samedi 11 juillet 2009

Georges Hage décoré : Ruban franchement rouge pour "Geo le Bolcho"

Georges Hage décoré : Ruban franchement rouge pour "Geo le Bolcho"
jeudi 2 juillet 2009

Le 20 juin dernier, dans la grande salle de la mairie de Douai, en présence de plus de trois cents personnes dont une majorité de militants ouvriers et enseignants du Douaisis (on apercevait en particulier nombre de militants FSU et la direction de la CGT Renault), Léon Landini, officier de la Légion d’honneur et ancien FTP-MOI a remis la médaille de chevalier de la Légion d’honneur à Georges Hage, député du Douaisis pendant 34 années, figure de proue du combat communiste et républicain dans le nord, ancien vice-président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, ancien doyen du Parlement.

Maxime Gremetz présidait la séance au nom du groupe parlementaire du PCF. Charles Beauchamp conseiller général du PCF , a introduit les différents orateurs

Ce fut d’abord M. Vernier, Maire de Douai, qui fit l’éloge de Georges Hage, ce grand républicain très attaché au pays de "Gayant", à cette terre de mineurs, de verriers, de bateliers, de métallos.

Puis Maxime Gremetz a rappelé les innombrables combats parlementaires de "Geo le Bolcho", pilier du groupe communiste, fin politique et orateur plein d’esprit et orfèvre en beau langage, respecté et même aimé par tout le "petit" personnel de l’Assemblée. En particulier, a été mis en valeur l’apport de Geo à la défense acharnée de la classe ouvrière du nord et tout spécialement l’engagement de Geo contre le harcèlement moral à l’entreprise qui permet à tant de patrons de se débarrasser d’un salarié en contournant les prud’hommes et les indemnités de licenciement...

Ce fut ensuite le tour de M. Deleplace, ancien international et théoricien du rugby, syndicaliste du SNEP de rappeler la carrière sportive et syndicale de Geo (ancien international universitaire de handball !) et dirigeant syndical très apprécié des profs d’EPS. Personne n’a oublié le combat titanesque mené par la profession, avec à sa tête de "député des sportifs" G. Hage, pour sauver l’EPS et le CAPEPS menacés de mort par le plan Soissons en 1979.

Montait alors à la tribune Philippe Nalewajek, secrétaire de l’Union locale historique CGT de Douai, qui associait à l’hommage une référence émouvante à la mémoire de Jacques Leclercq, le syndicaliste de lutte et dirigeant du PRCF, proche ami de Geo, "flingué" par les campagnes de harcèlement téléphonique et juridique menée par certains pseudo-syndicalistes méprisables. L’allocution de P. Nalewajek associait l’hommage rendu à Geo aux luttes de l’entreprise métallurgique douaisienne Wagon-Arbel, actuellement en grève dure, pour le "produire en France" et la mise en place de deux équipementiers automobiles nationaux. Elle était aussi une façon d’associer Geo à l’actuelle* renaissance du syndicalisme de classe, dont la métallurgie douaisienne est l’épicentre national.

Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, présenta brièvement ensuite Léon Landini, président-délégué du PRCF, chargé de remettre le ruban rouge à Georges Hage. Léon, ancien officier FTP-MOI, combattant de choc de la guérilla urbaine à Lyon pendant la guerre, torturé par le sinistre K. Barbie sans avoir lâché un seul nom (notre ami est grand mutilé de guerre), est président de l’Amicale Carmagnole-Liberté des anciens FTP-MOI, médaillé de l’Union soviétique, président délégué du PRCF.

Dans un discours plein d’affection et de hauteur de vue politique (ci-joint), Léon Landini montra que la carrière militante de Geo fut marquée de A à Z au sceau de la fidélité politique à sa classe, au marxisme-léninisme et à ses grands idéaux libérateurs. Léon mit en particulier en valeur l’engagement de Geo contre la participation du PCF au gouvernement social-maastrichtien de Jospin, sa lutte contre la mutation qui a dénaturé le PCF, sa fidélité à Cuba socialiste (Geo fut le principal organisateur, au titre du PRCF, du grand meeting pour Cuba socialiste le 13 novembre 2005 à St-Denis), sa défense de la langue française contre le "tout anglais", sa constance à associer patriotisme et internationalisme, son acharnement à unir les communistes anti-mutation dans le "Collectif national unitaire des communistes", son rôle de premier plan dans le grand meeting unitaire de 1980 à la Mutualité, son apport prestigieux au PRCF, son engagement dans la lutte contre l’Europe du capital (Geo, alors malade, avait fait connaître son désir de voter contre l’élargissement de l’UE aux ex-pays socialistes, car il prévoyait justement que cette adhésion serait négative pour ces peuples comme pour la classe ouvrière de France) et contre toute tentative de criminaliser l’histoire du communisme.

Puis, Léon remit la médaille à Geo auquel toute la salle faisait une ovation debout (et non une "standing ovation" comme disent les snobs !).

Dans sa réponse pleine d’émotion et d’humour, Geo lisait d’abord un magnifique poème en hommage à la langue française. Puis il disait son hésitation à accepter la Légion d’honneur qu’il a finalement acceptée, malgré le caractère curieusement fort tardif de cet hommage, pour aider à combattre la criminalisation du communisme.

Il rendait un hommage ému à Cuba et à Fidel Castro puisque le pays du Che a à Geo la Médaille de l’Amitié des peuples bien avant que les autorités françaises ne pensent à honorer notre ami : le représentant de l’ambassadeur de Cuba, M. Leyde Rodriguez, venu pour l’occasion en compagnie de Daniel Antonini, acceptait l’hommage avec émotion. Après avoir rendu hommage à son épouse, notre camarade Odile, et à son fils Julien, militant communiste et professeur agrégé d’histoire, Geo entonnait... le Temps des cerises.

Toute la salle entonnait alors l’Internationale suivie de la Marseillaise. Dans la salle on apercevait notamment la direction de la CGT Renault. A la tribune, on apercevait aussi Jeanne Collette, toujours gaillarde mais très émue (Jeanne, ancien agent de liaison FTP entre l’Internationale communiste et le PCF clandestin, chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire, est présidente d’honneur du PRCF 59).

Jean-Jacques Candelier, successeur et non "remplaçant" de Geo à l’Assemblée nationale, concluait cette réunion magnifique qui avait chemin faisant, sans jamais avoir manqué de respect aux membres non communistes de l’assistance, tourné à la leçon enthousiasmante de grande politique.

Geo invitait alors en patois l’assistance à se rapprocher du buffet en prononçant la phrase qui clôt tout banquet ch’ti digne de ce nom : "buvons toudis et n’acatons jamais d’terr".

Moins beaux joueurs que le maire UMP de Douai (debout pour l’Internationale !), nombre de figures connues du PCF "mutant" et du PS nord avaient "séché" la cérémonie. Mais comme l’observait Léon Landini au moment où Bernard et Hassène "fixaient" sur la pellicule Geo, Jeanne, Léon, Henri Alleg, ami personnel de Geo et figure de proue de l’anticolonialisme, en compagnie de Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, il sera sans doute difficile aux "criminaliseurs" du communisme et autres amateurs de chasse aux sorcières d’achever leur sale boulot fascisant alors que la nation unanime rend hommage à de tels hommes qui ont si magnifiquement servi leur peuple !

vendredi 3 juillet 2009

Un autre regard sur un coup d'état

De : Jean-Francois Autier



http://www.voltairenet.org/article160801.html


Le premier coup d’État militaire de l’administration Obama
Le SouthCom prend le pouvoir dans un État membre de l’ALBA
par Thierry Meyssan*

En remettant en question la présence militaire US à Soto Cano et en adhérant à l’ALBA, le Honduras a suscité la colère de Washington. Des militaires formés à l’École des Amériques et encadrés par des conseillers US ont renversé le président constitutionnel Manuel Zelaya et ont installé à sa place son rival de toujours au sein du parti libéral, Roberto Micheletti. Thierry Meyssan revient sur les enjeux de cette confrontation qui marque la volonté de l’administration Obama de reprendre en main l’Amérique latine.

Nul ne pensait que la crise opposant le Honduras aux États-Unis pourrait se conclure par un coup d’État militaire. Washington semblait avoir renoncé à ces méthodes, quoi que l’administration Bush ait encore récemment soudoyé des militaires pour renverser le président constitutionnel du Venezuela (12 avril 2002) [1] et qu’elle ait envoyé les forces spéciales enlever elles-mêmes le président constitutionnel d’Haïti (29 février 2004) [2]. Mais les communicants de la Maison-Blanche avaient suffisamment mis en scène le large sourire du sémillant Barack Obama pour que l’opinion publique internationale ait cru que les États-Unis avaient changé et qu’ils avaient abandonné leur ambition impériale.

Les cinq États de l’ex-République fédérale d’Amérique centrale (Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras et Nicaragua) offrent un intérêt stratégique particulier puisqu’ils forment le lieu de passage entre deux continents et deux océans. Cependant, aucun de ces États ne dispose de ressources particulières. Par contre, chacun d’entre eux peut être utilisé pour contrôler la zone. Ainsi durant la révolution sandiniste au Nicaragua, Washington utilisa le Honduras comme base arrière de la contre-révolution. Sous la direction de John Negroponte, l’ambassade des États-Unis à Tegucigalpa était devenue le quartier général des « contras » nicaraguayens et de leurs escadrons de la mort. Dans cette perspective, l’évolution anti-impérialiste du Honduras, après le retour au pouvoir des Sandinistes au Nicaragua, représentant moins un problème en soi qu’un danger de « contamination ».

En quoi donc l’évolution du domino hondurien représentait-il un tel danger que Washington décide de recourir aux vieilles méthodes au risque d’anéantir tous ses efforts de communication ?

La présidence de Maduro et les élections de 2007
Comme toute l’Amérique centrale, le Honduras est en proie aux maras (gangs), dont le plus célèbre est le Mara Salvatrucha. Il s’agit de bandes d’enfants, asservis par la dépendance aux drogues et organisés selon des rites mystico-criminels [3]. Ils commettent toutes sortes de violences, parfois d’une barbarie inouïe, et dans certains cas de vrais massacres.
En 2001, le candidat nationaliste Ricardo Rodolfo Maduro Joest avait été élu pour lutter contre le crime, après que son fils de 25 ans eut été enlevé, torturé et assassiné. Les obsèques du jeune homme s’étaient muées en manifestation nationale. Dès son accession à la présidence, Ricardo Maduro avait ordonné de spectaculaires opérations anti-gangs. Il avait développé l’arsenal des policiers et avait fait sortir les militaires des casernes pour leur prêter main forte. Soutenu par la démocratie chrétienne, il avait fait adopter une loi condamnant à 5 ans de prison minimum la simple appartenance à un mara. Bien que la loi ait été copiée au Guatemala et au Salvador, elle fut ultérieurement invalidée par la Cour constitutionnelle car elle rendait des individus responsables par association de crimes qu’ils n’avaient pas commis. Ces mesures firent exploser la population carcérale et se soldèrent par des mutineries sanglantes dans les prisons. En définitive, faute de traiter les causes sociales de ce phénomène de masse, ces initiatives n’enrayèrent pas la propagation du crime.
En 2007, le candidat nationaliste à sa succession, « Pepe » Lobo, considèrait que les maras ne peuvaient être éradiqués qu’au travers d’une guerre. Dans une sorte de surenchère, il proposa donc de rétablir la peine de mort par référendum avec possibilité de la prononcer collectivement contre les gangs. Cependant, une étude menée au Salvador voisin avait montré que 51,9 % de ces criminels ont entre 11 et 15 ans. Le Honduras aurait donc du tuer nombre de ses propres enfants. À l’opposé, le candidat libéral, Manuel Zelaya, proposait une approche plus raisonnable, non seulement fondée sur la répression, mais incluant de vrais tentatives d’éducation et d’insertion de ces enfants.

Le bilan du président Ricardo Maduro était également discutable au plan économique.
Ancien gouverneur de la Banque centrale et brillant homme d’affaire (concessionnaire Xerox et directeur du fonds d’investissement La Paz), Maduro a négocié avec le FMI et le Club de Paris la réduction de la dette, mais en contrepartie, il a été obligé d’augmenter les taxes et de réduire le nombre de fonctionnaires ; une politique qui a exclusivement pesé sur les classes moyennes. Il a aussi fait adhérer son pays à l’Accord de libre-échange États-Unis/Amérique centrale, sans rencontrer d’opposition politique prticulière, malgré les conséquences désastreuses pour les petites exploitations agricoles. Les excellentes relations du président Maduro avec son homologue états-unien, George W. Bush, se concrétisèrent avec l’envoi de 370 hommes en Irak, où ils servirent avec les Espagnols dans la zone placée sous administration polonaise. Toutefois, il fut politiquement contraint de retirer ce contingent lorsque l’Espagne de Zapatero se retira. Au demeurant, le mandat de Ricardo Maduro se termina dans une ambiance grotesque avec un divorce à grand spectacle.
Le libéral de gauche José Manuel Zelaya Rosales proposa une alternative séduisante. Pour faire des économies budgétaires, il entendait réduire le train de vie de l’État plutôt que de fermer des services publics. Pour augmenter les recettes de l’État, il proposa de faciliter l’emploi dans les secteurs à forte main d’œuvre. Pour lutter contre la criminalité juvénile, il annonça son intention de doter toutes les écoles d’ordinateurs et de rendre l’instruction publique gratuite pour tous.

En 2007, lors d’un scrutin à un seul tour, les électeurs l’élirent avec 49,9 % des voix, et lui donnèrent 48,4 % des sièges au Congrès (la chambre unique). Son principal concurrent, le nationaliste de droite Porfirio Lobo Sosa, n’obtint que 46,2 % des voix et 42,9 % des sièges au Congrès. Les résultats étaient si serrés qu’ils furent contestés, pour être enfin validés après deux semaines d’incertitudes. Trois petits partis se sont retrouvés en position d’arbitres au Congrès : l’Union démocratique, la Démocratie chrétienne et enfin Innovation et unité.




La présidence de Manuel Zelaya
Rien ne laissait prévoir que le rancher Manuel Zelaya entrerait en conflit ouvert avec Washington, d’autant que la majorité relative dont il disposait n’encourageait pas à une rupture politique.

En premier lieu, Zelaya a poursuivi la décentralisation qu’il avait initié lorsqu’il avait occupé des fonctions ministérielles par le passé. Il s’agissait de rapprocher les centres de décision des citoyens pour renforcer le pouvoir populaire et la transparence. Cette réforme a fait surgir un clivage entre la classe politique corrompue de la capitale et les nouveaux notables locaux. Elle a aussi mis en lumière le contrôle par les militaires d’une partie de l’économie [4]

Surtout, Manuel Zelaya annonça en juin 2006 que la base aérienne de Soto Cano [5], abritant un contingent US, serait affectée au trafic commercial. Devant la réaction du Pentagone, le ministre de la Défense hondurien envisagea de reculer en évoquant un coût d’équipement trop important, mais le président Zelaya maintint sa décision. Officiellement Soto Cano est une petite base avec 190 militaires et 730 personnels civils. Sa piste est la seule d’Amérique centrale capable d’accueillir de gros transporteurs de troupes. Fort Bravo est la seule antenne du SouthCom hors USA [6]. Surtout, Soto Cano est une base d’écoute reliée à deux unités secrètes Cerro La Mole et Swan Island. Ce dispositif est indispensable au renseignement militaire US dans la région. Curieusement, aucun traité n’a jamais été signé entre les deux pays pour préciser le statut de ces installations.

Alors que le président jouissait d’une forte popularité, une soudaine campagne de presse l’accusa de ne pas tenir ses promesses, d’être incapable d’améliorer le niveau de vie et de juguler le crime. De fait, il ne pouvait protéger le pays de la hausse mondiale des prix du pétrole, tandis que quantité de reportages à sensations donnaient l’impression d’une explosion des maras. Manuel Zelaya y répondit en contraignant les médias audiovisuels privés à retransmettre plusieurs heures d’interviews de membres de son gouvernement.

Washington manifesta son irritation en diminuant ses programmes d’aide à la population, mais maintint ses programmes de sécurité. Les États-Unis accordent en effet des moyens importants au Honduras pour qu’il réalise sur son territoire des éléments de ses plans de lutte contre le crime organisé, le trafic des stupéfiants et le terrorisme. Washington finance par exemple l’équipement high tech de Puerto Cortés pour que tous les containers qui y transitent à destination des États-Unis soient scannés.

Au demeurant, Washington dispose de puissants moyens de pression sur Tegucigalpa. Si 7 millions de Honduriens vivent ans leur pays, près d’1 million supplémentaire vit aux États-Unis, notamment depuis les dévastations dûes au cyclone Mitch, en 1998. 78 000 d’entre eux ont un statut temporaire, plusieurs fois renouvelé, et peuvent faire l’objet de reconduite à la frontière sur simple décision administrative.

Le président continua son action contre la corruption, contraignant plusieurs hauts fonctionnaires à la démission. En retour, certains d’entre eux commencèrent à comploter. On découvrit que l’ancien directeur de la compagnie de téléphone publics avait placé le président sur écoutes.

Tandis qu’éclatait aux États-Unis la crise des subprimes et que l’on assistait au renchérissement mondial des aliments de base, le président Zelaya s’est logiquement tourné vers l’Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA), une organisation inter-gouvernementale initiée par le Venezuela. Celle-ci garantit la sécurité alimentaire et énergétique de ses membres, et coordonne en outre des programmes de Santé publique.
Cette décision rencontrait un fort soutien populaire, mais suscitait l’inquiétude des classes moyennes déjà frappées par la politique économique de Maduro, puis par la crise économique mondiale.
Le 25 août 2008, Manuel Zelaya rendait hommage au « Guérillero héroïque » Ernesto Che Guevara et, devant une foule de 100 000 personnes, signait à Tegucigalpa l’adhésion de son pays s à l’ALBA en présence des présidents bolivien, Evo Morales, nicaraguayen Daniel Ortega, vénézuélien Hugo Chavez, et du vice-président cubain Carlos Laje. Le président dominicain Leonel Fernández s’était fait représenter.

Le Honduras venait de basculer du côté des nations rebelles.

Le coup d’État militaire
Des officiels US ont admis auprès du New York Times être entrés en contact avec les putschistes ces derniers jours, mais —selon eux— en vue de les dissuader de faire un coup [7]. Selon ce témoignage, ces contacts auraient cessé dimanche (c’est-à-dire alors que le coup avait commencé).

Or, la petite armée hondurienne est entièrement équipée, formée et encadrée par les États-Unis. Elle obéit certes à son chef, le président de la République, puis à son chef d’état-major. Mais en pratique, elle est largement contrôlée par le SouthCom depuis Soto Cano et Miami [8].
Précisément, le Pentagone a précipitamment installé le nouveau commandant du SouthCom, le général Douglas M. Fraser, jeudi dernier, pour suivre le coup.

Quoiqu’il en soit, l’opération a été conçue de longue date. Comme l’attaque des bâtiments officiels moldaves, le nettoyage de la vallée de Swat, l’extermination des Tigres tamouls ou la « révolution verte » en Iran, elle a été planifiée par l’administration Bush, puis confirmée et exécutée par l’administration Obama, après avoir été habillée des oripeaux de la légalité.

La tension s’est concentrée lorsque le président Zelaya a convoqué —pour le dimanche 28 juin— un référendum autorisant l’élection d’une assemblée constituante. Immédiatement, une campagne de presse internationale a été initiée pour présenter cette initiative comme exclusivement vouée à autoriser Manuel Zelaya à briguer immédiatement un second mandat. Ce qui est faux, puisque l’élection de l’assemblée constituante aurait eu lieu le jour de la prochaine élection présidentielle et que la constitution n’aurait pu être modifiée que beaucoup plus tard. Le président n’aurait donc pas pu être candidat à sa propre succession. Mais après avoir accusé mensongèrement Hugo Chavez de vouloir être « président à vie », il fallait accuser son allié Manuel Zelaya de marcher sur lui aussi vers la dictature.

Le 23 juin, le Congrès a adopté une loi constitutionnelle interdisant un référendum à moins de 180 jours de l’élection présidentielle. La Cour suprême a déclaré le référendum illégal (mais pas anti-constitutionnel) bien que la loi de modification soit elle-même anticonstitutionnelle.
Toutefois, s’appuyant sur cette décision le chef d’état-major, le général Romeo Vasquez, a bloqué l’organisation du référendum.
Le président s’est alors rendu lui-même sur une base militaire pour « délivrer » le matériel électoral et a révoqué le chef d’état-major pour insubordination.
Comme tous les golpistes latino-américains, le général Romeo Vasquez a été formé par les USA à l’École des Amériques, de sinistre réputation.

Dimanche 28 juin 2009, vers 5 h 30 du matin (heure locale), l’électricité et les lignes téléphoniques filaires et hertziennes ont été coupées. Des commandos encagoulés [9] ont investi la résidence du président de la République et l’ont contraint à les suivre. Il a été expulsé vers le Costa Rica en pyjama. Au moins huit ministre, dont la ministre des Affaires étrangères, ainsi que diverses personnalités, dont le maire de San Pedro Sula (la seconde ville du pays) ont été arrêtés. Lorsque l’électricité a été rétablie, les médias audio-visuels ont annoncé que le couvre-feu était décrété et le référendum et les offices religieux dominicaux annulés.
Dans l’après-midi, les députés ayant été autorisés à circuler, le Congrès s’est réuni en séance extraordinaire. Le président de la Chambre, Roberto Micheletti, a donné lecture d’une lettre, datée du vendredi 26 juin, du président Manuel Zelaya donnant sa démission. Personne ne s’est étonné de cette missive anti-datée. Constatant la vacance de la présidence, le Congrès a désigné son président comme président de la République. De son côté, la Cour constitutionnelle a précisé dans un communiqué orwellien que l’armée avait défendu la Constitution et empêché le président Zelaya de faire un coup référendaire. La Cour a soutenu que le chef d’état-major avait certainement bloqué le référendum en toute légalité, s’il avait agit sur ordonnance d’un juge.

Afin que nul n’ignore le véritable enjeu de cette opération, les militaires ont placé aux arrêts les ambassadeurs ou chargés d’affaire des États membres de l’ALBA.

La technique utilisée pour le coup n’est pas sans rappeler celle d’Haïti en 2004 contre le président Jean-Bertrand Aristide : enlèvement au petit matin par des soldats encagoulés et apparition d’une lettre de démission.

La manière dont les agences de presse atlantistes ont relaté mensongèrement le contentieux électoral pour donner une apparence de légalité au coup d’État montre la préméditation de l’opération par Washington. Le traitement du coup lui-même, en occultant l’enjeu central de la base de Soto Cano et les liens entre militaires honduriens et états-uniens, manifeste une volonté de dédouaner l’administration Obama.

Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).
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[1] « Opération manquée au Venezuela », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2002.

[2] « La CIA déstabilise Haïti », « Coup d’État en Haïti » et « Paris relâche le président haïtien », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 janvier, 1er et 16 mars 2004.

[3] « L’extension de la Mara Salvatrucha », par Gaston Pardo, Réseau Voltaire, 2 mars 2005.

[4] La démocratie a été installée rapidement au Honduras alors que la région était le théâtre de révolutions et contre-révolutions. Les États-Unis ont veillé à ce qu’une partie de l’économie reste indirectement sous leur coupe via des militaires.

[5] Cette base est également connue sous son ancien nom de Palmerola. Elle est située à 747 miles au nord-ouest de Tegucigalpa.

[6] Le SouthCom est le commandement stratégique des États-Unis pour le contrôle de l’Amérique latine.

[7] « Honduran President Is Ousted in Coup », par Elisabeth Malkin, The New York Times, 29 juin 2009.

[8] Le SouthCom est installé à Miami, mais a une antenne à à Soto Cano et des sites avancés à Comalapa (Salvador), Manta (Équateur) et sur les îles d’Aruba et de Curaçao (Antilles néerlandaises).

[9] Pour ce type d’opération, le port de la cagoule est inutile et contre-productif, sauf à masquer les conseillers militaires étrangers.

déclaration de la CGT wagon automotive

SYNDICAT CGT
Douai
194, Bd Faidherbe
59506 DOUAI CEDEX
Tél : 03.27.93.00.23
Fax : 03.27.93.39.53
Monsieur le Rédacteur en Chef,
Durant toute la semaine dernière, les élus du C.C.E. des entreprises du Groupe WAGON, en dépôt de bilan depuis le 11 Décembre 2008, ont reçu les différents repreneurs et les Constructeurs français de l’Automobile RENAULT et PSA entre le Mardi 23 et le Jeudi 25 Juin 2009 à PARIS.
Si nous pouvons être satisfaits que notre première revendication de mettre en place un Groupe « franco-français » dans notre spécialité (Emboutissage – Assemblage – Profilage et Cataphorèse) au service des Constructeurs de notre Pays a été reprise, ceux-ci ont décidé d’être actionnaires au Capital de ce grand Groupe français (SNOP), ce qui est une sécurité de « parrainage » des Constructeurs Automobiles vis-à-vis de leurs Sous Traitants.
Toutefois, les propositions de reprise du personnel de l’ensemble des entreprises et notamment de DOUAI nous semblent très en dessous du supportable… ou de l’insupportable !
En effet pour DOUAI, dans un premier temps seuls 310 salariés sur 466 faisaient l’objet d’une reprise.
Après avoir négociés avec les représentants des Constructeurs RENAULT et PEUGEOT et la Direction Générale du Groupe SNOP … l’évolution de la reprise des salariés de DOUAI se limite à … 350 salariés !!!???
La quasi-totalité des 466 salariés de l’entreprise se sont réunis ce matin en Assemblée Générale et ont décidé « IRRECEVABLES » les propositions qui ont été faites.
Douai, le 29 Juin 2009
Aux Rédacteurs en Chef
De la Presse Régionale et Nationale
Les salariés déplorent le manque d’engagements des Constructeurs français sur l’octroi d’un chiffre d’affaires permettant de donner du travail à l’ensemble du personnel, d’autant plus que celui-ci existe pour le peu que des décisions politiques soient prises dans le cadre d’une « RELOCALISATION » des produits qui sont réalisés dans les pays low cost pour être réintroduits en France, y compris à RENAULT DOUAI.
A l’unanimité, les salariés ont décidé de se mettre en grève générale à compter de ce jour après avoir totalement arrêté la production la semaine dernière du Lundi au Jeudi.
En effet, ils considèrent qu’accepter ce plan de restructuration se traduirait, dans les 6 mois à un an à venir, à la fermeture totale de l’entreprise !
A partir de ce constat, ils ont choisi démocratiquement de se battre, de l’Ouvrier au Cadre, pour la sauvegarde de leur entreprise avec la totalité des emplois actuels.
Si cela n’était pas retenu par les Constructeurs, alors il vaut mieux FERMER l’entreprise et LICENCIER la totalité du personnel !
Cette décision des salariés devra faire l’objet d’une réflexion du Tribunal de Commerce de VERSAILLES qui sera appelé à statuer sur la situation de l’avenir de l’entreprise de WAGON DOUAI comme de l’ensemble des entreprises du Groupe WAGON le 7 Juillet prochain.
Dans l’attente, l’ensemble des salariés ont décidé de mener des actions « coup de poing » dans la région automobile où ils préviendront, à la dernière minute, la presse régionale et nationale, pour démontrer que d’autres propositions existent en matière de relance automobile !
En ce qui concerne les représentants de l’Etat, les représentants CGT regrettent le manque d’engagement du Sous Préfet de DOUAI qui ne semble pas mesurer l’ampleur de la catastrophe économique qui vise l’Automobile dans son arrondissement !
Ils en appellent aux représentants politiques élus, de quelques bords qu’ils soient, pour intervenir et arrêter l’hémorragie programmée de la perte d’emplois dans l’Industrie Douaisienne.
Les salariés de l’entreprise ont décidé, avec leurs représentants Syndicaux, de mener des opérations d’envergure qui pourraient être porteuses d’une extension de la grève générale dans notre région, et pourquoi pas dans notre Pays.
Nous sommes à votre disposition pour tout entretien individuel sur l’ensemble de ces points.
Le Secrétaire Général
Philippe NALEWAJEK

Communiqué des communistes du 14ème arrt de Paris

Lundi 29 juin 2009
Communiqué des communistes du 14ème arrt de Paris

Les communistes historiques
du quatorzième arrondissement de Paris
expulsés de leur local par la direction du PCF

Communiqué
de la majorité des communistes du quatorzième arrondissement de Paris

A peine les bureaux de vote fermés, le PCF, obligé de se cacher derrière le Front de Gauche pour obtenir deux députés européens, a franchi une étape supplémentaire dans le bradage du patrimoine acquis par des générations de communistes.

Mardi 9 juin, le service d’ordre du PCF 75, prétendant être une entreprise de surveillance à la solde du nouveau propriétaire, a forcé les serrures de notre local du 149 rue du Château et empêché nos camarades arrivés sur place de rentrer. Ils ont embarqué leurs affaires personnelles et celles de notre collectif. Au-delà de l’effraction et du vol, c’est surtout une méthode inacceptable de règlement des conflits politiques.

Ceux qui ont agi sur ordre doivent comprendre qu’ils se sont rendus complices d’une action contre des camarades, dont certains sont venus en renfort lors des manifestations ou lors de la fête de l’Huma. Quelques soient les raisons qu’on leur a donnés, cela pose la question des limites de l’obéissance.

La vente de ce local acheté en 1975 et entretenu exclusivement par les militants communistes du 14ème arrondissement est d’autant plus choquante que la direction du PCF et la société/écran propriétaire « officiel », n’ont jamais versé le moindre centime. Aujourd’hui, ils prétendent rafler la mise et spolier les communistes du 14ème du bien pour lequel ils ont fait tant de sacrifices.

Trouver des liquidités immédiatement, plutôt que de créer les conditions d’une activité locale ayant pour objectif le changement de société, telle est la préoccupation actuelle de la direction du PCF. On peut se demander si les communistes parisiens ont encore des capacités de contrôle de l’utilisation de leur patrimoine.

Depuis plusieurs années, la majorité des communistes du 14ème arrondissement est en désaccord avec les orientations prises lors des derniers congrès de ce qu’était notre parti. Pour autant, elle a permis à la minorité, rejointe par des apports extérieurs à l’arrondissement, l’accès au local pour y mener l’activité qu’elle voulait. Ian Brossat, actuel président du groupe communiste au Conseil de Paris, s’est ainsi construit sa notoriété pour se faire ensuite élire dans le 18ème sur recommandation du PS.

Dans notre dos, cette minorité, qui n’a jamais participé au paiement de la moindre facture, a donné son accord pour la vente. Mais le pire, c’est qu’aucun d’entre eux n’a eu la décence de nous prévenir du coup de force imminent alors qu’ils avaient déjà déménagé leurs propres affaires. Alors que ce local était mis à leur disposition gratuitement dans des conditions de bonne entente, leur lâcheté politique va compliquer les rapports dans l’arrondissement.

La stratégie du front de gauche, en totale cohérence avec les orientations mises en œuvre depuis plusieurs congrès, conduit inexorablement à l’effacement du Parti Communiste. Il est primordial que les communistes, adhérents du PCF ou non, au-delà du XIVème, aient connaissance des agissements d’opportunistes politiques qui donnent le sentiment de se préparer à partir avec la caisse pour de nouvelles aventures politiciennes. Pour cela, ils ont recours aux mêmes méthodes que les affairistes immobiliers sans scrupules. C’est le pourquoi du coup de force dans le 14ème et du procès intenté aux camarades du 1er/2ème.

D’ores et déjà, nous prenons toutes les dispositions pour informer largement de la situation vécue à Paris et examinons tous les recours juridiques possibles même si c’est sur le terrain politique que nous aurions préféré régler la question.

Les communistes historiques du quatorzième arrondissement regroupés désormais au sein de l’association « COCOS 14 »
texte tiré du blog canempechepasnocolas

Vacciné ?

Sujet : Vacciné ?


Bonjour,
Si vous vous sentez fièvreux à la lecture de cet article, n'hésitez pas à en parler à votre voisin.
Fraternelles salutations et bonne santé !
(N'aggravez pas le déficit de la Sécu...)
JF

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4119

Grippe A-H1N1 ou grippe porcine nord-américaine
De graves anomalies concernant la grippe porcine (H1N1) interpellent de nombreux Français...
samedi, 27 juin 2009 / Martin

En effet, lors de son apparition au Mexique, fin avril 2009, les media ont largement indiqué que la durée d’incubation de la maladie était d’environ 3 jours, ce qui suppose qu’au maximum 8 jours avant l’apparition du 1er cas, cette maladie était totalement inconnue au Mexique. Or, près de 2 mois avant l’apparition de cette maladie, un communiqué de presse du 9 mars 2009 (AFP), lors de la visite de Monsieur SARKOZY au Mexique, nous indique : « Sanofi-Aventis (EURONEXT : SAN et NYSE : SNY) annonce aujourd’hui la signature d’un contrat avec les autorités mexicaines, pour la construction d’une usine de production de vaccin contre la grippe, représentant un investissement de 100 millions d’euros. »
Les commentateurs précisent alors : " …La nouvelle usine de Sanofi Pasteur au Mexique sera construite selon les standards permettant à Sanofi Pasteur de basculer aisément de la production de vaccin contre la grippe saisonnière à celle de vaccin contre la grippe pandémique, dans l’éventualité où une pandémie de grippe humaine vienne à être déclarée et une fois la souche de virus grippal pandémique identifiée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). "

Un grand nombre de nos concitoyens ne croyant ni aux facultés de voyance des signataires de ces contrats, ni aux coïncidences, sont aujourd’hui inquiets :

Ils rappellent qu’en 2006 s’est tenu à Rome un congrès international appelé " Projet Cochrane ", afin de faire le point sur la vaccination contre la grippe depuis 37 ans.

1. Dans le rapport qui regroupait 51 études sur 260 000 enfants, dont 17 études menées par des Russes, les chercheurs ont conclu qu’il n’existait pas la moindre preuve que la vaccination des enfants entre 6 et 23 mois avait une quelconque efficacité. (cf. The Cochrane Database of Systematic Reviews, " Vaccines for preventing influenza in healthy children " - 1-2006).

2. D’après 25 autres études comprenant 60 000 adultes, le groupe Cochrane a estimé que la vaccination réduisait le risque de grippe d’à peine 6 %, pour les personnes en bonne santé. (cf. The Cochrane Database of Systematic Reviews, "Vaccines for preventing influenza in healthy adults" - 1-2006).

3. Quant aux gens âgés, après avoir passé en revue 64 nouvelles études, le groupe Cochrane a conclu qu’aucune étude ne permettait de constater l’efficacité du vaccin.

Le Dr Tom Jefferson, qui a participé au projet international Cochrane, a conclu de toutes ces études que « la protection de 100 % clamée de toutes parts n’a jamais été entrevue ». En outre, se référant à la protection contre la menaçante " pandémie " de grippe aviaire, il a ainsi résumé la situation actuelle : « La meilleure stratégie consiste à se laver les mains ».

Cette analyse a été évoquée dans " Le Figaro " du 2 octobre 2007, et dans " Réalités et Vaccinations " n°5 de juillet 2006, page 27.

Dans le journal Britannique "The Lancet infectious diseases", de février 2005 (vol.165 n°3) intitulé : " Impact of Influenza Vaccination on Seasonal Mortality in the US Elderly Population ", le Dr SIMONSEN (Université G. WASHINGTON) constate que l’augmentation massive des vaccinations contre la grippe aux U.S.A. n’a pas diminué la mortalité chez les gens âgés.

En 1980, la couverture vaccinale aux U.S.A. était de 15 % de la population. Aujourd’hui, elle est d’environ 65 %, et il n’y a aucune diminution des décès causés par la grippe.

Le rapport conclut : "...We conclude that observational studies substantially overestimate vaccination benefit..."

Dans le journal américain "Vaccine" du 5 avril 2006, un article nous apprend que dans la province canadienne de l’Ontario, en 1990, le nombre de cas de grippe avait augmenté d’environ 60 % après le début d’une campagne de vaccination.

Nous pouvons donc légitimement nous interroger sur les dessous du projet actuel d’imposer une vaccination obligatoire contre la grippe porcine, alors que la grippe " normale " entraîne dans le monde 500 000 décès par an, ce qui est totalement hors de proportion avec les quelques dizaines de cas de la grippe porcine.

Nous sommes d’autant plus inquiets que la première contamination de cette maladie est apparue à Fort Dix (New Jersey) en 1976, contaminant 200 soldats américains, ce qui eut pour effet de déclencher une campagne de vaccination. Malheureusement de nombreux décès eurent lieu chez des personnes vaccinées qui moururent donc, non pas de la maladie, mais du vaccin.

Nous sommes inquiets des conséquences possibles d’une vaccination obligatoire, laquelle, outre qu’elle porterait une atteint grave aux libertés publiques, risquerait d’entraîner une multitude de maladies graves dues aux effets secondaires constatés depuis plusieurs décennies, concernant les vaccins, et ne protégerait pas plus les Français que les autres vaccins.

Nous souhaitons interroger le gouvernement sur les véritables objectifs de cette campagne, et notamment lui poser les questions suivantes :

1°) L’apparition de la grippe dite " porcine " dans le pays même où 2 mois plus tôt, il était décidé par un laboratoire pharmaceutique français de construire une fabrique de vaccins contre la grippe, ne peut être ni une coïncidence, ni la résultante d’extraordinaires facultés prémonitoires des laboratoires pharmaceutiques finançant cette construction. Cet étrange scénario inquiète un nombre important de français qui se demandent s’ils ne sont pas manipulés.

Ainsi, dans un article publié par l’agence russe de presse Ria Novosti du 25 mai 2009, M. Leonid IVACHOV, ancien chef de la Direction de la coopération militaire Internationale du Ministère russe de la Défense, et président de l’Académie des problèmes géopolitiques, estime que le virus A/H1N1 a été créé de façon artificielle en laboratoire.

Le gouvernement a-t-il des informations sur ce sujet et continuerait-il de fermer les yeux s’il apparaissait que la médiatisation à laquelle nous avons assisté et qui va certainement repartir à l’automne prochain, n’est rien d’autre qu’une opération commerciale ?

2°) Dans de nombreux pays d’Europe, les média ont très peu parlé de la grippe dite " porcine ". Ainsi, en Espagne la population n’a pas du tout été alarmée par ce problème, alors que les personnes atteintes de la grippe H1N1 ont été plus nombreuses en Espagne qu’en France. Pourquoi a-t-on alarmé les populations dans les seuls pays producteurs de vaccins (U.S.A., France), alors que le nombre de cas recensés était 1 000 fois inférieur à ce que le monde entier connaît tous les ans concernant la grippe en général ?

3°) Dans le cas où le gouvernement aurait l’intention effective de rendre obligatoire la vaccination contre la grippe, est-il informé des innombrables publications scientifiques remettant en cause l’efficacité des vaccinations et en dénonçant les graves effets secondaires ? (la liste de ces publications est impressionnante) En d’autres termes, le gouvernement a-t-il l’intention de protéger la Santé publique ou les profits de l’industrie pharmaceutique ?

Un récent sondage nous révèle que seulement 30% des français seraient prêts à se faire vacciner contre la grippe pandémique.

Si vous partagez nos préocupations, demandez aux députés de votre département et particulièrement de votre circonscription, et aux sénateurs de votre département de poser une question au ministre de la Santé. Il serait souhaitable de soulever les contradictions, les abérations et de rappeler nos représentants à leurs responsabilités.

Ligue Nationale Pour la Liberté des Vaccinations

dimanche 28 juin 2009

Un "gauchiste" à la tête de la commission européenne ?

Un "gauchiste" à la tête de la commission européenne ?
Repris de EL DIABLO
Mais qui est ce José Manuel Barroso ?

Dans la dernière période, le nom de José Manuel Barroso a été beaucoup entendu. Président de la Commission Européenne c'est à ce titre un fervent défenseur des intérêts capitalistes en Europe. Son parcours politique est particulièrement instructif. Il a commencé à militer à dix-huit ans dans un groupe maoïste dont il est devenu le dirigeant. Ce groupe est apparu au moment de la révolution portugaise de 1974 qui a renversé le régime fasciste de Salazar. Lorsqu'on lui pose la question de son appartenance à ce groupe, il répond qu'il l'avait choisi parce qu'il était le plus anti-communiste du moment. Notons que D. Cohn-Bendit qui fut en son temps un gauchiste à la phrase révolutionnaire facile s'est lui-même défini comme anti-communiste militant. Lorsque les forces allant de l'extrême droite aux sociaux-démocrates chasse la gauche du pouvoir au Portugal, il est de la partie et soutient ce putsch à froid contre les forces progressistes civiles et militaires qui ont fait la révolution de 1974. A cette époque J.M. Barroso rencontre l'ambassadeur américain F. Carlucci, par ailleurs agent de la CIA, chargé de ramener le Portugal dans le chemin de la contre-révolution. Carlucci finance le mouvement maoïste et conduit Barroso à adhérer au Parti Social-démocrate. A partir de ce moment, il gravira les échelons jusqu'au poste de premier Ministre du Portugal et de président de la Commission Européenne. La communauté européenne est donc aux mains d'un homme de confiance du grand capital et de l' « ami » américain.

C'est ce pur produit du capital et de la CIA qui éructait le soir du 29 mai 2005 contre le vote majoritaire des Français qui ont rejeté ce jour-là le projet de constitution européenne.

Il est soutenu par les socialistes anglais, espagnols, portugais. Le PS français le conteste, il doit avoir quelqu'un d'autre dans ses bagages. Reste que Barroso est l'homme du capital et que son remplaçant éventuel en serait un autre.

Rien de nouveau sous le soleil capitaliste.

source : « communistes »

Succès ouvrier à la SBFM A la SBFM , l'action paie !

Dimanche 28 juin 2009
Succès ouvrier à la SBFM
A la SBFM ,
l'action paie !
voici in extenso l'article du
Télégramme de Brest :

SBFM. Renault s'engage à conserver tous les emplois [Vidéos]

26 juin 2009


Ils n'y croyaient plus, les salariés de la SBFM ! Réunis cet après-midi à Caudan, sur le site de la fonderie, ils ont explosé de joie en entendant Pierre Le Ménahès, délégué CGT, leur annoncer que Renault s'engageait à maintenir les 534 emplois de l'entreprise et une production de 20.000 à 30.000 tonnes de fonte graphite sur le site. Une promesse aussi inespérée qu'inattendue !



Sortie de la préfecture de Vannes. Pierre Le Ménahès, délégué syndical CGT de la SBFM, ne pipe mot. Il demande aux salariés de la SBFM de rentrer dans le bus en leur jurant de tout leur dire une fois arrivés à Caudan. Chose promise, chose due. Une fois dans la salle du réfectoire de la fonderie morbihannaise, Pierre Le Ménahès prend le micro et annonce à ses collègues de travail la bonne nouvelle. Le spectre de la liquidation s'éloigne, Renault entre dans la partie et s'est engagé à maintenir les 534 emplois de la SBFM. Les salariés n'en reviennent pas. Cris de joie, pleurs, embrassades. Caudan est en liesse.

Renault avec ou sans CIE Automotive
Tout n'est pas joué pour autant. Renault s'est engagé, c'est certain. Dans un communiqué de presse envoyé à la sortie de la réunion de ce matin, le groupe automobile confirme "son intention de soutenir l'offre de reprise de SBFM par le groupe espagnol CIE Automotive". Et précise que "si cette offre n'aboutissait pas, Renault pourrait envisager la reprise des actifs industriels et du personnel de la SBFM, sous réserve de la contribution des pouvoirs publics et des collectivités locales et régionales".

Et PSA maintient ses commandes
Pierre Le Ménahès rajoute que "Renault s'engage à confier 23.000 tonnes de fonte graphite à la SBFM et pourrait également rapatrier à Caudan les collecteurs qu'elle fait actuellement fabriquer en Chine". Les représentants du groupe PSA, également présents à la réunion ce matin, se seraient engagés "à maintenir l'activité actuelle".

Dernière ligne droite
Cependant, rien n'est encore signé. Les tractations vont se poursuivre pendant tout le week-end. Renault rencontrera les représentants du groupe CIE Automotive (absents ce matin à Vannes, ndlr), lundi à 10 h 45, dans les locaux de la préfecture de Rennes. Le tribunal de commerce de Lyon rendra bien sa décision le mardi 30 juin. Les salariés de la SBFM vont donc devoir attendre encore quelques jours avant d'être fixés sur leur sort.

(
les surlignages sont le fait de CLR)
TEXTE PRIS SUR "La canaille Rouge"
vu sur le site"canempèchepasnicolas"

samedi 27 juin 2009

Syndicalisme: création de l'association "Front Syndical de Classe"

Samedi 27 juin 2009
Ca bouge dans le monde syndical !
Pris dans EL DIABLO Syndicalisme
Syndicalisme: création de l'association "Front Syndical de Classe"

Le « Front Syndical de Classe » c'est quoi ?

Des militants de la CGT et de la FSU qui, dans le souci de l'indépendance syndicale vis-à-vis du patronat et dans le respect de chaque organisation syndicale, sont à l'initiative d'un collectif unitaire, sur la base du Manifeste pour un syndicalisme de lutte de classe et de masse , destiné à unir les initiatives de défense du syndicalisme de luttes de classe et de masse et à aider les syndiqués à se réapproprier l'outil syndical.

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Ce week-end, le « Front Syndical de Classe » se transforme en association. Vous lirez, ci-dessous, un extrait du projet de statuts :

Préambule

Depuis sa naissance en 1957, l'Union Européenne capitaliste a multiplié la mise en place de structures permettant de piloter une construction supranationale toute entière dédiée au service des grands groupes capitalistes, de la casse des acquis sociaux et des souverainetés populaires.

L'un de ses principales structures est la Confédération Européenne des Syndicats, crée en 1973 avec l'appui du syndicalisme européen de collaboration de classe (CISL en particulier, fondée par Washington) et en France de la CFTC, de la CFDT et de FO. Financée par l'UE, la CES a pour mission d'accompagner « syndicalement » la construction européenne, dont le coeur est « l'économie de marché », par la collaboration capital/travail (le dialogue entre « partenaires sociaux »).

La particularité française est que son mouvement ouvrier, enseignant et étudiant s'est largement construit, depuis ses origines, à partir d'une conception anti-capitaliste : depuis la fin du 19ème siècle, les principes affirmant la nécessité de la fin de l'exploitation de l'homme par l'homme et de la socialisation des moyens de production et d'échange sont des références non seulement historiques mais aussi gagnantes, permettant d'arracher par la lutte (1936, 45-46, 68) tous les acquis de ce que les puissants appellent avec mépris « l'exception française ». Mais, tout au long du 20ème siècle, la confrontation constante entre courant révolutionnaire et réformiste amènera 3 scissions majeures dans le mouvement syndical français appuyées par le grand patronat et les puissances capitalistes : 1921, 1938-39, 1947-48.

Aujourd'hui, le combat entre ces deux courants traverse les organisations syndicales dont l'histoire est liée au combat de classe et plus généralement, aux luttes pour la république, la laïcité, la paix et la démocratie. Ce n'est pas un combat nouveau, il devra être gagné comme les précédents.

En ce qui concerne la CGT, alors que nombre de militants et d'organisations CGT se battent sur des positions de classes, la direction confédérale, reniant le riche héritage de « la grande dame », a peu à peu dérivé vers une conception de moins en moins combative de l'engagement syndical qui désoriente et affaiblit les travailleurs. Quittant la FSM dont elle était fondatrice en 1945, elle a adhéré à la CES en 2000, où elle occupe aujourd'hui des responsabilités majeures, puis à la CSI (fusion de la CISL et de la CMT vaticane) en 2006. Pour cela, elle n'a cessé de donner des gages de sa conversion à l'économie de marché et elle a adopté la ligne du « syndicalisme rassemblé » qui débouche sur la CFDTisation de la Confédération tant sur la ligne (le capitalisme est incontournable) que sur l'organisation (syndicalisme de sommet avec en particulier la centralisation des finances "cogetise" qui permet de mettre au pas les structures de base et qui met en péril la démocratie syndicale) et les modes d'action (refus du « tous ensemble », priorité à l'unité d'action au sommet sur des mots d'ordre compatibles avec les intérêts du patronat, journées d'action dispersées et sans suite...) .

Ce glissement réformiste, sensible aussi à la FSU ou dans le syndicalisme étudiant (UNEF...) explique que depuis 25 ans, non seulement le peuple dans sa dimension la plus large n'a obtenu aucun acquis significatif mais que les reculs succèdent aux reculs : casse des salaires, de l'emploi, des services publics (Éducation de la Maternelle à l'Université, Santé, Transports, Energie, Poste, Telecom...), de la protection sociale (Sécu, retraites...), du droit et de la durée du travail, du logement populaire, de la petite production indépendante, mépris de la souveraineté populaire...

Le « grand bond en arrière » qui en résulte se heurte cependant à un niveau élevé de combativité populaire, en France mais pas seulement, et se traduit par un vaste affrontement de classe et des conflits à répétition depuis 1995. Mais, dans un contexte d'offensive généralisée du gouvernement, du MEDEF et de l'UE contre l'ensemble des acquis sociaux et démocratiques des travailleurs, dans un contexte de crise capitaliste au nom de laquelle le pouvoir prétend accélérer encore sa politique anti-populaire, les travailleurs sont désormais à la croisée des chemins et le risque est plus que jamais pour chaque secteur ou entreprise de perdre séparément en plongeant pour longtemps dans l'enfer de l'exploitation sans limite.

C'est pourquoi, en juin 2008, des militants de la CGT et de la FSU ont lancé une « Lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux », signée depuis par plus de 4000 travailleurs, enseignants, étudiants... Cette Lettre ouverte appelait à tout faire pour contribuer à « construire démocratiquement et d'urgence une action « tous ensemble et en même temps » pour gagner et ré-ouvrir enfin des perspectives progressistes » et exhortait les « directions syndicales nationales à cesser « d'accompagner » la rupture afin de reprendre le seul chemin gagnant : faire le lien entre toutes les contre-réformes, travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l'affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l'unité dans l'action des travailleurs et de la jeunesse ».

Depuis, l'accélération des politiques anti-sociales, la confirmation de la compromission des directions syndicales mais aussi le développement des contacts entre militants de classe, ont rendu encore plus impérieuse la nécessité d'agir et de se structurer. C'est pourquoi ces mêmes militants initiateurs de la « Lettre ouverte aux Etats-majors Syndicaux » rejoints par de nombreux autres ont décidé de fonder l'association « Front Syndical de Classe ».


source : « collectif syndical de classe »

Communiqué du PRCF sur les évènements en Iran

les militants du PRCF sont des laïques fervents, des partisans convaincus de l’égalité entre les deux sexes, des soutiens déterminés des communistes et de la gauche iranienne qui a été si durement persécutée par le Shah, soutenu par tous les pays occidentaux, puis par le régime de la République islamique.

Pour autant le PRCF appelle les progressistes, les féministes, les démocrates à ne pas se laisser manipuler par la campagne anti-iranienne lancée par les médias français et par Kouchner. D’abord parce que les protestations du Quai d’Orsay contre la répression frappant, selon lui, les manifestants iraniens qui contestent l’élection d’Ahmadinedjad, est plus que suspecte. Que l’on sache, les jeunes manifestants FRANCAIS qui ont manifesté contre l’élection du fort peu laïque et très modérément républicain candidat UMP le 6 mai, ont été durement réprimés, pour beaucoup arrêtés et durement condamnés. Balayez devant votre porte Monsieur Kouchner, vous cautionnez un gouvernement qui a l’an dernier couvert 565 OOO gardes à vue, souvent avec menottage dans le dos et fouille au corps, qui quadrille les médias, qui bafoue la séparation des pouvoirs avec un chef d’Etat qui dirige la gouvernement et la majorité parlementaire, qui expulse 27 000 immigrés par mois et qui a bafoué le Non souverain de son propre peuple à la constitution européenne en adoptant par la voie parlementaire le traité de Lisbonne, copie conforme de la constitution supranationale.

Ensuite parce que le gouvernement français, tournant le dos au gaullisme, aligne ostensiblement la France sur les Etats-Unis. Un gouvernement qui congédie les régiments français garde-frontière mais qui ouvre des bases à Abou Dhabi pour être en première ligne en cas d’attaque américaine contre l’Iran.

Ensuite parce qu’il revient au peuple iranien et à lui seul de choisir son régime et ses dirigeants. Et lorsque le candidat sortant est triomphalement réélu (même s’il y a eu à la marge certaines irrégularités, les observateurs sérieux reconnaissent l’implantation de masse d’Ahmadinedjad dans les quartiers populaires et chez les paysans, alors que Moussavi est soutenue par la jeunesse dorée et par la grande bourgeoisie anglo américanisée),

En réalité ce qui dérange les bien-pensants qui parlent de "liberté" mais font entendre un seul son de cloche sur les médias (à quand un entretien avec l’ambassadeur iranien, cubain, nord-coréen, soudanais, venezuelien... sur les médias pour que les auditeurs français, qui sont de grands garçons, puissent juger eux-mêmes sans se faire sermonner par les Bernard Guetta et Cie ?) ce n’est pas les atteintes aux libertés bien réelles en Iran : ils sont totalement indifférents au sort des femmes dans les dictatures moyenâgeuses d’Arabie séoudite et des émirats, vu qu’elles sont des vassales dociles de Washington ! Ce qui les dérange, c’est que l’Iran essaie de se développer par lui-même, qu’il reste maître de ses ressources en hydrocarbures, qu’il ne marche pas dans la terrible "mondialisation libérale" qui dévaste les acquis populaires dans nos pays (annonce par Hortefeux d’un report à... 67 ans de la possibilité de partir en retraite !).

C’est pourquoi face aux bruits de botte et aux menaces militaires contre l’Iran, et alors qu’Israël a ridiculisé le discours d’ Obama au Caire en appelant "Etat palestinien" un bantoustan sans capitale, sans armée ni frontières, le PRCF appelle les progressistes, et aussi les vrais patriotes plus soucieux de l’intérêt national que des profits de Total et de Dassault, à rejeter la propagande de guerre kouchnérienne, dissimulée comme d’ordinaire derrière le verbiage démocratique et humanitaire. La démocratie mérite mieux, et d’abord EN FRANCE !

www.prcf.fr

Face au "parti de l'Ordre" L'ordre républicain

Face au "parti de l'Ordre"
L'ordre républicain


texte repris du site
REPUBLIQUE !

Lundi 22 Juin 2009

par Anne-Cécile Robert



« Les politiques en appellent à l'ordre républicain » titre Le Monde ce 7 avril 2009. De quoi s'agit-il ? De la séquestration, « forcément inacceptable », de cadres d'entreprise par leurs salariés, de manifestations violentes, voire de « guérilla », mais aussi de voitures brûlées et d'élèves qui répondent à leurs maîtres d'école. Du président de la République à la ministre de l'intérieur, en passant par quelques hauts responsables socialistes pas toujours à l'aise, le thème se diffuse sur le ton de l'évidence : il faut coûte que coûte maintenir l'ordre. Qui serait, en effet, contre l'ordre ? Quelques excités gauchistes, évidemment "irresponsables", qu'on voudrait tant rendre inoffensifs qu'on exagère leur capacité de nuisance en les assimilant à un groupuscule ennemi des caténaires de la SNCF ?


Dans le même temps, les licenciements se multiplient- pas toujours justifiés : la crise à bon dos - ; le gouvernement asphyxie la sécurité sociale pour mieux développer le secteur caritatif ; les services publics sont méthodiquement attaqués sur l'air de la rentabilité ; les privilèges sont rétablis avec pour étendard le « bouclier fiscal » ; le suffrage universel est méprisé (le « non » du 29 mai 2005 est étouffé) ; les abstentionnistes majoritaires sont réduits à des pêcheurs à la ligne...


Mais de quel « ordre républicain » le gouvernement, la presse à gage et les partis conformes, peuvent-ils donc se prévaloir ? La figure d'un policier résume-t-elle la recherche vitale de la sécurité ? Depuis 1789, les Français sont confrontés à cette question de l'ordre et du mouvement. Ils l'ont tranchée avec sagesse en instaurant la République. Celle-ci peut imposer l'ordre parce qu'elle garantit l'égalité et la liberté. Son pouvoir de police est la contrepartie de sa quête existentielle de la liberté pour tous et de la justice sociale. Sinon, la force n'est que l'expression de la domination des puissants et des possédants qui veulent faire taire ceux qui paient le prix de leur bien-être en « perdant leur vie à la gagner ». On se souvient d’ailleurs qu’en 1848, les conservateurs monarchistes s’étaient regroupés en un « parti de l’ordre » qui soutint le coup d’Etat de Louis-Napoleon Bonaparte en 1851. Ce dernier instaura un régime à la fois libéral économiquement et autoritaire politiquement.


On s'étonne aujourd’hui que les « jeunes des banlieues » sifflent la Marseillaise, crachent sur les pompiers et attaquent les voitures de police. On se plaint de leur manque de civisme. Mais, si cette violence sans tête peut légitimement inquiéter, ces jeunes n'ont-ils pas toutes les raisons d'être déboussolés quand ils ne voient la République qu'en uniforme, prête à frapper ?
Des classes populaires, des zones urbaines comme rurales, on attend la discipline dans les halls des agences pour l'emploi d'où l'emploi a disparu depuis longtemps. De ceux à qui on vole l'avenir en démolissant l'éducation nationale, on attend esprit d'initiative et adaptation en feignant de croire que la course est égale avec leurs homologues des quartiers aisés. De ceux qui sont d'origine étrangère, on exige qu'ils « s'intègrent », mais à quoi ?


« L'ordre républicain » dont la classe dirigeante a plein la bouche n'est que le paravent d'une nouvelle aristocratie, gardienne des inégalités sociales. Il est le pendant d’une violence économique de plus en plus crue. Le modèle républicain est bien loin qui cherche à allier liberté et égalité. Et ce n'est pas un hasard si le chef de l'Etat et certains de ses ministres abusent de la notion d'outrage pour traîner devant leurs tribunaux - l'indépendance de la justice n'est plus un dogme à dit la garde des sceaux Rachida Dati - ceux qui les critiquent et les moquent.


Procès pour des « Casse toi, pauv' con ». Procès pour un « Sarkozy, je te vois ». Procédure entamée pour un « Ouh ! la menteuse » adressée à une ministre... Les ennemis de la République ont toujours cherché à faire d'elle un objet d'exécration pour mieux rétablir leurs privilèges. Ils continuent ce travail de sape aujourd’hui : une République qui n'a plus que la matraque à la main renie ses valeurs.


Anne-Cécile Robert