samedi 4 octobre 2008

TOUS ENSEMBLE NOUS POUVONS GAGNER

Nous ne devons pas payer leur crise !
Tous ensemble, nous pouvons gagner


Ainsi, la crise est déclarée. En réalité, pour le peuple, elle ne finit jamais. Depuis plus de trois décennies, d'abord au nom de « la crise » des années 70, puis de la « guerre économique » ou de la « concurrence libre et non faussée », les acquis sociaux ont été attaqués par tous les gouvernements successifs. Depuis le début des années 90 et l'accélération de la construction européenne capitaliste (Maastricht), cette casse sociale généralisée a été amplifiée jusqu'à la « rupture » actuelle appliquée par un gouvernement Sarkozy qui exprime la gestion directe de notre pays par les grands actionnaires, les milliardaires et les institutions supranationales. Félicité par les idéologues du MEDEF comme Kessler de « démanteler le programme du Conseil national de la Résistance », le chef de clan Sarkozy : privatise la Poste et EDF, désosse l’Hôpital public et l’Education nationale, brise le statut de la Fonction publique et le code du travail, harcèle les chômeurs et démolit les remboursements Sécu tout en comprimant les salaires, en favorisant la désindustrialisatrion du pays et les placements dans les paradis fiscaux sans oublier bien sûr de restreindre le droit de grève et de pourchasser les immigrés et les syndicalistes combatifs...

Cette politique exprime le fonctionnement du capitalisme réel : tout pour le profit maximum des grandes entreprises, rien pour les travailleurs. L'actualité nous rappelle en outre que ce fonctionnement déchaîne régulièrement de gigantesques « crises ». Pour le comprendre, point besoin de dénoncer (pour la galerie) les spéculateurs comme le fait Sarkozy (alors qu’il vient de renflouer le flibustier Tapie sur les fonds publics ou qu'il gave les dirigeants du CAC 40 de cadeaux fiscaux et de subventions !). En fait, pour réaliser le profit maximum, moteur du capitalisme, le Capital doit à la fois vendre le plus possible de marchandises et diminuer les salaires directs et indirects. Le crédit permet de résoudre, temporairement, cette contradiction : les entreprises empruntent aux banques pour produire davantage, et les travailleurs sont incités à multiplier les crédits pour compenser la faiblesse de leurs revenus. Ainsi se développe une activité totalement artificielle basée sur le gonflement du crédit. Au bout d'un moment, le château de cartes s'effondre : les ménages ne peuvent plus faire face à leurs dettes, les faillites bancaires se multiplient et le cercle vicieux de la crise s'amorce : rupture de la chaîne du crédit, faillites, chômage, pauvreté croissante... C'est la crise généralisée qui affame le peuple (et permet aux entreprises les plus puissantes de racheter les autres à bon compte).

Alors que les classes populaires sont déjà frappées par des décennies de politique anti-sociale, la crise qui débute va avoir des conséquences terribles en France et dans le monde avec son cortège de chômage, de misère, de précarité, de fascisation et de guerres impérialistes. D'autant que les grands capitalistes s'empressent déjà de sauver leurs profits à coups de centaines de milliards d'euros donnés par les gouvernements et les banques centrales, alors que les « caisses sont vides » lorsqu'il s'agit d'augmenter les salaires ou de financer l'Education Nationale ! Bien sûr, leurs bons apôtres critiquent désormais l'ultra-libéralisme et jurent qu'on va « moraliser » le capitalisme, allant même jusqu'à défendre les nationalisations des compagnies en difficulté. Mais ils préviennent déjà : il faudra « accélérer les réformes » c'est-à-dire la casse des services publics, de la sécu... afin de payer la crise !

Au-delà des discours, la réalité s’impose : Sarkozy et sa clique ne sont ni « libéraux », ni « étatistes ». Ils gèrent au mieux les intérêts de leurs parrains les grands actionnaires, les Bouygues, Bolloré, Dassault, Lagardère, Rothschild, Tapie : privatisation de la Poste ou de la sécu, nationalisation des banques en faillite pour sauver les profits des actionnaires, réduction des dépenses publiques avant, pendant, et après la crise.... : tout est bon quand il s'agit de satisfaire le Capital. De son côté, le « socialiste » DSK directeur du FMI par la grâce de Sarkozy, annonce lui-aussi qu’il faudra à l’avenir serrer encore plus fort la vis des dépenses publiques (merci pour les profs, les postiers, etc.).
Au final, les eurocrates de l’UMPS réalisent déjà « l'union nationale » réclamée par Fillon : ils sont tous d'accord pour faire payer leur crise aux salariés, aux contribuables, aux assurés sociaux et aux retraités. Ils sont tous d'accord pour camoufler sous des discours « anti-libéraux », que c'est le système capitaliste, l’UE de Maastricht et la politique de « rupture » sarkozyste qui plongent la France dans la crise. Tous d'accord pour accélérer la politique unique du capital (casse des acquis sociaux, intégration européenne flanquée d’une politique xénophobe qui sape l’identité républicaine de la nation) qui étrangle déjà notre peuple.

Face à cet énorme gâchis, qui risque de semer encore davantage la misère et la ruine dans notre pays et dans le monde entier, le PRCF appelle à s'appuyer sur les luttes qui se développent à la base (Renault, Airbus, Goodyear, Poste, Education, Hôpitaux, ouvriers du Livre CGT...) pour :
- revendiquer ouvertement dans les luttes le refus de payer leur crise;
- exiger la nationalisation des banques, du crédit et des assurances sans indemnisation pour les grands actionnaires ; la taxation des revenus des grands actionnaires ; la nationalisation des secteurs clés de l’économie, avec un plan démocratique de ré-industrialisation du pays, de relance de l’Education nationale, de la Recherche et de l’Université ; le relèvement massif des petits et moyens salaires en prenant sur les immenses profits des grandes entreprises, l’annulation des déremboursements de soins médicaux, l’annulation des contre-réformes euro-libérales de Sarko-MEDEF (privatisation de la poste et d’EDF, etc.)... ;
- mettre en accusation l’UE du grand capital, par essence anti-sociale ;
- mettre à l’index le système capitaliste dans son ensemble. Au-delà des « abus » de la finance, il faut en finir avec l’abus EN SOI que constitue un système fondé sur l’exploitation du travail par le grand capital ; seul le socialisme, avec la socialisation des moyens de production et d’échange, avec le pouvoir du peuple travailleur, permettra de mettre enfin l’économie et la recherche scientifique au service de tous ;

Pour cela, le PRCF invite les organisations et militants franchement communistes qui veulent réellement rendre à la France un vrai Parti communiste à intervenir ensemble à la porte des entreprises en appelant les travailleurs et la jeunesse au combat anticapitaliste. Les communistes véritables ont aussi un grand rôle à jouer dans la renaissance du syndicalisme de classe, nécessaire pour en finir avec les trahisons des directions syndicales d’accompagnement et pour, à partir des luttes sectorielles, mettre en route le « tous ensemble et en même temps », indispensable pour stopper Sarko-MEDEF et rouvrir la voie du progrès social, de l’indépendance nationale et de la démocratie.

Avec la crise ouverte du capitalisme, le chômage de masse, les licenciements massifs dans l’industrie, la casse des services publics et des acquis sociaux, l’heure est aux grands affrontements de classe avec le grand capital.
Si nous, les travailleurs, n’osons pas affronter ensemble le capitalisme, il nous piétinera et amènera de nouveau les pires catastrophes pour l’humanité.

Union sans exclusive de tous les vrais communistes !
Union de tous les syndicalistes de lutte !
Union de tous les vrais républicains pour sortir notre pays de cette UE de malheur

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