mercredi 11 juin 2008

Révolte Syndicaliste!!!

.Pôle position – Le PRCF commente l’actualité sur son site internet. Merci de diffuser largement autour de vous.

Action du 10 juin 2008- LA REVOLTE DES SYNDICALISTES COMBATIFS

Ca suffit ! Hier, dans les maigres cortèges de la nouvelle « journée » de lutte organisée ( ?) par plusieurs syndicats de la fonction publique, c’était la colère qui dominait.
Colère contre le gouvernement, qui dynamite le service public et le statut des fonctionnaires sous couvert de « mobilité », un pseudo qui cache mal la volonté de détruire la garantie de l’emploi mise en place en 1945 par Maurice Thorez, de mettre au pas la FP et l’Education nationale, de briser le droit de grève et surtout, de créer les conditions juridiques pour que les 30 000 suppressions de postes par an annoncée par le casseur Sarkozy s’accompagnent à l’avenir de milliers de LICENCIEMENTS pour insuffisance de « mobilité ».
Colère également contre ces directions syndicales qui organisent la défaite en feignant d’appeler à l’ « action ». Il était clair qu’en réalité, la CGT et la CFDT n’avaient pas mobilisé hier, quitte à envoyer les troupes au casse-pipe alors que certains secteurs des impôts et de l’Education nationale sont déjà depuis longtemps dans l’action. Clair qu’on ne peut pas appeler à l’action résolue contre le pouvoir de brutes patronales tout en signant avec lui, comme la FSU, un texte sur le « dialogue social » (aujourd’hui même Darcos dépose un texte sur le service minimum qui ouvre la voie, à terme, pour l’interdiction de fait de la grève dans les services publics). Clair qu’on ne peut pas éternellement taper sur Sarkozy (qui le mérite mille fois plus) tout en clamant comme Thibault (France-Inter, 9 juin) qu’il est « légitime » et surtout, en ménageant honteusement l’Union européenne qui somme quotidiennement la République bananière de France de « réduire ses dépenses publiques » !
Clair enfin et surtout qu’on pourra de moins en moins compter sur les salariés pour faire grève sur des journées sans perspective, faites non pour gagner sur nos revendications et rejeter à 100% les projets gouvernementaux, mais pour alimenter des « négociations » bidon qui sont cadrées de A à Z par le MEDEF, l’Europe et Sarkozy. Alors que selon les sondages, une large majorité de salariés se déclarent « prêts à participer à un mouvement d’ensemble contre la politique du gouvernement », le jaune Chérèque « vend la mèche dans Le Monde en grondant le gouvernement qui « nous entraîne dans une mobilisation globalisante ce contre quoi j’ai toujours résisté, y compris dans la CFDT ». Mais au lieu de se distancier de ce personnage « fluide » (pour parler comme l’ex-patron de l’UIMM D. Gautier-Sauvagnac), Thibault et Aschiéri, les dirigeants des organisations issues du syndicalisme de classe font l’impossible pour éviter le « tous ensemble et en même temps » contre l’ENSEMBLE de la politique gouvernementale et européenne. Rien n’est fait non plus pour se rapprocher de la jeunesse des lycées et des facs, qui a été laissée seule dans la lutte par MM. Thibault et Cie. Rien pour unir les salariés actifs, retraités et les chômeurs, que le gouvernement veut forcer à accepter leur déclassement sous peine d’être laissés sans ressources ! Rien non plus pour que les salariés et les petits entrepreneurs en lutte (pêcheurs, routiers, petits agriculteurs) se retrouvent ensemble dans la lutte pour le pouvoir d’achat, laminé par les firmes pétrolières, par les déremboursements Sécu, par la décote des retraites, par la politique de rentabilisation des ex-services publics.
C’est pourquoi la « lettre ouverte de masse aux états-majors syndicaux » lancée par des militants syndicaux de terrain et de lutte remporte un vrai succès dans les manifs, y compris et surtout chez des syndiqués CGT et FSU, quand elle invite les salariés à demander des comptes, non seulement à Sarkozy, mais à ses « accompagnateurs agréés » des états-majors syndicaux.
C’est pourquoi le PRCF appelle les salariés les plus conscients à faire du 17 juin, malgré le caractère restrictif de la mobilisation envisagée par Chérèque et Thibault, une grande journée contre l’ENSEMBLE de la politique sarkozyste et pour une nouvelle politique progressiste.
C’est pourquoi il devient incontournable que tous les progressistes, à commencer par les vrais communistes, se concertent pour lancer ensemble une campagne pour
a) que l’on ne laisse pas de répit à Sarkozy, président de la Franceurope du capital, pour casser le pays pendant l’été ;
b) qu’une GREVE NATIONALE INTERPRO RECONDUCTIBLE soit lancée à la rentrée pour :
-le déblocage des salaires et du pouvoir d’achat ; le SMIC tout de suite à 1500 € nets,
-l’abrogation des contre-réformes Sarkozy déjà adoptées et l’annulation des contre-réformes en cours (sécu, ASSEDIC-ANPE, indemnités chômage, retraites, avec le retour à 37ans ½ pour tous, Fonction publique et Education nationale, privatisations…) ;
-la régularisation des travailleurs sans-papiers ;
-une plate-forme revendicative offensive permettant l’augmentation des salaires et des revenus du travail, la taxation du capital, l’interdiction des délocalisations et des licenciements économiques de masse, une nouvelle politique nationale industrielle, la reconquête et l’élargissement des grands acquis du Front populaire, du CNR et de mai 68 que le pouvoir est en train de dynamiter ;
-la défense des libertés démocratiques, y compris l’annulation du scandaleux et illégitime vote du parlement UMPS en faveur de la constitution européenne bis refusée par les Français le 29 mai 2005.

Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF ; Benoit Foucambert, responsable du secteur Luttes et syndicalisme

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