mercredi 5 novembre 2008

HALTE à LA CASSE!!!

Un texte du PRCF à faire connaître, à reproduire dans les tracts…

Halte à la casse sociale généralisée de Sarko-Thatcher et de son Union Européenne de malheur !

Au moment même où Sarko puise à plein seaux dans les poches des contribuables, majoritairement salariés, pour renflouer le grand capital privé aux abois, la clique ultra-patronale au pouvoir multiplie les mauvais coups contre le monde du travail: travail du dimanche étendu (sur ce point on ne consulte pas "Sa Sainteté" Benoit XVI...), destruction des indemnités chômage, 30 000 suppressions de postes dans la fonction publique et l'Education nationale, suppression des jours de congé des cadres et, cerise sur le gâteau, possibilité pour les salariés "qui le désirent" de travailler jusqu'à 70 ans! X. Bertrand, le Tartuffe "social" de l'UMP a même le culot de présenter cette énorme régression sociale comme une "liberté supplémentaire" en alléguant qu'il s'agit, comme pour le travail dominical, de laisser jouer le "volontariat". Quelle monstrueuse hypocrisie! En réalité, derrière cette "liberté" il y a :
 les accords de Barcelone cosignés en 2002 par Chirac et Jospin et qui prévoyaient de porter l'âge moyen de départ à la retraite à 69 ans, comme c'est depuis longtemps le cas en Grande-Bretagne avec l'accord des "socialistes" Blair et G. Brown !
 et surtout la fameuse décote, mise en place avec l'aide de Chérèque en 2003 par Fillon, et qui contraint les salariés qui ne veulent pas partir avec une retraite de misère, à travailler de plus en plus longtemps AU DETRIMENT DE LEUR SANTE et de leur droit à un repos bien gagné! Drôle de "liberté" dont le contenu réel, typique du régime capitaliste, est le chantage à la pauvreté!

Quant à l'argument repris en chœur par les sarko-journalistes selon lequel "de nos jours on vit plus longtemps", il est proprement scandaleux; d'abord parce que dans nombre de professions, notamment ouvrières, on continue de mourir jeune (les ouvriers vivent en moyenne dix ans de moins que les "cadres supérieurs"); ensuite parce que la qualité de la vie n'est évidemment pas la même entre 55 et 65 ans et... après. Mais cela, les richards qui se font bronzer tout l'été sur des yachts payés par Bolloré, n'en ont évidemment rien à faire !

Enfin, le plus grave est que cet argument "libéral" du "libre choix de chacun" revient à faire de la LOI un principe facultatif. Bref, le Tartuffe élyséen qui prétend vouloir "réguler le capitalisme international" est le premier à DEREGLEMENTER à outrance le marché du travail dans son propre pays! La contradiction n'est d'ailleurs qu'apparente entre cet "étatisme international" et cet "ultralibéralisme local": ce que veut SArko-MEDEF et son UE de malheur, c'est un Etat-fouettard pour les salariés et un Etat-Providence pour le grand capitalisme dont il est le commis, avec la complicité des "socialistes" Lamy (OMC) et DSK (FMI) qui pilotent les institutions du capitalisme mondialisé en crise...

Enfin, au moment où les plans de licenciements se multiplient, où le chômage des jeunes grimpe en flèche, il est immoral et indécent que quelques parlementaires de la honte à la solde du patronat, aient pu voter, -avec l'accord tacite du gouvernement et de la présidence de l'Assemblée-, un amendement qui nous ramène directement au 19ème siècle et qui va se traduire à l'arrivée par le maintien d'un taux de chômage élevé (et donc d'une pression à la baisse sur les salaires), par une remontée de la mortalité des travailleurs âgés et par une précarité encore plus grande de la jeunesse confronté .

Ce mauvais coup est aussi un outrage aux états-majors syndicaux qui continuent, Chérèque et Thibault en tête, non seulement d'étouffer l'aspiration des salariés au "tous ensemble en même temps", non seulement de "négocier" les régressions les plus honteuses voulues par Sarko-MEDEF, non seulement de fermer les yeux sur le caractère fascisant du régime (dont la rencontre des ministres européens organisée par Hortefeux à VICHY sur l'immigration est un symbole provocateur), mais de poignarder dans le dos ceux qui luttent (désaveu par la confédération CGT de la juste lutte des courageux cégétistes des NMPP, procès en sorcellerie de la Confédé contre l’UL CGT de Douai).

C'est pourquoi le PRCF réitère à TOUTES les forces communistes, internes ou externes au PCF, sa proposition de porter ensemble dans les masses la proposition d'une manifestation commune de tous les progressistes opposés à Sarko-MEDEF et à l'UE contre l'ENSEMBLE de leur politique qui tue la France ouvrière et républicaine. Devant de telles attaques, les travailleurs ne comprendraient pas que ceux qui se disent "communistes" ou "socialistes", n'aient en tête que leurs "congrès" respectifs alors que le sort du vrai communisme et de la vraie gauche populaire se joue d'abord dans la rue, dans la construction du tous ensemble en même temps.

Le PRCF suggère également que tous les syndicalistes de lutte réfléchissent à une initiative nationale permettant aux salariés du public et du privé, aux retraités et aux chômeurs, de faire entendre leur voix ENSEMBLE et EN MEME TEMPS !

La crise capitaliste peut être porteuse d'une magnifique contre-attaque des salariés comme viennent de le montrer les camarades de Renault-Sandouville, ceux des NMPP, les enseignants manifestant le 19 octobre, etc. ; mais si les réactions ne sont pas suffisamment fortes et unies, si elles ne bousculent pas les compromissions des leaders syndicaux acquis à la CES (Confédération européenne des Syndicats), la crise peut aussi permettre à Sarkozy d'accélérer sa "rupture" jusqu'à la liquidation ultra-rapide des conquêtes sociales engrangées par le monde du travail depuis la Commune, sans oublier la menace qui plane sur l'indépendance nationale de la France et sur l'ensemble des libertés démocratiques.

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