vendredi 31 octobre 2008

SOUTIEN A L'UL CGT DE DOUAI

Collectif Unitaire pour un Front Syndical de Classe
(Fondé en 2005 par des militants CGT et FSU afin de regrouper les efforts de défense du syndicalisme de classe dans les respect des organisations syndicales).

Soutien à l'UL CGT de Douai

A mesure que l'offensive antisociale et anti-démocratique s'accentue contre les travailleurs sous l'égide de Sarko-Medef et d'une Union européenne d'autant plus décidés à "accélérer les réformes" que leur crise entame encore un peu plus leur légitimité à casser tous les acquis populaires, les directions syndicales rivalisent d'attentisme alors que les luttes se développent à la base dans l'automobile, dans l'Education, à la poste, chez les ouvriers du Livre... et que rien n'est fait pour les renforcer par la construction d'un combat d'ensemble contre leur adversaire commun. Va-t-on continuer encore longtemps à laisser les mobilisations sectorielles s'épuiser face à un adversaire qui a déclaré la guerre à l'ensemble du monde du travail ?

Pire, la confédération CGT semble désormais avoir franchi un cap en décidant d'ouvrir la chasse aux syndicalistes combatifs et d'attaquer les organisations qui refusent une évolution vers le syndicalisme d'accompagnement si contraire à l'histoire et à l'héritage de la grande CGT. A Dreux, à Saint-Raphaël ou à Toulouse, des UL CGT subissent ainsi d'importantes pressions (en particulier financières par l'intermédiaire du système Cogetise qui sert à faire rentrer dans le rang les organisations "récalcitrantes" à l'image de ce qui s'est passé à la CFDT il y a plusieurs années). Mais c'est l'UL de Douai qui connaît la situation à la fois la plus difficile et la plus emblématique.

Alors que cette UL est fortement ancrée dans son territoire avec des dirigeants légitimes et reconnus par les travailleurs, elle est victime d'une offensive concertée de l'UD et de la Confédération qui cherchent à lui casser les reins au seul motif qu'elle conserve des positions de classe et refuse l'accompagnement de la "rupture sarkozyste". L'UD vient ainsi de saisir les tribunaux afin de : faire défense au secrétaire général de l'UL de tenir le congrès de l'UL de Douai sous astreinte de 20000 euros en cas d'infraction ; suspendre toute opération ou acte statutaire de l'UL CGT de Douai ; de désigner un administrateur ad hoc afin d'organiser un congrès selon des dispositions décrétées par l'UD CGT NORD.

Il s'agit purement et simplement d'un déni de démocratie syndicale et d'une tentative d'obtenir par voie judiciaire ce que l'UD et la confédération ne peuvent obtenir par la voie syndicale normale.

Les militants syndicaux CGT du CUFSC, qui sont pour beaucoup dans le lancement et le succès de la "lettre ouverte de masse aux états-majors syndicaux", s'indignent des manoeuvres de la confédération CGT qui trouve davantage d'énergie pour attaquer des organisations démocratiques de la CGT que pour combattre le gouvernement aux ordres du MEDEF et de l'UE. Ils assurent l'UL de Douai, ses dirigeants et son secrétaire général Jacques Leclercq, de leur plein soutien. Ils appellent l'ensemble des militants syndicaux, des syndicats et collectifs syndicaux à manifester leur solidarité et à se regrouper dans le combat contre la casse anti-sociale et ceux qui ont choisi de l'accompagner.

SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS DES NMPP

solidarité totale avec les salariés des NMPP en lutte


La conférence nationale du PRCF affirme sa totale solidarité avec
les travailleurs en lutte des /Nouvelles Messageries de la Presse
Parisienne./ Les NMPP sont une conquête capitale de la Libération,
oeuvre du député communiste Fernand Grenier. Elles constituent non
seulement un point d'appui social important pour les travailleurs du
Livre, mais un outil démocratique au service de toute la population
française qui dispose ainsi d'un moyen performant de diffusion de la
presse dont l'organisation mutualiste permet le traitement égal de tous
les titres sur l'ensemble du territoire national.
C'est cet acquis démocratique précieux que veulent détruire Sarkozy
et les patrons de presse de droite et "de gauche" liés aux groupes
capitalistes Dassault, Lagardère, Rotschild et Cie. Leur but est
d'araser les acquis justifiés des travailleurs du Livre; il est aussi de
briser le combatif syndicat CGT des NMPP qui surtout a le "tort" de
refuser le syndicalisme de renoncement; Sarko-MEDEF espère ainsi
infliger une défaite à toute la classe ouvrière de France pour ancrer sa
"rupture" thatchérienne.
De la même façon, ce pouvoir ultra-patronal et fascisant rêve
d'infliger une défaite aux ouvriers de Renault, mais aussi aux
personnels de l'Education nationale et à d'autres secteurs combatifs du
salariat: l'objectif est de mettre à genoux l'ensemble du monde du
travail pour parachever la destruction des acquis du Conseil National de
la Résistance exigée par le MEDEF et par l'Union européenne. C'est
pourquoi la victoire ou la défaite des ouvriers des NMPP sera celle de
tous les salariés de France et au-delà d'eux, celle de tous les
républicains.
Car contrairement à ce qu'affirme Sarkozy, la crise de la presse
écrite n'est en rien liée aux salaires simplement décents des
salariés du Livre. Cette crise provient avant tout de la manière
quasi-totalitaire dont la presse aux mains du capital et ses amis
politiques de l'UMPS, bafoue l'information objective pour servir les
puissants, dénigrer les luttes sociales, faire l'apologie des guerres
impérialistes, répandre la pensée unique néolibérale, maastrichtienne et
anticommuniste, en ignorant souverainement les aspirations et les
revendications de la jeunesse et du peuple de notre pays.
C'est pourquoi le PRCF appuie chaleureusement la lutte des salariés
des NMPP et appelle chaque démocrate à soutenir activement leur combat
courageux.
Pour le PRCF, G. Gastaud, secrétaire national

SOUTIEN AUX CAMARADES DE SANDOUVILLE

Communiqué de la commission luttes et syndicalisme du Pôle de Renaissance Communiste en France
Non à la criminalisation de l’action syndicale
Soutien aux salariés de Sandouville traduits en justice par la direction de Renault

46 salariés de Renault-Sandouville sont traduits en justice par la direction de l’entreprise qui les accuse d’avoir bloqué l’usine en particulier le 6 octobre lors de la venue de Nicolas Sarkozy. Coupables de crime de lèse majesté ?
Cette accusation est parfaitement scandaleuse alors que les travailleurs en question n’ont fait qu’exercer leur droit constitutionnel de grève et que la direction, engagée dans un processus qui risque de mener à la fermeture du site de Sandouville, organise elle-même le blocage de l’usine sous couvert de « chômage technique ».
En réalité, il s’agit de faire payer aux salariés de Sandouville l’humiliation subie par Sarko-Medef contraint de quitter l’usine face à la légitime mobilisation des travailleurs contre la casse des emplois et de l’outil de travail. Il s’agit aussi de mettre au pas les salariés combatifs et leurs syndicats qui mènent une lutte déterminée et en appellent au « tous ensemble » contre les agissements du patronat et de leurs relais politiques.
Comment d’ailleurs ne pas faire le lien entre ce procès et celui qu’ont intenté et perdu l’UD CGT du Nord et la Confédération CGT contre l’UL CGT de Douai (sur le territoire de laquelle est implantée l’usine Renault-Douai) dont le seul crime est de refuser l’accompagnement de la casse sociale que cherchent à imposer Thibault et Le Duigou contre toute l’histoire de la CGT de Frachon et de Séguy ?
Quand le patronat et les directions syndicales utilisent les même méthodes contre les salariés en lutte, il est temps pour les militants et organisations combatifs de se regrouper pour résister tous ensemble.
Le PRCF salue l’UL CGT de Douai ; il soutient les salariés de Sandouville qui ont donné l’exemple en chassant par la grève celui qui affirmait quelques semaines auparavant que les grèves étaient désormais invisibles en France. Il appelle à l’union des forces populaires contre la casse antisociale et antidémocratique imposée par SarkoMedef et l’Union Européenne et contre ceux qui ont choisi de l’accompagner.

samedi 18 octobre 2008

Ne laissons pas l'europe nous casser la FRANCE.

POLE POSITION du PRCF- Octobre 2OO8
Ne laissons pas les Euro-casseurs de l’UMPS écarteler « MA FRANCE »
Défendons ensemble la « République française une et indivisible »
héritée de la Révolution, contre le « big bang » institutionnel
de l’UMPS au service de l’Europe germano-capitaliste des Länder

Sous l’intitulé Pour un big bang territorial (et vive la langue française une fois de plus sacrifiée au tout-anglais), une commission parlementaire composée de députés UMP-PS propose aux départements et aux régions qui le souhaiteraient, de fusionner ou, pour les premiers, de se dissoudre dans les Régions, actuelles ou futures.


En s’attaquant au Départements, sur les conseils de la « commission Attali », Sarko-Medef et la fausse gauche apportent une nouvelle contribution à l’assassinat de la France républicaine et de son cadre national devenu gênant pour le capital monopoliste dans sa chasse mondiale au profit.

Pour perfectionner sa machine de guerre capitaliste contre le monde du travail, l’Europe de Maastricht, après avoir privilégié sa structuration sur le terrain principalement économique (CECA, Maastricht, TCE) veut aussi mettre en place un nouveau cadre institutionnel et territorial à quatre étages : institutions de la mondialisation capitaliste (OMC et FMI, dirigés tous deux par des « socialistes » français)/ Union européenne/Région et de plus en plus Euro-régions transfrontalières/Communauté urbaine et d’agglo., « Europoles » regroupant des dizaines de communes autour d’une « métropole européenne ».

Cette restructuration implique la destruction du triptyque républicain issu de la Révolution de 1789 : Etat nation/Département/Commune. Derrière le verbiage « décentralisateur », il s’agit de chapeauter, puis d’araser les instances permettant à la population d’exprimer ses besoins, de participer à des concertations, si insuffisantes soient-elles, et de peser sur les décisions : la Commune disparaîtrait dans l’Europôle, le département dans l’Euro-région, la France dans l’Europe supranationale et le « gouvernement mondial » ouvertement souhaité par le social-impérialiste Attali, le pouvoir de décider s’éloignant du citoyen et de ses préoccupations !

Déjà, le parlement français se contente en 80% des cas de « transposer en droit national » (le mot hexagonal conviendrait mieux car la nation n’a rien à faire avec cette horreur) les « directives » adoptées par la commission de Bruxelles sous la dictée des trusts et autres groupes de pression.

Il faut donc considérer toute attaque contre l’une des trois entités républicaines, commune, département, nation, comme dangereuse pour les deux autres et donc aussi pour la France, République « une et indivisible », menacée de mort à court terme. Laisser casser le département, c’est laisser démanteler la France. Voilà où en est arrivée l’UMPS qui, derrière son verbiage « moderniste », veut parachever l’entreprise antinationale que les classes dominantes de France ont tant de fois ourdie pour diviser notre peuple, de la « Fronde des Princes » contre l’Etat monarchique national naissant, à la « décentralisation » sous diktat allemand de Pétain et Maurras, en passant par le « fédéralisme girondin » de 1792. Les partisans réactionnaires de la Françallemagne, à commencer par Sarko-Merkel et leur petit télégraphiste Cohn-Bendit, peuvent pavoiser : bientôt, la « länderisation » à l’allemande de notre pays est engagée pour mettre en place de méga-régions intra-hexagonales et trans-frontalières qui auront tôt fait de détruire la France en tant qu’entité politique. C’est ce que clame d’ailleurs dit sans se gêner l’eurocrate allemand Von Thadden, digne héritier de sa dynastie aristocratique et hitlero-impériale, « pour faire l’Europe, il faudra un peu défaire la France »…

Rappelons aux Français de gauche qui seraient frappés d’amnésie que le Département fut conçu en 89 pour permettre à tout citoyen de « joindre sa préfecture en une journée de cheval ». Certes, on circule plus vite aujourd’hui ; mais comment l’artisan du Kent, l’ouvrier de Goodyear (80), le marin d’Anvers, l’instituteur de Cambrai, feront-il entendre leur voix demain (en anglais, bien sûr !) si par ex., une euro-région nord transfrontalière effaçant les départements français y afférant, se crée sur la base de leur démantèlement préalable? La moindre manif ouvrière ou paysanne coûtera alors une fortune en déplacements, sans garantie que ses mandataires soient reçus par les instances supra-communales, supra-départementales et supra-nationales (voire supra-continentales) !

Depuis des décennies (cf la paradoxale tentative du souverainiste De Gaulle en 69 pour élargir le pouvoir des Régions au risque de perdre un référendum historique), le Département français se retrouve pris en tenailles entre :

-le choix gouvernemental de privilégier les Régions en tant que structures supra-départementales, en étendant les compétences régionales en matière économique et environnementale

-l’instauration à marche forcée de tout une série de supra-communalités : communautés d’agglo, Europoles écrasant les d’initiatives intercommunales et fragilisant les 36000 communes de France* .

Du haut en bas donc et notamment du fait des attaques sur la cellule première en matière de démocratie participative qu’est ou pourrait être la Commune, le Département a subi en tant que concept politique une véritable campagne de dénigrement relayée par le PS. L’opinion a été préparée au coup de force par le projet (fort impopulaire !) d’en finir avec les « numéros de département » sur les plaques d’immatriculation des véhicules.

Ne laissons pas faire ! D’autant que la perspective est la destruction de la France comme telle ; car les mouvements centrifuges séparatistes seront dopés par les « euro-régions » transfrontalières. C’est pour cela, et non pour encourager les langues régionales (qui certes appartiennent au patrimoine culturel national) que les députés UMPS ont voulu inscrire les « langues régionales » dans l’article 1 de la Constitution, avant même la référence au français, langue officielle de la République, à l’article 2 ! Ces mêmes députés, PCF compris, n’ont pas eu un mot, contre les menées des Darcos, Pécresse, Lagarde, Kouchner et Cie, visant à favoriser le « tout-anglais » en levant les maigres protections dont bénéficie sur notre sol la langue de Molière. On est donc en face d’un plan concerté de destruction de la nation par les monopoles capitalistes et l’UMPS à leur dévotion. Il est d’autant plus triste que parmi les organisations se réclamant du communisme mais récusant la grande tradition patriotique et internationaliste des Sans Culotte, des Communards et du PCF de Duclos et Frachon, le PRCF soit seul à dénoncer la dimension de classe de cette trahison nationale du grand capital et de l’UMPS, honteux successeur de Marie-Antoinette, qui livrait aux Autrichiens les plans de bataille de l’armée française, de Thiers, qui pactisa avec Bismarck pour écraser la Commune, et de Pétain, qui « préféra Hitler au Front populaire ».


PROPOSITIONS du PRCF soumises à tous les républicains

C’est pourquoi le programme du PRCF propose que dans le cadre d’une société répondant aux besoins populaires, l’objectif des politiques d’aménagement et d’administration du territoire soit de compenser les inégalités entre communes, entre départements (et entre régions) et cela dans tous les domaines de la vie quotidienne (emplois, services publics, logements, santé, éducation, justice, environnement, voire salaires…) en promouvant une organisation géographique équilibrée, en re-nationalisant démocratiquement de grands services publics d’Etat (EDF-GDF, SNCF, PTT, etc.), en nationalisant le crédit sans indemnités pour les gros actionnaires, en reconstituant un large secteur public industriel et en mettant en place une grande politique industrielle nationale sans laquelle la « concurrence libre et non faussée » conduira à la marginalisation industrielle de notre pays et au déclassement de sa classe ouvrière.

A partir du Plan, acte politique majeur, le secteur nationalisé encadrant désormais le secteur privé, les collectivités territoriales qui subsisteront auront un rôle économique largement accru et seront ainsi l’instrument d’une véritable démocratisation de l’économie, seules capables d’engager toutes les autres démocratisations et de préparer la transformation socialiste de notre pays.

Les Collectivités territoriales mettront l’argent public, non pas au service du capital, mais au service des besoins sociaux ; elles disposeront de l’autonomie dans l’utilisation de leur budget, sous réserve de coordonner leurs activités dans le cadre de la planification.

Ainsi, faudra-t-il pour ex. étendre les compétences des communes et des cantons en leur permettant de promouvoir les activités de transformation artisanale et industrielle des produits de l’agriculture communale et cantonale de telle manière que le produit ne quitte le territoire cantonal qu’après que le travail effectué sur place y aura incorporé la plus haute valeur possible.

A l’initiative des Collectivités territoriales, des établissements et entreprises publics (locaux, départementaux) pourront être créés afin d’impulser dans divers secteurs un essor répondant à des besoins particuliers (logement, etc.).

Bref, toutes les lois de décentralisation seront abrogées et revues à la lumière de cette décentralisation économique qui concernera la production elle-même, les conditions de vie, de travail (libertés syndicales et politiques dans l’entreprise) ; des rapports nouveaux seront parallèlement noués entre les sociétés nationales, les Collectivités Territoriales et les petites et moyennes entreprises privées. Des rapports de coopération, une activité régulièrement assortie de garanties de crédit, d’aides pour la rénovation et les regroupements, d’assistance technique et de moyens de formation, deviendront possible.

Il sera mis fin à la supra-communalité forcée (communautés d’agglo., etc.), aux Euro-régions en un 1er temps puis, éventuellement, à la région (forme de supra-départementalité source de super-fiscalité), levier pour casser le cadre national lui-même et tisser l’Europe fédérale sur le modèle allemand.

Si la concertation entre communes et la réalisation de projets intercommunaux peuvent constituer des progrès réels, il sera mis un terme à leur systématisation qui crée aujourd’hui des instances de décision échappant au contrôle des citoyens (communautés d’agglomération, communautés urbaines, chartes de « pays »).

Pour ce faire : sera instituée une fiscalité locale équitable et suffisante entièrement assise sur l’impôt sur le revenu des personnes physiques, sur l’impôt sur la fortune, sur l’impôt sur les sociétés et sur la TVA (à terme supprimée). Les tutelles qui pèsent sur les communes seront démantelées, leurs compétences étendues ainsi que leurs moyens d’agir en matière économique, de contrôle des opérations foncières, de gestion des eaux, de contrôle de l’environnement…Sera abolie la concurrence dictée par le Marché des collectivités territoriales, notamment dans celui de la course à l’emploi et des subventions au patronat. Un Etat au service des travailleurs sera garant d’une solidarité entre collectivités territoriales, notamment entre les communes.

La proportionnelle à toutes les élections sera instituée et le cumul des mandats sera interdit. On s’inspirera de l’exemple cubain où tous les élus locaux, mandatés pour deux ans et demi, doivent impérativement présenter un bilan de leur action. Les élus seront alors révoqués en cas de manquement aux promesses.

Le règne des bureaux d’étude et des audits privés cessera, ce qui contribuera à mettre fin à la technocratisation et à la bureaucratisation de la vie locale. Il faut restaurer le service public de la DDE, le développer autant que nécessaire, rendre aux Architectes des Bâtiments de France les missions que l’Etat a déléguées aux Architectes – privés – du Patrimoine , etc.

A partir d’une souveraineté communale retrouvée, le Département démocratisé deviendra le pivot de l’administration locale et de l’aménagement du territoire. Ce qui sera impossible naturellement sans d’intenses affrontements de classe contre le grand capital, avec à la clé la sortie de la France de l’U.E. du capital et la mise en place de nouveaux traités progressistes internationaux non limités à l’Europe.

Dans le cadre d’une économie planifiée et décentralisée , le Département aura à charge de lier, de mettre en cohérence et de stimuler la coopération entre les entreprises publiques et privées produisant sur son territoire (comités d’entreprises départementaux).

Il continuera à garantir l’idée d’une solidarité, en arbitrant par exemple dans le sens du bien commun les litiges inter-communaux.

Enfin, de véritables coopérations inter-départementales (re) prendront la place de l’échelon supra-départemental qu’est la région, échelon passé au forceps en 82 pour permettre à l’Euro-régionalisme maastrichtien de casser les nations en laminant petit à petit notre République une et indivisible.

Une course de vitesse est engagée : chassons du pouvoir l’UMPS avant que ces destructeurs de France, de départements et de communes, n’aient achevé de désintégrer notre pays pour écraser son peuple, sa culture laïque et progressiste, sa langue chantée par Du Bellay et Aragon, ainsi que les revendications de sa jeunesse et de sa classe ouvrière !


• Dans le Nord, C’est B. Bonduelle, patron historique de l’agro-alimentaire, désormais président de la CCI du « Grand Lille », qui donne le tempo de « l’Aire métropolitaine », chère aux notables PS de cette région, de Mauroy à Delcourt (Lens), d’Aubry (Lille) à Kucheida (Liévin), tous sont supporteurs de ce « machin » déshumanisé qui autoriserait Lille à manger notamment tout le bassin minier du Pas-de-Calais. Et c’est à côtés de ces destructeurs de pays, que se sont présentés ou ont voulu se présenter aux municipales les candidats PCF du Nord-Pas-de-Calais, et non pas avec le PRCF ! Qui se ressemble s’assemble !


*Il n’est pas inutile de préciser qu’un certain nombres d’idées exprimées ici proviennent bien évidemment de notre programme national de la Renaissance Communiste (janvier 2003), mais aussi du programme « Changer de cap » proposé par le PCF en … 1971

vendredi 10 octobre 2008

REPONSE AU TEXTE "unitaire" DE GERIN

Le PRCF a pris connaissance du texte alternatif dit "unitaire" diffusé
par les camarades Burricand, Gérin, Dang Tran et Depoilly.



Ce texte appelle des remarques critiques. Pas une seule fois il ne fait référence au léninisme, étrange « oubli ». Nous constatons aussi une déconnexion des questions d’organisation (suppression des cellules etc.) de la ligne opportuniste et réformiste qui en est la cause, un jugement erroné sur le « parti du courage politique » en 2005, alors que la ligne du PCF était « non à la constitution européenne et oui à l’UE sociale ». Précisons que ce que les communistes exigent c’est le retrait de l’UE et pas seulement « l’annulation des traités » ! D’autre part comment un parti qui « a avalisé de graves mesures anti sociales », qui a abandonné l’internationalisme, qui poursuit une « stratégie suicidaire », qui « désespère le peuple », qui a abandonné « la formation idéologique des militants » peut il se « redresser » sans RUPTURE AVEC LA FRACTION REFORMISTE qui le dirige ? Et quelle sera la position des signataires de ce texte si, comme tout le porte à croire, le 34 e Congrès ne fait que confirmer la mutation du PCF en parti réformiste ? Comment interpréter l’absence de toute référence à la lutte nécessaire pour un syndicalisme de classe et de masse en France face aux dérives du syndicalisme « d’accompagnement », alors que ce point en fondamental pour mener le combat de classe ?



Cependant ce texte comporte aussi certaines avancées dont la Coordination Communiste et le PRCF ont longtemps été les seuls défenseurs, parfois contre les camarades qui signent ce texte aujourd'hui : il en est ainsi de la lutte contre la criminalisation du communisme et de la bataille pour sortir la France de l'UE. Le PRCF estime avoir en particulier joué un rôle positif en faisant la lumière sur le double jeu de certains "opposants" comme l'ex-maire et eurodéputé de Calais, qui sont en réalité de chauds partisans du mensonge de "l'Europe sociale". Nous répétons pourtant, qu’unitaire pour mille, le PRCF, comme il l’avait fait au précédent Congrès, peut vouloir aboutir à une issue positive, encore faudrait il accepter d’en discuter car entre camarades ce qui doit prévaloir c’est le respect de l’EGALE DIGNITE et non la volonté de transformer autrui en force d’appoint.


Le PRCF n'en est que plus scandalisé, comme de nombreux communistes

qui ne sont pas membres de son organisation, d'avoir été méthodiquement évincé malgré ses demandes répétées, de l'élaboration du texte, y compris par certains partenaires qui récemment faisaient partie de la Confédération d'Action Communiste présidée par G. Hage. nos camarades encore membres du PCF (30% de nos adhérents ) ne nous cachent pas qu'ils ne signeront pas un texte alternatif tant que le PRCF sera évincé de son élaboration il serait peu moral qu'après avoir écarté le PRCF comme tel de la rédaction de ce texte, ses initiateurs pressent désormais certains adhérents du PRCF membres du PCF de le signer à titre personnel en contournant la réflexion collective de leur organisation. Et ce ne
serait pas non plus respectueux de ces camarades.



En revanche soulignons que le texte du PRCF « Appel aux continuateurs

Communistes » reçoit le soutien unanime des militants et sympathisants du PRCF

Adhérents ou non du PCF.



Cela ne signifie pas que le PRCF ne regarde pas avec objectivité ce
texte alternatif qu'il va étudier soigneusement avec un seul but en tête : favoriser le rassemblement des vrais communistes, sans pour autant cautionner les manoeuvres visant à écarter une organisation franchement communiste dont le dévouement et l'engagement pionnier ne peuvent être niés par personne.

Un texte d'analyse sera prochainement publié à ce sujet par la
commission exécutive du PRCF.



En attendant, le PRCF appelle ses adhérents à privilégier la présence
active aux portes des entreprises, le développement pluraliste de l'ARC
républicain de progrès pour mettre en route un nouveau CNR, l'essor du
grand mouvement de masse des syndicalistes de lutte en révolte contre
les états-majors d'accompagnement, sans oublier la signature du texte
"Lettre aux continuateurs communistes" qui unit les communistes membres
ou pas du PRCF sans les enfermer dans l'a priori du "redressement
interne" du PCF et en privilégiant la dimension de l'action de masse
contre Sarkozy, le MEDEF, l'UE et la mondialisation capitaliste en crise.

jeudi 9 octobre 2008

ON NE COMPOSE PAS AVEC LE CAPITALISME.PAR J LEVY.

On ne compose pas avec le monstre qui a enfanté la crise !

Depuis septembre dernier, les bourses du monde entier « dévissent ». La chute des cours atteint, certains jours, à Paris 6%, 8%, 9%...Du jamais vu depuis le krach de 1929 de Wall Street. Des banques prestigieuses, tant aux Etats-Unis qu’en Europe, s’effondrent. Les Etats et les banques centrales injectent dans le circuit financier des milliers de milliards de dollars : plus de 2000 milliards aux USA, plus de 500 en Europe, pour éviter la banqueroute. Des banques US, britanniques, belges, néerlandaises sont sous perfusion permanente de capitaux d’Etat pour leur éviter le coma.

Certes, les opérateurs dans les salles de marché, jouent au yo-yo avec les cours dans la même journée. Ces « aller et retour » ne font pas que des perdants. La crise financière est toujours bénéficiaire pour de « petits malins », individus et entreprises.

Les réunions au sommet des plus grandes puissances capitalistes, les déclarations des dirigeants politiques qui se veulent rassurantes n’apportent aucune solution à ce désastre financier. Certes, des « opportunités » selon l’expression consacrée, c’est-à-dire l’effondrement de la capitalisation boursière de certaines grosses entreprises, industrielles et bancaires, permet à des concurrents de racheter à bas prix des paquets d’actions. Ainsi, ils pénètrent dans leur capital en vue d’OPA ultérieures. Ces opérations peuvent faire remonter mécaniquement la cote du CAC 40 ou du Dow Jones. Elles ne peuvent pas changer l’essentiel : la crise profonde du système.

Mais de quelle crise s’agit-il ?

La crise financière apparaît en premier lieu. Les indices boursiers en mesurent quotidiennement l’étendue. La population assiste, médusée, au spectacle de la chute des cours. Elle s’interroge également sur la masse pharaonique des crédits injectés par la puissance publique dans les établissements bancaires privés. Et chacun de poser la question : alors que l’on nous annonçait que « les caisses étaient vides » pour refuser le moindre crédit pour l’école, la recherche ou le logement, et plus largement pour doper le pouvoir d’achat « en berne », comment le gouvernement peut-il renflouer, à coup de dizaines et de dizaines de milliards, des banques, qui semblaient jusque là, les temples de l’Argent-Roi ? Où le pouvoir trouve-t-il la masse monétaire pour ces opérations, alors qu’il criait à tout va, en être totalement démuni ?

Qui va payer la note ?

Les contribuables, bien sûr, mais sous quelle forme ? Les politiques, les médias, dans un bel ensemble, parlent de « nationalisations » des établissements financiers défaillants. Et d’ironiser, pour certains, sur la conversion de nos « élites », hier chantres de l’ultra libéralisme, au dirigisme pur et dur, voire au marxisme pendant qu’ils y sont ! Allons donc, il ne s’agit pas de « nationalisations ». Les gouvernements versent de l’argent public pour renflouer des entreprises privées, avec la perspective de remettre celles-ci en selle, le jour venu.

Mais il ne faudrait pas se tromper de crise.

La crise boursière prend sa source dans la financiarisation de l’économie.

Depuis des décennies, la logique interne du capital conduit ses détenteurs à la recherche de rentabilité à court terme et par tous les moyens.

Dans le passé, la richesse trouvait sa source dans la production de biens industriels. L’exploitation capitaliste permettait aux patrons d’engranger des profits que les banques faisaient fructifier.

Exemple : les véritables forteresses du textile, concentrées à Roubaix et dans toute la région nord, les Thiriez, Descamps, Motte, entres autres, possédaient leur banque depuis le XIXème siècle, le Crédit du Nord, dont ils étaient les administrateurs, aux côtés de Beghin, des sucres. Ils y plaçaient le capital de leurs entreprises et les profits textiles et sucriers. Ceux-ci se retrouvaient dans les dividendes des actions, diffusées par la banque, qui s’enrichissait de commissions.



Aujourd’hui, la production de richesses matérielles n’est plus le moyen le plus rapide et le plus rentable de « faire de l’argent ». La spéculation effrénée sur les matières premières, la monnaie, les entreprises, que l’on achète et que l’on vend comme une marchandise, sont à l’origine de flux financiers considérables. Ceux-ci circulent à la vitesse du son à travers le monde grâce aux moyens informatiques. Ils ne connaissent ni lois, ni frontières. Des territoires leurs sont réservés et préservés par les Etats: ce sont les fameux « paradis fiscaux » où se négocient, à l’abri des regards indiscrets, tous les négoces pourris spéculatifs.

Parmi ceux-ci, sont devenus célèbres les « subprimes », les prêts hypothécaires, généralisés par les banques américaines, qui ont jeté des millions d’Américains à la rue et les établissements financiers à la faillite.

Il n’est pas inutile de rappeler l’appel de Nicolas Sarkozy, en 2007, pour généraliser en France de tels prêts !



C’est ce qu’on appelle « l’économie virtuelle ».

Cette « nouvelle économie » est personnifiée par un nom des plus connus du Who’s Who capitaliste : de Wendel. Il évoque les chevaliers d’industrie, les « marchands de canons » d’antan. Aujourd’hui, l’entreprise Wendel Investissement, dirigée par le baron Seillière (président par ailleurs de « Business Europe », le Medef européen), ne fait qu’acheter et revendre des entreprises pour, au passage, encaisser des dizaines de millions de plus-value.

Ainsi, en mai dernier, un pan de l’Edition française, Editis, acheté par Wendel Investissement au groupe Lagardère a été revendu au groupe espagnol Planeta, avec une jolie cagnotte en fin de course.



Mais le capitalisme financier, qui engendre une économie virtuelle, ne doit pas être opposé au capitalisme industriel. Devant les dégâts engendrés par la financiarisation, qui font la Une des médias, il faut bien lâcher du lest pour sauver l’essentiel. Aussi, il est de bon ton de dénoncer le premier, qui serait « mauvais » et de l’opposer au second, qui, lui, serait le « bon » capital..

En réalité, aucune barrière ne divise l’économie. Les grandes entreprises industrielles possèdent toutes leurs « salles de marchés » où la spéculation s’épanouit sans vergogne. De Renault à Bouygues et à Lagardère, une grande partie des profits réalisés proviennent de la spéculation.

En France, dans le capital des multinationales du CAC 40, les participations croisées des grands groupes, bancaires et industriels, font qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits. En fait, un petit nombre de familles, deux cents tout au plus, dirigent et contrôlent l’économie de notre pays, en liens étroits avec le capital étranger. Les fonds de pensions américains détiennent 40% des actions investies à la Bourse de Paris.



La spéculation, comme mode de gestion de l’économie, est apparue au grand jour à propos de « l’affaire de la Société Générale », au printemps dernier. La légende répandue par son PDG et la Direction Générale, reprise par le pouvoir et les médias, voudrait que le scandale ait eu pour origine, la faute d’un seul jeune trader, le sieur Kerviel, qui aurait fait « perdre » à la banque cinq milliards d’euros. Jusqu’à fin 2007, ses opérations étaient « gagnantes-gagnantes » pour la Société Générale comme pour lui. Il empochait des primes spectaculaires et la banque des profits plantureux. La conjoncture s’étant retournée, le trader a laissé une ardoise colossale à l’entreprise. Mais si la conjoncture n’avait pas cessé d’être favorable, les spéculations auraient procuré des milliards de profits à la banque et à sa direction.

Qui aurait alors parlé de la « spéculation » ?

C’est ce « jeu de monopoly » mondial permanent qui a gonflé une bulle spéculative. Basée sur du vent, « l’économie virtuelle », a pris de telles proportions qu’elle a fini par crever en septembre dernier.



Malgré toutes les tentatives des banques centrales et des pouvoirs en place, la crise se poursuit jour après jour. Depuis le 6 octobre, en quatre jours, le CAC 40 a enregistré une baisse de plus de 15%, à l’unisson des autres places européennes. La baisse du taux directeur d’intérêt, réduit de 0,50% mercredi, n’y a rien fait.

Pourquoi ces échecs successifs des interventions des Etats ?

La raison réside dans la nature même de la crise. Celle-ci est d’abord économique. La production de biens matériels, dans le monde occidental, ne trouve plus preneurs, faute de pouvoir d’achat des populations. Le recours à la finance est sans issue. La croissance mondiale, si elle est encore positive, est due à celle de la Chine et des pays émergents. L’Europe comme les Etats-Unis sont pratiquement en récession. Ce qui va entraîner le noir cortège des fermetures d’entreprises, et donc du chômage, déjà reparti à la hausse, des restrictions budgétaires tournées vers le social (il faudra bien éponger les immenses cadeaux dispensés aux établissements de crédit).

Les conditions d’existence du plus grand nombre, vont redoutablement s’aggraver, entraînant l’accélération de la crise.



Il ne s’agit donc pas d’un accident de parcours.

De par sa nature même, du fait de sa concentration, de sa course aux profits à court terme, donc de par sa rotation de plus en plus rapide, le capital devait inexorablement produire de violentes crises, telle celle que nous vivons aujourd’hui.

Cette évolution, Karl Marx l’avait prévue, il y a un siècle et demi.

La société capitaliste engendre naturellement le monstre. Et personne ne peut dompter ce monstre, et encore moins le « réguler », le « moraliser ».

Ceux qui font croire à cette possibilité trompent délibérément les peuples. Leur objectif, c’est de maintenir ce système mortifère le plus longtemps possible.

Une seule issue pour sortir du cycle infernal du capitalisme, c’est de mener un combat sans compromis contre lui.
Dommage que les organisations, qui se réclament, en France, de la classe ouvrière, partis et syndicats, se résignent plus qu'elles ne combattent.
Malgré tout, doit monter dans notre pays, une force multiple, nourrie d’origines diverses, qui considère que le système capitaliste est intrinsèquement mauvais.
Ensemble, il faut bâtir une autre société, faite par les hommes et pour les hommes.

Par des voies différentes, les peuples d’Amérique latine montrent, au quotidien, qu’il est possible d’ouvrir un nouveau chemin :
celui du socialisme.

LA CRISE C'EST TOUT SIMPLE!

10 questions sur la crise
MICHEL COLLON

1. « Subprimes » ? Le point de départ est une véritable escroquerie. Les banques occidentales ont gagné énormément d'argent sur le dos de ménages US en grande difficulté à qui on extorquait des remboursements exagérés. En se disant que s'ils ne parvenaient pas à rembourser, on raflerait leur maison pour une bouchée de pain.

2. Seulement une crise bancaire ? Pas du tout. Il s'agit d'une véritable crise économique qui démarre par le secteur bancaire, mais dont les causes sont bien plus profondes. En réalité, toute l'économie US vit à crédit depuis plus de trente ans. Les entreprises s'endettent au-delà de leurs moyens, l'Etat s'endette au-delà de ses moyens (pour faire la guerre), et on a systématiquement poussé les particuliers à s'endetter, seul moyen de maintenir artificiellement une croissance économique.

3. La cause profonde ? Pas question de l'indiquer dans les médias traditionnels. Pourtant, les subprimes ne sont que la pointe de l'iceberg, la manifestation la plus spectaculaire d'une crise générale de surproduction qui frappe les Etats-Unis, mais aussi les pays occidentaux. Si le fin du fin pour une multinationale consiste à licencier des travailleurs en masse pour faire faire le même travail par moins de gens, si en plus on baisse les salaires par toutes sortes de mesures et avec l'aide de gouvernements complices, à qui donc ces capitalistes vendront-ils leurs marchandises ? Ils n'ont cessé d'appauvrir leurs clients !

4. Juste une crise à surmonter ? L'Histoire montre que le capitalisme est toujours allé d'une crise à l'autre. Avec de temps en temps, une « bonne guerre » pour en sortir (en éliminant des rivaux, des entreprises, des infrastructures, ce qui permet ensuite une jolie « relance »). En réalité, les crises sont aussi une phase dont les plus gros profitent pour éliminer ou absorber les plus faibles. Comme à présent dans le secteur bancaire US ou avec BNP qui avale Fortis (et ça ne fait que commencer). Seulement, si la crise renforce la concentration du capital aux mains d'un nombre toujours plus petit de multinationales, quelle sera la conséquence ? Ces super - groupes auront encore plus de moyens d'éliminer ou appauvrir la main d'oeuvre pour se faire une concurrence encore plus forte. Donc, retour à la case départ.

5. Un capitalisme moralisé ? Ca fait cent cinquante ans qu'on le promet. Même Bush et Sarkozy s'y mettent. Mais en réalité c'est aussi impossible qu'un tigre végétarien ou un nuage sans pluie. Car le capitalisme repose sur trois principes : 1. La propriété privée des grands moyens de production et de financement. Ce ne sont pas les gens qui décident, mais les multinationales. 2. La concurrence : gagner la guerre économique, c'est éliminer ses rivaux. 3. Le profit maximum : pour gagner cette bataille, il faut réaliser un taux de profit non pas « normal et raisonnable », mais un taux de profit maximum qui permet de distancer ses concurrents. Le capitalisme, c'est donc bien la loi de la jungle, comme l'écrivait déjà Karl Marx : « Le Capital a horreur de l'absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le Capital devient hardi. A 20%, il devient enthousiaste. A 50%, il est téméraire; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime. » (Le Capital, chapitre 22)

6. Sauver les banques ? Bien sûr, il faut protéger les clients des banques. Mais ce que l'Etat fait en réalité, c'est protéger les riches et privatiser les pertes. L'Etat belge, par exemple, n'avait pas cent millions d'euros pour aider les petites gens à maintenir leur pouvoir d'achat, mais pour sauver les banques il trouve cinq milliards en deux heures. Des milliards que nous devrons rembourser. Ironie du sort : Dexia était une banque publique et Fortis a avalé une banque publique qui tournait très bien. Grâce à quoi ses dirigeants et actionnaires ont réalisé de juteuses affaires pendant vingt ans. Et maintenant que ça va mal, leur demande-t-on de payer les pots cassés avec les milliards qu'ils ont mis de côté ? Non, on nous demande à nous !

7. Les médias ? Loin de nous expliquer tout ça, ils mettent l'accent sur des aspects secondaires. On nous dit qu'il faudra chercher les erreurs, les responsables, combattre les excès et bla bla bla. Or, il ne s'agit pas des erreurs de tel ou tel, mais d'un système. Cette crise était inévitable. Les sociétés qui s'écroulent sont les plus faibles ou les plus malchanceuses. Celles qui survivent, en acquerront encore plus de pouvoir sur l'économie et sur nos vies.

8. Le néolibéralisme ? La crise a été non pas provoquée mais accélérée par la mode néolibérale de ces vingt dernières années. Or, ce néolibéralisme, les pays riches ont prétendu l'imposer de force dans tout le tiers-monde. Ainsi, en Amérique latine, que je viens d'étudier en préparant mon livre "Les 7 péchés d'Hugo Chavez", le néolibéralisme a plongé des millions de gens dans la misère. Mais l'homme qui a lancé le signal de la résistance, l'homme qui a démontré qu'on pouvait résister à la Banque Mondiale, au FMI et aux multinationales, l'homme qui a montré qu'il fallait tourner le dos au néolibéralisme pour réduire la pauvreté, cet homme-là, Hugo Chavez, les médias ne cessent de le diaboliser à coups de médiamensonges et de ragots. Pourquoi ?

9. Le tiers-monde ? On nous parle uniquement des conséquences de la crise dans le Nord. En réalité, tout le tiers-monde en souffrira gravement du fait de la récession économique et de la baisse des prix des matières premières qu'elle risque d'entraîner.

10. L'alternative ? En 1989, un célèbre auteur US, Francis Fukuyama, nous annonçait « la Fin de l'Histoire » : le capitalisme avait triomphé pour toujours, prétendait-il. Il n'a pas fallu longtemps pour que les « vainqueurs » se cassent la figure. En réalité, l'humanité a bel et bien besoin d'un autre type de société. Car le système actuel fabrique des milliards de pauvres, plonge dans l'angoisse ceux qui ont la « chance » (provisoire) de travailler, multiplie les guerres et ruine les ressources de la planète. Prétendre que l'humanité est condamnée à vivre sous la loi de la jungle, c'est prendre les gens pour des cons. Comment faut-il concevoir une société plus humaine, offrant un avenir décent à tous ? Voilà le débat qu'il nous incombe à tous de lancer. Sans tabous.

6 octobre 2008

mercredi 8 octobre 2008

SARKO CHEZ RENAULT.

Pôle de Renaissance Communiste en France

Communiqué de la Commission luttes et syndicalisme
Les Renault-Sandouville montrent le chemin !




Ainsi Sarkozy, chef d'un Etat qui possède 15 % du capital de Renault, a voulu venir parader à Sandouville où la direction fait subir aux ouvriers 15 jours de chômage par mois en attendant de supprimer 1000 emplois.

Les salariés de Sandouville, avec le soutien de salariés des équipementiers et des sous-traitants des environs, ne l'ont pas laissé faire. En grève à l'appel de leur syndicat CGT, ils ont manifesté leur légitime colère alors que les gros actionnaires de Renault se gavent de bénéfices (+ 20 % sur les 6 premiers mois de 2008 !). Protégé par 200 CRS, Sarkozy a finalement dû rebrousser chemin et n'a pu poser pour la caméra devant les chaînes de montage ni refaire le coup du président ami des milliardaires et proche des ouvriers, appelant à l'« union nationale » des travailleurs et des patrons face à la crise.

Il a pourtant promis que « l'usine de Sandouville ne fermera pas, on va y monter un véhicule utilitaire en 2012 ». Mais les travailleurs ne sont plus dupes : que va-t-il se passer d'ici là ? Quel avenir réel pour l'usine alors que le montage des véhicules utilitaires est généralement le préalable à la fermeture d'un site (ce fut par exemple le cas à Billancourt) ? Et quelle confiance accorder à la parole de Sarkozy, l'intime des grands patrons, qui avait déjà juré aux gaziers qu'on ne privatiserait pas GDF ou aux métallos d'Arcelor qu'on ne fermerait pas l'usine de Gandrange ? D'autant que Sarkozy soutient le pdg Carlos Ghosn dont le but affiché est de faire de Renault le groupe le plus rentable d'Europe. Ce qui signifie clairement, et la suppression annoncée de 6000 emplois dans le groupe en témoigne, la casse des sites de productions et de recherche dans notre pays, c'est-à-dire la désindustrialisation de régions entières et les délocalisations là où l'exploitation a encore moins de limites qu'en France.

C'est ce grand ami du Capital que les salariés de Renault-sandouville ont justement accueilli en scandant « Sarkozy, t'es foutu, les Renault sont dans la rue » avant d'en appeler au « tous ensemble ». Oui, les salariés de Renault, mais aussi l'ensemble des travailleurs exploités du privé, des ouvriers licenciés ou « plansocialisés », comme des postiers, des enseignants, des hospitaliers, des assurés sociaux... sont « tous ensemble » victimes de la politique du Capital mise en musique par Sarkozy et l'UE qui cassent l'industrie et les emplois, compriment les salaires, démantèlent les services publics et les systèmes solidaires pour les « refiler » au privé. Et qui subventionnent avec l'argent public (à coups de centaines de milliards d'euros) les grands groupes privés quand éclate leur crise. Les « caisses sont vides » pour les travailleurs, mais pas pour les grands capitalistes !

Mais les temps changent et la colère monte. Après les Goodyear ou les ouvriers du Livre CGT qui ne baissent pas pavillon, après les étudiants et la jeunesse en 2006, après les cheminots ou les traminots marseillais, après les grèves pour les salaires chez Carrefour... les luttes se développent en France et la nécessité du « tous ensemble en même temps » pour résister et gagner est chaque jour plus évidente.

Celui qui ironisait il y a peu sur les « grèves invisibles » en France a dû battre en retraite face aux ouvriers de Sandouville ! Ceux-ci nous montrent le chemin : avec la crise ouverte du capitalisme, le chômage de masse, les licenciements massifs dans l’industrie, la casse des services publics et des acquis sociaux, l’heure est aux grands affrontements de classe avec le grand capital.

samedi 4 octobre 2008

APPEL AUX CONTINUATEURS COMMUNISTES

Face à l’anti-congrès de Tours des dirigeants du PCF
Appel aux continuateurs communistes
5/6 Mai 2008, 190ème anniversaire de la naissance de Marx, 250ème anniversaire de la naissance de Robespierre

Face aux ravages sociaux, aux guerres impérialistes et aux crises de toutes sortes dans lesquels le capitalisme re-mondialisé plonge l’humanité, face à la guerre à mort que mènent la droite, Bruxelles et le MEDEF aux conquêtes sociales et républicaines du peuple français, face à l’arrimage irréversible du PS à l’euro-mondialisation libérale (FMI, OMC, UE, OTAN…) qui détruit notre pays, les travailleurs ont vitalement besoin d’un vrai PC, populaire, combatif et révolutionnaire. Comment en effet résister à la grave offensive réactionnaire actuelle, comment proposer une alternative progressiste à Sarkozy et à ses complices de l’UMPS, sans un vrai PC de combat ?

Un vrai parti communiste de combat, ce serait…

°un parti ancré dans les entreprises, les facs et les quartiers populaires, un parti indépendant du PS qui permette à nouveau aux travailleurs salariés d’intervenir dans la vie politique pour construire l’union populaire contre le grand capital et porter la perspective d’une nouvelle République sociale, souveraine, laïque, démocratique et fraternelle, en marche vers le socialisme ;
°un parti dénonçant le mythe réformiste de l’« Europe sociale » et appelant à rompre avec l’Europe impérialiste pour rétablir la souveraineté du peuple de France et imposer un changement radical de cap politique comportant la mise en place de nouveaux traités internationaux progressistes,
°un parti internationaliste et antifasciste retissant la solidarité entre travailleurs français et immigrés, travaillant à la renaissance du Mouvement communiste international et du Front anti-impérialiste mondial ; un parti ami de Cuba socialiste et du mouvement anti-impérialiste en Amérique latine et dans les autres parties du monde ;
°un parti porteur d’une réflexion théorique prolongeant dans les conditions actuelles les analyses de Marx, d’Engels, de Lénine et des autres penseurs marxistes, au lieu de se conformer platement à l’idéologie dominante qui criminalise l’histoire du communisme et des révolutions pour dédouaner le capitalisme, promouvoir l’impasse social-démocrate et réhabiliter le fascisme ;
°un parti attaché à la démocratie dans les luttes, mais fortement organisé et politiquement cohérent, en capacité d’orienter et de fédérer les luttes populaires alors que s’aiguise l’affrontement de classes avec la grande bourgeoisie au pouvoir ;
°un parti appelant à abolir l’exploitation capitaliste, à agir pour la transformation révolutionnaire de la société, travaillant à la conquête du pouvoir politique par les travailleurs et à la socialisation des grands moyens de production, base économique du socialisme futur et de l’avancée vers une société communiste ;
° un parti ne confondant pas réflexion autocritique et auto-flagellation, assumant fièrement contre l’héritage de 1789/94, de la Commune, d’Octobre 17, du Congrès de Tours, du Front populaire, de la Résistance et de la Libération, de la lutte anticoloniale, un parti reprenant dans les formes d’aujourd’hui le combat que menait le PCF d’avant la mutation pour le progrès, la paix et le socialisme ;

Or, à contresens de ces exigences, la direction du PCF veut officialiser la liquidation social-démocrate de ce parti à l’occasion du 34ème congrès
En effet, après que la mutation du PCF ait affaibli et désorienté les communistes et les travailleurs, après que la participation du PCF au gouvernement pro-Maastricht de Jospin ait contribué à discréditer la « gauche » et à remettre en selle la droite décomplexée, la direction du PCF veut officialiser la rupture du PCF avec le communisme ; et cela sous les encouragements de la « Gauche Européenne », dont le président, Bertinotti, veut dissoudre son propre parti, le PRC italien ; Les dirigeants du PCF ne cachent plus en effet que leur but est de dissoudre ce qui reste du PCF lors du 34ème congrès ; cela peut se réaliser en fusionnant avec des trotskistes et des alter-mondialistes, en se subordonnant à l’« aile gauche » du PS, en reniant le nom du PCF, en maintenant sous l’étiquette PCF un petit parti satellisé par le PS dont l’unique mission serait de compliquer la renaissance d’un vrai PC émancipé de la tutelle du PS. Cet ultime reniement du congrès de Tours livrerait les communistes à la chasse aux sorcières qui s’aggrave en Europe sous la pression de l’ultra-droite et des régimes anticommunistes de l’Est ; cela contribuerait à installer en France le paralysant bipartisme à l’anglo-saxonne ; et cela garantirait le pouvoir pour des décennies à la droite dure, dont le PS pro-Maastricht est de plus en plus incapable de se démarquer.

Cet entêtement liquidateur est un contresens historique. Si le PCF rallie officiellement la social-démocratie, le PS accentuera sa dérive droitière pendant que l’UMP achèvera de se fasciser ! Pour combattre la dérive fascisante en France et en Europe, il faut au contraire un vrai PC tirant à gauche la société, un Mouvement communiste international combattant la fascisation de l’U.E..


Que faire dans ces conditions ?
A l’occasion de ce qui peut être l’ultime congrès du PCF, tous les communistes, y compris ceux qui ont été écartés du PCF par la mutation, doivent aider les communistes encore cartés au PCF à exiger un franc changement de cap si cela est encore possible. Pour rassembler les communistes dans ce combat, il serait contre-productif de poser en préalable la ré-adhésion au PCF de ceux qui en ont été éjectés de manière souvent humiliante ; il faut au contraire prendre appui sur les organisations communistes qui depuis des années, font courageusement vivre une politique communiste indépendamment du PCF. Il ne faut surtout pas poser en préalable à l’union des communistes l’hypothèse que le PCF peut encore revenir « sur les rails du combat de classe ». La pratique tranchera à l’issue du congrès.
A l’inverse, il faut dès maintenant que tous les vrais communistes, y compris ceux qui sont toujours au PCF, se fédèrent pour intervenir ensemble, et indépendamment de la direction du PCF, sur le terrain des luttes.
Si par hypothèse, le PCF est contraint de rompre avec le réformisme et s’engage à redevenir communiste à l’issue du congrès, alors il faudra écarter sans retour les dirigeants naufrageurs et imposer la réintégration des communistes exclus pour leur opposition à la mutation. Si à l’inverse le congrès aboutit à la liquidation annoncée, y compris en maintenant sous couvert de « communisme » la ligne paralysante qui mène notre peuple de défaite en défaite, alors tous les continuateurs du vrai PCF, membres ou non du PCF, devront s’unir sans les dirigeants liquidateurs pour organiser ensemble en 2009 la renaissance du vrai PC. Cela implique que les regroupements communistes existants se fédèrent sans plus tarder dans l’action et le débat, en rejetant l’esprit de chapelle

Parce que le mouvement ouvrier et la France républicaine sont en grave danger, parce que les affrontements de classes en cours appellent des débouchés politiques anti-Maastricht, anticapitalistes et révolutionnaires, communistes de France, unissons-nous !

TOUS ENSEMBLE NOUS POUVONS GAGNER

Nous ne devons pas payer leur crise !
Tous ensemble, nous pouvons gagner


Ainsi, la crise est déclarée. En réalité, pour le peuple, elle ne finit jamais. Depuis plus de trois décennies, d'abord au nom de « la crise » des années 70, puis de la « guerre économique » ou de la « concurrence libre et non faussée », les acquis sociaux ont été attaqués par tous les gouvernements successifs. Depuis le début des années 90 et l'accélération de la construction européenne capitaliste (Maastricht), cette casse sociale généralisée a été amplifiée jusqu'à la « rupture » actuelle appliquée par un gouvernement Sarkozy qui exprime la gestion directe de notre pays par les grands actionnaires, les milliardaires et les institutions supranationales. Félicité par les idéologues du MEDEF comme Kessler de « démanteler le programme du Conseil national de la Résistance », le chef de clan Sarkozy : privatise la Poste et EDF, désosse l’Hôpital public et l’Education nationale, brise le statut de la Fonction publique et le code du travail, harcèle les chômeurs et démolit les remboursements Sécu tout en comprimant les salaires, en favorisant la désindustrialisatrion du pays et les placements dans les paradis fiscaux sans oublier bien sûr de restreindre le droit de grève et de pourchasser les immigrés et les syndicalistes combatifs...

Cette politique exprime le fonctionnement du capitalisme réel : tout pour le profit maximum des grandes entreprises, rien pour les travailleurs. L'actualité nous rappelle en outre que ce fonctionnement déchaîne régulièrement de gigantesques « crises ». Pour le comprendre, point besoin de dénoncer (pour la galerie) les spéculateurs comme le fait Sarkozy (alors qu’il vient de renflouer le flibustier Tapie sur les fonds publics ou qu'il gave les dirigeants du CAC 40 de cadeaux fiscaux et de subventions !). En fait, pour réaliser le profit maximum, moteur du capitalisme, le Capital doit à la fois vendre le plus possible de marchandises et diminuer les salaires directs et indirects. Le crédit permet de résoudre, temporairement, cette contradiction : les entreprises empruntent aux banques pour produire davantage, et les travailleurs sont incités à multiplier les crédits pour compenser la faiblesse de leurs revenus. Ainsi se développe une activité totalement artificielle basée sur le gonflement du crédit. Au bout d'un moment, le château de cartes s'effondre : les ménages ne peuvent plus faire face à leurs dettes, les faillites bancaires se multiplient et le cercle vicieux de la crise s'amorce : rupture de la chaîne du crédit, faillites, chômage, pauvreté croissante... C'est la crise généralisée qui affame le peuple (et permet aux entreprises les plus puissantes de racheter les autres à bon compte).

Alors que les classes populaires sont déjà frappées par des décennies de politique anti-sociale, la crise qui débute va avoir des conséquences terribles en France et dans le monde avec son cortège de chômage, de misère, de précarité, de fascisation et de guerres impérialistes. D'autant que les grands capitalistes s'empressent déjà de sauver leurs profits à coups de centaines de milliards d'euros donnés par les gouvernements et les banques centrales, alors que les « caisses sont vides » lorsqu'il s'agit d'augmenter les salaires ou de financer l'Education Nationale ! Bien sûr, leurs bons apôtres critiquent désormais l'ultra-libéralisme et jurent qu'on va « moraliser » le capitalisme, allant même jusqu'à défendre les nationalisations des compagnies en difficulté. Mais ils préviennent déjà : il faudra « accélérer les réformes » c'est-à-dire la casse des services publics, de la sécu... afin de payer la crise !

Au-delà des discours, la réalité s’impose : Sarkozy et sa clique ne sont ni « libéraux », ni « étatistes ». Ils gèrent au mieux les intérêts de leurs parrains les grands actionnaires, les Bouygues, Bolloré, Dassault, Lagardère, Rothschild, Tapie : privatisation de la Poste ou de la sécu, nationalisation des banques en faillite pour sauver les profits des actionnaires, réduction des dépenses publiques avant, pendant, et après la crise.... : tout est bon quand il s'agit de satisfaire le Capital. De son côté, le « socialiste » DSK directeur du FMI par la grâce de Sarkozy, annonce lui-aussi qu’il faudra à l’avenir serrer encore plus fort la vis des dépenses publiques (merci pour les profs, les postiers, etc.).
Au final, les eurocrates de l’UMPS réalisent déjà « l'union nationale » réclamée par Fillon : ils sont tous d'accord pour faire payer leur crise aux salariés, aux contribuables, aux assurés sociaux et aux retraités. Ils sont tous d'accord pour camoufler sous des discours « anti-libéraux », que c'est le système capitaliste, l’UE de Maastricht et la politique de « rupture » sarkozyste qui plongent la France dans la crise. Tous d'accord pour accélérer la politique unique du capital (casse des acquis sociaux, intégration européenne flanquée d’une politique xénophobe qui sape l’identité républicaine de la nation) qui étrangle déjà notre peuple.

Face à cet énorme gâchis, qui risque de semer encore davantage la misère et la ruine dans notre pays et dans le monde entier, le PRCF appelle à s'appuyer sur les luttes qui se développent à la base (Renault, Airbus, Goodyear, Poste, Education, Hôpitaux, ouvriers du Livre CGT...) pour :
- revendiquer ouvertement dans les luttes le refus de payer leur crise;
- exiger la nationalisation des banques, du crédit et des assurances sans indemnisation pour les grands actionnaires ; la taxation des revenus des grands actionnaires ; la nationalisation des secteurs clés de l’économie, avec un plan démocratique de ré-industrialisation du pays, de relance de l’Education nationale, de la Recherche et de l’Université ; le relèvement massif des petits et moyens salaires en prenant sur les immenses profits des grandes entreprises, l’annulation des déremboursements de soins médicaux, l’annulation des contre-réformes euro-libérales de Sarko-MEDEF (privatisation de la poste et d’EDF, etc.)... ;
- mettre en accusation l’UE du grand capital, par essence anti-sociale ;
- mettre à l’index le système capitaliste dans son ensemble. Au-delà des « abus » de la finance, il faut en finir avec l’abus EN SOI que constitue un système fondé sur l’exploitation du travail par le grand capital ; seul le socialisme, avec la socialisation des moyens de production et d’échange, avec le pouvoir du peuple travailleur, permettra de mettre enfin l’économie et la recherche scientifique au service de tous ;

Pour cela, le PRCF invite les organisations et militants franchement communistes qui veulent réellement rendre à la France un vrai Parti communiste à intervenir ensemble à la porte des entreprises en appelant les travailleurs et la jeunesse au combat anticapitaliste. Les communistes véritables ont aussi un grand rôle à jouer dans la renaissance du syndicalisme de classe, nécessaire pour en finir avec les trahisons des directions syndicales d’accompagnement et pour, à partir des luttes sectorielles, mettre en route le « tous ensemble et en même temps », indispensable pour stopper Sarko-MEDEF et rouvrir la voie du progrès social, de l’indépendance nationale et de la démocratie.

Avec la crise ouverte du capitalisme, le chômage de masse, les licenciements massifs dans l’industrie, la casse des services publics et des acquis sociaux, l’heure est aux grands affrontements de classe avec le grand capital.
Si nous, les travailleurs, n’osons pas affronter ensemble le capitalisme, il nous piétinera et amènera de nouveau les pires catastrophes pour l’humanité.

Union sans exclusive de tous les vrais communistes !
Union de tous les syndicalistes de lutte !
Union de tous les vrais républicains pour sortir notre pays de cette UE de malheur

SARKO MEDEF DECLARE LA GUERRE AUX OUVRIERS DU LIVRE CGT

Pôle de Renaissance Communiste en France

Communiqué de la Commission Luttes et Syndicalisme
SARKO-MEDEF déclare la guerre aux ouvriers CGT du Livre


Plus fort pour attaquer les salariés et pour "casser du rouge" que pour répondre à la crise du capitalisme et mettre les spéculateurs à la raison, le chef de guerre euro-patronal qui siège à l'Elysée s'est fendu d'une déclaration de guerre contre le Livre CGT. Et bien entendu, il a été ovationné, non seulement par les directeurs de journaux nommés par les trusts capitalo-sarkozystes des Lagardère et autres Dassault mais par la presse de "gôche", les Nouvel Obs et autres L. Joffrin de Libé (ce dernier étant lui aussi propriété de Rothschild).

En fait d'Etats généraux de la presse, la réunion convoquée par Sarkozy en l'absence des syndicats ouvriers, ne règlera aucun des problèmes structurels de la presse écrite française, en pleine déconfiture. Ce ne sont pas les acquis sociaux mérités du Livre, ni le fait que les ouvriers du livre font massivement confiance à la CGT, qui "plombe" les journaux français. Ce n'est pas non plus le système des Messageries hérité des réformes démocratiques de la Libération, et des ministres communistes issus de la Résistance, qui met la presse écrite en difficulté. La cause première du recul de la presse écrite est dans la médiocrité accablante d'une presse globalement alignée, de l'extrême-droite à la "gauche" caviar, sur l'anticommunisme, l'anti-syndicalisme, l'européisme béat, l'antisoviétisme, le suivisme envers les USA, l'anticastrisme obsessionnel, le libéralisme (dur ou "mou"), la détestation de tout ce qui tourne autour de l'indépendance nationale et de l'héritage républicain de la France, avec en prime, le désintérêt pour la connaissance véritable des difficultés des Français et pour les luttes des travailleurs, le rejet de l'argumentation approfondie, et le massacre de la langue française livrée au laisser-aller et aux anglicismes snobs et envahissants. Si la presse est malade, c'est avant tout parce qu'elle est aux mains du grand capital financier et des trusts de l'armement, tous liés au pouvoir, et qu'un nombre grandissant de citoyens se rend compte que la "libre presse" n'est plus que l'appellation officielle du bourrage de crâne et de la censure, comme on l'a vu quand la quasi-totalité des journaux a soutenu le Oui à la constitution européenne !

C'est pourquoi les mesures annoncées par Sarkozy sont pires que le mal. Le but poursuivi par cet homme, dont les amis politiques ne cachent pas qu'il veut détruire tous les acquis du CNR, y compris dans le domaine de la presse, est d'aggraver la mainmise du capital sur les journaux, d'aliéner encore davantage les lecteurs, tout en infligeant une défaite aux courageux ouvriers du Livre qui ont jusqu'ici réussi à sauver l'essentiel de leurs acquis en tenant avec honneur leur part de "front" dans la lutte entre le capital et le travail. Sarko espère sans doute que les états-majors syndicaux, à commencer par celui de la CGT dirigée par Thibault, vont se dérober, négocier dans le dos des travailleurs en lutte comme ils l'ont fait aux dépens de la SNCM ou de la SNCF, bref, offrir à Sarkozy une nouvelle victoire sur un plateau.

Mais d'une part, ils sous-estiment les ouvriers du Livre. D'autre part, ils sous-estiment le discrédit des patrons de presse et de leurs "grands journalistes", valets de plume de la finance. Enfin, ils sous- estiment le ras-le-bol général des travailleurs et de la jeunesse contre ce régime entièrement inféodé au MEDEF et à l'Europe supranationale. Un régime qui appelle à "l'union nationale" pour financer à milliards les spéculateurs, mais qui sabre les salariés du Livre, les personnels des services publics, et qui laisse Carlos Ghosn menacer l'emploi de milliers d'ouvriers de Renault, pendant que le pouvoir d'achat et les salaires réels des travailleurs sont en train de plonger dramatiquement et que le chômage remonte.

C'est pourquoi le PRCF appelle les communistes, les syndicalistes de lutte qui sont en train de s'organiser dans toute la France, la jeunesse combative des lycées et des collèges, à ne PLUS LAISSER PASSER UNE CONTRE REFORME sarkozyste. A force de laisser ces "réformes" passer, la France ouvrière et républicaine que nous avons héritée des luttes des Sans-Culotte, du Front populaire, de la Résistance et de Mai 68, aura bientôt cessé d'exister ! Partout, contactons les ouvriers du Livre, organisons la solidarité avec eux, avec les Renault qui se rebellent contre le plan Ghosn, avec les enseignants et postiers en lutte. Tous ensemble, nous pouvons stopper Sarko-MEDEF comme il a dû récemment reculer (partiellement) sur l'affaire du fichier Edvige. Nous devons rappeler à tous les travailleurs tentés de désespérer et de baisser l'échine le mot de Brecht : "Si tu ne partages pas le combat, tu partageras la défaite" !

mercredi 1 octobre 2008

APRES LES BASQUES PEUT ETRE NOUS?

Pôle position du Pôle de Renaissance Communiste en France- 29 09 08

CONTRE LA REPRESSION SARKO-ZAPATERISTE A L’EGARD DES MILITANTS BASQUES


Militant pour une République sociale, souveraine, démocratique, laïque et fraternelle avec tous les peuples, le PRCF est fermement opposé à la désintégration de la France à laquelle conduit la politique de régionalisation-privatisation de la nation menée par l'UMPS dans la perspective réactionnaire de mise en place d'une Europe des régions totalement dépendante du grand capital. En même temps, le PRCF est favorable à l'épanouissement de toutes les traditions culturelles et linguistiques qui font la richesse de la nation, à partir du moment où est respecté le cadre de la République laïque, où la langue française menacée par l'invasion du tout-anglais garde clairement son rôle de langue officielle de la République, et où les revendications linguistiques régionales ne servent pas de prétexte à dépecer le cadre national républicain issu de la Révolution "sans culotte".
C'est pourquoi le PRCF combat politiquement les revendications séparatistes basques, bretonnes, corses, "savoisiennes", etc. qui visent à dépecer le territoire national. Pour autant le PRCF sait parfaitement que l'histoire politique de l'Espagne voisine est fort différente de la
nôtre: en France, ce sont les forces réactionnaires qui poussent, de tout temps, vers l'écartèlement féodal ou capitaliste du territoire; par ex. en ce moment même, une offensive est menée par l'UMPS pour mettre à mal la structuration territoriale républicaine en communes, départements et nation, pour lui substituer une structuration éloignée du citoyen en communautés d'agglomération, euro-régions et Europe supranationale; en Espagne, les diverses nationalités catalane, basque, galiciennes, ont joué un rôle historique positif, en alliance avec la gauche et avec les communistes, pour combattre le fascisme centralisateur de Franco et de la monarchie post-franquiste. Les forces indépendantistes basques se sont dotées d'un programme socialiste et elles ont résisté, avec des méthodes hautement discutables parfois, à un Etat policier inhumain et barbare qui a gardé la sinistre "Guardia civil" et les méthodes de Franco derrière sa façade démocratique pour protéger les intérêts du
capital. En outre nos camarades du PCPE se prononcent clairement pour une Confédération républicaine des peuples d'Espagne.
Dans ces conditions, sans cesser de combattre politiquement et idéologiquement le séparatisme basque en tant qu'il vise l'unité et l'indivisibilité de la France, le PRCF condamne catégoriquement les mesures liberticides, attentatoires à la liberté de tous, prises en commun par Zapatero et Sarkozy pour emprisonner des militants basques représentant des partis légaux militant pour l'indépendance du pays basque. Ces militants et ces partis, aussi longtemps qu'ils respectent en France le cadre du débat public entre forces démocratiques doivent être respectés et pouvoir s'exprimer librement. Leurs idées doivent pouvoir être débattues, et le cas échéant, combattues, légalement. La répression aveugle, non seulement humilie la France en la mettant à la remorque des procédures fascisantes de la prétendue "Europe anti-terroriste", non seulement fait de l'Etat français le prolongement des Etats espagnol et italien (comme on le voit dans les extraditions honteuses de militants qui avaient reçu l'asile politique de la France), mais ne peut que nourrir la frustration identitaire des populations concernées.
Il apparaît de plus en plus que seul le socialisme, pour la France, mais aussi pour l'Espagne, pourra donner une réponse positive et fraternelle à la question du Pays basque. ; une France populaire en marche vers le socialisme trouverait les moyens pour permettre tout à la fois de refonder l'unité nationale sur des bases progressistes et de permettre le plein épanouissement sur son sol des langues et des cultures dites"régionales" en tant qu'elles sont, avec le bien commun qu'est la langue de Molière, d'Hugo et d'A. Césaire, l'héritage collectif des citoyens de notre pays.

crise structurelle du CAPITALISME

Pôle position du PRCF- 30 septembre 2008

Derrière la crise financière, la récession, la montée brutale du chômage, la baisse des salaires réels,
il y a la crise structurelle du capitalisme :
non à l’union nationale derrière Sarko-Fillon, « tous ensemble » contre les parasites du capital financier et leurs commis de l’Elysée, du MEDEF et de l’UE !

Ainsi donc, les Bush, Barroso (président de la commission européenne), D. Strauss-Kahn (directeur « socialiste » du FMI), Parisot, Sarkozy, qui n’ont jamais un centime pour augmenter les salaires et qui ne cessent de « dégraisser » les retraites, les remboursements maladie et les services publics, viennent de trouver d’un coup des centaines de milliards de dollars et d’euros pour renflouer, -sans aucune contrepartie (les banques ne diminueront pas d’un kopeck la soi-disant « dette publique de la France ») les spéculateurs irresponsables des sacro-saints « marchés financiers » !
Pour dorer la pilule, les hommes du grand capital, Sarko-Fillon en tête, ont le culot d’en appeler comme en 14, à l’union sacrée, des capitalistes et de leurs éternelles victimes, les travailleurs salariés et les membres des « couches moyennes » qui travaillent de plus en plus dur pour gagner moins… et pour voir maintenant leurs maigres économies dévorées par la spéculation ou par de nouveaux impôts déguisés qu’il va falloir payer pour régler les dettes des milliardaires fainéants amis de Sarkozy.
Le Pôle de Renaissance Communiste en France appelle à refuser catégoriquement ce marché de dupes, néfaste pour la classe ouvrière, pour la France et pour son économie.
D’abord il faut voir clair dans la crise financière : celle-ci n’est pas seulement ni principalement l’effet des malversations de quelques boursicoteurs. Elle est d’abord l’effet direct des politiques néo-libérales qui ont dérégulé la finance depuis les années 80, sous le règne des ministres des finances successifs de l’UMPS, de Bérégovoy à Fabius en passant par Sarko-Lagarde. Ainsi, l’amnésique professionnel de l’Elysée se proposait il y a peu d’autoriser en France les prêts hypothécaires à l’américaine pour les petites gens !
Mais surtout, derrière la crise financière, il y a la crise structurelle du capitalisme que les marxistes ont prédite depuis des années (il est mensonger de dire que « personne » n’a vu venir la crise, la collection d’Initiative communiste montre le contraire !).
Ensuite, il faut démentir sans relâche la fausse opposition du « libéralisme » et de la « régulation étatique ». En réalité, il y a belle lurette que le libéralisme du 19ème siècle est mort et enterré. Depuis longtemps fonctionne le capitalisme monopoliste d’Etat, -aujourd’hui à l’échelle des Empires continentaux et non plus des Etats-nations-, ce CME a pour mission de soutenir la chasse au profit maximal des monopoles capitalistes en les subventionnant au moyen de l’argent public. Aujourd’hui, face à l’ampleur de la crise, comparable par son ampleur à celle de 1929, le subventionnement public du profit privé par les Etats-Empires des USA et de l’UE atteint des niveaux records. Mais loin de régler les problèmes, ce financement, qui serait mieux employé pour relancer l’emploi, les salaires et les services publics-, ne fera que renforcer la crise en appauvrissant la masse de la population et en détruisant l’école publique et la protection sociale.
En outre, loin de « sauver la France », ce financement d’Etat des capitalistes que Sarkozy présente comme une position de gauche avec le renfort des Royal, Delanoe et autres DSK, va au contraire enchaîner davantage notre pays à l’UE du grand capital et au désastreux euro ; il va se traduire par une perte totale de souveraineté budgétaire pour notre peuple avec un risque très grave de déclin irréversible de la production nationale industrielle, agricole, halieutique… ; celle-ci (Airbus, Renault…) aurait plus que jamais besoin d’une grande politique industrielle et sociale NATIONALE et démocratique, conduite sous l’égide d’un fort secteur public et nationalisé, avec un contrôle strict du commerce extérieur fondé sur l’échange égalitaire, et non sur le libre-échangisme destructeur.
Face à cet énorme gâchis, qui risque de semer la misère et la ruine dans notre pays et dans le monde entier, le PRCF appelle
-dans l’immédiat, à revendiquer ouvertement dans les luttes la nationalisation des banques, du crédit et des assurances sans indemnisation pour les grands actionnaires, avec annulation de la « dette publique de la France » ; le contrôle des flux internationaux de capitaux ; la taxation des revenus financiers des grands actionnaires ; la nationalisation des secteurs clés de l’économie, avec un plan démocratique de ré-industrialisation du pays, de relance de l’Education nationale, de la Recherche et de l’Université ; le relèvement massif des petits et moyens salaires en faisant peser le fardeau principal sur les entreprises du CAC, l’annulation des déremboursements de soins médicaux, l’annulation des contre-réformes euro-libérales de Sarko-MEDEF (privatisation de la poste et d’EDF, etc.) ; la remise en place d’un livret A garanti par l’Etat et exclusivement délivré par la Poste et les Caisses d’épargne déprivatisées ;
-à mettre en accusation l’UE du grand capital, qu’il est impossible de « réorienter de manière progressiste » comme le prétendent les menteurs qui dirigent le PS, le PCF et nombre de groupes trotskistes ;
-à mettre à l’index le système capitaliste dans son ensemble : au-delà des « abus » de la finance, il faut en finir avec l’abus EN SOI que constitue un système fondé sur l’exploitation du travail par le grand capital ; seul le socialisme, avec la socialisation des moyens de production et d’échange, avec le pouvoir du peuple travailleur, permettra de mettre enfin l’économie et la recherche scientifique au service de tous ;
Par ailleurs, le PRCF invite les organisations et militants franchement communistes qui veulent réellement battre la direction socialo-dépendante du PCF et rendre à la France un vrai Parti communiste, à se réunir sans exclusive au plus vite, non seulement pour mener la bataille idéologique pour le socialisme, non seulement pour interpeller ensemble les communistes à l’occasion du prochain congrès du PCF, mais pour intervenir ensemble à la porte des entreprises en appelant les travailleurs et la jeunesse au combat anticapitaliste.
C’est ainsi, et non par des exclusions, des conciliabules et des jeux d’appareils que nous feront renaître le grand parti communiste dont notre peuple a un besoin vital et URGENT.
Les communistes véritables ont aussi un grand rôle à jouer dans la renaissance du syndicalisme de classe, nécessaire pour en finir avec les trahisons des directions syndicales d’accompagnement et pour mettre en route le « tous ensemble et en même temps » ; à partir de chaque lutte sectorielle, le « tous ensemble » est indispensable pour stopper Sarko-MEDEF et rouvrir la voie du progrès social, de l’indépendance nationale et de la démocratie.
Avec la crise ouverte du capitalisme, la menace du chômage de masse, les licenciements massifs dans l’industrie, la casse des services publics et des acquis sociaux, l’heure est aux grands affrontements de classe avec le grand capital. Si nous, les travailleurs, n’osons pas affronter ensemble le capitalisme, il nous piétinera et amènera de nouveau les pires catastrophes pour l’humanité : misère et chômage de masse, fascisation, guerres mondiales impérialistes pour s’approprier les profits, etc.
Pour cela, union sans exclusive de tous les vrais communistes !
Union de tous les syndicalistes de lutte !
Union de tous les vrais républicains pour sortir notre pays de cette UE et de cet OTAN de malheur
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A BAS L’UNION EUROPEENNE DE LA FASCISATION ET DE L’EXTREME DROITE
Après les élections italiennes, qui ont vu la montée en puissance des fascistes et des « post-fascistes » alliés de Berlusconi (le fasciste déclaré Alemanno dirige la ville de Rome), après l’élection d’un maire conservateur ouvertement raciste à Londres, après l’élection de l’ultra-droite sarkozyste qui surfe publiquement sur les thèmes xénophobes empruntés à Le Pen, après la percée du nationalisme flamand le plus réactionnaire en Flandre belge, l’Autriche et la Bavière allemande viennent de donner des scores très élevés à l’extrême-droite néo-nazie ou apparentée.
Déjà dans les ex-pays socialistes dominent des pouvoirs violemment anticommunistes qui piétinent les droits de la classe ouvrière et se livrent à une véritable chasse aux sorcières contre les partis communistes et la gauche anticapitaliste.
Déjà, avec le rapport Lindblad, l’Union européenne et le « Conseil de l’Europe » se sont engagées dans la voie de la criminalisation du communisme et de son histoire dans le but de réprimer le combat anticapitaliste et de banaliser l’extrême droite en amalgamant honteusement les nostalgiques de Hitler aux héritiers des nobles combattants de Stalingrad.
Dans ces conditions on voit à quel point il est faux de revendiquer, comme le font les eurodéputés du PCF Wurtz et Hénin, « l’Europe sociale ». Ce mensonge social-impérialiste masque la nature de classe férocement antipopulaire de l’UE, cette prison des peuples qui broie les acquis sociaux et les souverainetés nationales pour favoriser les prédations et les guerres impérialistes du grand capital.
Plus que jamais, les communistes doivent se prononcer clairement pour sortir la France de l’UE afin de construire une nouvelle République fraternelle, souveraine et sociale tissant de nouveaux traités internationaux progressistes sur tous les continents.
Plus que jamais il faut dénoncer cette « construction européenne » qui nourrit les nationalismes réactionnaires au détriment du patriotisme républicain véritable et de l’internationalisme prolétarien.
Plus que jamais, l’unité des véritables partis et organisations communistes devient une condition de survie et de reconquête pour toutes les forces progressistes d’Europe.