dimanche 29 juin 2008

USA ETAT PRISON!!!

Voyons les Etats-Unis, par exemple, un pays de 252 millions d’habitants (en 1996), le pays le plus riche du monde, qui consomme 60% des ressources mondiales. Combien y-a-t-il de prisonniers ? Quelle est la situation de ce pays qui n’est menacé par aucune guerre et qui ne connaît aucun grand bouleversement social menaçant sa stabilité économique ?

Dans une dépêche de presse parue très brièvement dans les journaux en août 1997, l’agence de presse FLT-AP (Associated Press) rapporta qu’il n’y avait jamais eu autant de prisonniers aux Etats-Unis avec un chiffre de 5,5 millions prisonniers en 1996. Cela représente une augmentation de 200 000 personnes depuis 1995 et le nombre de criminels aux Etats-Unis représente 2,8% de la population adulte. Ces données sont disponibles pour tous ceux qui le désirent au département de la justice des Etats-Unis (Page d’accueil web du Bureau statistique de la justice, http://www.ojp.usdoj.gov/bjs). Aujourd’hui, le nombre de prisonniers aux Etats-Unis est de 3 millions supérieur par rapport au nombre maximum en Union soviétique à l’époque dont nous parlons ! En définitive, en Union soviétique, 2,4% maximum de la population adulte était emprisonnée, alors qu’aux Etats-Unis, le chiffre atteint 2,8% et ne fait qu’augmenter ! Selon la dépêche de presse du département américain de la justice, le 18 janvier 1998, le nombre de condamnations avait augmenté en 1997 de 96 100.

S’agissant des camps de travail en Union soviétique, il est vrai que les conditions de détention étaient dures et difficiles pour les prisonniers mais quelle est la situation, aujourd’hui, dans les prisons américaines où est répandu la violence, le trafic de drogue, la prostitution, les abus sexuels (290 000 viols chaque année dans les prisons). Personne ne peut prétendre sortir sauf des prisons américaines ! Et dans une société qui n’a jamais été aussi riche !

samedi 28 juin 2008

CONSTRUIRE L'UNITE DANS L'ACTION

Construire l’unité dans l’action des travailleurs et de la jeunesse

De journées d'actions dispersées sans perspective en mobilisations sectorielles isolées en passant par une division syndicale renforcée par la proximité des élections prud'homales, les travailleurs subissent la stratégie des directions syndicales qui passent plus de temps à feindre de négocier les contre-réformes avec le gouvernement et le MEDEF qu'à favoriser la convergence des luttes contre une politique toute entière au service des grandes entreprises et des plus riches.

Pourtant, le mécontentement dans le pays est immense face à la baisse brutale du pouvoir d'achat, aux reculs du droit du travail ou à la casse des statuts, des conventions collectives, des retraites ou de la sécu tandis que la France d'en haut se gave de profits et ne passe pas une journée sans afficher son mépris du peuple et de ses aspirations.

Mais, menées dans l'impasse, les mobilisations massives s'essoufflent peu à peu et le pouvoir se sent des ailes pour imposer sa « rupture », sans se gêner d'ailleurs pour humilier au passage les organisations qui ont paraphé des accords de régression sociale.

Dans ces conditions, faire croire, comme c'est le cas aujourd'hui des directions CFDT et malheureusement CGT, qu'il faut désormais agir auprès des parlementaires UMP qui ont déjà annoncé leur volonté de déréglementer le temps de travail et qui cassent le droit de grève, violent les intérêts légitimes du peuple français ainsi que sa souveraineté (avec l'appui du PS
dans le cas du traité de Lisbonne), c'est tout simplement, en entretenant le mirage d'un
« dialogue » au sommet, empêcher le monde du travail de s'organiser pour construire une riposte puissante et coordonnée par la conscience de l'affrontement de classe en cours. Le prochain rendez-vous « d'ores et déjà » annoncé est pour l'instant fixé au... 7 octobre avec la
journée pour un « travail décent » (tout un programme, accrédité par le FMI et l'UE pour qui
« travail décent » rime avec 60 heures de travail par semaine !) à l'appel d'une Confédération Syndicale Internationale qui, avec la CES, pilote l'intégration des directions syndicales aux institutions officielles du capitalisme et la casse des structures militantes de base.

Il faut reconnaître aussi que le mouvement populaire n'est guère porté par des partis « de gauche » qui attendent tranquillement 2012 et dont les dirigeants re-légitiment Sarkozy à chaque occasion, par exemple en l'accompagnant dans ses déplacements officiels à l'étranger. Ce sont bien désormais toutes les directions des organisations issues du mouvement ouvrier
qui ont renié les enseignements de décennies de luttes de classe et qui désarment les travailleurs face à un pouvoir qui dispose de tous les leviers pour mener sa guerre de classe.

Cependant, les peuples ne se laissent pas toujours faire et parviennent à déjouer les manœuvres des puissants, comme en témoigne le réjouissant NON irlandais à la constitution européenne bis. De la même manière, les discussions dans les boîtes, dans les AG ou dans les manifs révèlent une conscience vive que si les travailleurs et leurs organisations de base ne
parviennent pas à trouver le chemin de l'unité dans l'action, les régressions vont s'accélérer jusqu'à mener notre pays au terme de l'horreur de l'exploitation sans limite sur le modèle anglo-saxon.

Aussi est-il vital aujourd'hui de développer les liens et les échanges entre tous les militants et travailleurs combatifs afin de favoriser les regroupements et les initiatives unitaires et d'imposer, à partir de la base, la perspective d'un mouvement « tous ensemble en en même temps » contre la casse sociale généralisée appliquée par l'UMP sous l'injonction du MEDEF
et de l'UE. Avec, sans ou contre les directions syndicales et politiques censées défendre les intérêts populaires.

mercredi 25 juin 2008

TOUS ENSEMBLE NOUS POUVONS GAGNER

Un an, ça suffit !
Aujourd'hui comme en mai 68,
tous ensemble, nous pouvons gagner

Les retraites ? - -Augmentation des annuités, baisse des pensions, développement des complémentaires privées
Les salaires ? - -Bloqués par le MEDEF et le gouvernement alors que les prix flambent
Les prix ? - -Mesures pour la grande distribution qui étranglent les consommateurs et les petites entreprises
L'emploi ? - -Des gesticulations comme pour Gandrange mais l'encouragement aux délocalisations et à la multiplication des emplois précaires et flexibles
Les services publics ? - -Privatisations, casse de la Fonction Publique, de ses statuts, de ses emplois ; méga plan social de casse de l'Education nationale pénalisant les classes populaires
La santé ? - -Franchises médicales, fermetures d'hôpitaux et développement de la « responsabilité des malades » c'est-à-dire de l'autofinancement et des couvertures médicales privées.
Le droit du travail ? - - Refonte patronale du code du travail, casse du CDI et développement de l'euro-flexisécurité
Les privés d'emploi ? - -Radiations massives de l'UNEDIC, sanctions renforcées pour qui refuse un emploi sous-payé et loin de son domicile
Les sans-papiers ? - -Surexploités, pourchassés, expulsés en masse pour diviser les salariés par l’arme du racisme ;
Les libertés syndicales ? - -Répression des luttes, limitation du droit de grève dans les transports et dans l'Education, remise en cause des sections syndicales d'entreprise et des accords de branche...
Les droits démocratiques ? -Négation de la souveraineté populaire violée par l'adoption de la constitution européenne par le parlement (avec l'appui du PS), présidentialisation à l'américaine, développement accéléré de tous les appareils de répression...
La politique étrangère ?- -Réintégration de l'Otan, soutien inconditionnel aux Etats-Unis et à Israël, envoi de troupes en Afghanistan, interventions militaires dans la « Françafrique »...


Au nom de la concurrence européenne « libre et non faussée » et de la mondialisation, l'immense majorité de la population subit une régression sociale sans limite. Afin d'assurer des profits maximaux aux grands groupes capitalistes (plus de 100 milliards d'euros en 2007 pour les entreprises du CAC 40 !), Sarkozy veut à la fois détruire les acquis sociaux afin de comprimer le prix de la force de travail et interdire l'inévitable résistance populaire qui en résulte. Le rêve de l'aristocratie financière au pouvoir est de formater la France sur le modèle thatchérien en « démantelant le programme du Conseil National de la Résistance » (Kessler, ex-numéro deux du Medef). Avec l'appui du MEDEF et de l’Union européenne de Maastricht, Sarkozy soumet la France des travailleurs à la plus grave offensive antisociale, antinationale et anti-démocratique depuis 60 ans et attaque tous les acquis de 68, 45, 36, et même certaines conquêtes démocratiques héritées de 1789-1793.


Dans ce contexte, l'UMP a magistralement perdu les municipales et les cantonales, Sarkozy est au plus bas dans l’opinion et 70 % des salariés se déclarent prêts à participer à un grand mouvement social. Que manque-t-il alors aux travailleurs et aux jeunes, qui avec leurs syndicats mènent des luttes déterminées (salaires, emploi, Education nationale, Recherche et Université, retraites, Sécu, etc.), pour stopper la « rupture » de Sarko-MEDEF et faire renaître l’espoir de changer en profondeur la société ?

Il ne manque certes pas de combativité ainsi qu'en témoigne l'essor des luttes depuis des mois. Mais il manque une vraie direction syndicale de lutte de classes à l'image de ce qu'a pu être la grande CGT de lutte conduite par Benoît Frachon et Georges Séguy. Une direction qui ne déplore pas du bout des lèvres chacune des attaques les unes après les autres mais qui fasse le lien entre toutes les contre-réformes, qui travaille à fédérer les luttes, à désigner l’adversaire capitaliste, à coordonner les actions, à faire grandir à partir de chaque action partielle le « tous ensemble et en même temps ». Une direction syndicale qui s'oppose aux mystifications de la collaboration capital-travail et qui ose dénoncer la nocivité de l’Europe de Maastricht et du système capitaliste. Une direction enfin qui, sans prétendre qu’on décrète la grève générale, prépare concrètement avec les salariés les conditions de l’affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur.

Il manque tout autant une véritable perspective pour les luttes, qui sont bien plus fortes quand elles ont pour horizon un profond changement de société tandis que le capitalisme ne se survit plus qu'à travers les crises économiques, les guerres, la destruction de l'environnement, la mise en concurrence de tous les peuples et la régression sociale. Or, les dirigeants des partis de gauche, quand ils ne soutiennent pas le fond de la politique anti-sociale sous couvert d'en dénoncer la forme, ont non seulement renoncé à cibler le pouvoir capitaliste mais aussi à combattre Sarkozy frontalement. Ils se calent dans le jeu des institutions, attendant 2012 et la destruction de tous les acquis. Ce faisant, ils conduisent les revendications populaires dans l'impasse.

A l'inverse et dans l'immédiat, il est nécessaire que les communistes, progres-sistes, républicains, syndicalistes comba-tifs se rassemblent pour oser dire que cette politique, et ceux qui la mènent à l’abri d’une constitution européenne bis impo-sée en violation du référendum de mai 2005, sont illégitimes. En 68, les manifes-tants étudiants et salariés clamaient dix ans ça suffit pour dire leur opposition au régime monarchique de la 5ème République ; en 2008, clamons clairement « un an ça suffit » à ceux qui dépècent notre pays et le meilleur de son héritage social, laïque et républicain.

C'est pourquoi le PRCF appelle les salariés (public, privé, privés d’emploi, retraités, étudiants et lycéens, travailleurs français et immigrés), à multiplier les rencontres et à se fédérer partout pour que monte l’exigence d’une grande action tous ensemble et en même temps contre la totalité de la politique de Sarkozy-Fillon, du MEDEF et de l’Europe du grand capital.

Léon Landini, Jean-Pierre Hemmen, Georges Gastaud, Benoit Foucambert, Jacques Coignard, Vincent Flament, Bernard Parquet, Pierre Pranchere, POUR Le PRCF

CONTACT Commission LUTTES/ prcf.luttes@wanadoo.fr

Aucun pouvoir capitaliste, si arrogant soit-il,
ne peut résister aux travailleurs et à la jeunesse
quand ils s’unissent
dans le combat anticapitaliste pour le progrès social !

CASSE PROGRAMEE DE L'EDUCATION!!!

Durée du travail, « lycée à la carte », diminution des horaires de cours (1er et 2ème degré), casse de l'enseignement pro, mise en concurrence des établissements, privatisation de fait de l’Université...

Non à la collusion de Darcozy et du PS pour casser les lycées publics
Oui à l'unité des lycéens et des profs contre les suppressions de postes et les contre-réformes Darcos contre l'Education nationale

Confronté à la fronde des lycéens, à la montée des luttes chez les enseignants (grève du 15 mai, manif nationale du 18, initiatives du 24…), Darcos manie la répression et les manœuvres de division (relance du service minimum, c'est-à-dire d'une pratique de briseur de grève consistant à payer des fonctionnaires territoriaux payés sur les retenues de salaires infligées aux grévistes !). Tout en insultant les lycéens en grève traités de bouffons dans le Figaro-magazine, il s'entend avec les dirigeants de la FIDL et de l'UNL pour qu'ils appellent à l'arrêt du mouvement, en échange du saupoudrage de 1500 « assistants pédagogiques » (sous payés par rapport aux profs, et non titulaires d'un concours de la fonction publique et dont on sait, expérience aidant, qu'ils seront licenciés rapidement).
Or, non seulement le plan Darcos est maintenu, mais cette mesure annoncée va dans son sens, à l’encontre des principes républicains qui fondent le service public d'Éducation nationale. Ce redéploiement qui équivaut à une déqualification lourde du métier de professeur et qui se traduira à l'arrivée par une forte baisse de niveau de l'enseignement et des diplômes, s'inscrit en effet dans une dégradation à l'anglo-saxonne du contenu du lycée (prenant appui sur « le socle commun » mis en place dans les collèges) qui vise à supprimer quantité de cours et d'options pour les remplacer par un saupoudrage de "répétitions" sans garantie de niveau, avec un déluge de méthodologie plus ou moins vide, de bachotage et sans garantie de CONTENU. Il s'agit là d'un piège pour les jeunes et d'une manœuvre démagogique, bien dans la ligne de ce qu'avait tenté le ministre PS Allègre pour opposer enseignants et lycéens en promettant à ceux-ci la fin magique des redoublements et "le lycée à la carte", dont les résultats dans les pays anglo-saxons sont catastrophiques en termes de niveau, de culture et d'égalité des chances.
Non seulement cela coulerait les jeunes de milieu populaire, qui n'ont d'autre moyen que les cours pour apprendre des matières et exigeantes sous la direction d'un professeur ayant un fort niveau universitaire (on ne triche pas avec le savoir!), mais cette contre-réforme fera le jeu de l'enseignement privé et patronal dont on gage qu'il maintiendra au maximum les COURS pour attirer "l'élite", pendant que dans un maximum de lycées publics on fera toute l'année du sous-TPE sans contenu en occupant les élèves. A l'arrivée, le bac dont le niveau resté élevé en France, sera supprimé ou privé de sens, ce qui aidera les patrons à dévaluer encore davantage les salaires (le bac est la base des conventions collectives !)
En outre, la contre-réforme Darcos maintenue avec désormais le soutien de l'UNL/FIDEL aggravera de manière inouïe les conditions de travail des profs qui, comme l'avait proposé S. Royal, passeront leur vie au lycée et deviendront des animateurs scolaires dont les connaissances universitaires et l'expérience d'enseignement seront moquées et méprisées. Ils travailleront de plus en plus tout en voyant leur salaire réel baisser, leurs pensions de retraite amputées, avec pour seul effet d'aider le ministre à supprimer toujours plus de postes, à préparer un méga-plan de licenciement pour les enseignants jugés pas assez "mobiles" et à préparer leur éviction finale au profit de personnels sans statut, moins formés, moins syndiqués, plus dociles et moins rémunérés.
Et tout cela dans quel but, sinon pour aider l'Union européenne de Maastricht à obtenir la compression des "dépenses publiques" françaises portant sur le social et le fonctionnement des services publics !
C'est pourquoi le PRCF et la Jeunesse pour la Renaissance Communiste en France condamnent à la fois les suppressions de postes et les gravissimes contre-réformes que prépare Darcos avec l’aide des dirigeants de la FIDEL et de l’UNL, qui sont notoirement pilotés par le PS maastrichtien. Rappelons que ce parti d’« opposition» , dont certaines ténors siègent au gouvernement, au FMI (DSK) ou à l’OMC (Lamy) , a déjà permis, avec ses vassaux de la direction UNEF de casser pour quelques miettes la lutte des étudiants contre la LRU !
Lycéens, ne vous laissez pas piéger ! Dans des formes préservant votre avenir scolaire, intensifiez l'action en alliance avec vos enseignants, qui travaillent pour vous au quotidien et que Darcos veut isoler pour que les luttes de mai 2008 ne se transforment en un grand "tous ensemble et en même temps" analogue à celui qui fit trembler la bourgeoisie en mai 1968 !
Enseignants, détachez-vous du pseudo discours "moderniste" des partis maastrichtiens de l'UMPS qui veulent désosser l'Education nationale laïque pour aligner notre pays sur les normes férocement inégalitaires de la Grande Europe capitaliste et des USA.
Rompons ensemble et en même temps avec la droite ultra de Sarko-Fillon-Darcos, mais aussi avec la fausse gauche du PS, les Allègre, Royal, Juliard, tous également ennemis de
"l'exception française", c'est-à-dire de l'héritage humaniste de 1789 et de 1945. Darcos serait sûr d'échouer si le PS et ses satellites "syndicaux" ne lui venaient constamment en aide, comme le font déjà Chérèque, Mailly et bien souvent Thibault sur les autres fronts sociaux.
C'est le moment de réussir grèves et manifs, en tirant profit du discrédit mérité de Sarkozy et de l’essor des luttes pour l'emploi et les salaires dans le privé et le public.
Défendons l'Education nationale et le statut de la fonction publique1 ! Comprenons
qu'on ne pourra sauver les acquis républicains sans rompre avec cette UE du capital dont Sarkozy et l'UMPS sont les courroies de transmission : car le jour où les salariés et les jeunes auront majoritairement compris que l’ennemi n'est pas le"communisme" mais le capitalisme euro-mondialisé, les Darcos, Fillon et autres Allègre ne pèseront pas lourd face aux millions de jeunes et de travailleurs qui en ont assez de voir casser la France laïque et républicaine au seul profit d'actionnaires milliardaires.
1 Créé en 46 par M. Thorez, ministre d’Etat, pendant qu’A.Croizat (PCF) créait la Sécu et les retraites par répartition, que M. Paul (PCF) nationalisait l’électricité, qu’H. Wallon et Joliot-Curie(PCF) reconstruisaient le CNRS et l’Education nationale. Ne comptons pas sur le futur manuel d’histoire officielle franco-allemand mis en place par Chirac et Merkel ( !) pour rappeler ce que le progrès social et économique doit en France aux ministres communistes de 45, époque où le PCF sorti de la Résistance obtenait 29% des voix… Notre peuple n’en finit pas de payer dans sa vie quotidienne les campagnes de criminalisation du communisme de la droite ultra et de la fausse gauche !

L'Education et la FSU dans la ligne de mire d’un pouvoir fascisant

Darcos traite les manifs lycéennes de « bouffonnerie ». Sarkozy cible la FSU (« la CGT est mille fois plus moderne que la FSU. Avec Thibault, on peut se comprendre. Avec Aschieri, la seule possibilité est de le combattre et de lebattre ») et somme Darcos de montrer qu'il « a des couilles » en « cognant sur les syndicats » (Canard enchaîné du 7 mai).
Face à ce pouvoir borné, anti-laïque, antisyndical, à genoux devant le MEDEF, Bush et l’Union européenne de Maastricht, il n'y a pas de salut en dehors de la détermination des personnels. On s'inquiète au passage du satisfecit accordé à Thibault... Alors cherchons les convergences de lutte avec les ouvriers en lutte (ports, privé, vente par correspondance, Livre…), les autres fonctionnaires, les lycéens et les étudiants ! Exigeons des états-majors syndicaux et des organisations républicaines opposées à la constitution euro-libérale une grandemanif nationale contre l’ensemble de la politique de Sarkozy, qui détruit la France pour le compte du MEDEF et de l’intégration capitaliste euro-atlantique.

condition d'un grand RASSEMBLEMENT POPULAIRE

L’UNITE DES COMMUNISTES : CONDITION DU RASSEMBLEMENT POPULAIRE CONTRE L’UNION EUROPEENNE

Les communistes doivent d’abord s’unir. Mais cela ne suffit pas. S’ils y parviennent, alors ils pourront, parce qu’ils seront plus forts et plus crédibles, rassembler autour d’eux d’autres organisations (anti-impérialistes, syndicales, associatives, culturelles…).

Il s’agira alors en partant de la plate-forme commune, de faire preuve de souplesse et d’esprit d’initiative pour associer à notre campagne des forces progressistes dont les objectifs convergent vers les nôtres.

En avant, communistes, rassemblons nos forces, car une grande bataille est devant nous !

mardi 24 juin 2008

IL FAUT FERMER NOS CAMPS DE "RETENTION"!!!

Fermez les camps de rétention !

Un incendie a ravagé dimanche le Centre de rétention de Vincennes. Les deux bâtiments ont été détruits et les 250 internés, répartis dans d’autres centres.

Au-delà des conditions d’hébergement et de l’humiliation quotidienne infligée aux prisonniers (peut-on utiliser un autre terme pour désigner des hommes détenus sous garde policière, surveillés par un mirador et des fils barbelés ?), le fait même d’être privé de liberté, sans jugement, avec pour seul « délit » pour la seule raison d’être « sans papiers », remplit d’amertume et de colère cette population.

Etre « sans papiers » est-il un crime ?

Ceux qui en sont dépourvus sont-ils des « délinquants » ?

Si ces gens sont privés de titres de séjour, la seule responsabilité en incombe à la puissance publique. Celle-ci leur refuse les pièces nécessaires pour justifier leur présence sur notre sol. « La chasse à l’homme » est menée par le chasseur, pas par le gibier.

Pourquoi cette politique de rejet et de stigmatisation d’êtres humains qui cherchent dans notre pays les moyens de leur survie ?

Il faut avoir vu à la télévision le déploiement de forces de police, casquées, bottées, en tenue de combat, pour évacuer les sans-papiers vers d’autres centres.

On aurait cru assister à une scène de guerre civile, menée contre un « ennemi », des hommes, dépourvus de tout, qui cherchent simplement du travail.

« La France ne peut pas subvenir à la misère du monde », répondent en chœur les hypocrites qui font les lois.

Au cours des trois Républiques, de la Troisième à la Cinquième, la politique d’émigration a évolué d’une manière identique.

A chaque moment de notre histoire où le besoin massif de main-d’œuvre s’est fait sentir, patronat et gouvernements ont ouvert largement nos frontières aux travailleurs étrangers ou colonisés. Ce fut le cas pendant la Première guerre mondiale pour remplacer les mobilisés et, après l’armistice de 1918, pour la reconstruction du pays dévasté. De même, en 1945, pour des motifs semblables.

Ces travailleurs, qui ont massivement, participé par deux fois à la reconstruction de la France, logeaient alors dans des bidonvilles, relégués loin des centres urbains. Ils étaient alors corvéables à merci.

Mais dans les périodes de crise économique, telles celles des années 1890, des années trente, et des années 1980, les immigrés sont devenus des « indésirables », que la grande presse, à l’époque qualifiait de « métèques », « la lie de la terre » pouvait-on lire, qui « prenait le travail des Français et mangeait leur pain ». Et les campagnes de haine, étaient fortement tintées, avant la Seconde guerre mondiale, d’antisémitisme virulent, qui annonçait les persécutions du gouvernement de Vichy.

Contre les « étrangers » se développaient parallèlement des législations restrictives et des mesures policières. Le premier camp de concentration fut ouvert, en Lozère, en janvier 1939, par le gouvernement « républicain » d’Edouard Daladier.

Aujourd’hui, où l’antiracisme est devenu un credo incontournable, la xénophobie s’affiché sous des habits sociétaux. La délinquance au quotidien est encore dénoncée comme émanant en priorité des populations immigrées d’origine maghrébine et africaine, des « quartiers sensibles », mais le thème essentiel est social :

« Nous ne pouvons, sans réagir, accepter de recevoir sur notre sol, le flux migratoire des populations pauvres de la planète, en cette période de chômage massif ».

Et d’ajouter, comme dans le passé, que cette politique restrictive vise, « à protéger le travail des salariés français ».

Peut-on être plus hypocrite, quand on connaît l’attitude des patrons qui embauchent à taux réduit des travailleurs sans papiers, pour leur imposer des salaires illégaux et des conditions de travail proches de l’esclavage ?

D’autre part, la pratique généralisée des « délocalisations » des entreprises, n’est-elle pas un appel à une« main d’œuvre étrangère »à bas prix, hors du territoire national, pour réduire les coûts de production ?



L’éradication du chômage n’est pas liée à une réduction du nombre de salariés étrangers sur notre sol. Elle n’est pas fonction non plus de cadeaux offerts aux patrons pour qu’ils embauchent. Ce n’est pas en triturant les statistiques, en répartissant le chômage sur un plus grand nombre de personnes par le biais du temps partiel (en vérité du « chômage partiel »), que l’on s’orientera vers le plein emploi.

Celui-ci demeure lié à une politique visant à la satisfaction des besoins essentiels de la population et non à la recherche du profit maximum, avec le gâchis monstre que l’on connaît.

Cette politique de ré industrialisation mobiliserait des millions de sans-emploi, Français et immigrés, tellement la demande, dans tous les secteurs, est immense.

vendredi 20 juin 2008

de la colère à la révolte par JEAN LEVY.

20 juin 2008
De la colère à la révolte


Sur de nombreux blogs, nous évoquons ce que nous appelons « la contre-révolution » menée, tambour battant, par le pouvoir sarkozien.

Ce terme globalise les « réformes » initiées par le président de la République, qui visent à casser, non seulement l’ensemble des acquis sociaux imposés par une lutte ouvrière centenaire, mais également les avancées démocratiques et laïques de la République. Il s’agit donc d’une offensive d’envergure, cohérente et systématique, pour modeler l’Etat selon les critères du libéralisme afin de le mettre au service exclusif des grandes sociétés et du capital financier.

Nous ne sommes donc pas en présence d’une traditionnelle politique « de droite », partagée par la sociale-démocratie sur le plan économique, quand celle-ci est aux affaires. Cette alternance répond, en effet, au choix commun des uns et des autres, en faveur de la loi du marché et de la libre concurrence, codifiés par l’Union européenne et imposés aux peuples des vingt-sept pays qui la composent.

Aussi, face à une stratégie d’ensemble, déployée au pas de charge par le pouvoir, il faut organiser également une riposte globale.

La CGT comme toutes les autres Confédérations syndicales, s’y refusent. La direction du Parti communiste français fait de même. Sur le plan syndical, comme sur le plan politique, la CGT et le PCF réagissent comme si nous étions encore en régime démocratique. Bernard Thibault « joue le jeu » de la concertation avec les pouvoirs publics. Ses réactions sont vives quand il se sent personnellement floué par Nicolas Sarkozy et ses ministres. Rien de tel lorsque le Code du travail et les droits sociaux sont bafoués, mis en pièces avec cynisme.

« Une journée d’action » par ci, une autre, un mois après par-là. Aucune campagne d’explication n’est menée pour dénoncer le caractère global de l’offensive du pouvoir, de sa nature « contre-révolutionnaire », de ses conséquences catastrophiques pour le monde du travail. Rien n’est dit sur le lien naturel qui existe entre la politique de réaction sociale et la construction de l’Europe. Au contraire, les dirigeants cégétistes se complaisent dans les salons dorés de la ‘Confédération Européenne des Syndicats’, qui est l’appendice social de la Commission de Bruxelles ;

De son côté, le PCF s’élève contre chacune des mesures prises sans, pour autant, dénoncer le plan du gouvernement « pour remodeler la société française ». Le cadre européen de cette « contre-révolution » ‘est rarement évoqué, et quand il l’est, c’est pour chanter les louanges d’une « Europe sociale » soluble dans l’Union européenne.

Le capital n’est plus en situation de céder, ne serait-ce que sur des revendications limitées.

Aux prises avec une concurrence sans merci sur le plan mondial, il n’a plus de marges de manœuvre. Il n’est plus en capacité de négocier. Au contraire, ce qui reste de droits sociaux, lui est insupportable : il l’apprécie comme un handicap inadmissible dans le climat de lutte acharnée pour le plus haut taux de profit. Engagé dans une course folle dans la rotation du capital, la moindre hausse de salaire réduit d’autant cette rotation.



Cette situation exclut l’idée de victoires partielles, concédées par le patronat et le pouvoir, dans le champ social ou politique.

Il faut rompre avec cette politique de « relations civilisées » avec le pouvoir.

Celui-ci est « l’ennemi » qu’il faut dénoncer, contre lequel il faut se battre.

Il faut travailler à une mobilisation populaire d’envergure.

La souffrance ouvrière est insupportable.
Elle doit conduire à la révolte.

jeudi 19 juin 2008

Encore un petit bout d'histoire

Staline et le massacre de Katyn

Oleg Shenine – Le rôle de J.V. Staline et du Parti Communiste (Bolchévik) de l’Union Soviétique dans la Grande Guerre Patriotique de 1941-1945. (http://www.geocities.com/komintern_doc/komintern022.htm)

Avec une obstination maniaque, la bourgeoisie s’affaire à confirmer dans la conscience collective le mythe des « cruautés de Staline » à propos de l’exécution, en avril 1940, par des troupes du Ministère de l’Intérieur, dans le bois de Katyn, près de Smolensk, de 10.000 officiers polonais. En 1993, aveuglé par un anticommunisme ardent, le régime d’Eltsine a reconnu, par intérêt politique, cette falsification, cette gigantesque provocation. Pourtant, encore avant la libération de Smolensk par l’Armée Rouge, les experts internationaux de la commission envoyée à Katyn par les Allemands, ont constaté que les balles dans les cadavres étaient de marque allemande GEZO, série D, calibre 7.65 mm. Le 8 mai 1943, le menteur pathologique Goebbels, écrivait dans son journal : « Malheureusement, on a trouvé des munitions allemandes dans les fosses de Katyn… Si ce fait est connu de l’ennemi, il faudra alors renoncer à toute l’histoire de Katyn. » L’émigration polonaise, « le gouvernement en exil » de Sikorsky, a spécialement insisté sur cette version. Staline a fermement déclaré : « Nous débarrasserons la Pologne du gouvernement émigré. » Il a catégoriquement rejeté « la pression sur le Gouvernement Soviétique dans le but de lui arracher des reculs territoriaux sur le compte des intérêts de l’Ukraine Soviétique, de la Biélorussie Soviétique et de la Lituanie Soviétique ». Dans un entretien intime, Roosevelt a déclaré qu’une partie importante de ses électeurs était d’origine polonaise et balte… et bien « qu’il soit personnellement d’accord avec Staline à propos du déplacement de la frontière russo-polonaise vers l’Ouest… il ne pouvait appuyer publiquement un tel accord à l’heure actuelle ».

« Au cours des deux premières années qui suivent la victoire sur l'Allemagne, la plupart des journaux conservent encore (sauf exceptions) une certaine retenue dans leurs accusations et attaques venimeuses contre l'Union soviétique. A partir de 1947, c'est un déluge d'infamies qu'il est impossible de relever, tant elles sont nombreuses et quotidiennes. A qui la palme ? Sans doute à l'hebdomadaire gaulliste Carrefour. Ce dernier publie un dessin : Deux soldats russes, coiffés du bonnet mongol à étoile rouge, hirsutes et squelettiques comme de bien entendu. Ils n'ont pas le couteau entre les dents mais un revolver à la main et à leurs pieds gît un officier polonais assassiné. C'est le dessin, à peine retouché, paru en 1943 dans le journal de Goebbels « Das Reich », au moment de la macabre mise en scène de « la fosse de Katyn » ! »

Et oui l'EUROPE est anti castriste!!!

En décembre 1996, l’Union européenne s’alignait sur la position d’ingérence étasunienne et exigeait de Cuba «des progrès tangibles sur la voie d’une transition pacifique vers le pluralisme démocratique, le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales». C’est ainsi qu’est née la position commune européenne vis-à-vis de La Havane, qui est devenue le pilier de la politique étrangère de l’Union européenne à l’égard de Cuba.

Pourquoi Bruxelles se range-t-elle de façon si dévote sur la position étasunienne ? Il est en effet difficile de concevoir qu’une puissance aussi importante que l’Europe des 27 s’aligne de manière docile et disciplinée sur la politique étrangère de Washington vis-à-vis du petit archipel des Caraïbes.

mercredi 18 juin 2008

Nou sommes sous"L'ANCIEN REGIME" !!!

Mercredi 18 juin 2008
Nous sommes en 1788...

Hier, 17 juin, la nouvelle journée revendicative organisée par la CGT, la CFDT, la FSU et Solidaire, n’a pas rencontré le succès espéré par les directions de ces Confédérations.. Au contraire, elle a mobilisé moins de monde que la dernière, réalisée en mai. Pourquoi ? Depuis l‘automne dernier, de nombreuses manifestations de ce type se sont succédées au fil des mois. Chacune visait un aspect particulier de la politique de « contre-révolution sociale » accentuée par Nicolas Sarkozy depuis son élection à la présidence de la République. Cette « parcellisation » des objectifs syndicaux, le refus de globaliser tous les sujets de mécontentements, l’absence volontaire de stratégie du « tous ensemble », ont permis au pouvoir de poursuivre simultanément la casse généralisée de tous les acquis sociaux, des garanties collectives, du Code du Travail.
L’attitude démobilisatrice des Confédérations, scindant à plaisir les ripostes nécessaires à ces offensives orchestrées par le Medef et le gouvernement, a permis aux forces du Capital d’avancer, sans coup férir, à un rythme jamais atteint.
D’autre part, les organisations syndicales se sont, en permanence, refusées à démontrer le rôle essentiel de catalyseur, joué par l’Union européenne (par la Commission de Bruxelles et le Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement des vingt sept pays membres) dans la mise en œuvre programmée de cette politique antisociale. Par cette attitude, la CGT, comme les autres syndicats, a désarmé idéologiquement la protestation sociale, dans chaque pays, berçant les peuples dans l’illusion d’une « Europe sociale ». Or, rappelons-le : l’Union européenne a été, depuis les origines de sa mise en chantier, construite pour imposer aux peuples, les orientations qui correspondent aux intérêts exclusifs du Capital. Aussi, attendre de celui-ci que de loup il devienne mouton, relève, soit de la naïveté politique, soit de la mauvaise foi. Comment attendre de la maffia, qu’elle opère sa reconversion en une association de bienfaisance …
La responsabilité des dirigeants syndicaux, en mal de reconnaissance gouvernementale, pèse lourd dans le sentiment d’impuissance ressenti par le monde du travail.
Pourtant le mécontentement grandit, s’élargit à d’autres couches de la population, touche d’autres catégories sociales. Le Capital financier, dans sa logique interne de profit maximum à court terme, est conduit à pénaliser des secteurs d’activité qui jusque là vivaient dans son orbite. Un nombre réduit d’hommes peut, aujourd’hui, s’enrichir hors des normes admises dans les décennies précédentes et concentrer dans quelques dizaines de milliers de mains, des fortunes colossales, y compris en franchissant, allégrement et sans dommage, la ligne jaune de la corruption.
Cette course effrénée à l’enrichissement sans limite est une course à l’abîme.
Parallèlement, jamais les salariés n’ont souffert autant qu’aujourd’hui. Nombre sont toujours privés d’emploi. Demain, ils seront contraints d’accepter des emplois au rabais ou la perte de leurs allocations. Soumis à la souffrance au travail, au stress permanent, au chômage partiel, les ouvriers, les employés, les cadres voient leur pouvoir d’achat fondre, mois après mois, le temps de travail s’amplifier, l’âge de la retraite devenir un horizon lointain.
Toutes les conditions sont créées pour rassembler toutes les victimes du Capital financier : les salariés du public comme du privé, les privés d’emplois, les retraités. Il est plus que temps de semer le vent de la révolte.
On ne peut plus vivre de son travail en 2008.
Face à une petite minorité de privilégiés, d’aristocrates de la finance et de leurs auxiliaires politiques et médiatiques, qui règne en maître en France, comme les « aristos » en 1788, il faut que le peuple se souleve.
Pour faire rendre gorge aux nantis.
Pour établir une autre société.
Pour le socialisme.

nous sommes le peuple!

Michel Peyret

16 juin 2008



NOUS SOMMES LE PEUPLE !

NOUS SOMMES LES PEUPLES !



En Irlande,comme en France en 2005,la quasi-totalité des forces politiques, les médias appelaient à voter OUI !

En Irlande comme en France , le peuple s'est insurgé contre ce mépris des classes dirigeantes qui veulent imposer le carcan d'un Etat européen aux peuples pour en finir avec leurs souverainetés et leurs libertés !


En France , les décisions prises par le peuple ne peuvent être remises en cause que par ce même peuple . Tous les artifices visant à y procéder ne peuvent être qu'un viol de la souveraineté populaire et doivent être considérés comme tels , c'est-à-dire comme nuls et non-advenus ! La ratification honteuse du traité de Lisbonne intervenue en France dans de telles conditions iniques ne peut prétendre à une quelconque légalité !


Aussi , après les NON français et hollandais de 2005 , l'annulation in extremis des référendums polonais , britannique et tchèque , le NON irlandais confirme que la poursuite de la construction étatique européenne relève du totalitarisme le plus absolu !


Les capitalistes européens , les gouvernements et forces politiques à leur service , voient l'édifice érigé par eux depuis le traité de Rome se déliter !

Les traités de Rome , Amsterdam , Maastricht , Schengen et Nice sont forclos !


Peuples d'Europe , unissons-nous , rassemblons-nous !

Rejetons toutes les mises en concurrence entre nous au nom de la libre circulation des marchandises et des capitaux !

Elles conduisent aux spéculations financières mortifères , aux crises énergétiques , alimentaires et environnementales , à l'accroissement de la misère et de la pauvreté pour nous tous !

Nous n'avons pas besoin de carcan étatique pour établir des relations de paix et d'amitié , avancer dans le désarmement , notamment nucléaire , bâtir des coopérations et des solidarités , multiplier les échanges de toute nature !

Dans chacun de nos pays et ensemble luttons pour le progrès social , les libertés démocratiques , les indépendances nationales , pour mettre fin à la dictature du capital dont les méfaits en tous domaines deviennent insupportables et mettent l'humanité en danger !


Ces aspirations à vivre autrement , à changer de société , clamons-les à l'occasion de l'accession de Nicolas Sarkosy à la Présidence de l'Union européenne qu'il veut encore davantage subordonner à l'OTAN et aux Etats-Unis vers une « Euroamérique » visant à dominer le monde , y compris par les guerres !

Dans chacun de nos pays et ensemble redonnons au 14 juillet la signification républicaine et révolutionnaire qu'il a eu pour tous les peuples en les associant aux commémorations !


( Reproduire , faire circuler , signer et faire signer , adresser aux destinataires de son choix )

mardi 17 juin 2008

le but final du SOCIALISME.

Vers le bien-être pour tous, jusqu'à l'aisance

Le socialisme ne signifie pas misère et privations, mais bien leur suppression par l’organisation d’une vie aisée et cultivée pour tous les membres de la société, au point de vue matériel, éducatif, culturel ; et ainsi permettre d’établir de saines relations sociales, sans conflit :

" Mais, malheureusement, la liberté seule est loin de suffire.

Si l’on manque de pain, de beurre et de graisse, si l’on manque de tissus, si les habitations sont mauvaises, on n’ira pas loin avec la seule liberté.

Il est très difficile camarades, de vivre rien que de liberté.

Pour que la vie soit bonne et joyeuse, il faut que les bienfaits de la liberté politique soient complétés par les bienfaits matériels, (…). "

" Mais quand les éléments capitalistes sont anéantis, et les éléments pauvres, affranchis de l’exploitation, la tâche des léninistes n’est pas de fixer, de maintenir la pauvreté et les pauvres (…) mais de supprimer la pauvreté et d’élever les pauvres au niveau d’une vie d’aisance.

Il serait stupide de croire que le socialisme puisse être édifié sur la base de la misère et des privations, en restreignant les besoins personnels et en abaissant le niveau de vie des hommes (plus aisés) au niveau de vie des couches pauvres, (…).

Le socialisme ne peut être édifié que si les forces productives de la société se développent vigoureusement ; s’il y a abondance de produits et de marchandises ; quand les travailleurs mènent une vie aisée et que la culture monte impétueusement.

Car le socialisme, le socialisme marxiste, ne signifie pas compression des besoins individuels, mais leur extension et leur complet épanouissement ; non point limitation ni refus de les satisfaire, mais satisfaction pleine et entière de tous les besoins des travailleurs éclairés. "

lundi 16 juin 2008

petit rappel historique.

Le Parti Communiste a le pouvoir absolu unilatéral ?

En fait, en URSS le Parti Bolchevik n’avait pas le pouvoir seul, était encore moins une dictature contre le peuple, mais faisait partie du " système du pouvoir de la classe ouvrière". Mais c’est bien l’ensemble de ce système, avec aussi le Parti, qui est une dictature seulement contre la classe bourgeoise capitaliste exploiteuse :

" Lénine a répété maintes fois que le système des Soviets est la dictature du prolétariat (…) mais il n’a jamais dit que le Parti était le pouvoir d’Etat, que les Soviets et le Parti étaient une seule et même chose. (…) La dictature est réalisée par le prolétariat organisé dans les Soviets et dirigé par le Parti communiste bolchevik ; que tout le travail du parti se fait par les Soviets qui groupent les masses laborieuses sans distinction de profession. (…) L’autorité du Parti est étayée par la confiance de la classe ouvrière. (…) par le dévouement du Parti à la classe ouvrière. (…) que le Parti doit prêter une oreille attentive à la voix des masses ; qu’il doit soigneusement tenir compte de l’instinct révolutionnaire des masses ; qu’il doit étudier la pratique de leur lutte et vérifier de la sorte la justesse de sa politique ; qu’il doit par conséquent, non seulement instruire les masses, mais s’instruire auprès d’elles. (…) qu’il ne doit pas commander mais convaincre avant tout, (…) ; qu’il doit par conséquent, être un dirigeant, un guide, un éducateur pour sa classe."

" Ainsi, les syndicats, comme organisation de masse du prolétariat, reliant le Parti à la classe avant tout dans le domaine de la production ; les Soviets, comme organisation de masse des travailleurs, reliant le Parti à ces derniers, avant tout dans le domaine de la gestion de l’Etat ; la coopération, (…) reliant le Parti aux masses paysannes, avant tout dans le domaine économique, (…) à l’édification socialiste ; la Fédération des jeunesses (…) formation de jeunes réserves ; et, enfin, le Parti, comme force directrice essentielle (…) appelée à diriger toutes ces organisations de masse. Tel est, dans son ensemble, le tableau du mécanisme de la dictature, le tableau du système de la dictature du prolétariat. "

" La dictature du prolétariat est une lutte opiniâtre, sanglante et non sanglante, violente et pacifique, militaire et économique, pédagogique et administrative, contre les forces et les traditions de la vielle société (la féodalité et la bourgeoisie capitaliste, exploiteuses). La force de l’habitude chez les millions d’hommes est la force la plus terrible. Sans un parti de fer trempé dans la lutte, jouissant de la confiance de tout ce qu’il y a d’honnête dans la classe en question, sans un parti sachant observer l’état d’esprit de la masse et influer sur lui, il est impossible de mener cette lutte avec succès. "

Aidons de toutes nos forces la VICTOIRE IRLANDAISE!!!

Déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France,
suivie de trois propositions unitaires à débattre à l’adresse des communistes, des syndicalistes de lutte et des républicains progressistes.
We are all irish ! NOUS SOMMES TOUS DES IRLANDAIS !

Merci au peuple irlandais qui a voté NON à l’UE du capital, de la misère, de la casse des nations libres, de la soumission à l’impérialisme états-unien !

En Irlande comme en France en 2005, tous les partis bourgeois, de la droite et de la fausse gauche, appelaient à voter OUI.
Les médias du capital et de la fausse gauche, par une propagande digne de Goebbels, ont martelé à l’unisson aux Irlandais qu’il fallait voter OUI. La sainte clique européenne supranationale, Barroso, Sarko et Parisot en tête, a défilé à Dublin pour faire pression sur les citoyens irlandais. Kouchner s’est fait remarquer par son chantage au chaos.
Mais le peuple d’Irlande, comme celui de France en 2005, a refusé cette arrogance et ce mépris des classes dirigeantes. Il a jugé l’arbre de l’UE à ses fruits empoisonnés. Il s’est montré le digne héritier des héros irlandais morts pour l’indépendance de l’île, les Connolly, B. Sand et les milliers de martyrs de cette longue et héroïque lutte de libération que Marx a soutenue au 19ème siècle. Au peuple irlandais nous répétons MERCI d’avoir voté NON au nom de tous les peuples d’Europe. Nous félicitons les forces progressistes, particulièrement le PC Irlandais pour avoir porté ce NON qui rend l’espoir à tous les peuples d’Europe.

Juridiquement, le traité de Lisbonne est aussi mort que la version initiale de la constitution européenne et que les traités de Rome, Maastricht et Nice qui en constituaient l’ossature socio-politique. Les dirigeants de l’euro-dictature vont sans doute poursuivre dans le dos des peuples la prétendue « ratification » du traité par des parlementaires d’accord pour violer la souveraineté de leurs mandants : il n’en reste pas moins, après le Non français, le non hollandais, l’annulation « in extremis » des référendums polonais, britannique et tchèque, et le non irlandais que la poursuite de la « construction européenne » relève du totalitarisme politique et du viol de la démocratie le plus grossier. Tôt ou tard les peuples balayeront cette nouvelle prison des peuples qu’est l’UE en demandant des comptes à ceux qui leur auront si longtemps imposé ce carcan antidémocratique, antinational et antisocial, y compris parmi les dirigeants de la fausse gauche.

• Le PRCF s’adresse à tous les vrais communistes de France, organisés ou inorganisés, membres ou non du PCF : vous qui contrairement à Mme Buffet refusez le mensonge social-démocrate de « l’Europe sociale » et qui comme nous, militez pour sortir la France de l’UE, rencontrons-nous et exprimons-nous ensemble à l’occasion de l’accès de Sarkozy au poste de président de l’UE. Aux vrais communistes de montrer la voie d’un large Front de résistance internationaliste, populaire, patriotique et progressiste, pour la souveraineté nationale, la paix, le progrès social, les libertés démocratiques, l’abrogation des traités de Rome, Maastricht, Schengen et Nice, l’Europe des luttes, la solidarité internationale des peuples.

• Le PRCF s’adresse également à tous les syndicalistes combatifs qui combattent les contre-réformes Sarkozy inspirées par le MEDEF et par l’UE : faisons du 17 juin prochain, non une journée sans suite cautionnant de pseudo-négociations avec le fascisant Sarkozy, mais une grande journée de mobilisation pour le pouvoir d’achat populaire et pour l’annulation de TOUTES les contre-réformes maastrichtiennes déjà adoptées ou en cours d’adoption (retraites, sécu, fonction publique, éducation nationale, SNCF, EDF, indemnisation du chômage, université, lycée, recherche…), pour les libertés démocratiques (droit de grève, sans papiers…). Exigeons des directions syndicales nationales, inspirées par la Confédération Européenne des Syndicats, qu’elles renoncent à accompagner la « rupture » sarkozyste, et qu’elles reviennent aux pratiques gagnantes du combat de classe en construisant le « tous ensemble et en même temps ».

• Le PRCF s’adresse aussi aux républicains qui se prononcent pour l’indépendance nationale, le progrès social, la démocratie, la paix, la coopération internationale, pour de nouveaux traités internationaux progressistes analogues à l’ALBA, qui associe les pays latino-américains émancipés de Washington : dans le respect de notre diversité, construisons une manif nationale pour clamer à la face du « président » de l’U.E., le proconsul euro-atlantique Sarkozy : « votre constitution européenne bis votée par les députés UMPS de la honte est nulle et non avenue ! Assez des contre-réformes Barroso-Sarko-Parisot destinées à araser l’héritage national progressiste de 45, 36, 1905… et 1789 !

Dans cet esprit, cherchons les formes pour rendre au 14 juillet sa signification républicaine et révolutionnaire ! Associons à ces initiatives les progressistes et démocrates étrangers opposés à l’U.E. !

Alors que notre pays subit une attaque sans équivalent depuis 70 ans, au moment où des millions de salariés, de jeunes et de travailleurs indépendants cherchent les voies d’un grand sursaut unitaire majoritaire, aidons le peuple français à prendre appui sur le Non irlandais pour reprendre l’initiative politique face à l’ euro-rupture sarkozyste !

Pour le PRCF,
Léon Landini, président du PRCF, Georges Gastaud, secrétaire national, Benoît Foucambert, commission luttes, Daniel Antonini, secrétaire international, Antoine Manessis, responsable aux initiatives unitaires.
Pour tout contact, gastaudcrovisier2@wanadoo.fr

vendredi 13 juin 2008

LE PEUPLE IRLANDAIS A DIT NON!!!

Par jacques Coignard


Félicitations chaleureuses au peuple Irlandais pour son vote, malgré les appels au oui des formations politiques et des médias; ça nous rappelle quelque chose ici
Un peuple de plus après les français et les hollandais en 2005, qui dit non à la constitution européenne; un pavé de plus dans la mare des classes dirigeantes toutes tendances confondues, qui pour autant ne sont pas prêtes à s'avouer vaincues
déja cet aprés midi en écoutant les médias , on sent que ça grenouille; par exemple sur france info on entend ceci: l'irlande pourrait se retirer de l'europe , quitte après réflexion à revoter; comme ça la constitution (Merkel-Sarkozy) poursuit sa route
Et dire que tous ces braves gens qui nous dirigent n'ont que le mot démocratie à la bouche et veulent au nom du "droit d'ingérence" enrégimenter tous les peuples de la terre !
Le vote du peuple irlandais est une victoire de la démocratie; exprimons le très fort et préparons nous à combattre tous les coups fourrés que les élites de pouvoir sont en train de concocter
Jacques Coignard, secrétaire adminisratif du PRCF

L'Irlande, l'Europe et les enfants

Par saint Patrick ! L'Irlande rebelle dit NON à la dictature euro-atlantiste. Il faut maintenant un grand mouvement de soutien à ce pays car beaucoup de dirigeants européens veulent l'ostraciser, alors que ce vote ne fait qu'exprimer la volonté de la grande majorité des autres peuples, réduits au silence par la trahison de leurs dirigeants et donc condamnés à exercer leur citoyenneté par procuration. Le rejet du projet de Lisbonne par les Irlandais a au moins le mérite d'attirer l'attention sur le déni de démocratie que nous subissons. L'ex-"tigre celtique" deviendrait-il le dernier garant de la liberté démocratique ? Les Français, qui se réclament volontiers des valeurs républicaines, devraient leur être particulièrement reconnaissants. Essayons donc de couvrir la voix des traîtres Kouchner, Jouyet et autres Sarkozy pour dire notre gratitude à l'Irlande.

En pleine panique, les partisans fanatiques de l'Europe s'obstinent à "faire de la pédagogie" et s'attaquent au matériau humain le plus malléable : les enfants. C'est en effet dans l'éducation que le poison est le plus virulent : nouveau manuel d'histoire (ou plutôt de fables...) franco-allemand, réactivation de la "semaine de l'Europe" à l'école dès la rentrée prochaine, etc., sans parler des multiples initiatives locales menées sur tout le territoire, prenant en otages nos enfants avec une large utilisation des fonds publics.

Ainsi à Cxxxxx, petite ville "de gauche" des Alpes-maritimes, un voyage est organisé par la caisse des écoles, pour conduire 24 élèves de Cm1/Cm2 en pèlerinage initiatique, d'abord à Strasbourg, sous la pompe et les ors du parlement européen, puis au Luxembourg, non pour s'initier au fonctionnement des paradis fiscaux (ils ne visiteront pas les établissements Clearstream) mais pour y rencontrer tonton Jean-Claude (Juncker, pas Van Damme !) et découvrir la Cour de justice, cette belle institution qui ne cesse de rendre des décisions hostiles aux travailleurs soumis au dumping social européen. Comme convenu, les écoliers seront encadrés par des accompagnateurs dûment formés pour leur inculquer la bonne parole. Si après ça ces 24 bambins ne nous reviennent pas en bons soldats de l'Empire européen, c'est à désespérer de l'efficacité des lavages de cerveaux. Ce voyage aura d'autant plus d'influence sur les gamins qu'ils sont pour la plupart "issus de milieux défavorisés" et que, n'ayant pas l'habitude des vacances et des voyages lointains (ou alors plutôt dans l'autre sens, vers le sud de la Méditerranée), ils seront d'autant plus réceptifs à ce cadeau rare et dépaysant que leur offre la merveilleuse Europe, notre jolie maman à tous ! Ce gag nauséabond va tout de même coûter aux finances communales la bagatelle de 12.000 € (pour 4 jours et 24 enfants), mais l'amour de l'Europe n'a pas de prix…

Quand les médias, les institutions républicaines (?) et les parrains locaux joignent leurs forces pour intoxiquer les foules, ça ne laisse pas beaucoup d'espace aux citoyens pour respirer et rendre les coups. C'est pourquoi, dans toutes les instances de la société et de notre vie quotidienne, milieu familial ou travail, il nous faut continuer la lutte avec détermination, affirmer la nécessité d'une rupture immédiate avec l'Union européenne, montrer que cette rupture est urgente, parfaitement réalisable et surtout bénéfique, car elle sera le point de départ d'une reconquête démocratique non seulement nationale mais aussi à l'échelle du continent

L'espoir nous vient d'IRLANDE!

Bonjour,

Selon les premiers dépouillements en cours, une nette majorité serait en train de se dessiner autour du non, dans les circonscriptions rurales ; et une majorité moins forte en ville. Dès que nous aurons les résultats définitifs, nous vous les enverrons. Pour nos lecteurs anglophones, vous pouvez suivre l'évolution des résultats sur ce site : http://www.ireland.com/focus/thelisbontreaty/?via=rel

Quid de la plainte si le traité de Lisbonne/Constittution bis est refusé par le peuple irlandais ? Pour nous cela ne change rien, puisque cela n'enlève rien au comportement légalement fautif des auteurs du traité et de l'Etat français.

mercredi 11 juin 2008

Révolte Syndicaliste!!!

.Pôle position – Le PRCF commente l’actualité sur son site internet. Merci de diffuser largement autour de vous.

Action du 10 juin 2008- LA REVOLTE DES SYNDICALISTES COMBATIFS

Ca suffit ! Hier, dans les maigres cortèges de la nouvelle « journée » de lutte organisée ( ?) par plusieurs syndicats de la fonction publique, c’était la colère qui dominait.
Colère contre le gouvernement, qui dynamite le service public et le statut des fonctionnaires sous couvert de « mobilité », un pseudo qui cache mal la volonté de détruire la garantie de l’emploi mise en place en 1945 par Maurice Thorez, de mettre au pas la FP et l’Education nationale, de briser le droit de grève et surtout, de créer les conditions juridiques pour que les 30 000 suppressions de postes par an annoncée par le casseur Sarkozy s’accompagnent à l’avenir de milliers de LICENCIEMENTS pour insuffisance de « mobilité ».
Colère également contre ces directions syndicales qui organisent la défaite en feignant d’appeler à l’ « action ». Il était clair qu’en réalité, la CGT et la CFDT n’avaient pas mobilisé hier, quitte à envoyer les troupes au casse-pipe alors que certains secteurs des impôts et de l’Education nationale sont déjà depuis longtemps dans l’action. Clair qu’on ne peut pas appeler à l’action résolue contre le pouvoir de brutes patronales tout en signant avec lui, comme la FSU, un texte sur le « dialogue social » (aujourd’hui même Darcos dépose un texte sur le service minimum qui ouvre la voie, à terme, pour l’interdiction de fait de la grève dans les services publics). Clair qu’on ne peut pas éternellement taper sur Sarkozy (qui le mérite mille fois plus) tout en clamant comme Thibault (France-Inter, 9 juin) qu’il est « légitime » et surtout, en ménageant honteusement l’Union européenne qui somme quotidiennement la République bananière de France de « réduire ses dépenses publiques » !
Clair enfin et surtout qu’on pourra de moins en moins compter sur les salariés pour faire grève sur des journées sans perspective, faites non pour gagner sur nos revendications et rejeter à 100% les projets gouvernementaux, mais pour alimenter des « négociations » bidon qui sont cadrées de A à Z par le MEDEF, l’Europe et Sarkozy. Alors que selon les sondages, une large majorité de salariés se déclarent « prêts à participer à un mouvement d’ensemble contre la politique du gouvernement », le jaune Chérèque « vend la mèche dans Le Monde en grondant le gouvernement qui « nous entraîne dans une mobilisation globalisante ce contre quoi j’ai toujours résisté, y compris dans la CFDT ». Mais au lieu de se distancier de ce personnage « fluide » (pour parler comme l’ex-patron de l’UIMM D. Gautier-Sauvagnac), Thibault et Aschiéri, les dirigeants des organisations issues du syndicalisme de classe font l’impossible pour éviter le « tous ensemble et en même temps » contre l’ENSEMBLE de la politique gouvernementale et européenne. Rien n’est fait non plus pour se rapprocher de la jeunesse des lycées et des facs, qui a été laissée seule dans la lutte par MM. Thibault et Cie. Rien pour unir les salariés actifs, retraités et les chômeurs, que le gouvernement veut forcer à accepter leur déclassement sous peine d’être laissés sans ressources ! Rien non plus pour que les salariés et les petits entrepreneurs en lutte (pêcheurs, routiers, petits agriculteurs) se retrouvent ensemble dans la lutte pour le pouvoir d’achat, laminé par les firmes pétrolières, par les déremboursements Sécu, par la décote des retraites, par la politique de rentabilisation des ex-services publics.
C’est pourquoi la « lettre ouverte de masse aux états-majors syndicaux » lancée par des militants syndicaux de terrain et de lutte remporte un vrai succès dans les manifs, y compris et surtout chez des syndiqués CGT et FSU, quand elle invite les salariés à demander des comptes, non seulement à Sarkozy, mais à ses « accompagnateurs agréés » des états-majors syndicaux.
C’est pourquoi le PRCF appelle les salariés les plus conscients à faire du 17 juin, malgré le caractère restrictif de la mobilisation envisagée par Chérèque et Thibault, une grande journée contre l’ENSEMBLE de la politique sarkozyste et pour une nouvelle politique progressiste.
C’est pourquoi il devient incontournable que tous les progressistes, à commencer par les vrais communistes, se concertent pour lancer ensemble une campagne pour
a) que l’on ne laisse pas de répit à Sarkozy, président de la Franceurope du capital, pour casser le pays pendant l’été ;
b) qu’une GREVE NATIONALE INTERPRO RECONDUCTIBLE soit lancée à la rentrée pour :
-le déblocage des salaires et du pouvoir d’achat ; le SMIC tout de suite à 1500 € nets,
-l’abrogation des contre-réformes Sarkozy déjà adoptées et l’annulation des contre-réformes en cours (sécu, ASSEDIC-ANPE, indemnités chômage, retraites, avec le retour à 37ans ½ pour tous, Fonction publique et Education nationale, privatisations…) ;
-la régularisation des travailleurs sans-papiers ;
-une plate-forme revendicative offensive permettant l’augmentation des salaires et des revenus du travail, la taxation du capital, l’interdiction des délocalisations et des licenciements économiques de masse, une nouvelle politique nationale industrielle, la reconquête et l’élargissement des grands acquis du Front populaire, du CNR et de mai 68 que le pouvoir est en train de dynamiter ;
-la défense des libertés démocratiques, y compris l’annulation du scandaleux et illégitime vote du parlement UMPS en faveur de la constitution européenne bis refusée par les Français le 29 mai 2005.

Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF ; Benoit Foucambert, responsable du secteur Luttes et syndicalisme

Pour le gouvernement nous sommes tous des Précaires!!!

Une étude du Crédoc commandée par Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives, a mesuré la confrontation de la population française à la précarité de l’emploi. Il en ressort que 53 % des personnes sondées ont connu le chômage au moins une fois dans leur vie. Et 15 % ont même fait cette expérience au moins à trois reprises. Dans cette étude réalisée en avril 2008 et pour laquelle plus de 2 000 personnes âgées de 25 à 49 ans* ont été interrogées, on note que les périodes d’inactivité sont parfois longues. 31 % des individus concernés par le chômage ont connu une période de recherche d’emploi de plus d’un an. Des résultats à rapprocher d’une autre étude réalisée en février 2008 par l’institut TNS-Sofres** à la demande de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact). Elle rend compte sous un autre angle de notre adaptation au monde du travail. Selon TNS-Sofres, les Français sont de plus en plus nombreux à changer d’entreprise au cours de leur carrière. Trois salariés sur cinq (61 %) ont déjà changé de métier au cours de leur vie professionnelle et ceux-ci ont en moyenne 4,2 employeurs dans l’ensemble de leur carrière, indique l’étude. 41 % ont travaillé dans une ou deux entreprises ; 37 % pour trois, quatre ou cinq employeurs différents ; ils sont même 11 % à déclarer avoir changé de sociétés à au moins dix reprises.
Les raisons avancées pour expliquer cette bougeotte ? Rien de bien neuf : un salaire trop bas dans 56 % des cas, un manque d’intérêt croissant pour leur poste (44 %) et de faibles perspectives d’évolution en interne (42 %). L’étude met en évidence un point déjà connu mais crucial : « Les salariés manifestent un désir d’évolution dans leur vie professionnelle, en particulier les hommes de 30 ans des grandes entreprises » rapporte TNS-Sofres.
Enfin, les salariés apparaissent toujours partagés entre deux choix de vie a priori contradictoires : « Equilibrer vie privée et vie professionnelle, légèrement prioritaire d’un côté et, de l’autre, progresser, par la prise de responsabilités plus lourdes. »

* échantillon représentatif de la population en termes de sexe, d’âge, de taille d’agglomération, de région d’habitation, de CSP et de situation par rapport au travail.

** étude réalisée sur un échantillon représentatif de 818 personnes âgées de 18 ans et plus.


* échantillon représentatif de la population en termes de sexe, d’âge, de taille d’agglomération, de région d’habitation, de CSP et de situation par rapport au travail.

** étude réalisée sur un échantillon représentatif de 818 personnes âgées de 18 ans et plus.

lundi 9 juin 2008

R S F et Menard corrompus!!!

RSF et Ménard impliqués dans un scandale de corruption





Ménard reçoit depuis longtemps de généreux subsides de l’organisation de Calzon, avec lequel il a noué des relations d'amitié.

L'utilisation illicite de fonds provenant de la United States Agency for International Development (USAID) a été détecté à la fin de janvier 2008, selon la confession de Calzon dans des déclarations publiques dans lesquelles il nie désespérément toute responsabilité dans les activités criminelles de son bras droit.

Selon AP, Sixto a laissé son poste à l'organisation de Calzon et s'est incorporé au bureau des Affaires intergouvernementales de la Maison Blanche comme conseiller spécial du Président au mois de juillet dernier et «avait comme mission le contact avec les fonctionnaires hispaniques, les groupes indiens et les législateurs des états dans les affaires concernant les relations avec Cuba, Puerto Rico, l'hygiène, les questions du travail, ou du milieu ambiant».

Jusqu'à aujourd'hui, Calzon s'est abstenu d'expliquer pour quoi Sixto, qui était son plus indispensable collaborateur, a accepté subitement de quitter son organisation l'été dernier.

Le GAO AVAIT DEJA MIS LE DOIGT DANS LA PLAIE
Résidant à Washington, le Cuban Freedom Center prétend passer pour une « organisation non gouvernementale » dont la mission est de promouvoir « les droits de l4homme et la transition démocratique » à Cuba. Sixto, un cubain de Miami résidant à .Frederick, Maryland, entretient des relations assidues avec les membres connus de la mafia cubanoaméricaine.

RSF possède en Floride des liens étroits avec des individus identifiés par le FBI lui-même comme terroristes et avec des groupes qui appuient ouvertement le terrorisme contre Cuba.

« Rien jusqu'ici ne met en relation le Cuban Freedom Center et je suis sûr que rien (en plus) ne l'a impliqué ou est actuellement impliqué dans ces activités », a juré Calzon à la AFP. L'agence Française affirme dans un câble que l'organisation de Calzon et de Sixto a envoyé à Cuba « des milliers de livres, ordinateurs portables, radios ondes courtes et médicaments »

Cependant, une enquête du General Accountability Office (GAO) un bureau de contrôle du gouvernement fédéral dans un rapport de 50 pages publié il y a quelques mois note que très peu des dizaines de millions distribués pour la USAID sous la Rubrique Cuba est effectivement parvenu dans l'île.

Un nombre important des organisations parasitaires de la « dissidence » de Miami s'est approprié cette fortune quand elle a touché la Floride.
Plus de 95% , c'est-à-dire la quasi-totalité des 65,4 millions du budget Cuba de la USAID examiné par le GAO a été attribué «en réponse à des propositions non sollicitées » sans justification légale, révélait le rapport.

Parmi les grands bénéficiaires de cette opération de détournement de fonds on trouve Cuban Freedom Center, de Calzón, qui a bénéficié de plus de 5 millions entre 1996 et 2005.

Comme si cela n'était pas suffisant, la USAID a reçu des subsides également de National Endowment for Democracy (IRI) et de la International Republican Institute (IRI), deux autres pourvoyeurs de RSF. Ce n'est pas par plaisir que Robert Ménard maintient un bureau à New York, et dispose d'une signature comptable en Virginie, à quelques minutes du Bunker de la CIA, en plus d'un compte bancaire nord-américain auquel lui seul a accès.

CALZON, UN EX TERRORISTE DU GROUPE ABDALA
A la fin des années 60, Frank Calzon, alors agent spécial de la CIA, a été le dirigeant du groupe terroriste Abdala, lié au mal nommé Front de Libération National de Cuba (FLNC).

Calzon devint à être directeur exécutif de la Fundación Nacional Cubano Americana (FNCA), depuis sa création en 1981, sous la directive de la Maison blanche de Ronald Reagan. Une organisation connue pour son appui aux activités criminelles du terroriste Luis Posada Carriles.
A partir de 1987, il passa à l'organisation d'extrême droite Freedom House pour là se créer une organisation propre,le Cuban Freedom Center, qui immédiatement reçut 400 mille dollars de la part du Gouvernement des Etats-Unis.

Ménard a connu Calzon à ce moment-là par l'intermédiaire de Otto Reich, un autre haut fonctionnaire nord américain, né à Cuba de père autrichien.
Durant ces années Robert Ménard nia ses relations avec Calzon.

En mars 2004, Ménard et Calzon se présentèrent en public ensemble, avec une mercenaire connue de Miami, Silvia Iriondo, dans une réunion avec les députés européens, provoquée par les alliés de José María Aznar dans l'Union Européenne.

En mai, Calzon mit la main sur 5 des 34 millions que Bush avait assignés pour la bonne marche de son plan d'annexion de Cuba. Reporters sans frontières s'est alors attribué une part du gâteau. Cependant, il fallut attendre un forum sur internet de l'hebdomadaire Nouvel Observateur, le 22 octobre 2004, pour que le chef de RSF reconnaisse ouvertement ses liens avec l'ex-agent de la CIA.

Pendant ce temps-là il développait en France des campagnes médiatiques qui montraient aux secteurs progressistes, que le chef de RSF obéissait aux directives très claires des renseignements nord-américains, Ce qui expliqua pourquoi il resta silencieux il y a peu quand d'importants médias progressistes comme la page web rebelion.org et l'Agence Bolivarienne d'Information ont été censurés par divers serveurs d'Intenet en Suisse et d'autres pays d'Europe.

Face au scandale Sixto-Calzon, Ménard a préféré éviter la question et réaliser en France une bruyante campagne contre la Chine, avec la presse française, propriété des mêmes grandes fortunes qui le soutiennent.

Néanmoins à Miami, il apparaît que la cas Sixto-Calzon est seulement la pointe de l'iceberg et que de nouvelles investigations pourraient promptement révéler d'autres scandaleux chapitres de la sale guerre contre Cuba menée depuis 50 ans par le gouvernement de Washington.

samedi 7 juin 2008

LIBAN:Sarko ne part pas seul!!!

Pour son déplacement au Liban, prévu samedi prochain, afin d'assister à l'investiture du nouveau président libanais, Michel Sleimane, Nicolas Sarkozy emmènera avec lui une importante délégation politique. Patrick Devedjian, Jean-Pierre Raffarin et Jean-François Copé représenteront l'UMP. Le Nouveau Centre sera lui représenté par le ministre de la Défense, Hervé Morin. François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF) et François Bayrou (Modem) feront également partie du voyage en vue de montrer l'unité de la France face au dossier libanais.



Communiqué du Pôle de Renaissance Communiste en France :



Pas d'union sacrée au détriment des peuples libanais... et français. Que Hollande et les autres dirigeants du PS accompagnent Sarkozy à Beyrouth, cela ne surprendra pas les progressistes français et les patriotes libanais qui constatent que le parti "socialiste" accompagne tous azimuts la politique de Sarkozy, tant dans le domaine de la politique économique et sociale (alignement sur les exigences régressives de l'Europe capitaliste), dans le domaine de la politique étrangère avec Kouchner, fourrier de l'OTAN depuis toujours, issu du PS, que dans la gestion de la mondialisation capitaliste (ce sont deux "socialistes français", MM. Lamy et Strauss-Kahn, qui président l'OMC et le FMI).
Il est en réalité à peine surprenant que le PCF accompagne les "accompagnateurs" du PS dans le périple libanais de Sarkozy dans le but de prouver que le peuple français est "uni" dans le soutien au Liban. En effet les dirigeants du PCF n'ont de cesse de donner des gages d'assagissement à l'idéologie dominante: au nom de la "mutation". Il s'agit de faire oublier des décennies de résistance souvent héroïque du PCF à l'impérialisme français et à l'impérialisme américain. En outre le PCF est en pleine préparation du congrès de liquidation prévu en novembre, et où nombre de dirigeants ne cachent pas leur volonté de rompre avec les références communistes pourtant déjà purement formelles. Il est au fond logique, sinon juste, que les naufrageurs qui dirigent le PCF fassent ainsi acte d'allégeance à "l'union sacrée" que Sarkozy veut construire sur le dossier libanais au moment où la direction liquidatrice prépare l'anti-congrès de Tours de 1920.
En agissant ainsi, les dirigeants du PCF trahissent grossièrement le peuple libanais qui n'a pas besoin du parrainage des loups impérialistes français et américains qui depuis tant d'années font le malheur de cet Etat en soutenant les dirigeants communautaristes de la bourgeoisie libanaise. Les véritables anti-impérialistes français sont du côté des patriotes libanais qui ont prouvé par des actes, pendant que l'armée libanaise officielle se terrait, leur capacité à défendre leur pays face aux envahisseurs israéliens, du côté des courageux communistes libanais qui défendent une perspective progressiste et laïque pour leur pays tout en agissant de concert avec des patriotes musulmans.

Un vrai Parti communiste français n'aurait rien à faire aux côtés de Sarkozy, qui aligne la France sur la politique de Bush au Moyen-Orient et qui appuie les préparatifs guerriers des USA à l'encontre des peuples syriens et iraniens. Le honteux ralliement de Buffet à l'union sacrée sarkozyste est également irresponsable envers la classe ouvrière de France. Sous le nom de "rupture", la politique la plus cruellement réactionnaire depuis Pétain est actuellement mise en œuvre: retraites, sécurité sociale, Education nationale, fonction publique, indemnités chômage, droit de grève, souveraineté nationale, tout est actuellement attaqué et dépecé par Sarkozy qui ne cache pas sa volonté d'imiter Thatcher et qui se heurte à des résistances croissantes, souvent lourdement réprimées, de la part des salariés et de la jeunesse de France. Il est clair que Sarkozy, au plus bas dans l'opinion publique et
à la recherche d'un second souffle, se servira du voyage libanais et de l'union sacrée réalisée autour de lui pour redorer son blason à l'intérieur même du pays.
A l'encontre du PCF en faillite, le PRCF appelle au contraire les vrais communistes, membres ou pas de ce parti, à AGIR ensemble sur tous les terrains, national et international, non pas en cultivant le consensus, mais en préparant l'affrontement de classes inévitable entre ce pouvoir et le monde du travail en fédérant autour des travailleurs salariés l'ensemble des couches non monopolistes qui veulent restaurer l'indépendance nationale, les libertés démocratiques et les acquis sociaux, tout en rendant à notre pays un rôle pacifique au service de l'émancipation de tous les peuples. Plus que jamais, il faut que tous les amis du communisme de par le monde
aident les communistes français, morcelés en organisations concurrentes, à se regrouper dans l'action comme ne cesse d'y inviter le PRCF, membre de la Confédération d'Action Communiste présidée par Georges Hage.
Plus que jamais il faut que tous les vrais communistes disent ensemble à l'approche du congrès de liquidation du PCF, et à l'encontre des naufrageurs qui dirigent ce qui subsiste du PCF et de leurs mentors de la "Gauche européenne" "il y a eu, il y aura un parti communiste en France SANS VOUS et même CONTRE VOUS"!

jeudi 5 juin 2008

rachida à double face!

Volte-face de Rachida DATI sur le mariage annulé de Lille: l'appel du Parquet, remède pire que le mal?

"L’annulation d’un mariage par le tribunal de grande instance de Lille [pour mensonge sur la virginité de l'épouse] a provoqué un vif débat de société. Cette affaire privée dépasse la relation entre deux personnes et concerne l’ensemble des citoyens de notre pays, et notamment les femmes", a expliqué la Chancellerie. "C’est pourquoi la Garde des Sceaux "souhaite que la juridiction collégiale d’appel puisse être amenée à se prononcer à nouveau", ajoute la Chancellerie…

Celles et ceux qui sont vent debout contre cette décision depuis quelques jours parlent de "victoire" à propos de ce revirement. Vraiment? Personnellement, j’ai plutôt l’impression de voir Ponce Pilate, et son fameux "je m’en lave les mains", se déchargeant de ses responsabilités sur la Cour d’appel. Au prix d'une entorse gênante au principe de séparation des pouvoir qui pourrait bien se retourner contre ses promoteurs et conduire à transformer cet appel en "victoire à la pyrrhus".

Car c'est au contraire si cette affaire devait arriver jusqu'à la Cour de cassation qu'on risquerait que cette décision fasse jurisprudence. En effet dans le fonctionnement de nos institutions judiciaires, plus la juridiction qui tranche est haut placé dans la hiérarchie, plus ses décisions ont de valeur pour le reste du corps judiciaire. Cet appel risque donc de se retourner contre ceux qui l'ont réclamé à corps et à cris : une telle décision prise en première instance pouvait encore être considérée comme un cas d'espèce ; à un niveau plus haut il risque d'en être autrement. Et les juges détestent, ce qui est compréhensible, qu'on cherche à leur "forcer la main" surtout s'ils se sont contentés d'appliquer la loi. Or, c'est bien le cas ici.

De plus, pour ceux qui invoquent ici la laïcité, celle-ci ne saurait signifier s'immiscer dans la vie privée de personnes pour décider à leur place comment elles doivent conduire leur vie. La laïcité, c'est avant tout, sur le plan des croyances, la séparation entre la sphère publique et la sphère privée. On peut penser tout le mal qu'on veut de l'attitude de cet homme, néanmoins qu'est-ce qui ressort le plus de sphère privée que la liberté de se marier ou non ?

Une liberté qui correspond à la rencontre de DEUX volontés (en cela le mariage a des aspects contractuels qui ont des conséquences en droit), accord qui ne saurait s'exprimer pleinement par que de manière éclairée, c'est-à-dire sans que le consentement d'un des époux ait été "vicié". Cet homme estime avoir été floué par le mensonge de son épouse sur sa virginité et qu'il n'aurait sans doute pas contracté ce mariage en toute connaissance de cause. Il y a donc bien vice du consentement ici, quoi qu'on pense sur un plan extra-juridique de l'attitude de cet homme.

Une attitude qui me laisse à titre personnel un goût amer et me met mal à l'aise sur ce qu'elle révèle aussi dans certains secteurs de notre société au niveau des relations de couple. Mais ma réprobation morale ne saurait m'autoriser à m'immiscer dans la vie privée de ce couple afin d'imposer mon point de vue à cet homme concernant son propre mariage. Et c'est le principe même de laïcité, c'est à dire en matière de croyances de séparation entre la sphère privée et la sphère publique, qui me l'impose. Dans l'esprit, on serait d'ailleurs dans pareil cas pas loin de l"atteinte à la vie privée" (délit pénal).

Enfin, il convient de mesurer que si la Cour d'appel devait revenir sur l'annulation, cela signifierait tout simplement décider… que le mariage est maintenu ! Et ce avec l'ensemble des devoirs conjugaux" qui en découlent, jusqu'à prononcé d'un éventuel divorce. La fin du "caractère indissoluble des liens sacrés du mariage" (indissolubilité toujours revendiquée par l'église catholique et posée par l'ancien droit canonique) est une acquis laïc de la Révolution française. Au regard de l'Histoire, il me semble donc pour le moins paradoxal de s'opposer (au nom de la laïcité qui plus est...) à la volonté partagée de deux époux de se séparer, même si c'est sous la forme atypique de l'annulation. Est ce vraiment rendre service à cette femme ou même à la cause féministe ? Je ne le pense pas.