dimanche 8 novembre 2009

Les communistes des 1er et 2ème arrondissements de Paris ont droit à un local !

Samedi 7 novembre 2009
Les communistes des 1er et 2ème arrondissements de Paris ont droit à un local !
Lettre de membres du comité départemental du PCF Paris
à MG Buffet et à l'exécutif national,
portant sur la question du local de la section Halle Bourse,
à ce jour restée sans réponse


Faute de réponse, la lettre ci-dessous envoyée à MG Buffet il y a plus d'un mois est rendue publique.



Parti communiste français

2, Place du Colonel Fabien

75019 PARIS

A L’intention de Marie-George Buffet et des membres de l’exécutif national



Paris, le 2 octobre 2009



Chers camarades,



Nous, membres du CD de la fédération de Paris, tenons à attirer votre attention sur le litige potentiellement très dommageable pour l’image de notre parti qui oppose la fédération de Paris à la section des 1er et 2ème arrondissements, au sujet de l’utilisation du local du 62 rue Montmartre.

La fédération a obtenu par voie judiciaire l’expulsion de la section, et tente aussi en quelque sorte de la dissoudre et de la remplacer en refusant de remettre leurs cartes aux camarades des 1er et 2ème arrondissements et en désignant un secrétaire de section contrairement à la volonté des militants, qui ont légitimement choisis Simone Goenvic, ancienne élue municipale et camarade connue et respectée des parisiens.

La commission des conflits a d’ailleurs donné tort à la fédération sur ce point.


Nous ignorons si ces procédures sont la traduction d’un désaccord politique, ou s’il s’agit d’un différent purement pécuniaire, mais elles n’ont pas leur place entre camarades.


Nous vous demandons d’intervenir afin de susciter un compromis acceptable par les deux parties, sachant que ce litige porté devant les tribunaux contribue à nous ridiculiser et nous discréditer. Qu’est ce que c’est, en effet, qu’un parti où on se fait des procès entre ses propres organisations ?

Les camarades de la section des 1er et 2ème doivent pouvoir recevoir normalement leurs cartes, et disposer d’un local pour se réunir, sachant que le local, s’il est bien formellement propriété de la Société immobilière Rochechouart qui gère les biens immobiliers du PCF Paris, a bel et bien été acheté et toujours géré par les militants de la section. On ne peut donc pas en disposer sans leur accord.



Fraternelles salutations.



Pasquale Noizet

Membre du Conseil National et du Conseil Départemental de Paris



Christine Carpentier , Joëlle Girard , Gilles Gourlot, membres du Conseil Départemental de Paris

Par Réveil Communiste -

vendredi 6 novembre 2009

protestation contre la campagne anticommuniste sur les médias publics.

COMITE INTERNATIONALISTE pour la SOLIDARITE de CLASSE (CISC). Président national Désiré Marle, prêtre-ouvrier, ancien délégué syndical des Laminoirs de Lens, 11 rue Desrousseaux, 62320 Rouvroy-sous-Lens. Présidence du Comité de parrainage, Henri Alleg, militant anticolonialiste, Margot Honecker, militante anti-nazie, ex-ministre de l’Education nationale de la RDA, Mumia Abu-Jamal, journaliste afro-américain des droits civiques scandaleusement condamné à mort par la justice raciste de Pennsylvanie, Georges Hage, ancien député du nord et ancien doyen de l’Assemblée nationale française.

Vincent Flament, Georges Gastaud, secrétaires du CISC, Lens, le 6 novembre 2009 / gastaudcrovisier2@wanadoo.fr / courrier postal à adresser à Désiré Marle.
A M. le président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ; copie aux médias et journaux, copie aux manifestants du 7 novembre à Paris.
objet: protestation contre la campagne anticommuniste sur les médias publics. Demande d’intervention du CISC dans les médias au titre du pluralisme et du droit de réponse.

Monsieur le Président,

une indécente campagne totalitaire et grossièrement manichéenne de diffamation contre l'histoire, les idéaux et les militants du Mouvement communiste international, est actuellement menée à l'occasion du 20ème anniversaire de la rupture de la frontière berlinoise de la RDA. A notre connaissance, le CSA, pourtant charger de faire régner le pluralisme sur les ondes, est resté silencieux devant cette infamie.

Tous les jours, à chaque heure de la journée, sur toutes les chaînes privées et publiques payées par l'argent de tous les citoyens et de tous les consommateurs, est propagée une présentation caricaturale, foncièrement partiale et dénuée d’objectivité historique, des évènements qui entourèrent l’érection puis la chute du mur de Berlin. Nul souci de montrer que ce mur, dont la signification tragique renvoie aux tensions planétaires des années soixante, fut érigé dans les conditions d'une guerre froide qui pouvait à tout moment dégénérer en conflit nucléaire mondial. Rien à notre connaissance, dans les présentations caricaturales qui ont été proposées jusqu’ici dans les médias, ne permet aux Français de savoir que la division de l'Allemagne résulta du refus des Occidentaux d'accepter la proposition soviétique de mettre en place une Allemagne unifiée, démilitarisée et sérieusement dénazifiée. Rien qui permette de comprendre que le "mur" fut une réponse tardive de la RDA et du camp socialiste à la tentative permanente de l'Occident de déstabiliser l'Allemagne socialiste. Rien qui permette de comprendre que la RDA était alors un pays pauvre, qui finissait de régler ses dettes de guerre à l'URSS, alors que la RFA fut dispensée par l’Ouest de régler ses réparations et que le "miracle allemand" dut beaucoup au plan Marshall et à la remilitarisation de l’Allemagne capitaliste en tant que pays de la « ligne de front » antisoviétique. Rien qui permette à la jeunesse d’apprendre que la création de l'OTAN a précédé de loin celle du Pacte de Varsovie, de même que la création unilatérale de la RFA par ses occupants occidentaux, suivie du rattachement illégal de Berlin-Ouest à la RFA capitaliste, a précédé et suscité la création de la RDA sur l'ex-zone d'occupation soviétique. Rien non plus pour indiquer aux usagers du service public que les acquis sociaux, éducatifs, sanitaires, culturels (le pays de Brecht !) et civilisationnels de la RDA (égalité hommes/femmes garantie par l’emploi massif des femmes et par les crèches d’entreprise) étaient très importants : c’est pourquoi la majorité d’« Ossis » qui juge positivement le bilan du socialisme, n’est pas constituée de "nostalgiques" sentimentaux ; comme en Russie, où selon les sondages, 80% des citoyens jugent le « socialisme supérieur au capitalisme », ces Allemands de l’est comparent, expérience faite, ce que leur a apporté le capitalisme (chômage de masse, destruction acharnée de leur mémoire, disparition des solidarités, réunification vécue comme une annexion, chasse aux sorcières et licenciement pour délit d'opinion de milliers d' enseignants et de cadres "Ossis" remplacés par des "Wessis", « retraites de punition » pour les vétérans communistes, etc.) à ce que leur assurait le socialisme en matière de solidarité sociale. Et cela ne signifie pas qu’ils ferment les yeux sur les manquements, contradictions, défauts et déformations (E. Honecker a livré ses propres analyses sur ce point dans ses "Moabiter Notizen") dont ce socialisme de première génération fut porteur dans les conditions très difficiles que l'Occident lui a constamment faites (course aux armements incessante, concurrence entre deux camps inégaux du point de vue de la puissance économique, pression anticommuniste permanente, pression permanente sur Berlin qui était la « ville-front » où s’affrontaient le plus directement le système capitaliste et le système socialiste).

Nous sommes tout spécialement outrés de la décision des chaînes publiques de transformer le lundi 9 novembre en lundi brun de l'anticommunisme d'Etat obligatoire : ce jour-là, en tout « pluralisme anti-totalitaire», les auditeurs auront le « choix » entre l'anticommunisme et l'anticommunisme, toutes les chaînes offrant le même programme. Jamais dans ces ex-pays socialistes qu'on accuse de totalitarisme on n'est allé si loin dans le conditionnement idéologique. Cette charge totalitairement anticommuniste contre le "communisme totalitaire" serait risible si elle ne cachait une entreprise continentale de criminalisation du communisme, de chasse aux sorcières et de réhabilitation insidieuse du fascisme, qui prend de l'ampleur dans toute l'Europe supranationale et dans nombre d'Etats de l'UE, dont la France. On assiste en effet ces derniers temps, sans que les médias en disent rien, à la mise en place de lois scélérates amalgamant le communisme au nazisme, quitte à banaliser le second tout en avilissant le premier. Ce n'est pas seulement une insulte aux Soviétiques (près de 30 millions !), et spécialement de communistes soviétiques, qui donnèrent leur vie pour permettre à l'Armée rouge d'écraser les nazis, de prendre seule Berlin et d’y faire flotter le drapeau rouge, mais c'est une injure aux communistes français qui moururent par milliers pour libérer la France des nazis, et dont de nombreux monuments portent trace de Chateaubriand au Mont-Valérien en passant par la Citadelle d’Arras. C’est aussi une insulte aux victimes du génocide hitlérien qu’il est indigne de banaliser et dont maint survivant doit la vie aux libérateurs de l’Armée rouge. C'est une insulte aussi le Général De Gaulle qui déclara en 1966 : "les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération". Enfin, c'est une menace pour les libertés car à l'abri de cette campagne de négation de l'histoire, qui permet à Hitler de prendre une revanche posthume sur les "rouges" allemands qui furent ses opposants les plus déterminés, des mesures liberticides sont prises partout, ou sont sur le point d’être prises dans l’Europe de Maastricht, pour réprimer les partis communistes. A terme de telles mesures menaceront toute opposition à l'U.E., toute forme de syndicalisme de classe, toute forme de militance anticapitaliste, comme c’est déjà le cas en ex-RDA, en Hongrie, en Tchéquie, dans les pays baltes où les ex-Waffen SS bénéficient de la complaisance scandaleuse des autorités. Et quand chez nous on honore Guy Moquet, c’est en cachant aux lycéens qu’il fut réprimé en vertu de lois anticommunistes antérieures à l’Occupation (le décret Sérol), du même genre que celle que voudraient raviver en Europe des dirigeants italiens ouvertement nostalgiques de Mussolini.

De manière plus générale, comme de très nombreux citoyens, nous sommes excédés par ces campagnes médiatiques harcelantes qui durent des semaines et où un seul thème bien-pensant est martelé en violation du droit à la différence, à la pensée libre et au droit de chacun d'entendre des arguments contradictoires pour forger sa propre conviction politique. Qui donc décide en haut lieu que pendant des semaines on martèlera sur les ondes, tantôt que le communisme est intrinsèquement pervers, tantôt (après le 11 septembre) que "nous sommes tous américains", tantôt que les Français doivent toutes affaires cessantes se passionner pendant des jours aux présidentielles américaines, etc. Qui décide d’embrigader ainsi notre jeunesse ? Trouverait-on en haut lieu que cette jeunesse est encore trop rebelle, trop anticapitaliste et insuffisamment « européenne » comme elle l’a certes montré lors du référendum de mai 2005, des luttes anti-CPE et des européennes…? Quand les médias se décideront-ils à laisser les gens penser par eux-mêmes au pays de Descartes ? Qu'est-ce qui fait que, par ex., on consacre des milliers d'heures d'émission à sens unique au mur de Berlin alors qu'on évoque à peine, et sans les dénoncer franchement, ces "murs de la honte » bien réels et très actuels qu’ont érigés les puissances dominantes du monde capitaliste- : mur construit par Israël pour ghettoïser le peuple de Palestine, mur érigé pour empêcher la réunification pacifique des deux Corée, barbelés séparant les riches USA des pauvres du Mexique, murs invisibles protégeant « l’Europe-forteresse » des « dangereux immigrés » qui fuient la faim créée chez eux par les spéculateurs du monde capitaliste… Pourquoi ce « deux poids, deux mesures » permanent sinon parce que les grands médias ne défendent pas les droits de l’homme, mais le CAPITALISME ?

Dans ces conditions, nous exigeons, en tant que citoyens ayant droit à la libre expression de leurs opinions, que l’opération totalitaire de lundi 9 novembre (une journée entière sur le mur de Berlin avec programme unique et à sens unique de toutes les radios de Radio-France !!!), soit annulée et qu’un débat contradictoire et « à armes égales » soit organisé à une heure de grande écoute sur les médias publics à propos du bilan comparatif du « socialisme réel » et de la restauration capitaliste à l’Est. Et qu’on n’inverse pas les choses en disant que notre modeste organisation, constamment censurée ou caricaturée depuis sa fondation, appelle à la censure : elle appelle au contraire au respect du PLURALISME et à la RUPTURE DE LA CENSURE qui frappe les communistes (exceptés ceux qui font profession d’autoflagellant !).
Nous demandons aussi que l'un ou plusieurs d'entre nous soi(en)t invité(s) à une heure de grande écoute lundi 9 novembre pour présenter le "livre noir de l'anticommunisme" édité par notre comité avec la participation de plusieurs PC : au nom de quoi les auteurs très controversés du « livre noir du communisme » (sic) bénéficieraient-ils d’un quasi-monopole d’expression ? Y aurait-t-il une vérité historique officielle en France ? Et qu'on ne nous dise pas que le harcèlement médiatique anticommuniste est mené sous le contrôle scientifique d’historiens au-dessus de tout soupçon : à notre connaissance, aucun historien NON ANTISOVIETIQUE n'a été récemment accueilli sur les chaînes ; à aucun moment on n'a entendu à une heure de grande écoute d’anciens dirigeants NON REPENTIS de la RDA évoquer leur bilan. Qu'est-ce donc que ce procès anticommuniste permanent où la parole n'est jamais accordée qu'à l'accusation, sauf à dose homéopathique et en dehors des heures de grande écoute ?
Nous demandons aussi que les médias permettent à ses organisateurs d’annoncer le rassemblement du 7 novembre à Paris à 15 heures, devant le métro Stalingrad, en l'honneur du 92ème anniversaire de la Révolution d'Octobre et avec le soutien du PRCF, de l'URCF, du RCC, de G. Hage, de dirigeants locaux ou nationaux du PCF, et la participation des PC de Grèce, de Cuba, d’Algérie, du PC Brésilien, des défenseurs allemands du Mémorial Ernst Thälmann, le président du KPD assassiné par les nazis, un monument dont le démontage est en cours.

Cela ne compensera pas pour autant l'énorme déséquilibre médiatique qui est créé pour discréditer le communisme à une époque où le capitalisme fait chaque jour un peu plus, y compris dans notre pays, la preuve de sa nocivité pour les acquis sociaux, l'emploi, les conditions de vie des travailleurs, le pouvoir d’achat populaire, la souveraineté des peuples, les libertés et la paix.

On connaît le mot célèbre: "quand ils s'en sont pris aux communistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste... Quand ils ont arrêté les Juifs, je n’ai pas bougé, je n’étais pas juif (…) ; quand ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour me défendre"... Que nul ne dise à nouveau un jour qu'il ne savait pas, surtout parmi ceux qui sont payés pour défendre le pluralisme et la liberté et qui propagent en réalité jusqu’à l’écoeurement la « pensée unique » anticommuniste.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de notre vigilance indignée.

pour le CISC, V. Flament et G. Gastaud, avec le soutien de Landini Léon - Officier Lég. d'honneur – Méd. de la Résistance - Grand Mutilé de Guerre - décoré par L'URSS - Officier FTP-MOI. Roussel René – Chev. Lég. d'Honneur – Méd. de la Résistance - Croix de Guerre – Resp. cadres FTP Zone Sud - Liquidateur Nat. auprès du ministère des Armées du Front National pour la Libération de la France - des FTPF et FTP-MOI. Tchakarian Arsène – Chev. de la Lég. d'Honneur - Croix de Guerre – Compagnon de Manouchian aux seins des FTP-MOI de la RP. Pranchère Pierre, a. député, a. FTPF des Maquis de Corrèze ; Hage Georges, a. député du nord ; Hemmen Jean-Pierre, fils de Jean Hemmen membre du C.C. des J.C., commissaire pol. des Brigades Internationales, commandant FTPF fusillé au Mont Valérien (médaille de la Résistance, médaille de C.V. de la Résistance à titre posthume).

mercredi 4 novembre 2009

L'identité nationale c'est d'abord l'indépendance, la souveraineté populaire et nationale, le refus de la vassalité de la France, le retrait de l'Unio

Arc Républicain de Progrès
contact: beaulieuclaude@wanadoo.fr

Communiqué de presse

L'identité nationale c'est d'abord l'indépendance, la souveraineté populaire et nationale, le refus de la vassalité de la France, le retrait de l'Union Européenne supranationale !

Il est à l'ordre du jour des citoyens de notre pays, de SAUVER LA NATION RÉPUBLICAINE démolie par le pouvoir en place comme par sa pseudo-"opposition" euro fédéraliste, ainsi que par leur construction européenne exclusivement au service de la finance mondialisée et oligarchique.

A juste titre, les Français sont de plus en plus inquiets pour l'avenir, et même pour la survie de leur nation: au nom de la "construction européenne" supranationale et de la "mondialisation néolibérale, avec pour seul souci les profits des entreprises du CAC 40 et autres multinationales. Le gouvernement détruit sans véritable opposition les fondements mêmes de notre existence nationale: production industrielle et agricole lourdement menacées, services publics en capilotade, acquis sociaux et laïcité au pilon, souveraineté nationale réduite à une mascarade par le Traité de Lisbonne, substitution du "tout-anglais" à la langue d'Hugo et de Rabelais, notre pays est menacé de mort par cette politique, "cadrée" à l'échelle planétaire par l'OMC et le FMI des "socialistes" Lamy et Strauss-Kahn.

Pour faire face à cette inquiétude, pour lui donner un débouché politicien illusoire et démagogique, pour piéger le peuple français dans l'opposition stérile entre une droite ultra xénophobe et une pseudo-gauche hostile à la nation par dogmatisme idéologique, le pouvoir a lancé un débat d'Etat (!) sur "l'identité nationale".

La réponse des républicains de progrès attachés à la France est dans l'appel ci-joint, lancé par l'ARP le 10 octobre dernier, avec le soutien du Comité Valmy, du Rassemblement des Citoyens pour la République, le Pôle de Renaissance Communiste en France, Résistance et Renouveau gaulliste, le Collectif Gaulliste de Gauche.

Des initiatives seront prises dans les départements jusqu'au 15 mars, puis jusqu'au 18 juin, pour faire germer une large Convergence Nationale Républicaine.
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article404

mardi 3 novembre 2009

Sortir de l’anticommunisme. Par Georges Gastaud « Anti-totalitarisme »… totalitaire

Sortir de l’anticommunisme. Par Georges Gastaud

« Anti-totalitarisme »… totalitaire !

Ce serait comique si ce n’était si grave pour la liberté de pensée : c’est en effet au nom de « l’anti-totalitarisme » (!) que, sans presque jamais disposer du moindre droit de réponse, les défenseurs du communisme historique, et plus généralement, tous ceux qui continuent le combat de Babeuf et de Varlin, de Marx et de Lénine, de Manouchian et de Guevara, sont inlassablement cloués au pilori par les médias du Parti Unique Maastrichtien, très « laïquement » relayés par l’histoire officielle de l’école « républicaine » : concélébrée par les pontifes de la droite dure et de la fausse gauche, benoîtement servie par le chœur jamais las des « communistes repentis », la grand-messe bleue-rose-brune de l’anticommunisme à jet continu a déjà battu tous les records d’anathèmes et d’excommunications dont furent respectivement abreuvés par les contre-révolutionnaires de leur temps, Spartacus et les Gracques, Robespierre et Marat, Varlin et Louise Michel…
Parachevant ce harcèlement médiatique, une batterie législative de textes européens et/ou hexagonaux prétend criminaliser l’histoire du communisme : « élu » par 40% d’ « Européens », le « Parlement » de Strasbourg prétend ainsi amalgamer le IIIème Reich génocidaire de Krupp et Thyssen à l’URSS ouvrière et paysanne de Lénine, la Wehrmacht des Einsatzgruppen aux héros de Stalingrad, les tortionnaires nazis aux « terroristes rouges » de Chateaubriant et de la Citadelle d’Arras qui tombèrent pour nous, Marseillaise et Internationale aux lèvres, sous les balles allemandes.
Le but de ces textes scélérats est de doter d’une base juridique l’euro-maccarthysme qui se développe dans toute l’Union européenne ; une UE dont les dirigeants veulent, au moyen de l’anticommunisme et de l’antisoviétisme à retardement, faire diversion au rejet populaire profond qui, de Lisbonne à Bucarest, hante la « construction européenne » capitaliste .

CNR connais pas !

D’ailleurs, combien de lycéens, dressés dès l’enfance à confondre dans un même opprobre « anti-totalitaire » l’Allemagne nazie et l’URSS de Stalingrad, Mussolini et Lénine, connaissent-il la phrase prononcée par De Gaulle à Moscou en 1966 : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération » ? Et combien de manuels d’histoire rappellent-ils à leurs jeunes lecteurs que les principaux acquis sociaux de notre pays, -ceux-là même que M. Denis Kessler a cyniquement félicité Sarkozy de casser en « démantelant le programme du CNR » -, ont pour l’essentiel été mis en place de 1945 à 1947 par le gouvernement à participation communiste présidé par Charles De Gaulle ? Dans ce gouvernement d’unité patriotique, l’ex-déporté communiste Marcel Paul nationalisait EDF et Renault ; Maurice Thorez rédigeait le statut des fonctionnaires et celui des mineurs ; H. Wallon et Joliot-Curie reconstruisaient l’Education nationale, le CNRS et le CEA sur des bases démocratiques ; Ambroise Croizat (PCF) instituait, excusez du peu, les retraites par répartition, les conventions collectives, les comités d’entreprise… et la « Sécu » : bref, tous ces acquis de civilisation que la « rupture » sarkozyste, applaudie par l’UE et par le MEDEF, s’efforce d’araser, en imposant à notre pays un suicidaire plan d’alignement structurel.
Au reste, pourquoi l’oligarchie capitaliste se retiendrait-elle de prendre enfin sa revanche sur la « France rouge », maintenant que la victoire de la contre-révolution de Berlin à Vladivostok a re-mondialisé l’exploitation capitaliste, que l’Europe socialiste et la RDA ont été re-colonisées par l’Europe du capital pilotée par Berlin, et que, concernant la France, la mutation-reniement du PCF et l’euro-formatage de l’état-major CGT laissent les salariés à la merci d’une « french’ telecomisation » générale de leurs conditions de vie ? Car les nouveaux Metternich de l’Europe contre-révolutionnaire ont peu à redouter d’une semi-critique « alter-capitaliste » et « alter-européiste » qui partage sur le fond ces fondamentaux de la pensée unique que sont l’anticommunisme, l’antisoviétisme, l’anti-marxisme et leurs sous-produits hexagonaux, l’anti-jacobinisme primaire et la sordide autophobie nationale que distille l’oligarchie financière « française » dirigée par « Sarko l’Américain »...

Les héros au banc d’infamie, les héritiers des bourreaux dans le rôle de l’Inquisiteur !

Dans le climat néo-vichyste actuel, on ne s’étonne même plus que les résistants communistes de France qui, des maquis de Corrèze à la guérilla urbaine des FTP-MOI en passant par l’insurrection parisienne de 1944, furent le fer de lance de notre Résistance armée , soient odieusement traînés sur la sellette : à l’inverse, les héritiers des partis qui investirent Pétain en livrant à l’Allemand les juifs et les résistants, reprochent aujourd’hui aux combattants communistes de ne pas avoir risqué leur peau assez tôt ! Qu’importe à ces faussaires que, de l’héroïque manif communiste organisée à l’Etoile le 11 novembre 40 par l’Union des Etudiants Communistes (interdite depuis 39 !) aux premiers sabotages effectués dans le Var dès 1940 par le communiste Roger Landini, en passant par la grève minière du Pas-de-Calais dirigée en mai-juin 41 par Michel Brûlé et par le prisonnier ukrainien évadé, le bolchevik Vasil Porik, les communistes et les cégétistes aient assumé le gros de la lutte armée et du combat de masse antifasciste ? Qu’importe qu’ils soient tombés en nombre sous les fusillades nazies, des maquis de Corse aux poteaux d’exécution du Mont Valérien, au double cri de Vive la France ! et de Vive le communisme ! ?

L’anticommunisme, ombre portée de la crise capitaliste

Il serait pourtant naïf de croire que le but principal des Inquisiteurs est seulement de noircir le passé communiste pour rompre l’ancrage révolutionnaire du mouvement ouvrier. Si le spectre de l’anticommunisme hante plus que jamais la crépusculaire Europe de Maastricht, c’est que, bien que devenu mondialement hégémonique, le capitalisme en crise est sur la défensive. Il n’en finit pas de précariser la classe travailleuse et de ruiner les paysans, de secréter du même pas la misère la plus poignante et les fortunes les plus scandaleuses, de multiplier les guerres néo-coloniales (hier l’Irak, demain l’Iran ?), tandis que le commerce des armes et de la drogue règne sur le « libre-échange mondial » organisé par l’OMC et par le FMI des P. Lamy (PS) et autres Strauss-Kahn (PS) à coups de privatisations, de délocalisations et de crise alimentaires organisées. Pendant ce temps, rythmée par le double envol de la Bourse et des licenciements, la « sortie de crise » annoncée promet d’être aussi insupportable que la crise elle-même. Dès lors, les honnêtes gens s’interrogent : l’humanité survivra-t-elle à ce système fou et cruel, où le profit privé de quelques-uns prive de tout sens humain l’histoire des peuples et la vie des individus, alors que, sous le masque « libéral », se profile une dictature euro-atlantique porteuse d’une pensée, d’une économie, d’une langue et d’une politique uniques, dont les pires despotes d’hier n’osèrent jamais former le projet « globalitaire » !

Renaissance de l’idée communiste


D’autant que l’idée communiste refait son chemin : relayée jusqu’à nous par Cuba, qui a tenu bon alors que Gorby et Eltsine croyaient l’avoir livrée toute crue à l’Oncle Sam, l’aspiration à un « socialisme du 21ème siècle » renaît sous des formes diverses, notamment en Amérique latine. Cette aspiration s’articule au principe anti-impérialiste du droit des peuples à créer eux-mêmes leur propre destin. Car enfin, n’est-il pas irrationnel que des nations, des langues, des cultures séculaires, soient broyées par les incultes mercantis de Mac Do et d’Eurodisney ? N’est-il pas suicidaire qu’à notre époque de socialisation planétaire des échanges, l’anachronique propriété privée des grands moyens de production confère « démocratiquement » à quelques milliardaires un droit de vie et de mort sur la vie des peuples ? A l’inverse, n’est-il pas vital que, planifiant leur coopération internationale dans le respect de leur souveraineté, les peuples s’assurent de la maîtrise publique des grands moyens de production et que le monde du travail occupe enfin dans la vie politique la place centrale qui revient de droit aux producteurs de richesses ? Oui, il est urgent que la solidarité internationale des nouveaux prolétaires en cols bleu ou blanc, s’allie au patriotisme républicain pour résister à la barbare mondialisation capitaliste ainsi qu’à ses sanglants complices, le racisme, l’intégrisme et le communautarisme. Car s’il est vrai que l’exploitation de l’homme par l’homme a historiquement perdu toute force propulsive, si l’exterminisme est bien la phase suprême d’un système impérialiste qui mène l’humanité à la mort par délitement sociétal, déprédation écologique ou extermination nucléaire, alors la construction d’un communisme de seconde génération, dans lequel le « développement de chacun sera la clé du développement de tous » (Marx), devient objectivement une question de vie ou de mort pour tous les hommes qui veulent construire rationnellement leurs rapports avec l’autre homme… et avec la nature.

Pour une assimilation critique de l’héritage communiste

Cela n’exige nullement d’idéaliser la première expérience socialiste de l’histoire. L’expérience issue d’Octobre 1917 n’eût pas connu la défaite si, pour des raisons que l’outillage théorique marxiste permet largement d’éclairer, les travailleurs de ces pays s’étaient toujours, comme à Cuba, sentis les maîtres effectifs de leur pays. Cette autocritique exclusive de toute auto-flagellation, les révolutionnaires doivent la mener sans céder à la diabolisation de leur histoire par un système capitaliste dont les crimes ne mériteraient pas un « livre noir » mais… des dizaines de bibliothèques brunes ! Cela n’exclut pas moins d’avaler l’eau sale des déviations politiques passées sous prétexte de sauver l’enfant socialiste que de renier l’enfant socialiste sous couleur de vidanger l’eau du bain ; il faut plutôt partir de l’arriération initiale dans lesquelles une expérience historiquement inédite dut se construire en distrayant une part considérable de ses ressources pour faire face à la course aux armements, à la guerre idéologique et aux invasions exterminatrices inlassablement venues de l’Ouest. Il convient en un mot de saisir les conditions profondément contradictoires dans lesquelles s’est édifiée ce premier effort de l’humanité travailleuse pour bâtir durant des décennies une société débarrassée de la Bourse et du capital. Il importe aussi de refuser catégoriquement la déshonorante équation communisme=nazisme, qui criminalise la révolution sociale tout en banalisant le fascisme.

Les peuples de l’Est ont fait une expérience historique de masse : écoutons-les !

Et tout d’abord, prenons conseil auprès des peuples de l’Est ; non pas auprès de ces anticommunistes professionnels qui osent parler au nom de leurs peuples respectifs après les avoir grugés et ruinés, mais auprès des ouvriers, des paysans, des retraités de Russie, de RDA, de Hongrie, de Roumanie, etc., qui ont vécu et évalué dans leur vécu quotidien la restauration capitaliste travestie en « démocratisation » : car, expérience faite, et sans avoir le moins du monde oublié les répressions arbitraires et les aspects bureaucratiques qui caractérisèrent à des degrés très divers l’époque précédente, les peuples font leurs comptes ; ils comparent les « mérites » de l’euro-capitalisme (paupérisation galopante des masses, enrichissement fabuleux des maffias) à ces acquis bien réels du socialisme qui avaient nom plein emploi, éducation de bon niveau, culture, sport, vacances et soins médicaux accessibles à tous, logement assuré à bas prix, faible criminalité, sécurité de l’existence, esprit de solidarité dans la vie quotidienne. C’est ce retour raisonné du socialisme dans les mémoires qu’attestent tous les sondages réalisés en RDA, en Hongrie ou en Russie, et mieux encore, ce sondage continental grandeur nature qui a récemment vu les peuples de l’Est boycotter encore plus massivement que les peuples de l’Ouest ces élections européennes à l’occasion desquelles le Parti Maastrichtien Unique somme périodiquement le bon peuple de « choisir librement » entre la version droite et la variante de « gauche » de la casse sociale et du déclin national...

Sortir de l’anticommunisme pour engager une rupture progressiste !

Sortir de l’anticommunisme permettrait enfin aux progressistes de penser de manière conséquente la rupture révolutionnaire indispensable pour triompher de la sarko-« rupture » thatchéro-fascisante ; libérés du complexe contre-révolutionnaire qui plombe leur pensée, bride leur action et plombe leur réorganisation, les vrais progressistes pourraient enfin comprendre et clamer qu’il faut sortir la France du broyeur européen qui la tue et qui la dénature, qu’il faut extraire à 100% l’humanité d’un système capitaliste qui ne crée la richesse « qu’en épuisant la Terre et le travailleur » (Marx). Pour toute l’humanité travailleuse, l’enjeu est d’émerger à temps de cette « fin de l’histoire universelle » que la mondialisation contre-révolutionnaire peut à chaque instant transformer, si de nouvelles révolutions ne viennent pas la briser à temps, en histoire universelle de la fin.
« 1989 ! », clame la réaction célébrant la contre-révolution anticommuniste et anti-jacobine qu’elle croit éternelle : « 17 et 89 ! », répondront les héritiers de Gavroche et de Guy Moquet, bien résolus à triompher ensemble des Blancs et des Bruns de tous les pays, vainement coalisés pour emmurer les Lumières !

source mon camarade j Coignard

le negationnisme historique d’etat ne passera pas !

le negationnisme historique d’etat ne passera pas ! le 11 novembre ne doit pas devenir la fete de l’imperialisme europeen reunifie sous la houlette de l’axe ultra-reactionnaire merkel/sarko !
Pôle position du 27 octobre 2009
LE P.R.C.F. COMMENTE L’ACTUALITE SUR LA TOILE.

Après avoir fait défiler la Bundeswehr sur les Champs Elysée sur l’air de la “Walkyrie”, Sarkozy voudrait dévoyer la signification du 11 novembre 1918: effaçant la signification mémorielle de l’armistice, le pouvoir veut relancer l’axe impérialiste franco-allemand en faisant de cette date, celle de la défaite des Puissances centrales devant ses concurrents impérialistes de l’Entente en une grande date de l’amitié franco-allemande! Mais ce n’est pas parce que deux impérialismes prédateurs s’allient au lieu de s’affronter qu’ils sont moins dangereux pour les peuples en général, et pour leurs peuples respectifs en particulier!

Ce recyclage européiste du 11 novembre constituerait en outre un manque flagrant de respect à la mémoire des millions de jeunes soldats français, anglais, allemands, etc.; quels que soient les objectifs propagandistes actuels de Sarkozy et de Merkel, les soldats qui se sont affrontés pendant ces années terribles, croyaient sincèrement défendre leur patrie respective contre un envahisseur; certes, on les avait trompés et l’écrivain Anatole France (qui adhérera au jeune PCF dès 1920 ) avait alors bien raison de dire : “On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels”. Qu’ils aient eu tort ou pas, il faut respecter leur mémoire et ne pas changer a posteriori la signification qu’ils donnaient à leur engagement au lieu d’utiliser cette date pour des objectifs cyniques de récupération politique.

A nos yeux de patriotes ET d’internationalistes, dont les anciens ont toujours dénoncé, -de Barbusse à Vaillant-Couturier, le carnage impérialiste de 14/18, le 11 novembre a toujours été une occasion pour condamner toutes les guerres et tous les blocus impérialistes, celles et ceux d’hier, celles et ceux d’aujourd’hui (Irak, Afghanistan, Irak, Palestine, Cuba…) et celles et ceux que les impérialismes coalisés derrière Washington préparent pour demain avec l’appui de Sarkozy et de Merkel contre l’Iran et contre d’autres pays. Cette tradition-là existe… depuis 1918, la continuer n’est pas attenter à la mémoire, bien au contraire, et le PRCF appelle à la réactiver partout, non pas autour de l’Axe Berlin-Paris, mais contre lui.

Car l’Axe euro-germano-français mérite si peu d’être célébré qu’il est porteur des deux côtés du Rhin d’un démontage géant des acquis sociaux et des libertés publiques au nom de la “construction européenne”. S’agissant de la France, l’impérialisme “français” porte même un projet ultra-réactionnaire de démontage total de la nation et de la République, de ses acquis sociaux, de ses services publics, de son “produire en France”, de sa laïcité, de sa souveraineté, et même de sa langue de plus en plus sacrifiée au “tout-anglais” par le MEDEF. Comme ses précurseurs du Comité des Forges qui déclaraient en 1936 « préférer Hitler au Front populaire”, le grand capital d’origine hexagonale préfère ouvertement la “French’ Europe” néolibérale et la “Françallemagne” antisociale au legs encombrant de la Révolution démocratique-bourgeoise de 1789 ; il veut avant tout liquider ICI toute perspective de “tous ensemble” des travailleurs et de la jeunesse, tout espoir de front unique des républicains dans l’esprit du 29 mai 2009 pour sortir le pays du broyeur européen et engager un processus de rupture avec la domination des monopoles capitalistes.

N’ayant rien de bon à proposer pour l’avenir des peuples, l’impérialisme “franceuropéen” en est réduit à réviser l’histoire et à multiplier les commémorations réactionnaires; ainsi du 9 mai, où la victoire de la coalition antifasciste incluant l’URSS sur Hitler est systématiquement occultée par la célébration de la lugubre Europe de Maastricht; ainsi du 9 novembre prochain, où le choeur anticommuniste s’apprête à criminaliser le communisme, à amalgamer les héros de Stalingrad au nazisme exterminateur, le but étant de conjurer l’idée de révolution socialiste qui renaît dans le coeur des peuples.

Aussi appartient-ils aux vrais progressistes de célébrer l’AUTRE Axe franco-allemand, celui que symbolise le cri du métallo communiste Jean-Pierre Timbaud criant “vive le parti communiste allemand” au moment d’être fusillé par la Wehrmacht. Soutenons les communistes allemands qui défendent la mémoire de la RDA et aussi celle d’Ernst Thälmann, président du KPD assassiné par les nazis, dont la Grande Allemagne “réunifiée” veut détruire le Mémorial.

Il appartient aussi à tous ceux qui refusent le négationnisme historique et qui veulent défendre le droit de l’humanité à un avenir de paix et de progrès de participer massivement au RASSEMBLEMENT DU SAMEDI 7 NOVEMBRE 2009, devant le Métro Stalingrad à Paris, à 15 heures, à l’appel du PRCF, de l’URCF, du RCC, de plusieurs animateurs parisiens du PCF, de la section de Douai du PCF, avec le soutien des PC de Grèce, Cuba, Algérie (PADS), Brésil, Espagne (PCPE). Rappelons en effet que c’est la Révolution russe d’Octobre 1917, et notamment le décret de Lénine sur la Paix, qui rendit très difficile la poursuite de la guerre inter-impérialiste et de ses tueries en montrant à tous les travailleurs la voie de la “transformation de la guerre inter-impérialiste en insurrection révolutionnaire anticapitaliste à l’intérieur de chaque pays.

Le 7 novembre, contre les négationnistes des deux côtés du Rhin, clamons-le haut et fort: “le capitalisme mène l’humanité dans le mur, l’avenir appartient au communisme!”.

Affiché sous Billet rouge-Pôle Positions, Edito, Histoire Mémoire

Article publié par Dragan MIRIANOVIC, le 28 octobre 2009

Sujet : [Tous-ensemble] Appel à soutien de la candidature de Jean-Pierre Delannoy au 49ème congrès de la CGT

De : Collectif pour Front Syndical de Classe
Date : 03/11/2009 13:05:27
A : tous-ensemble@cgt-chateau-thierry.fr
Sujet : [Tous-ensemble] Appel à soutien de la candidature de Jean-Pierre Delannoy au 49ème congrès de la CGT


Front Syndical de Classe
Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » H. Krazucki

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En complément de cet appel rédigé par le collectif de soutien à JP Delannoy, lire également :
- Soutien de René VILLESECHE (CGT) à la candidature de JP Delannoy
- Soutien de Jacques TOURTAUX (CGT) à la candidature de JP Delannoy


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APPEL À SOUTIEN DE LA CANDIDATURE DE JEAN PIERRE DELANNOY

COMME SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA CGT AU 49ème CONGRÈS
Le 2 novembre 2009







«Ils n’étaient que quelques-uns, ils furent foule soudain, ceci est de tous les temps». Paul Eluard




Le capitalisme est inhumain. Il déclenche des guerres, pille et affame les peuples. Il licencie, bafoue nos droits, détruit les acquis des luttes. Il casse et vole le secteur public au profit des intérêts privés et boursiers.

Toujours plus sauvage, le capitalisme broie les femmes et les hommes dans les entreprises, les jette au chômage, les use jusqu’à la corde, parfois jusqu’au suicide !




Salariés, retraités ou chômeurs, avec ou sans papiers, nous ne voulons plus subir, nous luttons.




Nous menons le combat syndical contre les reculs imposés par le capitalisme (droit du travail, salaires, retraites, régimes spéciaux, protection sociale, services publics, solidarités, liberté syndicale…) et pour faire aboutir nos revendications immédiates : refus de tous les licenciements, pas de salaires ni de revenus inférieurs à 1600¤ net, augmentation de 300¤ net pour tous, retour aux 37,5 annuités pour la retraite, arrêt des délocalisations, création d’emplois en CDI, régularisation de tous les sans-papiers.. Nous luttons contre la répression et les discriminations anti-syndicales (EDF, GDF-Suez, SNCF, Continental, Forclum, Dalkia, Cegelec, Elyo…). Notre colère est juste et nous ne lâcherons pas !

Nous ne gagnerons pas en organisant des journées d’action tous les 2 ou 3 mois, ni en laissant les actions isolées entreprise par entreprise. Pour gagner, il est indispensable de construire le rapport de force nécessaire à la convergence des luttes et à la concrétisation du « Tous ensemble ! » dans la grève générale.

La direction confédérale n’ignore pas que la mobilisation, pour être efficace, nécessite une autre orientation que celle du syndicalisme dit « rassemblé ». Sa stratégie actuelle est de s’adapter, comme le fait la Confédération Européenne des Syndicats (CES), au système capitaliste par l’accompagnement des contre-réformes des Etats bourgeois au lieu de le combattre. C’est pourquoi la direction confédérale entreprend de liquider l’identité de classe et anticapitaliste de la CGT qui a fait sa force et son histoire. Il est urgent d’engager, notamment à l’occasion du 49ème congrès, un vrai débat démocratique sur les orientations de la CGT.




Fermement opposés à la politique gouvernementale, nous ne voulons pas nous adapter au capitalisme, nous voulons le combattre !




Seules les luttes déterminées des travailleurs avec un syndicat de classe et de masse permettront le succès de leurs revendications et la construction d’une société émancipatrice débarrassée du capitalisme.




Nous devons nous mobiliser et nous engager dans la durée, au-delà du congres, pour retrouver confiance et force dans notre syndicat.




Nous dénonçons les pressions, poursuites et exclusions à l’encontre des militant(e)s et de leurs organisations qui pensent autrement que la direction confédérale (UL-CGT Douai, CGT Forclum, région Nord-Pas-De-Calais…).Les désaccords avec les orientations et la stratégie confédérales ne doivent pas servir de prétexte à une « chasse aux sorcières ».

Nous nous engageons à des pratiques démocratiques dans le fonctionnement à tous les niveaux de notre syndicat.

Voici les raisons de fond qui motivent la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy face au secrétaire général sortant dont la désignation à sa propre succession n’a pas respecté un véritable débat démocratique.

lundi 2 novembre 2009

Sujet : Libertés syndicales et démocratiques : ALERTE !


De : Front Syndical de Classe

Sujet : Libertés syndicales et démocratiques : ALERTE !



Front Syndical de Classe
Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net
« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » H. Krazucki



Libertés syndicales et démocratiques : ALERTE !

Nous ne laisserons pas les militants d’EDF, GDF-SUEZ (ainsi que de centaines d’autres entreprises) subir la répression patronale et gouvernementale




Face à la crise et à l'offensive sans limite que mènent le gouvernement, le MEDEF et l’UE contre l'ensemble des acquis sociaux et démocratiques, les luttes sont innombrables depuis des mois dans de nombreux secteurs du privé comme du public.




Pour contrer cette résistance et permettre l'aggravation de la régression sociale, le gouvernement du grand patronat a choisi d'accentuer la répression des luttes, qu'il s'agisse des étudiants bloqueurs poursuivis, des ouvriers de nombreux sites industriels confrontés aux vigiles du patronat, aux CRS et aux poursuites judiciaires, ou aujourd'hui des syndicalistes d'EDF et GDF.




EDF, ERDF-GRDF, GDF-SUEZ, plusieurs mois de luttes, des centaines de sanctions




Depuis le printemps, nos camarades mènent une lutte exemplaire pour l'augmentation des salaires et contre les privatisations et ses dégâts, tant pour les salariés que pour les agents. Un certain nombre d’entre eux ont dépassé deux mois de grève ; tout naturellement, la direction avec le soutien du MEDEF et du système fascisant sarkoziste répond par la répression : 240 travailleurs sont poursuivis, certains ont été mis en examen.

Dans la région de Toulouse, une procédure de licenciement est engagée à l’encontre de 6 militants. En Ile de France 18 camarades subissent la même procédure. Tout naturellement les militants CGT sont particulièrement visés. Dans le 92 (Hauts-de-Seine), Xavier CHUAT secrétaire adjoint du syndicat est concerné par cette mesure. A Paris, c’est le jeune secrétaire du syndicat Cédric LIECHTI qui est aussi menacé de licenciement.

Les prétextes de « dégradations », « violences » et « menaces »... pourraient prêter à sourire si l'heure n'était pas à la colère : nous connaissons tous l'attachement des travailleurs d'EDF-GDF au service de la collectivité ; ce ne sont pas eux qui cassent EDF-GDF mais bien le gouvernement qui, obéissant aux directives de l'UE, est en train de privatiser le secteur de l'énergie pour le livrer aux grands entreprises privées et à leur stratégie du profit maximum qui mène le monde à la faillite : quelle plus grande violence et plus grande menace pour la grande masse des usagers ?





Face à cette dérive autoritaire qui accompagne la casse du pays et de l'ensemble des acquis de ses travailleurs, il est nécessaire d'affirmer haut et fort notre solidarité avec l'ensemble des militants arrêtes et traînés en justice dans tout le pays. Cette solidarité de classe est ancrée au plus profond de l'histoire du mouvement ouvrier. Alors que nos directions syndicales nationales se contentent de « déplorer » sans organiser de solidarité active ni dénoncer en bloc les atteintes aux libertés, le FSC invite à diffuser les informations auprès des salariés, à multiplier les communiqués de soutien et adresser des messages de protestation auprès du pouvoir. Nous ne laisserons pas les militants d’EDF, GDF-SUEZ (ainsi que de centaines d’autres entreprises) subir la répression patronale et gouvernementale. La solidarité doit s'amplifier dans les jours qui viennent, y compris en participant aux rassemblements qui seront annoncés. Toute sanction pour activité syndicale fragilise tous les travailleurs.







Mais cette solidarité consiste aussi à construire l'unité des travailleurs en lutte réduits pour le moment à se battre seuls et de manière isolée face à la toute-puissance patronale et étatique. Il n'est pas inutile de rappeler qu'en 1968, c'est à partir d'une charge des CRS faisant des blessés rue Gay-Lussac que la CGT conduite par Georges Séguy avait appelé à la grève générale du 13 mai qui 3 jours plus tard débouchait sur le blocage du pays.




Salariés de l'industrie menant de dures luttes contre les suppressions d'emplois et les compressions salariales, personnels de l'Energie, de l'Université ou de l'Hôpital combattant les mêmes projets de casse des services publics « à la française », sans-papiers en lutte pour leurs droits légitimes, ... c'est « tous ensemble en même temps » que nous créerons le rapport de force capable de battre un pouvoir décidé à passer en force et à criminaliser toute résistance déterminée. C'est « tous ensemble » que nous gagnerons sur les revendications et rendrons impossible l'acharnement policier et judiciaire contre les travailleurs en lutte.




Il serait dramatique pour la grande CGT comme pour les travailleurs que le 49ème congrès de la CGT, qui se tiendra début décembre, reste à l'écart de cette problématique. On peut malheureusement craindre le pire, au vu du mode de désignation des délégués dans de nombreux endroits, au vu aussi de la teneur des documents d'orientation et du bilan de ceux qui ont évacué la lutte de classes de leur discours comme de leur pratique.




Le 49ème congrès sera-t-il celui des militants qui luttent ou celui des porteurs de valise qui envahissent les commissions patronales et gouvernementales, des administrateurs spécialisés dans la prise des jetons de présence ? Sera-t-il celui des luttes à la base pour la construction du « tous ensemble » ou celui d'une caste qui veut poursuivre l'intégration au niveau européen dans une Confédération Européenne des Syndicats qui n'aspire qu'à sauver le capitalisme de lui-même (moyennant finances et prébendes) ?




Le Front Syndical de Classe appuiera tous ceux qui avant, pendant et après le congrès, défendront la CGT de classe et de masse et l'intérêt des travailleurs.

dimanche 1 novembre 2009

Qu’est-ce que le capitalisme ? par duclos

Qu’est-ce que le capitalisme ?

« Le capital, qui a de si "bonnes raisons" pour nier les souffrances de la classe ouvrière qui l'entoure, est aussi peu ou tout autant influencé dans sa pratique par la perspective de la dégénérescence de l'humanité et finalement de sa dépopulation, que par la chute possible de la terre sur le soleil. Dans toute affaire de spéculation, chacun sait que la débâcle viendra un jour, mais chacun espère qu'elle emportera son voisin après qu'il aura lui-même recueilli la pluie d'or au passage et l'aura mise en sûreté. Après moi le déluge ! telle est la devise de tout capitaliste et de toute nation capitaliste. Le capital ne s'inquiète donc point de la santé et de la durée de vie du travailleur, s'il n'y est pas contraint par la société. A toute plainte élevée contre lui à propos de la dégradation physique et intellectuelle, de mort prématurée, de tortures du travail excessif, il répond simplement : "Pourquoi nous tourmenter de ces tourments, puisqu'ils augmentent nos joies (nos profits) ?" Il est vrai qu'à prendre les choses dans leur ensemble, cela ne dépend pas non plus de la bonne ou mauvaise volonté du capitaliste individuel. La libre concurrence impose aux capitalistes les lois immanentes de la production capitaliste comme lois coercitives externes. » (Karl Marx, Le Capital, 1867.)

Le monde capitaliste répond aujourd'hui parfaitement à ces caractéristiques définies par Karl Marx : un mode de production borné, historiquement condamné, dont le but est le profit immédiat d'une minorité exploiteuse.

Karl Marx, fondateur du socialisme scientifique, a démontré 1° que depuis que l’homme a commencé à transformer la nature (élevage, agriculture), il est apparu un excédent : le travail de l’homme produit plus de moyens de subsistance qu’il n’en a besoin pour subsister ; 2° que dès ce moment la société humaine s’est divisée en classe sociales antagonistes, une minorité profitant de ce surplus et vivant donc du travail d’autrui ; 3° que la forme des sociétés humaines (esclavage, féodalisme et enfin capitalisme) est déterminée en définitive par la classe qui possède la propriété des moyens de production (et de reproduction) de l’existence ; 4° qu’enfin, la base économique conditionne les idées sociales, politiques, juridiques. Certaines sont donc communes à tous les modes de production basés sur l’exploitation. Le communisme, lui, abolit toute exploitation, et par là bouleverse également de la manière la plus radicale nombre d’idées considérées comme « éternelles ».

Partant d’une analyse scientifique de l’économie politique, Karl Marx a démontré que sous le capitalisme, l’exploitation n’est pas abolie. Certes, il n’y a plus de propriété directe du maître sur l’esclave ou de corvée du paysan serf pour le seigneur, mais il subsiste l’exploitation salariée, qui voile seulement un peu plus l’exploitation comparativement aux modes de production précédents où le surtravail était extorqué sans ménagement sous ses formes les plus brutales.

La bourgeoisie est la classe sociale qui détient la propriété des moyens de production (usines), ainsi que les transports, le commerce, etc. Pour ne pas mourir de faim, le prolétariat (c’est-à-dire les travailleurs salariés) doit vendre sa force de travail à la classe qui possède les moyens de production. La bourgeoisie retire de cette force de travail des produits (marchandises) dont la valeur est supérieure à la valeur de la force de travail (c’est-à-dire les moyens de subsistance nécessaires à sa reproduction : nourriture, habillement, logement, etc.). Le salaire n’est donc pas le prix du travail, mais le prix des moyens de subsistance nécessaires à la survie des travailleurs prolétarisés. Qu’un travailleur ait besoin, dans des conditions de productivité du travail déterminée, de travailler 3 ou 4 heures pour compenser la valeur des moyens de subsistance qui lui sont nécessaires, cela ne l’empêche nullement de travailler 7 ou 8 heures. La différence va dans la poche de son employeur. C’est pourquoi le patronat cherche aussi souvent que possible à allonger la durée du travail, à l’intensifier où à abaisser le coût de la force de travail — c’est-à-dire le niveau de vie des travailleurs. De cette appropriation du surtravail naît le profit, qu’il soit industriel — il provient alors directement du profit retiré de l’exploitation des ouvriers —, financier ou commercial — il constitue alors une partie du profit industriel cédée à la bourgeoisie qui détient les banques et les commerces. Ces profits ne sont donc nullement issus d’une « miraculeuse » faculté qu’aurait l’argent de « s’enfanter lui-même » : le profit n’est ni plus ni moins qu’un vol pur et simple (bien que camouflé) du travail du prolétariat.

Ce vol n’est évidemment pas sans incidences sur le fonctionnement de la société capitaliste elle-même :

- Chaque fraction de la bourgeoisie (industrielle, foncière, marchande, usuraire) cherche à s’approprier la plus grande fraction possible de ce profit. C’est donc une guerre économique permanente que se livrent les différentes fractions de la bourgeoisie. (Les loups, unis quand il s’agit de chasser le gibier, se déchirent entre eux quand il s’agit de le partager, dirions-nous…)

- Du fait de l’exploitation salariée, une trop grande masse de marchandises est mise en circulation (relativement au pouvoir d’achat des travailleurs, bien sûr) : il y a trop peu d’acheteurs solvables pour écouler la production, vu que les travailleurs prolétarisés ne peuvent acheter des marchandises qu’à hauteur de l’équivalent de la valeur de leur force de travail et non pour l’équivalent de ce qu’ils ont produit comme valeur. Les « crises de surproduction » n’empêchent bien entendu ni les travailleurs smicards, ni les chômeurs de se serrer la ceinture. Au contraire : quand la crise économique éclate, elle ravage de nouvelles industries, jette au chômage des millions de travailleurs supplémentaires avec pour conséquence… l’aggravation de la crise des débouchés ! Cette inadéquation entre production et consommation détermine la tendance profonde du capitalisme à produire non pour la satisfaction des besoins matériels et culturels des travailleurs, mais en vue de satisfaire la consommation parasitaire des classes exploiteuses (ou de classes profitant plus ou moins directement de l’exploitation), d’où les proportions croissantes que prend la production de marchandise de luxe dans la production sociale, alors même que la grande masse des exploités trouve à peine de quoi survivre.

- La totalité des marchandises n’arrivant pas à trouver preneur sur le marché, il s’ensuit une concurrence inévitable entre des entreprises d’une même branche (industrielle, commerciale ou bancaire) : chacune cherchant à écouler sa production indépendamment des autres. C’est l’inévitable anarchie dans la production si caractéristique du capitalisme. Il découle de cela d’immenses gaspillages : la mévente et la destruction pure et simple de marchandises invendues constituent la partie « visible » de cet iceberg ; la partie « immergée », elle, est constituée 1° par le capital engagé par les entreprises concurrentes d’un même secteur (par exemple les fonds fixes d’usines automobiles de constructeurs concurrentes tournant chacune au ralenti…), 2° par les frais de publicité qui consomment une part sans cesse croissante du produit social tandis que la réalisation (c’est-à-dire la vente) des marchandises devient sans cesse plus difficile : les frais de circulation et de stockage des marchandises enflent démesurément (les frais de publicité et de marketing ayant fait l’objet d’un recensement se montaient à 1000 milliards de dollars américains pour l’année 1992 ; aujourd’hui, certainement beaucoup plus…) Pour la plupart des gros groupes monopolistes, le budget publicité et marketing est supérieur au budget destiné à la recherche et au développement ! Pour dépenser le « trop plein » relatif de richesses crées par la société bourgeoise (richesses qui, on l’a montré, ne peuvent pas être que très partiellement dépensées par la masse des travailleurs exploités privés de la propriété sur le produit de leur travail), le capitalisme a également recours à la militarisation de l’économie, qui a cet « autre avantage » potentiel de procurer des sphères d’exportation privilégiées pour les capitaux excédentaires (les dépenses d’armement du capitalisme mondial se chiffraient à 780 milliards de dollars américains pour l’année 1992). Pour 1998, les seules dépenses en publicité et en armement se montaient donc respectivement à un coût moyen (par an et par habitant, calculé sur la base une population de 6 milliards d’habitants) de 166 et 130 dollars ! Les dépenses en armement se chiffraient à pas moins de 642 milliards de dollars en 2003 pour les seuls pays de l’OCDE, ces pays consacrant par contre seulement 69 milliards à ‘‘l’aide au développement du tiers-monde’’ une autre arme du néo-colonialisme. Les pays coloniaux ou néo-coloniaux fournissent ainsi aux métropoles impérialistes des produits au coût le plus bas — celui d’une main d’œuvre dont le coût de la valeur de la force de travail est réduit à un niveau très proche du minimum physiologique vital — permettant ainsi l’extorsion d’un surprofit considérable (c’est l’appât du gain qui pousse le Capital à y investir et à délocaliser). L’impérialisme s’efforce bien entendu de maintenir un développement unilatéral des économies de ces pays et surtout à développer le moins possible le niveau de vie de la population, ce à quoi veillent les plans d’ajustement structurels élaborés par les instances économiques internationales (FMI – OMC)…

- Sur le marché du travail, il en est de même quant à l’existence d’un « trop plein » permanent de marchandises : il y a un surplus de forces de travail comparativement à celles nécessaires pour assurer la production d’usines tournant au ralenti. Sous le capitalisme, il se forme donc inévitablement une « armée du travail » de réserve. Le vol du travail par la bourgeoisie est donc responsable de la précarité et de la pauvreté des travailleurs et des chômeurs ! Cette armée vient exacerber la concurrence que se livrent entre eux les travailleurs prolétarisés pour trouver un emploi — c’est-à-dire gagner le droit d’être exploité —, ceci afin d’assurer les moyens de leur existence et ne pas sombrer dans la misère. Sous le capitalisme, le gaspillage ne se limite donc pas à de simples marchandises invendues ou détruites : des millions de bras restent inactifs et improductifs tandis que des millions d’autres sont condamnés à vie à un labeur éreintant. Pendant ce temps, les chômeurs, qui ont eu la malchance de ne pas avoir trouvé d’exploiteur attitré tentent de survivre comme ils peuvent, mais assurent au patronat entier — c’est le côté « positif » ! — un réservoir de main d’œuvre abondante, soumise et bon marché !

- Le travail devient lui-même une marchandise : dans la lutte concurrentielle, il est essentiel de vendre la même marchandise moins cher que ses concurrents. Le coût d’une marchandise est toujours fonction du coût des intrants qui entrent dans son procès de fabrication. Ces intrants se ramènent en définitive à d’autres marchandises (du travail accumulé) ou à du travail immédiat (vivant), nécessaire à la nouvelle transformation. Le coût d’une marchandise est donc déterminé dans les deux cas par le coût du travail qui y est incorporé : plus le salaire est bas, moins cher sera le coût de revient des marchandises ! La tendance générale à la baisse du salaire, à sa fixation à un seuil le plus proche possible du minimum physiologique (la survie des travailleurs), est donc une tendance générale du capitalisme, une nécessité économique dictée par la concurrence acharnée que se livrent les propriétaires privés des moyens de production. C’est cette nécessité économique de la production capitaliste — la tendance à la baisse des salaires — qui vient se heurter à une autre nécessité : celle d’écouler les marchandises produites ! Parallèlement au développement de la production capitaliste, le fossé se creuse toujours plus entre production et consommation, aggravant les contradictions internes du capitalisme et générant les crises économiques !

- Le but de la production capitaliste, c’est la production de plus-value, remarquait si justement Karl Marx. La production capitaliste ne peut pas avoir d’autre but que l’enrichissement immédiat d’une minorité exploiteuse. Le capitalisme ne se soucie donc ni de la santé du travailleur, ni de la protection de son environnement : la course au profit interdit toute option d’un développement économique raisonné et à long terme. (On peut citer comme exemples le fait de privilégier les transports individuels plutôt que transports en commun ; le transport de fret par route plutôt que par voie ferrée ; le frein mis par le lobbying des grosses entreprises monopolistes au développement de la révolution technique et scientifique particulièrement dans le secteur énergétique, etc.) Les slogans quotidiennement rebattus par les médias bourgeois tels « démocratie », « société de consommation », « commerce équitable », « écologie », « développement durable » ne sont que des mots creux ou des vœux pieux qui servent à masquer l’impuissance de la bourgeoisie à apporter une solution positive à tous ces problèmes.

Qu’est-ce que le communisme ? par duclos

Qu’est-ce que le communisme ?

Par communisme, les gens entendent le plus souvent « égalitarisme » et « partage », comme si le communisme était une simple « affaire de distribution ». On a également immédiatement à l’esprit une vision « autoritaire » et « dictatoriale » de ce « partage » : le macabre décompte des « dizaines de millions de morts » collés injustement sur le dos du communisme (particulièrement en URSS sous Staline).

Cette image véhiculée par les médias dans le monde est une image fausse de la réalité qui reflète les intérêts de classe de la bourgeoisie (laquelle possède rappelons-le journaux, imprimeries et télévisions) dans son combat contre les travailleurs qu’elle exploite. Dans son combat contre le communisme, la bourgeoisie ne recule devant aucun mensonge : « Un spectre hante l’Europe » disait déjà Marx en 1848 dans le manifeste qu’il avait écrit pour répondre aux « légendes » qui circulaient déjà alors sur le communisme. Le communisme, peut se résumer, disait également Marx, par « l’abolition de la propriété privée des moyens de production », puisque cette propriété n’est que la propriété d’une minorité sur les moyens du travail ; cette propriété équivalant à une propriété de la bourgeoisie sur la force de travail collective des travailleurs salariés, privés de fait du produit de leur travail et seulement rémunérés à hauteur de la valeur des moyens de subsistance qui sont nécessaires à la survie de leur race.

Le danger est trop grand pour les exploiteurs que les exploités ne se découvrent des intérêts communs, qu’ils comprennent que sans abolir la base économique objective de la société capitaliste (la propriété privée des moyens de production), toute possibilité véritable d’amélioration de la condition des travailleurs est vaine, et ne jettent ainsi leur regard du côté des communistes, qui sont les seuls à sa battre pour l’abolition de l’esclavage salarié.

Alors, pour cacher la vérité à ses esclaves, la bourgeoisie a recours aux mensonges en vue de la diabolisation des communistes : « Staline aurait ainsi fait tuer consciemment au bas mot 30 millions de personnes en URSS entre 1924 et 1953 ! » Toutes innocentes, bien sûr… Qui n’a pas entendu colporter le mythe des millions de morts des goulags !

A tout ceci les marxistes-léninistes répondent : Mensonges bourgeois que tout cela !

Aujourd’hui, une frange un peu plus honnête de cette même bourgeoisie doit reconnaître à voix basse les chiffres démesurément gonflés de la propagande anti-communiste déversée pendant plus d’un demi siècle dans les pays capitalistes afin de détourner les travailleurs de leur seule possibilité de libération : ainsi, Mosche Lewin, dans son ouvrage Le siècle soviétique (Fayard — Le monde diplomatique, 2003), ne parle plus de la calomnie monstrueuse (les 30 millions de morts sous Staline, encore aujourd’hui couramment colportés par les médias bourgeois), mais de 700 000 personnes exécutées entre 1921 et 1953 ! (Ce qui représentent moins d’ 0,5 % de la population soviétique en 1928.) Pour les besoins de la propagande anti-communiste, ces « 700 000 personnes » (« mystérieusement » toujours très impersonnelles puisqu’il n’est jamais abordé la question de la classe sociale à laquelle elles appartenaient), restent bien sûr toutes d’ « innocentes victimes délibérées du stalinisme ».

Que sur une population d’environ 160 millions d’âmes dans l’URSS des années 1920-1940, ces « 700 000 personnes » aient pu être dans leur immense majorité des exploiteurs de la pire espèce, voilà qui n’effleure jamais l’esprit de nos droits-de-l’hommistes ! Que les travailleurs soviétiques et leurs chefs aient du livrer une bataille acharnée contre ces exploiteurs (qui luttaient de toutes leurs forces pour conserver puis recouvrer leur position sociale d’exploiteurs contre la révolution socialiste puis contre la société socialiste naissante), cela reste inacceptable pour tout démocrate-bourgeois bien-pensant !

Pour Marx, la révolution socialiste est avant tout synonyme d'expropriation et de répression des velléités des exploiteurs (voir à ce sujet son ouvrage La guerre civile en France.)

De même, dans L'État et la révolution, Lénine a systématisé les enseignements de Marx sur l'État et défendu contre les opportunistes "marxistes". Lénine a défini la dictature du prolétariat comme représentant la démocratie authentique pour les travailleurs, contrairement à la démocratie bourgeoise, nécessairement tronquée, fausse et hypocrite du fait des libertés formelles proclamées, mais du joug économique du capital qui y accable les masses travailleuses.

« Entre la société capitaliste et la société communiste, (…) l’État ne saurait être autre chose que la dictature révolutionnaire du prolétariat », disait déjà Marx en 1875 dans sa Critique du programme de Gotha.

« Démocratie pour l'immense majorité du peuple et répression par la force, c'est-à-dire exclusion de la démocratie pour les exploiteurs, les oppresseurs du peuple, telle est la modification que subit la démocratie lors de la transition du capitalisme au communisme », ajoutait Lénine dans L’Etat et la révolution.

Voici en résumé ce qu’est le « stalinisme » si honni par la bourgeoisie : la pratique radicale de la lutte de classe !

Tout cela, nos « démocrates » et leurs acolytes révisionnistes et trotskistes le passent délibérément sous silence, pour mieux tromper les travailleurs (les soumettant de fait à l’influence de la bourgeoisie).

Nous appelons « révisionnistes », au-delà de la simple question de la souscription aux falsifications bourgeoises (entre autres les camps et la répression —, question qui leur brûle les lèvres), les prétendus « communistes » qui cherchent à réviser le marxisme-léninisme.

Synthétisant les leçons essentielles de la Commune de Paris à partir de l’ouvrage La guerre civile en France de Karl Marx, Lénine insistait sur la nécessité 1° de briser l’appareil d’Etat et militaire bourgeois — arme de répression aux mains des exploiteurs ; 2° de lui substituer un nouvel appareil d’Etat capable de défendre le pouvoir des travailleurs contre les exploiteurs déchus de l’intérieur et contre la bourgeoisie internationale.

Pour rester prolétarien, ce nouvel appareil d’Etat ne doit pas avoir la possibilité de se couper des masses travailleuses. Il n’est donc pas permis les discutailleries entre partis bourgeois, destinées habituellement à duper les travailleurs. Sous le capitalisme, il existe des classes sociales dont les intérêts sont antagonistes : capitalistes monopolistes, petite bourgeoisie, propriétaires fonciers, ouvriers, etc. ; il existe donc un terrain pour l’existence de nombreux partis. Sous le socialisme en revanche, le pouvoir politique est représenté par le Parti Communiste, avant-garde consciente des travailleurs, état-major guidant la construction du socialisme. Le Parti Communiste défend les intérêts de tous les travailleurs, sous le socialisme il n’existe donc pas de base économique et sociale objective justifiant le multipartisme : plus d’exploiteurs ni d’exploités. Autoriser le multipartisme sous le socialisme, ce serait donner la possibilité aux anciens exploiteurs de liquider la direction du prolétariat. « Qui ne travaille pas de mange pas » disait déjà Marx : le travail salarié aboli, il n’y a plus la possibilité de vivre du travail d’autrui. Sous le socialisme, les travailleurs ont donc un intérêt commun réel à l’accroissement de la production sociale, au perfectionnement des rapports de production socialistes et de la planification, dont ils profitent directement.

Sous le prétexte de l’accusation de « dogmatisme » ou de « sectarisme », les pseudo-communistes rejettent (depuis plus d’un siècle !) les fondements du communisme scientifique. Privés de la compréhension scientifique de la réalité économique, politique et sociale du capitalisme, ces « communistes » sont condamnés à « redécouvrir » sans cesse les théories réformistes et social-démocrates léguées par leurs prédécesseurs. Pour ces faux défenseurs des travailleurs, la solution n’est pas dans l’abolition de l’esclavage salarié, mais dans un prétendu « perfectionnement de la démocratie », dans de « possibles » « hausses de salaires » ou dans des « contrats de travail moins précaires », en bref dans des accommodements avec la bourgeoisie exploiteuse ! Quel programme ! Ces revendications sont évidemment impossibles à satisfaire dans le cadre du capitalisme : les lois économiques coercitives de la concurrence — nationale comme internationale — auraient tôt fait de rappeler à un hypothétique patron philanthrope qu’il est nécessaire de fixer le salaire aussi bas que possible !

Le « commerce équitable » auquel les médias bourgeois font une odieuse publicité, s’inscrit dans la même perspective : celle de l’abandon de la perspective révolutionnaire. « Point n’est besoin d’un changement radical (le communisme) quant on peut décider en « consommateur responsable » d’acheter un produit « éthique » qui rémunère « correctement » le travailleur »… tout en permettant aux exploiteurs d’engranger un profit « honnête ». Tel est en substance le maître mot de cette utopie réformiste de « l’altermondialisme », bien sûr économiquement et historiquement condamnée, mort-née : ce « choix » n’est évidemment réservé qu’à une minorité de petits-bourgeois philanthropes, qui ont évidemment les moyens financiers de payer plus cher telle ou telle marchandise ! C’est en somme le prix de la bonne conscience petite-bourgeoise, qui exploite le travailleur, mais « pas trop », dans le meilleur des cas, suffisamment pour lui forger des « chaînes dorées » qu’il hésitera davantage à secouer !

CGT : JE SOUTIENS DE TOUTES MES FORCES LA CANDIDATURE DE MON CAMARADE JEAN-PIERRE DELANNOY - Jacques Tourtaux

CGT : JE SOUTIENS DE TOUTES MES FORCES LA CANDIDATURE DE MON CAMARADE JEAN-PIERRE DELANNOY - Jacques Tourtaux
samedi 31 octobre 2009

Dans une déclaration datée du 27 octobre 2009, l’Union Départementale des syndicats CGT du Nord et la Fédération CGT des Travailleurs de la Métallurgie se félicitent de l’énorme succès de la manifestation nationale en s’attribuant les mérites de ceux qu’elles nomment les "minoritaires" car si succès il y a eu, c’est aux syndicats et militants de base qu’il est dû et non aux dirigeants confédéraux, déconnectés de la base, qui considèrent, entre autres, que "le grand soir", c’est dans les livres ou que la CGT n’a pas vocation à bloquer le pays.

Cette déclaration fait état d’un large relais par les médias, de la candidature de notre camarade du tas, Jean-Pierre Delannoy au poste de Secrétaire Général de la CGT.

Les deux organisations tiennent à préciser que le Secrétaire Général de la CGT sera élu à Nantes selon le processus défini par les statuts de la CGT.

Je trouve judicieuse la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy parce qu’elle est l’aboutissement d’années de militantisme de terrain, de combat contre nos ennemis de classe.

Il est évident que l’annonce de la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy, un authentique prolétaire, a fait l’effet d’une bombe dans les hautes sphères de la CGT, notre CGT, ma CGT. Il suffit de lire cette déclaration pour s’en rendre compte.

Il est fait état qu’une liste de 103 candidats a été validée par le Comité Confédéral National des 25 et 26 août 2009 qui a été publiée dans le journal "Le Peuple" du 2 septembre 2009 afin qu’elle soit portée à la connaissance de tous les syndicats trois mois avant le congrès. Bien entendu, Jean-Pierre Delannoy ne fait pas partie de cette liste. Alors moi qui suit un "vieux" militant CGT de base, de terrain qui sait de quoi il parle en matière de combat de classe, je voudrais qu’on m’explique, qu’on nous explique comment ont été désignés les 103 candidats qui, pour être validés par le CCN sont forcément dans le moule, je dirai dans la mouvance confédérale.

Une interrogation partagée par de nombreux camarades syndiqués me titille : si ce sont les UD, les Fédérations ou des dirigeants confédéraux qui ont présenté les 103 candidats à la Commission Exécutive, qui les a désignés dans les syndicats ?

Exemple :

A l’UD CGT du Nord, ce qui se passe à l’encontre des camarades de l’Union Locale CGT Historique de Douai est absolument scandaleux. Le Secrétaire Général de cette UL, notre camarade Jacques Leclercq "fut abattu à son poste syndical par une campagne de harcèlement moral indigne venus des rangs mêmes de son organisation", écrit Georges Hage dans sa préface du remarquable livre rendant hommage au Syndicat CGT Renault Douai "40 ANS DE COMBAT DE CLASSE... TOUJOURS DEBOUT !"

Apportant tout naturellement mon soutien au camarade Jacques Leclercq, à mon tour, j’ai subi les harcèlements et insultes par mails d’un dirigeant de l’UD du Nord. Ainsi, les candidats mandatés pour la Commission Exécutive seraient donc désignés par copinage !

Dans ma région Champagne-Ardenne, rien ne filtre, personne ne sait qui fait quoi et bien, au risque de me répéter, je vais redire vite fait bien fait des vérités qui me restent en travers de la gorge : Patrick Tassin, représentant CGT a été élu Président du Conseil Economique et Social Régional qui compte 80 membres, avec plus de 40 voix alors que le collège salarié ne compte que 25 représentants. Par ailleurs, les deux représentants de FO se sont abstenus. Qui a donc pu voter pour un président CGT ?

Je ne puis également passer sous silence les comportements agités du secrétaire régional CGT qui a tenté de me mettre "sa main sur la gueule" comme il a dit, lors d’une manif, également membre du CESR. La paix sociale est garantie dans la région. Nous avons d’ailleurs pu voir la défense de fer que ces militants de salons ont organisé pour tenter de sauver la VMC de notre regretté camarade Pierre Maître, lâchement assassiné sur le piquet de grève en 1977.

Je reviens sur la déclaration qui évoque les désaccords de notre camarade Jean-Pierre Delannoy avec son UD59 et la Fédération de la métallurgie.

On nous parle de transparence, c’est quoi ce délire ?

Le syndicat CGT Forclum Rhône-Alpes qui compte plus de 100 syndiqués exclu !

En Côte d’Or, ce sont 13 délégués des salariés qui se font séchement évincer de leur mission, un sacerdoce, alors qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes depuis des décennies !

Dans le Val de Marne, la secrétaire d’UD décide de tout sans même consulter les camarades ! Là aussi, de bons camarades sont écartés. Ici ou là, ce sont des camarades, des syndicats qui écrivent à Bernard Thibault pour lui signifier leurs désaccords !

Il faudrait donc que la grande dame et sa glorieuse histoire qui a fait et fait encore l’honneur de notre CGT, abandonne ce que nos aînés ont acquis au prix de leurs vies pour nombre d’entre eux, en 36, 45 et Mai 68 ?

Nous voulons également une CGT qui soit solidaire des luttes menées par nos camarades des TOM qui bataillent à la fois contre le capitalisme et pour se libérer du joug colonialiste.

Lorsque qu’en novembre 2007 lors de la grève reconductible des cheminots et des traminots parisiens, Bernard Thibault a volé au secours de Sarkozy, en trahissant la lutte des travailleurs, il a permis à notre ennemi de classe de porter un coup de poignard terrible à la classe ouvrière toute entière, et bien non, mesdames et messieurs qui êtes à la tête de notre CGT, nous n’acceptons pas votre despotisme ; nous n’acceptons pas de voir notre CGT vautrée dans la collaboration de classes ; nous refusons de voir notre CGT accompagner les coups assénés par le MEDEF et ses godillots du gouvernement.

C’est pourquoi personnellement, je soutiens la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy et lui souhaite plein succès dans le combat qu’il mène pour plus de justice sociale, pour que le soleil luise pour tous les humbles de ce pays.

Jacques Tourtaux Cheminot retraité CGT Ancien Secrétaire Général de l’Union Locale CGT de Rethel

source: comité Valmy