mercredi 25 juin 2008

TOUS ENSEMBLE NOUS POUVONS GAGNER

Un an, ça suffit !
Aujourd'hui comme en mai 68,
tous ensemble, nous pouvons gagner

Les retraites ? - -Augmentation des annuités, baisse des pensions, développement des complémentaires privées
Les salaires ? - -Bloqués par le MEDEF et le gouvernement alors que les prix flambent
Les prix ? - -Mesures pour la grande distribution qui étranglent les consommateurs et les petites entreprises
L'emploi ? - -Des gesticulations comme pour Gandrange mais l'encouragement aux délocalisations et à la multiplication des emplois précaires et flexibles
Les services publics ? - -Privatisations, casse de la Fonction Publique, de ses statuts, de ses emplois ; méga plan social de casse de l'Education nationale pénalisant les classes populaires
La santé ? - -Franchises médicales, fermetures d'hôpitaux et développement de la « responsabilité des malades » c'est-à-dire de l'autofinancement et des couvertures médicales privées.
Le droit du travail ? - - Refonte patronale du code du travail, casse du CDI et développement de l'euro-flexisécurité
Les privés d'emploi ? - -Radiations massives de l'UNEDIC, sanctions renforcées pour qui refuse un emploi sous-payé et loin de son domicile
Les sans-papiers ? - -Surexploités, pourchassés, expulsés en masse pour diviser les salariés par l’arme du racisme ;
Les libertés syndicales ? - -Répression des luttes, limitation du droit de grève dans les transports et dans l'Education, remise en cause des sections syndicales d'entreprise et des accords de branche...
Les droits démocratiques ? -Négation de la souveraineté populaire violée par l'adoption de la constitution européenne par le parlement (avec l'appui du PS), présidentialisation à l'américaine, développement accéléré de tous les appareils de répression...
La politique étrangère ?- -Réintégration de l'Otan, soutien inconditionnel aux Etats-Unis et à Israël, envoi de troupes en Afghanistan, interventions militaires dans la « Françafrique »...


Au nom de la concurrence européenne « libre et non faussée » et de la mondialisation, l'immense majorité de la population subit une régression sociale sans limite. Afin d'assurer des profits maximaux aux grands groupes capitalistes (plus de 100 milliards d'euros en 2007 pour les entreprises du CAC 40 !), Sarkozy veut à la fois détruire les acquis sociaux afin de comprimer le prix de la force de travail et interdire l'inévitable résistance populaire qui en résulte. Le rêve de l'aristocratie financière au pouvoir est de formater la France sur le modèle thatchérien en « démantelant le programme du Conseil National de la Résistance » (Kessler, ex-numéro deux du Medef). Avec l'appui du MEDEF et de l’Union européenne de Maastricht, Sarkozy soumet la France des travailleurs à la plus grave offensive antisociale, antinationale et anti-démocratique depuis 60 ans et attaque tous les acquis de 68, 45, 36, et même certaines conquêtes démocratiques héritées de 1789-1793.


Dans ce contexte, l'UMP a magistralement perdu les municipales et les cantonales, Sarkozy est au plus bas dans l’opinion et 70 % des salariés se déclarent prêts à participer à un grand mouvement social. Que manque-t-il alors aux travailleurs et aux jeunes, qui avec leurs syndicats mènent des luttes déterminées (salaires, emploi, Education nationale, Recherche et Université, retraites, Sécu, etc.), pour stopper la « rupture » de Sarko-MEDEF et faire renaître l’espoir de changer en profondeur la société ?

Il ne manque certes pas de combativité ainsi qu'en témoigne l'essor des luttes depuis des mois. Mais il manque une vraie direction syndicale de lutte de classes à l'image de ce qu'a pu être la grande CGT de lutte conduite par Benoît Frachon et Georges Séguy. Une direction qui ne déplore pas du bout des lèvres chacune des attaques les unes après les autres mais qui fasse le lien entre toutes les contre-réformes, qui travaille à fédérer les luttes, à désigner l’adversaire capitaliste, à coordonner les actions, à faire grandir à partir de chaque action partielle le « tous ensemble et en même temps ». Une direction syndicale qui s'oppose aux mystifications de la collaboration capital-travail et qui ose dénoncer la nocivité de l’Europe de Maastricht et du système capitaliste. Une direction enfin qui, sans prétendre qu’on décrète la grève générale, prépare concrètement avec les salariés les conditions de l’affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur.

Il manque tout autant une véritable perspective pour les luttes, qui sont bien plus fortes quand elles ont pour horizon un profond changement de société tandis que le capitalisme ne se survit plus qu'à travers les crises économiques, les guerres, la destruction de l'environnement, la mise en concurrence de tous les peuples et la régression sociale. Or, les dirigeants des partis de gauche, quand ils ne soutiennent pas le fond de la politique anti-sociale sous couvert d'en dénoncer la forme, ont non seulement renoncé à cibler le pouvoir capitaliste mais aussi à combattre Sarkozy frontalement. Ils se calent dans le jeu des institutions, attendant 2012 et la destruction de tous les acquis. Ce faisant, ils conduisent les revendications populaires dans l'impasse.

A l'inverse et dans l'immédiat, il est nécessaire que les communistes, progres-sistes, républicains, syndicalistes comba-tifs se rassemblent pour oser dire que cette politique, et ceux qui la mènent à l’abri d’une constitution européenne bis impo-sée en violation du référendum de mai 2005, sont illégitimes. En 68, les manifes-tants étudiants et salariés clamaient dix ans ça suffit pour dire leur opposition au régime monarchique de la 5ème République ; en 2008, clamons clairement « un an ça suffit » à ceux qui dépècent notre pays et le meilleur de son héritage social, laïque et républicain.

C'est pourquoi le PRCF appelle les salariés (public, privé, privés d’emploi, retraités, étudiants et lycéens, travailleurs français et immigrés), à multiplier les rencontres et à se fédérer partout pour que monte l’exigence d’une grande action tous ensemble et en même temps contre la totalité de la politique de Sarkozy-Fillon, du MEDEF et de l’Europe du grand capital.

Léon Landini, Jean-Pierre Hemmen, Georges Gastaud, Benoit Foucambert, Jacques Coignard, Vincent Flament, Bernard Parquet, Pierre Pranchere, POUR Le PRCF

CONTACT Commission LUTTES/ prcf.luttes@wanadoo.fr

Aucun pouvoir capitaliste, si arrogant soit-il,
ne peut résister aux travailleurs et à la jeunesse
quand ils s’unissent
dans le combat anticapitaliste pour le progrès social !

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