jeudi 3 juillet 2008

Appel aux VRAIS COMMUNISTES

Face à l’anti-congrès de Tours des dirigeants du PCF
Appel aux continuateurs communistes
5/6 Mai 2008, 190ème anniversaire de la naissance de Marx, 250ème anniversaire de la naissance de Robespierre

Face aux ravages sociaux, aux guerres impérialistes et aux crises de toutes sortes dans lesquels le capitalisme re-mondialisé plonge l’humanité, face à la guerre à mort que mènent la droite, Bruxelles et le MEDEF aux conquêtes sociales et républicaines du peuple français, face à l’arrimage irréversible du PS à l’euro-mondialisation libérale (FMI, OMC, UE, OTAN…) qui détruit notre pays, les travailleurs ont vitalement besoin d’un vrai PC, populaire, combatif et révolutionnaire. Comment en effet résister à la grave offensive réactionnaire actuelle, comment proposer une alternative progressiste à Sarkozy et à ses complices de l’UMPS, sans un vrai PC de combat ?

Un vrai parti communiste de combat, ce serait…

°un parti ancré dans les entreprises, les facs et les quartiers populaires, un parti indépendant du PS qui permette à nouveau aux travailleurs salariés d’intervenir dans la vie politique pour construire l’union populaire contre le grand capital et porter la perspective d’une nouvelle République sociale, souveraine, laïque, démocratique et fraternelle, en marche vers le socialisme ;
°un parti dénonçant le mythe réformiste de l’« Europe sociale » et appelant à rompre avec l’Europe impérialiste pour rétablir la souveraineté du peuple de France et imposer un changement radical de cap politique comportant la mise en place de nouveaux traités internationaux progressistes,
°un parti internationaliste et antifasciste retissant la solidarité entre travailleurs français et immigrés, travaillant à la renaissance du Mouvement communiste international et du Front anti-impérialiste mondial ; un parti ami de Cuba socialiste et du mouvement anti-impérialiste en Amérique latine et dans les autres parties du monde ;
°un parti porteur d’une réflexion théorique prolongeant dans les conditions actuelles les analyses de Marx, d’Engels, de Lénine et des autres penseurs marxistes, au lieu de se conformer platement à l’idéologie dominante qui criminalise l’histoire du communisme et des révolutions pour dédouaner le capitalisme, promouvoir l’impasse social-démocrate et réhabiliter le fascisme ;
°un parti attaché à la démocratie dans les luttes, mais fortement organisé et politiquement cohérent, en capacité d’orienter et de fédérer les luttes populaires alors que s’aiguise l’affrontement de classes avec la grande bourgeoisie au pouvoir ;
°un parti appelant à abolir l’exploitation capitaliste, à agir pour la transformation révolutionnaire de la société, travaillant à la conquête du pouvoir politique par les travailleurs et à la socialisation des grands moyens de production, base économique du socialisme futur et de l’avancée vers une société communiste ;
° un parti ne confondant pas réflexion autocritique et auto-flagellation, assumant fièrement contre l’héritage de 1789/94, de la Commune, d’Octobre 17, du Congrès de Tours, du Front populaire, de la Résistance et de la Libération, de la lutte anticoloniale, un parti reprenant dans les formes d’aujourd’hui le combat que menait le PCF d’avant la mutation pour le progrès, la paix et le socialisme ;

Or, à contresens de ces exigences, la direction du PCF veut officialiser la liquidation social-démocrate de ce parti à l’occasion du 34ème congrès
En effet, après que la mutation du PCF ait affaibli et désorienté les communistes et les travailleurs, après que la participation du PCF au gouvernement pro-Maastricht de Jospin ait contribué à discréditer la « gauche » et à remettre en selle la droite décomplexée, la direction du PCF veut officialiser la rupture du PCF avec le communisme ; et cela sous les encouragements de la « Gauche Européenne », dont le président, Bertinotti, veut dissoudre son propre parti, le PRC italien ; Les dirigeants du PCF ne cachent plus en effet que leur but est de dissoudre ce qui reste du PCF lors du 34ème congrès ; cela peut se réaliser en fusionnant avec des trotskistes et des alter-mondialistes, en se subordonnant à l’« aile gauche » du PS, en reniant le nom du PCF, en maintenant sous l’étiquette PCF un petit parti satellisé par le PS dont l’unique mission serait de compliquer la renaissance d’un vrai PC émancipé de la tutelle du PS. Cet ultime reniement du congrès de Tours livrerait les communistes à la chasse aux sorcières qui s’aggrave en Europe sous la pression de l’ultra-droite et des régimes anticommunistes de l’Est ; cela contribuerait à installer en France le paralysant bipartisme à l’anglo-saxonne ; et cela garantirait le pouvoir pour des décennies à la droite dure, dont le PS pro-Maastricht est de plus en plus incapable de se démarquer.

Cet entêtement liquidateur est un contresens historique. Si le PCF rallie officiellement la social-démocratie, le PS accentuera sa dérive droitière pendant que l’UMP achèvera de se fasciser ! Pour combattre la dérive fascisante en France et en Europe, il faut au contraire un vrai PC tirant à gauche la société, un Mouvement communiste international combattant la fascisation de l’U.E..


Que faire dans ces conditions ?
A l’occasion de ce qui peut être l’ultime congrès du PCF, tous les communistes, y compris ceux qui ont été écartés du PCF par la mutation, doivent aider les communistes encore cartés au PCF à exiger un franc changement de cap si cela est encore possible. Pour rassembler les communistes dans ce combat, il serait contre-productif de poser en préalable la ré-adhésion au PCF de ceux qui en ont été éjectés de manière souvent humiliante ; il faut au contraire prendre appui sur les organisations communistes qui depuis des années, font courageusement vivre une politique communiste indépendamment du PCF. Il ne faut surtout pas poser en préalable à l’union des commu-nistes l’hypothèse que le PCF peut encore revenir « sur les rails du combat de classe ». La pratique tranchera à l’issue du congrès.
A l’inverse, il faut dès maintenant que tous les vrais communistes, y compris ceux qui sont toujours au PCF, se fédèrent pour intervenir ensemble, et indépendamment de la direction du PCF, sur le terrain des luttes.
Si par hypothèse, le PCF est contraint de rompre avec le réformisme et s’engage à redevenir communiste à l’issue du congrès, alors il faudra écarter sans retour les dirigeants naufrageurs et imposer la réintégration des communistes exclus pour leur opposition à la mutation. Si à l’inverse le congrès aboutit à la liquidation annoncée, y compris en maintenant sous couvert de « communisme » la ligne paralysante qui mène notre peuple de défaite en défaite, alors tous les continuateurs du vrai PCF, membres ou non du PCF, devront s’unir sans les dirigeants liquidateurs pour organiser ensemble en 2009 la renaissance du vrai PC. Cela implique que les regroupements communistes existants se fédèrent sans plus tarder dans l’action et le débat, en rejetant l’esprit de chapelle

Parce que le mouvement ouvrier et la France républicaine sont en grave danger, parce que les affrontements de classes en cours appellent des débouchés politiques anti-Maastricht, anticapitalistes et révolutionnaires, communistes de France, unissons-nous !

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