jeudi 31 juillet 2008

"LE CRIME DE J. LANG"

Déclaration de la Commission Exécutive du Pôle de Renaissance Communiste en France

REFORME DE LA CONSTITUTION VOTEE A UNE VOIX DE MAJORITE
PLUS QUE JAMAIS RASSEMBLEMENT ET LUTTE

La Constitution présidentialiste imposée en 1958 par le coup de force d’Alger, ne suffisant plus au capital français et européen, il était devenu urgent de renforcer son caractère de pouvoir personnel.
Face à la colère qui monte dans notre peuple devant une situation qui se dégrade de plus en plus, il fallait donner au pouvoir sarkozyste de nouvelles armes.
Ce fut fait avec les mesures de renforcement des missions de répression de l’armée, sa désarticulation et son retour dans l’OTAN.
Puis ce fut le décret EDVIGE de fichage des citoyens à partir de 13ans , la fusion de la DGSE et des RG.
Enfin lundi 22 juillet le pouvoir sarkozyste s’est attaqué à sa propre constitution, celle de la 5ème république . Après la forfaiture de la constitution européenne en voici une seconde.
Par cette réforme que nous analyserons plus en détail, un grand pas est franchi dans le renforcement du pouvoir personnel et la fascisation des institutions françaises.
Une très courte majorité de députés a choisi le chemin du déshonneur, celui qui du 18 brumaire à Vichy a toujours conduit notre pays à la catastrophe. Comme aux heures les plus sombres de notre histoire l’exécutif et le législatif ne sont plus séparés.
Ce sera à jamais la honte du député PS Jack Lang d’avoir permis par son vote cette forfaiture ; car il s’agit bien de forfaiture ; en effet, même sous la présidence de De Gaulle, toutes les modifications constitutionnelles ont été soumises au verdict populaire. Faut il qu’ils aient peur de notre peuple, ce peuple qui a rejeté leur projet de Constitution européenne !
Une autre remarque s’impose, c’est une nouvelle fois l’attitude ambiguë du PS, qui , si « le président avait accepté de discuter d’un compromis possible aurait voté oui » (dixit Montebourg) ou encore qu’ « il n’y a pas eu opposition systématique de notre part » (dixit Bruno Le Roux).
Cela n’empêche pas la direction du PCF/PGE de vouloir recommencer le triste coup d’une « union de la gauche » sans principes.
En vérité ce qui manque aujourd’hui à notre pays c’est un parti communiste révolutionnaire, un parti communiste de classe, capable de contribuer aux rassemblements de lutte du monde du travail et de la culture, capable d’impulser la mise en place d’un Nouveau Conseil National de la Résistance, pour créer les conditions de l’instauration de la République démocratique et sociale, libérée de la soumission à l’Union européenne et au capital français et multinational.
Ce Parti fidèle aux fondamentaux du Congrès de Tours, c’est ensemble que nous pouvons le faire renaître dans le monde d’aujourd’hui!
C’est pourquoi le Pôle de Renaissance Communiste en France vous appelle à soutenir massivement l’Appel aux continuateurs communistes qu’il a lancé.
Les Sarkozy et les Lang disparaîtront, la flamme révolutionnaire, celle de 1792, de la Commune, du Front Populaire, de la Résistance elle ne s’éteindra jamais.

22 juillet 2008

mardi 15 juillet 2008

Aprés SARKO par jean Lévy

ardi 15 juillet 2008
Et après Sarkozy ?


Chacun connaît les liens plus qu’étroits qui unissent les médias, les puissances économiques et le pouvoir politique. Chaînes de télés, radios, journaux sont la propriété directe des Bouygues, Lagardère, Dassault, Rothschild, Bolloré et autres Arnaud, ou sous la coupe directe de représentants de l’Etat.

On peut, dans ces conditions, s’étonner de commentaires et de présentations d’évènements peu amènes pour Sarkozy et divers aspects de sa politique.

On est surpris de l’insistance accordée au « malaise dans l’armée », des « complaisances » reprochées au président de la République vis-à-vis de Béchir al Asad et le « tapis rouge » qui aurait été déroulé devant ce dernier. On reste perplexe face à l’évocation ironique, sur une chaîne publique, de la réception, le 14 juillet 2007, et de l’appréciation, alors donnée à l’Elysée par Sarkozy sur son épouse d’alors, Cécilia, – « c’est une belle femme ! », propos incongru aujourd’hui au temps de Carla.

Ces attitudes « frondeuses » de la part de journalistes, d’un naturel prudent, souvent obséquieux et « aux ordres », font réfléchir.

Mais au-delà des retombées médiatiques, les mesures prises, ces derniers mois, par Nicolas Sarkozy et son équipe, visant des secteurs de la société, hier encore ardents soutiens du nouveau président, interrogent les observateurs.

Un pouvoir qui se définit comme celui d’une « droite sans complexe » peut-il gouverner sans l’appui du monde judiciaire, de l’appareil militaire traditionnel, de la bourgeoisie commerçante urbaine, d’une fraction de la paysannerie, des camionneurs et des patrons marins pêcheurs ?

Certes, juges, avocats, généraux et officiers supérieurs, petits commerçants, agriculteurs « bio » et vignerons, petits et moyens patrons, tous peuvent applaudir aux mesures de contre-révolution sociale du gouvernement, à la démolition du Code du Travail, à la restriction accélérée des droits syndicaux.

Mais quand l’Elysée réduit les structures judiciaires, les cadres de l’Armée, mise uniquement sur les « grandes surfaces » contre les boutiquiers, annonce la destruction de nombre de vignobles, ne répond pas à l’attente du monde agricole et de la pêche, désertifie plus encore les campagnes et la province en supprimant hôpitaux, écoles, bureaux de poste, toutes ces couches atteintes par les effets de la politique de Nicolas Sarkozy, prennent leurs distances avec celui-ci, et pour beaucoup, lui retirent leur confiance.



Peut-on concevoir, sur le long terme, un pouvoir dont la base sociale se réduit au Clan du CAC 40 et à ses affidés ?

La question est donc posée : Le « travail utile » du président réalisé, c’est-à-dire la casse généralisée des acquis sociaux et la mise sur la touche des organisations syndicales démonétisées, la destruction programmée des libertés publiques et la mise en œuvre d’une politique de répression, la réintégration dans l’OTAN de la France finalisée, quand toutes les conditions seront remplies, la grande bourgeoisie française (et européenne) aura-t-elle encore besoin d’un Nicolas Sarkozy dont le comportement, l’attitude personnelle, peuvent porter préjudice, à la longue, au processus engagé ?

Quand le temps viendra, il est toujours possible à la grand bourgeoisie de « découvrir » un « nouveau sauveur », plus présentable – le sale boulot ayant été fait - plus en harmonie avec les rites et la bienséance de ses élites.

Le nom importe peu.

A droite, des Alain Juppé, aujourd’hui en réserve de la politique, on peut en fabriquer à coup de sondages orientés.

A « gauche », les prétendants ne manquent pas. Ils en rêvent dans les bureaux discrets du FMI. Le Capital n’y verrait nul ombrage.

Mais ce scénario n’est réalisable qu’en l’absence d’une véritable opposition politique de classe, puissante et crédible.

Là est toute la question.

lundi 14 juillet 2008

Pour une FRANCE LIBRE...

Arc Républicain de progrès

POUR UNE FRANCE LIBRE, DETRUIRE LA BASTILLE EURO - ATLANTISTE

Ce 14 juillet 2008, Nicolas Sarkozy dévoie l'anniversaire de la prise de la Bastille pour célébrer la dissolution de la France républicaine dans l'Europe supranationale et néolibérale. L’Arc Républicain de Progrès, composé d’organisations républicaines de diverses sensibilités, s’adresse au peuple de France, à tous les républicains patriotes, aux travailleurs manuels et intellectuels, aux entrepreneurs des PME et des PMI victimes eux aussi de l’Europe de la finance mondialisée, à la jeunesse, à tous les démocrates de notre pays et aux défenseurs de la paix mondiale.

Alors que notre peuple a voté Non en mai 2005 à la "constitution" européenne, alors que les luttes se multiplient dans notre pays pour l'emploi, les salaires, les acquis sociaux, les services publics, alors qu'une majorité de Français condamne la décision prise par N. Sarkozy de réintégrer le commandement intégré de l'OTAN et d'accompagner la politique impérialiste de guerre et d’agression de Washington, le gouvernement UMPS accélère sa "rupture" avec l'objectif d'aligner notre pays sur les normes régressives des pays anglo-saxons, de la globalisation et de l'Europe de Maastricht.

Ainsi les hommes du MEDEF félicitent-ils publiquement N. Sarkozy de «démanteler le programme du CNR, ce compromis entre gaullistes et communistes» qui permit en 1945 la naissance de la Sécurité sociale, des retraites par répartition, des comités d'entreprise, du secteur public industriel, la relance démocratique de l'Education nationale et de la Recherche publique, le rétablissement des libertés démocratiques, la démocratisation de la presse, l’institution d'une justice préventive pour les mineurs, etc.

Ainsi le pouvoir s'en prend-il brutalement à la souveraineté nationale et populaire, à la République une et indivisible, à la séparation laïque entre l'Etat et les Eglises, à l'organisation de la France en départements et en communes, au droit de grève et à l'indépendance des syndicats et de la presse, à la séparation des pouvoirs, au droit d'asile, bref, à tout ce qui fait l'héritage des Lumières, de la Révolution française, de la Commune de Paris, du Front populaire, de la Résistance et de la Libération.

Notre pays est menacé de mort parce que l'aristocratie financière au pouvoir veut mettre au pas les salariés, la jeunesse estudiantine, les artisans, les petits entrepreneurs de la ville et de la campagne, les chercheurs, les enseignants et les créateurs, tout cela pour permettre aux très grands actionnaires de participer à la course mondiale au profit maximal, quitte à délocaliser nos industries, à détruire notre pêche et notre agriculture familiale, à démanteler nos services publics, à laisser la langue française sombrer devant le "tout anglais", à détruire en un mot le meilleur de notre héritage national.

Face à cette entreprise, c'est peu dire que l'opposition officielle est complice: placés par le pouvoir à la tête du FMI et de l'OMC, des dirigeants du PS (D. Strauss-Kahn et P. Lamy) sont à la tête de la mondialisation néolibérale. D'autres ont aidé Sarkozy à violer le Non souverain de 2005 en ratifiant au parlement la constitution bis, dite "traité de Lisbonne". Quant aux luttes sociales, elles peinent à se fédérer parce que nombre de hauts dirigeants syndicaux acquis au mot d'ordre mensonger de l'"Europe sociale", font le choix d'accompagner les contre-réformes du pouvoir aux ordres de Bruxelles. Non il n'y aura jamais d'Europe sociale et démocratique dans le cadre de l'UE néolibérale et supranationale, qui vient de se prononcer pour la semaine de 48 heures (avec dérogations à 65!) et qui accorde désormais le "droit" aux polices des Etats-membres d'interner les migrants en situation irrégulière pendant 18 mois et sans jugement.

De plus en plus il se confirme qu'il est impossible de "réguler" ou de réformer cette UE entièrement construite pour le profit d'une étroite oligarchie de l'argent fascinée par le "modèle" américain et pilotée par des dirigeants à travers un appareil euro-atlantiste. Il est illusoire d’espérer amender cette nouvelle prison des peuples dont il faut au plus tôt affranchir notre pays au nom du progrès social, du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et d’une autre conception des traités internationaux au travers de la coopération entre les peuples et non limitée à l’Europe, respectant les souverainetés populaires et nationales.

Dans ces conditions, sortir de l’UE ne signifie nullement "isoler la France". Bien au contraire, notre pays jouerait un rôle moteur dans la résistance mondiale et européenne au néolibéralisme et son attitude aurait un puissant écho mondial. Une nouvelle France libre aurait alors l’autorité nécessaire pour proposer de nouveaux traités internationaux progressistes analogues à ceux qui ont pu exister par le passé ou à ceux qui associent entre eux les peuples latino-américains dégagés de la tutelle états-unienne.


Dans cet esprit, nous lançons à tous les progressistes et républicains un appel solennel:

- sur les principes qui furent ceux du Conseil National de la Résistance (indépendance nationale, rétablissement de la démocratie et de la souveraineté populaire, égalité civique, politique de paix, de progrès social mettant le monde du travail au coeur de la nation républicaine, développement des petites et moyennes entreprises, promotion des Lumières à travers l'Education nationale et la Recherche publique, politique nationale de développement impulsant la re-industrialisation de la France, l'agriculture, la pêche, les services publics, la défense des droits syndicaux et du pluralisme de la presse...)

- actualisons ces grands principes et les grands axes du programme du CNR qui ont repris toute leur modernité et permettent de tracer une perspective crédible et nécessaire.

- Opposons-nous avec rigueur aux orientations antisociales, antidémocratiques et antinationales du pouvoir actuel et de ses complices de la fausse opposition. En toute indépendance à l'égard de l'UMPS construisons ensemble, en respectant notre diversité, le rassemblement populaire préconisé par l’arc républicain de progrès.

Comme l'a montré le 29 mai 2005, cette orientation est potentiellement majoritaire en France. En s’appropriant cette perspective politique, la France républicaine aura alors tôt fait de retrouver la voie de la liberté, de l'égalité et de la fraternité ainsi que son influence émancipatrice dans les relations internationales

Pour l’Arc Républicain de Progrès :

Comité Valmy,
Pôle de Renaissance Communiste en France,
Rassemblement des Citoyens pour la République,
Collectif Républicain de la Gauche Gaulliste.

mardi 8 juillet 2008

Sarkozy:La voix de son maitre

Communiqué du Pôle de Renaissance Communiste en France
www.prcf.fr







SARKOZY : LA VOIX DE SON MAITRE.



Sarkozy a un mérite à nul autre pareil, il dit tout haut ce que le MEDEF pense plus bas, le courage n’étant pas une vertu connue de l’organisation patronale qui fut obligée de changer de nom à la Libération pour faire oublier ses compromissions avec l’occupant hitlérien….

Bref, Sarkomedef n’a pu se retenir de partager sa joie avec ses complices de l’UMP. "Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit".




Que veut dire cette phrase ?

Que le but des dispositions visant prétendument à « protéger » les usagers des services publics sont bien des dispositions anti-grève, anti-populaires, des dispositions visant à faire en sorte que les grèves deviennent invisibles à force de mesures vidant l’action de son impact. Ceux, tous ceux, qui ont promu ou avalisé de telles dispositions sont coupables d’une violation flagrante, reconnue par le Président de la République-UMP, de la Constitution qui proclame le droit de grève, d'un mauvais coup contre les libertés.

Que la Droite, par la voix de son chef suprême, se félicite que les grèves passent inaperçues et donc que la Droite est hostile au monde ouvrier et salarié et à l’action pour la défense des intérêts du Travail car la Droite est au service du Capital : une vieille leçon oubliée par une fraction des classes populaires du fait des trahisons multiples et violentes de la fausse gauche, Parti Socialiste en tête.

Que la classe ouvrière et tous les travailleurs savent désormais ce qui leurs reste à faire : rendre leurs grèves visibles, pour que Sarkozy, le MEDEF, le grand Capital et les jaunes de toutes les nuances, se rendent douloureusement compte des grèves et des actions du monde du travail. Il faudra faire rentrer ses mots insultants dans la gorge de celui qui les a prononcé et de ceux qui tirent les ficelles de cette dérisoire marionnette.

Que la mollesse des réactions des hiérarchies syndicales est à la mesure de leur refus du « Tous ensemble, en même temps ! » seul capable de réaliser un rapport de forces qui brise l’offensive capitaliste ultra-libérale des Thatcher franco-européistes.

Que les gesticulations et les diversions sentimentalo-médiatiques autour d’Ingrid ou de Carla, cachent très mal la nature de classe du pouvoir, arrogant, méprisant et agressif à l’égard du Travail, et obséquieux, servile et zélé à l’égard du Capital.




Faisons en sorte que désormais, chaque fois qu’il y a une grève, Sarkozy et ses patrons du bloc MEDEF-UMP s’en aperçoivent !




Le 07 juillet 2008




NB : la résistance syndicale s'organise à la base. Entre autres, le PRCF informe de l'existence d'une pétition syndicale (Lettre ouverte de masse aux états-majors syndicaux) qui rencontre un vif succès.

Nous nous permettons d'en citer la conclusion : « Les signataires de cette lettre s’engagent à tout faire pour faire monter cette exigence dans leur entreprise, leur quartier, leur syndicat. La balle est dans le camp des directions syndicales nationales qui doivent cesser d’ « accompagner » la rupture afin de reprendre le seul chemin gagnant : faire le lien entre toutes les contre-réformes, travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l’affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l’unité dans l’action des travailleurs et de la jeunesse. » http://tous-ensemble.dyndns.org

lundi 7 juillet 2008

LE PEUPLE COLOMBIEN TOUJOUS SOUS LE JOUG DES USA TRAFICANTS.

Même si une nouvelle "vierge blanche" après ségolen est née faut il oublier la lutte des pauvres en Colombie?





Le peuple colombien est toujours otage.

Le « triomphe » des militaires et du gouvernement d'Uribe n'est pas une bonne nouvelle pour nous : C'est une légitimation de la logique guerrière et des pratiques totalitaires. Une bulle médiatique de plus qui permet d'occulter la para militarisation du régime, la violation quotidienne des Droits de l'Homme, les assassinats systématiques des opposants politiques, syndicalistes, journalistes, défenseurs des Droits de l'Homme.


Nous ne pouvons oublier qu’en Colombie, près de quatre millions de personnes ont été déplacées de force à l'intérieur du pays, en majorité à cause des groupes paramilitaires. Ces groupes, qui agissent seuls ou avec des membres des forces armées, ont fait disparaître au moins 15.000 personnes ; ils les ont enterrées dans plus de 3.000 fosses communes ou ils ont jeté leurs cadavres dans les fleuves. Ils ont assassinés plus de 1.700 indigènes, 2.550 syndicalistes et plus de 5.000 membres de l'Union Patriotique. Régulièrement, ils torturent leurs victimes avant de les tuer.


Entre 1982 et 2005, les paramilitaires ont perpétré plus de 3.500 massacres et ils ont volé plus de six millions d'hectares de terres. Depuis 2002 et leur supposée "démobilisation", ils ont assassiné 600 personnes chaque année. Ils ont réussi à contrôler 35% du Parlement. De 2002 à aujourd'hui, des soldats de l'Armée régulière ont commis plus de 950 exécutions, la plupart en "maquillant" des paysans en guérilleros. Récemment, en janvier 2008, les paramilitaires ont commis 2 massacres, 9 disparitions forcées, 8 homicides alors que l'Armée a perpétré 16 exécutions extralégales. Depuis le début de cette année, 28 syndicalistes ont été assassinés.


En Colombie, les agents de l'Etat et les paramilitaires violent les Droits de l'Homme et le droit humanitaire. De nombreux groupes paramilitaires ne se sont pas démobilisés. Maintenant ils se font appeler "Aigles Noirs". De nombreux para politiques ont des charges publiques ou diplomatiques. En septembre 2007, il y avait 39 affaires. Aujourd'hui, en juillet 2008, il y a plus de 60 parlementaires et hauts fonctionnaires mis en cause dont bon nombre sont en prison). Le président Alvaro Uribe lui-même et son entourage sont mis en cause. L’élection présidentielle de 2006 menace d’être invalidée par une sentence de la Cour suprême de justice après qu’une parlementaire ait été reconnue coupable de subornation par cette même cour.


Avec la libération d'Ingrid Betancourt par les militaires, c'est "La Mano Fuerte" qui gagne. Nous ne pouvons que regretter que la guerrilla n'ait pas libérés plus tôt tous les otages. Ou mieux, qu'elle n'ait jamais eu recours aux enlèvements. Cette victoire est un coup très dur pour les guerrilleros, mais c'est surtout un coup terrible pour l'opposition politique démocratique.


Il va être encore plus difficile de faire entendre une voix divergente dans ce pays en faveur d’une solution politique du conflit, de l’échange humanitaire des prisonniers, en faveur de la vérité, de la justice et de la réparation intégrale pour les victimes.
Mais nous pleurons pour la Colombie, sans pour autant baisser les bras.

DROLE D'ACCORD???

Une déclaration des plus 'communes'...

La direction du Parti communiste français vient de signer une « déclaration commune » avec le Parti socialiste, le MRC et les Radicaux de gauche, relative aux « priorités » que ces organisations, souhaiteraient promouvoir dans le cadre de la « présidence française » de l’Union européenne.

Le texte commence par cette affirmation, pour le moins hasardeuse :

« Le référendum irlandais, qui a vu la nette victoire du non, ne traduit pas un rejet de l’Europe, mais une exigence de réorientation des politiques en clarifiant les priorités de la construction européenne ».

Or, selon tous les sondages, le vote négatif a été massivement le fait des couches les plus pauvres de la société irlandaise, les ouvriers, les employés, les petits agriculteurs, les quartiers populaires et les jeunes. Il s’agit donc d’un vote de classe, identique à celui des peuples français et néerlandais, en 2005, qui exprime l’hostilité, non seulement aux politiques dont ils sont victimes, mais également aux institutions qui les mettent en oeuvre.

Comment comprendre l’attitude des dirigeants du PCF qui acceptent de rédiger un texte commun ave le parti de Pascal Lamy et de Dominique Strauss-Kahn, qui président respectivement l’OMC et le FMI, dont chacun connaît les orientations « progressistes et sociales » ?



En réalité, Marie-George Buffet, dont cinq années de gouvernement de « gauche plurielle » n’ont rien appris, ne rêve que de rééditer l’expérience. Elle sait pertinemment que le Parti socialiste milite activement pour l’Europe du Capital, que la politique suivie tant au sein des gouvernements, qu’au sein de l’Assemblée de Strasbourg, par les formations sociales-démocrates européennes, ne diffèrent en rien de celle des partis chrétiens-démocrates, avec lesquels elles collaborent en permanence.

Comment, dans ces conditions, oser prétendre pour le PCF, agir avec les dirigeants socialistes pour « réorienter » « la construction européenne » dans un sens social, à l’opposé des politiques que ces mêmes socialistes mettent en œuvre quand ils sont au pouvoir.

Aussi, demander à l’Union européenne, aux dirigeants des vingt-sept pays qui la composent, d’impulser une politique inverse de celle pour laquelle elle a été créée, c’est comme attendre de la mafia sa reconversion en une organisation charitable…

Le PCF sait tout cela.

Et pourtant, malgré les militants qui se battent pour un changement de cap, la direction qui se prétend encore « communiste » ignore superbement cette volonté.

A six mois du congrès !

La « déclaration commune » avec le PS, prise dans ces conditions, augure mal du débat démocratique encore attendu par nombre de communistes, à l’intérieur du Parti.

Elle n’en rend que plus urgente l’action commune de tous ceux qui sont restés fidèles à la lutte de classes contre le Capital.

vendredi 4 juillet 2008

drole de libération en colombie!!!

Déclaration de la CE du PRCF



LA FACE CACHEE DE LA LIBERATION D INGRID BETTANCOURT

La libération d’I.Bettencourt. est un événement politique et c’est comme tel qu’il doit être analysé. Si on comprend la joie de sa famille de retrouver une fille, une mère, une épouse on doit tenter de comprendre aussi le sens de cet événement.
D’abord la couverture médiatique de la libération…du jamais vu…
TF1 et France 2 nous ont gratifié d’éditions spéciales dont le contenu fut parfaitement indécent. On doit dire que le service public fut presque plus odieux que la chaîne privée ! Ce ne furent que calomnies déversées sur les FARC et réflexions stupides sur I.Bettancourt. que Pujadas, qui ne craint décidément pas le ridicule, a qualifié de « sainte » !
Pas un mot sur l’histoire de la Colombie.
Pas un mot sur l’histoire des FARC (à part les insultes et bobards contre elles).
Pas un mot sur les massacres des populations civiles, des militants progressistes, des syndicalistes, par l’armée colombienne et ses sbires paramilitaires.
Pas un mot sur le fait avéré que le Président Uribe est mêlé au trafic de drogue comme une grande partie de son entourage.
Pas un mot sur l’ingérence des Etats-Unis en Colombie où ses multinationales prospèrent sur le dos des Colombiens et où ils financent à coup de milliards de dollars la lutte contre la guérilla populaire des FARC.
Pas un mot sur le fait que le peuple colombien crève de faim pendant qu’une minuscule oligarchie accapare toutes les richesses du pays, ce qui est la cause première de la guérilla.
Bref un long flot dégoulinant d’hypocrites « bons sentiments » et des attaques calomnieuses contre les FARC furent le contenu de cette opération politico-médiatique où il ne faut pas oublier la génuflexion permanente devant le petit grand homme Sarkozy, qui tentait de récupérer à son profit l’émotion provoquée par cette libération.
Sur un plan plus strictement politique il y a deux choses à retenir.
D’abord le fait que Uribe a tenté et réussi cette opération de libération des prisonniers des FARC dans des conditions étranges qu’il faudra tenter de décrypter pour en savoir un peu plus. Rien n’est clair dans ce qu’on dit les otages et la hiérarchie militaire colombienne. Rien ne permet de comprendre comment la guérilla a pu être bernée par l’arrivée d’une pseudo ONG portant des T-shirt du Che !...Bref beaucoup de mystère plane sur ce coup de poker menteur
Mais le fait politique le plus important est sans conteste la conférence de presse donnée par Ingrid.Bettencourt à sa descente d’avion.
En effet, celle-ci, en pleine forme (on se souvient qu’on la disait mourante…) se livra à un plaidoyer sans nuances en faveur de l’armée colombienne, couverte du sang des milliers de paysans et d’ouvriers massacrés par elle, et de l’action d’Uribe « qui a fait ce qu’il fallait faire comme Président pour la Colombie », alors que toutes les personnes informées savent que cet homme est un narco- fasciste corrompu.
Ainsi à peine sortie de sa captivité Ingrid Bettancourt rejoint sa classe, l’oligarchie colombienne vendue aux impérialistes US et qui mène une guerre sanglante contre son propre peuple : voila donc un pion que les USA pourront utiliser à l’occasion quand Uribe sera trop usé.
Reste une leçon que nous devons retenir de ces événements : alors que des milliers de femmes colombiennes sont assassinées, torturées, massacrées par l’armée colombienne , bras armé de l’oligarchie et des impérialistes, les médias de masse, les mairies de droite et de la fausse gauche, les partis de droite et de la fausse gauche, n’ont parlé que de madame Bettancourt ; à travers sa libération ils ont continué cette campagne politique et idéologique dirigée contre la juste lutte du peuple colombien pour le pain et la liberté, trompant au passage des millions de nos concitoyens. Il nous faut avec nos moyens dérisoires, face au rouleau compresseur d’une presse asservie, nous battre aussi pour le triomphe de la vérité.
Plus que jamais il faudra également développer la solidarité avec les peuples en révolution du Venezuela, de l'Equateur, de Bolivie et de Cuba. Car manifestement, l'impérialisme américain et ses acolytes européens qui sont les vrais inspirateurs et "conseillers" d'Uribe s'efforcent de lancer une contre-attaque de grande ampleur contre l'Amérique latine rebelle, d'abord en "purgeant" la Colombie de ses éléments révolutionnaires, puis en créant les conditions pour tenter de diviser, d'agresser et de déstabiliser les pays de l'ALBA. Mais le PRCF est persuadé que l'impérialisme et sa marionnette Uribe ne parviendront pas à briser la lutte du peuple et des communistes colombiens, et qu'ils ne feront que stimuler la volonté des peuples d'Amérique latine, au premier chef, de ceux qui constituent l'ALBA, de lutter pour l'indépendance nationale, le progrès social, la démocratie et le socialisme.
Le PRCF
Jeudi 13 juillet

jeudi 3 juillet 2008

rachida voit des terroristes partout!!!

la Direction des Affaires Criminelles voit des terroristes partout

Le 13 juin dernier la Direction des affaires criminelles et des grâces du Ministère de la Justice a publié une note à destination des parquets afin de faire face à « la multiplication d’actions violentes commises sur différents points du territoire national susceptibles d’être attribuées - ça n’est donc même pas sûr - à la mouvance anarcho-autonome », notion dont il convient d’observer l’absence de contours précis.

On y apprend que, « outre des inscriptions sur des bâtiments publics (en clair, des tags), cette mouvance s’est manifestée par la commission d’actions violentes en différents points du territoire national au préjudice de l’Etat et de ses institutions » et que « c’est aussi à l’occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d’étrangers en situation irrégulière (nous y voilà) que ses membres s’expriment, parfois avec violence ».

Le zèle développé à cette occasion par la Chancellerie prêterait presque à sourire s’il n’était ensuite demandé aux magistrats « d’informer dans les plus brefs délais la section anti-terroriste du parquet de Paris pour apprécier de manière concertée l’opportunité d’un dessaisissement à son profit » et, par voie de conséquence, de permettre une extension quasi illimitée d’une législation d’exception.

Cette manière de procéder devrait ainsi permettre – au prétexte bien commode et très consensuel de lutte contre le terrorisme – de renforcer la répression à l’encontre des différents acteurs du mouvement social.

A n’en pas douter, la philosophie générale de cette note singulière est à rapprocher des propos récemment tenus par le porte-parole de l’UMP à l’encontre du Réseau Education Sans Frontières et autres collectifs « faiseurs de provocations » et « semeurs de désordre » qui - bientôt suspects d’appartenir à cette fameuse « mouvance anarcho-autonome » - pourront bénéficier d’un traitement judiciaire de faveur.

Le Syndicat de la magistrature dénonce avec force ce procédé et invite les magistrats à faire preuve du plus grand discernement dans la mise en œuvre de cette scandaleuse dépêche.

TOUS FICHES PAR SARKO!!!

> site : www.syndicat-magistrature.org
>
>
> Paris, le 2 juillet 2008 Communiqué de presse : « La vie des autres »
> avec EDVIGE
>
> Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un
> nouveau fichier dénommé
> EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toutes
> personnes âgée de 13 ans
> et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique,
> syndical ou économique ou
> qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux
> significatif ». En clair,
> tous les citoyens ayant un jour souhaité s'investir pour leur cité.
>
> Il est également prévu de ficher tout individu, groupe ou organisation
> dont l'activité est
> susceptible de troubler l'ordre public et de permettre aux services de
> police d'effectuer des
> enquêtes administratives pour l'accès à certains emplois ou à
> certaines missions, sur la base des
> éléments figurant dans le fichier EDVIGE.
>
> L'enregistrement des données à caractère personnel n'a aucune limite,
> ni dans le temps ni
> dans son contenu, puisque pourront être répertoriées toutes les
> informations relatives
> aux fréquentations, au comportement, aux déplacements, à
> l'appartenance ethnique, à la vie
> sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au
> patrimoine, au véhicule etcŠ.
>
>
> Si le décret du 14 octobre 1991 permettait déjà
> aux Renseignements Généraux de récolter et
> détenir des informations sur les personnes
> majeures impliquées dans le débat public, EDVIGE
> étend considérablement le champ des données
> collectables, comme les motifs justifiant le
> fichage.
>
>
>
> En effet, il s'agit aujourd'hui d'informer le
> gouvernement sur des individus engagés et non
> plus de lui permettre d'apprécier une situation
> politique économique ou sociale.
>
>
>
> Malgré les recommandations du Conseil de l'Europe
> et les nombreuses réserves de la CNIL concernant
> ce fichier, le gouvernement fait le choix
> d'adopter un mode de recensement des populations
> particulièrement attentatoire aux libertés et au
> respect de la vie privée.
>
>
>
> De même que la rétention de sûreté a vocation à
> prévenir d'un crime hypothétique, EDVIGE pourra
> avoir vocation à se prémunir contre toute forme
> d'opposition.
>
>
>
> En effet, comment ne pas rapprocher EDVIGE (on
> s'interrogera au passage sur le choix d'un prénom
> féminin) d'un contexte autoritaire plus global
> qui remet en cause l'indépendance des médias,
> comme celle de la Justice, et qui mène une lutte
> permanente contre les acteurs du mouvement social
> ?
>
>
>
> Cette dimension nouvelle du fichage politique
> introduit, au prétexte toujours bien commode de
> l'ordre public, un moyen puissant de dissuasion
> de toute forme de contestation ou d'opposition
> citoyenne.
>
>
>
> Le Syndicat de la magistrature appelle à la
> mobilisation contre la mise en place de ce
> fichier d'inspiration anti-démocratique et
> examinera toute forme d'action juridique
> permettant d'empêcher sa mise en oeuvre.

Appel aux VRAIS COMMUNISTES

Face à l’anti-congrès de Tours des dirigeants du PCF
Appel aux continuateurs communistes
5/6 Mai 2008, 190ème anniversaire de la naissance de Marx, 250ème anniversaire de la naissance de Robespierre

Face aux ravages sociaux, aux guerres impérialistes et aux crises de toutes sortes dans lesquels le capitalisme re-mondialisé plonge l’humanité, face à la guerre à mort que mènent la droite, Bruxelles et le MEDEF aux conquêtes sociales et républicaines du peuple français, face à l’arrimage irréversible du PS à l’euro-mondialisation libérale (FMI, OMC, UE, OTAN…) qui détruit notre pays, les travailleurs ont vitalement besoin d’un vrai PC, populaire, combatif et révolutionnaire. Comment en effet résister à la grave offensive réactionnaire actuelle, comment proposer une alternative progressiste à Sarkozy et à ses complices de l’UMPS, sans un vrai PC de combat ?

Un vrai parti communiste de combat, ce serait…

°un parti ancré dans les entreprises, les facs et les quartiers populaires, un parti indépendant du PS qui permette à nouveau aux travailleurs salariés d’intervenir dans la vie politique pour construire l’union populaire contre le grand capital et porter la perspective d’une nouvelle République sociale, souveraine, laïque, démocratique et fraternelle, en marche vers le socialisme ;
°un parti dénonçant le mythe réformiste de l’« Europe sociale » et appelant à rompre avec l’Europe impérialiste pour rétablir la souveraineté du peuple de France et imposer un changement radical de cap politique comportant la mise en place de nouveaux traités internationaux progressistes,
°un parti internationaliste et antifasciste retissant la solidarité entre travailleurs français et immigrés, travaillant à la renaissance du Mouvement communiste international et du Front anti-impérialiste mondial ; un parti ami de Cuba socialiste et du mouvement anti-impérialiste en Amérique latine et dans les autres parties du monde ;
°un parti porteur d’une réflexion théorique prolongeant dans les conditions actuelles les analyses de Marx, d’Engels, de Lénine et des autres penseurs marxistes, au lieu de se conformer platement à l’idéologie dominante qui criminalise l’histoire du communisme et des révolutions pour dédouaner le capitalisme, promouvoir l’impasse social-démocrate et réhabiliter le fascisme ;
°un parti attaché à la démocratie dans les luttes, mais fortement organisé et politiquement cohérent, en capacité d’orienter et de fédérer les luttes populaires alors que s’aiguise l’affrontement de classes avec la grande bourgeoisie au pouvoir ;
°un parti appelant à abolir l’exploitation capitaliste, à agir pour la transformation révolutionnaire de la société, travaillant à la conquête du pouvoir politique par les travailleurs et à la socialisation des grands moyens de production, base économique du socialisme futur et de l’avancée vers une société communiste ;
° un parti ne confondant pas réflexion autocritique et auto-flagellation, assumant fièrement contre l’héritage de 1789/94, de la Commune, d’Octobre 17, du Congrès de Tours, du Front populaire, de la Résistance et de la Libération, de la lutte anticoloniale, un parti reprenant dans les formes d’aujourd’hui le combat que menait le PCF d’avant la mutation pour le progrès, la paix et le socialisme ;

Or, à contresens de ces exigences, la direction du PCF veut officialiser la liquidation social-démocrate de ce parti à l’occasion du 34ème congrès
En effet, après que la mutation du PCF ait affaibli et désorienté les communistes et les travailleurs, après que la participation du PCF au gouvernement pro-Maastricht de Jospin ait contribué à discréditer la « gauche » et à remettre en selle la droite décomplexée, la direction du PCF veut officialiser la rupture du PCF avec le communisme ; et cela sous les encouragements de la « Gauche Européenne », dont le président, Bertinotti, veut dissoudre son propre parti, le PRC italien ; Les dirigeants du PCF ne cachent plus en effet que leur but est de dissoudre ce qui reste du PCF lors du 34ème congrès ; cela peut se réaliser en fusionnant avec des trotskistes et des alter-mondialistes, en se subordonnant à l’« aile gauche » du PS, en reniant le nom du PCF, en maintenant sous l’étiquette PCF un petit parti satellisé par le PS dont l’unique mission serait de compliquer la renaissance d’un vrai PC émancipé de la tutelle du PS. Cet ultime reniement du congrès de Tours livrerait les communistes à la chasse aux sorcières qui s’aggrave en Europe sous la pression de l’ultra-droite et des régimes anticommunistes de l’Est ; cela contribuerait à installer en France le paralysant bipartisme à l’anglo-saxonne ; et cela garantirait le pouvoir pour des décennies à la droite dure, dont le PS pro-Maastricht est de plus en plus incapable de se démarquer.

Cet entêtement liquidateur est un contresens historique. Si le PCF rallie officiellement la social-démocratie, le PS accentuera sa dérive droitière pendant que l’UMP achèvera de se fasciser ! Pour combattre la dérive fascisante en France et en Europe, il faut au contraire un vrai PC tirant à gauche la société, un Mouvement communiste international combattant la fascisation de l’U.E..


Que faire dans ces conditions ?
A l’occasion de ce qui peut être l’ultime congrès du PCF, tous les communistes, y compris ceux qui ont été écartés du PCF par la mutation, doivent aider les communistes encore cartés au PCF à exiger un franc changement de cap si cela est encore possible. Pour rassembler les communistes dans ce combat, il serait contre-productif de poser en préalable la ré-adhésion au PCF de ceux qui en ont été éjectés de manière souvent humiliante ; il faut au contraire prendre appui sur les organisations communistes qui depuis des années, font courageusement vivre une politique communiste indépendamment du PCF. Il ne faut surtout pas poser en préalable à l’union des commu-nistes l’hypothèse que le PCF peut encore revenir « sur les rails du combat de classe ». La pratique tranchera à l’issue du congrès.
A l’inverse, il faut dès maintenant que tous les vrais communistes, y compris ceux qui sont toujours au PCF, se fédèrent pour intervenir ensemble, et indépendamment de la direction du PCF, sur le terrain des luttes.
Si par hypothèse, le PCF est contraint de rompre avec le réformisme et s’engage à redevenir communiste à l’issue du congrès, alors il faudra écarter sans retour les dirigeants naufrageurs et imposer la réintégration des communistes exclus pour leur opposition à la mutation. Si à l’inverse le congrès aboutit à la liquidation annoncée, y compris en maintenant sous couvert de « communisme » la ligne paralysante qui mène notre peuple de défaite en défaite, alors tous les continuateurs du vrai PCF, membres ou non du PCF, devront s’unir sans les dirigeants liquidateurs pour organiser ensemble en 2009 la renaissance du vrai PC. Cela implique que les regroupements communistes existants se fédèrent sans plus tarder dans l’action et le débat, en rejetant l’esprit de chapelle

Parce que le mouvement ouvrier et la France républicaine sont en grave danger, parce que les affrontements de classes en cours appellent des débouchés politiques anti-Maastricht, anticapitalistes et révolutionnaires, communistes de France, unissons-nous !

mercredi 2 juillet 2008

L'EUROPE EN CRISE...

Mercredi 2 juillet 2008
L'Europe en crise...

L’Union européenne est en crise.
Nul ne nie cette évidence.
Depuis 2005 et le rejet du projet de constitution par les peuples français et néerlandais, les ‘stratèges’ européens cherchent « à recoller les morceaux ». Ils ont tenté de bricoler une constitution-bis, en rédigeant à la hâte un « mini traité », cher à Nicolas Sarkozy. Mais, cette fois, les dirigeants européens croyaient avoir pris toutes les précautions. Ils avaient, dans un bel ensemble de ferveur démocratique, écarté les peuples du processus de ratification. Seuls les parlements seraient sagement consultés. Aucun risque de ce côté-là : les élus ne se sentent aucunement les « représentants » de leurs électeurs. Et la trahison des promesses et des programmes électoraux, est saluée, par les médias aux ordres, comme une marque certaine du « courage politique ». En rejetant la voie référendaire (en appeler au peuple, n’est-ce pas ce qu’on nomme avec mépris du « populisme » ?), les dirigeants de l’UE avaient donc pris toutes leurs précautions.

C’était sans compter sur le vilain petit canard irlandais. Seul Etat à avoir inscrit dans le marbre de leur constitution, le recours obligatoire au référendum, au cas où celle-ci devrait être modifiée, l’Irlande, que chacun présentait comme « l’enfant gâté » de l’Europe, ne pouvait que répondre OUI.

Contre toute attente, son peuple a répondu NON !

Ce rejet a créé la confusion au sein de l’aréopage bruxellois, le doute et la perplexité parmi les chefs d’Etat, leurs ministres et leurs diplomates. Et chacun de s’interroger sur cette « mauvaise manière » de la part de « la nation qui s’était la plus enrichie, grâce aux crédits attribués par l’Union ». Car à force de confondre les nations avec les castes étroites de privilégiés qui assurent, à leur profit, la « gouvernance » des Etats, les eurocrates ont oublié le fait que les électeurs, eux, ne se sont pas enrichis.

D’où leur réponse.

Mais comme un malheur ne vient jamais seul, alors que chacun se « prend la tête » pour tenter de résoudre la dissonance irlandaise, c’est le Président polonais, Kaczynski qui annonce qu’il ne procédera pas à la ratification du traité de Lisbonne, celui-ci n’étant plus de saison. Fureur à Bruxelles comme à Paris contre ce malappris qui ne « respecte pas sa signature ». Barroso et Sarkozy tonnent de concert contre l’auteur de ce nouveau coup du sort.

Circonstance aggravante : cette attitude ne va-t-elle pas renforcer les adversaires du traité à Prague, en faisant de la République tchèque le troisième Etat qui ne ratifierait pas le traité de Lisbonne ?

En fait, ces discordances ne sont pas à l’origine de la « crise » européenne. Elles en sont le résultat, le symptôme visible. La crise provient du divorce profond (et qui s’accentue, mois après mois), entre les peuples et les politiques qui se sont arrogés le droit de décider, sans leur consentement, du destin de leurs nations.

Personne ne nie plus le « désamour » de « l’idée européenne ».

En France, Nicolas Sarkozy, pour son aura personnelle, surfe sur « l’inquiétude » des citoyens vis-à-vis de l’Europe. Il va jusqu’à paraître s’effaroucher des effets du libéralisme. Il pointe du doigt la Commission de Bruxelles, le FMI. Il dénonce l’attitude du britannique Mandelson qui représente l’UE à l’Organisation Mondiale du Commerce. Celui-ci réplique vertement au président français.

Quand l’humeur était à l’euphorie dans les sphères européennes, aucun dirigeant n’aurait osé exprimer de telles positions. Aujourd’hui, chacun prend ses marques.



Mais il ne suffit pas de compter les points et d’afficher sa satisfaction face à cette situation.

Malgré les difficultés rencontrées, les tenants de la finance veulent arriver à leurs fins : construire un empire sur notre continent, qui réponde, par ses lois et ses règlements, aux nécessités exigées par la rotation la plus rapide possible du capital, et la concentration extrême des entreprises. Ils ne renonceront pas d’eux-mêmes à leurs projets européens.

Il appartient aux peuples d’organiser la résistance.

Seule la lutte unie pourra contrecarrer leurs desseins.

mardi 1 juillet 2008

MUTATION DE LA LCR.

Deux articles de G. Gastaud, secrétaire national du PRCF- 30 juin/1er juillet 2008

A propos de la mutation de la LCR en NPA
Sauveurs du combat « anticapitaliste » ou… roue de secours de l’UMP ?


Ainsi, l’année même où le PC mutant s’apprête à abandonner sa référence au communisme (ce sera le plat de consistance du congrès de décembre), A. Krivine et O. Besancenot programment la « mutation » de la « Ligue Communiste Révolutionnaire » en « Nouveau Parti Anticapitaliste ». Devinette : quels mots malsonnants, quelles majuscules odieuses disparaîtront prochainement des deux sigles, PCF et LCR, laissant les vrais communistes à la merci des chasseurs de sorcières qui montent en puissance dans l’Union européenne en proie à la fascisation ?

Il est vrai que nos grands révolutionnaires trotskistes n’en sont pas à leur coup d’essai. Depuis des années, Krivine et Besancenot pressaient la LCR d’ôter le mot « communiste » de son sigle ; et la base LCR avait d’ailleurs dit Oui à la majorité, sans cependant atteindre jusqu’ici la majorité des 2/3 nécessaire pour un changement de nom aux termes des statuts. Besancenot avait donc dû se contenter, en guise de mise en jambes, d’obtenir de la LCR qu’elle abandonne la sulfureuse référence à la dictature du prolétariat, imitant ainsi avec 30 ans de retard le geste suicidaire qui initia le processus d’autodestruction du PCF lors du calamiteux (mais si médiatique…) 22ème congrès de 1976…

Ce n’est pas tout. Déjà associée à la direction de la FSU par les dirigeants UA à la dérive, la tendance Ecole émancipée de la FSU, où la LCR-NPA fait la pluie et le beau temps, a sauvé le très pâle Gérard Aschiéri de la faillite lors du récent vote interne autorisant la FSU à signer le texte ministériel sur le « dialogue social dans la fonction publique ». N’ayant pas obtenu les 70% des voix nécessaires aux termes des statuts de la FSU, Aschiéri s’est alors livré à un chantage à la démission ; comme l’eût fait le premier dirigeant européen venu pour contourner un vote négatif, Aschiéri a fait re-voter la motion. Et là, surprise : le chef de file d’Ecole émancipée est venu déclarer à la tribune que pour ne pas mettre en crise la FSU, sa tendance « révolutionnaire » ne participerait pas au vote ; ce qui a permis à Aschiéri d’imposer à l’arraché son projet de collaboration de classes. Après ce type de compromission bureaucratique, la LCR-NPA pourra toujours fustiger les « états-majors de collaboration de classes » : c’est « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais » !

Certes, pour récupérer quelques déçus du PCF, Besancenot s’est récemment découvert une soudaine passion pour… Cuba, espérant faire oublier que la LCR a incendié pendant des décennies le « régime castriste dégénéré » (sic) ! Le militant un peu expérimenté que je suis est prêt à parier que cette passion cubaine ne durera que le temps nécessaire pour « capter » les militants du PCF qui s’apprêtent à quitter ce parti devenu ouvertement réformiste. Pourtant, la LCR-NPA n’a pas bougé un doigt contre la répression qui frappe les militants restés fidèles au communisme dans les ex-pays socialistes ; la LCR s’est courageusement tue quand il lui fut proposé de condamner le fascisant rapport européen Lindblad qui amalgame l’URSS au Troisième Reich dans le but de criminaliser les communistes et de banaliser les fascistes ; et dans les années 80, la LCR a soutenu, comme Lutte ouvrière, tous les dynamiteurs du socialisme et du mouvement national de libération, de Gorby à Walesa en passant par les « combattants afghans de la liberté » (les talibans !) armés par la CIA pour abattre les forces laïques appuyées par l’Armée rouge qui exerçaient alors le pouvoir à Kaboul ; bref, malgré son verbiage ultra-révolutionnaire la LCR fut toujours en réalité du côté de la… contre-« révolution permanente » quand il s’est agi de choisir entre « le vent d’Est » et le « vent d’Ouest » !

Ce rappel de faits gênants n’empêche d’ailleurs nullement de reconnaître qu’à la base, beaucoup de jeunes militants LCR sont sincèrement « anticapitalistes », qu’ils sont souvent nos frères de lutte dans des actions syndicales dures… et que nombre d’entre eux seraient sans doute adhérents d’un vrai PCF si les Hue et autres Buffet n’avaient tout fait pour dénaturer et détruire le parti satellisé par le PS qui porte encore provisoirement ce nom...

Enfin la LCR-NPA rejette sommairement comme « nationaliste » toute lutte pour l’indépendance de la France, toute défense des acquis de la Libération (époque où les ministres « staliniens » Thorez, Billoux, Marcel Paul, Croizat, Tillon, etc. imposaient au gouvernement l’application du programme du CNR : sécu, retraites, statuts, mise hors la loi des partis fascistes, nationa-lisations…). Cette même LCR pousse des hauts cris dès qu’il lui est proposé de défendre notre héritage national républicain et laïque, invariablement qualifié de « bourgeois ». C’est ainsi que Besancenot refuse toute action commune pour sortir la France de l’UE du capital ; comme le PS, Buffet, Chérèque, Thibault et Mailly, la LCR-NPA « vend » à la jeunesse de notre pays le mensonge de l’ « autre Europe »… ! Autant vouloir démocratiser cette Europe ultra-patronale que le « Plan B » qualifie à juste titre de Quatrième Reich !

En réalité, malgré sa phraséologie anti-PS, la LCR-NPA se comporte en flanc gauche de la social-eurocratie ; il est en effet impossible d’œuvrer à la révolution socialiste en France et en Europe sans appeler les travailleurs à exiger de sortir la France de l’UE impérialiste : de plus en plus désirée par les travailleurs d’Europe (76 % des ouvriers irlandais ont voté Non), une telle rupture (surtout si elle émanait d’un grand pays impérialiste comme la France) une rupture de la France avec l’UE déclencherait aussitôt une série d’affrontements de classes majeurs en Europe si le camp progressiste en prenait résolument la tête au lieu d’abandonner l’indépendance nationale au « souverainisme » de droite. Mais la LCR suit le PS sur ce terrain décisif en parlant d’une « autre Europe » dans le cadre du régime capitaliste. En réalité, la LCR-NPA a peur de la révolution socialiste, car pour créer une situation révolutionnaire à l’échelle de l’Europe, qu’est-ce qui serait plus efficace que d’obtenir sur des bases progressistes la rupture de la France (ou de tout autre grand Etat capitaliste) avec l’UE de Maastricht ? Dans les faits, en « mutant » la LCR en NPA, les dirigeants de la LCR n’aident pas seulement à criminaliser le beau mot de communiste : ils renoncent aussi, pour protéger l’Europe de Maastricht et en dernière analyse, le PS, au beau mot de « révolutionnaire » !


Le fond des choses, c’est que les héritiers français du trotskisme ne se sont jamais dépris du slogan des « Etats-Unis d’Europe » prôné par Trotski et par l’Internationale social-démocrate, mais dénoncé par Lénine comme mot d’ordre social-impérialiste sous ses allures « internationalistes ». « En régime capitaliste, déclarait Lénine en 1915, les Etats-Unis d’Europe sont impossibles ou réactionnaires ». Malgré le verbiage « révolutionnaire » de la LCR-NPA, son rejet épidermique de la nation républicaine, sa prétention à « réformer » la construction européenne supranationale ou à imposer l’utopique « service public européen » pendant que le proconsul euro-américain Sarko détruit sans coup férir l’Education « nationale », la SNC « F », l’ED« F », le C « N » RS, ou la loi laïque de 1905 , etc. sont l’habillage révolutionnaire de l’EURO-REFORMISME et de l’EURO-NATIONALISME car cela revient à cautionner « de gauche » la construction du monstrueux Empire du capital européen.

Camarades communistes déçus par Buffet, jeunes révolutionnaires avides d’en découdre avec le capitalisme, le « prêt à porter » n’existe pas en matière de reconstruction communiste. Ne cédez pas à l’anticapitalisme décoloré de Krivine/Besancenot qui n’agitent si fort le drapeau rouge et ne crachent si fort sur le drapeau tricolore que pour mieux imposer en douceur le drapeau bleu de l’Empire européen. D’ailleurs, si Besancenot obtient un tel triomphe dans les sarko-médias alors que les vrais communistes y sont totalement censurés et diabolisés, y compris dans les villes où le PRCF obtient jusqu’à 13% des voix, « il doit bien y avoir une raison ». « Quand ton ennemi de classe t’applaudit, disait le militant marxiste allemand August Bebel, demande-toi quelle sottise tu as commis contre ton camp ».

Communistes, jeunes révolutionnaires qui comprenez que pour construire le rassemblement populaire contre l’UMPS et l’Europe du capital, il faut unir le drapeau rouge du prolétariat mondial au drapeau tricolore de la Révolution et de la Résistance antifasciste, reconstruisons ensemble NOTRE parti, le véritable Parti communiste français, car l’émancipation des communistes sera l’œuvre des communistes eux-mêmes !
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Note : dans le « Canard » du 18 juin dernier, il est rapporté comment Sarkozy a interpellé Hollande et Buffet dans l’avion qui transportait tout ce beau linge au Liban : « vous nous avez bien emm… avec Le Pen pendant des années, a délicatement déclaré le chef de l’Etat. Maintenant on va vous niquer avec Besancenot »… On sait que Sarko, alors ministre de l’Intérieur, a permis au « facteur » d’obtenir in extremis les 500 signatures nécessaires pour se présenter à la présidentielle. Le ministre de la police-candidat a alors très officiellement écrit aux maires de France pour leur suggérer obligeamment de signer pour les « petits candidats » (suivez mon regard) en citant nommément Besancenot dans les médias. Aurait-il jamais fait cette fleur à un VRAI candidat communiste, fût-ce pour gêner Royal ? Camarades, méfiez-vous des contrefaçons en ce moment crucial pour l’avenir du communisme en France ! Et si le NPA n’avait d’autre fonction réelle que d’occuper le terrain de la renaissance du vrai parti communiste au moment où le PCF est aux portes de l’autodissolution ?


U.E. : la révolte des peuples gronde contre la nouvelle « prison des peuples »


Le Non irlandais le prouve : même des pays que l’on nous présentait comme des « fans » de la l’Union européenne, rejettent désormais catégoriquement cette nouvelle prison des peuples qui détruit leurs acquis sociaux et leur indépendance nationale. Si le Traité de Lisbonne avait été soumis par référendum à chacun des peuples de la prétendue « Union », on eût sans doute assisté à une cascade de « Non » francs et massifs qui eussent ridiculisé et tué dans l’œuf le TCE bis imposé aux Français par Sarko et par les députés-godillots de l’UMPS. En fait, une série d’indices montre que nous sommes à la veille d’un rejet général, à la fois national et continental, de cette construction monstrueusement anti-démocratique, anti-nationale et anti-populaire qu’est « l’Union européenne » initiée par les traités de Rome, de Maastricht et de Nice.
Les pêcheurs français, puis espagnols et portugais, ont montré les premiers la voie de l’insurrection citoyenne en brûlant le drapeau européen, une action fort efficace pour délégitimer les dinosaures maastrichtiens au pouvoir de Gibraltar à Vilnius ! Les pêcheurs identifient de plus en plus clairement Bruxelles comme le lieu où les bandits des transnationales se distribuent le butin de la mondialisation sur le dos des petites gens, y compris des pêcheurs pris aux filets des quotas étrangleurs et du refus bruxellois d’abaisser les taxes pétrolières. N’empêche : en plein conflit sur la pêche, Bruxelles a jeté de l’huile sur le feu en interdisant la pêche au thon rouge, au risque d’assassiner toute la filière ! Et c’est encore cette Europe des sociétés pétrolières qui, malgré les rodomontades du proconsul européen Sarkozy travesti en « patriote », interdit à notre pays de plafonner les taxes sur le pétrole payées par les salariés qui vont au travail ou par les artisans taxis, camionneurs, agriculteurs, etc.
Et que dire de l’euro-directive ferroviaire pondue par Bruxelles qui exige la privatisation de fait de la SNCF alors que les cheminots sortent d’une grève pour défendre le fret public déstabilisé par l’ouverture européenne du rail français au privé ? Que dire des fonctionnaires français, qui subissent à raison de 30 000 suppressions de postes par an les sommations de Bruxelles exigeant de la République bananière de France la « réduction des dépenses publiques », sous astreinte d’énormes amendes ? Que dire des industries européennes plombées par l’euro fort, qui rend totalement inexportables les produits de la zone euro, à commencer par les produits Airbus et EADS ? Que dire des salaires des travailleurs d’Europe, bloqués de fait par la Banque de Francfort et par son directeur, le « Français » Trichet, l’homme qui a oublié sa langue maternelle et qui s’arc-boute sur « l’euro fort » et sur les critères d’austérité salariale qu’il impose, pour complaire aux marchés financiers et aux diktats monétaristes d’Angela Merkel ?
Que dire surtout de la « loi » scandaleuse récemment adoptée par le « parlement » européen qui fixe la durée légale du travail à 47 heures, avec dépassement autorisé jusqu’à… 65 h !, si le patron en décide ainsi (or, avec l’accord du conseil constitutionnel, le droit communautaire l’emporte sur le droit français !). A ce rythme-là, à quand la restauration directe de l’esclavage en Europe ? Que dire également de la directive RACISTE et pré-fasciste qui autorise les Etats de l’UE à interner leurs sans papiers pendant 18 mois, sans aucun jugement de justice, comme si ces ouvriers surexploités étaient de dangereux terroristes ?
Il est vrai que l’UE a désormais à sa tête des prédateurs de la pire réaction, comme Sarko, Berlusconi, Fini, Alessandra Mussolini ou Giorgio Alemanno, le nouveau maire ouvertement fasciste de Rome. Il est vrai que le projet concocté par l’UE est de criminaliser l’histoire du communisme, voire d’interdire l’affichage du drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau de Riga à Gibraltar!
Dans ces conditions, les Buffet, Besancenot, Laguiller, Thibault, Chérèque, Mailly, Aschiéri, Royal et autres Delanoë, oseront-ils encore longtemps « vendre » à la gauche française le slogan mensonger de l’« Europe sociale » ? Comme si on pouvait « démocratiser » une Europe supranationale programmée pour mater les salariés, ruiner les artisans et les paysans, re-coloniser les pays de l’Est et la Russie, arrimer le continent aux USA et à l’OTAN, interdire partout la lutte pour le socialisme (et jusqu’aux plus timides politiques capitalistes keynésiennes !), en arasant partout le droit fondamental des peuples à disposer d’eux-mêmes, invariablement qualifié de « nationaliste » !
C’est pourquoi le PRCF appelle depuis toujours à délégitimer cette Europe et son proconsul Sarko, qui n’ont même plus l’apparence de la légalité démocratique, de « l’Etat de droit » et de la légitimité populaire (juridiquement, le traité de Lisbonne est caduc puisqu’un traité international doit être validé à l’unanimité).
Communistes, syndicalistes, républicains, il n’y a plus désormais qu’un seul mot d’ordre réaliste : pour la liberté et l’égalité des nations, pour les acquis ouvriers et les libertés démocratiques menacés, pour de nouveaux traités internationaux progressistes non limités à l’Europe « blanche », pour l’Europe des luttes qui germe sous les « Non » français, néerlandais et irlandais, luttons ouvertement pour sortir la France de cette UE de malheur. C’est une question de vie ou de mort pour la France et sa classe ouvrière, mais aussi pour rouvrir en grand la lutte révolutionnaire contre le capitalisme et pour le socialisme sur tout notre continent.
Le PRCF, qui avec le Comité Valmy, le Rassemblement des Citoyens pour la République et le Comité national de Gaullistes de Gauche vient d’appeler à lancer un mouvement de masse pour que notre pays rompe sur des bases progressistes avec l’UE de Maastricht, est prêt à le dire haut et fort avec d’autres en reconstituant un Conseil National de la Résistance et de l’Alternative.
Le PRCF est également prêt à l’action commune contre la « semaine de l’Europe » que Sarko veut imposer aux lycéens à l’automne (les lycées sont tous censés pavoiser en bleu, quitte à humilier les dizaines de millions d’électeurs du Non de mai 2005 !) en violation ouverte de la neutralité et de la laïcité de l’école laïque.

SARKO ROI DES BONIMENTEURS!!!

Mardi 1 juillet 2008


Le Président s’est octroyé, lundi, une heure de grande écoute, de 19 à 20 heures sur France 3, pour faire la ‘pub’ de l’Europe, celle de sa politique, la sienne propre. Il s’agissait sans doute d’un ‘supplément’ à la campagne de promotion personnelle qui va coûter au budget la coquette somme de 4 millions d’euros…

Hier donc, Nicolas Sarkozy a tenté de reprendre la main pour reconquérir l’audience perdue depuis un an.

Tout, dans sa façon de s’exprimer, de présenter les choses, était calculé dans cette perspective. Il reprenait avec virtuosité, les accents d’un Tintin naïf, plein de ce faux bon sens, qui « déteste les tabous », parle « vrai ». Pourtant, à l’écouter, on ne pouvait s’empêcher d’évoquer le bonimenteur qui joue au bonneteau, déplaçant les cartes de telle manière que le gogo qui se laisse prendre croit à la fausse évidence du choix proposé.

L’exercice auquel s’est prêté le Président de la République, visait à « vendre » les oripeaux d’une Europe en perdition, présentée dans un nouvel emballage – « l’Europe qui protège » - conscient de la méfiance que procurait, aux Français l’Union européenne, telle qu’elle se présente aujourd’hui.

Pour réussir la démonstration, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à émettre des critiques vis-à-vis des choix de l’UE et de sa Commission, faisant siennes les revendications de couches de la population, victimes des oukases européens.

Il n’a pas manqué de défendre la baisse de la TVA à 5% sur la restauration, sur les produits audio, au nom du bon sens. « Pourquoi ce taux est-il appliqué sur les livres et non sur les CD et les DVD ? ». « Les pêcheurs doivent pouvoir vivre de leur pêche », oubliant sa verte réplique aux marins de Guilvinec. Et d’insister sur la nécessité d’une « fiscalité européenne commune » pour éviter le dumping.

Et aux questions précises des journalistes qui l’interviewaient, « Croyez-vous pouvoir convaincre les autres membres de L’Union ? », Sarkozy, prudent, se limite alors d’évoquer « l’avancement » des dossiers litigieux. Et non leur règlement.

Sarkozy, fidèle à sa tactique, s’est identifié aux craintes populaires pour s’en faire le héraut auprès de ses homologues. Mais il rejette vite les revendications sociales. Pas question d’imposer un ‘Smic européen’, qui, « face aux disparités entre les pays, ne pourrait être que d’un montant inférieur au nôtre ». De toute façon, il affirme que ‘le social’ est du seul ressort national, citant la Sécurité sociale, les retraites. « Voyez-vous le montant de vos pensions fixées par de Etats étrangers ? », oubliant que les « réformes » en cours (âge de départ, réduction des déficits…), résultent des orientations prises par l’Union européenne, à travers ses traités de Barcelone, d’Amsterdam ou d’ailleurs.

Nicolas Sarkozy s’est fait, en permanence, le défenseur de la construction européenne. Président, au nom de la France, l’UE durant le second semestre 2008, il vise à modifier, non sa politique, mais la perception que les Français ont d’elle. Et de prétendre que le traité de Lisbonne, ratifié par nombre de Parlements, dont en premier celui de la France, est légitime. Il a simplement « oublié » que celui de l’Irlande s’était prononcé à 95% en sa faveur, décision jugée « illégitime » par le peuple irlandais. Et que s’il a décidé de recourir, en France, à la voie parlementaire, c’est, selon ses propres dires, du fait qu’un référendum populaire aurait rejeté le traité !

Il a également défendu sa politique d’émigration, non sans évoquer « qu’il avait un cœur » et qu’il traitait ce problème, dans l’intérêt national et avec un souci humanitaire constant. C’était faire peu de cas de la manière dont les sans-papiers sont traités, aussi bien dans les centres de rétention (entassés sans hygiène dans des locaux vétustes), et lors de leur rapatriement aérien, menottés et gardés comme des criminels. Sarkozy a prôné une politique commune de l’Union, en la matière, en rappelant que la détention peut aller jusqu’à deux ans en Allemagne, et demeure illimitée en Grande-Bretagne. Ce qui n’augure rien de bon, en cas d’harmonisation…

En clair, le président de la République, en utilisant sans vergogne la télé publique pour sa propagande, s’était donné pour tâche, de réhabiliter l’idée européenne à la sauce sarkozienne, et de se donner le rôle du maître queue, plein de bon sens, sensible à l’opinion publique, qui tout dépendait de lui, nous mijoterait une Europe à la carte, dont chacun se pourlécherait les babines.

Mais c’est oublier que notre «chef cuisinier » dépend d’une chaîne et qu’il n’est là que pour satisfaire ses employeurs. Ceux-ci possèdent des 5 étoiles aux MacDo, avec des menus « à la carte » répondant à chacune des clientèles.

C’est tout l’art de Nicolas Sarkozy de faire prendre un Quick pour le Fouquet’s.