

Pole position du PRCF Le 15 janvier 2009

L'heure du choix pour les vrais communistes: chercher en vain une entente sur les places avec la direction mutante ou construire ensemble une Convergence Nationale d'Action Communiste?

Le conseil national du PCF, tenu le 9 janvier, a débouché comme on pouvait s'y attendre, sur l'auto-reconduction de la direction super-mutante pilotée par Marie-Georges Buffet

La tendance mutante accapare l'exécutif du PCF en alliance avec les super-droitiers Calabuig et Marie-Pierre Vieu. Calabuig s'est même félicité d'intégrer l'exécutif tout en participant à la construction d'une force politique rivale du PCF! Bref la liquidation va s'accentuer à un moment où le peuple français a besoin de repères communistes clairs pour combattre la crise mondiale du capitaliste, la rupture fascisante de l'UMP et la désintégration rapide de la France dans l'U.E. du grand capital!
A l'inverse, les deux tendances de gauche représentées dans ce parti au fonctionnement clairement social-démocrate qu'est le PCF, celle dirigée par A. Gérin et celle dirigée par N. Marchand, ont été écartées de manière méprisante du gouvernement du parti, auquel elles avaient décidé de postuler l'une et l'autre (comme l'ont confirmé les camarades Burricand et Karman, et avant eux A. Gérin).

Cette situation appelle plusieurs remarques:

-Comme il était prévisible après l’expérience des six congrès précédents, le miracle de la "remise du PCF sur les rails de la lutte des classes" n'a pas, et ne pouvait avoir lieu. Les mutants ont parfaitement verrouillé le congrès (24% des voix pour le texte Gerin avant le congrès, 10% de représentants de cette liste au congrès et... zéro % à l'exécutif: le filtre habituel a fonctionné comme à la parade);
-la "lisibilité" de la politique conduite par la tendance dirigée par A. Gerin est de plus en plus indéchiffrable: n'est-il pas inconséquent pour une opposition se réclamant du communisme de demander à intégrer le gouvernement du parti en position super-minoritaire, avec le risque évident de cautionner une majorité liquidatrice? La vraie question n'est-elle pas plutôt de SEPARER les vrais communistes encore membres du PCF des liquidateurs mutants (en fait anticommunistes, anti-soviétiques, pro-européistes... et pieds et poings liés au PS et au PGE !) pour les UNIR dans l'action avec les communistes organisés hors du PCF, non pour mener une stérile lutte des places mais pour mener avec les travailleurs, et loin de l'influence mutante, la lutte des CLASSES!

-En quoi est-il compréhensible pour les chefs de file de l'opposition de gauche de parlementer avec M.-G. Buffet, ex-ministre de Jospin qui a cautionné pendant cinq ans la guerre en Yougoslavie et en Afghanistan, la mise en place de l'euro, la contre-réforme Allègre des lycées et les euro-privatisations, alors que les mêmes opposants internes refusent tout contact avec le PRCF... dont les fondateurs (pour certains des figures de proue de la Résistance!) ont les premiers organisé l'opposition à la mutation, et cela à une époque où c'était nettement plus difficile qu'aujourd'hui? En quoi est-il honorable d'engager des tractations une direction faillie, arrogante et liquidatrice, alors qu'on refuse avec dédain la main tendue de vrais communistes qui ne revendiquent aucune place et appellent seulement à reconstruire ensemble un parti communiste, et d'abord une intervention communiste commune dans les luttes?

Pendant que se déroulaient ces tractations de sommet, dénuées de sens pour le monde du travail et les amis de la paix, Sarkozy multipliait les atteintes aux libertés (mise au pas de l'audiovisuel, menaces contre les cheminots grévistes, "serrage" maximal des manifs lycéennes, suppression du juge d'instruction et du droit d'amendement parlementaire, menaces de mort sur l’existence des départements), la casse des acquis sociaux (baisse du taux du livret A, relance des réformes Darcos, projets monstrueux sur l'hôpital et la Sécu, etc.). C'est d'abord sur ce terrain de masse qu'on attend les vrais communistes qui se doivent de porter une intervention commune publique et totalement démarquée de Buffet au moment où les conditions d'un affrontement de classes majeur peuvent se constituer dans notre pays et où le gouvernement, comme l'UE supranationale, aggravent la fascisation de la vie politique? Oui, il est anormal que, mettant de côté les divisions secondaires, les vrais communistes n'aient pris aucune initiative commune pour apporter un soutien franchement anti-impérialiste au peuple palestinien et pour dénoncer la pseudo-action de paix de Sarkozy qui vient de favoriser le "rehaussement des liens entre l'UE et Israël" tout en fermant les yeux sur les crimes de guerre à répétition de cet Etat prédateur!

Le PRCF s'adresse à nouveau solennellement aux responsables et militants de l'opposition de gauche dans le parti. Il y a deux voies possibles pour la renaissance communiste. Soit celle d'une conciliation avec les dirigeants du PCF en excluant les militants de toujours de la renaissance communiste et en misant tout, de trois ans en trois ans sur la très improbable reconquête interne d'un appareil failli, avec en prime le soutien (fût-il "critique") à la liste Wurtz-Mélenchon et son mensonge patent visant à promouvoir l'introuvable "Europe sociale"; soit celle d'une rupture politique et militante des vrais communistes avec les liquidateurs en unissant dans l'intervention communiste commune tous ceux qui veulent, sans se soumettre aux échéances et aux magouilles de l'appareil mutant, intervenir tous ensemble et dès maintenant dans le combat de classe et dans la résistance anti-impérialiste.

Pris dans la rupture euro-sarkozyste, notre pays se meurt pendant que notre classe ouvrière vit dans les affres du chômage total et partiel; l'heure est donc à la mise en place d'une large Convergence nationale d'action communiste avec tous les communistes TELS qu'ILS SONT, encore membres du PCF ou organisés
à l'extérieur de ce parti muté.

Le PRCF propose donc une réunion nationale sans préalable pour mettre en place cette convergence tournée vers l'ACTION et pour dire très fortement au peuple travailleur: le capitalisme conduit la France et l'humanité au désastre, l'avenir a besoin du communisme et d'un véritable Parti communiste en France.
Dans l'immédiat le PRCF est prêt à toute rencontre avec d'autres groupes franchement communistes pour construire ensemble une intervention unitaire en défense du peuple palestinien.
Enfin, le PRCF souligne que pour lui, quelle que soit les tergiversations des uns ou des autres, le terrain principal est celui des entreprises, des quartiers populaires et des luttes sociales et anti-impérialistes, dans lesquels se reconstruira principalement le vrai parti communiste français dont le peuple est privé par la mutation et par ceux qui concilient interminablement avec elle.

mercredi 14 janvier 2009

ou va israel?.

Mercredi 14 janvier 2009
Etoile de David et croix gammée

Ce matin, sur France Inter, Nicolas Demorand interrogeait le porte-parole du Parti socialiste, Benoït Hamon.
La première question portait sur l'attitude du PS vis-à-vis du "conflit israélo-palestinien" (expression des médias pour qualifier la guerre d'agression de Tsahal).
La réponse de Benoît Hamon peut s'articuler sur deux axes :
la condamnation de l'offensive israélienne contre le territoire de Gaza, d'une part,
et le refus de participer aux manifestations organisées contre l'Etat hébreu, du fait de l'amalgame répandu entre "l'étoile de David et la croix gammée".
L'argument vaut qu'on s'y arrête.
L'assimilation entre Israël et l'Allemagne nazie est-elle juste ?
La réponse ne peut-être que nuancée. Certes, le régime politique en cours à Tel Aviv ne peut valablement se comparer avec celui institué à Berlin, en 1933. La démocratie parlementaire, la liberté d'opinion, celle de la presse, sont entières en Israël. Tous les Israéliens ont le droit de vote. La Knesset compte plusieurs députés arabes (et un député communiste juif).Les libertés sont totales pour les citoyens d'origine juive, partielles pour les autres - les Palestiniens - d'origine arabe.
Vis-à-vis de ceux-ci, s'exerce une discrimination sociale et politique, une sorte "d'apartheid" non revendiqué. Si les premiers ont la faculté de critiquer ouvertement le gouvernement et sa politique, y compris la guerre qu'il mène contre les Palestiniens, les seconds seraient, dans ce cas, assimilés aux "terroristes" et subiraient la même répression que leurs frères de Cisjordanie.
La mise à l'écart de ces citoyens est si réelle que les récents sondages d'opinion sur ce que pensent les Israéliens de la guerre, ne prennent pas en compte cette population-là. Pourtant, elle représente 20% de l'ensemble des citoyens : seulement, de 5 à 10% des sondés figurent comme étant hostiles à la politique du gouvernement !
Les "Arabes" n'ont pas droit à la parole.
Mais la politique intérieure d'Israël ne peut être le seul critère de jugement.
L'Etat juif s'est installé, en 1948, sur des terres, historiquement occupées par les Palestiniens. Ceux-ci, par millions, en ont été chassés par la force. Ils ont dû tout abandonner, champs, maisons, villages, et jusqu'à leur propre patrie. Depuis, exilés dans les pays limitrophes, ils vivent dans des camps de réfugiés au Liban, en Jordanie. Ceux qui ont pu rester sur le territoire de l'ancienne Palestine, se retrouvent, les uns en Israël même, et les autres en Cisjordanie occupée (dont le territoire est "rongé" par de plus en plus de colonies juives), et à Gaza.
Tous, où qu'ils se trouvent, les Palestiniens exigent un Etat à eux, souverain et viable, tel que l'ONU l'avait décidé en 1967.
Mais depuis plus de quarante ans, l'Etat hébreu, soutenu par les Etats-Unis et l'Occident, refuse d'appliquer la résolution des Nations unies. Au contraire, défiant l'opinion mondiale, il étend son emprise sur les terres palestiniennes. Aujourd'hui, fort de l'appui américain et européen, il tente militairement de réduire la résistance des Palestiniens de Gaza, qui ont eu l'audace d'élire démocratiquement un gouvernement dirigé par Hamas. Celui-ci est qualifié de "terroriste" par Tel Aviv, Washington et les capitales de l'Union européenne, ce qui "autorisait" Israël d'en établir le blocus d'abord, et de passer à l'attaque, ensuite.
Ainsi, Israël, depuis cinquante ans, mène une politique colonialiste en Palestine, telle que la France et tous les impérialismes l'ont conduite en Afrique et dans le monde entier, au siècle dernier, avec tous les crimes liés, naturellement, à cette domination politique et économique.
Cette violence, tout le sang répandu, les milliers et les milliers de victimes palestiniennes conduisent à une haine, combien compréhensible. De là, des amalgames, peuvent surgir, çà et là, dans des manifestations.
On peut les contester, du point de vue de l'histoire.
On peut les comprendre, au niveau des sentiments.

DERNIERE MINUTE :

Israël interdit aux partis de la minorité palestinienne de participer aux élections
mercredi 14 janvier 2009 (12h17)


Israël interdit aux partis de la minorité palestinienne de participer aux élections

Publié le 12-01-2009

Les partis racistes qui dirigent Israël ont refermé lundi une parenthèse, en interdisant purement et simplement aux deux partis les plus représentatifs de la minorité palestinienne du pays de concourir aux prochaines élections.

La décision concerne les partis Balad et Ta’al/Liste arabe unifiée, des formations qui ont actuellement 7 députés sur 120 au Parlement, et n’ont jamais eu la moindre occasion de peser un tant soit peu sur la politique d’un pays fondé sur le racisme : ce sont les Juifs qui commandent en Israël, les autres, dont c’est pourtant la terre natale, n’étant admis au mieux qu’à faire de la figuration.

La décision d’exclure du processus électoral les partis qui recueillent le gros des suffrages des Palestiniens israéliens a été prise à une large majorité par un organisme appelé la Commission électorale centrale. La proposition d’exclusion émanait du petit Israel Beiteinu, dirigé par un nommé Avigdor Lieberman, natif de Russie qui préconise ouvertement la déportation des Palestiniens, et fait partie de l’actuelle équipe gouvernementale.

Elle a été votée à une large majorité par tous les grands partis,Likoud, Kadima (le parti né du Likoud sur une idée d’Ariel Sharon, et dont sont membres le Premier ministre Ehud Olmert et la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni), et aussi par le parti Travailliste. Seul le représentant du Meretz, petite formation à prétentions libérales tout en ayant approuvé, comme les autres, la sanglante agression contre Gaza, a voté contre. Ce qui n’empêchera pas ce parti de participer aux tractations pour former une coalition avec un ou plusieurs des partis ouvertement racistes, si d’aventure l’arithmétique électorale lui en donne l’occasion le mois prochain.

Les Palestiniens israéliens, ont tranché la majorité raciste, sont les ennemis de l’intérieur, et il faut donc les traiter aussi sévèrement que les Palestiniens des territoires occupés, à Gaza, à Jérusalem ou en Cisjordanie. Dans leur magnanimité, les députés de la majorité juive ont estimé qu’un Arabe avait quand même le droit de se présenter aux élections, mais à condition de figurer sur une liste à majorité juive ! Le Parti communiste, qui n’est pas raciste, et présente traditionnellement une liste mixte judéo-palestinienne, n’avait pas précisé, lundi soir, s’il comptait boycotter ou pas les élections après un tel coup de force.

Les responsables des deux partis interdits de scrutin ont indiqué qu’ils feraient recours devant la Cour Suprême, sans illusions excessives.

Incapable, y compris à l’intérieur d’un Etat sur lequel il exerce un pouvoir hégémonique, de maintenir un compromis accordant une parcelle d’espace à ceux qui ne font pas partie de la Race des Seigneurs, le sionisme revient, dans l’ivresse que lui procure les massacres qu’il perpètre à Gaza, à ses fondamentaux d’apartheid et d’exclusion. Tout comme pendant les vingt premières années de l’existence de l’Etat d’Israël, de 1948 à 1966, lorsque les habitants palestiniens du pays étaient placés sous régime militaire permanent.

Le peuple juif israélien laisse faire, applaudit même ces méthodes de sauvage ?
Les lendemains n’en seront que plus douloureux pour lui aussi.


CAPJPO-EuroPalestine

Qu'en pense Benoît Hamon ?

la gauche communiste informe le PRCF

Compte-rendu du conseil national du 9 janvier 2009

Marie-George Buffet a ouvert le nouveau conseil national sur une initiative de solidarité avec la population de Gaza, en invitant la déléguée de la Palestine en France, son excellence Hind Khouri, à témoigner de la situation.
A suivi une interruption de deux heures durant lesquelles s’est réunie une commission chargée d’examiner les propositions de Marie-George Buffet pour l’exécutif. Deux de nos camarades y participaient, Marie-Christine Burricand et Jean Jacques Karman, avec un mandat de nos 17 élus au CN : proposer notre participation à cet exécutif.
Lorsque les travaux du CN ont repris, Marie-George Buffet a présenté une liste de 32 personnes (au lieu de 55 précédemment), sans aucun des élus de notre liste alternative ni de celle de Nicolas Marchand. Par contre, Bernard Calabuig et Marie-Pierre Vieu y figurent.
Cet exécutif est composé d’une coordination d’une dizaine de personnes, animée par Pierre Laurent. Cette coordination sera un outil de travail au quotidien, non pas un secrétariat à l’ancienne. Marie-Georges Buffet a ensuite détaillé les responsabilités des membres de l’exécutif, en soulignant que l’important n’était pas d’y participer (sic !), mais de travailler dans le conseil national. Elle a ajouté que la liste avait été composée en fonction des capacités des uns et des autres à impulser le travail dans leur secteur de responsabilité.
Nos deux camarades qui ont participé à la réunion préparatoire nous ont expliqué que la liste était complètement ficelée dès le début de la réunion de la commission, et que MG Buffet n’a pas bougé d’un iota malgré les propositions qui lui ont été faites de notre part et de la part de Nicolas Marchand notamment. A quoi bon une commission dans ce cas-là ?
Dans la discussion qui a suivi, plusieurs de nos camarades sont intervenus. Jean Jacques Karman a dénoncé une mascarade et une violation manifeste des statuts, qui sans reconnaître un véritable droit de tendances, exigent que les sensibilités soient représentées à tous les niveaux de direction du Parti. Marie-Christine Burricand a rappelé que nous avions fait des propositions pour l’exécutif, et que si elle décryptait correctement de discours de MG Buffet, cela signifiait que nos camarades n’étaient pas en capacité d’exercer des responsabilités nationales. A chacun d’apprécier. Emmanuel Dang Tran a dit qu’il jugeait cet exécutif parfaitement insatisfaisant, parce qu’il laisse de côté une fraction importante des communistes.
A la question de savoir pourquoi aucun de nos 17 élus n’avait été retenu, personne n’a jugé bon de répondre.
A noter que plusieurs camarades du CN ont eux aussi relevé que nous étions, ainsi que Nicolas Marchand, exclus de l’exécutif et que cela n’avait rien de satisfaisant.
Parmi les interventions surprenantes, celle de Bernard Calabuig, qui s’est félicité de pouvoir être d’une part dans l’exécutif, et d’autre part de continuer à participer à la construction d’une force politique alternative à gauche.
Plusieurs interventions, qui ne venaient pas de nos rangs, ont mis en cause :
-le fonctionnement anti-démocratique de MG Buffet, notamment la façon cavalière et anti-démocratique dont elle désigne son « dauphin »
-les risques d’un retour à un secrétariat ancienne manière
-un manque de conception de direction qui pourrait conduire le nouveau CN à n’être qu’une chambre d'enregistrement de décisions prises ailleurs
-l’inadéquation entre l’organigramme proposé pour l’exécutif et les choix de congrès (conception ancienne, dépassée, ne prenant pas en compte des questions fortes comme la crise, les questions de culture, le communisme, l’enjeu des questions de l'entreprise et de l'économie, etc.)
-le décalage entre ce qui est proposé et les besoins de nouvelles formes d’intervention
-la nécessité d’une meilleure cohérence entre les commissions et le CN, afin qu'elle ne soient pas uniquement des chambres de réflexion.
Malgré ces critiques souvent vives, MG Buffet a expliqué qu’elle ne comprenait aucune des préventions qui s’exprimaient. Elle a balayé d’un revers de main les propositions nominales qui lui ont été faites. Elle ne s’est bien entendu pas expliquée sur notre mise à l’écart.
Au total, sur plus de 230 camarades élus lors du congrès, seuls 148 étaient présents au moment du vote sur l’exécutif. Sur ces 148 votants, 88 bulletins étaient « complets », 60 étaient donc « incomplets » (barrés, raturés, avec des mentions, etc.) L’exécutif est donc élu par 88 voix sur 233, donc par 38 % des membres du Conseil national.
Marie-George Buffet n’a donc pas beaucoup d’amour propre si elle se satisfait de ce résultat.
Cette première phase du CN a été suivie du rapport de Patrice Bessac dressant une liste impressionnante d’initiatives à venir. Là, il convient d’être circonspect. Notre expérience depuis le 33e congrès nous a montré à maintes reprises que ce ne sont pas forcément les grandes ambitions qui mènent aux grandes réalisations.
Le prochain Conseil national est fixé au 7 février : il devra traiter de l’organigramme de l’exécutif (qui sera finalisé) et des élections européennes.

Caroline ANDREANI

UNE DECLARATION DE JEAN JACQUES KARMAN : Où va le noyau dirigeant du PCF ?
10 janvier 2009

La situation devient surréaliste. A peine sorti du 34ème congrès, où :

* deux textes critiques envers celui de ce noyau dirigeant, ont rassemblé 40% des votants
* la liste conduite par Marie George Buffet a perdu 25% des voix par rapport au 33ème congrès
* cette même liste a été confrontée, pour la première fois dans toute l’histoire du PCF, à trois listes alternatives qui ont réalisé près de 33%

l’équipe dirigeante fait comme si rien n’avait eu lieu. Comme au bon vieux temps du monolithisme total, ce noyau dirigeant impose ses vues.

Membre de la commission statutaire pour la proposition de l’exécutif du Conseil National, j’ai écouté Marie-George Buffet annoncer la liste de ses membres et ceux de la coordination. Plusieurs interventions, parmi les dix membres de cette commission, ont été critiques. Moi-même j’ai fait remarquer que les statuts soulignent que les directions doivent être à l’image du parti et que la liste des noms énoncés faisait l’impasse total sur deux listes alternatives. A la fin de cette commission, Marie-George Buffet n’a fait aucune modification de sa liste.

Quelques minutes après, devant le Conseil National, cela a été de même. Beaucoup d’interventions critiques, mais aucune modification. Si certains membres de l’ex-exécutif (y compris des ex proches de Marie-George Buffet) sont écartés car devenus gênants, le fait le plus marquant, c’est qu’il n’y a aucun représentant des deux textes qui ont rassemblé 40 % des communistes.

Devant mes remarques, Marie-George Buffet a affirmé que nous ne lui avions pas fait de proposition. En ce qui me concerne cela est vrai, puisque j’ai jugé que mes divergences politiques étaient trop importantes. Mais ce n’est pas vrai pour mon camarade André Gérin qui à deux reprises le lui a proposé.

Les résultats du premier vote du nouveau Conseil National devraient faire réfléchir ce noyau dirigeant, car là aussi, c’est du jamais vu : 40% des membres du Conseil National, lors de leur premier vote, ont voté contre la liste de Marie George Buffet.

Ce qui est le plus inquiétant, c’est que cette équipe dirigeante va devoir avancer des propositions de réponses concrètes à la crise qui va se développer et peut-être devenir explosive. Et tout aussi inquiétante est que l’idée de métamorphose du PCF n’est pas morte pour certains membres de cet exécutif.

Le monolithisme, enfanté hier par le stalinisme, est aujourd’hui le meilleur allié de l’immobilisme réformiste. Face à la crise du capitalisme, tout le monde reconnaît que Karl Marx avait raison. Alors utilisons le marxisme comme « boussole » pour renverser ce vieux monde pourri, y compris pour un meilleur fonctionnement du PCF.

Jean Jacques Karman
Conseiller Général d’Aubervilliers
Membre de la direction nationale du PCF
Porte-parole de la Gauche Communiste du PCF

nouvelles armes de destruction massive

Mercredi 14 janvier 2009
La "Dense Inert Metal Explosive", arme de terreur à Gaza
Des médecins évoquent l'usage "d'un nouveau type d'arme" à Gaza


LE MONDE

| 12.01.09

Al-Arish (Egypte), envoyée spéciale

Des blessés d'un type nouveau – adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents – ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza.
Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné.

Les docteurs Mads Gilbert et Erik Fosse, qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d'années avec l'organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac, ont pu sortir du territoire la veille, avec quinze blessés graves, par la frontière avec l'Egypte. Non sans ultimes obstacles : "Il y a trois jours, notre convoi, pourtant mené par le Comité international de la Croix-Rouge, a dû rebrousser chemin avant d'arriver à Khan Younès, où des chars ont tiré pour nous stopper", ont-ils dit aux journalistes présents à Al-Arish.


Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l'ambassadeur de Norvège venu les accueillir, furent bloqués toute la nuit "pour des raisons bureaucratiques" à l'intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d'une des bombes lâchées à proximité.

"A 2 MÈTRES, LE CORPS EST COUPÉ EN DEUX ; A 8 MÈTRES, LES JAMBES SONT COUPÉES, BRÛLÉES"

"A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme


Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. "A 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne Pluie d'été. Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes", ont-ils expliqué.


Un médecin palestinien interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans ces cas : "Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire."
Selon la première équipe de médecins arabes autorisée à entrer dans le territoire, arrivée vendredi par le sud à l'hôpital de Khan Younès, celui-ci a accueilli "des dizaines" de cas de ce type.


Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu'ils ont vu, en l'absence à Gaza de tout autre représentant du "monde occidental" – médecin ou journaliste :

"Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu'au XXIe siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu'on veut en les appelant terroristes ?"


Arrivés au quatrième jour de la guerre à l'hôpital Al-Chifa qu'ils ont connu avant et après le blocus, ils ont trouvé un bâtiment et de l'équipement "au bout du rouleau", un personnel déjà épuisé, des mourants partout. Le matériel qu'ils avaient préparé est resté bloqué au passage d'Erez.


"Quand cinquante blessés arrivent d'un coup aux urgences, le meilleur hôpital d'Oslo serait à la peine


A ce moment de son récit, la voix du docteur Gilbert vacille. "Vous voyez, se reprend-il en souriant calmement, moi aussi…".


Sophie SHIHAB

SOUTENONS SCHIVARDI

PROTESTATION DU POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE

Si elle est confirmée, la décision du tribunal administratif de casser l'élection de Gérard Schivardi, élu conseiller général de Ginestas (Aude) avec 62% des voix, puis de le rendre inéligible pour un an, est aussi scandaleuse que ridicule.
Le motif invoqué, le fait que G. Schivardi aurait réglé de sa poche une modique facture électorale de 203 € (vaudrait-il mieux détourner l'argent d'autrui?) est d'autant plus dérisoire que le haut fonctionnaire dit "commissaire du gouvernement" avait officiellement proposé au tribunal de ne pas sanctionner Schivardi étant donné la modicité de la somme payée (sans enrichissement personnel, au contraire!) hors "comptes de campagne".
Tout montre donc qu'il s'agit de frapper un militant qui a surtout eu le tort de faire campagne contre l'Union européenne de Maastricht et du traité de Lisbonne. Est également visé le dirigeant national du POI ainsi qu'un élu rural apprécié des maires de sa région. Cette décision est également scandaleuse parce qu'on voit mal en quoi un tribunal administratif, excepté lorsqu'il a à connaître de malversations pouvant déformer le résultat d'un vote, aurait barre sur les choix souverains du suffrage universel (les tribunaux ne jugent-ils pas en théorie "au nom du peuple français"?).
Il s'agit en fait d'un nouveau mauvais coup de la Sarkozie contre les principes républicains, contre les militants anti-Maastricht et contre les libertés démocratiques.
Le PRCF, qui se bat pour la renaissance d'un vrai PCF assumant le meilleur de l'héritage des Cachin, Vaillant-Couturier, Sémard, Thorez, Duclos, Frachon, etc., n'est pas affilié au Parti Ouvrier Indépendant (fondé notamment à l'initiative du PT) et ne souhaite pas y adhérer.
Mais cela n'empêche pas le PRCF de témoigner de sa totale solidarité républicaine et de classe à G. Schivardi et à tous ceux qui militent pour la défense des acquis sociaux, de la laïcité et de la nation républicaine, contre le capitalisme et sa fascisation rampante, pour le retrait de la France de cette nouvelle prison des peuples anti-sociale, anti-démocratique et anti-patriotique qu'est l'Union européenne du grand capital.
Décidément, on étouffe dans l'Euro-Sarkoland! Vivement la République française sociale, souveraine, laïque, populaire et démocratique!

Commission exécutive du PRCF, le 13 janvier 2009

IL FAUT AGIR POUR GAZA

Le 27 décembre, l’armée israélienne commençait le pilonnage de la bande de Gaza, un territoire de 360 km², surpeuplé (plus de 4 000 habitants au km²), où les civils sont les principales victimes d’une stratégie politique monstrueuse. Car il s’agit bien de stratégie. Le danger représenté par le lancement des roquettes Kassam n’est qu’un prétexte. La preuve : depuis le début des massacres israéliens, on dénombre 13 morts israéliens (dont trois soldats tués par l’armée israélienne elle-même). C’est dire le danger de premier plan représenté par les tirs de roquettes… Du côté palestinien par contre, le bilan s’alourdit chaque jour, et dépasse aujourd’hui les 900 morts.

Rappelons le contexte : l’arrivée aux affaires du Président Obama dont les dirigeants israéliens supputent qu’il sera moins favorable à Israël que son prédécesseur. En lançant une opération militaire avant l’intronisation d’Obama, Israël s’assure de la continuité de l’appui des Etats-Unis. L’autre élément, ce sont les élections israéliennes. Les « faucons » mènent cette guerre pour se faire réélire : d’où la surenchère politique, médiatique et militaire.

Enfin, last but nos least, les responsables politiques israéliens obtiennent la détérioration des relations entre le Hamas et le Fatah. L’Egypte ferme les points de passage avec la bande de Gaza en sommant le Hamas de trouver un accord avec le Fatah. Mahmoud Abbas demande au Hamas d’accepter une « trêve » avec Israël. Autant d’éléments qui discréditent le Fatah et renforcent le Hamas.

Quelle que soit l’opinion que l’on puisse avoir du Hamas, il incarne aujourd’hui la seule force de résistance à l’agression israélienne. La population de Gaza a porté le Hamas aux affaires, dans le cadre d’élections démocratiques. C’est une population désespérée, sans ressources, bloquée dans une étroite bande de terre, avec un taux de chômage et une paupérisation insupportables, victime depuis juin 2007 d’un blocus total, qui n’a plus aucune perspective politique après la succession d’échecs dans les pourparlers de paix.

Les massacres perpétrés par Israël sont innommables. Pour la première fois depuis plusieurs décennies, Israël est condamné par les peuples du monde entier. Il n’y a que les Etats-Unis et leurs séides pour défendre ce qui est indéfendable. Partout dans le monde, on assiste à des manifestations populaires massives, en Amérique Latine, en Asie, en Afrique, en Europe, pour condamner ces massacres. Rien, pas même la mauvaise conscience européenne, ne permettra à Israël de se relever de ce discrédit. Israël gagnera certainement la bataille militaire. Mais les batailles médiatiques et morales sont d’ores et déjà perdues.

Hier, c’était le régime d’apartheid en Afrique du Sud qui réprimait de manière sanglante, en se moquant des condamnations internationales. L’apartheid a fini par tomber. Israël, malgré la morgue de ses dirigeants, est en train de perdre la seule bataille qui vaille, la bataille politique. La situation coloniale dont sont victimes les Palestiniens depuis 1948 n’est pas une fatalité. Une première faille est en train d’apparaître. Il est de notre devoir, en tant que militants communistes, de nous battre pour arrêter les massacres et pour faire tomber ce régime colonial.

13 janvier 2009

champagne pour certains gaz lacrymo pour les autres

Pôle de Renaissance Communiste en France



Communiqué de la commission luttes et syndicalisme




Champagne pour les uns, gaz lacrymogène pour les autres :

« Tous ensemble et en même temps »

contre ceux qui violent les droits du peuple !




5000 manifestants (enseignants, lycéens, hospitaliers, salariés d’entreprises privées…) étaient hier à Saint-Lô pour accueillir Sarkozy venu présenter ses vœux au « monde de l’Education ». Malgré le recul tactique de Darcos concernant la contre-réforme du lycée, la jeunesse et les personnels de l’Education nationale sont toujours très mobilisés contre la politique de destruction massive des emplois publics et les mesures (du primaire au supérieur) qui prétendent imposer la casse des statuts, la réduction de l’offre éducative et la « concurrence libre et non faussée » au cœur de la stratégie européenne de Lisbonne.




Mais, en guise de vœux présidentiels, les manifestants de Saint-Lô ont reçu du gaz lacrymogène et des coups de matraque afin de ne pas gêner celui qui proclamait il y a quelques semaines que les grèves ne se voyaient plus en France, juste avant de se faire éjecter de leur usine par les ouvriers CGT de Renault-Sandouville….




Car désormais, où que Sarkozy aille dans le pays (ailleurs bien sûr que dans les ghettos dorés de la France d’en-haut), il doit être accompagné d’un impressionnant dispositif policier visant à intimider et contenir les manifestations de la colère populaire.




Il faut dire que cette colère monte rapidement dans le pays contre la régression sociale et la crise du capitalisme tandis que les grands actionnaires empochent profits mirobolants et subventions publiques à coups de centaines de milliards d’euros. Résistances contre la casse de l’éducation et des services publics, de l’emploi, des salaires, de droit du travail, de l’hôpital, de la sécu, de la justice… : de plus en plus de travailleurs, d’enseignants, de jeunes affirment que Sarkozy est complètement illégitime à casser le modèle social français issu de la Résistance et à imposer, pour le seul profit de ses parrains les grands actionnaires, un modèle anglo-saxon en faillite totale. Comme l’affirmait la Constitution de 1793 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».




Dans ce contexte, la journée de grèves et de manifestations du 29 janvier est un rendez-vous très important. Poussés par les puissantes luttes sectorielles de la fin 2008 et par les nombreux appels au « tous ensemble », les états-majors syndicaux ont dû se résoudre à organiser une journée d’action interpro. Mais le refus annoncé de Chérèque de « globaliser les luttes », le contenu de la plateforme rédigée pour l’occasion (rien sur les causes de la crise ni sur la casse sociale généralisée, pas un mot contre les privatisations, les délocalisations, la casse de la sécu ou des retraites, pas de revendications chiffrée concernant les salaires et SMIC...) ainsi que la volonté de « négocier » à tout prix avec un gouvernement qui ne pourra céder que face au rapport de forces, montrent qu’il n’est pas vraiment question pour eux de construire une mobilisation prolongée à partir des revendications populaires.




Cette mobilisation, qui ne peut que se bâtir à partir des nombreuses luttes à la base pour déboucher sur un « tous ensemble en même temps » durable, seul à même de battre Sarkozy, le MEDEF et l'UE du capital, les travailleurs et la jeunesse devront la préparer et l’imposer avec, sans ou contre les directions syndicales. C'est pourquoi, alors que la colère monte des usines, des lycées et des services publics, la priorité est aujourd'hui de soutenir les luttes en cours et de multiplier les contacts dans les communes et les départements entre travailleurs, jeunes, militants, syndicats de base pour définir des cahiers revendicatifs et de véritables perspectives «tous ensemble », en y associant quand c'est possible les couches moyennes, les artisans, les marins-pêcheurs, les petits exploitants agricoles... eux-aussi étranglés par la politique du grand capital.




Les caisses ne sont pas vides, et en premier lieu celles des entreprises du CAC 40 qui accumulent les profits (100 milliards d'euros en 2007, autant en 2008) sur le travail des salariés et la réduction permanente de leurs droits.... Alors, ensemble, exigeons :




-interdiction des délocalisations et licenciements collectifs, avec nationalisation automatique (sans indemnités aux patrons) des entreprises qui licencient après avoir touché l’argent publics ;




-fin des privatisations, re-nationalisation des entreprises privatisées par Jospin-Villepin-Sarko, arrêt des suppressions de postes dans le service public, embauches massives dans l’éducation, la santé, la SNCF, et la titularisation des précaires ;




-défense et amélioration des statuts, du code du travail et des conventions collectives ;




-augmentation des salaires, le SMIC à 1600 € nets, retour à la retraite à 60 ans maxi avec 37 ans ½ de cotisation (55 ans pour les travaux pénibles), remboursement à 100% des soins médicaux, augmentation sérieuse des retraites, pensions, indemnités chômage et minima sociaux…




-annulation des contre-réformes sarkozystes commanditées par l’Union européenne frappant les travailleurs actifs, retraités ou sans emploi, abrogation des lois liberticides de l’UMP (défense du droit de grève…), refus d’appliquer toute directive de Bruxelles contraire au progrès social ;







« Tous ensemble et en même temps » contre ceux qui violent les droits du peuple, nous serons assez forts pour imposer l'arrêt de la régression sociale sans limite et la satisfaction des aspirations populaires.

mardi 13 janvier 2009

Tous ensemble

Alors que les luttes montent dans le pays contre la régression sociale tous azimuts et la crise capitaliste,

Construire le tous ensemble en même temps et défendre le syndicalisme de classe


Depuis un quart de siècle, les monopoles capitalistes, leurs gouvernements et leur UE mènent une féroce guerre de classes contre le monde du travail. Dans ce contexte, la rupture sarkozyste, directement pilotée par les grands actionnaires, vise à détruire définitivement le « modèle social français » hérité de la Résistance en même temps que la souveraineté populaire par l'intégration dans l'Europe supranationale du Capital. Face à cette offensive sans précédent depuis les sombres années 40, il est paradoxal que les directions syndicales, regroupées au sein d'une Confédération Européenne des Syndicats subventionnée par l'UE, aient rayé la lutte des classes de leur vocabulaire comme de leur pratique au profit de la collaboration et de la négociation entre « partenaires sociaux ». Ce faisant, elle désarment les travailleurs dont les nombreuses mobilisations face aux régressions sont laissées sans perspective de construire un rapport de force qui seul peut faire reculer le gouvernement et le patronat.

C'est pourquoi, en juin 2008, des militants de la CGT et de la FSU lançaient une « Lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux » qui se concluait ainsi : « La balle est dans le camp des directions syndicales nationales qui doivent cesser « d’accompagner » la rupture afin de reprendre le seul chemin gagnant : faire le lien entre toutes les contre-réformes, travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l’affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l’unité dans l’action des travailleurs et de la jeunesse. » En quelques mois, ce sont quelques 4000 militants qui ont signé cet appel et dans certaines régions, des collectifs se sont crées à partir de la « Lettre ouverte » pour défendre le syndicalisme de classe.

Au moment où la crise capitaliste étend ses ravages et où le pouvoir fait payer SA crise aux travailleurs, cette démarche est plus que jamais d'actualité.

Certes, les directions syndicales ont dû se résoudre à un appel à une journée d'action interprofessionnelle le 29 janvier., poussées par les puissantes luttes qui se sont développées au dernier trimestre 2008 : lutte des salariés de l'automobile (Goodyear, Ford Bordeaux, Renault-Sandouville-Cléon-Douai, SBFM, nombreux équipementiers et sous-traitants...) avec à la clé une manifestation nationale lors du salon de l'auto ; lutte des enseignants avec une grève de très haut niveau le 20 novembre, lutte des lycéens ayant fait reculer Darcos, luttes à Air France, à la Poste, à l'ANPE, la SNCF, l'ONF.... manifestations régionales « tous ensemble » au Havre, à Douai, à Bordeaux,...

Mais la date tardive de cette journée par rapport aux nombreuses mobilisations convergentes du mois de décembre ainsi que son contenu revendicatif « de sommet » montrent qu'il n'est pas question pour elles de construire un rapport de forces durable à partir des revendications de la base. Il suffit de lire les « Propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA » parues le 5 janvier pour s'en convaincre : pas un mot sur l'origine de la crise ni sur l'offensive contre tous les acquis sociaux et démocratiques, pas une mention contre les privatisations, les délocalisations, la casse de la sécu ou des retraites, pas de revendications chiffrée concernant les salaires et SMIC... et un postulat qui fait frémir : « les seules lois du marché ne peuvent résoudre tous les problèmes » comme si les « lois du marché » (c'est-à-dire l'exploitation capitaliste) n'étaient justement pas la cause des problèmes !

Au moment où les travailleurs, enseignants, étudiants, se félicitent que soit enfin organisée une journée interprofessionnelle « tous ensemble », le danger est que ceux-ci soient dessaisis de leurs revendications et de leurs perspectives. Le 29 janvier ne doit pas être un « baroud d'honneur » mais un moment décisif dans la construction d'un mouvement durable qui ne doit d'ailleurs pas se priver de regrouper au-delà des salariés, en associant les couches moyennes, les artisans, les marins-pêcheurs, les petits exploitants agricoles... eux-aussi étranglés par la politique du grand capital.

C'est pourquoi, devant l'urgence à bâtir l'action convergente des travailleurs et de la jeunesse et à défendre les organisations syndicales menacées par la dérive de leurs directions, il faut approfondir le travail entre militants syndicaux de classe afin :
- de permettre aux travailleurs et aux enseignants de se réapproprier leurs syndicats et de ramener en particulier ces deux grandes organisations que sont la CGT et la FSU sur des bases de classe,
- de défendre les syndicats combatifs réprimés dans leur propre organisation (comme en témoigne la situation de la CGT Philips à Dreux, des militants de la CGT Dalkia exclus de leur syndicat, de l'UL CGT de Douai ou du syndicat CGT Forclum Rhônes-Alpes),
- de construire le « tous ensemble en même temps » durable, seul à même de battre Sarkozy, le MEDEF et l'UE du capital.

Dans l'immédiat, outre la signature de la lettre ouverte et la consolidation des collectifs régionaux déjà existants, nous invitons à développer les contacts dans les communes et les départements entre travailleurs, jeunes, militants, syndicats de base pour définir des cahiers revendicatifs et de véritables perspectives «tous ensemble ».

Roger Silvain (CGT métallurgie, ancien secrétaire de la CGT Renault-Billancourt), Jacques Leclercq (secrétaire général de l'UL CGT de Douai), Annie Lacroix-Riz (Snesup-FSU) Benoit Foucambert (Snes-FSU), Marcel Collet (anc. Secr. UL CGT Argenteuil, USR 53), Olivier Lefèvre (militant CGT UD Aisne et SNADGI-CGT), Sylvie Guduk (Snuipp-FSU), Bernard Parquet (CGT EDF), au nom des initiateurs de la « Lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux ».

Unité du peuple palestinien

Appel à l'unité du peuple palestinien par Marwan Barghouti

Marwan Barghouti, secrétaire général du Fatah, a lancé, du fond de sa prison israélienne, un appel à l'unité de son peuple, dont nous avons traduit ici la version anglaise :


« J'appelle les Palestiniens, les citoyens des pays arabes et musulmans tout comme l'ensemble des citoyens épris de liberté dans le monde à poursuivre leur mobilisation contre l'agression israélienne sur la bande de Gaza, afin de stopper le carnage qui continue dans la brutalité la plus grande, depuis deux semaines. Je condamne cette agression, l'invasion et la destruction de la bande de Gaza. »
« Je salue la grande détermination des Palestiniens à faire face à cette agression et sa résistance courageuse pour faire payer un lourd tribut aux envahisseurs et aux agresseurs. »
« Je salue aussi tous les Palestiniens où qu'ils se trouvent, en Cisjordanie, à Jérusalem, en Israël dans les camps de réfugiés et dans la diaspora, les peuples des nations arabes et musulmanes et les progressistes du monde entier qui expriment leur solidarité avec le peuple palestinien. »
« J'appelle toutes les organisations palestiniennes, toutes les forces nationales dans leur diversité à s'unir pour faire face à l'agression et à dépasser toutes les différences car l'attaque israélienne vise le peuple palestinien tout entier, vise à détruire sa détermination. Le Fatah et ses membres sont parties intégrantes de la bataille pour faire face à l'agression. »
« Le sang versé par les martyrs réclame de nous une rapide fin de la division actuelle et de réaliser l'unité nationale. Il faut engager un dialogue national sur la base du document de réconciliation, des principes nationaux et du choix démocratique. Il faut parvenir à un partenariat national au sein de l'Organisation de libération de la palestine (OLP) et de l'Autorité palestinienne dans la lutte contre l'occupation. »
« L'enjeu du moment c'est celui de l'unité et de la cohésion et de s'élever au dessus des blessures".
"Marwan Barghouti
samedi 10 janvier 2009

source : « libérez-les.info »
TEXTE TIRE DE EL DIABLO

Obama double façe

OBAMA : CHANGEMENT OU CONTINUITE ?

Les choix que le Président élu des Etats-Unis, Barak Obama, est en train de faire pour constituer son équipe gouvernementale sont très révélateurs à cet égard.
Qui, en effet, peut croire que la nature agressive, belliciste, terroriste de l’impérialisme peut changer sous l’effet de l’élection d’un candidat qui a reçu des milliards de dollars des entreprises géantes des USA ? Plus que son concurrent !

Qui peut croire que le pillage, la destruction, la guerre, l’exploitation qui sont constitutifs de l’impérialisme disparaîtront parce que le candidat élu est un métis ?


Les naïfs seraient bien avisés de regarder autour d’eux pour comprendre que la couleur de la peau ne détermine en rien les choix politiques.
Quant aux obamaniaques avisés (au parti socialiste on va jusqu’à orner des permanences avec le portrait d’Obama ; à l’UMP hier vassale de Bush on fait aussitôt allégeance au nouveau président) ils tentent en discourant sur l’apparence de redorer l’image gravement ternie de l’Amérique sous le règne du sortant battu
Mais pour tenter d’être crédibles ils se gardent bien de décrire la réalité, terriblement accusatrice : Par exemple que le républicain Robert Gates , ministre de la défense(de la guerre) sous Bush sera ministre de la défense (et de la guerre) avec Obama ; on prend les mêmes et on continue !

Changement ou continuité ?

…Mais aussi que l’amiral Dennis Blair (l’ami des tueurs de masse de l’armée indonésienne) devient directeur du renseignement, que le général « marine » James Jones devient conseiller à la sécurité nationale, que le général Eric Shinseki devient ministre et que le général Michael Hayden reste directeur de la tristement célèbre CIA….
Mais encore que B.Obama s’est engagé à ne pas baisser le budget pharaonique de l’armée US.

Changement ou continuité ?

Et que signifie cet entourage galonné autour d’Obama ?

La réponse revient à l’ancien Président des E.-U. Dwight Eisenhower, peu suspect de crypto-communisme puisque lui-même général qui refusa la grâce des époux Rosenberg… Celui-ci déclara lors de son dernier discours comme Président que « le plus grand danger pour la démocratie américaine était le développement du complexe militaro-industriel ».
Que dirait il aujourd’hui où ce complexe militaro-industriel détient quasi exclusivement le pouvoir ? Où la fusion entre le grand capital et la clique dirigeante et corrompue de l’élite militaire est un fait patent ? Où l’obscurantisme intégriste devient de plus en plus prégnant dans les classes dirigeantes ? Où chaque livre que vous empruntez dans une bibliothèque est connu du FBI ?

Ces faits et bien d’autres encore sont à ce point connus que Thomas Schweich, ancien assistant de Madame Condoléance Rice, déclare au Washington Post : « notre Constitution est en danger. »
Et il ajoute que la nomination des officiers supérieurs « complète le coup d’Etat militaire silencieux qui fait des avancés constantes ».

Exagération ?

Lisons ce que produit le journal de l’US Army War College, principale institution de formation des officiers de l’armée yankee : « une violence civile généralisée à l’intérieur des E.-U. forcerait le Département de la Défense (le Pentagone) à devenir le centre essentiel
pour la continuité de l’autorité publique » qu’est ce que cela veut dire d’autre que, la crise aidant, s’il venait à l’esprit des travailleurs américains, des citoyens exploités, pauvres (45
millions sont sans "sécurité sociale") de défendre leurs intérêts contre ceux des trusts, l’armée serait le dernier rempart de l’ordre capitaliste.
Cette dérive vers une forme de fascisme est d’ailleurs dénoncée par de nombreux progressistes américains comme le cinéaste Oliver Stone.
Alors que pèse Obama et obamaniaques, intéressés ou stupidement crédules, dans ces processus « lourds » ?

Le PRCF parle d’Obama comme du « nouveau visage de l’impérialisme »…du nouveau masque, devrait on dire, un masque pour cacher la face hideuse de l’impérialisme US, ennemi n°1 des peuples du monde avec ses suivistes et complices des prétendues "grandes démocraties occidentales".

La commission exécutive du PRCF