lundi 17 novembre 2008

ACTU VUE PAR LE PRCF

Pole position 16 novembre 2008
Le Pôle de Renaissance Communiste en France commente l’actu en direct sur internet

Sommet du G 20 :
A en croire le vibrionnant Sarkozy, relayé par son protégé « socialiste », le sieur DSK-FMI, le G20 tenu ce 15 novembre allait « refonder le capitalisme », rien moinsssse !

Mais Bush, soutenu par le « rénovateur » Obama, a eu tôt fait de rappeler à Sarko, qui est le vrai patron du capitalisme mondialisé. Et la montagne du G20 a accouché d’un inoffensif Mickey: en bref, « chacun pour soi et le Dieu dollar pour tous », pourquoi changer un système qui tue ?

« Réguler les marchés » ? Oui, mais sans contrôle légal et international précis. A quelques vœux pieux près, on continue : tout pour la finance, au besoin on pillera de nouveau le contribuable, en accentuant partout l’exploitation du travail, en mettant des millions d’ouvriers industriels au chômage, en désossant les services publics et en doublant le nombre d’enfants dénutris dans le tiers-monde !

Toute honte bue, Dabéliou a conclu le G20 sur un éloge de la sacro-sainte « économie de marché capitaliste » (diable, aurait-elle besoin d’être défendue ?)… et par un rappel à la Loi : le libre-échangisme mondial sera maintenu à tout prix...

Du moins pour les autres ; car Washington sait se protéger des importations indésirables avec sa monnaie de singe privilégiée et son protectionnisme déguisé en « sécurité sanitaire » : surtout pas de barrières douanières pour les autres, dès fois qu’un pays en voie d’écroulement industriel, comme l’actuelle Franceurope ravagée par la rupture sarkozyste, soit tenté de reconstituer son industrie et de protéger son marché intérieur au moment où le patronat automobile et aéronautique plonge ses salariés (Renault, Peugeot, Airbus, sans parler des sous-traitants et des équipementiers) dans l’angoisse du chômage technique, des licenciements et des fins de mois sans ressources ! A ce G20 de l’arrogance, le PRCF répond par la chanson du Communard J.-B. Clément, l’auteur du Temps des cerises :

Oui mais, ça branle dans le manche / Les mauvais jours finiront
Et gare à la revanche / Quand tous les pauvres s’y mettront !

Vous plastronnerez moins, Messieurs les pompiers-pyromanes du G20, si demain, prenant le contre-pied du G20, les peuples décident de mettre en accusation l’économie de marché capitaliste, et pas seulement quelques agents boursiers mal inspirés ?

Et si les travailleurs, refusant enfin la criminalisation du communisme et du marxisme dont les abreuvent la droite et la fausse gauche, finissent par soupçonner qu’à l’époque de la mondialisation des échanges, la propriété privée des moyens de production est un luxe que les gros actionnaires ne peuvent s’offrir qu’en détruisant le progrès humain ?

Et si les communistes, du moins ceux qui continuent de se réclamer de Marx et de Lénine, décidaient de mener ensemble une campagne de masse pour le socialisme, pour une économie planifiée, pour une démocratie populaire gérant un crédit et une grande industrie nationalisés au profit de tous ?

Et si la classe ouvrière de France décide, par un grand « tous ensemble et en même temps », de bousculer ses états-majors défaitiste de stopper la désindustrialisation de la France, l’étranglement des services publics et des acquis (travail du dimanche, retraite à 70 ans…) ? Et si les habitants de notre pays, par un réflexe de dignité, se dressent ensemble pour refuser la mise au rebut du français au profit du « tout anglais » et d’une américanisation forcenée de nos modes de vie ?

Et si, aiguillonnés par la crise, les vrais communistes, les syndicalistes de classe, les patriotes républicains, les francs progressistes, réfléchissent sans préjugé aux mots d’ordre simplement réalistes du « petit » PRCF : « sortir de l’UE du capital par la porte à gauche », (re-)nationaliser démocratiquement le crédit et les secteurs clés de l’économie, protéger de manière raisonnée le « fabriqué en France », construire de nouveaux traités internationaux progressistes préférant la coopération entre Etats progressistes à la ruineuse « concurrence libre et non faussée » ?

Et si les intellectuels progressistes comprennent enfin que l’ « ultra-libéralisme » n’est qu’un masque et une arme parmi d’autres du capitalisme monopoliste d’Etat qui a laissé tomber l’Etat-nation pour se mondialiser et se « continentaliser » sur le dos des travailleurs salariés et non salariés ?

Et si les internationalistes saisissent peu à peu, sous la férule de la crise, que l’Europe sociale est un leurre et que l’UE est une arme de destruction massive contre les souverainetés populaires ?

Et si les économistes « de gôooche, cessaient de diffuser la fable d’une « crise financière fragilisant l’économie réelle » ? Et s’ils expliquaient enfin que la « crise financière » n’est qu’un symptôme accélérateur de la crise globale de l’économie capitaliste ? Et s’ils expliquaient que la course au profit a provoqué une récession mondiale en écrasant pendant des décennies les salaires réels et le revenu des petits producteurs indépendants ?

Pour faciliter cette prise de conscience et aider aux mobilisations en cours, la commission exécutive du PRCF a décidé d’une campagne d’affichage sur les thèmes : « UE du capital : pour s’en sortir il faut en sortir » et « changeons pour le socialisme ». Le PRCF appelle les communistes, les syndicalistes de classe et les républicains, à s’unir pour mener campagne sur ces thèmes clairs.

Pour construire l’alternative progressiste, n’ayons pas peur de mettre en cause le capitalisme mondialisé, son U.E. de malheur et sa mortelle domination sur la France !

Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF


Congrès du PS : de la crise ouverte à la recomposition de la vraie gauche
Malgré les conciliabules nocturnes parrainés par Hollande entre les « écuries » Aubry, Delanoe, Royal et Hamon, aucune « synthèse » ne s’est dégagée du congrès « socialiste » de Reims.
Horreur, les « militants socialistes » (quels militants ? y a-t-il encore autre chose au PS que des élus gérant la « décentralisation » euro-sarkozyste et des « clients » ?) vont devoir choisir eux-mêmes et comme des grands leur premier dirigeant…lequel risque fort d’être aussi le futur concurrent de Sarkozy.
On en frémit d’avance : Royal, on connaît et on aimerait tant oublier ! C’est la télévangéliste BCBG, cléricale et très « ordre moral », qui a promis à ses électeurs, au soir d’un second tour présidentiel au goût de cendres, de les « mener vers de nouvelles victoires » (sic). Le fait qu’elle soit désormais flanquée de Manuel Valls, le « socialiste » favori de l’UMP et des anti-laïques de tous poils, n’est pas fait pour rassurer !
Delanoe est provisoirement hors-jeu : l’éviction de ce « socialiste libéral », anglomane bien connu et enfant chéri des bobos parisiens, un homme qui célèbre à l’envi le Pape et le Dalaï-Lama, ne suscitera pas des suicides à la chaîne dans l’électorat encore partiellement populaire du PS…
Quant à Aubry, quelle pitié de constater que cette « européenne » fanatique, dont l’autoritarisme n’a d’égal que chez Delanoe et Royal, fait figure de social-démocrate classique ! Pourtant, la loi des 35 h dont elle fut la marraine, a été volontairement si mal conçue que sa dénonciation permet actuellement une contre-attaque ravageuse de l’UMP contre l’ensemble des acquis sociaux !
Quant à Hamon, si correct que soit son score, on voit qu’au rythme où il avance, il lui faudra vingt ans pour retourner la tendance… si entre-temps cet éléphanteau n’a pas négocié sa promo avec un présidentiable…
Quant au fond, et c’est le plus grave, aucune des tendances en concurrence ne remet en cause la « construction européenne » qui détruit la France laïque, républicaine et ouvrière. La majorité des députés « socialistes » a voté pour le Traité de Lisbonne qui est le copié-collé de la constitution européenne recalée par le suffrage universel. Il y a peu, Ayraud et le groupe « socialiste » au parlement ont marché dans « l’union sacrée » autour du plan Sarko-Lagarde de refinancement public des banques, alors même que le pouvoir privatise la poste, saque par milliers les postes de fonctionnaires et veut faire passer en force la retraite à 70 ans et le travail du dimanche… Jaurès, reviens, ils sont devenus de parfaites marionnettes du capital !
On comprend donc que J.-L. Mélenchon et Marc Dolez, dont les orientations laïco-républicaines sont intéressantes mais qui tardent à « décrocher » de la sacro-sainte « construction européenne » fédérale, aient quitté un navire PS qui usurpe le mot « socialiste » tout autant, -et ce n’est pas peu dire-, que Sarko usurpe l’épithète gaulliste et que le PCF muté et décaféiné de MGB usurpe le mot « communiste » !
Quelle aberration en tous cas, de la part de certains communistes qui se réclament de Marx et de R. Luxemburg, que de vouloir transformer le PCF en Parti des Communistes de France en affirmant que l’organisation en « tendances » serait un moyen d’unir les communistes en leur laissant plus de liberté ! Les mêmes causes produisant les mêmes effets, un tel parti serait paralysé par ses divisions ; non seulement il ne servirait à rien aux travailleurs, mais il n’aurait rien de communiste : s’il attire les petits-bourgeois, les réformistes et les trotskistes, il répugnera aux ouvriers combatifs en quête d’avant-garde unie, capable d’animer avec courage le combat de classe.
C’est à construire un tel PC de combat que travaille le PRCF. Sa récente conférence nationale a prouvé que, même avec des moyens limités, une organisation où le « chefisme » est en horreur, où le marxisme, la proximité avec le monde du travail et le centralisme démocratique servent de boussoles, peut proposer aux travailleurs une alternative politique cohérente : il suffit d’y appliquer le centralisme démocratique qui, depuis Lénine, prescrit à la fois un large débat pendant les congrès, et l’application unanime des décisions prises.
En attendant, la crise aiguë du PS, dont la cause profonde est que ce parti a renié le socialisme (fût-il réformiste) et la rapide décomposition du PCF (dont la cause est qu’il a renié le communisme) font obligation
° à tous les vrais communistes de s’unir pour une intervention de masse unifiée,
°à tous les syndicalistes de classe d’œuvrer ensemble au « tous ensemble en même temps »
°à tous les francs républicains de recomposer, non un ersatz de « Front populaire » à la Royal (avec le MoDem ?!), mais un rassemblement majoritaire pour chasser l’Union Maastrichtienne Patronale, sortir la France de l’UE et conquérir une République sociale, souveraine et fraternelle en marche… vers le socialisme (cette socialisation des moyens de production dont le PS, y compris son aile gauche a oublié jusqu’à la signification !).




Soutien aux salariés d’Air France.

Le PRCF appelle les usagers d’Air France, tous les démocrates soucieux de sécurité du transport aérien, à soutenir les pilotes qui refusent par la grève la casse de leur droit à la retraite à soixante ans.
L’amendement Myard, du nom du député UMP téléguidé par le gouvernement, qui permet aux pilotes de bosser jusqu’à 65 ans, vise en fait à casser le droit à la retraite à 60 ans pour tous les salariés.
En effet, les contre-réformes Balladur et Fillon des retraites ont augmenté les annuités tout en multipliant les « décotes » qui conduisent nombre de salariés à subir une forte baisse de pouvoir d’achat au moment de leur retraite. La prétendue « liberté » de choisir sa date de départ à la retraite cache tout bonnement le talon de fer de la BAISSE DES PENSIONS qui forcera les salariés âgés, au détriment de leur santé, et en l’occurrence, de la sécurité de leurs passagers, à travailler plus longtemps pour gagner « pareil », pendant que les jeunes diplômés resteront plus longtemps chômeurs.
En réalité, le « souverainiste » Myard et le gouvernement Fillon dont il est l’instrument, sont aux ordres de l’U.E. dont l’Accord de Barcelone, cosigné par Chirac et Jospin, fait obligation aux gouvernements européens de porter l’âge de la retraite à 65 ans en moyenne dans toute l’UE (69 au pays du « socialiste » Tony Blair).
La meilleure manière de contrer les campagnes des sarko-médias contre les pilotes accusés de « corporatisme » et de « conservatisme », n’est pas de « baisser la barre » sur le principe du départ à 60 ans, comme le fait la direction du SNPL, mais de construire le tous ensemble en même temps sur ce point capital.

Bravo les lycéens ! (ou, dis-moi qui t’applaudit…)
Imitant la démagogique manœuvre de Claude Allègre, le ministre « socialiste » de Jospin qui avait réduit les horaires des disciplines de base en faisant campagne sur le thème de la « fatigue lycéenne », Darcos veut contourner la colère des profs contre sa contre-réforme des lycées en flattant les lycéens, en les appelant à travailler moins et à « choisir à la carte leurs enseignements », quitte pour le ministre de Sarkozy à prendre appui sur des « syndicats » lycéens proches du PS.
C’est ainsi que Darcos a organisé une rencontre avec 400 lycéens, qu’on devine pourtant triés sur le volet, samedi 15 novembre. Mal lui en a pris, car il a été accueilli par une bordée de sifflets ! Déjà il y a quelques mois, Sarkozy avait dû renoncer à se rendre au forum des apprentis, tant son nom avait été sifflé par les jeunes ouvriers.
On sait aussi que le « président de tous les Français » n’a pu rester à l’usine de Sandouville, tant les ouvriers de Renault lui ont fait « fête » à leur façon…
Que nos éminences se rassurent. D’abord Sarko a été accueilli en triomphateur par les grands patrons européens, Baron Seillères en tête, et cela aux cris de « chapeau Sarko ».. Ensuite Sarko peut toujours porter plainte contre des millions de lycéens, de métallos et d’apprentis pour « outrage au président de la République » ? en clair pour crime de lèse-majesté. On a les soutiens qu’on mérite…

CHAHUTONS le MEDEF comme il nous chahute
Pour satisfaire aux critères de Maastricht, Darcozy veut réduire les heures de cours au lycée ; mais que les parents d’élèves n’aient crainte pour la qualité de l’enseignement : le temps scolaire résiduel sera avantageusement compensé par les rencontres des professeurs et des lycéens avec le MEDEF qui sont actuellement organisées, en violation flagrante de la laïcité et de la neutralité scolaire par le ministère de l’Education et par les rectorats.
Dans le Nord, les proviseurs de la FSU ont dénoncé les « partenariats » lycées-MEDEF (on ne fait même plus semblant de dire « les entreprises », on lie l’Education au syndicat des patrons !) en remarquant qu’il y aurait un tollé général si des lycées osaient se jumeler avec la CGT (chiche ?).
En Moselle une scandaleuse opération « boss et prof » (toute avancée de la droite libérale signifie une agression contre la langue française…) qui a déjà vu un millier d’enseignants passer sous les fourches caudines du patronat (on attendrait d’ailleurs plus de résistance d’éducateurs censés être au service de toute la nation et former les jeunes à l’esprit critique et aux « Lumières » !).
La commission enseignement du PRCF appelle les enseignants et leurs syndicats à REFUSER ce genre d’opération, à exercer le cas échéant leur droit de retrait pour viol de la liberté de conscience ; d’ailleurs dans certains lycées du bassin minier du Pas-de-Calais, des protestations collectives ont eu lieu.
le PRCF invite à traiter les proviseurs sans scrupules qui se prêtent à ce jeu indigne et les patrons qui viennent parader dans les établissements ex-laïques, comme les lycéens viennent de traiter Darcos et sa « réforme » (cf article ci-dessus).
On veut des profs pour apprendre, pas des « boss » pour se faire exploiter et endoctriner !

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