mercredi 1 octobre 2008

crise structurelle du CAPITALISME

Pôle position du PRCF- 30 septembre 2008

Derrière la crise financière, la récession, la montée brutale du chômage, la baisse des salaires réels,
il y a la crise structurelle du capitalisme :
non à l’union nationale derrière Sarko-Fillon, « tous ensemble » contre les parasites du capital financier et leurs commis de l’Elysée, du MEDEF et de l’UE !

Ainsi donc, les Bush, Barroso (président de la commission européenne), D. Strauss-Kahn (directeur « socialiste » du FMI), Parisot, Sarkozy, qui n’ont jamais un centime pour augmenter les salaires et qui ne cessent de « dégraisser » les retraites, les remboursements maladie et les services publics, viennent de trouver d’un coup des centaines de milliards de dollars et d’euros pour renflouer, -sans aucune contrepartie (les banques ne diminueront pas d’un kopeck la soi-disant « dette publique de la France ») les spéculateurs irresponsables des sacro-saints « marchés financiers » !
Pour dorer la pilule, les hommes du grand capital, Sarko-Fillon en tête, ont le culot d’en appeler comme en 14, à l’union sacrée, des capitalistes et de leurs éternelles victimes, les travailleurs salariés et les membres des « couches moyennes » qui travaillent de plus en plus dur pour gagner moins… et pour voir maintenant leurs maigres économies dévorées par la spéculation ou par de nouveaux impôts déguisés qu’il va falloir payer pour régler les dettes des milliardaires fainéants amis de Sarkozy.
Le Pôle de Renaissance Communiste en France appelle à refuser catégoriquement ce marché de dupes, néfaste pour la classe ouvrière, pour la France et pour son économie.
D’abord il faut voir clair dans la crise financière : celle-ci n’est pas seulement ni principalement l’effet des malversations de quelques boursicoteurs. Elle est d’abord l’effet direct des politiques néo-libérales qui ont dérégulé la finance depuis les années 80, sous le règne des ministres des finances successifs de l’UMPS, de Bérégovoy à Fabius en passant par Sarko-Lagarde. Ainsi, l’amnésique professionnel de l’Elysée se proposait il y a peu d’autoriser en France les prêts hypothécaires à l’américaine pour les petites gens !
Mais surtout, derrière la crise financière, il y a la crise structurelle du capitalisme que les marxistes ont prédite depuis des années (il est mensonger de dire que « personne » n’a vu venir la crise, la collection d’Initiative communiste montre le contraire !).
Ensuite, il faut démentir sans relâche la fausse opposition du « libéralisme » et de la « régulation étatique ». En réalité, il y a belle lurette que le libéralisme du 19ème siècle est mort et enterré. Depuis longtemps fonctionne le capitalisme monopoliste d’Etat, -aujourd’hui à l’échelle des Empires continentaux et non plus des Etats-nations-, ce CME a pour mission de soutenir la chasse au profit maximal des monopoles capitalistes en les subventionnant au moyen de l’argent public. Aujourd’hui, face à l’ampleur de la crise, comparable par son ampleur à celle de 1929, le subventionnement public du profit privé par les Etats-Empires des USA et de l’UE atteint des niveaux records. Mais loin de régler les problèmes, ce financement, qui serait mieux employé pour relancer l’emploi, les salaires et les services publics-, ne fera que renforcer la crise en appauvrissant la masse de la population et en détruisant l’école publique et la protection sociale.
En outre, loin de « sauver la France », ce financement d’Etat des capitalistes que Sarkozy présente comme une position de gauche avec le renfort des Royal, Delanoe et autres DSK, va au contraire enchaîner davantage notre pays à l’UE du grand capital et au désastreux euro ; il va se traduire par une perte totale de souveraineté budgétaire pour notre peuple avec un risque très grave de déclin irréversible de la production nationale industrielle, agricole, halieutique… ; celle-ci (Airbus, Renault…) aurait plus que jamais besoin d’une grande politique industrielle et sociale NATIONALE et démocratique, conduite sous l’égide d’un fort secteur public et nationalisé, avec un contrôle strict du commerce extérieur fondé sur l’échange égalitaire, et non sur le libre-échangisme destructeur.
Face à cet énorme gâchis, qui risque de semer la misère et la ruine dans notre pays et dans le monde entier, le PRCF appelle
-dans l’immédiat, à revendiquer ouvertement dans les luttes la nationalisation des banques, du crédit et des assurances sans indemnisation pour les grands actionnaires, avec annulation de la « dette publique de la France » ; le contrôle des flux internationaux de capitaux ; la taxation des revenus financiers des grands actionnaires ; la nationalisation des secteurs clés de l’économie, avec un plan démocratique de ré-industrialisation du pays, de relance de l’Education nationale, de la Recherche et de l’Université ; le relèvement massif des petits et moyens salaires en faisant peser le fardeau principal sur les entreprises du CAC, l’annulation des déremboursements de soins médicaux, l’annulation des contre-réformes euro-libérales de Sarko-MEDEF (privatisation de la poste et d’EDF, etc.) ; la remise en place d’un livret A garanti par l’Etat et exclusivement délivré par la Poste et les Caisses d’épargne déprivatisées ;
-à mettre en accusation l’UE du grand capital, qu’il est impossible de « réorienter de manière progressiste » comme le prétendent les menteurs qui dirigent le PS, le PCF et nombre de groupes trotskistes ;
-à mettre à l’index le système capitaliste dans son ensemble : au-delà des « abus » de la finance, il faut en finir avec l’abus EN SOI que constitue un système fondé sur l’exploitation du travail par le grand capital ; seul le socialisme, avec la socialisation des moyens de production et d’échange, avec le pouvoir du peuple travailleur, permettra de mettre enfin l’économie et la recherche scientifique au service de tous ;
Par ailleurs, le PRCF invite les organisations et militants franchement communistes qui veulent réellement battre la direction socialo-dépendante du PCF et rendre à la France un vrai Parti communiste, à se réunir sans exclusive au plus vite, non seulement pour mener la bataille idéologique pour le socialisme, non seulement pour interpeller ensemble les communistes à l’occasion du prochain congrès du PCF, mais pour intervenir ensemble à la porte des entreprises en appelant les travailleurs et la jeunesse au combat anticapitaliste.
C’est ainsi, et non par des exclusions, des conciliabules et des jeux d’appareils que nous feront renaître le grand parti communiste dont notre peuple a un besoin vital et URGENT.
Les communistes véritables ont aussi un grand rôle à jouer dans la renaissance du syndicalisme de classe, nécessaire pour en finir avec les trahisons des directions syndicales d’accompagnement et pour mettre en route le « tous ensemble et en même temps » ; à partir de chaque lutte sectorielle, le « tous ensemble » est indispensable pour stopper Sarko-MEDEF et rouvrir la voie du progrès social, de l’indépendance nationale et de la démocratie.
Avec la crise ouverte du capitalisme, la menace du chômage de masse, les licenciements massifs dans l’industrie, la casse des services publics et des acquis sociaux, l’heure est aux grands affrontements de classe avec le grand capital. Si nous, les travailleurs, n’osons pas affronter ensemble le capitalisme, il nous piétinera et amènera de nouveau les pires catastrophes pour l’humanité : misère et chômage de masse, fascisation, guerres mondiales impérialistes pour s’approprier les profits, etc.
Pour cela, union sans exclusive de tous les vrais communistes !
Union de tous les syndicalistes de lutte !
Union de tous les vrais républicains pour sortir notre pays de cette UE et de cet OTAN de malheur
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A BAS L’UNION EUROPEENNE DE LA FASCISATION ET DE L’EXTREME DROITE
Après les élections italiennes, qui ont vu la montée en puissance des fascistes et des « post-fascistes » alliés de Berlusconi (le fasciste déclaré Alemanno dirige la ville de Rome), après l’élection d’un maire conservateur ouvertement raciste à Londres, après l’élection de l’ultra-droite sarkozyste qui surfe publiquement sur les thèmes xénophobes empruntés à Le Pen, après la percée du nationalisme flamand le plus réactionnaire en Flandre belge, l’Autriche et la Bavière allemande viennent de donner des scores très élevés à l’extrême-droite néo-nazie ou apparentée.
Déjà dans les ex-pays socialistes dominent des pouvoirs violemment anticommunistes qui piétinent les droits de la classe ouvrière et se livrent à une véritable chasse aux sorcières contre les partis communistes et la gauche anticapitaliste.
Déjà, avec le rapport Lindblad, l’Union européenne et le « Conseil de l’Europe » se sont engagées dans la voie de la criminalisation du communisme et de son histoire dans le but de réprimer le combat anticapitaliste et de banaliser l’extrême droite en amalgamant honteusement les nostalgiques de Hitler aux héritiers des nobles combattants de Stalingrad.
Dans ces conditions on voit à quel point il est faux de revendiquer, comme le font les eurodéputés du PCF Wurtz et Hénin, « l’Europe sociale ». Ce mensonge social-impérialiste masque la nature de classe férocement antipopulaire de l’UE, cette prison des peuples qui broie les acquis sociaux et les souverainetés nationales pour favoriser les prédations et les guerres impérialistes du grand capital.
Plus que jamais, les communistes doivent se prononcer clairement pour sortir la France de l’UE afin de construire une nouvelle République fraternelle, souveraine et sociale tissant de nouveaux traités internationaux progressistes sur tous les continents.
Plus que jamais il faut dénoncer cette « construction européenne » qui nourrit les nationalismes réactionnaires au détriment du patriotisme républicain véritable et de l’internationalisme prolétarien.
Plus que jamais, l’unité des véritables partis et organisations communistes devient une condition de survie et de reconquête pour toutes les forces progressistes d’Europe.

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