vendredi 9 mai 2008

SARKO rétablit la CENSURE!!!

Sarkozy s'en prend à la presse...

Il fallait le faire. "IL" l'a fait. Nicolas Sarkozy n'est pas content, mais pas content du tout. Il vient de s'en prendre publiquement à divers journaux, coupables de crime de lèse-majesté. Le Président vise Marianne pour sa "une", qui s'exclame "Putain, 4 ans..."; il se fait le procureur d'autres organes de presse, Le Parisien, l'Express, l'AFP, qui n'ont pas reproduit le communiqué rédigé par le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, condamnant les pratiques de Ségolène Royal (celle-ci ayant négligé de payer le salaire de conseillers).
Nicolas Sarkozy ne décolère pas :
"Imaginez, si j'avais eu un problème de droit social ! La gauche aurait demandé ma démission !".
En fait, personne n'a utilisé, pendant la campagne électorale, contre Sarkozy, les conditions de l'achat, décriées, de son appartement de l'île de la Jatte, à Neuilly. Pourtant, Le Canard Enchainé avait été précis dans son accusation. "Pure calomnie", avait juré alors le candidat de l'UMP, qui, prudent, avait préféré ne pas poursuivre l'hebdomadaire.
Dernier grief dénoncé par le Président : il vise le JDD (Le Journal du Dimanche), qui n'a pas eu l'élégance de reproduire le sondage le moins défavorable à Sarkozy, au lendemain de sa prestation télévisée.
L'hôte de l'Elysée regrette sans doute le temps où le Prince-Président Napoléon Bonaparte pouvait compter sur le caractère officiel de toutes les gazettes.
C'est oublier le "bipartisme" qui régit notre société.
Sarkozy ne veut entendre qu'un seul son de cloche, alors que deux églises - avec chacune sa cloche - se disputent le même dogme ?
Le principal n'est-il pas d'avoir un seul catéchisme, enseigné dans deux églises ?
Le libéralisme et l'économie de marché y sont mieux assurés.
Refuser cette évidence, casse le jeu de l'alternance.
L'égo de Nicolas y ferait-il obstacle ?
Mais "la colère" du Président ne doit pas cacher l'essentiel.
Les ouailles du capital se disputent.
Ce n'est pas pour autant la liberté d'expression.
Les médias ne sont pas libres dans notre pays.
Peut-on entendre sur les ondes ou sur le petit écran, des économistes, des experts, des spécialistes, hostiles à l'économie de marché ? Des politiques appelant à un changement de société ? Des ouvriers crier leur haine du patron qui les exploite. Des citoyens partisans d'abandonner l'euro, de quitter l'Union européenne ? Des auditeurs mettre en doute les propos du journaliste, contredire un ministre ? Y a-t-il un seul débat non formaté, un reportage courageux qui mette en cause l'irrationnalité du système, une information objective sur la Chine, sur la Russie, l'Iran ou Cuba ?
L'info, en France, est sous bonne garde.
Gare au journaliste qui serait tenté de la délivrer pour la servir, toute crue, à la radio ou à la télé !
A part ces détails, le pluralisme de l'information règne dans notre pays.
C'est le Président qui vous le dit.

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